Fanfiction [JDR] : Talon, l'apprentie renégate

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    Ceci est l’histoire d’un personnage non-joueur appartenant à l’entourage de Galen Arek, et plus particulièrement de quelqu’un que le jeune humain Jedi a rencontré, peu de temps après son retour au sein de l’Académie de Yavin IV, et en qui une relation intime vient tout juste de commencer.

    Elle s’appelle Talon Darita et elle est une jeune ex-apprentie Sith devenue indépendante. Au cours de son existence, elle a vécu des moments heureux aux côtés d’une famille et des instants malheureux, voire même douloureux, où le poids de ses émotions envers et contre ses tortionnaires l’ont rendu fragile et l’ont fait basculer dans l’Obscur. Longtemps, elle a voulu exprimer sa rage et son désir de vengeance envers la justice aveugle de la galaxie, inspirée par le chemin des Sith. Jusqu’au jour… où elle rencontra Galen. Où elle retrouva le chemin de la paix après celui de la passion. Ce récit se situe entre +175 et +176.

    Introduction

    Il y a bien longtemps, dans une galaxie… Il existe une planète forestière située à la frontière intérieure de la Bordure Extérieure, où de très grandes étendues de forêts tempérées et septentrionales se contrastent avec un petit nombre de lacs et points d’eau. Un monde où la civilisation n’a pas posé son gros pied mais où la présence d’êtres civilisés s’est inscrite. Aujourd’hui, c’est un lieu de refuge.
    Un vaisseau léger Aile-U se rapproche à vitesse standard de l’orbite de la planète après avoir parcouru un bon nombre de parsecs. Il atteint enfin les premières rayures de la ceinture d’astéroïdes qui entourent la grosse tellurique verte ; ses zigzags entre les différents blocs de roche se réalisent si bien qu’il passe en toute sécurité la ceinture. Le voilà maintenant paré pour arriver sur la planète. L’Aile-U, dont la carrosserie est délavée, ne compte pas beaucoup de passagers à son bord : seuls sont présents deux êtres organiques, dont l’un est aux commandes du vaisseau et l’autre sur le siège du copilote, et une unité astromech R1 qui assure le maintien de l’appareil. Dans la cabine de pilotage, le silence règne ; le jeune humain qui pilote est concentré sur le trajet tandis que l’autre personne est assise et regarde dans le vide, la tête dans ses pensées et accoudée de la joue droite. La jeune twi’lek lethan, car s’en est une, est restée pensive durant tout le trajet et n’a pas pipé un seul mot depuis le départ. La raison est qu’elle est perturbée. Le jeune garçon regarde de biais sa camarade et décide de détendre un peu le guidon pour lui parler.

    Galen : - Tout vas bien ?

    La jeune twi’lek redresse la tête, retire un peu son bras de sa joue et croise le regard du jeune humain. Ce dernier exprime une interrogation inquiète et elle décide de prendre enfin la parole.

    Talon : - Oui, ne t’inquiète pas. Je vais bien.
    Galen : - Ne dis pas ça. Je le vois bien que tu es inquiète. Tu es restée dans cette position depuis qu’on est parti. Moi, au bout d’un moment, je m’interroge. Talon, si tu as quelque chose à dire, vas-y.
    Talon (passant ses mains sur son visage) : - C’est le simple fait de retourner ici. En comparant le lieu où tu passes presque toute ta vie, j’ai l’impression de me sentir seule et livrée à moi-même. Quel dommage que ton Académie ne peut pas me servir de lieu sûr.

    Elle avait raison sur un point. Talon était autrefois une apprentie tuteurée par un Seigneur Sith et elle avait coupé les ponts au cours d’une mission ; son maître l’avait menacée de la retrouver et elle avait dû chercher là où elle pouvait se cacher. Elle trouva son coin sur D’Qar puis elle partit un jour pour aller à l’Académie Jedi de Yavin IV. Ce lieu inspirait la quiétude et la sûreté car c’est là que Galen vit en tant que Jedi ; seulement, les servants du côté obscur n’étaient pas généralement les bienvenus. Et ça, elle l’avait plus ou moins compris en rencontrant Kinsa Talik, elle-même twi’lek mais Jedi mandalorienne. Et à présent, elle va continuer sa vie cachée sur D’Qar. Loin de la sécurité. Loin de Galen.

    Galen : - J’te comprends. Ton statut t’empêche de rester dans les lieux où vivent les Jedi. Et ça m’embête aussi, vu que je ne pourrais pas être là le plus tôt pour t’aider. Mais tu peux compter sur moi. Je ne vais pas t’abandonner.

    Le jeune humain tend sa main droite pour la poser sur celle de la jeune fille, dans un geste purement affectif. Talon serre sa main gauche dans la main de Galen, avec un sourire au visage. Les deux adolescents restent comme ça jusqu’à la fin du trajet. L’Aile-U continue en ligne droite vers la région tempérée du septentrion ; il entre dans l’atmosphère de la planète, dépasse les nuages dans le ciel gris clair cachant peu les rayons de l’astre solaire, puis il se redresse un peu pour passer au-dessus des arbres. Il leur restait encore un kilomètre de distance à parcourir au-dessus de cette abondante forêt. Enfin, la forme géométrique et grossière d’un bunker Rebelle apparaît devant eux. Galen manœuvre avec précision le vaisseau afin de pouvoir atterrir sur l’aire devant le bâtiment, posant l’Aile-U sans problème avec ses ailes rangées. Les voilà arrivés au repaire de la jeune Jedi noire.
    Talon se défait calmement de son baudrier de sécurité puis se lève de son siège pour aller dans la zone passagers ; R1-P7 lui tends avec son bras mécanique articulé une besace en cuir synthétique et elle le prend délicatement en remerciant l’astromech. Elle passe la bandoulière de la sacoche sur son épaule droite avec le sac sur son flanc gauche. Elle en profite pour réajuster sa veste en cuir noir synthétique pour le mettre bien comme il faut, mais elle continue de le laisser ouvert pour laisser à découvert son buste uniquement vêtu d’une grande bande noire qui cache sa poitrine. Elle est fin prête à descendre et attends que Galen termine ses vérifications avant de la rejoindre. Il ouvre la porte du chasseur et ils descendent tout les deux, sur le terrain plat du bunker Rebelle.

    Talon observe la bâtisse singulière dans laquelle elle a fait son nid ; le bâtiment, aussi grand qu’une maison, aux murs gris pâle et à la toiture plate, est resté en sommeil durant de longues années jusqu’à son arrivée. Elle soupire de mélancolie : elle a un toit pour s’abriter mais elle y vit seule. Galen se place à sa droite et inspecte le bunker, l’air étonné.

    Galen : - Cet endroit paraît, à vrai dire, un lieu sûr si ses installations sont encore fonctionnelles.
    Talon : - Le système de générateur principal fonctionne encore. J’ai la possibilité de faire activer les verrous et boucliers de défense du bunker au cas où on m’attaquerait.
    Galen : - Tu as déjà fait le point sur le matériel du bunker à ta disposition ?
    Talon : - Ouais, j’ai passé un bon bout de temps à comprendre comment fonctionnait le système Rebelle de défense du bunker. Et à présent, il me servira en tout point.

    Talon reste silencieuse un instant, allant d’une pensée vers une autre. Lentement, elle bascule sa tête sur le côté pour qu’elle se pose sur l’épaule du jeune garçon. Galen tend son bras gauche pour l’enserrer.

    Talon : - Je me sentirais tellement mieux si tu restais avec moi. Vivre toute seule dans cet endroit me ramène à de mauvais souvenirs.
    Galen : - Je sais, Talon. Mais vois-tu, les Jedi et moi-même sortons d’une dure période de guerre et de survie et nous avons besoin de nous reconstruire. Je dois les aider. Je te promets que dès que je peux, je reviendrais pour toi.
    Talon : - Tu me le jures ?
    Galen (en la regardant) : - Talon Darita, je le jure sur la Force que je reviendrais.

    La jeune twi’lek lethan se sent un peu mieux en entendant son compagnon dire ça. Deux minutes passent pendant qu’ils restent là, dans cette position, puis vient le moment des adieux.

    Galen : - Bon, il faut que j’y retourne. Kaarde et Aynor vont me sermonner si je ne réapparais pas d’aussitôt. (Il enlève son bras et tourne la jeune alien vers lui.) Si tu as besoin de mon aide, un de ces jours, n’hésite pas à m’appeler.

    Talon commence alors à avoir une larme aux yeux et se jette dans les bras de Galen, pour un dernier moment affectif pour aujourd’hui. Serrée contre lui, elle s’enveloppe de l’aura protectrice du jeune Jedi pour mieux se sentir. Puis, tous deux desserrent leur prise et lui retourne vers l’Aile-U. Talon regarde son seul et vrai ami partir puis décide de ne pas rester pour voir le départ. C’est au moment qu’elle se retourne que…

    Galen : - Talon !
    Talon : - Oui ?
    Galen : - Que la Force soit avec toi.

    Elle lui répond par un « toi aussi » affectueux et sincère, avant de voir le jeune tythonien monter dans le vaisseau et refermer la porte. Elle regarde l’Aile-U décoller de l’aire et s’envoler vers le ciel de D’Qar et enfin l’espace pour disparaître de vue. Talon est maintenant seule, sur le perron de son repaire.

    Elle entre dans le bunker. En allumant la lumière, elle fait apparaître une grande salle grise avec peu de gaieté où une grande table de projection holographique se trouve ainsi que des bureaux de contact. Un large circulaire autour de la table lui a permis d’installer un matelas de lit simple assez doux et confortable pour dormir et quelques caissons de ravitaillement et autres affaires. Elle dépose dans un geste de fatigue sa besace au bord de son lit et s’assit sur le matelas. Talon est vraiment perturbée par ce qu’elle est, ce qu’elle était devenu et ce qu’elle sera encore et encore. Elle est obligée de rester là, au beau milieu d’un monde forestier, pour se protéger de son maître ou d’autres Sith qui voudraient la châtier. Galen est le seul en qui elle peut compter et surtout en qui elle a pu retrouver l’espoir.
    Elle tourne sur la gauche son regard et porte son attention sur un cadre posé sur sa table de chevet. Elle le prend et regarde devant elle le contenu de ce cadre : une photo rectangulaire représentant deux twi’leks lethan adultes collés l’un contre l’autre de manière intime, avec au milieu une enfant twi’lek qui leur ressemble en certains points. Pour Talon, cette photo est la trace de son passé, de ce début d’enfance qu’elle a partagé avec une famille. Ce sont ses parents qu’elle voit et qu’elle n’oublie jamais. Les premiers êtres de sa vie à l’avoir donné le sens d’aimer. Elle reste pensive devant l’image.

    Talon : - Vous me manquez, papa et maman. Vous me manquez énormément.

    Elle repose le cadre sur la table de chevet et s’allonge sur le matelas pour se reposer, car elle en a besoin. Talon Darita, une jeune twi’lek avec une vie bien étrange et pleine de souffrance. Avant ce jour même, elle avait une enfance et une adolescence. Difficile.
    Et il nous faut remonter au tout début.

    mardi 17 janvier 2017 - 20:39 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Un prologue prometteur, j'attends de voir la suite !

    jeudi 19 janvier 2017 - 16:41 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Padme111

    Padme111

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    Effectivement, c'est un très bon prologue! J'ai hâte de découvrir cette apprenti Sith que l'Ordre Jedi n'a pas voulu récupéré, mdr. ^^

    Cette jeune fille me semble avoir déjà beaucoup vécu. Je suis bien triste qu'elle a perdu ses parents, mais cela explique déjà pourquoi elle a été recruté par un Sith. J'espère la suite...

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    mardi 31 janvier 2017 - 21:16 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

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    Eh ben, ça commence bien les commentaires >_<. Ordo, tes propos m’ont beaucoup blessé et m’ont même complètement sapé l’envie de continuer cette fan-fiction. Depuis quelques jours, je n’arrêtais pas d’y repenser et j’ai maintenant la déprime totale. J’avais prévu une superbe histoire et il a fallu un seul commentaire pour tout détruire avant même que l’on commence. Franchement, merci beaucoup Ordorn>_<. Mais tu as retiré ton post, à ce que j’ai vu. Tu es fâché ? Soit. Moi, je continue d’écrire cette fan-fiction. Pour vous autres, je suis content de vous revoir. Comme promis, je vais vous livrer l’histoire de cette jeune twi’lek lethan que j’ai rencontré lors de ma première mission en solo. Buena lectura^^



    Chapitre premier – Naissance


    Nous sommes en 159 après la bataille de Yavin, sur la planète Ryloth située dans la Bordure Extérieure. Ryloth est une planète singulière à bien des égards car elle est divisée en deux hémisphères latéraux très différents, l’un est perpétuellement éclairé par l’astre solaire du système et l’autre ne l’est pas. L'ensemble de la planète est fouetté en quasi-permanence par des vents dévastateurs, tandis que des tempêtes de chaleur peuvent secouer les Terres Lumineuses et atteindre bien plus que 100 degrés à la surface. Comme on peut s'en douter, la vie dans ces contrées est quasiment impossible pour toute créature non adaptée : cela vaut pour les animaux comme pour les espèces intelligentes. C’est pourquoi les habitants de Ryloth se sont installés dans des cités troglodytes et souterraines où ils sont protégés de ces extrêmes. Et leur vie est bien triste. Les Twi’leks, ces aliens de catégorie intelligente dont les particularités singulières sont une pigmentation de peau assez uniforme et une tête garnie d’un ou deux lekkus, sont le principal peuple de cette planète et, par leur statut d’autochtone, une espèce appréciée des autres pour l’esclavage. Nous sommes dans une période bien malheureuse pour les twi’leks, car la majorité de leur monde est tombé sous l’autorité législative d’un mouvement esclavagiste zygerrien installé depuis une décennie. La société traditionnelle de Ryloth en a été chamboulé, la méritocratie féodale twi’lek n’existe plus après avoir été remplacé par une dictature oligarchique et économique. L’esclavage est devenu plus imposant et plus brutal. Nous commençons donc dans la cité de Ryll One, une cité troglodyte de grande envergure dans les Mines de Ryll. Cette cité était depuis longtemps la première à être bâtie pour les mineurs de Ryll et elle est devenue la place forte principale du M.E.Z ; les mines regorgent à nouveau de cristaux d’épices et la cité est à nouveau habitée. Par des esclaves affectés au travail de mineurs, pour certains. D’autres sont devenus des « objets » sur le marché zygerrien qui continue le commerce de danseuses. Une centaine de milliers de twi’leks sont affectés dans les galeries de la mine, vêtus d’habits sales et maniant une vulgaire pioche en métal ; ils taillent à même la roche lisse et spongieuse pour y dénicher des cristaux de Ryll et ils ne peuvent pas s’arrêter avant d’en avoir trouvé. Et par s’arrêter, il faut dire qu’ils ne peuvent pas prendre un court moment de pause. À chaque fois qu’un mineur s’arrête de creuser pour reprendre son souffle, il est fouetté une minute plus tard par l’un des zygerriens au poste de contremaître. Les esclavagistes n’ont aucune pitié pour ces pauvres aliens qu’ils considèrent comme inférieurs naturellement ; si sûrs de leur supériorité, les zygerriens font travailler le peuple twi’lek à la dure et ne leur autorise que très peu de droits. Ainsi fonctionne la politique du M.E.Z. et cela jusqu’à la guerre contre le syndicat.

    Parmi la vingtaine de twi’leks, mâles et femelles ensemble, qui creusent dans la plus grande partie de la mine, là où de potentielles grandes sources de Ryll se trouvent, il y en a un pour qui cette effroyable et lourde tâche n’est certainement pas une partie de plaisir. Un grand et fin twi’lek lethan, presque trentenaire et bien constitué, s’acharne sur sa pioche et le mur de roche devant lui avec de grands coups. Il frappe toujours devant lui, la tête basse et les dents serrées afin de contenir sa colère. De la sueur à grosses goutes perle son front garni de deux lekkus à taille normale, dont tout le long est recouvert de tatouages tribaux de faible couleur bronzée. Il creuse avec des mouvements lents, pour ne pas abimer trop la roche riche en cristaux ; il a beau piocher, il ne trouve encore rien. Il ne prend plus son mal en patience et s’acharne sur la roche.

    Sara : - Daran, s’il-te-plaît. Calme-toi.

    Le mâle twi’lek s’arrête lentement de frapper puis reprend son souffle le plus vite possible avant de reprendre son travail, dernmanière régulière. Il regarde en biais celle qui l’a interpellé.

    Daran : - Désolé Sara, c’est plus fort que moi. Je ne peux pas m’empêcher de m’énerver chaque fois que je creuse pour rien. Ce travail me tape sur les nerfs. Sara : - Je comprends que tu es en colère. Mais il faut garder la tête froide dans ces conditions. Ne laisse pas ta rancune envers eux te dominer, je t’en prie. Daran : - Tu as raison. Ce n’est pas le moment de se laisser emporter. J’aurais besoin de toute ma tête pour ce soir.

    Les deux twi’leks lethan reprennent leur tâche en silence. Daran Dar’ita, c’est ainsi qu’il se nomme, est l’un des seuls membres de son espèce qui travaillent dans ces mines à montrer en secret de la résistance envers l’autorité des esclavagistes. Depuis son plus jeune âge, il a subi la douleur du fouet et la souffrance du travail à la mine comme la plupart des siens et il s’endurcit à chaque coup, chaque méprise et chaque mécontentement de ces zygerriens de malheur. Il est le plus actif des résistants de la mine et l’un des plus malins, se consacrant en secret à l’amélioration des conditions de vie des habitants de Ryll One de toutes les manières. Bien que fort et endurant, il est de nature impulsive. Et la seule personne qui puisse le calmer et le raisonner, c’est Sara Secu’ra. Il l’a rencontré alors qu’ils n’avaient que seize ans tous les deux, dans la même section de la mine ; elle appartenait à cette catégorie de jeunes twi’leks destinées à servir de danseuses pour le cartel mais elle était handicapée par un gêne musculaire qui l’empêchait de danser. Elle fut placée parmi les femelles affectées au travail à la mine et elle alternait entre creuser et trier les cristaux collectés. Ils ont eu comme un coup de foudre, accompagné d’une complémentarité. Daran appréciait sa douceur et Sara son courage à lui. Et au fil des années, leur relation a évoluée vers le meilleur des cas. Et aujourd’hui, ils sont officieusement mari et femme car si la population de la mine le reconnaît, ce n’est pas le cas pour les esclavagistes zygerriens. Daran pioche avec plus de force sur le mur rocheux devant lui, conscient que tôt ou tard il va trouver de quoi gagner sa vie ; un bon gros gisement de cristaux déniché peut lui permettre de gagner un jour supplémentaire de repos et il compte bien l’utiliser pour sa compagne. La pauvre s’épuise à travailler la pierre alors qu’elle n’est pas en forme et qu’une forme ronde au ventre lui pèse.

    Daran : - Sara, tu devrais cesser ta tâche pour aujourd’hui. Ce n’est pas bon pour toi ni pour lui. Sara : - Daran, chéri, je préfère encore être active sur cette maudite roche que passive à souffrir lentement à la maison.

    Sans protester, Daran reprend ce qu’il fait. Le mâle lethan arrive enfin de desceller une faible lueur et frappe vers petits coups, jusqu’à dégager complètement de sa prison de roche un cristal de Ryll plus gros que son poing. Enthousiaste, il le montre à sa partenaire.

    Daran : - Sara, regarde ! Ça y est ! On a maintenant de quoi passer quelques heures supplémentaires de repos. Ma patience a fini par me récompenser. Sara : - C’est merveilleux Daran. On va vraiment… AARGH !

    Sara commence à s’évanouir dans un cri de douleur. Daran, terrifié, lâche sa trouvaille et se précipite pour rattraper sa compagne avant qu’elle n’atteigne le sol. Allongé dans ses bras, elle gémit de douleur et respire douloureusement.

    Daran : - Oh non Sara ! Ne me dis pas que c’est le moment ? Sara : - Je… Je le… sens… venir. Il… s’agite… argh. Daran : - Tiens bon, Sara ! Tiens le coup ! (Il lève la tête) À L’AIDE ! CAMARADES ! APPELER LE GUERISSEUR ! VITE !

    La plupart des twi’leks mineurs autour d’eux avaient entendu Sara gémir et s’étaient précipités vers le jeune couple, abandonnant leur travail. Une vingtaine d’entre eux, mâles et femmes, apportèrent leur assistance à la jeune Secu’ra en détresse ; tandis quernles mâles la soutenaient, les femelles se servaient de morceaux de tissu imbibés d’eau pour la garder éveillée. Une minute après, on entendit des coups de sifflet et des hommes en armure et toges tentèrent de disperser l’attroupement ; l’un d’entre eux, un grand zygerrien en bure d’esclavagiste, s’avance au milieu de tous en élevant la voix.

    Grd Zygerrien : - Qu’est-ce qui se passe ici ?! Reprenez vos postes immédiatement ! Au travail ! (Il porte son attention au couple) Vous deux, expliquez-vous. Daran : - Ma partenaire est sur le point d’accoucher. Elle a besoin de l’assistance de notre guérisseur et de rentrer à la maison. Grd Zygerrien : - Qu’est-ce que vous me racontez comme histoire ? Personne ne quitte son poste avant d’avoir fait son travail, quelque soit le motif. Daran : - Elle est souffrante et doit impérativement se reposer ! On ne peut pas la laisser comme ça. D’ailleurs, j’ai extrait ce morceau de Ryll il y a un instant. J’estime avoir le droit de porter ma compagne au repos.

    L’esclavagiste saisit le cristal que lui tends le twi’lek lethan et l’examine d’un œil averti et critique ; il considère le minerai et fait un bilan assez convaincu.

    Grd Zygerrien : - En effet, ce morceau est plus que convenable. Soit ! Vous pouvez, elle et toi, regagnez votre domicile. J’autorise seulement trois personnes à t’assister au transport. Quant à vous autres, continuez de piocher ! En vitesse !

    L’esclavagiste se retourne avec dédain et s’éloigne avec les soldats ; Daran est ravi que celui-ci est toléré ce moment critique pour son dût car au fond de lui il hait au plus haut point ce grand esclavagiste zygerrien, dont le dédain et l’arrogance est insupportable. On voit ensuite accourir le guérisseur Escul’apes, un maigre twi’lek à la peau vert turquoise vêtu d’une bure traditionnelle, et celui-ci s’approche doucementrnde Sara ; il s’ausculte en détail puis rends son verdict.

    Escul’apes : - L’organisme de Sara est stabilisé, il n’y a rien d’alarmant pour l’instant. Le bébé est bel et bien en position pour arriver. Daran : - Faut-il commencer ? Escul’apes : - Oui, et rapidement. Il faut l’emmener chez vous, où les sages-femmes attendent.

    Daran et trois autres mâles soulèvent la pauvre Sara et la portent sur une dizaine de kilomètres vers la ville habitable. Ils leur fallu traverser trois pâtés de maisons en roche creusée pour arriver à celle du couple. Au seuil de l’entrée, une amie de Sara et sage-femme les voit arriver et prévient les autres femelles. Tous installent la pauvre twi’lek enceinte sur le lit et l’on active pour commencer l’accouchement. Malgré les suggestions des autres mâles qui lui conseillent d’attendre à l’extérieur, Daran préfère rester au chevet de sa femme, à la soutenir. L’opération est délicate et Sara gémit de plus en plus fort ; le guérisseur Escul’apes, étant bon médecin, agit avec calme et concentration pour éviter de mauvaises conséquences, sans oublier que les sages-femmes font de leur mieux pour faciliter la dure tâche. L’accouchement dura une heure et, finalement, dans un grand cri de douleur… un court silence… puis un gémissement aigu. Sara, épuisée et inquiète, et Daran, impatient, observe le guérisseur twi’lek qui émerge peu à peu le petit être rouge et braillant. Il le tient dans ses mains et le montre bien entier aux deux jeunes parents.

    Escul’apes : - C’est une fille. Sara : - Une fille… Daran : - Une fille. (Le médecin tend le bébé, nettoyé et enveloppé de linge.) Vas-y, prends-la.

    Sara s’exécute avec délicatesse et prends dans ses bras l’enfant, pour le caler au niveau de sa poitrine. La toute petite twi’lek lethan se calme et s’apaise dans les bras de sa maman avant de s’attaquer lentement à téter. Le guérisseur et les sages-femmes félicitent le jeune couple pour cet évènement puis se retirent de la chambre pour les laisser. Daran se rapproche un peu plus pour observer l’enfant de plus près.

    Daran : - Regarde-la. Elle te ressemble comme deux gouttes d’eau. Sara : - Non, elle ressemble autant à toi qu’à moi. Elle aura sûrement la même fougue que son père et la douceur de sa mère. Tout comme nous, elle grandira dans la misère et la souffrance mais au moins elle nous aura nous. Daran : - La voir devant moi, née et en bonne santé, est l’un des moments les plus heureux de ma vie. J’espère que bientôt elle sera assez grande pour voir notre sort amélioré. Sara : - Tu ne prévois quand même pas de la faire intégrer la résistance ?! Daran : - Non, rassure-toi. Je préfère garder saine et sauve notre bien le plus précieux au lieu d’en faire de la chair à canon contre ces salauds d’esclavagistes.

    La petite twi’lek émet aussitôt un petit hoquet après avoir bu goulument. Ce geste reporte l’attention des deux jeunes parents sur elle, la caressant avec charme.

    Sara : - Il faut maintenant un prénom. Et je ne sais pas lequel choisir. Daran : - Mon vieux voulait que je donne à mon premier enfant soit mon nom soit le sien, mais il n’en est pas question. Et puis… il faut un prénom plutôt atypique. Sara : - Et si on l’appelait… Tara-lone. Daran : - Tara-lone. Oui… Bienvenue sur Ryloth, Tara-lone Dar’ita.

    La petite Tara-lone dort profondément dans les bras de sa mère, profitant d’un premier moment de quiétude dans un monde de souffrance. Car tous ne savent pas, ni elle-même, que la Force est présente au fond de son être.


    Ce message a été modifié par galen-starkyler le samedi 04 février 2017 - 07:50
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    samedi 04 février 2017 - 06:49 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Ainsi, Talon est en réalité une sorte de diminutif de Tara-lone ? C'est surprenant, mais pas mauvais. Tu commences déjà ta fic avec des surprises^^.
    On découvre les parents de Talon, et sa naissance, le tout très bien rédigé. Bravo !
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    samedi 04 février 2017 - 18:06 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Padme111

    Padme111

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    Je suis bien de l'avis de Kinsa! Tara-lone, c'est bien jolie comme prénom. Encore merci Galen d'avoir poursuivi ton idée décrire cette fan-fic, je connais très peu sur la vie des Twil'leks. Je suis bien triste d'apprendre que ton héroïne est né en captivité. 

    En tout les cas, moi, j'aime!!

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    lundi 06 février 2017 - 17:45 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

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    Merci bien pour les commentaires^_^. Le nom véritable de Talon a été un peu compliqué à inventer et celui-ci est une sélection assez étrange du prénom « Tara ». Il faut savoir, ma chère Pad, que nous sommes dans un contexte d’avant la guerre contre le SEZ, d’où l’appellation du groupe esclavagiste sur Ryloth en tant que mouvement et non encore syndicat. Pour ce second chapitre, je vous ai écris une première partie où je fais un bref point sur comment vivait notre chère petite twi’lek après sa naissance. La seconde partie sera quelque peu plus axée sur de la violence et de l’injustice. Buena lectura^^

    Chapitre II – Une enfance controversée (partie 1)

    Les lueurs du matin pointent peu à peu leurs faisceaux sur la surface stérile de la planète Ryloth, éclairant d’une douce lumière les larges entrées de la gigantesque caverne où fut taillée la cité de Ryll-One. C’est parmi les maisons troglodytes du quartier le plus proche, dans celle construite plus au fond que les autres, que les quelques faibles lueurs viennent illuminer par une fenêtre la chambre d’une petite twi’lek. Elle est confortablement installée dans un piètre lit simple, avec un matelas en cuir poli bourré de paille et des draps blancs délavés sans oublier l’oreiller, et la faible lueur vient lui chatoyer les paupières. La petite fille se réveille en douceur, les yeux écarquillés, puis se redresse pour voir par sa fenêtre. Elle voit que l’aube vient. Elle se retourne et se place assise sur son lit pour en sortir. La voilà maintenant, en chemise de nuit en toile de jute qui laisse ses bras et ses jambes à découverts. Elle s’étire pour détendre ses muscles tout en baillant. Elle s’avance ensuite vers une table et prends ses vêtements qu’elle échange avec sa chemise. Sa tunique et son pantalon en cuir brun prend la forme de sa petite silhouette, de par la taille des vêtements et la minceur de la petite twi’lek. Et dire qu’elle n’a encore que huit ans à peine.
    Une fois habillée, elle quitte sa chambre sur la pointe de ses pieds nus et passe devant celle de ses parents pour regarder depuis l’encadrement : deux formes allongées dans le lit double à grosse couverture sont paisiblement immobiles. Elle continue alors d’avancer discrètement et se dirige vers la porte de sortie. Elle récupère ses bottines, ouvre la porte avec attention et sort. La voilà maintenant partie pour le bord de la caverne, à un endroit où elle peut s’installer.
    La jeune twi’lek lethan s’assit sur la pierre polie et plate du bord de la grotte, face à l’extérieur où elle voit le soleil se lever lentement. C’était son moment préféré de la matinée et elle en profitait chaque matin, de par le fait qu’elle se réveille toujours avec le soleil. Tandis que l’astre sort peu à peu de l’horizon, la petite twi’lek sort d’un fin baluchon un objet ovale et troué sur les bords avec un petit tube. Elle porte l’objet entre ses mains, les doigts sur les trous et le tube devant sa bouche ; elle souffle un coup dedans, libérant un son aigu banal, puis recommence pour faire une mélodie. Elle joue un air aigu, doux et matinal avec son ocarina au fur et à mesure que l’astre se dévoile. La musique rend l’aube plus joyeuse et cet instant plus magique. Et ça, Tara-lone le sait.

    Tara-lone Dar’ita est une petite twi’lek lethan pleine de vie et tendre, aussi courageuse que son père et aussi jolie que sa mère. Sa naissance s’est suivie d’une période de court repos pour Daran et Sara qui ont dû reprendre le travail le surlendemain ; la petite Tara-lone a été confiée à une camarade et amie de sa mère qui faisait office de nourrice dans leur quartier. Elle a donc d’abord grandi en alternance entre sa famille et sa nourrice, où elle apprenait à jouer et à parler, puis ses parents décidèrent de la placer dans une école pour jeunes enfants lorsqu’elle eut quatre ans. Elle apprit avec d’autres à lire et écrire et à compter mais aussi à répondre poliment et à obéir aux zygerriens, les êtres qui les gouverne. Tara-lone prenait plaisir à faire les trois premières activités et demandait souvent à ses parents le soir de lui expliquer pourquoi les zygerriens contrôlent la ville.
    Daran lui racontait à ce sujet que les zygerriens étaient de méchants êtres venus d’un autre monde pour faire du malheur des autres espèces leur bonheur, qu’ils réduisaient à l’esclavage (il lui expliqua le sens du mot) toutes espèces qu’ils considéraient inférieurs et les utilisaient pour exploiter des richesses. « Tout comme ici sur Ryloth, précisa-t-il, où ils nous oblige à creuser et dénicher les ressources de cette planète pour leur commerce. » Et quand le père de Tara-lone se lançait dans l’éloge de la résistance dans il faisait partie avec sa mère, Sara s’énervait et lui demandait de ne pas l’endoctriner avec ses idéaux. Tara-lone ne savait pas ce que voulait dire « endoctriner » mais elle était attirée par les paroles et le courage de son père.
    Elle commença alors à avoir la même vision que ces parents lorsque, à six ans, elle débuta avec ses camarades et amis le dur labeur de mineur : elle fut affectée aux côtés de ses parents et mania une pioche pour la première fois. Le travail était épuisant et son outil était lourd pour elle, si lourd qu’elle s’arrêtait de creuser pour souffler. C’est à ces moments que l’un des esclavagistes zygerriens en surveillance s’approche en hurlant sur elle et la frappe violemment avec son fouet ; Tara-lone souffre du contact de la lanière et souvent son père s’interpose pour la défendre. Cette expérience lui fait comprendre que son père avait raison au sujet de ces tortionnaires : ce sont des monstres. Elle commença alors à adopter un esprit rebelle et décida de faire comme son père : un jour où les filles de son âge et elle ont été amenées dans une école de danse, elle se comporta de manière indisciplinée ; lorsque le grand esclavagiste lui demanda si elle était prête à danser pour servir, question à laquelle ses amies répondaient oui avec soumission, Tara-lone répondit qu’elle ne voulait pas danser et écrasa même le pied gauche du zygerrien.
    Elle apprit les bases dans cette école et, à cause de son comportement, fut expulsée pour retourner aux mines. Son père était fier d’elle.

    Tara-lone termina sa mélodie d’ocarina par un son lent et prononcée, avant de respirer un coup et se rester silencieuse. Sa journée va être comme les autres et cela pour très longtemps ; creuser et extraire du ryll pour en faire un produit tout autre, passer son temps à creuser sans prendre le temps de se poser entre-temps, elle ne le supporte pas. Elle voudrait passer son temps à regarder le soleil se lever, jouer avec ses amis et faire bien d’autres choses.
    C’est au moment où elle se perd dans ses pensées que quelqu’un derrière elle la surprend ; Tara-lone se retourne inquiète, en entendant un « hum-hum », et bascule en arrière involontairement pour se retrouver allongée au sol. Elle tremble de peur en croyant avoir affaire à un soldat zygerrien mais il s’avère que c’est un grand twi’lek rutian aux épaules larges et au front avancé. Ce dernier exprime son désespoir de la tête, en souriant.

    Gad’jo : - Alors Princesse, encore à jouer le coq chanteur ?
    Tara-lone (se redressant) : - Haha. Très drôle, oncle Gad’jo. Si j’étais un coq chanteur, j’aurais des plumes et un bec qui crierait plus fort que mon ocarina.
    Gad’jo : - Il n’empêche que tu n’as toujours pas conscience des risques que tu prends. Imagine que c’était un soldat à ma place, tu te serais retrouvé peu de temps après au tripalium.
    Tara-lone : - Je suis parfaitement consciente de mes actions. Se lever tôt n’est pas tellement une bêtise et les zygerriens qui le pensent sont des idiots.
    Gad’jo : - Eh bien, voilà comment on t’éduque toi. Il faut aussi faire attention à comment tu parles, Tara-lone. Nous autres twi’leks devons autant sauvegarder notre vie que la défendre, et cela passe par le respect. Je voudrais que tu ne dises rien de méchant à voix haute quand les esclavagistes sont là. Tu me comprends ?
    Tara-lone : - Oui, m’sieur.

    Les deux twi’leks descendent le petit chemin vers la ville, la main de la petite dans celle de l’adulte. Tara-lone est ravi que son oncle Gad’jo soit là : ce mâle twi’lek à la peau bleue cyan est par les liens du sang le grand frère de son père Daran et, contrairement à celui-ci, il a appris par lui-même à encaisser les coups et les éviter aussi sans colère ni frustration. Il disait souvent « tel père, telle fille » par plaisanterie en voyant sa nièce avec Daran avec des similitudes ; il l’a faisait souvent rire ou s’amuser par des blagues et des farces mais de manière générale il restait sérieux. Gad’jo est un « bon vivant », selon la plupart des autres habitants.
    Tara-lone et Gad’jo arrivent enfin devant la maison de la petite twi’lek, où une mince femelle lethan attend sur le perron de l’entrée avec les bras croisés. Sara n’est pas tant contente que ça et Tara-lone baisse un peu les yeux, honteuse, devant sa mère.

    Sara : - Je croyais t’avoir dit, jeune fille, que je ne voulais plus que tu sortes de la maison pour aller voir le lever de soleil. Tara-lone, c’est dangereux ce que tu viens de faire.
    Tara-lone : - Désolé maman. Je voulais juste avoir un moment à moi avant d’aller travailler.
    Sara : - Il va falloir qu’on en rediscute tous les trois ce soir. (À Gad’jo, plus calme) Désolé que tu es dû te déranger pour elle, Gad’jo.
    Gad’jo : - Ce n’est rien Sara. Ça me fait plaisir de surveiller ta fille et je pense qu’elle a compris la leçon, même si elle a raison de vouloir prendre un peu de bon temps avant d’aller à la mine. D’ailleurs, je suis là parce que je voulais voir aussi Daran. Il est ici ?
    Sara : - Oui, il est à table en ce moment. Je vais te le chercher. Tara-lone, rentre à l’intérieur. Ton petit déjeuner est prêt.

    Tara-lone s’élance à travers l’ouverture de la porte et entre dans le petit hall pour se déchausser. Elle se dirige ensuite vers la cuisine, un espace moyen avec une table en plastacier brun et des tabourets au centre et tout autour des aménagements comme un lavabo, une paillasse de travail et un petit fourneau, sans oublier les placards. Tara-lone s’installe à sa place habituelle et commence à manger la nourriture sèche et moelleuse devant elle avec appétit.
    Il lui fallut un bon quart d’heure pour terminer son repas et ensuite elle quitte la table pour rejoindre sa chambre. Elle comptait récupérer quelques petites éprouvettes d’eau potable qu’elle avait remplie dans une source d’eau à l’extérieur de la caverne, ses ressources d’eau pour le travail de la journée ; même si elle avait bu ce matin pour s’hydrater correctement, l’eau servie aux quartiers pour twi’leks est assez polluant pour tomber malade au bout d’une bonne dizaine de semaines. L’eau récupérée, elle, est pure. La petite twi’lek se dirige donc vers le couloir qui mène à sa chambre mais, en passant devant l’entrée de la chambre de ses parents, elle entend les adultes parler. Parler d’ « opération ». Elle s’arrête, stupéfaite, et se colle contre le côté gauche de l’entrée pour ne pas se faire remarquer pendant qu’elle écoute.

    Gad’jo : - Penses-tu vraiment que ton idée va fonctionner, Daran ? Les zygerriens ne sont pas du genre à se laisser distraire assez longtemps. On ne sait pas combien d’entre eux auront le dos tourné pendant que vous ferez ça.
    Daran : - C’est pour ça que la distraction doit être vraiment affluente sur eux pour qu’ils viennent intervenir. Et au cas où c’est nécessaire, certains d’entre nous devront surveiller ceux qui guettent.
    Sara : - C’est une opération délicate où les risques sont aléatoires. Ce n’est pas tout les jours que l’on peut récupérer des provisions en cachette pendant que nos tyrans sont préoccupés à rétablir leur ordre.
    Daran : - Si cette étape de notre avancée fonctionne, il y a de grandes chances que l’on puisse recommencer. Alors, il nous faut tenter le coup. Gad’jo, espérons que tes connaissances sont bon acteurs et qu’ils savent ce qu’ils doivent faire.
    Gad’jo : - Ils le savent. Tout comme ils savent les conséquences de leur acte. Il faudra par la suite penser à éviter de sacrifier quelqu’un pour tous, sinon notre foutue résistance déclinera.
    Sara : - Elle ne déclinera pas si nous prenons attention aux évènements suivants.

    Tara-lone n’en croit pas ses oreilles. Ses parents et son oncle viennent de se concerter pour une opération de résistance. La petite twi’lek lethan est stupéfaite et ravie car l’idéal rêvé par sa communauté est peut-être en train de commencer. Avec la plus grande discrétion, elle quitte son mur et va dans sa chambre. Elle ferme bien derrière elle sa porte puis saute sur son lit pour s’allonger de joie. Cela fait maintenant plusieurs mois qu’elle attendait un tel coup sans plus au moins savoir l’impact sur la suite ; elle s’en fiche un peu car le geste en lui-même est important.
    Elle reste un peu sur son lit à penser, la tête ailleurs. Puis quelqu’un toque à sa porte. Tara-lone sursaute un peu, se redresse et au moment où l’on toque une seconde fois demande « Qui va là ? » ; elle entend une voix masculine lui répondre « Le livreur de galettes, je peux entrer ? » Tara-lone descend rapidement de son lit et déverrouille sa porte avant de remonter sur son matelas en vitesse. La porte s’ouvre et son père apparaît dans l’encadrement.

    Daran : - On va partir, Tara-lone. Tu es prête ?
    Tara-lone : - Un instant, papa. Je termine de me préparer et j’arrive.
    Daran : - Alors tâche de faire vite. Pour être à l’heure au travail, il faut être en avance.
    Tara-lone : - C’est bon. Je me dépêche.
    Daran : - On t’attend à l’extérieur.

    Le twi’lek lethan adulte referme la porte derrière lui. Tara-lone se précipite sur son coffre à affaires en osier et l’ouvre ; elle pioche dedans, sa main se faufilant dans le petit compartiment à objets et prends dans sa réserve d’éprouvettes. Elle récupère six petites éprouvettes qu’elle cache dans sa tunique, au niveau de sa poitrine, puis elle referme son coffre avant de quitter sa chambre.
    Elle arrive dans le hall en courant, enfile ses bottines et sort de la maison. Les trois adultes la voient arriver et la petite twi’lek tend ses mains pour les mettre dans celles de ses parents. Ils marchent ensemble en direction du centre de la caverne où tous les habitants de leur quartier se rendent. Tara-lone se dit qu’elle doit résister à la souffrance du travail et surtout pour assister à ce qui va se passer.

    jeudi 16 février 2017 - 14:30 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    6770 Crédits

    Très bon chapitre ! On est tout de suite attendris par la petite Tara-lone qui est très mignonne. Et, visiblement, à chaque tyrannie, une résistance se forme. J'espère que "l'opération" va bien se passer, sinon aïe les conséquences !
    La suite !

    vendredi 17 février 2017 - 09:56 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Padme111

    Padme111

    21945 Crédits

    Le jeune Tara-lone a déjà un caractère bien défini, et cela est fort agréable. Avec des parents dans la résistant, c'est bien normal, ^^. C'est cool qu'elle joue d'un instrument de musique. 

    Pourvu que le plan des adultes fonctionnes!

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    vendredi 17 février 2017 - 10:07 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

    5272 Crédits

    Merci bien pour les commentaires^_^. Bien, navré de vous avoir fait attendre car j’ai du réaliser cette seconde partie de chapitre en plusieurs séances parfois longues et/ou entrecoupées. Vous allez pouvoir comprendre ce qui a été prévu lors du précédent post et vous allez être étonné de voir comme quoi même certains dans le camp adverse ne sont pas si méchants. Et il y aura aussi une partie dédiée à la scène qui va commencer à influencer sur la peur de notre chère jeune twi’lek. Buena lectura^^

    Chapitre II – Une enfance controversée (partie 2)

    Une centaine de twi’leks adultes et enfants marchent en direction du centre de la caverne où un dur labeur les attendent, seul travail possible et obligatoire dans ce système esclavagiste. Ils descendent tous à la marche, suivant les chemins et routes sculptées dans la roche sableuse et rougeoyante, et ils arrivent dans les dizaines de carrières de minage. Chaque twi’lek sait où son poste de travail se situe à travers les carrières et chacun prend au passage une pioche dans le tas posé à chaque entrée. Les twi’leks sont tous à leur poste et, au signal d’un haut-parleur, ils se lancent dans le dur labeur.
    Tara-lone est posté à l’un des flancs de la grande carrière de minage, entre ses deux parents, et elle manie la pioche avec peu de facilité que d’autres ; elle tente de mettre toute sa force dans son outil mais elle ne creuse pas beaucoup et plus souvent des morceaux pas plus gros de son poing. Elle s’efforce de rattraper le rythme de ses parents et y arrive petit à petit. Sauf que l’un des contremaîtres zygerriens la voit et s’approche pour la fouetter violemment, lui gueulant d’aller plus vite. Tara-lone ne supporte pas le coup de fouet mais résiste du mieux qu’elle peut. Elle se dit qu’elle doit résister à la souffrance du travail et surtout pour assister à ce qui va se passer.

    Elle reprend enfin le rythme de travail normal et parvient à mieux soulever son outil que lors des premières minutes de travail. Elle frappe la roche devant elle, dégageant des morceaux peu à peu plus gros. Ses muscles de bras se tendent puis se détendent sous le poids de l’outil, permettant à Tara-lone de creuser la pierre autant que son père. Elle imite ce dernier dans ces mouvements et dans sa force de creuser à la pioche, fracassant plus de roche qu’avant et elle réussit à mieux supporter la fatigue de ce pénible travail. Elle creuse et creuse encore. Frappant la roche avec précision et vigilance pour ne pas endommager un éventuel cristal de Ryll dans la couche de roche du mur.
    Tara-lone est maintenant synchronisée avec ses deux parents et la petite famille Dar’ita creuse comme un seul membre la roche. La petite twi’lek lethan met de la joie dans son action, souhaitant tomber sur un gros morceau de Ryll derrière son mur. Si elle en trouve un, elle pourra en faire profiter toute sa famille. Ils pourront tous ensemble se remettre de leur travail et avoir du repos pour un bon bout de temps. Tara-lone creuse, creuse… quand elle sentit soudain le claquement du fouet contre la peau de son dos. Un cri de douleur sort de sa bouche avant se retourner vers le zygerrien qui l’a frappé.

    Tara-lone : - Hey ! Je suivais le mouvement comme tout le monde ! Ça va pas de frapper comme ça ?!
    Zygerrien : - Silence, petite insolente ! Tu n’es pas assez rapide. Va plus vite si tu ne veux pas tâter une nouvelle fois de mon fouet.
    Tara-lone : - Y a pas le feu, je fais ce que je peux.
    Zygerrien : - J’ai dit « silence » !

    Le zygerrien claque de son fouet et soudain la lanière de cuir n’atteint pas le dos de Tara-lone mais elle s’enroule autour du bras droit de Daran, qui protège sa fille. Tara-lone est surprise par le geste de son père et s’inquiète de la réaction du zygerrien. Celui-ci est outré que Daran se soit interposé.

    Daran : - Ce n’est encore qu’une enfant. Elle ne peut pas aller au-delà de son endurance actuelle.
    Zygerrien : - Lâche ce fouet, sale twi’lek ! Tout de suite !
    Daran : - Il n’est pas question que vous laisse maltraiter une fois de plus la petite.
    ??? : - Duvreth !

    Un autre zygerrien, habillé de la toge des haut-contremaîtres, arrive vers son subordonné. Tara-lone n’arrive pas à faire la différence entre tous ces zygerriens à cause de leur ressemblance trait pour trait. Dans tout les cas, celui qui vient d’arriver s’en prend à l’autre.

    Rendell : - Qu’est-ce qui se passe ici ?
    Duvreth : - Ce sale twi’lek s’interpose au moment où je donnais une correction à cette petite, parce qu’elle n’allait pas assez vite…
    Rendell : - Idiot ! Les enfants mineurs ont une vitesse de minage adaptée à leur endurance et leur constitution, pour qu’ils ne s’épuisent pas trop vite. Cette petite se trouvait dans cette vitesse, alors cessez de tâter du fouet. Ou vous passez devant le Grand Esclavagiste en personne !

    Le zygerrien, fâché, s’en va après que Daran est relâché la lanière du fouet. Une fois cela de fait, Tara-lone imite son père et reprend le travail en cours, en se synchronisant avec la vitesse de sa mère. L’autre zygerrien est toujours là et elle s’efforce de garder la mesure ; elle ne veut pas se faire à nouveau punir et infliger à son père un tout aussi terrible châtiment. Cependant, après avoir vérifié que l’impertinent est assez loin, le haut-contremaître se place tranquillement derrière Tara-lone et s’adresse à Daran.

    Rendell : - Tu devrais faire plus attention à tes réactions, Daran. Tu es fiché depuis tout jeune comme un hyperactif au sang chaud. Si je n’étais pas intervenu, tu te serais encore mis dans le pétrin. Et ta femme et ta fille en subiraient aussi les conséquences.
    Daran : - Je sais, Rendell. Mais je ne pouvais pas laisser ce foutu Duvreth maltraiter Tara-lone comme ça.
    Rendell : - Tu tiens à protéger ta famille, je comprends. Mais pense à garder ton sang-froid comme Gad’jo. Tu vivras plus longtemps pour t’échapper de cet enfer ainsi.
    Sara : - Y-a-t’il un espoir de partir d’ici, au moins ?
    Rendell : - Tant que vous arrivez à suivre le rythme et à accumuler du Ryll, il y a de grandes chances pour que vous puissiez vous trouver dans la liste blanche. Je veillerais personnellement à cela.

    Tara-lone se contente juste d’écouter la discussion et ne comprend pas pourquoi l’un de ces horribles zygerriens discute avec ses parents alors qu’ils sont cruels et méprisants avec son peuple. Elle se pose tellement de questions et en oublie qu’elle est toujours en train de creuser. Elle donne involontairement un grand coup de pioche dans la roche et un morceau de pierre plus gros que son bras se fend pour tomber au sol. Et c’est là que Tara-lone découvre devant elle une cavité naturelle dans la roche. Elle décide de lâcher sa pioche et de s’accroupir pour passer dans le trou. Tara-lone se sert ensuite de sa mini-torche pour éclairer et… elle émet un hoquet de surprise.
    Une grotte aussi petite que sa chambre apparaît, les parois et le plafond recouverts de filon de cristaux.
    Elle ressort aussitôt et prévient ses parents.

    Tara-lone : - Papa ! Maman ! Venez voir !

    Daran et Sara, alertés par leur fille, se penchent pour voir dans le trou et découvrent aussi la petite grotte. Daran se relève aussitôt et donne plusieurs bons coups de pioche pour élargir l’entrée. Une fois l’accès à la grotte élargi, le dénommé Rendell observe le gisement de cristaux et fait savoir aux Dar’ita qu’ils ont gagné le droit de repos pour un large temps. Il le note en précisant les efforts apportés par Tara-lone.
    Soudain, alors que midi approche, un brouhaha se fait entendre. Tara-lone regarde dans la direction des cris et, comme tous dans la carrière, elle voit deux jeunes twi’leks adultes se disputer. Tous les deux, un rutian et un vert, prétendent chacun avoir découvert un gros morceau de Ryll. L’un et l’autre crient en imitant un excès de colère, commencent à en venir aux mains et c’est le début de la bagarre. Les gros mots et les coups de poing volent entre les deux compères, tous les autres dans la carrière lâchent leurs outils et se précipitent vers eux pour intervenir. Ils se mettent à plusieurs pour tenter de retenir les deux bagarreurs et certains se prennent à leur tour des coups. Bientôt, la moitié de ceux venus pour faire cesser la bagarre se lance dedans et c’est le désordre.
    Le haut-contremaître Rendell voit que la bagarre devient générale et joue son rôle à la perfection. Il porte à sa bouche un sifflet métallique qu’il utilise puis ordonne au regroupement de cesser la bagarre. Entretemps, des soldats zygerriens descendent par les chemins pour intervenir, répondant à l’appel du coup de sifflet de leur supérieur. La famille Dar’ita se retrouve à présent seule, sans que l’on prête attention à eux.

    Daran : - Allons-y. Viens, Tara-lone.
    Sara : - Tiens-moi la main, chérie.

    Tara-lone se laisse entraîner par sa mère et tous les trois se faufilent discrètement derrière des caisses et des stalagmites de roche, pour remonter le chemin et atteindre un des entrepôts de la grotte. La petite twi’lek lethan découvre alors que toutes ces caisses contiennent de la nourriture variée et des médicaments industriels, autant de trésors pour elle que de denrées rares pour ces semblables. Elle voit son père ouvrir discrètement une des caisses et en sortir des sachets et des boîtes qu’il range dans sa besace, avant de refermer la caisse. Sa mère, elle, s’occupe d’une autre caisse où elle prend des tubes de médicaments pour les mettre dans sa besace. Tara-lone ouvre au hasard une caisse et elle découvre d’étranges fruits jaune et orange ; elle en prend un ou deux puis elle referme la caisse.
    Une fois la récupération de faite, Daran et Sara prennent en vitesse leur fille avec eux et retournent à leur poste de travail, tout en passant discrètement par des passages astucieux. Tara-lone a caché entretemps ses deux trouvailles dans son sac.
    Le trio de twi’leks lethan arrivent à temps devant leur place initiale, à temps pour que la bagarre simulée se termine avec une neutralisation des bagarreurs. Et Tara-lone découvre une scène atroce qui se joue.

    Les deux twi’leks qui avaient commencé la bagarre, le jeune rutian et le vert, sont retenus par les bras par les soldats zygerriens et ils n’ont plus leur haut. Le Grand Esclavagiste se tient devant eux et déclare que leur comportement était intolérant et avait entraîné un désordre dans la carrière. Il leur inflige alors… la peine capitale secondaire. Son oncle Gad’jo arrive discrètement et se penche au même niveau qu’elle.

    Gad’jo : - Les pauvres gars. Ils se sont vraiment trop emportés dans leur mise-en-scène et ils sont allés au-delà de ce qui était convenu. Il faut que tu saches, princesse, que c’est dur de savoir que l’on va recevoir la « peine capitale secondaire ». C’est le second châtiment le plus terrible que l’on puisse recevoir : emprisonnement et flagellation pour une durée indéterminée. Si j’étais toi, je ne regarderais pas.

    Tara-lone ne prête pas attention aux derniers mots du grand twi’lek rutian et observe la scène devant elle. Elle voit les soldats menotter les deux twi’leks puis les mettre dos à découvert. Deux esclavagistes s’avancent alors et lèvent leur fouet à neuf lanières. Ils frappent à blanc sur la peau des deux twi’leks. Une fois, puis une seconde fois, encore, et encore, et encore… Tara-lone se bouche les oreilles pour ne pas écouter les hurlements de douleur mais rien n’y fait. Elle les entend toujours. Et le pire…
    Elle s’imagine malgré elle que les deux jeunes twi’leks sont remplacés par ses deux parents. Tous les deux se recevant les coups de fouet, leurs hurlements résonnant dans son crâne.
    Elle espère de tout cœur… ne jamais connaître un tel moment. Elle ne veut pas perdre ses parents.

    dimanche 09 avril 2017 - 13:20 Modification Admin Réaction Permalien



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