La Cauchemar de la Nouvelle République.

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    Kergala

    42 Crédits

    Bon bah voilà, le site consacré à mon roman est lancé. Vous y trouverez le début modifié et les 300 pages suivantes. Venez vite le lire et me dire ce que vous en pensez !!!

    ------> www.sw-lcdlnr.com

    P.S. je sais parfaitement que la publicité pour un site non-partenaire n'est pas vraiment autorisée, mais il ne tient qu'à anakinweb de devenir mon partenaire ( bon voilà, l'invit' est lancée ). En réalité, mon livre fait plus de 700 ko, donc je ne voulais pas encombrer le forum, c'est, aussi, pourquoi je vous donne ce lien ^^

    Ce message a été modifié par: Kergala le 13-11-2007 20:27

    samedi 05 mai 2007 - 17:36 Modification Admin Réaction Permalien

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    Kergala

    42 Crédits

    Bon, je sais, c'est pas bien, bouh le pas beau, il envoi deux post d'affiler, mais c'est pour mettre mon sujet en top de liste ^^ et pour vous donner un aperçu du livre ^^

    I


    Système de Barab I

    La flotte impériale croisait aux abords de Barab I. A la tête de la formation, le Vaniteux, destroyer de classe Executor du Grand Amiral. Des dizaines de chasseurs assuraient la sécurité des bâtiments, volant autour d’eux, prêts à faire face à n’importe quelle éventualité. On était à une époque où la peur d’un raid rebelle était devenue réalité. La Nouvelle République était devenue assez forte pour inquiéter l’Empire, ce qui n’était pas le cas quelques années auparavant.
    Kergala se tenait sur le pont de son vaisseau. Les yeux fixés sur l’immensité infinie, il se repassait en mémoire toutes les informations qu’il possédait sur l’avancée de ses projets. Même s’il était entouré d’amiraux compétents, il tenait à garder les rênes de la Flotte et de tout ce qui y avait trait. Or de question que l’un de ses subordonnés ne prenne de décision sans qu’il n’en soit informé. Lui seul savait parfaitement où il voulait aller, et son Etat Major n’était qu’un moyen d’y parvenir plus rapidement, mais il n’était pas indispensable, et ses membres en étaient conscients…
    Iron était natif de la planète Kibyé, un système reculé de la bordure, où vivaient nombre de grandes familles de la Galaxie. Il entra à l’Académie impériale de Carida à l’âge de vingt et un ans et en sortit très rapidement par la grande porte. Ses résultats spectaculaires lors des simulations attirèrent l’attention du Grand Moff Tarkin qui lui décerna le Valedictorian.
    A bientôt cinquante ans, il avait passé la majeure partie de sa vie à servir l’Empire Galactique, et maintenant que l’Empereur n’était plus, il servait ses propres desseins, et il y arriverait coûte que coûte !
    Il poussa un long soupir. Malgré tout, il commençait à se sentir las de toutes ces manigances, et il voulait en finir vite, rien n’était éternel, et sûrement pas lui.
    Il suivit du regard un groupe de chasseurs TIE qu passait devant l’énorme pont principal du classe Executor, puis il reporta son attention sur les chantiers du centre de recherches n°4 qui étaient en train de construire ses deux nouveaux superdestroyers et plusieurs autres bâtiments de moindre tonnage.
    Il lui avait fallu du temps pour mettre tout cela en place, mais tout son plan se réalisait petit à petit, encore quelques mois et tout serait fini.
    L’officier en charge de la passerelle de commandement s’approcha d’Iron et attendit que celui daigne lui adresser la parole. Son supérieur ne fit que tourner la tête afin de voir son interlocuteur, lui signifiant ainsi qu’il l’écoutait.
    L’officier fut une nouvelle fois frapper par l’apparente jeunesse du Grand Amiral, il aurait été incapable de connaître son véritable âge si on ne le lui avait pas dit. Pourtant, ce n’était pas la première fois qu’Olso voyait un des puissants paraître jeune grâce à de multiples opérations chirurgicales, cette tendance était de plus en plus répandue, mais là, il y avait quelque chose de trop parfait.
    - Qu’y a-t-il ? demanda Kergala devant le mutisme de son subordonné.
    L’officier reprit ses esprits et parut penaud de l’avoir fait attendre.
    - L’amiral Pellaeon vous fait savoir que lui et sa force de combat seront là dans douze heures standard.
    - Parfait. Dites-lui que nous l’attendons avec impatience.
    Kell acquiesça et tourna les talons pour transmettre le message à l’opérateur des communications. Kergala le regarda s’éloigner et se concentra une nouvelle fois sur les étoiles, son regard se perdant de nouveaux dans le vide. Encore une étape de passée, il pouvait presque toucher son but du bout du doigt. Un sourire naquit à la commissure de ses lèvres.
    Il y avait encore un mois, s’il avait dit à son Etat Major qu’il allait réunir les vestiges et reformer l’Empire, les amiraux lui aurait rit au nez, mais maintenant, ils étaient bien obligés de constater que le Grand Amiral en était capable. Il avait contacté tous les égarés de l’Empire, leur faisant part de certaines de ses idées, et un grand nombre avait accepté de le rejoindre. Pour les autres, il avait dû utiliser des moyens moins conventionnels et que l’Empereur lui-même, s’il était encore de ce monde, n’aurait pas accepté à coup sûr. Mais les temps avaient changé, et maintenant c’était lui qui commandait, et plus personne ne pouvait lui dicter la conduite à avoir, il pouvait faire ce qu’il voulait.
    Pour cela, il avait réuni une flotte digne de ce nom. Outre le Vaniteux, il avait sous ses ordres une petite centaine de destroyers Imperial Mark I et II, le double de destroyers Victory, dont quelques-uns de la dernière génération, et plusieurs centaines de vaisseaux de plus faible taille tels que des croiseurs Carraque, des frégates Lancier ou des cuirassés, mais aussi les prototypes qu’il développait depuis qu’il était responsable des chantiers de recherche et développement. Mais la force de frappe en orbite autour de Barab I ne représentait qu’un quart de la Flotte, le reste étant réuni ailleurs, beaucoup plus près du noyau, et donc de la République …




    II


    Coruscant

    La matinée était déjà bien entamée sur Coruscant, le soleil nimbait Galactic City de sa douce chaleur d’été. Au loin, on pouvait apercevoir les montagnes du pôle, encore complètement recouvertes de neige. Celle-ci ne fondrait jamais, bien trop haute pour que la température dépasse le zéro degré. Les stations de sport y étaient donc ouvertes toute l’année, attirant ainsi un grand nombre de touristes.
    Wedge se trouvait dans son speeder d’état. Assis à l’avant, les commandes du transport en main, il avait refusé que le gouvernement lui attribut un chauffeur. Piloter son véhicule était les seuls moments où il pouvait encore voler, son grade de général de la République limitant grandement les occasions. Mais cette fois, c’était ce grade qui lui permettait de quitter son bureau et de se rendre en " dehors " de la ville. Le général Rieekan lui avait demandé d’aller chez l’amiral Ackbar afin de lui porter des informations d’ordre prioritaire.
    Le speeder quitta l’axe rapide et bifurqua dans une voie secondaire qui menait aux quartiers résidentiels du gouvernement. Il passa entre les derniers gratte-ciel puis se retrouva dans le secteur des villas. Le niveau du sol avait, comme sur l’ensemble de la planète, été surélevé afin que les dignitaires ne se retrouvent pas au fin fond des installations urbaines, coupés du soleil par les immenses ombres des buildings, et importunés par les malfrats et autres formes de vie qui s’étaient développées dans les profondeurs de la capitale.
    C’était la troisième ou quatrième fois qu’il se rendait chez le Mon-Calamari, la plupart des réunions se déroulant en général au palais, il dut donc demander à l’ordinateur de navigation de trouver la maison d’Ackbar et de lui indiquer le trajet. L’intelligence artificielle lui proposa de prendre les commandes, mais le Corellien refusa, il était encore capable de lire une carte et de se repérer avec.
    Il lui fallut tout de même plusieurs minutes pour trouver sa destination, mais le speeder n’avait pas encore assez de personnalité pour le lui faire remarquer, et heureusement pour lui. Le transport descendit et se gara devant l’entrée de la propriété. Antilles en sortit et alla sonner à la porte. La femme d’Ackbar vint ouvrir et elle eut un " large sourire " en voyant le général.
    - Général Antilles, quel plaisir de vous revoir, cela faisait longtemps.
    - Bonjour Arelia. En effet cela faisait longtemps, les occasions se font rares, mais ne vous inquiétez pas, nous vous inviterons à la maison un de ces jours, Iella nous préparera un bon dîner. Votre mari est-il là ?
    - Oui. Je vous en prie, entrez, je vais le prévenir de votre arrivée.
    Wedge fit quelques pas dans la maison. La bâtisse était construite dans le plus pur style mon-calamari. Des formes rondes, les pièces étaient à moitié sous l’eau, et les grandes vitres bulle étaient là pour en attester. Le Corellien jeta un coup d’œil à l’extérieur et vit des petits poissons passaient à côté des murs. L’atmosphère à l’intérieur était humide, et il sentit rapidement ses habits coller légèrement à sa peau.
    Ackbar fit son apparition dans une tenue traditionnelle de sa planète. Ses habits brodés d’un bleu clair contrastaient avec sa peau couleur saumon. Oubliant le protocole, le Mon-Calamari le serra dans ses bras avant de lui demander la raison de sa venue. Antilles le lui expliqua et l’amiral le conduisit dans son bureau. Il invita le corellien à s’asseoir dans un des fauteuils moelleux et il alla lui aussi prendre place dans un fauteuil.
    - Vous dites que le général Reekian vous a demandé de venir me voir.
    - Oui, nos postes avancés viennent de nous annoncer que les flottes impériales que nous surveillons sont en mouvement, dit Wedge sur un ton grave.
    - Toutes ?
    - Oui monsieur, toutes. Les rapports des équipes de surveillance sont formels, les impériaux quittent leur port d’attache.
    - Une nouvelle inquiétante, fit remarquer le Mon-Calamari.
    - D’autant plus que les relevés hyperspatiaux montrent qu’elles convergent vers un seul et unique point. Les autorités de ce secteur nous disent que les activités impériales sont calmes pour le moment.
    Le Mon-Calamari parcourut le rapport des yeux.
    - Farlax …
    Il se tourna vers sa console et tapa quelques mots sur le clavier. La réponse à sa question arriva immédiatement : Farlax était un secteur de quelques milliers de systèmes, la Nouvelle République y avait plusieurs flottes depuis peu d’années. Il se pouvait très bien que des impériaux s’y réunissent sans que les flottes ne s’en rendent compte. Il fallait à tout prix en savoir plus et ne pas laisser circuler la moindre information. La crise yevethas était résolue depuis un peu moins d’un an, le gouvernement avait été assez ébranlé sans que l’on y rajoute une menace de l’ancien Empire. Et pourtant, quelques mois plus tard, une série d’attentats visant le Sénat et des installations contrebandières avait éclaté, plongeant la République dans une nouvelle crise. Les blessures étaient encore ouvertes, et ne risquaient pas de cicatriser si les vestiges revenaient à l’assaut.
    - Ce secteur est vaste, les flottes qui y sont postées ont du mal à couvrir tous les mondes, dit le Corellien, il se peut que quelques systèmes, nostalgiques de l’ancien régime, aient accepté d’accueillir un rassemblement impérial en pensant que cela pouvait changer quelque chose, et espérer une future récompense au cas où … La question est : comment se fait-il que les miettes de l’Empire se réunissent, et surtout qui a pu mettre tous les anciens chefs d’accords, personne n’y était arrivé jusque là. Si un homme s’était détaché du lot, nous aurions du être au courant …
    Ackbar hocha de la tête en signe d’approbation. Il réfléchit quelques instants avant de reprendre.
    - Il va falloir intensifier nos recherches dans le secteur, étoffer nos informations sur les chefs actuels des vestiges, et vite. S’il existe une personnalité capable de réunifier l’Empire, le pire est à craindre.
    Le Mon-Calamari replongea dans ce qu’il y avait de marquer sur le filmplast.
    - Le rapport ne mentionne pas le nombre de bâtiments dont dispose les amiraux. Avez-vous une petite idée des effectifs, demanda-t-il de sa voix gutturale.
    - Non, pas vraiment. Si l’on se fie aux dernières informations dont nous disposons, je dirais plusieurs centaines, dont un grand nombre de destroyers de classe Imperial. Encore une fois, ces chiffres proviennent de vieilles données, il n’est pas impossible que certains amiraux, seigneurs de la guerre, etc. aient refait surface sans que l’on ne le sache.
    - C’est une possibilité non négligeable, et il faudrait en avoir le cœur net très rapidement. L’Empire n’a pas encore trop d’avance sur nous, donc nous devons nous mettre au travail immédiatement. Je vais faire réunir le Haut Commandement de la flotte le plus tôt et le plus discrètement possible. Si nos inquiétudes sont fondées, la situation ne va pas rester secrètes très longtemps. Connaissant les dirigeants de l’Empire, et étant donné la puissance de feu dont ils semblent disposer, ils vont passer à l’action dans les semaines qui viennent. Ce n’est pas la peine d’effrayer les populations sur des informations non-confirmées, elles ont déjà été assez secouées par les récents événements.
    - Je suis de votre avis. Quant à ma réflexion personnelle sur le sujet, elle a abouti au même point que la vôtre, j’ai donc réfléchi à un plan d’action rapide et n’engageant ni toute la flotte, ni la crédibilité de la République. Je crois me souvenir que nous disposons sur Coruscant de deux ou trois escadrons d’ailes X de reconnaissance. Il suffirait de mobiliser un croiseur MC-80 et quelques autres vaisseaux pour les accompagner. Cette force de combat sera assez puissante en cas d’accrochage avec des flottes mineures, et si pas malheur elle tombe sur la totalité de la flotte impériale, nos pertes seront réduites au minimum.
    - En effet, cela me semble un compromis acceptable. Je ne pense pas que le Conseil émette une quelconque objection à cette initiative. Et puis si cela se produit, je me débrouillerais pour que votre proposition passe. Je vais en informer la chef d’Etat tout de suite, et demander une réunion des Hauts Conseillers dans la journée si possible.
    - Parfait, contactez-moi dés que tout sera prêt, vous savez où me trouver depuis que je suis devenu général …
    - J’ai l’impression que votre chasseur vous manque.
    - Vous n’imaginez pas à quel point … Mais bon, je commençais à me faire trop vieux pour diriger un groupe de jeunes pilotes énergiques et casse-cou. Le travail de bureau a du bon, les horaires sont fixes.
    Ackbar lui sourit et le raccompagna jusqu’à la porte. Il attendit que le speeder ait décollé pour rentrer et retourner dans son bureau. Il contacta immédiatement la chef d’Etat et lui expliqua en détail la situation. Han était derrière elle, et les cris des enfants étaient perceptibles en fond sonore. Leia répondit qu’elle allait demander une réunion exceptionnelle du Conseil, et le Corellien se porta volontaire pour diriger les vaisseaux qui allaient à Farlax. L’ex-contrebandier connaissait bien ce secteur de la galaxie, et certaines personnes s’y trouvant... Lui aussi avait l'air de s’ennuyer de ne pas bouger, même si sa vie de famille ne lui laissait pas de répit. L’amiral accepta la proposition avec joie et Han disparu du champ de la caméra pour appeler son compagnon wookie et le prévenir de leur départ. Le Mon-Calamari rigola intérieurement en pensant au préparation que les deux compères allaient devoir effectuer sur le Faucon.
    Organa-Solo resta à parler encore quelques instants avec lui avant que l’un des jumeaux ne viennent lui demander de venir jouer avec eux. Jacen eut un grand sourire en voyant la tête familière de l’amiral et il lui adressa un bonjour jovial comme seul les enfants en ont le secret. Leia s’excusa de devoir mettre fin à leur conversation et répéta qu’elle prévenait les Conseillers tout de suite. Ackbar répondit qu’il lui faisait confiance et coupa la communication.




    III


    Système de Barab I

    La flotte de l’Amiral Pellaeon s’extirpa des méandres de l’hyperespace. Les destroyers et les autres vaisseaux se mirent en formation et avancèrent vers les bâtiments de Kergala. Giliad Pellaeon transféra ses codes et demanda au contrôleur l’autorisation d’apponter sur le Vaniteux. L’accord ne se fit pas attendre et l’amiral se dirigea vers le hangar secondaire du Chimaera où l’attendait sa navette Lambda. Le transport décolla, déplia ses ailes dés qu’il fut sorti et fonça vers le superdestroyer.
    Pendant le trajet, Pellaeon s’extasia devant la démonstration de force qui se donnait sous ses yeux. Il avait servit sous de nombreux commandant, dont le Grand Amiral Thrawn, et pourtant, même lui n’était pas arrivé à réunir ce qui restait de l’Empire. Sans doute cela venait-il du fait que c’était un xénos. Même la confiance que l’Empereur avait placée en lui n’avait pas fait démordre les autres amiraux de l’idée que les non-humains étaient inférieurs.
    Giliad aimait l’Empire, cette haine, il ne la partageait pas, et c’était elle, entre autres, qui avait mené à la fin de l’Empire. Il avait rejoint Kergala de son plein grés, car il lui semblait que tout deux partageaient la même vision sur de nombreux points, dont celui sur les non-humains.
    La navette entra dans la baie du destroyer. Celle-ci pouvait sans nul doute arraisonner une frégate Nébulon-B, le transport Lambda paraissait donc minusculement petit face à cette " bouche " géante qui l’asspirait. Les deux ailes se replièrent et les répulseurs s’activèrent, faisant atterrir la navette le plus doucement possible. La rampe située sous le cockpit se déplia et l’homme descendit. Un peloton de stormtroopers, rutilant dans leur armure blanc immaculé, l’attendait en bas de l’accès, avec à leur tête un jeune amiral. Celui-ci s’avança dés que Giliad eut posé le pied sur le sol noir du hangar.
    - Nous sommes heureux de vous accueillir sur le Vaniteux amiral Pellaeon, dit-il.
    - Merci amiral… ?
    - Enroth, Enzo Enroth. Le Grand Amiral Kergala vous attend sur la passerelle de commandement. Veuillez nous suivre.
    - Je vous emboîte le pas.
    Ils traversèrent les cinq kilomètres qui les séparaient du pont de commandement. Ils passèrent par le quartier des officiers, l’un des nombreux hôpitaux, le centre de recherche technologique dans lequel Pellaeon vit des scientifiques en blouse blanche essayait ce qui ressemblait à une nouvelle armure, puis le secteur de détente. L’Amiral eut l’impression que Enroth lui faisait faire le tour du vaisseau pour l’impressionner et lui montrer l’étendu de la puissance du Grand Amiral. Ils arrivèrent enfin au turboleft qui les mènerait sur le pont principal. Après une courte ascension, les portes de l’ascenseur s’ouvrirent sur la passerelle.
    Tous les officiers s’affairaient à leur tâche, certains travaillaient dans des postes adjacents à la passerelle, les autres pianotaient sur les consoles des deux fosses si caractéristiques du classe Executor. Giliad était familiarisé avec tout cela, la même ambiance régnait sur le Chimaera, mais là, toutes ces activités était multipliées par dix, les effectifs affectés aux communications, à l’armement, à la gestion des écrans déflecteurs, … étaient beaucoup plus nombreux. Il passa au milieu de ces hommes abasourdi, heureux de voir que certaines choses n’avaient pas changé, et que certains aspects de la splendeur impériale existaient encore.
    Kergala se trouvait face à la baie d’observation, les yeux toujours fixés dans le vide, l’esprit occupé à quelques activés qui lui incombaient. Enroth fit signe à Pellaeon de s’arrêter et alla parler à Iron. Le Grand Amiral se retourna et son visage s’illumina quand il vit Giliad.
    - Bienvenu à bord du Vaniteux, amiral Pellaeon, dit-il
    - Merci. Votre bâtiment est superbe. J’avais, à l’époque, visité l’Executor, mais chaque visite est une nouvelle occasion de s’extasier. Nos pauvres stardestroyer paraissent bien obsolète face à cette œuvre. Hélas, comme toute œuvre, elle est rare…
    - Ne vous inquiétez pas, nous allons y remédier, il serait dommage de ne pas faire profiter l’ensemble de la galaxie d’une telle " œuvre " comme vous dites. Malgré son coût élevé, on ne peut s’empêcher d’en vouloir plusieurs, dit-il en montrant du bras les chantiers spatiaux.
    Il marqua une pose pour laisser Pellaeon observer les chantiers.
    - Je vous remercie d’avoir accepter notre invitation, et d’avoir amener avec vous vos vaisseaux.
    - Remerciez aussi feu le Grand Amiral Thrawn de me les avoir confiés, fit remarquer Pellaeon.
    - Je regretterais toujours sa mort, dit Kergala, c’était un grand homme, et la preuve vivante que les " xénos " ne sont pas inférieurs, et peuvent même être bien supérieur à la moyenne des humains.
    Il soupira.
    - Il est de notre devoir de faire changer cela ainsi qu’un certain nombre d’autres choses.
    - Et j’ai cru comprendre que vous en étiez capable. Je suis impressionné de voir que vous avez réussi là où nombre d’entre nous se sont cassés les dents. Et puis vous faire nommer Grand Amiral pas l’Etat Major…
    - Disons que lorsqu’il s’agit de rassembler les gens derrière ma bannière, je sais aligner des arguments que les esprits ne peuvent contredire …
    Ces derniers mots résonnèrent longtemps dans la tête de Pellaeon. Quels pouvaient bien être ces arguments ? Le Grand Amiral n’avait pas eu à remuer ciel et terre pour que Giliad le rejoigne. Oh et puis au fond, qu'elle importance, le résultat était là, c'est ce qui comptai, le Grand Amiral ne semblait pas être le genre de personne à utiliser des moyens répréhensibles...
    Ils restèrent tous deux dans la même position pendant quelques instants à observer les vaisseaux qui manœuvraient sous leurs yeux. C’était de bêtes mouvements d’entraînement comme Giliad en avait vu des centaines, mais l’occasion ne s’était pas présentée ces derniers mois. Un croiseur de classe Strike passa devant le post d’observation, remplissant la totalité de la baie vitrée. Iron attendit que les réacteurs aient disparu de son champ de vision pour quitter la passerelle et se rendre dans ses appartements. Pellaeon resta sur place quelques minutes de plus avant de rejoindre sa navette qui le ramena à bord du Chimaera.




    IV

    Yavin IV

    Luke était enfin de retour sur Yavin IV. Ces derniers temps, il n’avait pas eu l’occasion de se poser à l’Académie afin d’observer les progrès des ses padawans et d’accueillir les nouveaux étudiants. Les attentats aux droïdes piégés qui avaient secoué la Galaxie l’avaient obligé à partir en mission et à poursuivre le sith qui avait perpétré ces attaques meurtrières. Mais maintenant, il était bien décidé à arrêter de bourlinguer partout et à se consacrer plus sérieusement à la nouvelle génération de Jedis. Certes, Kyle était là pour s’occuper des affaires de l’Académie, Corran venait lui prêter main forte de temps en temps, et Mara faisait de même entre deux transports de cargaisons illicites, mais tous trois avaient des activités autres que l’éducation des adeptes de la Force. Comment pouvait-il espérer restaurer l’ordre Jedi alors qu’il n’était pas là pour s’assurer du bon fonctionnement des études ?
    Il sortit du temple Massassi afin d’observer l’entraînement au sabre laser des 5ème année. Katarn leur indiquait les mouvements à effectuer puis il les regardait faire. Certains se débrouillaient très bien, d’autres avaient l’air encore un peu " pataud " car ils ne se laissaient pas entièrement investir par la Force, et ils reproduisaient les gestes mais de manière peu fluide et naturelle. Ils passèrent à l’exercice suivant qui consistait à éviter des cailloux que Kyle et quelques-uns de ses élèves envoyaient. Luke rigola doucement en voyant un dévaronien louper tous les projectiles et se les recevoir dans le ventre.
    A ce moment là, il sentit une présence à ses côtés. Au lieu de se retourner, il projeta la Force pour savoir de qui il s’agissait. C’était une de ses étudiantes qui était arrivée un ou deux ans après la création du centre sur la quatrième lune de Yavin.
    - Maître Luke, demanda-t-elle.
    - Oui ?
    - Un appel d’un vaisseau en orbite basse.
    Il fit demi-tour et fût, comme à chaque fois, surpris par la beauté de la Twi’lek. Sa peau d’un bleu azur rayonnait sous la lumière du soleil de Yavin, ses lekus étaient attachés dans son dos par un filet et ses yeux verts en amande lui donnaient un air malicieux. Elle était parée, comme les esclaves Twi’lek de la cour de Jabba, d’un habit léger qui faisait ressortir ses formes voluptueuses.
    Il plongea son regard dans le sien et vit qu’elle était beaucoup plus sûr d’elle et déterminée que la dernière fois où il lui avait parlée. C’était une élève prometteuse, digne comme l’étaient tous les membres de sa race, et elle portait sur ses épaules le poids de n’avoir pu défendre sa sœur cadette lorsque celle-ci fut enlevée afin d’être vendue sur un marché aux esclaves. Sa seule consolation avait été d’apprendre qu’elle s’était suicidée avant d’avoir servi qui que ce soit. Ce traumatisme expliquait son instinct maternel et protecteur envers tous les nouveaux venus. C’est pour cela que Luke l’appréciait beaucoup et qu’il lui avait demandée de se charger des jeunes padawans qui venaient d’arriver.
    D’un rapide mouvement de la tête il lui indiqua qu’il la suivait et ils retournèrent à l’intérieur. Il ne pût s’empêcher de jeter un regard fugace au bassin de la jeune femme qui effectuait un mouvement de déhanché digne d’un mannequin. Il se reprit bien vite de peur que l’un de ses élèves ne le surprenne. Si cela était le cas, son image risquerait d’être sérieusement entachée.
    Il traversèrent le hangar principal du temple pour accéder aux turbolefts. En voyant le tarmac vide, Luke se remémora le décollage des escadrons rouge et or avant la bataille de Yavin, bataille qui marqua sa consécration et le début de sa vie au sein de la Rébellion puis de la République.
    Sur le chemin qui les séparait encore de la salle des communications, le maître Jedi rencontra nombre de ses élèves et des instructeurs de l’Académie, dont Corran qui revenait de la salle de méditation. Celui-ci fixa la Twi’lek, puis Luke, et s’habilla d’un large sourire. Skywalker le lui rendit et lui fit signe de ne pas en faire trop. Horn continua sa route, ne se départissant pas de son air jovial.
    Ils arrivèrent enfin devant la porte de la salle où se trouvait le centre de contrôle du trafic aérien. Lï activa la commande d’ouverture et laissa son maître entrer. Le personnel se retourna pour voir qui était le nouvel arrivant et firent un signe de tête en guise de bonjour à l’attention de Luke. Il les salua à la volée et se dirigea vers la console. Il remercia sa jeune élève et accepta la communication.
    - Luke Skywalker à vaisseau non-identifié !
    - Bon, Luke, tu me laisses atterrir s’il te plait, ça va bientôt faire cinq minutes que je suis en orbite et je n’ai pas vraiment le temps de m’attarder ici.
    - Pourquoi ne pas avoir utiliser ton code prioritaire ?
    - Est-ce que j’ai l’air d’un mec qui se fait chier à apprendre les codes par cœur, je ne connais même pas celui qui est censé désactiver l’alarme de chez moi ! Tu es comme ta frangine, tu files des codes à tout le monde et pour tout et résultat ? Je me retrouve avec plusieurs séries de chiffres et de lettres dont je ne connais même pas l’utilité !
    Luke eut un sourire en coin et se dit que de toute façon les codes étaient inutiles en ce qui concernait le corellien, l’état de son vaisseau et sa mauvaise foi étaient largement suffisants pour l'identifier. Il transmis les coordonnés du site d’atterrissage et alla accueillir son vieil ami.
    Une fois sur le tarmac, il leva les yeux et vit le Faucon Millenium entamer sa descente. L’ombre en forme de soucoupe se dessina sur le sol. Skywalker mit son bras en visière et se retourna pour se protéger des volutes de poussière que soulevaient les rétropropulseurs du cargo Yt-1300.
    La rampe d’accès se déplia et le général Solo sortit, suivit de près par Chewbacca, son fidèle wookie. Le Jedi s’approcha du vaisseau avec un sourire aux lèvres. Le Corellien ne portait pas ses vieux habits. Il était vêtu d’un pantalon, d’une chemise et d’une veste qui semblaient neufs et chiques. Le Jedi toisa son ami de haut en bas et cela n’échappa pas à Han.
    - Je sais, je sais, mes fringues sont propres et pas trouées de partout...
    - Elles sont neuves non ?
    - Pas vraiment, mais très peu utilisées, ce qui revient au même …
    Luke sourit une nouvelle fois.
    - Comment vas-tu ?
    - Très bien, et toi ? Pas trop dépaysé après tout ce temps passé loin de l’Académie ?
    - On fait avec, rien ne change beaucoup ici, enfin pas les lieux … Salut Chewie !
    Le wookie poussa un cri de joie et enlaça le maître Jedi. Alors qu’il sentait que ses côtes allaient craquer, Skywalker se dégagea de son étreinte et se massa au niveau de la poitrine. Chewbacca poussa un autre cri.
    - Non, ne t’inquiètes pas, je suis assez solide pour supporter les preuves d’affection que tu peux me témoigner.
    Il se retourna vers Han et lui fit signe de prendre la direction du temple. Les trois comparses traversèrent le hangar et s’engouffrèrent dans un des turbo-ascenseur. Ils entamèrent une discussion sur la maîtrise de la Force par les enfants Organa-Solo. Solo eut une moue significative face à la question de son beau-frère et Luke allait donc changer de sujet quand les portes du turboleft s’ouvrirent. Le maître sortit en premier et mena les deux ex-contrebandiers vers la salle de méditation qui faisait aussi office de salle de consultation.
    La pièce était éclairée par des fenêtres devant lesquelles des stores étaient baissés. Des fauteuils ronds et sans dossier étaient placés en cercles et Luke invita Han et Chewbacca à s’asseoir. Il prit lui-même place sur l’un des sièges, pliant ses jambes en tailleur.
    - Qu’est-ce qui t’amène ici, tu t’es découvert des dons dans la Force, demanda Luke sur un ton sarcastique.
    - Très drôle, tu sais bien que si je ne nie pas l’existence de la Force, je n’y crois pas plus que ça. Non, je suis là pour t’emprunter C-3PO et D2.
    - La Nouvelle République n’a plus les moyens de te fournir des droïdes, s’étonna Luke.
    - Si, mais ils n’ont aucune personnalité, et puis crier sur C-3PO me détend.
    Luke faillit éclater de rire. Bien que celle-ci puisse être considérer comme négative, Han reconnaissait au moins à 6PO la qualité de lui calmer les nerfs. C’était bien la première fois que le Corellien lui trouvait une quelconque utilité. Cette réponse fit aussi ressurgir chez le Jedi tout un flot de souvenirs et la nostalgie s’empara de lui. Il se reprit vite et reporta son attention vers son ami.
    - Dans ce cas là, pas de problème. Que comptes-tu en faire, demanda-t-il.
    - L’Etat Major veut que j’aille dans le secteur de Farlax. Les derniers rapports montrent une activité impériale visiblement assez importante pour qu’Ackbar dépêche une enquête plus approfondie sur place et en vue des quelques relations que j’ai dans le coin, il pense que je suis le plus apte à mener ces recherches.
    - Tu y vas donc seul ?
    - J’aurais préféré, mais je me retrouve à la tête du Victoire d’Endor, un croiseur Mon-Cal, et de trois croiseurs Liberator, avec le plein d’ailes E et d’ailes X de reconnaissance.
    - Même si les Liberator commencent à se faire vieux, ta flotte n’en est pas moins importante pour une simple pêche aux infos, fit remarquer Skywalker.
    - Ouaip. Normalement, on est là bas pour faire du micro trottoir et jouer les paparazzis sur de récentes apparitions de destroyers, mais si ça tourne mal, la République préfère assurer ma protection … Ca va faire je ne sais combien de fois que je leur dis que ça sert à rien de me filler une escorte, que ça me ralentit plus qu’autre chose et que je me sens obliger de protéger les autres donc de mettre ma vie encore plus en danger ……
    - J’imagine que la consigne doit venir de Leia.
    - Mouais, sûrement …De toute façon, si ça ***censuré***, je fais comme d’hab., je tire sur tout ce qui bouge et j’ordonne un repli " stratégique ".
    - J’imagine que tu sais ce que tu fais, mais fait quand même attention, on n'est pas à l’abri que ton vaisseau lâche …
    La remarque de Luke concernant l’état plus que précaire de son " bijoux " ne fit ni chaud ni froid au pilote, mais la remarque sur sa sécurité le toucha droit au cœur.
    - Bah, tu me connais, je ne suis pas Corellien pour rien, j’adore les plans foireux qui dégénèrent, répondit-il avec un sourire gêné.
    - Bien, soupira le Jedi. Je ne vais pas te retenir plus longtemps.
    - Yep, la route est longue entre Yavin et Galantos et le commodore N’ja m’attend.
    Skywalker les raccompagna jusqu’au vaisseau. En sortant du temple il eut un léger frisson. La nuit était tombée, et la température avait chuté de plusieurs degrés. Il s’arrêta quelques instants pour humer l’air frais qui balayait le parvis. La brise apportait les effluves des arbres fruitiers plantés un peu plus loin. Tous ces petits détails lui avaient manqué, et il les retrouvait avec un grand plaisir.
    Il rattrapa ses deux amis qui se trouvaient devant la rampe d’embarquement du Faucon. Tous trois attendirent l’arrivée des deux droïdes que Luke avait prévenu quelques minutes auparavant. L’ombre de C-3PO apparut sur le béton, et l’unité protocolaire approcha de sa démarche rigide, suivit de près par le petit astromec.
    En apercevant Han, 6PO sentit que quelque chose ne tournait pas rond et confia ses inquiétudes à son compagnon. R2 lui trilla une réponse rassurante et accéléra. Luke expliqua la situation et s’empressa d’empêcher que 3PO n’émette toute objection en disant que ce voyage ne pouvait être discuté. L’astromec émit un bip qui pouvait être perçu comme un rire et s’engagea sur le plan d’accès au vaisseau, obligeant son " ami " à faire de même sans rechigner.
    Le Jedi se tourna vers le Corellien.
    - Que la Force soit avec toi vieux brigand.
    - Merci p’tit gars, j’y ferais peut-être appel. Au fait, Leia et les gosses te passent le bonjour.
    - Je les appellerai, promit Luke.
    Le Wookie allait une nouvelle fois enlacer Skywalker mais il se reprit et le gratifia d’une simple tape dans le dos qui lui coupa tout de même le souffle. La rampe du Faucon se rétracta, plongeant Luke dans l’obscurité de la nuit. Il attendit de voir disparaître la lumière bleue des réacteurs pour faire demi-tour et rentrer au chaud.




    V


    Système de Barab I

    Kergala était dans son bureau à étudier une carte holoprojetée des systèmes avoisinant Galantos. Il venait d’apprendre que le général Solo arrivait aux abords du secteur et qu’il devait faire un rapport sur la présence impériale. Il avait sentit le coup venir et avait prit toutes les dispositions nécessaires pour y parer. Maintenant, il lui fallait déterminer à l’avance les prochaines interventions rebelles. Ils ne découvriraient rien là où ils arriveraient, l’Empire n’y étant pas passé, mais il ne faisait aucun doute que Solo dégoterait un filon tôt ou tard. A vrai dire, cette intervention de la Nouvelle République était fâcheuse, mais secondaire aux yeux du Grand Amiral. Ce qui l’inquiétait plus, c’était l’état d’avancement des ses multiples projets, et l’un d’eux prenait un sérieux retard.

    Plusieurs chantiers s’étaient malencontreusement trouvés sur la trajectoire de météorites. Rien de grave, certes, hélas cela représentait une perte de crédits et de temps considérable, or, s’il disposait du premier en abondance, le deuxième avait tendance à s’écouler plus vite que prévu. Il lui fallait donc repenser la production afin de compenser le manque à pourvoir sur les chantiers endommagés.

    Il fût coupé de ses pensées par le bruit caractéristique d’une personne frappant à sa porte. Il ordonna d’entrer et un jeune officier portant les galons de l’équipe de communication fit son apparition et se mit au garde à vous. Kergala lui fit signe de se détendre et décrocha son regard de la projection pour signifier à l’homme qu’il était tout ouï.
    - Les chantiers spécialisés vous font savoir que le prototype du projet Corps Céleste est prêt à l’emploi, et ils veulent avoir votre avis sur les essais en situation reconstituée afin de pouvoir lancer la construction.
    - Parfait, rien d’autre, s’enquit le Grand Amiral.
    - Non monsieur, rien.
    - Merci lieutenant Olso, vous pouvez retourner à vos occupations.
    Kell se mit une nouvelle fois au garde à vous puis tourna les talons.
    Kergala se replongea dans l’étude de la carte. L’annonce que venait de lui faire l’officier arrivait à point nommé. La nouvelle station allait jouer un rôle primordial dans la réussite de son plan visant à régler l’incursion rebelle, il ne manquait plus qu’à savoir où leur tendre le piège. Il ferma les yeux pendant de longues minutes, et l’intense concentration dans laquelle il était plongé se lisait sur les traits de son visage. Lorsqu’il les rouvrit, tout était clair et il savait parfaitement comment s’y prendre.
    Il ouvrit une communication avec le centre de recherches et développements en orbite autour de la planète. Il entra son code prioritaire et la liaison déboucha directement dans le bureau de l’amiral Dorst. Il lui donna les consignes concernant les derniers tests à effectuer et transmit les coordonnées de lieu où la station devait se rendre dans les jours qui venaient. Il coupa la communication et se renfonça dans son fauteuil.
    En vue de la puissance de feu déployée par la République, la simple station ne suffirait pas à les mettre en déroute. Il était temps d’adresser un message fort au gouvernement en place. Il décida d’envoyer l’amiral Cruskot en soutient. Il n’appréciait pas particulièrement le personnage, et celui-ci le lui rendait bien, mais sa flotte constituait une part non négligeable de la force impériale, et Iron devait donc faire avec. Il s’était débrouillé pour le tenir à l’écart jusque là, mais il commençait à manquer d’idées pour justifier l’inaction d’Ecker, il était donc temps de l’envoyer en mission afin de lui montrer qu’il n’était pas oublié. Même si son rôle dans la bataille qui allait se dérouler serait minime, son ego serait assez flatté pour éviter toute réaction désagréable.





    VI


    Coruscant


    Leia était assise dans une chaise longue sur la terrasse de son jardin. Elle regardait ses trois enfants jouer dans l’herbe. Jaina courait après son animal de compagnie, un rat womp domestiqué, et utilisait la Force pour le ralentir ; Jacen essayait, tant bien que mal, de se concentrer pour soulever le droïd nourrice qui criait et gesticulait chaque fois que ses pieds ne touchaient plus le sol ; quant à Anakin, il se trouvait dans un coin du jardin, seul, un tournevis autorotatif dans la main droite et une lampe dans la gauche.
    Le cadet des enfants Organa-Solo n’avait pas la même affinité avec son frère et sa sœur que les jumeaux entre eux, c’était normal, mais ce qui inquiétait vraiment leur mère, c’est qu’il ne jouait que très peu avec eux, la seule personne avec qui il s’amusait vraiment étant Chewie. Le wookie prenait un malin plaisir à montrer à l’enfant comment réparer telle ou telle chose ou comment faire que cette chose ne fonctionne plus sans la casser. Son lien avec la Force était très puissant, ce qui lui permettait de posséder une grande autonomie et Leia commençait à savoir où pouvait mener une trop longue solitude, mais elle ne savait pas comment y remédier. Elle se promit intérieurement de demander de l’aide à son frère dés que possible.
    Elle poussa un soupir et pencha la tête en arrière pour profiter des rayons du soleil. L’été touchait à sa fin, et le paysage commençait petit à petit à se parer de ses jolies couleurs rouge et jaune. Elle goûtait avec délectation ces quelques instants de calme qu’elle pouvait consacrer à ses enfants et à elle-même, c’étaient les premiers depuis un bon bout de temps.
    Elle tourna la tête quand elle entendit des pas résonner sur les lattes de la terrasse. Le droïd qui se chargeait de la gestion de la maison venait vers elle d’un pas rapide. Sûrement avait-il quelque chose d’important à lui dire.
    - Madame ?
    - Oui C-4, répondit-elle.
    - Votre mari veut vous parler sur le canal n°8.
    - Très bien, dis-lui que j’arrive.
    Leia se leva, traversa la maison et alla s’asseoir devant son terminal dans sa chambre. Elle se recoiffa et fit apparaître l’image de son mari en tenu de général.
    Han Solo avait pris un coup de vieux depuis leur première rencontre dans l’Etoile Noire, les années l’ayant un peu assagit. Lorsqu’il était venu la sauver, il était habillé avec ses vêtements de contrebandier, était arrogant comme pas deux, téméraire et nombriliste. Il n’avait qu’un seul but, gagner de l’argent afin de rembourser sa dette à Jabba, et voyageait de planète en planète pour échapper aux chasseurs de primes.
    Depuis, il avait passé la quarantaine et était devenu père. Sa rencontre avec la princesse avait radicalement changé sa vie, et même si Leia sentait bien que son passé de contrebandiers et la liberté qui allait avec lui manquait de temps en temps, son nouveau rôle de chef de famille lui tenait à cœur, et il le faisait passer avant toute envie personnelle et irréfléchie. A l’époque, elle avait été charmée par son côté voyou, car elle n’avait pas de " voyou " dans sa vie lui avait-il dit, maintenant, il s’était " rangé " depuis pas mal de temps, mais ça ne l’avait pas fait perdre certains de ses traits de caractère qui la faisait fondre ou l’exaspérait, ce qui revenait au même en définitive.
    - Bonjour chéri, dit-elle.
    - Bonjour, comment vas-tu, demanda Solo.
    - Très bien, il fait beau, et je profite du soleil tout en gardant un œil sur les enfants.
    - Ici aussi il fait beau, je viens de passer deux heures dans un bar avec un ancien " ami "…
    - Et alors ?
    - Rien, ni lui ni les gens avec qui il " travaille " n’ont remarqué la moindre présence impériale, à croire qu’il n’y a pas l’ombre d’un croiseur carrack ici.
    - Les rapports seraient donc biaisés ?
    - Je n’irais pas jusque là, car s’il n’y a pas l’ombre d’un vaisseau impérial, il n’y a pas l’ombre non-plus d’un vaisseau néo-républicain. Je commence à me demander à qui on a affaire, ce n’est pas le genre de l’Empire de faire dans la frappe chirurgicale. Personne n’a entendu parler d’une quelconque bataille, donc les flottes auraient tout bonnement disparues sans laisser de trace.
    - Tu as prévenu le Haut Commandement ?
    - Oui, il y a une heure à peu près. Ackbar m’a dit de continuer mes recherches en allant sur le monde suivant et de ne pas me soucier, pour le moment, de nos unités, il est possible que le silence radio soit du à des anomalies sur le réseau holo ou au sein même des vaisseaux. Perso, je ne sais pas comment il arrive à se contenter d’une explication aussi simpliste et aussi peu probable...
    - Que vas-tu faire ?
    - Direction le système spatial de N’zoth, là où l’une des flottes est censée se trouver. La République y a plusieurs garnisons et un centre d’étude, s’il y a des informations quelque part, ça doit être là bas. Normalement, on part dans une petite heure, et le transfert devrait durer cinq heures, je te re-contacte à ce moment là.
    - D’accord, passe le bonjour à Chewie, et fait gaffe à toi, n’oublie pas de vérifier le Faucon au cas où il y aurait du grabuge.
    - Je lui dirais, et pour le Faucon, qu’est-ce que vous avez tous à croire qu’il est en mauvais état, demanda-t-il avec son sourire en coin.
    - L’expérience…
    Il sourit de plus belle.
    - Je t’aime.
    - Je sais, lui répondit-elle.
    - Normalement, ça, c’est ma réplique.
    - Les temps changent.
    - Général Solo, dit une voix derrière Han.
    - J’arrive ! Je dois y aller chérie.
    - Que c’est dur de vivre avec un général de la flotte… Allez, je ne te retiens pas plus longtemps. Au revoir.
    - Au revoir.
    Leia attendit que l’image de son mari ait complètement disparu avant d’éteindre son propre écran et de sortir de la chambre. Elle se rendit dans la cuisine afin de se servir un grand vert de lait frais puis de rejoindre ses enfants. Elle s’appuya contre le montant des portes vitrées et entama sa boisson à petites gorgées. Jaina couru vers sa mère, son rat womp dans les bras, vint se cacher derrière elle et s’agrippa aux pans de sa robe. Jacen la poursuivait. Il avait abandonné l’idée de soulever la nurse et voulait essayer de faire voler le petit mammifère.
    La chef d’Etat passa le bras autour du cou de sa fille et fit comprendre à son fils qu’il ne fallait pas faire ce genre de chose. Il baissa les yeux, grommela repartit en direction du droïde qu’il ne tarda pas à re-soulever.
    Jaina déposa un baiser sur la joue de sa mère et rentra dans le salon pour lire un hololivre après avoir déposer le rongeur dans sa cage. Leia sourit et retourna s’asseoir dans sa chaise longue. Il ne lui restait plus beaucoup de temps avant la session du Conseil qui devait avoir lieu dans l’après midi.




    VII


    Proxima III

    La flotte du général Solo sortit de l’hyperespace aux abords de la planète Proxima III. Han était inquiet, ils étaient revenus en vitesse subluminique dix minutes avant le temps indiqué par l’ordinateur de bord, et cela ne présageait rien de bond.
    Il ordonna l’affichage de la carte des routes hyperspatiales, et constata que celle qu’ils devaient utiliser ne passait en aucun cas près d’un astre capable de les forcer à revenir dans l’espace réel, et les instruments de bord ne détectaient aucun trou noir.
    Le général observa la planète à travers la baie du pont de commandement. Une station de type inconnu orbitait autour d’elle. Il demanda l’ouverture d’une communication avec les autorités du secteur, mais seul des grésillements sortirent des enceintes de la passerelle. Son inquiétude était grandissante. Il réitéra la démarche mais le résultat fut identique.
    - Le système est répertorié comme inhabité … Officier, essayez de joindre la station, et trouvez-moi des informations sur les installations militaires du secteur.
    Il fallut quelques minutes avant que ses directives ne soient menées à bien. La liaison holo ne put être établit, quant au rapport sur les activités militaires, un Mon-Calamari lui tendit une feuille de filmplast. Solo le parcouru des yeux et se retourna promptement.
    - Prévenez tous les bâtiments, on fout le camp !
    Les alarmes s’activèrent et l’agitation s’empara de l’ensemble du vaisseau. Le jeune Sullustéen chargé des calculs de vol entra les coordonnées du saut hyperspatial en direction de l’avant poste républicain le plus proche et les transmis aux Liberator. Les quatre croiseurs entamèrent leur demi-tour et s’éloignèrent le plus possible de Proxima III pour se dégager de l’attraction planétaire. L’hyperdrive se mit en route mais rien ne se passa, les étoiles restèrent à leur place.
    - Que se passe-t-il bordel ?! On devrait déjà être loin !
    - Impossible, nous sommes entourés par une gravité artificielle.
    Han écarquilla les yeux. Il se précipita vers les consoles des radars.
    - Il n’y a aucun croiseur Interdictor dans le coin, fit-il remarquer.
    - Général ! interpella un lieutenant. C’est la station qui est la source du puits gravifique et des interférences.
    - Vous êtes en train de me dire que ce que nous voyons à l’extérieur est une plate-forme gravitationnelle ?
    - Oui général, et elle libère des chasseurs inconnus.
    Solo commençait à s’affoler.
    - Des hybrides ?
    - Non, des TIE de type non répertorié. Ils foncent sur nous !
    - Ordonnez à la Chasse de décoller !
    Cinq escadrons de TIE se rapprochaient des vaisseaux lourds avec une incroyable vélocité. Ils avaient une allure étrange, les cockpits étaient ceux des TIE fighter mais les panneaux étaient disposés de telle manière que si l’on joignait le bout de chacune des trois ailes cela formerait un triangle équilatéral.
    La flotte se mit en position de combat et avança vers la station pendant que les ailes E décollaient et accéléraient vers l’ennemi. Hélas, les impériaux étaient plus rapides et l’angle de tir des canons laser avait été réglé sur une longue distance. Ils firent donc exploser plusieurs chasseurs républicains avant même que ceux-ci ne soient à porté de faire feu. Les deux groupes entrèrent en contact et entamèrent leur balai aérien.
    Les turbolasers du croiseur MC-80 et des croiseurs Liberator pointèrent en direction de la structure de combat. Les premières salves partirent et allèrent mourir contre les écrans déflecteurs de la station. Des dizaines et des dizaines de lasers s’écrasaient contre les boucliers, des ondes vertes parcourant la surface d’énergie pure là où les tirs étaient dissipés.
    Les quatre croiseurs s’approchèrent un peu plus de leur cible. Solo savait qu’en faisant cela leurs attaques seraient plus efficaces, mais en contrepartie, la station serait-elle aussi à porté de tir. Han ordonna donc le transfert des écrans déflecteur arrières et latéraux vers les boucliers avant.
    Son attention fut attirée par les torpilles qui partaient des Liberator. Il suivit les petits projectiles du regard jusqu’à leur impact avec le dispositif de protection de la plate-forme. Celui-ci oscilla, devenant visible. Cela prouvait que les générateurs fonctionnaient à pleine cadence pour compenser les attaques, et le général se mit à espérer que les prochains coups seraient les bons mais il fut vite désenchanté.
    Pendant ce temps là, le combat entre les ailes E et les TIE faisait rage. De nouveaux chasseurs impériaux avaient décollé afin d’assurer définitivement leur supériorité. Les pilotes néo-républicains avaient du mal à faire face à une telle menace. Ils avaient face à eux des TIE qui étaient l’équivalent de leur chasseur, ils n’avaient donc plus l’avantage d’avoir les meilleurs vaisseaux. Les épaves des E-wing flottaient un peu partout dans l’espace, rendant les manœuvres encore plus difficiles. Au moins sur ce point, les deux camps étaient à égalité.
    Un chasseur républicain passa en rase-mottes au-dessus du Victoire d’Endor. Trois TIE s’alignèrent derrière lui et firent feu de concert. Les premiers tirent firent tomber les défenses de l’aile E, une attaque toucha l’unité astromécano et les autres déchirèrent les plaques métalliques des réacteurs et des ailes. Le E-wing partit en vrille et s’écrasa contre un turbolaser.
    Solo se baissa instinctivement quand un chasseur passa en trombe au-dessus de la passerelle de commandement, tentant désespérément d’échapper à ses poursuivants, chance qu’il n’eut pas. Il se redressa et demanda un compte rendu de la bataille. Il fit une grimace quand il l’eut dans les mains. Les boucliers de la station étaient encore à 80% du nominal. Le Corellien ne comprenait pas comment un bâtiment d’environ deux kilomètres de diamètre pouvait être aussi tenace. Il demanda un scan complet de la plate-forme. Celui révéla la source des écrans déflecteurs, et le général faillit s’étouffer en l’apprenant. La station était protégée par un générateur de bouclier planétaire, le même principe que celui de la seconde Etoile Noire. Il essayait de trouver une solution quand une main dure et dorée se posa sur son épaule.
    - Général Solo ?
    - Quoi ? cria le Corellien.
    - Excusez-moi de vous dérangez monsieur, mais R2 et moi-même voudrions savoir comment se déroule la bataille.
    - Tu ne me dérange pas 6PO, je n’ai rien à faire pour le moment. Quant à la bataille, elle était gagnée d’avance.
    - Je suis heureux de savoir que tout se passe bien pour vous général.
    - Il serait peut-être temps de faire changer tes capteurs visuels bouton d’or, tu ne vois pas que ces saloperies d’impériaux sont en train de nous tailler en pièce !
    - Mais, vous venez de me dire que tout se passait à merveille, s’indigna le droïd.
    - C’était ironique idiot.
    - Décidément, je ne comprendrais jamais l’humour humain, se désespéra le droïd en faisant demi-tour pour rejoindre son compagnon.
    Une explosion secoua tout le poste de commandement. L’onde de choc fit perdre son équilibre à C-3PO qui commença à crier pour que quelqu’un vienne le relever.
    Le premier Liberator venait de céder sous les attaques de la station. Des morceaux de coque furent projetés dans tous les sens, s’ajoutant à la confusion générale qui régnait déjà parmi les pilotes. Les corps des membres d’équipage se glacèrent instantanément au contact du vide et se mirent à dériver.
    Han regarda la poupe du vaisseau se désagréger et être inexorablement attirée par la planète. Quelques capsules de sauvetages arrivèrent à s’extirper du bâtiment, mais en règle générale, il ne restait que très peu de survivant.
    Le morceau du Liberator traversa l’atmosphère et se consuma sous les forces frictionnelles que subit sa coque. Solo ferma les yeux quelques instants pour adresser un dernier mot à l’équipage puis redoubla d’ardeur à la tache. Il lança ses dernières consignes, quitta le pont principal et courut vers le hangar tribord. Au passage, il héla un artilleur et lui ordonna de le suivre. Ils rejoignirent Chewbacca qui était en train de préparer le Faucon. Han s’engouffra dans le vaisseau et prit directement place dans la tourelle ventrale pendant que le soldat s’installait dans le siège du quad-laser dorsal.
    Le Wookie termina les derniers réglages externes et se précipita à bord du cargo. Il jeta son torchon plein de graisse dans un coin du cockpit, s’assit au poste de pilote et ouvrit une communication avec Han.
    - OK Chewie, entame la procédure de décollage, on va montrer à ses enfants de l’Empire de quoi on est capable.
    - Mroarrrr !
    - Oui, je sais que le circuit de refroidissement n’est pas complètement réparé, mais t’inquiète pas, ça va tenir le coup. Enfin, normalement, dit-il tout bas.
    Le Faucon Millenium sortit du hangar et fonça vers le cœur de la bataille. Han activa l’armement et régla le point de convergence des quatre tubes sur longue distance, il était hors de question que ces saloperies s’approchent de son vaisseau. Faisant bouger la tourelle dans tous les sens tout en suivant un TIE, il attendit que les deux grilles de visée se soient alignées sur la cible pour appuyer sur la détente. Alors qu’il s’attendait à une explosion à en être ébloui, le chasseur accusa le coup et fit volte-face.
    Le TIE fonça sur le cargo YT-1300, les traits de laser partant par rafales. Chewbacca vira sur l’aile afin de ne pas exposer le Faucon puis effectua un looping. Pendant la course, l’impérial se retrouva dans le collimateur du quad-laser ventral, et l’artilleur fit mouche. Le réservoir explosa, consumant l’air contenu dans le cockpit. Les flammes moururent avec les dernières molécules d’oxygène.
    " Ces TIE sont incroyables, ils sont plus rapides et plus maniable que les Défenseurs TIE. Et leurs boucliers qui les protègent de nos salves. L’Empire a mis le paquet cette fois. " pensa Han.
    Le Faucon rasa le croiseur mon-calamari et détruit trois autres chasseurs TIE, toujours avec la même difficulté. Solo ne pouvait focaliser son attention sur un seul élément, le danger venait de partout, mais quelque chose le rassura. De loin, il n’eut aucun mal à reconnaître les formes des TIE fighter et de quelques TIE Intercepteur. Les chasseurs avaient l’air de retourner au hangar, laissant la place aux chasseurs plus " communs ". Cela pouvait signifier deux choses. Soit l’Empire ne disposait plus de TIE inconnus en nombre suffisant pour les laisser continuer le combat, soit l’officier en charge de la bataille considérait les forces néo-républicaines en assez piteux état pour les achevés avec les TIE traditionnelles. Un rapide coup d’œil au compte rendu que venait de lui envoyer le Victoire d’Endor pour confirmer la seconde hypothèse. Avec seulement quatre escadrons encore en vol, le flotte de Solo ne faisait plus le poids.
    Il était en train de penser à un moyen intelligent de faire tomber les boucliers quand il sortit brusquement de sa réflexion. Il fallait partir maintenant, quel qu’en soit les moyens. Pourquoi, à vrai dire il n’en savait rien, mais quelque chose avait développé chez lui un mauvais pressentiment, et il se fiait toujours à ses mauvais pressentiments.
    Il ouvrit une communication avec le reste des chasseurs.
    - A tout le monde, suivez moi sans discussion. On doit se tirer à tout prix, larguer tout ce que vous avez en stock au point que je vais désigner.
    Il entra rapidement des coordonnées dans la console de la tourelle et ordonna à son copilote de les transmettre à la flotte.
    - Mais général, si on s’approche autant de la station, on sera tous à porter de tir, fit remarquer le capitaine du Vainqueur de l’Empire.
    - J’ai dit sans discuter, on aura tout le loisir de remettre mes ordres en question lorsqu’on sera dans l’hyperespace, pour le moment on y est pas !
    Le Faucon Millenium prit la tête de l’attaque, tous les chasseurs néo-républicains venant se placer derrière lui. Solo et l’artilleur avaient pour rôle d’offrir une protection primaire aux escadrons plus vulnérables. Han fit donc ce pour quoi il était l’un des meilleurs, se faire remarquer. Les deux quadri-tubes entrèrent en action, décimant les TIE qui formaient un écran devant la station. L’armement du cargo étant plus conséquent que celui des impériaux, ils n’eurent aucun mal à semer la panique dans les rangs de l’Empire avant que les TIE n’aient pu réagir. Puis ce fut la rencontre.
    Les ailes E traversèrent la formation de chasseurs impériaux sans se soucier d’eux, se contentant de tirer à l’aveugle pour libérer le passage. Le Faucon faisait de même, essuyant la quasi-totalité des attaques car il était maintenant considéré comme cible prioritaire.
    Le général pria pour que ses propres écrans déflecteurs tiennent le coup, et ils tinrent, ce qui ne fut pas le cas de l’armement.
    Solo avait les pouces collés aux gâchettes, la tourelle lâchant des salves continues de lasers, jusqu’au moment où plus rien ne sortit des quad-lasers. Han pesta et tapa du poing contre la paroi, espérant que cela aurait un effet bénéfique, comme c’était parfois le cas. Il consulta l’artilleur qui lui confirma que sa tourelle ne répondait plus non plus. Il contacta Chewbacca et lui demanda des explications. Le Wookie grogna que tous les systèmes offensifs du vaisseau étaient H.S., et que la source en était inconnue.
    Le général s’extirpa du post de tir et rejoignit son copilote. Il vira le Wookie plus ou moins gentiment et reprit le contrôle de son cargo. Il informa toute la flotte qu’il ne fallait plus compter sur lui pour faire tomber les écrans déflecteur, mais qu’il n’était pas encore hors jeu.
    Il entama une série de manœuvres osées, ressemblant plus à une démonstration de ses talents de pilote qu’à un vol en situation de combat. De nombreux TIE mordirent à l’hameçon, et Han se fit un point d’honneur à les balader le plus possible.
    Le gain de temps que venait de gagner le corellien permit aux E-Wings et aux croiseurs de se rapprocher de la station et de vider leurs réserves de torpilles et de missiles à concussion. Des dizaines de projectiles filèrent vers la plate-forme et moururent au contact des boucliers, dans un maelström de flammes et de métal. Une deuxième bordée de missiles furent largués, faisant enfin disparaître les défenses de la station.
    Han explosa de joie et donna une tape dans le dos de Chewbacca. Il reprit les commandes et s’apprêtait à calculer un vecteur de sortie quand un voyant s’alluma sur sa console de communication. Il accepta l’appel et la voix nasillarde d’un Sullustéen sorti des amplificateurs.
    - Général Solo, plusieurs contacts viennent de faire leur apparition, et ils se rapprochent.
    - Les renforts arrivent trop tard, dites-leur de se tenir éloigner de la station et de récupérer les corps et les pilotes qui se sont éjectés.
    - C’est là que ça coince monsieur, ce ne sont pas des bâtiments républicains, ces vaisseaux battent pavillon impérial monsieur. Les quatre destroyers Imperial Mark II foncent sur nous.
    Han écarquilla les yeux. Des Mark II ! Ils ne feraient jamais le poids contre eux. Déjà avec la flotte au complet, le combat aurait été âpre, mais là, aucune chance.
    - A toutes les unités, achevez moi cette station et on se barre, on a quatre MK II qui nous collent aux basques !
    - Ici le capitaine du Vainqueur de l’Empire, ils sont déjà sur nous, nous ne pourrons pas …..
    La liaison se coupa et Han n’osa regarder le spectacle, une perte de communication aussi abrupte étant largement assez explicite.
    La perte du deuxième Libérator fut " compensée " par l’explosion d’un des dômes qui généraient l’interdiction gravitationnelle. Han se retrouva devant un choix déontologique. Soit il ordonnait la retraite immédiate, laissant les pilotes encore vivant à la merci de l’Empire ; soit il ordonnait aux navettes de récupérer les survivants, exposant le reste de la flotte aux destroyers. Le destin fit le choix à sa place. Le Victoire d’Endor le contacta pour le prévenir que ses moteurs principaux venaient de rendre l’âme, réduisant à néant toute velléité d’effectuer un saut hyperspatial.
    Aussi cruel que cela puisse être, Solo transmit les coordonnées du saut aux derniers croiseur Libérator et promit à l’équipage du MC-80 de dépêcher une équipe de sauvetage dans les jours qui venaient.
    Les deux vaisseaux s’alignèrent et disparurent du système de Proxima III au moment où les destroyers encerclaient le croiseur Mon-Calamari et le pilonnaient de charges ioniques.


    Le Cobra et le Réprobateur glissèrent le long des flancs du Victoire d’Endor. Quelques tirs sporadiques partirent du MC-80 et périrent contre les boucliers des MK2. Les vingt-neuf turbolasers ne pouvaient faire le poids face aux deux cent pièces d’armement des monstres impériaux. Le Réprobateur fit tonner ses canons ioniques lourds et stoppa ainsi toute activité électronique aux sain du croiseur.
    Ecker Cruskot regardait la flotte rebelle fuir face à ses vaisseaux. Une victoire écrasante, dont il s’attribuerait tout le mérite, la station n’ayant joué qu’un rôle mineur à ses yeux. Il reporta son attention sur le pauvre bâtiment xénos et se délecta de voir les charges ioniques mettre l’ennemi à genoux. Il n’y avait rien de plus jouissif que de montrer à cette vermine ce dont était capable l’Empire. Ils avaient serte pris le contrôle de la Galaxie, mais ça n’avait été qu’un simple coup de chance, une manipulation des dirigeants effectuée par ces mystiques que sont les Jedis. Si l’Alliance s’était hissée au pouvoir grâce à la supercherie, à la couardise et à la religion, lui il monterait grâce à la force pure, grâce à la puissance militaire !
    Un officier vint lui dire quelques mots, et le visage de l’amiral s’illumina encore plus. Il se tourna vers l’officier tacticien et lui donna l’ordre de lancer l’assaut.
    Les TIE de débarquement décollèrent des hangars des quatre destroyers et fondirent vers le Victoire. Les unités de stormtroopers ne voulait qu’une seule chose, en découdre avec la " racaille rebelle ".
    Les TIE freinèrent au derniers moment pour s’approcher doucement de la paroi du vaisseau. Les sas se déplièrent et s’aimantèrent au MC-80. Les premières équipes firent sauter un morceau de coque et les soldats s’engouffrèrent dans les couloirs. Quelques combats eurent lieu, mais l’avancé impériale fut rapide et Ecker eut vite la confirmation que le bâtiment était sous contrôle. Il trépignait à l’idée de pouvoir écraser les rebelles, et encore plus à l’idée des félicitations du Grand Amiral. Cette fois, celui-ci serait obligé de reconnaître sa valeur.
    Il confia le commandement du Réprobateur à son second et prit la direction du hangar des navettes. Il entra dans le turboascenseur et entra sa destination dans le petit ordinateur de bord du turboleft. Il sentit une légère secousse quand le module s’activa. Il descendit de plusieurs dizaines d’étages avant de prendre l’axe horizontal qui menait à l’avant du destroyer. Il ne fallut pas plus de trente secondes pour parcourir le kilomètre qui séparait la zone de parcage du pont principal.
    Les portes s’ouvrirent et Cruskot en sortit d’un pas rapide, montant directement dans la navette Lambda sans prêter la moindre attention aux soldats de choc qui se trouvaient au garde à vous. Montrer un quelconque signe d’intérêt pour un comportement si banal aurait été un signe de décadence. Chacun à sa place et l’Empire s’en porterait mieux.
    Le transport sortit du MK2 et alla atterrir dans le hangar du Victoire, pas loin de la passerelle de commandement. A son arrivée, le commandant Warlock en charge de l’attaque l’attendait avec un peloton d’élite. L’homme oublia de saluer son supérieur, mais Ecker ne lui en tint pas rigueur, c’était un homme efficace et fidèle, l’excitation devait lui avoir fait oublier le protocole.
    L’amiral passa devant lui et lui fit signe de le suivre.
    - Alors commandant ?
    - Tout s’est passé à merveille monsieur. Un groupe de Wookies s’est défendu, mais nos hommes les ont maîtrisés, la fourrure ça brûle bien, dit-il avec un sourire sadique.
    - Vous m’en voyez ravis. Vous avez respecté la procéd

    jeudi 15 novembre 2007 - 22:46 Modification Admin Réaction Permalien



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