Formation au sabre laser (page 8)

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    galen-starkyler

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    Galen Arek – SHIEN – Exercice 2 : Modérer l’offensive (2e partie)

    C’est une journée ordinaire et habituelle qui commence, avec des chances quasiment nulles que ce soit agréable, et je décide d’aller m’exercer à la salle de classe au combat de sabre. La dernière fois que je suis venu, j’avais été en pleine séance de mêlée dans la Salle Blanche contre un PROXY adroit et imprévisible ; cet échange musclé était en réalité un entraînement à la première partie de mon second exercice. Pour aujourd’hui, je me dirige directement vers la Salle aux Mille Aspects pour faire… la deuxième partie.
    Cette salle de combat est l’endroit idéal pour cette deuxième partie, avec sa surface et ses caractéristiques d’environnement modulables, car l’objectif n’est plus cette fois de savoir se battre avec la neuvième forme contre un adversaire. Non, cette fois il faut savoir se battre contre plusieurs adversaires.
    Là est la difficulté de cette deuxième partie. Mais heureusement, Kinsa et moi avions convenu que pour le bien de nos chers apprenants il y aurait une suite en crescendo d’ennemis à combattre avec cette forme de combat. Et puis, autant aussi se servir de l’environnement autour pour déplacer son « espace vital ».
    Je passe donc dans le petit hall central de la classe pour me diriger vers la Salle aux Mille Aspects, puis je vois l’holodroïde s’approcher de moi pour venir me saluer.

    Moi : - Salut PROXY.
    PROXY : - Bien le bonjour maître Galen. Je suppose que vous venez pour poursuivre votre entraînement aux exercices de la forme IX.
    Moi : - Tout juste auguste.
    PROXY : - C’était indéniable, vu que vous avez encore l’autre moitié de l’exercice 2 à réaliser. Et cette fois, ça ne sera pas moi qui se ferra un plaisir de vous vaincre^^.
    Moi : - Pendant qu’on en parle, je voudrais bien que tu lances le module correspondant pour que je puise m’entraîner aussitôt dans la salle attitrée.
    PROXY : - Pas de souci, ça sera vite fait. Le temps que j’aille chercher un sabre d’entraînement pour maître Aynor et je m’en occupe…
    Moi : - Aynor est là aussi ?
    PROXY : - Elle est actuellement en Salle Blanche, à entraîner votre jeune sœur à la forme III.

    Je souris intérieurement. Depuis qu’elle devenue padawan sous la tutelle d’Aynor, Reyn a réussit à reprendre un cursus normal d’apprentissage interrompu depuis la crise de Rhommamool et elle s’est posée les bonnes questions sur la direction que prendrait sa formation. Elle a du choisir le Soresu pour une bonne raison et c’est à elle de justifier son choix ; elle n’a plus rien d’une petite fille apeurée.
    Je décide de passer à autre chose et je laisse l’holodroïde repartir tandis que je me rends directement dans la Salle aux Mille Aspects. Je pénètre dans la grande pièce éclairée, encore vide et sobre, et je commence à me mettre au milieu de l’espace pour m’agenouiller. Je prends une posture assise de samouraï et je commence à fermer les yeux ; j’aurais pu décider de faire de la « méditation mobile » pour être plus concentré et actif mais faire le vide me permet de me remémorer les différents mouvements employés durant les précédents exercices. Ma mémoire s’active grâce à la Force et mon corps se souvient aussitôt de chaque technique d’attaque et de défense, chaque mouvement arqué de mon poignet. Petit à petit, mon schéma de la forme de combat s’imprègne en moi et je sens mes membres aussi souples et actifs que précédemment. Il est temps de remettre en pratique mon art martial appris.
    J’ouvre les yeux instinctivement, au moment où l’environnement modulable de la Salle commence à s’activer et à mettre en place un décor aléatoire pour le combat. Je me relève de ma posture pour être bien droit sur mes deux jambes et je dégaine mon sabre-laser pour me préparer à l’allumer. L’éclairage change, les murs commencent à voir des fonds de paysage se dessiner et le sol se met à vibrer quand les éléments fictifs apparaissent pour faire plus que réel. L’intérieur de la Salle ressemble dès à présent à… une petite plaine terreuse et rocheuse, entourée par les majestueuses forêts de la planète Ruusan.

    J’entends peu après du mouvement devant moi et je vois sortir d’entre les arbres verts et touffus mes premiers adversaires. Ce sont deux droïdes IG-100 à la carrosserie grise qui s’avancent sur la plaine où je me trouve, d’une démarche plus souple et pliée que de simples machines, et ils s’arrêtent à deux mètres de moi pour dégainer de leur bassin métallique leur arme. Ces deux IG-100 allument leur sabre et une lame blanche jaillit en vrombissant ; j’allume à mon tour mon sabre, salue à la Makashi, puis fait un moulinet de poignet avant de pointer ma lame bleue vers eux. Il est temps de commencer.
    Les deux épéistes IG-100 restent un moment en garde médiane puis ils s’élancent simultanément dans une attaque frontale me visant. L’un décide de me porter une attaque à l’épaule tandis que l’autre veut frapper ma côte gauche. Je m’occupe d’abord de protéger mon épaule en exécutant une parade horizontale de mon mouvement arqué. La lame azure réceptionne le coup et la contre avec rebondissement. J’effectue ensuite une parade suivante en écharpe pour bloquer l’autre attaque et empêche le droïde de toucher ma côte. Les deux IG-100 ripostent aussitôt et tentent de me frapper en biais ou au bras. Je commence par dévier horizontalement l’attaque vers mon bras puis retourne le coup en biais contre son envoyeur. Mon espace vital est toujours défendu mais il arrive parfois qu’une lame arrive à le pénétrer. Je passer aussitôt à l’attaque, d’un mouvement arqué, je réalise à ton tour des attaques frontales pour les déstabiliser. Les deux IG-100 pare mes premières tentatives sans effort mais ils se font rapidement avoir par mes mouvements arqués. Je réussis à voir leurs points faibles et use de mon mouvement arqué pour d’une les prendre au dépourvu et de deux frapper les endroits à découvert.
    Les deux IG-100 se reculent en feignant d’être blessés et attendent une minute. C’est là que deux autres droïdes du même modèle, et même carrosserie arrivent et les rejoignent en allumant leurs sabres-lasers à lame blanche. Des armes d’entraînement évidemment. Les quatre IG-100 foncent ensemble sur moi et m’entourent pour mieux me déstabiliser. L’environnement modulable change soudain pour passer aux plaines meurtries de Balmorra et j’en profite pour me déplacer dans la plaine pour mieux me synchroniser avec les mouvements de mes quatre adversaires. Chacun tente une attaque différente et je pivote sur moi pour mener mon mouvement arqué de poignet là où il faut défendre et contre-attaquer. Puis attaquer par la suite.

    Le rythme de ce combat est tenable et je m’efforce de me déplacer avec mon espace vital pour prendre l’avantage sur les quatre sabreurs IG-100. Je pare, attaque et contre-attaque de la même manière que lors de la précédente partie d’exercice, adaptant l’ordre de passage de mes mouvements pour éviter de faciliter l’assaut des droïdes. Les quatre IG-100 enchaînent les attaques et parades en suivant les techniques de la forme VI mais ils ne peuvent pas anticiper mes coups horizontaux ni les contrer encore longtemps avec leur sabre à lame blanche. Alors ils se font avoir par mon mouvement arqué.
    Seulement, les IG-100 sont des droïdes capables d’être malin et deux d’entre les quatre décident d’éteindre subitement leur arme quand ils feignent de m’attaquer. Un poing mécanique cherche à venir se loger dans mon ventre mais je le prends à revers en esquivant à temps et en bloquant son poing avec ma lame. L’IG-100 recule en simulant un cri de douleur tandis que le frappeur suivant veut me mettre une châtaigne… qu’il réussit à me donner au menton. La douleur est passagère mais elle m’a mise dans un état de déconcentration. Les deux autres IG-100 en profitent pour effectuer des attaques en écharpe. Je me reprends très vite et j’empêche les deux lames adverses d’aller plus loin dans mon espace vital.
    Je continue de me déplacer en pas chassé dans l’environnement autour et je persévère dans cet échange contre les quatre sabreurs IG-100, sans pour autant délaisser le mouvement arqué. Je pourrais très bien les avoir en les attaquant au Djem So mais ça me rendait prévisible et me demanderait plus de porter des coups puissants et moins rapides. Je dois donc continuer avec les techniques de la neuvième forme.
    Les quatre IG-100, après m’avoir fait sué avec leurs attaques tantôt souples tantôt puissantes (mais prévisibles), s’arrêtent aussitôt de m’attaquer et attendent patiemment en me regardant fixement. Je reste en garde médiane, ma lame toujours pointée par mon mouvement arqué, et je respire lentement en analysant leur intention. Même si ce sont quatre droïdes doués de talent, ils n’en restent pas moins des machines dont les actions peuvent être à prévoir. C’est alors que le décor de la salle devient celui de la grande place de Kelhalt, sur la planète Rhommamool.

    C’est à ce moment que je comprends la situation… en envoyant une bonne vingtaine de droïdes de combat modèle légionnaire, à la carrosserie grise, m’entourer avec les quatre IG-100. Et ces derniers rengainent leur sabre éteint pour tendre leur bras gauche et armer leur mini-lance-roquettes vers moi. C’est le signal qui permet aux vingt droïdes légionnaires pour armer leur blaster vers moi et se préparer à tirer en salve. Je soupire de frustration.

    Moi : - Et il disait qu’il ne pourrait pas se faire un plaisir de me tuer.^^

    Je ferme les yeux et fait le vide en moi, me concentrant pour sentir chaque coup arriver. J’ouvre les yeux au moment où huit mini-roquettes fusent vers moi et je fais mon mouvement arqué de manière à dévier les roquettes avant qu’elles n’explosent dans l’air. Les blasters des droïdes légionnaires crachent ensuite et je fais tourner mon sabre arqué dans toutes les directions pour dévier les tirs. Ceux-ci sont renvoyés de toutes parts et touchent les vingt droïdes, qui se désactivent aussitôt touchés. Même les quatre IG-100 se reçoivent les tirs lasers et sont touchés en pleine poitrine. Tous mes adversaires droïdes sont vaincus, allongés au sol et désactivés. Je peux enfin éteindre mon sabre et souffler un bon coup. Cette deuxième partie d’exercice est décidemment un véritable défi de chevalier.

    Moi : - Bon, j’ai survécu. C’est l’essentiel. Quoique, j’ai mal au poignet et je sens que je vais devoir faire le ménage derrière moi après cette séance…

    Je quitte enfin la salle de combat, désireux de me rendre dans la salle commune pour récupérer une poche de bacta froid pour mon poignet avant de revenir chercher ma camarade dans sa classe.

    dimanche 20 mai 2018 - 13:04 Modification Admin Réaction Permalien

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    Zadyssa

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    Zadyssa - Entraînement au corps-à-corps

    La Salle aux Milles Aspects... Kinsa avait raison, l'entraînement serait ainsi optimal. J'esquissai un sourire et me mis en garde en me plongeant dans la Force ; mon rythme cardiaque ralentit et mes sens s'aiguisèrent tandis que je me repassais les consignes de mon ex-maître : d'abord veiller à conserver tous mes adversaires dans mon champ de vision.

    La Salle s'activa, nous plongeant dans une prairie aux hautes herbes m'arrivant au-dessus de la hanche. Il y avait donc peu de cachettes disponibles, ce qui signifiait que je pourrais difficilement jouer sur un effet de surprise. En garde, je fixai Kinsa, tournant autour d'un point invisible de sorte à la garder toujours en face de moi. Brusquement, mon sens du danger m'informa de la présence d'un autre adversaire, et je me baissai juste à temps pour esquiver un coup de pied. J'enchaînai avec une balayette qu'il esquiva. Il s'agissait d'un colosse plus agile qu'il n'en avait l'air. Il faudrait que je me serve de sa propre force pour pouvoir le mettre hors d'état de nuire. Cependant, je n'eus pas le temps de faire quoique ce soit : Kinsa venait de s'ajouter dans la danse et je dus faire un Saut de Force en arrière pour mettre de la distance entre eux et moi. Contre toute attente, elle bondit à son tour et m'octroya un puissant coup de pied dans l'abdomen, me propulsant à terre alors que je n'étais même pas atterrie.

    La respiration coupée et le dos douloureux, je roulais à terre pour esquiver le coup du colosse.

    Kinsa : Bah alors, c'est tout ?
    Moi : Absolument pas.

    Je sautillai sur place, me laissai davantage envahir par la Force et prédis le mouvement du colosse que j'évitai avec fluidité. Kinsa était devant moi, je n'avais plus qu'à... Sans comprendre, je basculai en avant, roulant dans les hautes herbes jusqu'à finir à ses pieds.

    Kinsa : Tu t'inclines devant ta vénérable maître ? C'est biien.

    Je roulai de côté juste à temps pour éviter le colosse qui fonçait rageusement sur moi. Toutefois, je ne devais pas me laisser accaparer par sa présence et en oublier Kinsa : je reculai d'un pas, puis d'un autre. Ses coups étaient aisément prévisibles si j'agissais avec calme sans me laisser prendre de court par leur supériorité numérique. Il voulut m'asséner son poing en plein visage, mais je déviais son bras et tournai sur moi-même pour passer derrière lui tout en lui faisant un croche-pied. Il tomba en avant, entraîné par sa propre force. C'est alors que j'eus la surprise de faire face à Kinsa qui m'envoya une nouvelle fois au tapis : elle avait profité de l'imposante carrure de l'adversaire pour se dissimuler dans son dos.

    Cette fois, je me relevai d'un coup en l'obligeant à reculer. Je laissai la Force m'envahir et je me mis à bouger plus rapidement. Je lui sautai par-dessus et me rendis compte qu'un nouvel adversaire venait d'apparaître. Ils étaient désormais trois, les choses se compliquaient... Il était hors de question de me laisser dominer. Je profitai de mon atterrissage en roulade pour accrocher les jambes du nouveau venu alors qu'il était en plein changement d'appui : il chuta en arrière.

    Sentant Kinsa arriver dans mon dos, je me relevai et parai son coup. Toutefois, j'étais dos à l'autre... Cela dura ainsi une bonne heure, les décors changeants toutes les quinze minutes. Au bout d'une bonne demie-heure, je parvins à les garder dans mon champ de vision sans me laisser encercler et les rencontres avec mon ami le sol furent moins nombreuses. De plus, le nombre d'adversaire avait augmenté jusqu'à 5, mais la plus dure à gérer était toujours Kinsa. Vive, elle parvenait toujours à me projeter au sol en se servant de la présence des autres. J'avais donc souhaité une bonne journée à une prairie, une montagne, des toundras... Tous m'accueillaient à bras ouverts, c'était réjouissant.

    Maintenant que je parvenais à tous les avoir dans mon champ de vision et à ne plus me laisser surprendre comme une débutante, j'estimai qu'il était temps de passer à la seconde étape : se servir de leur supériorité numérique. Je profitai d'un changement de décor qui me projeta dans une forêt similaire à celle de Yavin IV pour mettre ceci en œuvre. Désormais, il y avait des éléments avec lesquels je pouvais jouer : les arbres.

    Simultanément, ils m'attaquèrent, Kinsa restant étrangement en retrait. J'esquivai l'un, lui fis un croche-pied tout en m'occupant d'un autre et je me servis d'une de ses attaques pour le propulser contre celui qui venait de surgir dans mon dos. Cela était plus simple que la première étape : les enseignements de Kinsa me revenaient en mémoire et mon corps bougeait de lui-même, animé du profond désir de ne pas perdre et de se dépasser davantage. Mes gestes étaient plus fluides, plus rapides, plus vifs, cela me laissait le temps de réfléchir à ma situation, de prédire plus facilement leurs attaques. Ainsi, la réussite de la première étape facilitait celle de la seconde, et ainsi de suite, je supposai. Mais si j'étais en profonde harmonie, la chute d'une pierre pouvait la briser. Et c'est ce qu'il se passa lorsque Kinsa intervint en me faisant une béquille.

    Je tombai douloureusement à terre, surprise. Je me rendis alors compte que je commençais à fatiguer, et mes gestes se faisaient de plus en plus mécaniques. Il fallait absolument que j'inverse la tendance ou je ne tiendrais pas longtemps. Je reculai, reculai, jusqu'à me heurter à un arbre. L'idée me vint à ce moment-là. Je restai collée au tronc, déviant plusieurs attaques et simulant le fait que je ne parvienne pas à me tirer de là. Comme je l'escomptai, l'un de mes adversaires craqua et me donna un coup de poing... qui fit mouche dans le tronc : je venais de m’éclipser de là en un clin d'oeil, sautant sur une branche pour placer une certaine distance entre eux et moi.

    Deux d'entre eux arborèrent un air ahuri, se dévisageant surpris. J'en profitai et bondis sur l'un qui fit tomber l'autre tels deux dominos.

    Moi : C'est parti !

    Je fis ensuite un salto arrière de sorte à atterrir sur les épaules du colosse. J'eus tout juste le temps de le frapper à la nuque avant de mordre la poussière, ayant perdu l'équilibre. Il tomba évanoui et trois nouvelles projections apparurent pour me mettre dans le pétrin. Ils étaient désormais 7 dont Kinsa. Cette dernière s'approcha de moi, et débuta un échange plutôt chouette qui aurait pu continuer quelques minutes supplémentaires si elle ne m'avait pas propulsée au milieu des six adversaires. Je grimaçai et donnai un coup de pied dans le thorax de l'un, me baissant ensuite et roulant pour en faire trébucher un autre. Ils étaient sept...

    Comment faire ? Mes sens avaient beau être développés, ils ne perdureraient pas indéfiniment : je finirai bien par me faire surprendre un moment ou un autre. Et le cercle se resserrerait toujours plus... Comment briser un cercle ? Je finirai immanquablement par me retrouver prise au piège, tel un poisson dans un filet. Je secouai la tête, esquivant une énième offensive. Ça ne servait à rien de se prendre le choux avec ça ! Je fonçai alors droit sur Kinsa qui eut un léger mouvement de recul, surprise. Au dernier moment, je changeai rapidement d'appuis, me servant pour cela de la Vitesse de Force, fis un tour sur moi-même pour éviter sa tentative de m'immobiliser, et me glissai furtivement entre elle et l'adversaire le plus proche. J'avais réussi ! C'était sans compter sur le furtif croche-patte de Kinsa qui m'envoya dire bonjour au sol pour une énième fois. Nous commencions sérieusement à devenir proche, lui et moi. C'était inquiétant. Une nouvelle relation compliquée à gérer.

    À ce moment-là, le décor changea et nous fûmes propulsés en pleine ville. Les choses évoluèrent ainsi en une sorte de course-poursuite : moi poursuivie par huit adversaires qui tentait de me frayer un passage dans la foule. Je déviai une attaque de l'un d'entre eux puis me faufilai entre deux passants, creusant ainsi l'écart. Il était temps de passer à la troisième étape, sachant que j'étais à mon avantage dans ce lieu : pour avoir vécu sur une planète-ville surpeuplée, je savais comment me déplacer dans des rues blindées.

    Je me servis de la Force pour repérer la position de Kinsa. Elle se situait sur ma droite… un coup d’œil à ma gauche m'informa de la présence d'un énième adversaire, son regard ne trompait pas. Je tournai sur moi-même en glissant entre les badauds et pus le surprendre pour le mettre hors d'état de nuire d'un bon coup dans la nuque. Un de moins ! Brusquement, je fus bousculée par la foule et manquai de tomber, ce qui aurait signé ma mise aux arrêts. En effet, l'un de mes sept adversaires n'étaient guère loin et fus sur moi en moins de deux, suivit de prêt par Kinsa et une femme d'âge mûr à l'allure athlétique. Je déviai un coup de poing du premier et envoyai une Poussée de Force aux deux suivantes qui furent éjectées le temps que je m'occupe de son cas. Un de moins, à nouveau !

    La foule qui s'était alors écartée se resserra et je fus de nouveau noyée dans la masse. Cela continua un certain temps, comme un cache-cache dans lequel j'étais à la fois la chercheuse et la cherchée. Le décor fut ensuite modifiée et je me retrouvai dans les bas-fonds d'une ville. Mon premier réflexe fut de sauter sur les toits, suivie à nouveau par mes six adversaires, dont Kinsa. Quatre autres s'ajoutèrent au jeu, et je respirai un bon coup, chassant la fatigue qui envahissait mes membres. Je ne devais pas ployer maintenant, il fallait d'abord que je réussisse à faire tomber Kinsa !

    Cet espace fut simple à gérer : j'avais tout de même passé deux mois dans Moridebo ; de nombreux jours dans lesquels mon salut n'était dû qu'à ma capacité à esquiver les ennuis, de quelque manière que ce soit. Je pus ainsi utiliser tout ce que j'avais appris avec l'Ataru : saltos, roues, rien n'était oublié. Je bondis sur un mur et franchis le vide entre deux bâtiments, atterrissant en roulade pour cueillir un de mes adversaires se situant non loin de là. Contre mes attentes, ils furent trois à me prendre en embuscade. Respectant la troisième étape, je zigzaguai rapidement entre eux, esquivant leurs coups en les prédisant grâce à la Force, puis j'attrapai le dernier par le cou à l'aide d'une prise Mandalorienne. J'enchaînai en lui faisant une béquille et je le poussai en avant pour qu'il dise bonjour à l'un de ses ennemis. Ensuite, je maîtrisais le dernier et eus tout juste le temps de me baisser pour éviter la jambe de Kinsa.

    Kinsa : Tu n'aimes plus le sol ? Il sera triste, tu sais, si tu ne viens plus le voir.
    Moi : Ne t'en fais pas, tu pourras bientôt lui dire bonjour de ma part.
    Kinsa : Essaie toujours !
    Moi : J'y compte bien !

    S'ensuivit un nouvel échange dans lequel Kinsa avait clairement le dessus. J'avais beau tenter technique sur technique, elle les paraît toutes avec une facilité déconcertante. De plus, je devais composer avec ses coéquipiers qui ne cessaient de venir m'enquiquiner. Toutefois, je ne me fis pas avoir comme la dernière fois : je bondis en arrière juste à temps dans un élégant salto arrière qui me permis d'analyser rapidement la position des autres. 

    Je m'engageai alors dans une mince ruelle en redescendant au sol, suivie de prêt par tout ce joyeux petit monde. Gauche, droite, gauche, les virages s'enchaînaient sans que je prenne le temps de les compter. Ils pouvaient seulement me suivre à la queue, et cela m'arrangea bien. Je fis un croche-patte au plus proche qui fit basculer le second. Les autres leur sautèrent par-dessus pour continuer à me suivre. J'avisai alors une caisse et montai dessus. Je bondis ensuite sur le mur à côté dans une sorte de salto de côté afin de prendre appui sur ce dernier pour retomber sur mon poursuivant que je plaquais au sol, le bras contre sa gorge. Le choc lui coupa la respiration et il mit immédiatement sa main à son cou. Je ne m'arrêtai pas là, faisant un multiple changement d'appuis pour passer mon prochain poursuivant tout en faisant découvrir mon coude à sa joue qui n'apprécia pas la rencontre. Je le terminai d'un coup de pied dans le dos. 

    Plus d'adversaires en vue… Je respirai bruyamment. Où était Kinsa ? Elle surgit de nulle part, telle un félin, et manqua de peu de m'immobiliser. Elle parvint cependant à me faire tomber, et le décor se modifia à ce moment-là, nous projetant à l'intérieur d'un grand complexe. 

    Nous étions dans une grande pièce circulaire pourvue d'un profond trou qui donnait sur tous les étages du bas et du haut. L'on pouvait voir le plafond en forme de coupole si on se penchait, mais je n'eus pas le loisir d'admirer la bâtisse que deux de mes adversaires surgirent devant moi. Par réflexe, je sautai suffisamment haut pour leur mettre à tous les deux mon pied dans leur face, en même temps. Passage à la 4ernétape !

    À peine atterrie, je fis un tour sur moi-même en me baissant pour faire une balayette au premier venu qui finit sur le derrière. Je me servis alors de ses épaules comme tremplin pour bondir sur le suivant et m'y accrocher de façon à me servir de mon élan pour donner un coup de pied à celui qui était juste à côté de lui, fermement agrippée à ce dernier. Ainsi, le premier finit à terre, entraîné par mon poids, et l'autre également, la main sur son nez en sang. Je roulai à terre mais fus tout de même immobilisée par l'un de mes adversaires. Pas Kinsa, heureusement. Cette dernière était d'ailleurs en retrait, observant ma manière de m'y prendre pour me débarrasser de lui. 

    La projection était affreusement réaliste. J'étais plaquée au sol, bras et jambes immobilisées, et il m'étranglait. Je commençai à manquer d'air quand les entraînements de mon maître me revinrent en mémoire. Mes mains bougèrent tout seuls et je parvins à me défaire de son emprise en m'en prenant à ses pouces. À partir de là, j'organisai une nouvelle rencontre coude-joue qui ne plu pas à cette dernière et n'eus plus qu'à en profiter pour me dégager une bonne fois pour toute en lui donnant un magistrale coup de pied dans l'autre joue pour en finir. 

    J'eus à peine le temps de reprendre mes esprits que Kinsa fut sur moi, accompagnée du dernier adversaire restant. Je sautai en arrière, récupérant une certaine distance de sécurité mais elle ne me ménagea pas et se matérialisa subitement devant moi. Voilà qu'elle augmentait sa vitesse grâce à la Force !

    Grimaçant, je me fondis dans cette dernière et me débrouillai pour la gérer, elle et son adversaire. Au fur et à mesure, de nouvelles projections apparaissaient, me compliquant davantage la tâche. Et Kinsa n'arrangeait pas les choses, elle avait décidé de me pousser à avoir une relation avec le sol. Et j'étais incapable de faire pareil. Les coups pleuvaient dans tous les sens et ce combat prit des allures étrangement harmonieuses. Je bougeais dans tous les sens avec fluidité, esquivant et portant des offensives à plusieurs personnes en même temps, m'assurant de toujours les avoir dans mon champ de vision ou de pallier cela avec la Force si nécessaire, optant pour la troisième étape si les choses devenaient trop compliquées et jouant beaucoup sur mon infériorité numérique pour les embêter. Bientôt, ils ne furent plus que trois adversaires dont Kinsa. J'étais fatiguée… il fallait que j'en termine rapidement. J'ignorai depuis combien de temps je combattais ainsi, mais il était plus que temps que cela cesse. Je transpirais et commençais sérieusement à manquer d'énergie tandis que mes sens se faisaient de moins en moins aiguisés. J'avais beau avoir une excellente condition physique, cette condition avait ses limites. 

    Une double attaque eut raison de mes deux derniers adversaires. Il ne restait plus que Kinsa. Je lui faisais face, un sourire aux lèvres, prête à ce qui allait m'attendre. Le duel qui suivit fut compliqué. Mon cerveau carburait à cent à l'heure, il n'était pas question que je perde ! Mon corps se mouvait à un rythme effréné, avant même que je ne pense à ce qu'il devait faire, il bougeait, suivant de lui-même la danse imposée par nos différents coups, ce qui me laissait encore une fois le temps de réfléchir. Je sentais la sueur perler sur mon front. Je pouvais me laisser aller, mais je tenais à faire les choses bien : je ne progresserais pas si je ne me donnais pas à fond. Et je ne gagnerais pas non plus. Et je tenais à ma victoire. Non pas que Kinsa me mettait une raclée à chaque fois, mais… si. Et là, j'avais eu l'entraînement parfait avant, contre tous ces adversaires. Je devrais bien pouvoir réussir à la mettre par terre au moins une fois. Rien qu'une. 

    Je décuplais ma vitesse grâce à la Force, et ce qui s'ensuivit fut d'autant plus intense. Mais je n'avais presque plus de force, et ce qui devait arriver arriva : Kinsa me repoussa jusque contre la barrière. Le vide derrière celle-ci me fit passer l'envie de tomber. Ma respiration était saccadée, je n'avais pas la force de riposter, il fallait que je trouve une parade avant qu'elle ne m'immobilise pour de bon. 

    Alors je me relâchai, les bras ballants et l'air nonchalant. 

    Kinsa : Tu abandonnes ?

    Je ne répondis pas et fis un pas en avant, puis un autre. Je retins mon sourire face à l'air intrigué de Kinsa puis lui sautai dans les bras au dernier moment, comme si je voulais lui faire un câlin. Surprise, elle réagit un poil trop tard, et se retrouva étendue à terre tandis que je l'immobilisais avec un grand sourire.

    Moi : Gagné !

    Aussitôt, Kinsa parvint à se défaire de mon emprise.

    Kinsa : On va voir ça.

    C'est là qu'elle m'attaqua avec une arme redoutable, une arme qui fonctionnait sur moi et pas sur elle, une arme injuste qu'elle avait découverte par hasard à la salle commune : les chatouilles. Je me mis à me tortiller dans tous les sens, riant et lui hurlant d'arrêter. 

    Kinsa : Tu disais avoir gagné, non ?
    Moi : Arrête, s'il-te-plaît ! Je… j'en peux plus.

    En guise de réponse, elle continua. J'avais mal au ventre tellement je riais. Après de longues minutes, elle cessa enfin, et je restai étendue au sol, épuisée. Je détaillai un temps les lieux avant que la projection ne disparaisse. C'était dans un endroit similaire qu'il était décédé…

    Moi : Tu sais que mon père est mort dans un lieu comme ça ? 

    Cette question, elle sortit toute seule, sans que je n'y ai réellement réfléchi. Je ne m'en étais pas rendue compte immédiatement pendant le combat mais maintenant, elle s'imposait à moi comme une évidence. Et sans savoir spécialement pourquoi, j'avais envie que Kinsa le sache. 

    Ce message a été modifié par Zadyssa le dimanche 20 mai 2018 - 19:18

    dimanche 20 mai 2018 - 19:03 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Validation Zadyssa : exercice de combat au corps-à-corps ; faire face à plusieurs adversaires

    Je n'attendais pas moins de mon ancienne padawan que la prestation qu'elle avait livré lors de cet entraînement. L'entraîner, même après son sacre de Chevalier, était toujours un plaisir, surtout que Zadyssa était douée. Même si elle se laissait vaincre par des chatouilles et qu'elle commençait à avoir une relation très ambigüe avec le sol. Il fallait faire attention à ce que Zokuron ne soit pas jaloux... J'imaginais déjà la scène : "Zadyssa...il faut qu'on parle... Tu passes beaucoup trop de temps avec le sol, tout contre lui... Je...je sais pas ce que ça signifie..." - "Écoute, je suis naturellement attirée à lui. Je crois qu'on appelle ce phénomène gravité et qu'il a beaucoup plus d'emprise sur moi. Je...ça ne changera rien entre nous, je t'assure."

    Toutefois, je perdis mon sourire narquois quand elle remarqua :

    Zadyssa : Tu sais que mon père est mort dans un lieu comme ça ?
    Moi : Non, je ne savais pas. Tu ne m'avais jamais rien dit.

    Elle haussa légèrement les épaules.

    Zadyssa : C'est ce que je n'aime pas trop en parler et que je n'en souffre pas autant que d'autres choses. Et puis...ce n'est pas comme avec ma mère, je n'étais pas là quand il est mort, je n'ai jamais su qui l'avait tué d'ailleurs.
    Moi : Si tu n'étais pas là, comment sais-tu qu'il est mort dans un environnement semblable ?
    Zadyssa : Des cauchemars. J'ai fait le même plusieurs fois.
    Moi : Oh. Et tu le fais toujours, ce cauchemar ?
    Zadyssa : Parfois. Il est frustrant, je ne vois jamais l'identité de l'assassin.

    Je repensai à la mort de mon propre père, tué des mains de Spencer, et à la manière dont je me crispais à chaque fois que le Sith Cathar entrait dans mon champ de vision. Je faisais tout ce que je pouvais pour faire abstraction du fait que Dark Spencer était le meurtrier de mon père, et de bien d'autres personnes d'ailleurs, dont beaucoup de Jedi valeureux.

    Moi : Eh bien... Peut-être est-ce pour le mieux. Peut-être que ce serait pire si tu connaissait l'identité de l'assassin de ton père. Pour ma part, je sais exactement qui a tué mon père, et je ne suis pas sûre que ça soit une bonne chose. Parfois l'ignorance peut être bénéfique. Ce type de connaissance peut mener à une certaine envie de vengeance, alors..
    Zadyssa : J'imagine. Mais ça reste frustrant quand même (elle marqua une pause). J'ai fait ce cauchemar il y a longtemps, quand j'étais petite, alors que je n'étais pas très proche de mon père. C'est bizarre, non ?
    Moi : Les liens du sang exacerbent l'empathie, peu importe qu'on ait été proche de la personne ou pas. Ou alors la Force veut te montrer quelque chose...

    Mon ancienne padawan esquissa un sourire : la possibilité que ces cauchemars lui viennent de la Force n'avait pas l'air de l'enthousiasmer plus que ça. De toute manière, les buts de la Force étaient toujours nébuleux...

    Zadyssa : Je ne sais pas pourquoi, mais je préfère la première option.
    Moi : Ce n'est pas vraiment le genre de chose qu'on choisit. En tout cas... Vu ce que je viens de voir, s'il ne t'attaque pas à coup de chatouilles, tu t'occuperas facilement de l'assassin de ton père si jamais il décide de te confronter.

    Ou des pommes, songeai-je en songeant à la comique phobie de la jeune fille. C'est bien, des pommes.

    Zadyssa : Maiiis c'est pas ma faute si je suis chatouilleuse. Sinon, j'imagine que c'était bien si tu dis ça ?
    Moi : Oui, c'était très bien, et j'espère surtout que ça te servira.
    Zadyssa, taquine : Bien sûr, tu ne me piqueras plus mes adversaires et je pourrai te piquer les tiens.

    Je souris. Au cours des missions que nous faisions ensemble, nous faisions le compte des adversaires mis hors d'état de nuire et Zadyssa était toujours frustrée parce que je la battais toujours. Elle avait juré qu'un jour ce serait mon tour de perdre. J'attendais toujours.

    Moi : Tut tut tut ! N'y pense même pas !
    Zadyssa : Si si !
    Moi : Chiche que je gagne la prochaine fois.
    Zadyssa : Pari tenu !
    Moi : Allez, reviens quand tu veux. Ce serait dommage d'interrompre une si belle d'histoire d'amour avec le sol, après tout.
    Zadyssa : Je peux t'arranger une rencontre avec lui, si tu veux. Il est très sympa, je t'assure. Vous vous entendrez bien.
    Moi : Je te crois, j'ai fait sa connaissance plus de vingt-cinq ans avant toi.
    Zadyssa : Tu dois lui manquer, alors.
    Moi : Absolument pas.
    Zadyssa : Si tu le dis...

    Validation Galen : Shien, exercice 2, partie 2

    L'après-midi même, je retrouvai un Galen épuisé dans la Salle aux Milles Aspects, avec une poche de bacta froid sur son poignet. Alors qu'il prenait un temps pour se reposer, je visionnai des extraits de son entraînement. Galen a toujours été un excellent duelliste, et cette Forme lui permet de bien s'exprimer ; elle lui convient bien de manière générale. Inutile de préciser que nous ne combattions pas du tout de la même manière : je privilégiais un style hybride, qui combinait sabre laser et combat au corps-à-corps, en exploitant mon beskar'gam, ce qui me permettait d'appréhender des adversaires comme des brigands ou des chasseurs de primes. D'un air distrait, alors que je regardais un holo-Galen renvoyer des mini-roquettes, je fis :

    Moi : J'ai vu Aynor entraîner ta soeur en venant. Elle se débrouille bien.
    Galen : Qui, Aynor ?
    Moi : Mais non, Reyn ! Elle est jeune, mais elle a déjà de bons réflexes. Ça doit être le gène Arek...
    Galen : Sûrement, ouais. Alors, qu'est-ce que tu as pensé de mon entraînement ?

    J'éteignis l'enregistrement et me tournai vers le Tythonien, qui attendait ma réponse, appuyé contre un mur.

    Moi : Tu as assuré face aux IG-100 et aux autres droïdes, bravo, et tu as su conserver tout au long de l'exercice les techniques du Shien. Je valide cet entraînement, tu peux passer au troisième et final exercice, même si je te conseille comme toujours de le refaire plusieurs fois.
    Galen : Super ! Je reprendrai l'entraînement demain, pour l'instant je pense que je vais prendre un peu de repos.
    Moi : Bien évidemment. Pour ma part, je vais utiliser cette salle pour m'entraîner au Sokan.
    Galen : D'accord, à ce soir alors.
    Moi : À ce soir.

    Kinsa ; Sokan, exercice 3 : UTILISER LE TERRAIN

    Il me salua et sortit de la salle, tandis que je commençais à m'échauffer en faisant des tours de salle, puis divers étirements et renforcements, avant de prendre deux minutes pour méditer. En situation réelle, lorsque c'était possible, je méditais toujours avant un combat : cela avait pour effet de rendre ma respiration régulière et de m'emplir d'une sérénité nécessaire. Même si ce n'était qu'un entraînement, j'avais pris cette habitude et n'y dérogeais jamais.

    Une fois prête, je me dirigeai vers le terminal holographique et sélectionnai le programme "exercice final Sokan". Cet exercice était en quelque sorte le bilan des deux précédents et me mettrait en situation face à des adversaires holographiques dans un environnement aléatoire. Après m'être placée au centre dans la salle, j'attendis patiemment que le programme se mette en route. Quelques secondes plus tard, l'environnement neutre de la salle se mua en cantina. Je souris, satisfaite. Dans un endroit pareil, les éléments à exploiter ne manquaient pas : j'allais me faire un plaisir d'utiliser un peu de tout. La simulation paraissait me mettre dans une situation de bagarre de bar, et mon impression fut confirmée lorsque tous les clients de la cantina se levèrent et se dirigèrent vers moi d'un air menaçant.

    Aussitôt, je saisis le verre de mon voisin et le lançai vers mon opposant le plus proche, qui se retrouva avec du brandy dans les yeux. En ayant déjà fait l'expérience, je savais que c'était assez désagréable... Puis, je pivotai et répétai l'opération avec un autre verre et un autre client agressif, qui fut lui aussi mis hors d'état de nuire. Un Aqualish tenta de m'attaquer par derrière, mais je me retournai à temps pour lui asséner un coup de coude au-dessus de ses défenses et d'envoyer sa tête dire bonjour à la table dans la continuité du mouvement. Assommé, il s'écroula comme une poupée de chiffon.

    En parlant de table... J'en repoussai une pour couper le chemin à deux Rodiens qui n'avaient pas franchement l'air aimables, avant de sauter sur une chaise voisine pour prendre de l'élan et atterrir ensuite sur les épaules d'un autre Twi'lek, mais jaune lui. Surpris par mon poids, il tomba à quatre pattes sur le sol, ce qui me permit d'aisément l'envoyer bouler non loin de là. Je repoussai un des assaillants d'un coup de pied dans la poitrine, et ce dernier fut déséquilibré et tomba en arrière, entraînant avec lui un de ses amis qui se retrouva lui aussi à terre, un Duros vexé sur lui.

    Lorsque certains commencèrent à me tirer dessus, je me hâtai de me mettre à couvert derrière le bar. Je ne fus guère étonné de constater qu'un blaster se trouvait dans un des tiroirs du comptoir : la salle avait manifestement choisi une cantina mal famée où ce genre de rixe étaient fréquentes. Rapidement, j'ôtai le cran de sécurité et visai prestement une bouteille sur une étagère juste au-dessus du crâne d'un jeune Britarro qui se prenait manifestement beaucoup trop au sérieux. La bouteille explosa et répandit son contenu ainsi que des éclats de verre sur lui.

    Par télékinésie, j'utilisai une table ronde pour renverser une bande de Gotals parfaitement alignés qui criblaient le comptoir de tirs. Aussitôt, la table s'éleva, provoquant des exclamations de surprises, et fonça sur les Gotals, faisant un remake comique de l'holo-film "Bowling-party sur Corellia". Non, je n'étais pas nanarophile, juste qu'au cours d'une mission d'infiltration j'avais été obligée de regarder cette bouse qui m'avait dégoûtée à jamais des holofilms de Vailli Marax. Ce Mikkian faisait autant de bons films que je buvais d'alcool.

    Malicieuse, je lançai :

    Moi : Désolé pour la table, les gars, mais fallait pas tirer sur moi !

    D'autres tirs me répondirent. Il ne restait que cinq adversaires qui n'avaient pas déserté la cantina ou ne gisaient pas à terre évanouis. Il s'agissait de trois Phindiens, d'un Trandoshan et d'un Nikto, et tous paraissaient sacrément remontés. Sans crier gare, le Trandoshan bondit vers moi grâce à ses puissants muscles et manqua de me blesser sérieusement avec ses griffes. Ces reptiles étaient connus pour être redoutables au corps-à-corps grâce à leur force supérieure à la plupart des humanoïdes : les affronter sur ce terrain était risqué. Leur peau recouverte d'écailles résisterait également à un verre fracassé sur le crâne. Par contre... Tout en esquivant ses attaques de plus en plus enragées, j'avisai le dispositif de protection contre l'incendie. Quelques secondes plus tard, la salle se retrouva pleine de fumée et je pus m'éclipser discrètement par la porte arrière, sans qu'aucun de mes assaillants ne s'en rende compte.

    À peine avais-je posé un pied hors de la cantina que je me retrouvai dans la rue, visiblement comparable à une rue de bas-fonds de Coruscant. Et cette fois, c'était une bande de Terelliens qui me coursaient, ce qui compliquait l'affaire : cette espèce avait des capacités physiques qui leur permettaient de sauter très haut et de courir très vite. Voilà qui ne m'arrangeait pas. Mais d'un autre côté, cet exercice n'était pas fait pour arranger les Jedi qui s'entraînaient... Toutefois, je ne pris guère le temps de méditer et détalai. Afin de ralentir mes poursuivants, je fis tomber sur eux par télékinésie une toile qui recouvrait un étal pas encore ouvert. De la même manière, je semai sur mon passage une foule d'obstacles pour leur barrer le passage, ces obstacles allant de la caisse de meilooruns à des poteaux. À un croisement, je vis l'occasion de semer les Terelliens en pénétrant dans un hangar de chargement à la porte entrouverte, même si je savais que le programme se ferait un plaisir de faire mes poursuivants me retrouver en quelques secondes.

    Je ne m'étais pas trompée : alors que je m'étais dissimulée derrière une montagne de caisses qui devaient contenir soit de la nourriture, soit des armes – ces deux denrées, l'avais-je appris, étaient convoitées de manière égale dans les bas-fonds – j'entendis la porte se rouvrir bruyamment et des personnes entrer dans le hangar. Je retins ma respiration, tâchant de faire le moins de bruit possibles, avant de me rendre compte que ce décor était en réalité le tout premier endroit où je m'étais exercée au Sokan, lors du premier exercice. Je portai alors immédiatement mon regard sur la grue, le véhicule roulant et les unités de stockage explosives. Bien...j'avais l'avantage de l'expérience, au moins. Je commençai à réfléchir. Les unités ne se trouvaient pas très loin de moi : il suffisait que je trouve une source de chaleur autre que mon sabre et que les attire dans ce coin en faisant du bruit. Premièrement : la chaleur. Le rayon de soleil qui provenait de l'extérieur et qui me touchait attira mon regard et j'eus une idée. Lors de mes cours de physique lorsque j'étais padawan, à l'Académie, j'avais appris que la lumière du soleil pouvait être concentrée et transformée en un rayon très intense qui pouvait enflammer n'importe quoi. Il suffisait d'avoir...un cristal !

    Le sabre que j'avais était holographique : il ne craignait rien. J'en extrayis donc le cristal et la plaçai dans la position adéquate, de façon à ce qu'il renvoie la lumière de façon concentrée sur les unités de stockage. Dans le même temps, je fis bouger très légèrement une des caisses par télékinésie, ce qui attira les Terelliens dans ce secteur, et quelques secondes plus tard, une explosion de puissance raisonnable se produisit, assez pour les assommer sans les tuer. Malheureusement, il en restait qui se dirigeaient à présent vers ma direction. La respiration régulière, je me concentrai sur le véhicule roulant et, grâce à la Force, le fis se déplacer jusqu'aux ennemis restants, qui furent renversés par un chariot roulant à toute vitesse. Ainsi, cela les sonna suffisamment pour que je puisse sortir de ma cachette et les mettre proprement hors d'état de nuire. Satisfaite, je croisai les bras : exploiter son environnement était plutôt efficace, tout compte fait. Je ne regrettais pas de m'être mise au Sokan, surtout moi qui était friande de techniques de combat non-conventionnelles. Je tenais sans doute cette tendance au fait que je n'avais pas appris à me battre chez les Jedi, mais bien avant, et sur Mandalore les sabres laser étaient peu les bienvenus. J'avais ainsi appris à me servir de mes pieds et de mes poings avant de découvrir l'art du sabre laser, auquel je m'étais entraînée sans relâche depuis mon entrée dans l'Ordre.

    Sans me laisser le temps de méditer davantage à propos de mon style de combat, je me retrouvai dans un décor montagneux. Le programme avait donc décidé de changer. Tant mieux : j'avais toujours plus de mal dans des environnements naturels, qui contenaient souvent moins d'éléments à exploiter. Cette fois, je me retrouvais face à une reproduction du gang de la Mort Guavien, avec leurs reconnaissables casques et armures rouges assez peu esthétiques face à l'élégance d'un beskar'gam, mais aussi leurs armes de pointe qui seraient là le principal défi. Ainsi, dés qu'ils ouvrirent le feu sur moi, je m'empressai de me mettre à couvert derrière une saillie rocheuse qui me protégeait – provisoirement – des tirs. Idéalement, je devais trouver une solution avant que la roche soit percée. Finalement, je décidai d'adopter une stratégie risquée mais qui avait fait ses preuves en tant qu'une des ruses les plus vieilles du monde.

    Moi : Cessez le feu ! Je me rends !

    Après encore quelques secondes de mitraillage, le silence régna, et je me dégageai lentement de ma cachette, les mains en l'air comme si je comptais réellement me rendre. Toutefois, je continuai à avancer vers l'extrémité gauche du groupe.

    Guavien : Mettez vos armes à terre, Jedi.
    Moi : C'est fait en quel matériau vos casques ? C'est facinant...
    Guavien : Arrêtez-vous ou nous ouvrons le feu !
    Moi : C'est bon, c'est bon ! Je voulais juste regarder, c'est pas la fin du monde, j'ai bien droit à un peu de curiosité intellectuelle non ?
    Guavien : ...

    Première étape : déconcentrer l'adversaire, check. Deuxième étape, se placer dans une position où on peut se protéger des armes des autres en se servant d'une tête de file comme bouclier, check. Troisième étape : Attaquer en traître, en cours.

    Je pris mon sabre et me baissai, visiblement pour le mettre par terre, mais soudain je l'activai et bondit. Comme prévu, ils mirent plus de temps à tirer car dans leur configuration actuelle, en ligne, ils se tireraient dessus sinon, ce qui me donna le temps de trancher en deux l'arme du Guavien le plus proche de moi et à se réfugier derrière lui, avant de faire faire un joli vol plané à un autre qui alla s'écraser non loin de là, assommé. Je parai deux, trois, quatre tirs en Soresu, avant de débarasser un membre du gang de son arme de la même manière que son collègue. J'avisai alors un canyon assez profond pour qu'ils ne puissent pas me suivre, mais pas trop pour que je puisse y atterrir sans problèmes avec la réception amortie que j'avais apprise en même temps que je Saut de Force. Me protégeant des tirs avec mon sabre, toujours en Soresu, je sautai sous les yeux ébahis des Guavien qui s'attendaient manifestement à ce que je m'écrase comme une crêpe. La distance étant tout de même conséquente, j'avais amorti avec une roulade, mais j'étais toujours en un seul morceau, avec peut-être un peu mal à l'épaule.

    En bas, je découvris tout un système de galeries où je pénétrai, me servant de mon sabre laser comme d'une lampe torche. J'étais à 100% sûre que le programme se ferait un plaisir de me créer encore un adversaire dans ces galeries ; je comptais un peu dessus en y entrant, d'ailleurs. La suite des évènements me donna raison : une minute plus tard, la lumière d'un autre sabre laser, rouge cette fois, perça l'obscurité ambiante. Super, un Sith. Il était vrai que je n'avais pas beaucoup combattu au sabre pendant cet exercice. Le visage de mon prochain adversaire se dessina progressivement : il s'agissait d'un humain aux cheveux bruns qui lui arrivaient jusqu'aux épaules, les yeux jaunes injectés de sang. Il faisait partie des personnages que moi et Galen avions programmés comme ennemis aléatoires, mais lorsqu'on avait son hologramme en face de soi, cela faisait nettement plus peur.

    Hologramme Sith : Prépare toi à mourir, Jedi !
    Moi : Très drôle, hologramme.

    Nous échangeâmes quelques passes d'armes. Comme nous étions dans un espace restreint, peu propice à faire des acrobaties, je me rabattis sur un style Soresu, d'autant plus que l'exercice présent n'était pas vraiment destiné à tester mes capacités au sabre pur. De plus, un engagement minimum axé sur la défense me laissait assez d'attention pour observer l'environnement, mon véritable objectif. Je finis par repérer une fragilité dans la structure de la grotte, signalée par une fissure au plafond. Dans un mouvement ample, surprenant mon adversaire qui leva son sabre pour se protéger, je zébrai la pierre, qui céda et s'écroula, formant une barrière entre moi et le Sith holographique. Ce fut à ce moment-là que la simulation s'effaça, retrouvant l'environnement neutre de la Salle Aux Mille Aspects et m'indiquant que j'avais fini l'exercice.

    Je m'étirai. De toute évidence, je devrais à l'avenir refaire cet exercice, pour tester bien d'autres environnements et parfaire ma technique, mais pour l'instant... Je considérais que j'avais achevé mon apprentissage primaire au Sokan. Satisfaite, je récupérai mon vrai sabre laser et partis en direction de la Salle Commune.

    vendredi 25 mai 2018 - 17:31 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Padme111

    Padme111

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    Avec application, le vieux padawan avait réaliser tous les exercices d’assouplissement et d’échauffement sans et avec son sabre laser. Puis, dans le couloir du temple Massassi, le colosse marchait d’un pas décidé vers la salle de formation au combat. Le padawan Malachite s’était enfin réconciliée avec son maître la veille et cela l’avait incité à prendre sa formation bien plus au sérieux. 

    En arrivant dans la salle d’entrainement, le droïde PROXY lui fit bonne accueil. Après avoir échanger quelques formalités d’usage, Dexter expliqua au personnel artificiel qu’il désirait s’exercer à la forme de combat II. Le Réptiloïde avait déjà bien noté qu’il devait commencer par l’affûtages des sens. Il demanda à Proxy où était les casques de privation sensoriel. Le droïde conduisit le padawan jusqu’à l’étagère. 

    Plein d’enthousiasme, le Besalisk suivi le droïde et se mettait déjà en condition de combat. Il se souvenait des enseignements de Maître Brûle. Durant ce combat, Dexter devrait se fier uniquement à la perception de Force ! Il se réjouit à l’idée que comme la Force est bien présente partout, cela lui serait plus facile que par le passé. Pendant la guerre, le padawan avait rencontrer de grosse difficulté à percevoir la Force et cela lui avait poser souvent des soucis. 

    Tout en rêvassant à comment il allait combattre, Dexter et Proxy se retrouvèrent enfin devant l’étagère aux casques de différentes tailles. Pourtant, une chose évidente sauta aux yeux du Besalisk. 

    Proxy – Tous les casques sont ici, choisissez le vôtre. 

    Dexter – Proxy, es-tu programmé pour l’humour ?

    Le droïde regardait tour à tour le Besalisk puis les casques, puis revient sur l’interlocuteur. 

    Proxy – Oh, je vois. Non, l’humour n’est pas un critère important dans ma programmation. Toutefois, je comprends votre remarque. Comprenez que d’ordinaire les étudiants sont jeunes, plus jeune que vous. 

    Dexter - Et vous ne débordez pas de chevalier ou maître Besalisk. J’ai une crête sur la tête ! Donc soit, je commande un casque spécial pour mon espèce, soit aurais-tu autre chose à me proposer ?

    Le droïde semblait avoir déjà anticiper la question du padawan car il rétorqua rapidement à celui-ci qu’effectivement, il existe encore des cagoules anti-sensoriels dans la réserve. Tout en allant les chercher, l’être mécanique expliqua que ce type de matérielle existait avant la guerre des clones puisqu’à cette époque-là, l’Ordre Jedi grouillait d’espèces différentes. 

    Après plusieurs essaye, Dexter trouva la capuche à sa taille. Il pouvait commencer son entrainement !

    Forme II Makashi – Exercice 1 Affutages des sens. 

    Au centre de la salle, Proxy et Dexter furent armés d’un sabre laser à intensité faible. Tous deux étaient en garde et le padawan entièrement dans le noir. Il plongea dans la Force et fut étonnamment surpris par la rapidité avec laquelle, il s’était connecté à celle-ci. C’était encourageant et cela lui donna confiance. 

    Grâce à la Force, le Besalisk pouvait ressentir le danger que représentait l’arme du droïde. Cependant comme l’adversaire n’est pas biologique, le quadrumane ne perçu pas sa vie dans la Force. C’était plus comme si tout l’être mécanique était une source de danger. Et rapidement Proxy engagea le combat, Dexter recula instinctivement tout en essayant de parer l’arme du droïde, mais le padawan brassa l’air. Il marmonna quelques bruits gutturaux. 

    Sans laisser le temps à Malachite de réagir, Proxy décrivait des figures parfaites de Makashi afin de fondre à nouveau sur son adversaire. Le Réptiloïde perçu une sensation de danger qui s’abattait sur son épaule gauche. Instinctivement, le cyborg réalise un quart de tour sur lui-même afin de parer le sabre de Proxy. 

    Proxy – Mieux ! Cette fois, vous êtes parvenu à me contrer. 

    Dexter – Ouép ! J’ai trouvé le truc, je pense. 

    Effectivement, la programmation du droïde était réglée pour partir sur des figures simples. Donc dans les premières minutes, le padawan n’eut aucun mal à contrer les attaques de Proxy. Le Réptiloïde décrivait des figures rapides mais précises même si elle ne touchait pas toujours le sabre de l’autre combattant. Mais Dexter ne dominait pas l’exercice. Il était toujours en défense. Sans prévenir, ni faire de commentaire, le maître d’arme électronique passait à une offensive plus importante. 

    D’abord un peu décontenancer par la violence et le rythme imposer par le droïde, Dexter tituba en arrière évitant de justesse deux coups de sabre de Proxy qui aurait pu être mortel dans un vrai combat. Ensuite, le padawan se ressaisi tout en plongeant d’avantage dans la Force. Il perçu mieux son environnement. D’abord, il devina combien un mur était proche de son dos mais aussi que la pièce n’était pas entièrement vide. Sur sa gauche, il devait avoir trois obstacles inconnus et sur sa droite, Malachite évalua la cloison à environs cinq mètre. Le padawan perçu furtivement deux formes de vie de l’autre côté de la paroi dont une très familière. Cependant, la réalité l’obligea à retenir son attention dans la pièce. 

    Devant lui Proxy était comme une sensation de danger imminent. Grâce à un jeu de jambe typique de la Forme II de combat et des mouvements de rotations de son sabre laser, le padawan parvenait à ne pas être mis hors-jeu. Que du contraire, le cyborg usait de sa force physique pour augmenter les coups porter après des mouvements circulatoires de gauche à droite et vis-versa. C’était les premiers actes offensif de Dexter. Il voulu parvenir à diriger le combat vers les obstacles ressentis mais le droïde parvenait à partir dans le sens contraire. Néanmoins Proxy permettait au colosse de prendre un peu d’assurance avant d’augmenter les difficultés. 

    Au bout de plusieurs minutes d’un combat sans dominant, le frisson parcourant l’échine du padawan qui lui fit comprendre que son concurrent allait frapper fort sur sa gauche. Dexter sauta tout en donnant un mouvement de sabre qu’il tenait de ses deux mains gauches, partant de devant lui et glissant sur le droïde. Lorsqu’il redescendit sur le sol, Malachite avait déjà effectuer un demi-tour sur lui-même. Une fois face à Proxy, le padawan reprenait son sabre dans ses deux mains supérieures. L’adversaire plongeait sur le Besalisk en un mouvement de rotation. Malachite s’abaissait puis réalisa une pirouette sur lui-même en passant son sabre laser de la main supérieur droite à la main mécanique supérieur gauche. La programmation du combattant robotiser parvenu à sauter afin de ne pas se faire trancher les jambes. 

    A partir de là, Proxy combattait à un niveau supérieur. Même si Dexter essayait de rester concentrer sur sa perception de la Force et surtout du danger, la vitesse d’action du champion mécanique donnait des sueurs froides au Réptiloïde. Sous la capuche anti-sensoriel, il faisait très chaud. Pourtant, le padawan ne voulait pas renoncer. Il attaquait avec des mouvements corrects autant dans les jambes que dans le maniement du poignet ou des épaules. Bientôt Dexter voulu échapper à une attaque de Proxy, mais fut brutalement stopper lorsque son bras cybernétique heurta une colonne. Des morceaux de pierre tombèrent sur le sol et l’empreinte de l’épaule du Cyborg resta gravé dans le pylône. Dexter se mordit la joue intérieure. C’était donc ça, l’un des obstacles ressentis plutôt ! La fatigue le gagnait et son application à la tâche diminuait. Il rageait sur lui-même et un cortège de bruits gutturaux se fit entendre. Au bout de trois erreurs qui aurait pu lui coûter la vie. Proxy décida d’arrêter le combat. 

    C’est à ce moment précis que la Chevalier Talik entra dans la pièce. La Force indiqua au padawan Malachite qu’une vie venait de faire irruption dans la salle. Puisque le danger n’était plus, Dexter ôta sa capuche et prend le temps de se réhabituer à la lumière. Proxy avait déjà désactiver son sabre laser et salua Kinsa. Le Besalisk désactiva son arme à son tour puis s’assoit sur son séant car il était épuisé et en dégoulinait de sueur. La formatrice au sabre laser s’avançait vers lui. Même si Dexter n’avait pas encore recouvert une vue parfaite, la perception de vie permis au padawan d’être certain qu’une aura bien connue est dans l’encadrement de la porte de la salle. Curieuse, Padmée voulait écouter silencieusement les commentaires de Kinsa, même si elle n’avait nullement l’intention de les interrompes.

    mardi 12 juin 2018 - 19:17 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Zokuron

    Zokuron

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    Djem So: Déviation et renvoi des tirs

    En ce jour pluvieux et gris, Kinsa a décidé que la formation de son padawan continuerait dans son domaine, sous son regard direct. Elle en a le temps, en plus de l'envie, la météo humide ne lui apportant que peu d'élèves aujourd'hui. La twi'lek dégaine donc un pistolet-blaster face au togruta, qui répond par le vrombissement d'émeraude de sa propre arme.

    Kinsa: C'est moi qui vais te tirer dessus à la place du drône. Pour le moment, l'exercice est le même que celui du Shii-cho, il vise avant tout à développer ta faculté à prévoir la trajectoire des décharges, et à t'en protéger. Tu es prêt ?

    Le padawan, yeux bandés, prend le temps d'une longue inspiration pour se concentrer et s'ouvrir à la Force, puis il hôche de la tête. Il se met en garde médiane gauche et attend que la Force lui envoie un stimulus.

    PTEW ! La décharge est déviée avec succès. Ce fut un tir facile à contrer toutefois, orienté droit sur le torse du padawan. Zokuron sait qu'il n'en sera pas toujours ainsi et reste concentré. Kinsa réitère l'offensive, toujours au même endroit, variant seulement la fréquence des décharges pour voir la capacité de son padawan à réagir, et anticiper. Il s'en sort relativement bien, même si quelques décharges l'atteignent de temps à autre.

    Heureusement, Kinsa avait mit son arme sur sa puissance minimale, mais est-il vraiment utile de le préciser ? Ceci étant dit, la twi'lek augmente la difficulté en commençant à viser différentes parties du corps. La première, à la jambe droite, surprend Zokuron à tel point qu'il a juste le temps de se décaler pour ne pas subir la morsure du blaster. Il se replace aussitôt pour parer une tentative sur son flanc gauche, avant qu'une double salve ne reprenne son buste pour cible.

    Les rayons de lumière fusent à travers la salle sous le rythme que Kinsa impose à son padawan. Il se défend assez bien malgré son regard obstrué, la Force le guidant, son acuité amplifiée par son cristal, lui montrant et lui faisant ressentir ce qui se passe dans un rayon de plusieurs mètres autour de lui. Malgré tout, cela ne l'empêche pas de s'écrier des "Aïeuh" par moments lorsqu'un blaster parvient à son but...

    Une bonne demi-heure s'écoule avant que Kinsa ne passe à la suite de l'entrainement. Elle appelle un drône pour accentuer davantage la difficulté, lorsqu'elle remarque la présence de Zadyssa, qui les observe, accoudée à la baie vitrée de la salle. La twi'lek fait alors signe à l'humaine de les rejoindre, puis elle lui fournit un blaster avant de déclarer dans un grand sourire:

    Kinsa: Pas de quartier !

    D'un même geste, les deux chevaliers pointent le canon de leur arme sur un togruta qui comprend tout juste ce qui se passe. Il balaye l'espace devant lui avec son sabre dans un mouvement teinté de panique, avant de subir deux morsures simultanées. Après un cri de douleur plus prononcé que les précédents, il reprend contenance, et se place en garde courte tout en soufflant un "Ok..." de défi.

    En un instant, son dernier entrainement lui revient en mémoire avec précision. Non pas qu'il l'ait oublié depuis, mais il n'avait pas ressentit le besoin de s'en servir dans sa pleine efficacité jusqu'à maintenant. Il embrasse de ce fait la philosophie du bouclier déflecteur, se résolvant à garder son sabre tangent à son corps et à faire un minimum de mouvement à chaque parade pour plus de réactivité.

    Les deux demoiselles ne sont pas en reste. C'est sans pitié qu'elles font pleuvoir un déluge de rayons lumineux sur le togruta. Ce dernier se défend honorablement les dix premières secondes, avant qu'il ne se sente débordé. Il sort de son immobilisme et se voit contraint de se déplacer à plusieurs reprises pour échapper à une décharge tandis qu'il en contre une autre. Mais bien vite, à peine une minute atteinte, il est surprit par une morsure et son pied dérape, si bien qu'il doit poser une main au sol pour ne pas s'affaler par terre. La pluie de lumière cesse.

    Zadyssa: Ca va ?
    Zokuron, en se relevant d'un air vexé: Ca va.

    Il n'aime pas se sentir comme un linap chassé, à bondir à droite et à gauche sous les flèches. Lui, il se sent plus à son aise dans l'oeil du cyclone, intact et imperturbable, tandis que le chaos se déchaine autour de lui. Il réactive son arme, bien décidé à ne plus bouger, à rester là tel un roc quitte à se prendre toutes les décharges qui viennent sur lui. Lorsque son arme fait à nouveau entendre son chant, il effectue un rapide tournoiement en guise d'invitation à reprendre l'exercice, avant de se remettre en garde.

    Les trois Jedi passeront ainsi un temps conséquent, le reste de la matinée en somme. Zokuron s'améliore au fur et mesure, ses mains s'habituant à pivoter avec vélocité et son esprit à les coordonner avec davantage de précision. Pour autant, cela ne l'empêche pas encore de prévenir l'impact dès que l'une ou l'autre de ses adversaires décide de ruser en visant des zones difficiles ou par des enchainements compliqués.

    L'entrainement cesse lorsque Kinsa déclare qu'il est l'heure d'aller déjeuner. Rendez-vous le lendemain pour la suite. La twi'lek rejoint alors Galen, tandis que Zadyssa et Zokuron mangent ensemble.
    Le togruta passe ensuite l'après-midi à améliorer sa maîtrise du Curato Salva, profitant de la présence de nombreux points rougis sur son corps pour tester sa capacité à les résorber.

    Finalement vient le soir. Zokuron rejoint sa chambre à l'heure indiquée pour les padawan, en ayant à l'esprit non pas la fin de la journée mais sa continuité dans le couvert de l'obscurité. Le plan est le suivant: attendre un signe de Zadyssa qui surveille le coucher des chevaliers et des maîtres. Ensuite, lorsque l'académie sera au repos, ils se rejoindront dans les jardins, avant de se diriger vers les salles d'entrainement au sabre.

    Ainsi, le jeune togruta s'installe sur son lit en tailleur et entre en méditation. Il fait de même léviter son sabre devant lui, éteint, simplement pour entrer en résonance avec le cristal, et par là même profiter de l'acuité étendue dans la Force. Puis, il attend, vigilant au moindre signe de sa complice, profitant de cet état si agréable que celui d'être baigné dans la Force.

    Finalement, après quelques heures de patience, le signe tant attendu se manifeste. Mais pas de la manière à laquelle s'attendait le padawan. Tandis qu'il pensait recevoir un stimulus par le biais de la Force, c'est un simple bout de bois en lévitation qui toque plusieurs fois contre sa fenêtre, le sortant de son état second. Il se dirige aussitôt vers l'ouverture, vérifie que sa moitié est bien en bas, puis il s'échappe de sa chambre en escaladant et en sautant sur les parois du bâtiment. Le tout avec autant de discrétion que possible, bien entendu.

    Zokuron, en chuchotant: Eh bien, ils ont en mis du temps à aller dormir, ce soir.
    Zadyssa, murmurant en retour: Oui, et encore, il y a quelques maîtres toujours éveillés. C'est pour ça que je suis là, les jardins ne sont pas sûrs. On devrait pouvoir contourner en passant par-

    Un léger craquement survient un peu plus loin, faisant aussitôt se taire et se figer les deux Jedi. Mais rien de plus ne se produit, et la Force ne leur indique aucune présence proche, si bien qu'ils se décident à bouger au plus vite pour trouver refuge dans les classes de sabre-laser, avant qu'un réel problème ne survienne.

    Ils atteignent leur objectif sans trop d'encombres, et surtout, sans avoir été remarqués. Ils rejoignent ensuite une salle libre, située dans les profondeurs du bâtiment pour plus de couvert, où ils s'installent en vue de mettre leur plan à exécution.

    Mais avant de passer aux choses sérieuses, l'un et l'autre s'enlacent et s'embrassent, profitant de ce moment d'intimité pour se retrouver. Après tout, ils se doivent de s'occuper utilement en journée et de respecter le couvre-feu la nuit, si bien qu'ils n'ont guère de temps pour laisser leurs sentiments s'exprimer au quotidien. D'un point de vue plus pragmatique, ce moment leur sert aussi à s'assurer, en silence et dans le calme, qu'aucune venue étrangère ne vienne les surprendre.

    Après un temps indéfini, ils se détachent l'un de l'autre, estimant qu'ils sont suffisamment en sécurité pour pouvoir passer au but premier de cette escapade nocturne. Ainsi, chacun dégaine une arme, un pistolet pour l'humaine et son sabre pour le togruta, et se place de la même manière que lors de l'entrainement du matin.

    Une bonne heure et demi plus tard, Zokuron demande la fin des hostilités. Il est plutôt fier de cette séance, ayant réussi à se défendre correctement sans avoir besoin de se déplacer outre mesure. De plus, il déplore relativement peu d'échecs en comparaison du matin, même s'il sait que cela provient en partie du fait que Zadyssa n'est pas aussi adroite au blaster que Kinsa. Néanmoins, il reste satisfait de sa progression.

    Les deux Jedi se séparent ensuite pour retourner dans leurs quartiers respectifs, non sans partager au préalable un dernier moment de tendresse. L'heure est si avancée dans la nuit que toute l'académie est plongée dans un calme intense, si bien que chacun rejoint son lit sans rencontrer de problème sur son chemin.

    Le lendemain matin, Kinsa et son padawan sont présents à leur poste. Galen est là aussi, intrigué de voir de quoi est capable ce padawan consulaire qui s'intéresse au Djem So, forme que lui-même a choisit en tant que Jedi gardien. L'entrainement reprend donc, avec les mêmes consignes que la veille, au détail près que Zokuron n'a pas à mettre de bandeau sur les yeux, cette fois.

    La première heure, Kinsa teste son padawan. D'abord seule, puis aidée de Galen, ils tirent sur Zokuron qui parvient à tenir bon. Evidemment, il n'est pas parfait, mais les deux chevaliers tombent d'accord pour dire qu'il est prêt pour passer à la seconde phase de l'exercice: Renvoyer les décharges.

    Tandis que Kinsa appelle des drones et les place en lévitation stable à différents endroits de la pièce, Galen explique à Zokuron comment placer son arme pour orienter le rebond d'une décharge et ainsi viser une cible. Durant les deux heures qui suivent, les deux chevaliers poursuivent leurs attaques, à un rythme moindre toutefois. L'objectif n'étant plus de tester la défense du togruta, mais sa faculté à placer son arme correctement pour toucher les drones.

    Zokuron fait de son mieux, mais l'exercice n'est vraiment pas facile. Il parvient à toucher les drones par moments à force d'efforts, mais d'une manière si erratique qu'il met cela sur le compte de la chance. Après tout, sur une centaine de tirs, il n'est pas inconcevable qu'un ou deux parviennent à leur but involontairement. A la fin des deux heures, le seul constat que peut faire le padawan de sa progression est que les tirs vont majoritairement dans la direction qu'il leur donne, plutot que de partir de manière chaotique et non-contrôlée. C'est alors que Galen propose un petit jeu de sa conception:

    Galen: Est-ce que tu veux essayer une partie de tennis-laser pour finir la matinée ?
    Kinsa et Zokuron: Qu'est-ce que c'est ?
    Galen: Hu hu, c'est simple. Zokuron et moi on se place l'un en face de l'autre, à quelques mètres d'écart. Kinsa, tu tire ensuite sur l'un ou l'autre, puis on doit se renvoyer la décharge le plus longtemps possible. Et pour marquer un point, il faut toucher l'adversaire.
    Zokuron: Euh....
    Kinsa: Très bonne idée ! Allez, en place !

    Aussitôt dit, aussitôt fait. Galen et Zokuron se retrouvent face à face, à six mètres de distance. Kinsa ouvre le feu sur le Jedi-de-son-coeur, qui dévie aussi sec la décharge en direction du padawan. Ce dernier réagit en barrant le passage avec son sabre à l'horizontale, bien droit et perpendiculaire à la trajectoire du projectile. Pas assez perpendiculaire, il faut croire, puisque la salve lumineuse repart un peu sur la gauche du chevalier.

    Galen, sur un ton taquin: A un mètre près, tu me touchais.

    Ensuite, c'est au tour de Zokuron de réceptionner le tir d'origine. Kinsa tire, Zokuron se place, mais le résultat est médiocre. La décharge se perd dans le plafond. Puis revient le tour de Galen, qui pare avec aisance, mais qui se voit surprit lorsque la déviation du togruta lui revient dessus. Un adroit moulinet lui permet de se rattraper, avant que Zokuron ne manque une nouvelle fois de précision.

    Le jeu se poursuit ainsi jusqu'à la pause déjeuner. Zokuron s'habitue petit à petit et s'améliore à mesure que les échanges défilent. Durant l'un d'eux, dans un bref moment de grâce, à l'apogée de ses capacités physiques et mentales, il parvint à renvoyer cinq échanges d'affilée avant de se rater et de subir la morsure à la jambe. Au final, le bilan des points ne laisse aucun doute: Galen, 48 / Zokuron: 0. Le score ne prenant même pas en compte que ce sont majoritairement les déviations de Zokuron qui finissent dans le mur, contrairement à celles de Galen qui manquent rarement leur cible.

    Puis, quand vient le temps de rejoindre la cantina, Kinsa laisse Galen partir en avance afin de discuter avec son padawan...

    vendredi 15 juin 2018 - 17:49 Modification Admin Réaction Permalien

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    Validation Dexter ; Makashi, exercice 1 : Affûtage des sens

    J'entrai dans la salle II, où Dexter avait commencé son apprentissage du Makashi avec mon assistant droïde. PROXY lui avait fait faire le premier exercice, qui consistait en un duel en se fiant à d'autres sens que la simple vue, qui pouvait être trompeuse. Comme à mon habitude, je demandai à l'holodroïde de diffuser les passages les plus marquants de l'entraînement du Besalik, et analysai le combat. Il semblait bien se débrouiller, même s'il lui faudrait sans doute beaucoup de duels de ce type pour atteindre un niveau satisfaisant pour passer à la suite. Après quelques secondes de réflexion, je lui fis part de mes appréciations, non sans avoir remarqué la présence de Pad. La Maître Jedi couvait beaucoup son padawan, et voulait sans cesse s'informer de ses progrès : je la comprenais, et si une autre personne que moi entraînait Zokuron au sabre j'aurais probablement la même attitude.

    Moi : C'était très bien pour un début au Makashi. Toutefois, tu commences à connaître la rengaine : il faut répéter, répéter, et toujours répéter ! Ainsi je te recommanderais deux à trois duels de ce type par jour pendant un mois pour valider cet exercice. Si tu as des doutes, tu peux aller demander conseil au Chevalier Eckmül, lui qui a décidé de se spécialiser dans cette deuxième Forme.
    Dexter : Compris !
    Moi : J'ai vu que tu as stoppé le duel après trois erreurs importantes. Personnellement...je te dirais une chose. L'échec n'est pas une raison pour s'arrêter. Retiens bien ça.
    Dexter : Je tâcherai de m'en souvenir.
    Moi : Très bien, alors je te laisse et je te souhaite une bonne journée.

    Ainsi, je m'éclipsai. Il y avait des padawans qui m'attendaient pour que je surveille leur scéance collective de dulons, et je ne voulais pas les faire attendre davantage.

    Padme111 : Bon post ! La proposition de répétition n'est évidemment qu'in-RP, tu peux passer au deuxième exercice sans problème.

    Validation Zokuron ; Djem So, exercice 2 : Déviation et renvoi des tirs

    Alors que Galen était parti de la salle V, après une partie de "tennis-laser" largement à son avantage, je restai pour donner à mon padawan le bilan de ces deux journées d'entraînement bien remplies. Il était vrai que nous n'avions pas épargné le Togruta en lui tirant dessus, mais c'était bien plus intéressant quand des vraies personnes entraînées au tir remplaçaient les drones !

    Moi : Bon, je dirais que tu as bien compris le principe. Le tout pour renvoyer les tirs est de positionner ton sabre dans l'angle correct pour que le tir aille dans la direction souhaitée, et avec un peu de pratique je suis sûre que tu y finiras par y arriver.
    Zokuron : Je l'espère, oui.
    Moi : Le renvoi des tirs est une facette indispensable du sabre laser, et c'est typiquement le genre de chose qui peut te sauver la vie quand tu es pris dans une escarmouche. Crois-moi, je parle d'expérience.

    Je souris en pensant au nombre de fois où des gens m'avaient tiré dessus, bien trop pour les compter. À vrai dire, c'était la routine à chaque fois que je partais de Yavin IV – et même à l'Académie ça m'arrivait parfois.

    Moi : Cet exercice du tennis-laser était très instructif, je pense que je vais l'ajouter au nombre d'exercices optionnels. D'ailleurs, je te recommande de réitérer l'expérience quand tu veux, il suffit de me prévenir, moi et Galen.
    Zokuron : Oui, j'aimerais bien marquer la prochaine fois !
    Moi : Eh bien...ça ne tient qu'à toi.

    J'avais fait quelques pas dans l'intention de rejoindre la salle commune, quand je me retournai :

    Moi : Au fait. Vous croyez vraiment que je n'ai pas remarqué votre petit manège hier soir ?
    Zokuron : Notre...
    Moi : Par la Force, Zokuron, je pensais que vous étiez plus intelligents que ça. Vous pensiez réellement qu'un entraînement tard dans la nuit allait passer inaperçu, avec des blasters qui plus est ? Franchement... Si vous voulez vous cacher, il faut le faire mieux que ça. Les salles ne sont pas insonorisées.
    Zokuron : Tu nous a espionnés ?
    Moi : J'ai mieux à faire à une heure du matin, jeune padawan. Tu sais, vous avez parfaitement le droit de prendre du temps pour vous pendant la journée, vous n'êtes pas obligés de faire ça la nuit comme des voleurs. Nous ne sommes plus au temps de l'ancien Ordre Jedi où l'attachement est proscrit, et je ne suis pas sur votre dos tout le temps, malgré ce que vous semblez penser.
    Zokuron : Je... D'accord.
    Moi : Il faudrait qu'on ait un jour une sérieuse discussion à propos de cette manie de faire les choses en cachette, Zokuron. Mais maintenant, que dirais-tu de m'accompagner en salle commune pour manger quelque chose ?

    Zokuron : Très bon entraînement, même si j'aurais voulu à la fin que ton personnage réussisse quand même, ne serais-ce qu'une fois^^ Je valide quand même ton exercice, tu peux passer à la suite !

    lundi 18 juin 2018 - 15:46 Modification Admin Réaction Permalien

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    Galen Arek – SHIEN – Exercice 3 : Opportunité de combat

    Une journée particulièrement silencieuse pour les alentours de l’Académie Jedi de Yavin IV, même si le ciel de printemps au-dessus de la lune est bien découvert pour que le soleil éclaire la verte jungle. L’océan de végétation semi-tropicale continue de suivre son cycle habituel entre la faune et la flore tandis que les intérieurs des temples massassi profitent d’un léger vent de calme avant que la tempête de l’été. Les différentes ailes ne présentent qu’un mince taux d’activité encore palpable car quelques padawans sont encore présents et ne participent pas à un séminaire au Temple de Coruscant. Ce qui laisse au corps enseignant et responsable du lieu un peu de temps pour poursuivre leur formation continue de Jedi.
    Je décide de prendre ma matinée pour me rendre dans la classe de formation au sabre pour que je puisse terminer d’apprendre le maniement du Shien So ; cela fait à peu près une bonne semaine que j’ai terminé de compléter le deuxième exercice de cette forme et que les récents évènements dans ces lieux ont contribué à ralentir ma progression. Je vais reprendre là où je m’apprêtais à commencer et je me rends donc vers l’aile des classes après avoir pris un repas du matin convenable pour mon activité. J’arrive enfin dans le petit hall d’entrée de la classe et je cherche autour de moi une personne mécanique précise. Je me rends compte qu’il n’y a personne, pas même un chat-manka, et je décide de me préparer pour mon entraînement au dernier exercice de la Forme IX. Une fois dans une combinaison légère de combat de bonne manufacture, noire et bleu-de-gris, je me dirige vers la salle de commandes pour aller lancer le programme de mon exercice. Je découvre la porte fermée à clé… et une feuille scotchée sur le panneau avec des lignes à mon attention. Il s’agit… d’une note me disant que mon programme est lancé et que je peux commencer à me rendre en salle. Je trouve la note suspecte mais je ne pourrais savoir de quoi il retourne qu’une fois que je serais dans la Salle aux Mille Aspects.

    Je me rends dans ladite salle de combat avec mon sabre ; la porte s’ouvre et la salle est plongée dans la semi-obscurité avec seulement quelques petites lampes en coin de salle qui éclairent. Je décide de me poster proche de la porte pour un moment, le temps que je réalise un petit échauffement avec la méditation mobile ; chacun de mes mouvements de taï-chi accrue ma concentration et me permettent de me remémorer le parcours de mes précédents exercices. Une dizaine de minutes suffit pour que je sois paré pour commencer l’entraînement. Je cesse de faire ma méditation puis je m’avance dans la salle. Je patiente en me conservant ma concentration sur mon mouvement arqué, mon espace vital et l’objectif de cet ultime entraînement. J’entends déjà les machineries qui s’actionnent et bientôt la salle vide et sobre se transforme en un lieu précis ou commun à la culture galactique répertoriée.
    J’ouvre les yeux et je découvre que je suis… dans le grand hall du vénérable Temple Jedi de Tython. Le lieu de mon enfance que j’ai toujours considéré comme un chez-moi et une ancre dans mon chemin d’utilisateur de la Force. L’environnement intérieur de l’édifice est tout aussi respectueux de mes souvenirs, avec ses murs de grès beige blême et recouvert de végétation invasive et de minerais incandescents. Un lieu où la semi-obscurité de son environnement est synonyme de tout aspect de la Force, positive comme négative. Mais le choix de ce lieu n’est sûrement pas être un coup du hasard : je soupçonne ce cher holodroïde d’avoir placé cet environnement pour me stimuler davantage dans mon apprentissage.
    Et alors que je scrute chaque recoin du hall austère et peu éclairé, je sens que déjà des adversaires sont arrivés et sont en mouvement autour de moi. À leur démarche souple et fluide et leur vitesse de déplacement, j’en déduis que je n’aurais pas affaire à des droïdes d’entraînement comme autrefois ; j’opte donc pour la potentielle présence d’hologrammes. Je reste immobile et inspecte les alentours, pour discerner les tâches noires qui vont-et-viennent dans tout le hall dans le simple but de me tourner autour. Elles sont rapides et furtives, bien dissimulées dans l’ombre des murs de la grande pièce, et leur démarche de course fait plus penser à des légers coups de brise qu’à des mouvements organiques.

    Moi : - Je vous conseille de vous montrer, que cet échange en ces lieux ait un sens.

    À peine j’ai dit cela que les mouvements se sont tus, laissant un blanc aussi grand que le hall. Je respire calmement et patiente en observant le moment où mes soi-disant adversaires vont apparaître. Le silence se fait lourd depuis une bonne minute puis des pas lents se font entendre : des formes sombres anthropomorphiques sortent aussitôt de l’ombre, aussi hautes que moi et moins endurantes en apparence ; des corps noirs immatériels sous des manteaux de bure d’un noir profond. Aussi profond que celui de leur corps frêle et de leur tête biscornue au regard spectral. Sept qui m’entourent, un rictus de défi à peine visible mais présent tout de même.

    Moi : - Comme on se retrouve…

    Les sept hologrammes, représentant des ombres corrompues de la Force, se tiennent en cercle autour de moi avec une posture droite et un air aussi froid que le fond d’une caverne de Hoth. Ils me fixent avec la même expression de malice, caractérisant toutes les satisfactions que peuvent leur procurer la peur, la fureur et la souffrance d’autrui. Des êtres de cauchemar, tout droit sortis de l’Enfer de ceux qui usent de l’aspect sombre de la Force. Et comme leur silence prouve qu’ils n’attendent que le moment propice, je décide de dégainer le premier. Mon sabre déjà en main, j’allume la lame bleue azur qui éclaire de sa lumière l’environnement austère et lugubre du Temple. Je salue à la Makashi avec un moulinet puis je place mon arme à l’horizontale, bras tendu de deux tiers et pointe vers l’ennemi. Sans bouger ni réagir de manière apparente, les ombres dégainent leur sabre caché dans leur manche étroite de manteau et allument leur lame noire chacune leur tour, en une seconde d’intervalle et dans le sens des aiguilles.
    Et c’est là que la bataille commence. Les ombres-hologrammes se jettent sur moi, avec l’agilité et la rapidité de prédateurs furieux et sadiques, et brandissent leurs lames pour me frapper. Je pivote sur moi-même dans mon espace vital et je commence à parer les premières attaques les unes après les autres. En constatant que les mouvements de mes adversaires sont plus rapides et acrobatiques que je ne le pensais, je mise sur ma rapidité à anticiper leurs efforts tout en restant imprévisible. Et surtout je dois saisir l’opportunité de passer outre leurs défenses. Les ombres ne s’arrêtent à leur première tentative et continuent de me pilonner de coups, qui m’obligent à faire bouger mon bras tendu et mon poignet arqué dans toutes les formes de défense. Bienheureusement, mes parades font l’effet attendu et me permettent de riposter avec des attaques simples. Et pour aller plus loin… je profite d’une attaque arquée au buste d’une ombre pour enchaîner sur un Jung qui me permet de terminer par un Sai Tok. L’ombre-hologramme touchée hurle de souffrance et disparaît en particules noires sous mes yeux.
    Les autres ombres continuent de revenir sur moi et je pare et contre-attaque leurs frappes avec des enchaînements aussi complexes qu’acrobatiques. Je contre l’attaque d’une première ombre dans mon dos avant de réaliser un Jung su ma suivi d’un Cho Sun. Pour ensuite passer par un autre Jung et laisser une autre ombre se faire avoir dans son élan et toucher la précédente de son Shiak. Tandis que la première explose en hurlant, j’exécute un Sai Cha vif et précis pour ôter la tête noire de la seconde. L’ombre s’effondre en particules noires à son tour. Les quatre dernières ombres corrompues épéistes s’acharnent de plus belle sur moi avec des enchaînements tout aussi complexes mais j’anticipe chacun de leurs mouvements tout en déplaçant mon espace vital avec moi.
    Les ombres continuent de grimacer de sadisme tout en continuant de me faire des attaques répétitives et continues. Une lame noire passe près de mon bassin, je fais un simple Sai pour le transformer en salto et marquer un Shiim à l’épaule gauche de l’ombre. Je redescends en douceur et pivote à temps pour bloquer deux lames noires avant de tenter un Su qui provoque volontairement un Mou Kei aux bras des deux ombres ; je sens que la quatrième ombre tente de me faire un Cho Mok au bras droit mais je lui échappe de justesse avec un En su ma sur ma gauche. Les première et quatrième ombres se jettent sur moi pour effectuer un Jung simultanée mais j’arque de la bonne manière mon sabre-laser pour bloquer l’attaque en duo et la retourner contre elles. Les deux ombres sont touchées et explosent en particules noires, tandis que les deux dernières disparaissent en fuyant dans l’ombre. Mes adversaires sont tous vaincus et la salle est vide, laissant le silence me permettre de reprendre mon souffle et ma concentration.

    Moi : - Je crois que ce n’est pas encore terminé.

    J’entends alors du remous derrière moi et je me retourne pour apercevoir mon nouvel adversaire pour cette bataille, en équilibre sur la balustrade du haut des escaliers. Une ombre-hologramme, tout aussi noire et cauchemardesque dans un manteau de bure déchiré et étroit, brandit son sabre-laser à lame noire envers moi et commence à foncer sur moi avec un Jung su ma horizontal. Je tends mon mouvement arqué vers lui et contre sa tentative. L’ombre enchaîne avec des attaques dignes d’un expert en Djem So et avec toute la brutalité du Juyo ; chacune de ses attaques me demandent une nouvelle fois d’anticiper et de contrer pour mieux contre-attaquer. Mais je n’ai pas effectué deux premiers exercices pour rien ; mon entraînement m’a permis de mieux entrevoir les faiblesses de mes adversaires. Et tandis que j’en découds avec cette ombre-hologramme, je cherche les points sensibles là où je peux saisir l’opportunité.
    Cela va faire plus de cinq minutes que je pare et attaque l’ombre-hologramme sans que ni elle ni moi n’ait le dessus sur l’autre. Toutefois, chaque tactique de parade arquée ou d’esquive me permet de dresser dans ma tête un tableau de toutes les faiblesses que je peux exploiter. Je me lance dans un enchaînement d’attaques et parades offensives qui me permettent de mettre en déroute mon adversaire et se termine par un croisement-de-fer… auquel l’ombre fait un Jung transformé pour saisir mon cou et me basculer en arrière. Je rattrape le coup en me servant de l’Inertie pour effectuer un atterrissage façon Ton su ma. Je riposte au même moment en fonçant vers lui et, au moment où elle réalise un Mou Kei à mes jambes, je réalise un Sai de justesse pour ensuite enchaîner sur une attaque en « feuille tombante ». La frappe de mon sabre, accentuée par ma descente, laisse une longue marque handicapante sur le buste de l’ombre et cette dernière hurle de souffrance. L’ombre reprend de plus belle avec un Shun suivi de plusieurs Cho Mok sur moi ; je pare de mon mouvement arqué, effectue des Jung à la suite puis frappe là où c’est à découvert. L’ombre est à présent criblée de marques encore phosphorescentes de mes coups et elle grimace à présent d’une colère noire. Et c’est durant ce court moment de duel de regards que l’environnement du hall a laissé la place à celui du dernier étage du Temple : la salle du Conseil.

    L’ombre-hologramme se met soudain à hurler de haine et de colère, s’entourant d’une aura négative et destructive. De plus, son apparence sombre et immatérielle se déforme pour donner l’impression qu’une armure enveloppe son corps frêle sous son manteau de bure noire. Et ses yeux ne sont plus blancs mais rouge nimbé de feu. L’ombre s’élance dans sa rage sombre sur moi et enchaîne les attaques de toutes parts sur moi. Je n’ai pas oublié mon espace vital ni même mon mouvement arqué, ce qui me permet de conserver ma posture imprévisible et menaçant. Je pare et contre les premières attaques sans souci, altérant de temps à autre avec des attaques pour toucher des points à découvert, mais la partie a prit un tournant plus dangereux qu’auparavant. Le seul point bénéfique : l’ombre est plus prévisible qu’elle n’est imprévisible. Alors entre le Jung tantôt gauche tantôt droite, la technique « onde de l’eau » et d’autres esquives pour contre-attaquer, je réussis à prendre mon adversaire au dépourvu et briser sa défense avec une certaine opportunité. Seulement… le fait que l’ombre-hologramme est animée d’une fureur monstre rend mes tentatives plus complexes à réaliser qu’avant et je commence à perdre en concentration.
    Ce duel interminable me semble durer une éternité et je ne pourrais pas sortir de cette pièce avant d’avoir vaincu cette ombre corrompue enragée. Et plus elle continue de frapper, plus je perds le rythme et plus je perds ma concentration. Et sans que je m’en aperçoive, je rate involontairement ma parade arquée pour une simple parade, ce qui permet à l’ombre de me saisir le col de ma combinaison et de me faire voler à deux mètres. Le temps que je me redresse, l’ombre se jette furieusement sur moi et abat sa lame noire. Si je n’avais pas récupéré à temps mon sabre pour bloquer, je serais vite passé à trépas.
    Nos deux lames de sabre se croisent longtemps et grésillent de nos efforts ; nos deux forces sont à égalité, ce qui ne m’arrange pas. Mais le temps que nous faisons ce bras-de-fer au sabre, je peux enfin reprendre mes esprits et me concentrer sur une dernière opportunité. Et là…
    Je décide d’enchaîner un Trakata et un glissement entre ses jambes pour ensuite me redresser. Contrer et retourner le Sai Cha adverse. Avant de faire un Ton su ma arrière. Et profiter de mon vol descendant… pour utiliser la technique de l’avalanche. Ma lame de sabre traverse en une seule ligne le corps de l’ombre. Celui-ci se scinde en deux avec chaque moitié symétrique qui tombent d’un côté.
    Je suis exténué, soufflant lentement pour décompresser le stress et la fatigue, mais je suis ravi d’avoir remporté cette dure bataille. L’environnement intérieur du Temple de Tython laisse la place à celui de la Salle aux Mille Aspects sans artifice, annonçant que le module est bel et bien terminé.

    Je soupire un bon coup et j’éteins la lame bleue de mon sabre avant de m’asseoir lentement sur le sol pour ensuite m’allonger et piquer une petite sieste curative. Tant pis pour les commentaires désobligeants, j’attendrais de cette manière qu’on vienne me chercher pour me remettre de tout ça.

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le mardi 03 juillet 2018 - 10:48

    lundi 02 juillet 2018 - 15:56 Modification Admin Réaction Permalien

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    Validation Galen ; Shien, exercice 3 : Opportunité de combat

    Lorsque j'entrai dans la Salle Aux Mille Aspects, j'y trouvai Galen allongé en train de piquer un petit somme. Je compris alors qu'il venait de s'entraîner au Shien, probablement au dernier exercice qui concluait son apprentissage de cette Forme. Amusée, je m'accroupis et lui ébouriffai les cheveux pour le réveiller. Mon petit ami mit quelques secondes pour émerger de son sommeil, clignant des yeux plusieurs fois avant de se redresser, tandis que je le couvais d'un regard affectueux.

    Galen : Je me suis vraiment endormi ?
    Moi : On dirait, oui. Allez, relève-toi, on va débriefer de tout ça.

    Il attrapa la main que je lui tendais et se remit sur pieds, après avoir rajusté ses vêtements. Je visionnai ensuite son entraînement, et ne pus m'empêcher de sourire. Galen avait dû raconter son aventure sur Tython à PROXY, et l'holodroïde s'était fait un plaisir de la lui rappeler. Tout lui.

    Moi : Tython, hum ? PROXY a un certain sens de l'humour.
    Galen : Tu peux le dire.
    Moi : Bien, bien... Tout ça m'a l'air super. Je valide cet exercice, et par la même occasion ta maîtrise du Shien, même si cette notion est relative. Tu sais qu'il faut des années d'entraînement pour acquérir la maîtrise totale d'une Forme.
    Galen : Oui, bien sûr. Je continuerai toujours à m'entraîner à l'avenir, tu peux me faire confiance.
    Moi : Alors je vais inscrire de ce pas que tu as fini l'apprentissage des notions de cette Forme. Et après, que dis-tu d'un déjeuner ensemble en salle commune ?
    Galen : Ce serait avec plaisir !

    J'acquiesçai et officialisai la réussite du jeune Tythonien, avant de quitter la Salle aux Mille Aspects avec lui.

    Galen : Bon post, ton apprentissage du Shien est validé ! Avec ta panoplie constituée du Shii-Cho, du Djem So, du Jar'Kai et du Shien, je pense que ça suffit largement pour constituer un bon style de combat à Galen ;)

    jeudi 05 juillet 2018 - 15:45 Modification Admin Réaction Permalien

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    Kinsa-Talik

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    Sokan, exercice 2 : Précision des coups et évasions

    Je fais cet exercice suite à la mise à jour des descriptions des Formes de combat, qui incluait une partie "sabre laser pur" pour le Sokan contrairement en avant. J'ai donc décidé de rajouter deux exercices pour englober cette facette.

    Ce matin, comme la plupart des matins, mes pas me dirigèrent vers la partie de l'Académie consacrée au combat. Malgré l'heure peu avancée, j'y trouvai quelques padawans assidus à qui je me fis un plaisir de donner quelques conseils. Il y a quelques années, jamais je ne me serais imaginée comme une pédagogue dispensant leçons et recommandations, mais finalement je m'étais assez bien fondue dans ce rôle qui me plaisait chaque jour davantage.

    J'étais encore jeune, certes, mais tous les padawans me respectaient, moi et mes capacités martiales, et cela me suffisait. Et puis, former la prochaine génération de Jedi avait quelque chose de profondément gratifiant.

    Je fis le tour des salles occupés, puis décidai de prendre un peu de temps pour moi. Je m'imposais un entraînement quotidien au sabre pour ne jamais risquer de perdre la main, ni ma forme physique, qui était primordiale pour ma mission de Jedi Gardienne. En l'occurrence, j'étais encore en plein apprentissage de la huitième Forme de combat au sabre laser qui me permettrait à terme de compléter efficacement mon style.

    Après avoir travaillé l'aspect "connaissance et utilisation de l'environnement" du Sokan, j'avais encore à m'exercer à sa facette du combat au sabre pur, qui était un dérivé de l'Ataru, une des deux Formes que j'utilisais couramment. Il fallait d'ailleurs avoir étudié la quatrième Forme primordiale pour se lancer dans le Sokan, car ce dernier requérait beaucoup d'attaques tirées de l'Ataru, ainsi qu'une forme physique et des déplacements tridimensionnels acquis en s'y entraînant.

    Je pénétrai d'ailleurs dans la Salle IV, où aucun padawan ou Chevalier avait décidé de s'entraîner à l'Ataru. Avant de me mettre réellement à l'entraînement, je commençai par un traditionnel échauffement, pendant lequel je fis vingt tours de salle, suivi d'une série d'exercices de musculation puis d'étirements. Certes, aujourd'hui je ne travaillerais pas ma souplesse, mais ce n'était jamais inutile. En tout, cela me prit environ une heure. Ensuite je méditai durant dix bonnes minutes, avant de faire une série de vélocités, d'abord de type Shii-Cho puis Ataru. En effet, le Sokan comportait des attaques tirées de ces deux Formes.

    Enfin, je m'estimai assez préparée pour commencer la première partie de l'exercice, qui consistait en toucher des points lumineux sur un mannequin, afin de m'entraîner à porter des coups précis et rapides. Je décidai de prendre un sabre d'entraînement, à puissance beaucoup plus faible, pour ne pas risquer d'abîmer le mannequin qui ne résisterait pas à une lame normale même s'il était très solide. Je me mis en garde médiane et attendis que le premier point lumineux apparaisse. Le premier endroit fut l'épaule, que je m'empressai de toucher avec mon sabre.

    Au fur et à mesure, je pus constater que les points ne restaient allumés que moins d'une seconde, afin sans doute de m'inciter à porter des coups plus rapides. Lors d'un duel, la vélocité était un avantage indéniable que j'avais appris à acquérir, et la Force m'aidait à accroître mes réflexes. Toutefois, il arrivait que je rate un point, par moments, mais cela ne faisait que renforcer ma détermination.

    Après une heure passée à attaquer uniquement en shiim, je décidai de passer à des attaques plus acrobatiques, à me déplacer dans l'espace, mais sans oublier le but de l'exercice : porter des attaques précises et rapides pour qu'en duel elles soient décisives. Pour réagir vite à l'apparition des points lumineux, j'utilisais la prescience – comme quoi les techniques de Soresu étaient universelles – et arrêtai l'entraînement à l'heure du déjeuner, car j'avais promis de manger avec Zadyssa et Zokuron. Pendant le repas, je discutai avec mon padawan et mon ex-padawan de l'avancement de nos entraînements respectifs : Zokuron travaillait toujours sur la déviation et le renvoi des tirs tandis que la jeune humaine perfectionnait son Inertie.

    Je continuai ainsi sur cette première partie de l'exercice pendant deux semaines, afin d'être certaine d'avoir le bon coup de main. Je ne voulais pas précipiter les choses ; après tout la précipitation était l'ennemi de la perfection. Cependant, je n'éprouvais pas de grandes difficultés : après des années de combat au sabre laser, j'avais assez bien assimilé les attaques de type Shii-Cho et Ataru, et ce n'était somme toute qu'une révision qui me forçait à être très précise. Je ne pouvais pas me permettre d'offensives approximatives au profit de la puissance comme le Djem So, dont je connaissais les principes sans jamais l'avoir réellement travaillé, cette Forme ne m'intéressant pas vraiment. Puis, je passai à la seconde partie, qui se centrerait davantage sur les esquives. Zadyssa m'avait proposé de remplacer PROXY, qui était occupé avec les padawans et ne pouvait malheureusement pas se dédoubler. J'acceptai avec plaisir, ne ratant pas une occasion de m'entraîner avec celle que je considérais comme ma petite soeur.

    Comme à notre habitude, nous nous échauffâmes avant de passer à l'exercice à proprement parler, que je lui avais expliqué avant. En fait, pour sa part, c'était simple : il fallait juste qu'elle m'attaque. Quant à moi...je devais esquiver ses attaques en me servant de diverses évasions : sauts, feintes... Ce serait amusant.

    En souriant, je me remémorai mon premier duel contre Ceno, alors que je n'étais qu'une jeune padawan. Il m'avait vivement reproché de trop esquiver, de ne pas assez faire de parades. Peut-être avais-je à l'époque des prédispositions pour le Sokan...ou alors c'était lui qui frappait un peu trop fort à mon goût pour que je risque une parade. C'était soit l'un soit l'autre, mais en réfléchissant bien, c'était probablement la deuxième option.

    Zadyssa : Sabres d'entraînement ?
    Moi : Oui. J'aime le danger mais je préfèrerais ne pas mourir en cas de boulette.
    Zadyssa : Alors ça, je suis d'accord.

    Chacune d'entre nous attrapa ainsi un sabre d'entraînement et se mit en garde. Il y eut quelques secondes de flottement avant que la jeune humaine lance :

    Zadyssa : Prête ?
    Moi : Allons-y !

    Elle commença à m'attaquer en Shii-Cho, un style assez neutre qui comportait des mouvements offensifs universaux, et débuta par une attaque sur ma jambe droite, que j'évitais grâce à un simple saut, puis par un coup au niveau de la tête qui me força à me baisser. Quelques assauts plus tard, j'avais déjà reculé de quelques pas et jugeai opportun, puisque j'arrivais trop près du mur à mon goût, d'effectuer un ton su ma avant. Voyant que Zadyssa s'apprêtait à abattre encore une fois son sabre sur moi, je fléchis les jambes et me servit de la Force pour me propulser au-dessus d'elle in extremis, ce qui fit qu'elle sabra dans le vide.

    Je me réceptionnai tandis que Zadyssa pivotait pour se retrouver devant moi et me penchai vers la gauche pour esquiver le prochain coup. L'exercice n'interdisait pas les parades, seulement elles se devaient d'être rares et précises, voilà pourquoi j'avais gardé mon sabre d'entraînement allumé. Bien m'en prit car quelques minutes plus tard vint une attaque impossible à éviter : je contrai alors la lame de Zadyssa avec la mienne. Ensuite, j'éteignis brièvement mon sabre dans une technique de Trakata et me décalai sur sa gauche dans le même instant, me retrouvant juste à côté d'elle. Je reculai d'un pas et me remis en garde, alors qu'elle faisait de même en lançant :

    Zadyssa : C'était bas ça !
    Moi : Je déteste ne pas pouvoir contre-attaquer...
    Zadyssa : Manque de bol, ça fait partie de l'exercice. On reprend ?
    Moi : On reprend.

    Et le ballet des lames recommença, moi enchaînant esquive sur esquive avec parfois quelques parades lorsque c'était impossible. Ainsi, nous continuâmes à nous entraîner jusqu'à épuisement. La salle étant dénuée de tout relief, je ne pouvais pas m'aider de mon environnement, mais je réglais ce problème le lendemain en me rendant dans la Salle aux Milles Aspects, qui me fournirait adversaires et environnement sur lequel m'appuyer. J'y arrivai de bon matin pour être certaine de l'avoir, et sélectionnai le programme qui contenait un milieu de type naturel, une forêt en dessous d'une falaise plus exactement.

    Je me retrouvai sur une espèce de plage de sable blanc bordée par la forêt des deux côtés, avec une falaise de craie derrière et d'imposantes pierres éparpillées sur le sable. Cela me rappelait vaguement une planète sur laquelle j'étais déjà allée, mais sans que je puisse mettre un nom dessus. Quelques secondes plus tard, mon adversaire apparut à son tour : un Arkanien aux yeux jaunis par le côté obscur, qui dégaina une lame rouge. Cet hologramme ne me ferait pas de cadeau, visiblement, j'allais devoir y aller à fond.

    En effet, il commença à m'attaquer en Djem So, ce qui impliquait de violents coups, surtout quand son utilisateur était du côté obscur. Pour échapper à ses assauts, je fus obligée de rester tout le temps en mouvement, ce qui était assez épuisant : je passais mon temps à reculer, à sauter et à me pencher en avant ou en arrière. Je me servais aussi des pierres pour me mettre en hauteur et de la falaise, lorsque j'arrivai près d'elle à force de reculer, comme appui pour un grand saut, histoire de ne pas me faire coincer.

    Par la suite, je déplaçai le combat vers la forêt, qui m'offrait également un certain nombre de possibilités, par exemple me déplacer derrière un tronc pour qu'il prenne le coup de sabre à ma place ou me servir d'une branche solide pour me balancer. Enfin, je dus arrêter mon entraînement alors que le soleil était à son zénith pour expliquer à un groupe de novices le principes du dulon. Je fus ensuite retenue tout l'après-midi par différentes affaires dont l'accueil de maîtres Jedi en provenance de Coruscant. Cela ne m'empêcha pas de reprendre le jour d'après, puis tous les jours pendant le mois qui suivit.

    lundi 09 juillet 2018 - 12:48 Modification Admin Réaction Permalien

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    Galen Arek – FORME LIBRE – Ep. 1 : La Persévérance vers l’horizon

    C’est une énième journée monotone et habituelle qui commence pour l’Académie Jedi sur la quatrième lune de Yavin. Le genre de jour où l’ensemble des temples massassi est plongé dans un calme studieux où les aspirants et apprentis s’occupent entre les différentes possibilités offertes par l’établissement et sous le regard austère de maîtres et chevaliers. Toutefois, même les membres confirmés ont le droit de poursuivre un apprentissage approfondi pour assurer leur rôle auprès de la galaxie. Et c’est pourquoi cette journée est, en quelque sorte, la première d’une longue série de mise-en-situation où je vais m’entraîner à combiner mes formes de combat apprises pour fonder mon propre style au sabre. Bien évidemment, je compte aussi accompagner ça avec mes pouvoirs pour rendre la simulation plus réaliste.

    Je me rends donc à la classe de combat pour demander si je peux emprunter la Salle aux Mille Aspects pour faire cette série d’entraînement libre, du moins pour que je puisse construire mon parcours avec des mises-en-situation presque réelles. Une fois arrivée à la classe, mon premier réflexe est de trouver ce sarcastique holodroïde de PROXY pour lui demander de me lancer le module de la salle. Le choix de l’environnement et des adversaires s’établit en fonction des critères d’un bon champ de bataille : le nombre présent et en renfort pour les deux camps. Une fois les paramètres mis en place, l’holodroïde me confirme que la salle est en cours de démarrage et que je peux commencer à me mettre moi-même en place pour cet entraînement personnel. Je le remercie et je me rends dans la Salle pour me lancer dans mon objectif : combattre avec un style combiné des formes I, V et IX dans une bataille simulée.

    Caprioril, dans les Mondes du Noyau, le 12 juin +196 11h25…  
    La présente bataille se déroule sur la planète tellurique Caprioril, où un peu de tourisme et de courses de podracers ont rendus attractif son environnement tempéré constitué équitablement de mers et de continents forestiers. Je viens tout juste d’entrer dans la pièce que celle-ci me place comme sortant d’une navette militaire de la Coalition Galactique il y a un instant. La lutte semble avoir commencé depuis un moment mais ce n’est rien d’autre qu’une petite introduction à mon contexte d’entraînement ; les soldats en exo-armure blanche de la Coalition braquent leur blasters d’assaut en tirant sur des soldats-pirates Impériaux qui tombent un à un malgré leur farouche résistance. Une fois la vague ennemie hors d’état de nuire, la vingtaine de soldats alliés cessent les tirs puis se concentrent sur mon arrivée. Les soldats se mettent en position de repos armé tandis que les officiers viennent à ma rencontre. Je m’approche à mon tour en scrutant les alentours du camp militaire.

    Hologramme Cdt. : - Bienvenue sur Caprioril, chevalier Arek. Votre venue arrive à point nommé.
    Moi : - C’est tout naturel commandant. Quelle est la situation ?
    Hologramme Cdt. : - La partie de l’hémisphère nord où nous sommes est occupée par une bande de soldats-pirates inféodés à l’Empire, profitant de leur ancienne allégeance pour lancer des raids à profit. La population de Caprioril a été victime de leur malhonnêteté mais nous avons pu la mettre en lieu le temps de mettre un terme à ce raid. Si vous pouviez nous aider à les mettre hors d’état de poursuivre, la Coalition vous en sera reconnaissante.
    Moi : - Je vais faire mon possible, soyez-en assuré. À quoi dois-je m’attendre ?
    Hologramme Cdt. : - Des unités d’infanterie à première vue mais qui sait ce qu’ils ont d’autre. Si vous pouviez servir d’avant-garde pour ouvrir la voie, nous pourrons intervenir aussi vite que possible.
    Moi : - C’est comme si c’était fait.

    Je me rends immédiatement vers les barricades alliées et regarde devant moi le chemin à parcourir : au-delà des premières barricades ennemies, où des corps Impériaux en armure gisent inertes, une colline boisée coupée par une route de terre semble mener vers la droite dans les profondeurs de cette forêt tempérée verdoyante. Il se peut que je me retrouve immédiatement attaqué quand j’aurais passé ces barricades et entré dans la lisière de cette route. De toute façon, je suis là pour combiner mes trois formes de combat à un sabre pour développer un style propre. Autant s’amuser un peu. Je me dirige donc d’un pas assuré sur la route, épaulé par les hologrammes de soldats me couvrant derrière leurs barricades.
    Je dégaine par télékinésie mon sabre-laser puis me concentre sur une « méditation mobile » pendant ma marche ; chacun des gestes et des mouvements employés durant mes derniers entraînements viennent s’ancrer dans mes membres grâce à cette méditation. L’esprit bien fixé sur les alentours, ma concentration sur ma manière de combattre au sabre, je passe entre les barricades ennemies et leurs défenseurs inertes. C’est à ce moment que la simulation de la bataille se met en action, faisant courir de l’autre côté de la route un autre régiment de soldats-pirates Impériaux ; des stormtroopers classiques avec des gilets tout-terrain remplaçant la cuirasse du buste. Et je suis leur première cible.

    Hologramme soldat-pirate : - Un Jedi ! Feu à volonté…

    J’allume mon sabre, la lame bleue azur vrombissant en jaillissant, puis je commence à riposter dans une défensive à la forme V. Les soldats-pirates me tirent dessus avec leurs blasters mais je dévie et renvoie les traits lasers avec ma lame sans beaucoup d’efforts ; certains des adversaires se reçoivent leurs propres tirs renvoyés tandis d’autres sont touchés par les tirs des soldats de la Coalition derrière moi. Je change subitement de tactique et saute sur le reste du régiment pour les attaquer à la mêlée. Mon sabre tenu à l’horizontale, je le fais passer entre les soldats paniqués avec une adresse et une souplesse digne de mes exercices de la forme IX. Les soldats-pirates tombent un à un sous mon sabre et il n’en plus un debout après deux minutes de combat. Une fois le régiment à terre, les soldats alliés cessent de tirer et je peux continuer ma route seul. Prenant donc le tournant à droite, je traverse le bas plateau boisé en me rendant compte qu’il fait un long serpentin à tournants largement arqués. Au fur et à mesure que j’avance sur cette route, je rencontre quelques unités de soldats-pirates qui m’attaquent au blaster ; je me démène contre eux en utilisant des attaques et parades tantôt à la Djem So tantôt à la Shien So, me taillant presque un chemin parmi ces unités adverses. Au bout des trois quarts de la route, je me retrouve contre un soldat-pirate muni d’une vibrolame ; l’hologramme tente de me vaincre avec des attaques de style Makashi mais je contre chaque coup avec ma défense Shien pour ensuite l’atteindre façon Djem So. Le laisser s’emporter dans son élan combattif pour ensuite le prendre au dépourvu et le mettre avec une puissante attaque, c’est un combo qui en vaut la peine. Ma traversée de la forêt s’achève enfin.

    Je me retrouve aussitôt dans une plaine de bosquets et de tourbière peu profonde, où les hurlements stridents des chasseurs de combat et les déflagrations de leurs tirs lourds couvrent parfois ceux des blasters de soldats en pleine action. Une bonne dizaine d’autres soldats de la Coalition se défendent derrière leurs cachettes contre une infanterie semi-complète de soldats-pirates Impériaux en marche. En voyant que l’ennemi prend peu à peu du terrain, je me lance contre eux en brandissant mon sabre. Les adversaires me prennent pour cible, me mitraillant chacun de tirs lasers sans arrêt, mais je fais tourner à vitesse égale mon sabre dans ma main et créé un bouclier déflecteur. Un petit nombre se fait abattre par les tirs renvoyés, obligeant le reste à cesser leur marche pour s’immobiliser. Je décide de sprinter vers leurs rangs puis je me sers de mon espace vital pour arquer mon poignet armé de mon sabre. Mon bras passe entre les soldats restants en tranchant les canons de blaster, traçant des marques peu profondes sur les armures de plastacier blanc ou bien pour dévier les tirs en traître.
    À peine je termine de m’occuper de ce petit régiment que d’autres soldats surgissent sur la gauche, sortant des quelques arbres morts. De mon mouvement arqué de poignet, j’effectue un joli Lancer de sabre que je manipule pour qu’il touche instantanément les soldats avant de revenir dans ma main.
    Le terrain étant sécurisé, dix soldats alliés me rejoignent tandis que cinq seulement restent en appelant une nouvelle troupe en arrière.

    Hologramme Cpt. : - Chevalier Arek, l’unité 3 de la 50e légion vous accompagne.
    Moi : - Bien capitaine. Suivez-moi.
    Hologramme Cpt. : - À vos ordres. (Aux autres soldats.) Vous avez entendu ? En avant !

    Je continue d’avancer dans cette grande tourbière où je peux marcher sans trop trébucher et je me dirige tout droit vers le reste de la bataille, au-delà d’un mur de petits conifères, où un bataillon complet de soldats alliés débarque de navettes-canonnières d’assaut pour affronter des régiments de soldats-pirates Impériaux, certains munis de simples blasters d’assaut et d’autres de canons portatifs. On peut même remarquer que, malgré la qualité visuelle du sol, les soldats des deux camps n’ont aucun problème à avancer et à tirer vers l’adversaire devant lui ; et je ne parle pas des pertes qui s’enchaînent dans les deux côtés. Mais la seule différence est que l’endroit de la bataille est précisément le camp ennemi : un bunker militaire de la République datant de la fin de la première guerre civile et tout aussi bien défendu.
    En voyant que la bataille tourne en faveur de ces soldats-pirates, je décide de mettre à profit autant les soldats à mes côtés que mes talents dans la première, cinquième et neuvième forme.

    Moi : - Capitaine, vos hommes et vous êtes parés ?
    Hologramme Cpt. : - Toujours. Quel est notre plan d’attaque ?
    Moi : - Couvrez-moi puis visez l’arrière-garde.

    Je me lance dans la bataille, pendant que les soldats de l’unité 3 tirent sans cesse sur les soldats ciblés, puis je donne le premier coup au soldat devant moi. La mêlée est lancée et je fais appel à mes enchaînements en Shien So pour mettre à terre le premier cercle de soldats autour de moi. Je m’efforce de bouger et de tourner sur moi-même pour déplacer mon espace vital, allant même jusqu’à renvoyer les tirs adverses de mon mouvement arqué. Je pousse avec la Force un soldat par-ci, je désarme un soldat par-là, je dévie des tirs et je contre-attaque aussi bien à la forme V qu’à la IX. Mais parfois, je décide de faire quelques acrobaties pour esquiver les tirs que je ne dévie pas. Parfois, je lance mon sabre pour en vaincre un bon nombre pendant que je frappe d’autres avec mon poing ganté de Force.
    Cependant…
    Malgré que j’ai vaincu l’arrière du bataillon adverse et que l’avant s’est retrouvé affaibli contre les forces de la Coalition, ce n’est que la partie moins difficile comparé à ce que arrive dans l’instant. J’entends les portes du bunker s’ouvrirent et une dizaine de soldats-pirates lourds armés d’une électro-pique charge vers moi. Je me prépare à les accueillir puis je contre la première lance qui a pénétré mon espace invisible. Je me lance dans une combinaison fluide et réfléchie de mouvements où je peux recourir à mes deux formes offensives ; les soldats lourds se battent avec la même tactique que des IG-100 mais chacun de leurs coups rencontre ma défense coriace. Quant à ma contre-attaque, je profite de quelques croisements-de-fer pour contourner leurs statures et les frapper rapidement et/ou fortement là où ils sont à découvert. Sauf que je me reçois aussi des coups électrisants ou létaux quand ils sont aussi rapides et anticipés que moi. Mais ces quelques blessures ne m’arrêteront pas.
    Il m’a fallu dix minutes que la moitié des soldats-pirates lourds soient vaincus. Les autres tiennent le coup et me font payer le prix de ma tactique de combat à deux formes. Toutefois, je profite d’une attaque adverse collective et synchronisée pour sauter au bon moment, faire un demi-salto en planant puis terminer par une « technique de l’avalanche » sur l’un d’entre eux. Le soldat touché tend accidentellement son bras armé sur son camarade de droite, qui se reçoit le choc électrique sur soi et tombe foudroyé. Je sens les autres bondir sur moi, piques pointées, mais j’esquive avec un salto arrière… puis leur inflige un coup tranchant, puissant mais un peu lent dans leur dos. Ils tombent, vaincus.
    Je peux enfin souffler, constatant que la bataille est enfin terminée, avec le commandant allié qui arrive de manière tranquille et le reste des troupes déployées.

    Hologramme Cdt. : - La zone est sécurisée et les Impériaux inféodés seront remis aux autorités judiciaires. L’intervention sur Caprioril est terminée. Et cela, grâce à vous.
    Moi : - C’est ce que tout Jedi comme moi fait de mieux. Et merci pour votre soutien.
    Hologramme Cdt. : - C’est tout naturel chevalier. Sur ce, nous vous souhaitons bonne chance.

    Nous nous saluons militairement puis les hologrammes disparaissent d’eux-mêmes, tandis que l’environnement de la planète s’estompe aussi pour redevenir l’intérieur de la Salle aux Mille Aspects. J’inspire et expire lentement, plutôt content de mon entraînement perso, puis je quitte tranquillement la salle pour me poser un peu. Je demanderais à PROXY de me donner une copie de l’holovidéo de mon entraînement pour en faire un premier épisode à visionner à tout moment^^.

    samedi 21 juillet 2018 - 18:24 Modification Admin Réaction Permalien

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