La Mort en bielles et engrenages.

Quand une espionne industrielle de qualité plus que médiocre pénètre nuitament dans la chambre du contrebandier Édoras Konix Terrik, celui-ci soupconne immédiatement un coup juteux. Après un passage par Kashyyyk pour y récupérer sa fille, le contrebandier nous enmène dans un voyage haut en couleurs à travers la Galaxie afin de récupérer les plans d'une mystérieuse usine de fabrication de droïdes Géonosienne. Mais quand on doit à la fois protéger sa fille, son argent et sa propre vie, comment parvenir à semer tous les tueurs, mercenaires, pirates et autres trafiquants sans scrupules allechés par le profit? Le contrebandier va avoir chaud, très chaud... mais quel danger le ferait reculer quand il y a quelques crédits en jeux?

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CHAPITRE 3: Y a un stûd.

Le bureau du sieur Andrew-James Flounder ressemblait vaguement à celui d’un ambassadeur, en plus luxueux. Après tout, c’en était une, d’ambassade : celle du crime et des arnaques boursières. Le ton était donné dès l’entrée, où une énorme grille en laminanium était gardée par six cerbères Barabels aux muscles taillés comme des vérins hydrauliques.

-Il paraîtrait que vous auriez quelque chose d’intéressant à me vendre, monsieur Terrik ?

-Certainement, monsieur Flounder…

Je lui tendis une copie de la disquette, ainsi qu’un databloc. Tandis qu’il visionnait les plans, vautré dans son gros fauteuil de molesquine, je repris :

-Vous constaterez qu’une telle avancée industrielle vaut son pesant de cortose… toutefois, je suis prêt à vous les céder pour deux millions de Crédits Républicains.

-Et avec ça ? grogna Flounder, doucereux.

-Pardon ? fis-je, figé (mais moins que la graisse composant les bajoues du Ministre ès Arnaques Financières)

-Avec ça, vous désirez quoi, encore ? Quelques danseuses, un appartement dans les étages supérieur de Coruscant et une bonne cuve de bière ?

-Que… ?

-Reprenez vos données. Si vous voulez revenir sans risques sur Corellia, je vous conseille de ramener les plans complets ! C’est compris ? Au revoir, monsieur Terrik.

Je me retrouvai jeté hors de la demeure de môsieur Andrew-James par quatre Barabels dont les pupilles trahissent leur niveau intellectuel voisin de celui de la moule Calamarienne blonde. Deux d’entre eux repartirent avec quelques os brisés, un autre du se faire guider par ses copains, ne pouvant plus disposer de ses yeux, remplacés par d’énormes coquard.
Sara ! La garce, elle a intérêt à avoir une excuse valable, celle-là !



-Je vous assure que je ne vous ai rien caché ! Je le jure !!

-Il ne faut jamais jurer… alors, voici le marché : vous me donnez le reste des documents et je vous remonte, puis nous partageons 75-25, ou bien vous vous taisez et je vous lâche.

La Sevari devint d’un orange vif de poivron, signe qu’elle commençait à ne plus supporter d’être suspendue par les chevilles, au dessus d’un antique système d’aération à pâles. Elle hoqueta et reprit, sifflante :

-Ecoutez, je suis allé là-bas, j’ai piraté l’ordinateur central et j’ai volé les plans, je n’ai rien d’autre ! S’il manque un document, je n’y suis pour rien.

-Le problème, dis-je en la remontant, c’est qu’il manque justement les plans détaillés de la machinerie, ainsi que ceux des étages inférieurs. Ce qui signifie que nous n’avons quasiment rien !

Je l’attrape par le col et la regarde dans le blanc des yeux.

-J’accepte de croire votre version et de vous garder en vie, mais il va falloir me dire tout, dorénavant, compris ? Pourquoi m’avoir caché qu’il existait déjà l’une de ces usines ?

-Je dois vous dire tout ?

-Tout, répondis-je en relâchant mon étreinte.

-Très bien, dans ce cas sachez que je ne vous ai rien dis car vous m’intimidez, que vous me plaisez, que vous n’êtes qu’une immonde crapule et que la seule usine de ce type n’est qu’un prototype expérimental, et ne sera achevée qu’au prochain cadran !

Et elle se casse sur cette tirade, rejoignant sa chambre de l’hôtel de Coronet où nous logeons, tandis que moi, je reste bêtement seul, sur le toit d’un immeuble délabré, à ressasser ses paroles avec comme un chauve-faucon dans le cœur.

J’entrai dans la chambre que nous occupions, Maggy et moi, et m’étendis sur mon matelas, déposé à même le sol. Je vis une petite tête entrer dans mon champ de vision et souris à la petite demoiselle qui me toisait depuis son grand lit à pieds.

-Tu lui as dis quoi, à Sara ?

-Que je ne lui faisais pas confiance, chérie.

-Elle pleurait, quand elle est rentrée dans l’hôtel.

-Je sais.

La petite fille se laissa glisser sur mon matelas, et vint se blottir dans mes bras, déposant sa mignonne petite tête contre mon cœur. Je fermai les yeux et espérai qu’elle ne grandisse pas trop vite…

Ainsi, les plans étaient incomplets ? Dans ce cas, il ne me restait plus qu’une seule solution : me rendre sur Géonosis, pénétrer dans l’usine test et récolter un maximum d’infos. Pour une espionne, elle était pas très douée, la Sevari… moi, c’était sans doute pour les relations humaines, que je n’étais pas doué. Bon ! Sara n’a pas su mener à bien sa mission ? Qu’à cela ne tienne, on n’est jamais aussi bien servit que par soi-même
J’attendis que la respiration de Maggy se fasse lente et régulière pour la déposer sur son lit. Je la bordai sous les couvertures et sortis de la chambre, sans un bruit.

Dans le couloir éclairé par la blancheur ténue d’une vieille lampe ronde, couverte de poussière, un vieil ivrogne maugréait en tentant d’ouvrir la porte de sa chambre… sans se rendre compte qu’il s’acharnait contre celle de Sara. Je le poussai devant la sienne puis frappai le métal de la lourde de ma « collègue » Sevari. Comme personne ne répondit, j’entrai, ce que je vis alors me laissa les baloches comme des figues trop murent…

Imagine Sara, la tête dans son oreiller, les vêtements humides et poisseux de sang, collés contre son pauvre corps décédé. Au début, je crus qu’elle dormait, nue. Puis je me rendis compte que son corps était en principe plus brun orangé que rouge, et qu’il ne comportait pas de boutons, ou en tout cas aucun qui ne soit en plastique dur. Je sortis mes deux « Mos Eisley spécial » et explorai le reste de la chambre : personne.

Un désordre ambiant régnait dans les deux pièces de sa chambre, signe que son assassin avait cherché les documents. Evidemment, il n’avait rien pu trouver vu qu’ils étaient dans la poche intérieure droite de mon veston.
Je rengainai l’un de mes DL-18s et m’approchai de Sara. Au moment où je tâtai son cadavre, afin de déterminer la cause de la mort, je fis une constatation qui me glaça les entrailles jusqu’au plus petit bout de l’appendice : un large sillon passait le long de son dos, et sa blouse était déchirée tout du long. Il lui manquait pas moins de 23 vertèbres, da la nuque au bassin.

Retiens toi de vomir, mon pote lecteur, c’est pas terminé.

Elle avait été déchiquetée, tout du long, par un instrument tranchant, genre griffe ou poignard Ryyk, qui lui avait arraché une quantité imposante d’os, de chair, de moelle et de fibre nerveuse. L’agonie avait du être assez rapide. C’avait été comme de débrancher la prise d’un ordinateur.

Je sortis de mon sac un sachet étanche, une pince et un coton-tige, je gantai mes mains et commençai une analyse rapide du cadavre encore chaud. D’après l’orientation des chairs déchirées, , le coup avait été porté en partant des fesses et en remontant vers le cou, alors qu’elle était allongée, probablement pour pleurer sa peine. Son agresseur se tenait donc soit debout, à côté d’elle, et avait procédé d’un efficace revers, soit –je regardai le plafond- au dessus d’elle… le plâtre recouvrant le plafond était creusé de trous de la largeur d’un pouce humain. Je la retournai en prenant garde de ne pas l’ouvrir en deux, vu que désormais plus rien ne garantissait l’unicité de son buste. Son visage exprimait la tristesse et était encore ruisselant de larmes. Elle était morte sans même s’en rendre compte (celle-là, elle est pas de moi)
Soudain, j’eu une pensée effrayante pour Maggy. Je sautai par-dessus le lit et sortis de la pièce en deux bonds. Quand je déboulai dans ma chambre, armes aux poings, j’avisai un énorme et musculeux Farghul, suspendu au plafond par les griffes de ses pattes arrières (me demande pas comment, moi je constate, c’est tout). Il se tenait au dessus de Maggy, prêt à frapper.
Je tirai sans compter les coups, et ne m’arrêtai que lorsque les deux chargeurs furent vides. Le Farghul n’était alors plus qu’une masse informe de sang et de poils étalée sur le sol, dégageant une forte odeur de chair brûlée. Je m’approchai de Maggy, les mains tremblantes. La petite fille grogna en se retournant dans son sommeil.

Je ramassai nos affaires, appelai le Soleil Bleu, et sortis de l’immeuble par les toits. Maggy ne se réveilla qu’à l’intérieur du vaisseau. Derrière nous, un vieil hôtel Corellien explosait en une gerbe de feux.

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