StarWars : la Nouvelle Ere Galactique

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    Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine…

    La Nouvelle Grande Guerre est terminée et le Premier Ordre a été définitivement vaincu. La Résistance vient de restaurer la République Galactique de ses cendres et se trouve dorénavant en position d'entretenir la paix et la liberté dans toute la galaxie grâce à sa dernière victoire.
    Les rênes de l'Ordre Jedi sont reprises par la jeune Rey et celle-ci se lance en quête de nouvelles générations de chevaliers pour garantir les valeurs de la République renaissante, aidée par les enseignements ancestraux et l'appui spirituel de Luke Skywalker. Une période longue qui permet ainsi la reconstruction de l’ordre tandis que le régime galactique reconvertit toutes ses forces armées pour défendre les innombrables mondes fédérés.
    C’est cependant après une décennie pacifique que les tensions internes s’éveillent, amenant des insurrections menées par la pègre contre le paradigme républicain. Le souvenir de la guerre ne s’est pas entièrement refermé tandis que la Force reste encore un mythe pour tous. Il se peut toutefois que la légende apporte dans ces jours difficiles une lueur d’espoir entre les mains d’êtres exceptionnels voués à maintenir la paix…



    Nous sommes en 75 après la Bataille de Yavin. La très récente République Galactique, refaçonnée de ses vestiges par les forces Résistantes à partir d’une constitution unitaire et libertaire, mène une existence solide et renforcée par sa notoriété dans la Nouvelle Grande Guerre. Une reconversion des forces du mouvement par le régime apporte une paix durable pendant de longues années, assurant ainsi une position de garante omniprésente pour chaque système stellaire rallié.
    Bien que forte et compétente, la République doit maintenant faire face à une insurrection criminelle à grande échelle dont le principal meneur est le Soleil Noir, l’organisation la plus infâme et la plus puissante parmi tant d’autres. Un conflit frigide qui oblige les forces de défense à intervenir de partout pour empêcher la pègre organisée de s’en prendre aux mondes membres pour leurs ressources et leur statut, déployant autant de vaisseaux que de soldats. Même l’Ordre Jedi récemment reconstitué doit soutenir l’effort de campagne pour remplir son rôle millénaire, bien que les membres tout juste confirmés doivent survivre à cette expérience précoce et pesante.
    L’insurrection se faisant toujours aussi tenace face à la défense du régime galactique, beaucoup parmi les étoiles cherchent à se prémunir contre les conséquences qui suivent et certains cherchent dans l’influence de la Force un espoir de survivre pour longtemps. Et d’autres, infimes soient-ils, vont par delà les risques pour mener une vie pleine d’idéal et d’aventure pour entretenir l’espoir…

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    dimanche 14 octobre 2018 - 13:44 Modification Admin Réaction Permalien

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    SAISON I : L'Apprenti solitaire

    Prologue

               « Il y a fort longtemps de cela, bien avant que la galaxie ne réunisse chaque corps céleste sous une seule et même bannière de paix et d’équité, il fallut un commencement à tout ce qui existait et tout ce qui existera. Ce commencement émanait d’une fin inconnue et il apporta avec lui une lueur jusque là jamais connue auparavant. Une énergie pleine de possibilités et de choix, allant et venant sans que rien ni personne n’en perturbe le courant. Une énergie si présente et si puissante qu’elle apporta au commencement les graines de notre univers. On appela cette énergie universelle… la Force.
    Et il nous faut se remémorer ce qu’est la Force. Elle imprègne tout, de la plus infime particule de l’être à la plus grande des étoiles. Son essence est divisée à travers tout en parties équitables, amenant la disparité. Que ce soit l’espace et le temps, la matière et le fluide, la chaleur et le froid, la vie et la mort ainsi que l’obscurité et la lumière. Car c’est cette vérité qui apparut à ceux qui ressentirent pour la première fois le chant de la Force qui murmure dans les innombrables corps célestes qui habitent l’univers. Ils naquirent au cœur même de la galaxie, attirés par l’énergie vivante et unificatrice qu’est la Force, et ils découvrirent en eux une communion exceptionnelle avec elle et les symbiotes qui vivaient avec eux. C’est ainsi que tout commença avec la première forme vivante à communiquer avec l’essence de la Force et ses possibilités : les Whills. Les Whills étaient une espèce particulièrement affinée avec la Force, des êtres si anciens et si préservés que leur nom est devenu synonyme de mythe et de foi. Ils étaient capables de comprendre les différents aspects de l’énergie et d’en tirer des multitudes de choix et de manipulations pour entretenir les lois de l’univers. Bien des légendes courantes racontent qu’ils œuvraient en harmonie avec leurs pairs symbiotes dans un but commun et perpétuel de sauvegarder un équilibre cosmique. Malheureusement, personne ne savait à quoi ils ressemblaient ni même si leur espèce s’est transformée en d’autres au fil du temps. Cependant, leur héritage s’est répandu de manière pérenne sous la forme d’enseignements et de philosophie à d’autres êtres différents en qui ils apprirent à s’ouvrir en communion avec la Force. C’est alors que de nombreux individus d’espèces jeunes et de mondes différents devinrent leurs élèves et que leur ignorance se changea en connaissance, leurs émotions brutes trouvèrent une paix et leur esprit primitif s’accrut dans l’harmonie. L’enseignement devint alors un dogme fort et endurant, garanti par une lignée ininterrompue de fiers représentants de l’héritage laissé par les Whills pour des millénaires et des millénaires. Ensemble, ils devinrent une famille et fondèrent un ordre régit par la volonté d’équilibre dans la galaxie. Ils devinrent ceux que l’on nomme les Jedi. »

    « Waouh », fit le petit garçon en écoutant parler son grand-père, un vieil humain svelte et bien conservé malgré une calvitie qui ne laisse qu’une auréole de courts cheveux gris sur sa tête ovale et peu ridée. Ils sont tous les deux dans une grande pièce peu meublée, à l’intérieur d’un bâtiment peu entretenu aux murs de parmabéton légèrement dégradé et des fenêtres rectangulaires uniquement pourvues de stores métalliques pour laisser flirter l’air et un peu de lumière. La nuit vient de tomber depuis une heure sur la planète Hylgard, ce pourquoi les lampes en néon éclairent le salon de leur clarté blanchâtre mais contrastée par les teintes beige et brunes du lieu de vie. L’enfant, âgé d’environ six ans, est tranquillement assis sur le grand tapis de peau de bantha et fixe avec un grand sourire et une lueur d’admiration dans ses yeux marron le visage heureux de son aïeul. Tout aussi fasciné que curieux par l’histoire, il l’exclame de vive voix.
    - Alors les Jedi sont les représentants du savoir des Whills ?
    - Il fut un temps oui, répond le grand-père en brossant sa tunique. L’apprentissage prodigué par leurs vénérables mentors commença à perdre de sa netteté et les Jedi ont remplacé certains savoirs par d’autres afin de conserver une orthodoxie de vie et de devoir envers les valeurs que sont la paix et le respect d’autrui. C’est comme ça que peu à peu l’obscurité se détacha de la lumière et que d’autres êtres sensibles se tournèrent vers une vision plus sombre de l’usage de la Force. Avec la soudaine union parfaite des Whills avec la Force, qui a entraîné leur disparition complète, et les Jedi qui ne souhaitaient que consacrer leur enseignement vers une voie stricte et pondérée, rien ne pouvait empêcher l’avènement des Sith, incarnations physiques de ce que les ténèbres pouvaient réaliser.
    - Mais les Whills n’auraient pas laissé leur savoir disparaître avec eux, dit le garçon.
    - En effet. Les Whills étaient tout comme la Force relié à la vie et au Tout, ce qu’ils leur ont permis de transmettre leur vision à d’autres pour les aider et les sauver de leur ignorance. Les plus proches adeptes et dévoués croyants de leurs préceptes ont formé diverses regroupements religieux avec la Force comme une entité toute-puissante et indivisible. Et aujourd’hui encore, la foi en la Force continue de perdurer, que ce soit grâce à l’existence des Jedi ou encore par les préceptes éternels que l’Église et les autres cultes annexes ont conservé.
    L’enfant reste comme accroché aux paroles du vieil homme, attentif à ce qu’il raconte comme s’il s’agissait d’un cours ou d’un instant instructif que chaque ancien prenait plaisir à faire pour rappeler le bon vieux temps. Beaucoup d’enfants passent de leur temps libre en soirée à écouter les histoires de batailles et de duels mémorables qui ont marqués la chronologie de la galaxie, prenant pour héros des pilotes intrépides de chasseurs ou bien des soldats valeureux de rébellion. Ce jeune garçon est quant à lui porté par les légendes racontées des Jedi et de la Force, plus intéressé par ce folklore mystérieux que d’autres. Il tient même entre ses petites mains une figurine de bois sculpté dont la forme rappelle approximativement celle d’un chevalier Jedi.
    - Dis grand-père, demande-t-il, tu crois qu’il y aura encore des Jedi après toutes ces guerres ? Est-ce que l’enseignement transmis par les Whills perdura encore ?
    Le vieil homme reste calme dans son fauteuil de bois, regardant avec réflexion et nervosité son petit-fils, puis il affiche un sourire en coin et se baisse vers lui pour lui ébouriffer doucement sa tignasse brune et effilée autour des oreilles. Ce qui fait rire celui-ci.
    - Aie confiance en la Force mon petit, lui dit-il, et l’Ordre Jedi continuera d’exister dans ton cœur.
    - D’accord. Je vais y croire comme le dénommé Chirrut Iwee y croit.
    - Oh ! Je suis curieux de voir ça. Te rappelles-tu au moins sa maxime préférée ?
    - Bien sûr. La Force est avec moi et je fais corps avec la Force.
    - C’est ça gamin, sourit le vieil homme, tout-à-fait.
    Entretemps, une autre personne surgit du couloir derrière le fauteuil et pénètre dans le salon en se postant franchement et indirectement à droite du meuble. L’homme, humain comme eux, d’un âge adulte et revêtu d’un ensemble vestimentaire en textile qui l’associe probablement au statut de soldat, croise principalement son regard vers le garçon avec un air froncé.
    - Legan, qu’est-ce que tu fais là ?! Tu devrais être au lit depuis un moment.
    - Mais papa, dit Legan, je voulais que grand-père me raconte une histoire avant.
    - Je te signale jeune homme qu’il y a des règles à respecter dans cette maison. Ta mère et moi t’en avons déjà parlé, la présence de ton grand-père ne te permet pas de déroger au fait que tu dois dormir à cette heure-ci. Tu as école demain.
    - On n’a pas terminé l’histoire…
    - Legan, ne discute pas !
    En entendant hausser la voix, une jeune femme brune accourt prudemment vers le salon et, constatant ce qui se passe, elle s’approche de son fils et le prend dans ses bras avec tendresse.
    - Allez Legan, dit-elle, il est l’heure d’aller dormir. Ton père a raison sur le fait que tu dois être en forme pour apprendre à l’école.
    - Bon d’accord.
    Legan entoure ses bras autour du cou de sa mère tandis que celle-ci le porte dans le couloir pour ensuite l’amener dans une pièce plus petite et rectangulaire que la précédente : une chambre d’enfant où un lit simple et modeste est encastré dans le coin droit du fond et des meubles dans la partie opposée. La jeune femme dépose son fils sur son lit et celui-ci se met directement sous le drap pour s’allonger sur le dos et tête enfoncée dans le coussin moelleux. Un moment de caresse affectueuse plus tard, il finit par fermer les yeux et s’endormir enfin.

    La jeune femme se relève du lit et quitte la chambre en refermant la porte derrière elle, avant de regagner le salon où se trouvent encore les deux hommes.
    - C’est bon, il s’est endormi.
    - Merci Aurora, dit l’homme en enlaçant d’un bras sa femme, ça nous aura évités qu’il tarde pour cette nuit à veiller.
    - Hum, fait le grand-père en se relevant de son fauteuil, je ne vois pas quel mal il y a à ce que ton fils en apprenne plus en passant ces soirs à m’écouter. C’est aussi de l’apprentissage.
    - Papa, tes récits concernant ton passé d’explorateur-historien ne lui seront peut-être d’aucune utilité comparé à ce qu’on lui enseigne. Ce ne sont que des légendes pour lui.
    - Persée calme-toi, demande Aurora, ton père ne fait que donner un peu de rêve à notre fils. Legan est en droit de connaître toute cette culture pour son propre bien.
    - Je m’en doute, lui répond Persée. Seulement, je m’inquiète sur ce qu’il pourrait lui arriver avec cette période grisée par cette pègre de plus en plus dangereuse. Survivre avec uniquement des rêves ne l’aidera pas à s’en sortir dans la vie.
    Le vieil homme croise les bras devant son torse recouvert par son manteau de laine et affiche un air aussi austère que son fils, avec moins de sévérité que lui.
    - Tu sembles comparer sa future situation à la tienne au sein de la République.
    - Être un soldat spécial de la République n’est pas de tout repos mais au moins on sait comment survivre face à ce genre de période conflictuelle. Legan devrait aussi être capable de survivre en devenant fort. C’est pour ça que j’hésite encore entre l’envoyer plus tard à l’Académie.
    Cette fois, c’est le vieil homme qui devient presque rouge en se rapprochant de son fils.
    - Et le priver d’un si bel avenir, s’écrie-t-il modérément. Persée, n’oublie jamais ce que ta mère a décelé dans ton fils le premier jour où elle a pu le prendre dans ses bras. Tu sais à quel point elle a souhaité qu’il puisse en faire bon usage. C’est à lui seul de décider ce qui est le mieux pour lui à travers ce qu’il apprend. Alors sache que, tu veuilles ou non, la Force est présente en lui.
    Et pendant que la famille conversait dans la grande pièce de vie, le silence régnait dans la chambre d’enfant plongée dans la semi-obscurité avec une petite bougie allumée sur la table de chevet. Le jeune Legan, confortablement allongé dans son lit, garde les yeux fermés pour mieux réfléchir tout en attendant que le sommeil le regagne. Il s’imagine une aventure épique à travers l’immensité galactique, aux côtés de compagnons incroyables et lui, en meneur altruiste, brandissant dans sa main l’arme des Jedi tandis que la bannière de la liberté claque aux vents.

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    dimanche 14 octobre 2018 - 13:51 Modification Admin Réaction Permalien

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    Chapitre 1

        La clarté incandescente aux teintes bleues de l’étoile géante illumine depuis des temps immémoriaux le système stellaire situé dans les méandres du Noyau Profond. Un système principalement constitué de planètes naines et telluriques, aux apparences autant rocheuses et planes que légèrement arborisées, où la présence de lumière solaire favorise la vie pour certaines. Un système stellaire enveloppé d’un silence plurimillénaire ou presque, où infimes sont les éventuelles traces de civilisation sur quelques-unes. Un système d’une dizaine de planètes naines et telluriques, dont une seule plus grande attire un peu plus de l’attention.
    Une planète parfaitement sphérique, équitablement forestière, océanique et accidentée, que la taille fait penser qu’elle est plus grande que ses voisines. Elle se situe à une distance raisonnable à son étoile bleue pour être pourvue de vie primitive et reflète son aura de lumière avec respect et cohésion pour en récupérer un climat tempéré sur une longue période de sa rotation. Une planète qui, en dehors de ses caractéristiques adéquates à abriter de la vie, est elle-même entourée d’une autre aura qui la rend si mystérieuse.
    C’est aussitôt que quelque chose vient doucement perturber le silence de l’espace en le traversant. C’est un vaisseau interstellaire léger, un savant mélange entre un chasseur UT-60D Aile-U pour la coque plus les cylindres d’hyperdrive plus petit et un chasseur Aile-V de type Alpha Nimbus pour les ailes déplorables et l’armement de tir. Sa carrosserie est teinte d’une grande couche de gris clair avec des bandes azurées, sans aucun signe d’appartenance à un groupe ou une organisation. Le chasseur glisse normalement vers la planète tempérée et mystérieuse, sans accélérer ni ralentir l’allure, et se dirige vers sa surface en traçant une ligne droite.
    Le vaisseau traverse d’abord la couche stratosphérique de la planète en gardant une allure sûre puis il commence à ralentir peu à peu en s’approchant de la surface terrestre. Il se met à planer au-dessus d’une région septentrionale, entièrement recouverte de forêts tempérées sempiternelles où quelques canyons zèbrent leur orée et de grandes rivières coulent abondamment. Des montagnes rocheuses se dressent au milieu de quelques plaines boisées. Un bel aperçu de ce monde que présente cette surface. Le vaisseau continue de survoler à faible allure les forêts et de prendre la direction du nord. Il arrive vers une partie plus dégagée de la région, une gigantesque plaine herbeuse au cœur d’une titanesque forêt. Il finit par descendre vers cet endroit, survole des ruines d’une ancienne grande cité puis il commence à se poser doucement sur une grande place, juste à une vingtaine de mètres d’un temple intact.

    Une des portes latérales du Sirknight Pegasus s’ouvre en coulissant deux minutes après l’arrêt des moteurs. Il y a aussitôt une personne qui descend, seule. On peut reconnaître qu’il s’agit d’un jeune humain âgé d’environ seize ans, voire plus, avec une carrure svelte mais robuste dont la peau beige claire est protégée sous un ensemble de vêtements pratiques. Il fait quelques pas en avant en claquant ses bottes brunes et rajuste le court col ouvert de sa veste en sergé de cuir et laissée ouverte. Une veste militaire bleu-de-gris, confectionnée sur la même apparence que celles de cérémonie dans la Rébellion, avec le dessus des épaules couvert d’un rectangle synthétique jaune laiton par dessus. Elle accompagne et protège une chemise sportive en tissu de maille biosynthétique à manches semi-longues, ensemble noir avec un motif uni en V à l'encolure. Sa ceinture brun sombre et pourvue de divers appareils pratiques serre autour d’un pantalon bleu-noir taillant bien ses jambes. Quant à ses avant-bras, une paire de brassards en phrik peint en gris acier les recouvrent et se complètent avec les mitaines noires sur ses mains. Le jeune pilote humain arrive devant la proue de son vaisseau personnel et contemple le monument qui se dresse devant lui.
    Cet unique grand temple fut construit sur Tython par la civilisation native qui vivait ici il y a plus de sept mille ans, avec la roche montagneuse et des moyens aussi ingénieux de ceux d’il y a un siècle et demi. D’un point de vue architectural, c’est un grand bâtiment de forme de dôme sur une base ronde, avec un diamètre entier de trois hectares sur une hauteur de trente-cinq mètres et demi. Une grande tour cylindra-conique s’élève de son centre pour une hauteur de quarante-deux mètres et demi, surmontée de trois grandes flèches arrondies largement vers le haut. La première vers le sud et les deux autres vers l’est et l’ouest. L’architecture entière de ce monument pourrait avoir une forte ressemblance avec celle des maisons d’Alderaan, avec ses murs et toits de pierre blanche.
    Le jeune humain cesse ensuite de contempler le temple puis sort d’une poche de ceinture un petit appareil de mesure. Il active de son pouce le boîtier dans sa main et celui-ci lance un signal sonore sur un large périmètre autour. Le pilote patiente, le signal va-et-vient par vagues sur l’holocadran puis un résultat vient s’afficher dessus. Aucune forme de vie dans les alentours ; ce qui est pratiquement normal puisque personne n’a remis les pieds sur cette planète depuis la purge d’il y a vingt longues années avant la bataille de Yavin. Et comme l’air est respirable…
    Le jeune humain range son appareil correctement puis il prend dans ses deux mains son casque à visière gris clair de la Rébellion pour l’enlever. Legan découvre ainsi sa tête ovale et joufflue sous d’épais cheveux bruns mi-courts et effilés dans la nuque et au-dessus des oreilles. Deux yeux marron pétillants et un petit nez en trompette ornent harmonieusement son visage. Il dépose ensuite le casque dans le vaisseau puis il se met en route.
    Il n’y a que quelques mètres à parcourir, à marcher passablement sur le sol dallé de la large place, avant de parvenir en bas des marches de la seule entrée, côté sud du monument. Une rangée de dix marches d’escalier en flèche vers le haut. Et au-dessus, une large porte rectangulaire et arrondie à deux panneaux que l’on a sculptés dans une roche moins lourde mais tout aussi robuste. Deux moitiés complémentaires de statue représentant des êtres anonymes en bure et mains tendues le long de l’encadrement avec une épée droite et longue levée vers le ciel. Legan grimpe les marches une à une puis s’arrête devant la porte entrouverte pour observer les motifs ethnoreligieux du peuple humanoïde qui vivait autrefois sur Tython. Il pousse ensuite de quelques centimètres vers l’intérieur un des panneaux de porte puis il entre en se faufilant à l’intérieur. Le voilà maintenant dans la semi-obscurité du temple.
    Le niveau principal est une immense salle circulaire et entourée de piliers en colonne lisse qui soutiennent la coupole du toit. Legan sort un stylet-lampe de poche et il l’allume pour mieux éclairer la grande pièce. Il s’avance tout droit sur le sol plat et lisse où il n’y a rien d’autre qu’un étrange emblème religieux qui orne vénérablement le centre : deux grandes ailes déployées en cercle qui entoure deux pointes symétriques et une étoile à huit branches. Il continue de marcher dans la salle, tantôt admiratif du lieu tantôt à l’affût de quelque chose. Il passe sa lampe de gauche à droite pour apercevoir entres les piliers les entrées menant aux deux ailes du temple. Puis il regarde droit devant et sa lumière lui montre un double escalier symétrique menant aux mezzanines du niveau supérieur. Une autre porte, au milieu du mur d’escalier, se présente à lui au fond. Le jeune Legan s’approche de cette porte, passe sa lampe et l’examine. C’est un unique panneau de pierre, avec cinq espaces le long du milieu : sur la gauche comme sur la droite des espaces, il y a des motifs symboliques encadrés. Chaque espace possède un rond qui ressort et qui peut bouger. Le jeune homme observe chaque symbole gravé sur le panneau de porte puis, dans un instant de réflexion, plonge doucement sa main gauche pour sortir d’une autre poche de ceinture une petite plaque rectangulaire avec les mêmes motifs mais suivis d’une description en basic galactique standard. Une lueur joyeuse dans ses yeux s’illumine après une relecture.
    « Oui, c’est bien ce qu’il me semblait », murmure-t-il avant de ranger la plaque. Il place aussitôt son stylet-lampe entre ses dents puis tends les bras pour saisir le premier loquet. Lentement et avec prudence, il le fait glisser vers la gauche où le signe de paix est gravé. Le second loquet vers la droite où se trouve le signe du savoir. Le troisième loquet vers la droite pour le signe de la quiétude. L’avant-dernier loquet vers la gauche pour le signe d’harmonie. Et enfin, le dernier étant deux moitiés de rond séparés, il les rapproche tous les deux pour les coller l’un à l’autre. Une fois ça de fait, un bruit métallique résonne puis le lourd panneau de pierre descend vers le bas en s’enfonçant dans un raclement sourd. Le jeune humain s’est reculé, sa lampe à nouveau en main, et attend que la porte se soit ouverte complètement. Le haut du panneau termine de s’enfoncer dans le sol et se bloque pour boucher la feinte. Legan peut maintenant entrer et s’engager dans un étroit couloir de roche naturelle qu’il parcourt avec vigilance. Il n’a pas fait plus de cinq mètres qu’il se retrouve face à un couloir plus grand et plus pentu où un escalier large et plat s’enfonce dans les sombres profondeurs de la terre. Legan continue son chemin, marche après marche, et arrive au bout de la cent-cinquantième marche pour déboucher sur une petite entrée triangulaire bien ouverte. Il se met à éteindre sa lampe car la nouvelle salle devant lui est éclairée. Il fait quelques pas lents, son regard fixé vers l’horizon, puis il s’arrête pour passer d’une expression de surprise à celle d’une joie intérieure.

             Une grande salle circulaire et haute lui apparait, où trônent quinze grands sièges de pierre et de forme identique répartis en un arc de cercle au fond. Des fresques murales décrivent la vie des habitants du temple et de la planète avant leur extinction, dont la plus large représente un grand humanoïde anonyme et couvert d’une bure blanche levant les bras vers une grande étoile à douze branches. Des pierres incandescentes à l’état brut éclairent la pièce sans déranger les fresques ou bien les effriter de leur lueur sereine. Et pour couronner le tout, il y a de nouveau le mystérieux emblème gravé au centre du sol, entouré par les motifs circulaires tribaux de la civilisation d'époque.
    Legan s’approche de plus en plus du centre de la pièce secrète, passant lentement son regard sur toute cette magnificence architecturale, puis il atteint enfin le milieu. Il patiente un moment puis il se baisse pour plier ses genoux et se mettre dans une posture assise et écartée, le dos droit tout comme la nuque. Sous la clarté des pierres incandescentes, il attend. Il attend encore et encore. Fermant les yeux pour profiter davantage de ce qu’il… ressent à travers cette pièce. Ce temple. Ce monde.
    C’est alors qu’un sifflement cristallin résonne harmonieusement au-dessus de lui et l’incite à ouvrir les yeux vers une lumière plus puissante et en mouvement : un cristal brut et translucide, long et isocèle, pourvu de douze faces et d’une couleur blanche avec des reflets multicolores. Le jeune Legan se redresse lentement avant de s’immobiliser. Le cristal flotte dans le vide à quelques centimètres de lui et descend de nulle part ; son incandescence reste la même mais elle se met à vibrer en sentant la présence du garçon. Legan ressent cette vibration au fond de lui. Avec un sourire en coin, silencieux et calme, il lève doucement son bras droit et le tend en ouvrant sa main en creux. Le cristal gagne en vitesse et se déplace activement vers cette main tendue. Une éternité semblait remplacer cet instant si exceptionnel, auquel le cristal vient rejoindre le jeune humain empli de gaieté et de sérénité. Le jeune venu patiente et continue de tendre le bras vers le minerai lumineux qui vient à lui. Le cristal est toujours droit, ses deux pôles parallèles à la ligne invisible de hauteur de la salle. Une éternité de deux minutes, avant que le cristal n’arrive à bon port avec douceur. Le jeune humain renferme délicatement sa main puis la retourne pour la rouvrir devant lui. Le cristal incandescent continue de luire d’une forte clarté ; sa taille fait presque la moitié de son index. Il sent plus intensément ses vibrations au contact de sa peau, semblables aux battements d’un cœur. Legan décroche ensuite de sa ceinture un étui de poche et l’ouvre pour y ranger le cristal dedans ; l’intérieur de l’étui est fait de manière à protéger le minerai de tout souci qui pourrait l’endommager. Il referme le petit boîtier puis le raccroche à sa ceinture. Il est fier de cet instant unique et mémorable.
    Il vérifie que tout est en ordre puis il se retourne vers l’entrée pour quitter la salle secrète. Mais au même moment…
    - Ne bouge pas !
    Des homme en combinaison militaire de plastacier gris sombre braquent un fusil-blaster muni d’un cône de protection vers lui et s’avancent prudemment. Les deux premiers ont la tête recouverte d’un casque-armet du même alliage avec une visière en Y. Le troisième derrière eux n’en a pas, affichant une tête blanche aux cheveux noirs coiffés en brosse. C’est lui qui semble-t-il donne les ordres.
    - Les mains levées, crie-t-il, et en vitesse !
    - D’accord d’accord, répond Legan en levant les bras. Voilà.
    Les deux autres soldats commencent à le fouiller, tâtant ses habits et ses accessoires pour vérifier s’il n’a rien de nuisible. Il remarque entretemps sur le haut des bras de leur combinaison l’étrange soleil de teinte noire sur fond hexagonal rouge. Cet emblème signifie qu’il ne s’agit pas de soldats de la République Galactique ; il doit se méfier d’eux…
    - De toute manière, je n’ai rien à me reprocher.
    - Qui es-tu, lui demande l’officier à la tête en brosse.
    - Un simple récupérateur en périple, invente-t-il. Je visite les monuments anciens et perdus pour chercher des choses utiles à revendre.
    - Un récupérateur ordinaire n’arriverait pas à ouvrir aussi facilement l’entrée d’une salle comme celle-ci. Cesse de me faire perdre mon temps sale gamin.
    - Je vous assure officier que c’est vrai. Je suis juste plus doué et motivé que mes camarades de métier. Vous pouvez même demander à…
    Les deux soldats casqués l’empoignent brusquement sur un signe de leur supérieur et l’approche de lui avec autant de brutalité.
    - Je pense que je vais devoir employer la manière forte si tu recommences, menace l’officier. Alors réponds à ma question sans mentir : qui es-tu ?
    Le jeune garçon inspire lentement et garde son calme. Il fixe droit dans les yeux l’humain à tête de brosse puis lui répond un sourire en coin.
    - Legan Kæliburn.
    L’officier est dans l’incompréhension.
    - Continue.
    - Ben c’est tout, réplique Legan. Legan Kæliburn. Un garçon lambda qui par hasard voulait explorer cet endroit pour faire de la récupération. C’est la pure vérité.
    L’humain aux cheveux en brosse lève les yeux de colère et soupire longtemps avant de se préparer à sévir davantage.
    - Enfin presque, ajoute le jeune homme… avant de faire un salto arrière sur lui-même et renverser les deux soldats casqués qui le retenait.
    Une fois qu’ils sont à terre, dans une courte incapacité, il se charge ensuite de l’officier en lui encochant un coup de poing dans la mâchoire pour le faire tomber. La voie est libre. Il s’élance en courant vers l’escalier large après l’entrée triangulaire et tente d’atteindre la salle principale. L’officier se redresse sur ses genoux avant de saisir son arme et tirer. Legan évite comme il peut les salves et garde son allure rapide. Il a déjà une bonne distance sur ses assaillants qui se sont relevés et mis à sa poursuite. Legan passe la salle du niveau principal, saute les escaliers de l’entrée et atterrit sans gêne sur le sol dallé de la grande place avant de foncer vers son vaisseau. Il remarque alors la navette de classe Sentinelle II qui est posée à gauche de la place ; c’est donc comme ça qu’ils sont venus ici. Il ne s’attarde pas sur ce détail et pique un sprint vers le Sirknight Pegasus. Au moment où les soldats franchissent la sortie et tirent à nouveau, il est déjà à la porte latérale du chasseur. Il entend même l’officier crier un « Ne le laissez pas nous échapper ! » avant de monter.
    Legan traverse la partie passagère-lieu de vie de son vaisseau et saute dans le siège de pilote. Un droïde astromechano au corps gris, tête bleue et cadrans gris se redresse sur lui en s’activant et interpelle le jeune humain sur la situation.
    - Oui R1, lui dit Legan en activant le tableau de bord, je suis déjà au courant pour les intrus. Ils en sont après moi.
    R1-P1, de son matricule de droïde, s’exclame aussitôt.
    - Au lieu de rouspéter, aide-moi à armer les canons.
    Legan se coiffe de son casque puis commence à faire décoller le chasseur unique en son genre du sol. Les soldats ennemis continuent de tirer sur le vaisseau mais la coque encaisse bien les tirs de blaster sur elle. R1-P1 fait tourner sa clé dans le port d’accès astromech pour activer l’armement des canons puis il signale, après une bonne minute, que les canons sont prêts.
    - Alors allons-y.
    Legan appuie simultanément sur les deux boutons de son guidon de manœuvre. Les deux canons de proue tirent aussitôt des salves plus lourdes, qui viennent faire des dégâts collatéraux à quelques centimètres des soldats. L’impact sur le sol fait crépiter l’air et perturbe les trois soldats en plein tir à vue. Depuis les vitres du cockpit, Legan voit que les soldats en combinaison sombre sont en déroute et ne tirent plus. Sans attendre, il fait monter et pivoter son vaisseau dans le ciel pour prendre la route. Le Sirknight Pegasus fuse en partant droit devant, de nouveau assailli par des tirs de blaster derrière lui. L’officier fait aussitôt cesser les tirs perdus et regarde le chasseur s’éloigner dans le ciel pour rejoindre l’espace. Il est énervé et espère pouvoir retrouver ce gamin insolent qui vient de gâcher sa mission. Ce jeune garçon, qui qu’il soit, vient de s’emparer du cristal.
        
                Le chasseur spécial Aile-V AT-60B quitte dès à présent la couche stratosphérique de la planète Tython, les ailes toujours repliées, et s’engage dans le vide sidéral devant lui. Son pilote demande à son coéquipier droïde d’entrer des coordonnées, ce que ce dernier fait, puis il abaisse lentement un levier de son tableau de bord. Les lignes d’un couloir hyperspatial se dessinent devant lui et voilà le vaisseau lancé dans une traversée à vitesse lumière pour un long moment.
    Legan profite de la traversée en hyperespace pour soupirer dans son siège puis retirer le casque de sa tête. Le voilà maintenant loin du système Sancthéon et en chemin pour un repos bien mérité. Il se lève ensuite pour poser le casque sur le siège et se rend dans la partie arrière. R1-P1 reste à son poste pour surveiller tout le vaisseau et laisse son ami se lancer dans sa nouvelle activité ; il entend même le bruit de la petite caisse à outils que le jeune humain vient de prendre du fond. Le droïde tourne sa tête en dôme au moment où Legan s’assoit sur la banquette droite. Il lui demande alors s’il a pu trouver ce qu’il cherchait.
    - En effet R1, dit Legan. Il semblerait qu’il en avait encore un dans le Temple Vénérable d’Akar, bien qu’il n’en reste plus vraiment dans la galaxie.
    Il prend l’étui et l’ouvre. Le cristal est encore intact et émet la même lueur incandescente malgré l’agitation passée. Il est bien enveloppé dans la mousse protectrice de l’intérieur de la boîte. Le jeune garçon pose l’étui sur sa droite en faisant attention à ne rien faire tombé brusquement.
    - Les propos de Grand-père ne peuvent qu’en être récompensés, ajoute-t-il. Il se doutait bien que le seul temple de la planète avait encore des secrets que les guerres n’ont pas détruit avec le temps. Et ce cristal en est la preuve matérielle.
    Il se penche ensuite sur la caisse à outils sur sa gauche et l’ouvre pour en sortir deux objets cylindriques creux en alliage chromé.
    Ils sont tous deux d’un diamètre de deux centimètres de demi et d’une épaisseur de trois millimètres mais l’un est long de dix centimètres avec des traits noirs arrondies tout le long et l’autre est long de quatre centimètres avec une partie coupée en biais avec un arrondi obtus au milieu. Legan se sert davantage dans la caisse et récupère quelques éléments électroniques avec des outils de précision. Il se met à la tâche et réalise certaines composantes électroniques diverses durant une vingtaine de minutes puis il les répartit intelligemment dans chacun des deux cylindres métalliques : le plus long cylindre est rempli d’un ensemble de composantes énergétiques et isolantes tandis que le plus court est rempli avec des composantes électromagnétiques. Il continue en bricolant un compartiment circulaire en neuranium pour lui procurer une chambre d’énergie particulière avec des emplacements spécifiques. C’est peu après qu’il applique une bague de fixation métallique légèrement bombée à un embout du long cylindre et le compartiment spécial à l’autre embout qu’il soude. Il sort ensuite le cristal de son étui pour le nettoyer et le tailler un peu. Pour ensuite commencer…
    - Ce cristal Kyber aura une utilité finalement, dit-il.
    … à le loger au cœur de sa chambre d’énergie reliée à la cellule d’énergie dans la poignée et connectée à un anneau de charge par-dessus la couche isolante. Le cristal se loge aisément et commence à s’adapter à la chambre. Le jeune homme prend alors l’autre cylindre qui sert de crosse où un émetteur de lame accompagné de lentilles en diatum est incorporé dedans. Il approche la crosse près de la poignée, tout en tirant du pouce la plaque de verrouillage, et la tourne en un « clac » dans la partie d’assemblage avant de relâcher la plaque. Il vérifie que l’ensemble amovible est bien fixé puis il observe le tout d’un œil attentif. Il se rend compte du résultat avec un sourire ravi.
    - Enfin.
    Legan tient son œuvre entre ses deux mains et appuie sur le premier bouton. Une lame bleue azur, longue de trente-deux pouces, en jaillit en vibrant, sans trembler et illumine le visage du jeune homme. Le droïde astromech fait des bruits de réjouissance en la voyant vrombir. Legan est ravi de voir que son travail créatif vient de porter ses fruits.
    - Enfin !
    Il manipule l’objet en simulant des attaques pour tester la lame. Elle n’ondule pas et ne présente pas de faux contact en zébrant dans le frottement de l’air. Fier, Legan éteint sa nouvelle arme et la serre fort dans sa main droite en la regardant.
    - Ça y est grand-père, dit-il. J’ai mon propre sabre-laser.

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le dimanche 14 octobre 2018 - 14:06

    dimanche 14 octobre 2018 - 13:58 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    C'est un début intéressant ! J'attends de voir ce que ça donne pour la suite

    lundi 15 octobre 2018 - 18:55 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

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    Chapitre 2

            La planète Coruscant, redevenue capitale de la République Galactique après la dernière guerre civile, commence dans un quotidien incessant la journée qui s’annonce sous son astre géant blanc. La monde-écuménopôle fourmille inexorablement de toutes parts, autant dans les rues piétonnes et avenues des strates que les voies aéro-routières où des véhicules vont-et-viennent en ligne ininterrompue entres ces champs de gratte-ciel gigantesques. Un quotidien qui n’a pas changé depuis fort longtemps et qui montre que la planète-cité garde un constant mode de vie.
    Et alors que rien ne semble perturber la vie sociétale de la planète, il se passe généralement bien plus de tensions dans le cœur même de la Galactic City, où les sièges administratifs politiques entourent les deux lieux vitaux du gouvernement. Le Sénat, de son dôme étincelant et titanesque, paraît calme et silencieux de l’extérieur mais à l’intérieur il y règne une atmosphère de rivalité entre les sénateurs répartis dans deux côtés différents, bien qu’ils respectent comme terrain neutre le grand bâtiment. Des affaires intrigantes se déroulent dans le second bâtiment en dôme où se trouve, au sommet même, une pièce circulaire austère et décorée qui n’est d’autre que le bureau du chef suprême élu. Une dizaine de sénateurs, de genre et d’espèces différentes dans des habits uniformes riches, est assise de manière à débattre les uns face aux autres devant le meuble principal de la pièce. Une jeune et grande humaine à la longue chevelure blonde et aux yeux verts siège derrière, dos à la baie vitrée, en présidant ce groupe.
    - Je peux comprendre votre dérision à tous, dit-elle de sa voix suave. La situation actuelle nous mêle sans issue à un cartel très dangereux qui nous rend vulnérable et s’impose en meneur dans ces dernières attaques contre les systèmes membres. C’est inadmissible, je suis d’accord, mais nous risquons de freiner la reconstruction complète de la République en choisissant de lutter contre pendant encore longtemps.
    - Nous ne pouvons quand pas les laisser continuer, intervient un conseiller Mon Calamari. Ne pas intervenir définitivement ne ferait que montrer que la nouvelle République est aussi fragile et limitée qu’avant la dernière guerre.
    - Leurs dernières interventions montrent bien leurs intentions, ajoute calmement un conseiller Kel Dor. Ils veulent démontrer que seul l’argent et la loi du plus rusé règnent dans la galaxie en incitant une majeure partie de la pègre à monter des raids et augmenter la contrebande. Des cartels et groupuscules du crime sont devenus de plus en plus actifs et organisés, au point de former une alliance qui peut se constituer en armée redoutable peu à peu.
    - Les peuples des systèmes périphériques préfèrent ne pas requérir un état d’urgence à la République pour continuer de lutter avec les forces locales, explique une conseillère zeltronne. Seulement, ces raids contrebandiers risquent de prendre de l’ampleur et leurs ressources seront ramassées. Il nous faut prendre à revers ces insurgés, chancelière.
    Athéna Vallow, chancelière élue pour ses preuves de leader charismatique, est en pleine réflexion. La jeune femme comprend les craintes du Haut Conseil même si elle vient d’un monde aisé dans le centre galactique. Elle reste pourtant un membre du parti populiste qui tient en estime chaque peuple et gouvernements locaux qui sont rattachés. Son rôle actuel lui implique de grandes responsabilités et elle se doit de réagir de manière à maintenir la sûreté des peuples ainsi que la reconstruction entière de la République.
    Elle inspire pour apaiser son esprit puis reprend la parole devant ses confrères.
    - Je ne peux que vous demandez aujourd’hui de m’accorder du temps pour y remédier. La situation présente n’est pas à prendre à la légère mais c’est encore peu pour résoudre cette guerre froide.
    Un vieux conseiller Tarsunt se leva aussitôt de son siège en s’appuyant sur sa canne et se tourna vers les autres membres présents.
    - Nous devons nous aussi convenir de ce qu’il y a de mieux à faire pour l’avenir de nos mondes, chers amis. Nos deux partis doivent cesser les rivalités qui datent, avant que notre orgueil ne nous consume à nouveau.
    Il se tourne ensuite vers la grande femme blonde.
    - Je sais que vous saurez faire le bon choix, Chancelière.
    - Merci pour votre confiance, conseiller Gahvan.
    Les autres conseillers se lèvent à leur tour puis saluent la Chancelière avant de quitter dignement son bureau. La jeune femme se leva de son siège et croisa les mains devant sa robe rouge satinée par-dessous un long manteau blanc de bure sans-manche, en regardant les membres du Conseil partir. Les gardes sénatoriaux en heaume et robe blanche ferment ensuite les portes.
    Un seul est resté dans le bureau. Poe Dameron est resté muet tout le long de cette réunion et immobile comme l’est la plupart des officiers du gouvernement ; sa présence ici n’est due qu’à sa position de général suprême dans le Haut-Commandement Stratégique, méritée depuis son héroïsme de guerre, et il se doit de modérer son comportement pour le tenir. Il se décide tout de même à s’adresser à la Chancelière.
    - Je ne peux pas croire qu’il y ait encore des cartels de contrebande qui osent s’en prendre à la liberté des autres. Comme si combattre le Premier Ordre ne suffisait pas, voilà que le Soleil Noir décide à son tour de prendre le pouvoir. On croirait à un cauchemar éveillé.
    Athéna Vallow fait le tour de son bureau par la gauche et se dirige vers le milieu de la pièce tandis que Poe s’avance en ligne droite pour la rejoindre.
    - C’est toutefois ce qui nous arrive, répond-t-elle. Le Soleil Noir est bel et bien présent et représente un nouvel obstacle dans le maintien de la paix et de la justice par la République. Cette organisation menaçante va même dire vouloir reprendre certains points de l’hégémonie fasciste de Palpatine pour démontrer son désir de mener la galaxie sous une seule et même autorité forte.
    Ils continuent de marcher côte-à-côte vers la porte, escortés par les gardes, pendant qu’ils parlent.
    - Une chance pour nous qu’ils n’ont pas les mêmes stratégies et moyens que le précédent mouvement, dit Poe. Toute leur structuration martiale est poussée vers le détournement de fond et la supervision de reventes au marché noir. Leur but est clair, ils ont l’intention de tirer profit dans la contrebande armée et prendre le pouvoir en mettant à bout les mondes affiliés au régime.
    - La République se reconstruit sur le fait que la Grande Guerre est la dernière de toutes, dit Athéna, mais les conflits moindres existent encore. Le Soleil Noir l’a compris et profite de ces occasions pour pousser davantage les différents cartels à pratiquer leurs méfaits. Je compte sur notre nouvelle armée pour servir de force militaire garante de la sûreté et de la paix. Mais dites-moi Poe, en êtes-vous avec cette armée ?
    - C’est difficile à dire mais pas impossible. Les vétérans de la Résistance œuvrent jour pour jour à recruter et former des soldats prêts à défendre les valeurs de la République et les peuples de la galaxie. Les volontaires ne se bousculent pas mais nos effectifs sont fortement considérables pour maintenir l’ordre et la justice. Nos cadets sont instruits avec les mêmes moyens que ceux de l’armée de l’ancienne République.
    Poe s’arrête un moment, son visage indiquant qu’il est soucieux et réfléchi, puis il reprend la parole avant de croiser les bras devant sa veste brune de général.
    - Le véritable souci est l’Ordre Jedi. Rey et les derniers apprentis vivants de feu Luke sont à la tête d’une bonne centaine de chevaliers fraîchement formés mais tous sont occupés à mener leur devoir ancestral. Ils sont en plein démêlé avec des membres intérieurs du Soleil Noir qui semblent avoir reçu aussi une formation variante de chevalier.
    Athéna comprend ce que veut dire Poe par là. Rey a repris les rênes de l’Ordre en l’honneur de feu Luke Skywalker et elle connaît certaines difficultés à mener ses jeunes initiés dans la cohésion et la confiance quand on fait face à un adversaire similaire dans l’usage de la Force. Les chevaliers les mieux entraînés ont su réagir avec tact mais ils sont encore peu nombreux pour les égaliser en force. Les nouvelles recrues au Temple Jedi de Coruscant sont formées avec ce qu’ils avaient appris de cette expérience. Seulement, leur ordre se reconstruit de jour en jour et il est aussi vulnérable que le régime républicain face à la campagne insurrectionnelle des cartels.
    La Chancelière observe le digne commandant avec un calme pragmatique et déclare :
    - Espérons que la Force apporte des éléments prometteurs à l’Ordre.
        
                Les rues et avenues dallées de la grande cité sur Eufornis Mineur, créant un dédale de couloirs et d’escaliers, sont animées régulièrement de jour par les citadins et tous âges et toutes espèces. Bien que connue pour être une colonie pauvre dont le nom se confond avec sa consœur dans le centre, cette planète constituée de grandes plaines, lacs et faibles forêts caduques est connue pour son unique ville-station commerciale quelque peu florissante. Des réfugiés pauvres de la guerre vivent de travaux peu payés mais suffisant pour nourrir leur famille, des marchands viennent pour vendre des produits attractifs ou pas selon les moyens des passants mais il y a aussi quelques contrebandiers et criminels en quête de sales coups à faire pour une belle opportunité. Et souvent les forces de l’ordre ne parviennent qu’à peine les arrêter les plus malins et les plus coriaces.
    Mais aujourd’hui, un coup de chance arrive en ce jour légèrement nuageux. Un duo complémentaire traverse une avenue du district consulaire, laissés passer par la foule de citadins et de colporteurs, pour se rendre au bâtiment militaire qui orne ce secteur. Le complexe militaire planétaire de la République est aussi dans un va-et-vient quotidien entre les officiers et soldats qui assurent l’ordre. Vêtus de la même combinaison en plastacier de soldat, assistés par des droïdes, perdus dans des paperasses ou interrogeant des civils, leur monotonie se résume à cela quand ils ne sont pas à l’extérieur pour patrouiller et intervenir. C’est pourtant la porte d’entrée ouverte de manière brusque qui brise un instant cette monotonie ; le duo entre, difficile à identifier avec la lumière naturelle derrière eux. Celui de devant semble se débattre mais celui derrière l’en empêche. Un soldat vient vers eux, inquiet.
    - Je peux savoir ce qui vous amène ?
    - Je voudrais voir votre supérieur, dit une jeune voix féminine. J’apporte un colis qui l’intéresserait grandement.
    Le soldat ne semble pas comprendre mais en voyant le visage de l’autre il se dépêche de courir vers le fond. Il a fallu cinq minutes pour que le capitaine-divisionnaire reçoive le duo. Il s’agit d’un klatooinien en armure de cuir, menotté dans le dos et l’air patibulaire, amené de force par une jeune guerrière en cuirasse grise de duracier à bandes vertes. Elle oblige le klatooinien à s’asseoir sur la chaise devant le bureau de l’officier et s’approche sur le côté gauche.
    - Hawvar Bark quelle surprise, s’exclame le capitaine-divisionnaire. Des semaines qu’on te poursuit sans succès et te voilà devant moi.
    - Je l’ai trouvé par hasard sur mon chemin, indique la jeune guerrière blonde. Il allait s’en prendre à un couple marchand avec une vibrodague.
    - Vous avez réussi là où mes hommes et moi avons peinés, c’est admirable. Et à votre allure, je devine que vous êtes d’origine kiffar.
    Elle relâche son prisonnier pour ensuite s’avancer un peu plus près du bureau. Svelte mais robuste, une peau beige matte et une semi-longue chevelure blonde lisse et tombante, elle porte à une distance raisonnable vers l’officier son visage rond où deux yeux verts pétillent. Une courte et étroite bande vert feuille est tracée par-dessus l’arrête de son nez. Un sourire aux lèvres, elle confirme les propos du capitaine-divisionnaire à son sujet.
    - Je n’aurais pas été en mesure de vous le livrer si je n’étais une femme kiffar.
    - Je vois, dit l’officier en rendant le sourire. Je demanderais quel quand soit à qui je dois cette prise.
    - Elle nous a dit s’appeler Kyra Veirso quand elle est arrivée, dit le subordonné présent.
    - C’est la première fois que j’attends ce nom dans le secteur. En tout cas, la capture de Hawvar vivant mérite récompense. 10000 crédits pour vous.
    Le subordonné se dirige vers un cassier dans le bureau et apporte une petite cassette métallique transportable et la tend à la jeune guerrière mais…
    - Je vous prends seulement 25% de la récompense, dit-elle. Donnez le reste aux familles des victimes de ma part, elles en auront le plus besoin que moi.
    Ledi soldat est stupéfait et honteux par cette déclaration mais le capitaine-divisionnaire ne fait de scènes devant la générosité de la jeune kiffar.
    - Entendu, dit-il pour conclure. 2500 pour vous.
    - Tu vas me le payer catin, dit le klatooinien.
    La kiffar blonde récupère sa part dans la cassette puis la range dans une poche de ceinture.
    - Je pense que tu n’auras pas cette occasion, lui dit-elle.
    Elle reprend sa sacoche laissée à terre pour la mettre sous son bras puis elle quitte le bureau en saluant l’officier avant de sortir du bâtiment militaire. Elle ressort de sa poche les crédits et les compte pour voir que le nombre y est.
    - Justice a été rendue une nouvelle fois par Kyra Veirso.
    Kyra Veirso, jeune métisse kiffar, s’est donnée elle-même le rôle de justicière indépendante. Elle rend service à de nombreuses personnes en pourchassant des bandits et hors-la-loi en échange d’une reconnaissance. Elle est toutefois confondue avec ses vulgaires chasseurs de primes pour qui l’argent est un motif. Le fait qu’elle porte une armure intermédiaire de guerrière kiffar, buste gris clair et épaules à bandes vertes, en est un peu la cause mais elle fait savoir à tous qu’elle est hors de cette catégorie. Elle n’a besoin d’argent que pour subvenir à des besoins primaires seulement, le reste de la somme étant renvoyée aux personnes victimes d’injustices. Une habitude qu’elle a eue depuis ses débuts dans la traque de criminels de guerre fuyant la Résistance victorieuse. Et en plus de son armure de guerrière, elle est armée de deux pistolets-blasters S-195 qu’elle utilise partout ainsi qu’une lame longue, droite et rétractable en vibroacier chromé. Avec tout ça, elle assure son rôle avec brio là où elle passe de temps à autre.
    Kyra continue de marcher parmi les rues de la ville, parmi les bâtiments de permabéton, et prend la direction du spatioport. C’est dans cet immense complexe circulaire que se trouve tous les vaisseaux stationnés légalement sur la planète et c’est là que se trouve justement le sien. Elle traverse le large corridor d’entrée et se dirige vers le hangar qui lui a été attribué. Elle marche tranquillement mais… elle se doute qu’elle est suivie. Sans pour autant se retourner, elle accélère lentement l’allure de ses pas et continue d’avancer. Au bout de trois minutes, elle arrive devant l’entrée du hangar 12 et entre le mot de passe reçu à son arrivée sur la planète. Elle l’entre discrètement et passe la porte qui vient de s’ouvrir pour s’engager dans un couloir plus petit et disparaître.
    Trois weequays s’approchent de l’entrée encore ouverte en courant et pénètrent dans le couloir pour la rattraper. Et à leur grande surprise, le couloir est vide et elle n’est plus devant eux. Ils la cherchent du regard de partout… avant d’entendre un bruit de chute.
    Kyra descend du plafond où elle s’était accrochée et commence à se déhancher pour donner des coups aux trois poursuivants qui ne l’ont pas vue venir. Une entremêlée s’en suit : les trois weequays tentent de l’attraper et de la frapper mais la jeune guerrière est trop souple pour eux et évite ou esquive gracieusement leurs coups avant de contre-attaquer. L’un d’eux arme son blaster vers elle mais elle l’en empêche en utilisant son lance-grappin à son avant-bras gauche. Elle dégaine ensuite ses deux pistoblasters et tirent sur les trois weequays pour les mettre hors d’état de nuire. Ceux-ci se prennent les tirs sans pouvoir les éviter et tombent comme des mouches, blessés par les coups.
    Kyra peut rengainer ses armes et s’approcher pour leur passer les poignets à la corde. Elle fouille ensuite l’un d’eux et découvre un prospectus d’offre pour des jeunes esclaves à vendre. Elle observe en biais les weequays attachés, un sourire moqueur.
    - Vous croyez quoi les gars ? Que j’étais incapable de me défendre contre vous trois ? Que j’étais « faible et jolie » comme le pense beaucoup de mâles aliens ? Vous avez malheureusement sous-estimé la jeune kiffar que je suis.
    Le weequay le plus proche l’insulte dans le huttesse mais la jeune proche-humaine blonde fait comme si elle n’avait rien entendue. Elle saisit chacun par leurs liens et les mets dans un coin du hangar pour le lendemain. Ils rejoindront les cellules dans le complexe planétaire de la République comme le klatooinien. Ce soir, elle compte profiter d’une bonne nuit de sommeil à bord de son vaisseau personnel.
    Une navette T-6 légèrement modifiée, autant pour le combat spatial que le transport, dont la carrosserie est gris acier en grande partie et bleu marine en bandes larges. Elle monte la passerelle d’embarquement et entre à l’intérieur. L’unique hall lui permet de se rendre autant dans les cabines collectives, la salle de vie que le cockpit ou le compartiment des machineries ; elle s’approche de la cabine la plus proche et déverrouille la porte coulissante pour y pénétrer. La chambre est décorée et remplie d’éléments appartenant à son passé, sur les murs et sa table dépliante ou encore sous la couchette en hauteur. Elle s’avance et commence à enlever son armure pour rester un chemise courte beige sombre et pantalon moulant puis s’allonger sur sa couchette. Les bras croisés derrière sa tête, faisant mine de regarder le plafond, elle attend que le sommeil vienne à sa porte. Elle pense à cette vie qu’elle mène, cette aventure à laquelle elle s’adonne pour rendre service et mener un combat qui vaille la peine. Elle en garde une fierté et une confiance d’elle-même. Elle finit par s’endormir avec le sourire… avant de commencer à rêver. Le même rêve depuis cinq ans. Des images et des sons qui la hantent sous la forme d’un cauchemar perpétuel.
    - Non… Non, arrêtez. Pas ça, non. Non !
    Elle se réveille en sursaut, paniqué et en sueur. Elle respire lentement et tente de se calmer. Elle espérait et pensait ne plus jamais refaire ce rêve lié à son passé.
    Elle se trompait.

                 L’espace sombre et légèrement constellé des Régions Inconnues est traversé par un escadron de chasseurs TIE de classe Strike, escortant un sombre cuirassé interstellaire de classe Bellator voguant dans une direction précise. Ce cuirassé accueille même une navette de classe Sentinelle qui arrive en direction d’un de ses hangars, pour qu’elle se pose avec lenteur et sûreté. La navette est maintenant à l’intérieur, prise en charge par des techniciens à l’uniforme militaire arborant l’emblème hexagonal noir sur rouge du Soleil Noir.
    Quelques minutes plus tard, le sergent Butch et ses soldats passent la lourde porte et arrivent dans le hall qui mène à la passerelle d’observation du grand vaisseau. Des hommes et des femmes, tous dans un uniforme commun moins militaire que technique, s’activent à faire manœuvrer le cuirassé tandis qu’un seul homme reste immobile et calme devant la baie vitrée. Un falleen, reconnaissable à sa corpulence anthropoïde reptilienne et sa queue-de-cheval noire au sommet du crâne, qui porte un de ses uniformes noirs et sobres confectionnés dans l’art de son espèce pour les membres haut placés de ce puissant syndicat criminel. Les bras croisés dans son dos, il aperçoit à travers le reflet de la vitre le soldat et ses subordonnés. Le falleen se tourne lentement vers eux, les voyant se mettre au garde-à-vous lorsqu’il se met en mouvement.
    - Vous revoilà de votre mission, dit-il avec calme.
    - Mes hommes et moi sommes revenus au rapport monsieur, répond Butch.
    - Bien. Venez, « ils » nous attendant.
    Le falleen commence à marcher vers le fond de la passerelle pour aller vers les autres parties supérieures du vaisseau, passant devant le sergent.
    - Hum… Honorable Sphynz, dit le sergent. Au sujet de la mission, je…
    - Plus un mot sergent, ordonne le falleen. Suivez-moi et ne les faisons pas attendre.
    - Bien monsieur.
    Les trois soldats suivent donc le falleen qui les conduit directement aux commanditaires et maîtres de l’organisation syndicale et criminelle puissante qu’est le Soleil Noir.

    vendredi 19 octobre 2018 - 18:21 Modification Admin Réaction Permalien



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