Les Missions du Chu'Unthor (page 13)

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  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    12671 Crédits Modo

    Mission : Nuages Rouges

    La suite de notre mission consistait en escorter la sénatrice lors de sa rencontre avec l’administrateur que nous suspections, Anoléïs. C’était évidemment du pain béni pour notre enquête, car cela nous permettrait de l’approcher sans éveiller sa méfiance, puisque notre présence serait normale. 

    En sortant de la navette, je vis que l’administrateur était là pour nous accueillir. Avant d’embarquer, maître Cenovii m’avait bien conseillé d’ouvrir l’œil. Il ne fallait pas laisser quelque chose d’important nous échapper. Cependant, je n’étais pas assez douée en empathie pour détecter ou non le mensonge, à moins que la personne mente très mal : il me faudrait donc me fier à mes yeux et à mon seul instinct. Alors que la sénatrice s’avançait, je réglai mon pas sur celui de mon maître et comme lui, restai légèrement en retrait tandis que la sénatrice et Anoléïs se saluaient des civilités d’usage.

    Anoléïs : Madame la sénatrice…je suis ravi de vous accueillir ici. Permettez que je vous invite à une modeste collation.
    Pers : Je serais bien ingrate de refuser. Mais ne perdons pas de vue le but de ma venue ici.
    Anoléïs : S’entend. Mais qui sont ces deux personnes qui vous accompagnent ? Je ne crois pas que nous ayions été présentés…
    Ceno : Maître Cera Ordo, et voilà ma padawan Kinsa. Nous protégeons la sénatrice.

    Il nous salua d’un léger mouvement de tête, et je fis de même.

    Anoléis : Un plaisir de vous rencontrer, mais je peux vous assurer qu’ici, la sénatrice Pers ne craint rien. 
    Ceno : Je n’en doute pas.

    Je manquai de lever les yeux au ciel. La Force savait que je détestais ces mondanités… Sans compter l’hypocrisie qui était presque palpable dans l’atmosphère. Cela me donnait la nausée. Comment les gens pouvaient-ils supporter ça à longueur de journée ? Mais je me forçai à sourire et à suivre mon maître. Je le sentais, lui non plus n’étais pas dans son élément, et en un sens cela me rassurait. Cette situation ne lui plaisait pas plus qu’à moi. 

    Je repensai alors à ce que l’un des padawans m’avait jeté lorsque j’étais au Temple, dans un cours de diplomatie, et je serrai inconsciemment les poings. « De toute manière, les Mandos comprennent que la guerre ! ». C’était faux. Je comprenais la paix. Je comprenais la compassion. Je ressentais l’idéal de la protectrice à chaque fois que je voyais quelque chose qui venait titiller mes principes. 

    Nous suivîmes la sénatrice jusqu’à l’intérieur, les sens en éveil. Je doutais qu’Anoléis tente quelque chose dans cette situation, mais on ne pouvait jamais être sûr de rien… De plus, j’essayais de discerner une once de malveillance dans son attitude, dans ce qu’il émettait dans la Force, mais pour l’instant, rien.

    Alors que les politiciens discutaient, Ceno se pencha vers moi et me souffla :

    Ceno, bas : Je veux que tu ailles fouiller le bureau d’Anoléis pour chercher la moindre chose suspecte que tu pourras trouver. 
    Moi, bas : Mais, maître, n’est-ce pas… Illégal ?
    Ceno, bas : Parfois il faut enfreindre les règles pour la bonne cause. Tu te rappelles où est son bureau ?

    J’acquiesçai. Lors du bref tour des lieux, il nous avait indiqué en passant devant une porte dorée que celle-ci était son bureau. Je réfléchis à toute vitesse : comment allais-je faire pour entrer ? Il y avait un garde devant ce dernier. Mais je n’eus pas le temps de planifier que mon maître m’indiquait déjà de m’éclipser discrètement. 

    Ok, discrétion, me répétais-je plusieurs fois. Tu connais ça. Et maintenant tu as la Force.

    Heureusement, les couloirs étaient plutôt vides et à chaque fois que je sentais quelqu’un arriver je me cachais ; et j’avais une bonne mémoire. Lorsque j’arrivai dans le couloir du bureau, je sortis une tête du coin pour vérifier que le garde était toujours là. Il n’avait pas bougé d’un iota.

    Haar’chak… Il était temps de me servir de mon cerveau. Je repérai alors un meuble dans la direction opposée, et une idée fleurit dans ma tête. Après m’être concentrée, je me servis de la télékinésie pour le faire bouger, assez pour qu’il fasse du bruit. J’espérais ainsi attirer l’attention du garde, qui tomba dans mon piège. Alors qu’il s’éloignait pour vérifier, je respirai un grand coup et avançai dans le couloir, avant de me glisser dans le bureau, dont la porte n’était pas verrouillée. 

    J’étais entrée. Au moins une chose de faite. Je me préoccuperais de comment sortir plus tard. Pour le moment, je devais me dépêcher, et fouiller la pièce. J’avisai directement le terminal, qui paraissait être le plus susceptible de contenir des informations intéressantes. Nerveuse, je tâchai toutefois de maîtriser mon anxiété et d’accomplir ma mission avec calme. 

    Alors… Je parcourus rapidement les dossiers, avant de tiquer sur un nom : « station ugnaught ». Bingo ! Je cliquai dessus sans tarder, et me retrouvai désemparée devant la multitude de fichier qui commencèrent à défiler. 

    Cinq minutes plus tard…


    J’étais toujours devant le terminal et je n’avais rien trouvé de compromettant. Le contrat paraissait honnête, prévoyant notamment l’emploi d’Ugnaughts. J’en étais presque déçue. J’avais même recherché le nom de Jaateis, et découvris qu’il avait été renvoyé parce qu’il buvait au travail. Je pris alors l’initiative de taper « venin de serpent des marais de Vjun » et retins mon souffle… Et un fichier apparut. Je retins un cri de victoire et l’ouvrit. C’était le rapport d’une enquête sur l’attaque de la sénatrice…mais rien qui puisse identifier Anoléis comme en étant le commanditaire. En réalité, il paraissait plutôt soucieux de la situation. Un enregistrement holographique en annexe le montrait en effet en train de recevoir la nouvelle et d’ordonner qu’on mène l’enquête. Soit c’était un très bon menteur et d’autres fichiers étaient dissimulés par un mot de passe, soit…

    J’entendis alors des pas s’approcher. Paniquée, j’éteignis tout et me dissimulai dans un recoin de la pièce, le souffle court. Si on me trouvait… Adieu la discrétion. 

    Quelqu’un entra : c’était Anoléis et quelqu’un d’autre. Il renvoya le garde, laissant la porte ouverte. Cela ne durerait pas, et je ne pouvais me permettre de rester là pour espionner, le risque était trop grand. Je me ferais prendre, à coup sûr. J’usai alors de la même stratégie qu’avant : faire bouger légèrement un objet par la Force pour détourner l’attention, puis me faufiler dehors. J’avais eu de la chance…

    mercredi 30 janvier 2019 - 21:00 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Enoliwen

    Enoliwen

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    Mission : un pilote fantôme

    Alors que nous rentrions au village, un vaisseau passa au-dessus de nos têtes. Immédiatement, je le reconnus, pour en avoir longtemps comptemplé la copie la veille : le vaisseau pour lequel nous étions là !

    Zad : Mer**, voilà le vaisseau ! Enoliwen, va avertir les mineurs !

    Moi : d'accord !

    Zad, en partant en courant : Et dépêche-toi !

    Je me mis courir vers la place et, plus précisément, vers l'infirmerie. Quelqu'un s'y trouvait forcément !

    Je tombai sur Lenris, avec un autre homme, dans l'entrée.

    Moi : Lenris ! Vite, le vaisseau vient d'arriver !

    Lenris : Quoi ?!?

    Moi : Le vaisseau, il est là, au village ! Il est revenu !

    L'autre homme : Comment ça se fait ? Il est venu il y a trois jours !

    Moi : On s'en fiche, du pourquoi du comment ! Ohé, réveillez-vous, le vaisseau vient vous voler vos minerais, encore !

    Lenris se tourna vers l'homme qui l'accompagnait :

    - Vite, Tolar, vas chercher les autres !

    À ce moment, nous entendîmes un bruit, suivi de celui d'un effondrement. Je sursautais, car le premier son avait tout de celui d'un tir de vaisseau.

    Et en effet, à peine sorti, je fus assailli par une odeur de brûlé et de la poussière me piqua les yeux. Je les plissai et cherchais Zadyssa du regard. Elle était collée à un mur, en face de moi. Discrètement, je la rejoignis.

    Moi : Ça va ? Que s'est-il passé ?

    Zad : Quand le vaisseau m'a vue, il a tiré. Mais il ne m'a pas touchée, heureusement. Par contre, cette maison n'a pas eu autant de chance que moi.

    Je me tournais vers l'endroit qu'elle me désignait. La maison en question était en effet touchée, et pas qu'un peu : deux de ses fenêtres avaient été pulverisées et un morceau du mur était troué.

    Moi : J'ai prévenus Lenris, et un homme est parti chercher des renforts. Ils nous rejoindront au hangar.

    Zad : Parfait. Allons-y, le vaisseau a tourné par là. (Elle me désigna une rue à quelques mètres de nous). C'était le chemin vers le hangar, ce qui nous informait, au cas où nous ne l'avions pas encore compris, qu'il était à nouveau venu pour voler les mineurs.

    Nous nous mîmes à courir et tournâmes au même endroit que le lui. Nous débouchâmes sur une grosse rue, au moment où le vaisseau passait au-dessus de nous. Il tira et Zadyssa me plaqua contre le mur.

    Zad : Fais attention, si nous nous faisons cramer maintenant, on ne servira à rien.

    Moi : Désolé.

    En me remettant à courir, je me rendit compte que la moitié des maisons de cette rue étaient brulées.

    Nous arrivâmes sur la plaine où était l'entrepôt. À cet instant, il passait au-dessus de lui.

    En arrivant à la hauteur de la dernière maison, nous ralentimes et nous nous plaquâmes derrière le mur. Le vaisseau cherchais vraisemblablement un endroit où se poser.

    Moi, en chuchotant : Il faut qu'on aille l'arrêter !

    Zad : À ton avis, on est là pour quoi ?

    (Elle se tut quelque instants, l'air pensif).

    - À mon signal, on court vers le hangar. Essaye d'être discret, si tu ne veux pas te faire rotir les cheveux. Enfin... la crinière.

    Moi : J'avais compris.

    Zad, elle se remit à chuchoter : O.K., à trois, un... deux... trois !

    Je me mis à courir à ses côtés.

    Le vaisseau ne nous avait pas vu jusqu'au moment où, alors que l'on était presque à l'entrepôt, il tira.

    Le premier tir arriva juste devant nous et nous fîmes tous les deux un bond de côté.

    Zad : On se sépare !

    Nous partimes chacun d'un côté. Le vaisseau faisait demi-tour et se dirigeait vers nous. J'accélérai pour aller me mettre à l'abri.

    À ce moment, le vaisseau tira de nouveau et souleva de la poussière.

    Je continuai de courir, un peu à l'aveugle. Je distinguai, à la dernière minute, un tir qui se dirigeais pile sur moi.

    Je m'écartai de justesse, et sentit une petite douleur au niveau de la cuisse droite.

    J'étais désorienté et aveuglé par la poussière. Alors que celle-ci se dissipait, je vis un tir passer juste à côté de Zadyssa.

    Moi - en pensée : Fais attention...

    Le vaisseau arrivait à proximité de l'entrepôt. Il arrêta de tirer et amorça sa descente, alors que je rejoignais Zadyssa.

    Zad : Il ne faut pas qu'il arrive à se poser !

    On se mit à sprinter dans sa direction. Alors qu'il allait toucher le sol, il se remit à tirer. Il ne visait pas, se contentant de tirer plus ou moins vers nous, ce qui enfuma. Hors d'haleine et à moitié asphyxié, je dus m'arrêter pour reprendre mon souffle. À côté de moi, j'entendais la toux de Zadyssa en écho à la mienne.

    Après un moment, je relevai la tête et je me rendis compte que les mineurs étaient en train d'arriver. Je cherchais Zadyssa des yeux et vis qu'elle avait réussi à s'approcher du vaisseau.

    Je me mis à courir avec les villageois et nous la rejoignimes. Le vaisseau tira dans le tas, et nous nous écartâmes en trébuchant. Lorsque nous retrouvâmes notre équilibre, nous vîmes que le vaisseau commençait à s'envoler.

    Zadyssa sortit quelque chose de sa poche et, s'approchant au maximum (je rappelle qu'il tirait toujours), le jeta sur le vaisseau, où il s'accrocha. Je m'attendais à une réaction de sa part, mais rien ne se passa, et le vaisseau s'envola tout à fait, tandis que nous restions plantés là, à le regarder disparaitre.

    Moi (à Zadyssa) : T'es au courant que ton truc n'a fait aucun effet ?

    Zad : Ben, tu voulais qu'il fasse quoi ?

    Moi : Je ne sais pas, qu'il explose, qu'il l'empêche de s'envoler, ou quelque chose de ce genre. Je ne m'attendais pas à ce qu'il ne se passe rien, quoi

    Zad : C'est un mouchard.

    Moi : Quoi ?

    Zad : Ce que j'ai collé sur le vaisseau, c'est un mouchard. Pas une mini-bombe ou un truc du genre.

    Ce message a été modifié par Enoliwen le mercredi 13 février 2019 - 12:00

    mardi 12 février 2019 - 08:21 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

    7987 Crédits

    Mission : Un Pilote fantôme

    L'attaque avait été dévastatrice. La moitié des habitations étaient en cendre et certains villageois étaient blessés. Mais le pire, c'était que les minerais avaient quand même été volés. Autrement dit, notre présence n'avait rien changé. Pourtant... j'étais certaine que personne n'avait quitté le vaisseau. Je n'avais senti aucune vie en lui quand je l'avais sondé grâce à la Force. Alors comment ?

    Je soupirai, assise à même le sol. Enoliwen, mon padawan, était à mes côtés, n'osant pas parler. Il voyait bien que je réfléchissais et qu'il valait mieux ne pas me déranger. Jouant machinalement avec le cristal que j'avais autour du cou depuis que Kinsa me l'avait offert, je me décidai à me relever. Ce n'était pas le moment de se laisser abattre ! Ils avaient besoin de nous.

    Eno : Qu'est-ce qu'on va faire, maintenant ?
    Moi : On va s'entretenir avec les villageois puis on va rendre visite à ces salopards.
    Eno : Tu veux toujours les engueuler ?

    Je marquai un temps d'hésitation.

    Moi : Non, pas après ce qu'ils viennent de vivre. Ce n'est pas le moment. Mais ils m'entendront, tu peux en être sûr.
    Eno : Rappelle-moi de ne jamais te mettre en colère.

    J'eus un petit rire.

    Moi : C'est promis.

    Nous allâmes dans la maison qui servait de refuge aux villageois sans foyer. Lenris s'y trouvait et je l'abordai immédiatement.

    Moi : Nous allons partir quelques temps.
    Lenris : Ah ? Mais... où ?

    Au lieu de répondre, j'attirai l'attention de tous les villageois.

    Moi : Je suis désolée. Nous n'avons pas réussi à vous aider, contre ce vaisseau. Mais je vous promets que nous l'arrêterons. Juste avant qu'il ne parte, j'ai eu le temps de lui coller un mouchard : nous allons le surprendre à notre tour !

    Une myriade de chuchotements s'éleva mais je les fis taire rapidement.

    Moi : Pour cela, nous allons devoir partir quelques temps.

    Cette fois, ils restèrent de marbre et je craignais les protestations qui allaient suivre. Heureusement, Lenris intervint :

    Lenris : Pas d'inquiétude. Je suppose que ce ne sera pas long. Et nous n'avons pas besoin de Jedi pour reconstruire notre village.

    Et ainsi, quelques minutes plus tard, Eno et moi étions de retour dans le vaisseau. Je branchai mon datapad à son unité centrale et le signal du mouchard devint nos coordonnées. Ce dernier nous indiquait qu'il se trouvait dans l'atelier militaire de Troida. Mauvais tout ça. Cet atelier militaire avait été la cible de nombreux conflits et appartenait désormais à la République. Autrement dit, s'il était toujours actif, le gouvernement de Balmorra était dans le coup... et je n'avais jamais été très douée en politique, c'était d'ailleurs bien pour ça que j'avais choisi d'être Gardienne. En plus du fait que j'appréciai me battre. Bon, nous étions bon pour une petite infiltration. J'expliquai ainsi mon plan à mon padawan : nous allions poser le vaisseau à deux kilomètres de l'atelier puis entrer par effraction dans le bâtiment. Comment ? Je l'ignorai encore.

    Nous atterrîmes en douceur puis marchâmes jusqu'à la structure. C'était un grand bâtiment toujours à la pointe de la technologie et pourtant... une porte donnant sur un hangar était entre-ouverte. Soit ils étaient inconscients, soit ils étaient préparés à notre venue. Je penchai plutôt pour la seconde option, ce qui ne me disait rien qui vaille.

    Eno : On risque de tomber dans la gueule du loup, non ?
    Moi : Oui...
    Eno : Alors on fait quoi ?
    Moi : On y va. Mais sois sur tes gardes.

    Il acquiesça et je dégainai mon sabre laser tandis qu'il faisait de même. Nous avions eu raison : nous eûmes à peine le temps de mettre un pied dans l'enceinte du hangar que nous fûmes canardés de tirs. Des droïdes !

    Moi : Rappelle-toi de tes entraînements, Eno ! Tu vas assurer ! Si tu te sens dépassé, cours te mettre à l'abri dans un coin !

    Il n'en fit rien et resta à mes côtés. Il était stressé, ça se voyait, mais son visage était également empreint de détermination. Alors je lui fis confiance et me fondis dans la Force. Grâce à elle, je pus prédire la trajectoire des tirs et les parer. C'était comme à l'entraînement et ils n'étaient pas aussi nombreux que la fois où j'avais demandé un exercice supplémentaire à Kinsa. Alors, dès que je le pus, je bondis et utilisai la vitesse de Force pour atteindre le premier. C'étaient des droïdes de combat, plus particulièrement des droïdes assassins. La partie s'annonçait compliquée mais pas impossible.

    Je le détruisis en lui plantant mon sabre laser. La lame violette grésilla puis je l'éteignis pour la rallumer une seconde plus tard afin de parer un nouveau tir. Je souris. Il était temps d'essayer autre chose. Aussitôt, je laissai la Force affluer en moi puis j'utilisai l'Inertie, le pouvoir pour lequel je m'étais entraînée de nombreuses heures afin de perfectionner mon style. Je sautai sur le plafond, couru sur quelques mètres pour changeai à nouveau le sens de la gravité. Cette fois, je fis en sorte d'être attirée par un autre droïde et lui arrivai dessus en tombant parallèle au sol et au plafond. Cette arrivée parut sortir de ses programmes car il ne m'avait pas visée. Et je continuai ainsi en faisant en sorte d'aider Enoliwen.

    Mon padawan se débrouillait comme un chef, parant la majorité des tirs et esquivant les autres. Rien qu'à le voir, je devinai qu'il était plongé dans la Force comme il le fallait. Malheureusement, il se fit toucher au bras et gémit. Aussitôt, je le protégeai à l'aide d'un Bouclier de Force. Bien m'en pris car j'arrêtai plusieurs tirs de cette façon.

    Moi : Reprends-toi, on en a bientôt fini avec eux !

    Je détruisis le droïde qui l'avait eu et il fit de même avec le dernier. Le hangar fut de nouveau plongé dans le silence. Alors que je m'apprêtai à féliciter Enoliwen, la porte se ferma et se verrouilla. Nous étions coincés !

    Moi : Mer** !

    Ce n'était pas très poli et j'aurais sans doute pu utiliser les quelques mots que je connaissais en mando'a pour camoufler tout cela. Je jetai un coup d'oeil à Enoliwen qui commençait lentement à paniquer.

    Eno : On... on est coincés ! On est prisonniers !
    Moi : Calme-toi, calme-toi, on va s'en sortir.
    Eno : Tu... tu es sûre ?

    Soudain, je compris combien c'était dur de promettre quelque chose quand, non, on est pas sûre. Je plaignis aussitôt Kinsa, avec le nombre de fois où je lui avais demandé la même chose. Alors je fis comme elle et me peignis une expression rassurée :

    Moi : Oui.

    Il acquiesça, rassuré, tandis que je commençai à faire le tour du hangar. Mes yeux s'attardèrent aussitôt sur le vaisseau qui était à l'intérieur. C'était lui ! C'était le vaisseau ! J'allais y entrer quand un voix qui n'appartenait pas à Enoliwen raisonna derrière moi. Je me retournai brusquement, sur mes gardes. Derrière moi, il y avait un homme musclé et, surtout, armé ! Sa dégaine me fit aussitôt penser à celle d'un contrebandier.

    Homme : Hey ! Je vois que je suis pas le seul coincé ici, jolie demoiselle !
    Moi, menaçante : Qui êtes-vous ?
    Homme : Rien d'autre qu'un homme.

    Je ne lui laissai pas le temps d'ajouter autre chose et passai derrière lui en effectuant l'une des prises Mandaloriennes que m'avait apprise Kinsa. Sa gorge était désormais comprimée et il ne pouvait plus m'échapper.

    Moi : Nom, prénom, motif de votre présence.

    Il parut comprendre car il obtempéra rapidement :

    Homme : Fen, Fen Azli ! Je... je venais enquêter...
    Moi : Pourquoi ?
    Fen : Je... peux pas....dire...

    Je relâchai mon étreinte et l'écartai de moi d'un coup de pied dans le thorax. Il tomba sur son séant et Enoliwen me rejoignit.

    Eno : Qu'est-ce qu'on fait ?
    Moi : Laisse-moi faire. (à l'attention de Fen : ) Pas de chance, je veux savoir.

    Mon regard lançait des éclairs et il comprit qu'il n'avait pas trop le choix.

    Fen : Je venais enquêter pour savoir qui sont ces gens qui menacent nos affaires.
    Moi : Pour qui travailles-tu ?

    Il hésita mais se résigna rapidement.

    Fen : Pour Nuixy.

    Je cachai ma surprise tout en étant intérieurement déprimée. Il fallait que ça tombe sur moi, évidemment ! Quelqu'un à la solde du gang de ma tante. Bah oui, c'était pas drôle sinon.

    dimanche 03 mars 2019 - 13:10 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

    13229 Crédits Modo

    Titre : Le Darwi-Shi codex
    Date : + 196
    Lieu : Bellassa, dans les bordures du Noyau
    Participants : Galen Arek (humain de Tython et chevalier Jedi) et Dexter Malachite (besalisk d’Ojom et padawan adulte).
    Synopsis : Galen Arek est envoyé sur la prospère planète Bellasa, accompagné par Dexter Malachite, pour soutenir ce dernier dans une étrange investigation au sein de l’académie judiciaire de la capitale qui deviendra un véritable casse-tête. Afin de retrouver le meurtrier d’un professeur émérite, ils vont devoir suivre et résoudre les énigmes d’un terrifiant jeu de piste…


    La mission à laquelle nous avons été convoqués par une session normale du Conseil est une de ses nombreuses affaires que l’on pense qu’il ne suffit pas seulement d’un peu de diplomatie ou de savoir combattre. C’est pourquoi quand je dis « nous », j’aimerais préciser que je compte un gardien en fonction… et un apprenant doué pour faire la sentinelle.
    Je suis aujourd’hui sollicité donc, après avoir laissé ce cher CJ-3PO s’occuper de la Salle en mon absence, dans la chambre dudit Conseil où les maîtres semblent en train de m’attendre avec tout particulièrement un certain besalisk qui n’est pas très loin. Je devine à l’absence de Kinsa qu’elle doit être encore en mission ou bien occupée à ses propres responsabilités, donc je suppose que je reste un des deux chevaliers en réserve pour d’autres interventions et que cette fois ce sera plus… pédagogique.
    Je m’avance vers l’arc de sièges dont la plupart sont occupés par les membres distingués de l’ordre.

    Kaarde : - Te voilà enfin Galen. Nous n’attendions plus que toi.
    Moi : - Je me suis dépêché pour arriver à l’heure, en me disant que ça serait important.
    Aynor : - Une convocation devant le Conseil est souvent importante, si bien qu’y répondre est la moindre des politesses. Pour ce qui concerne le sujet, ce n’est pas tant important dans le sens où il s’agit d’une mission particulièrement simple à comprendre.
    Doc : - Nous venons tout juste de recevoir une demande du Sénat sur un sujet sensible.
    Moi : - Lequel ?

    L’humain de Myrkr tend sa main, la passe dans le vide et active la carte holographique du projecteur.

    Kaarde : - La planète Bellassa est une splendide et paisible monde qui appartient au système du même nom. On la considérait comme un joyau parmi tant d'autres des Mondes du Noyau, puisqu’il se compose d'un environnement naturel incroyablement varié et vivant, dont les natifs sont très fiers. À la fois sécurisante et impliquée dans la justice galactique, Bellassa a engagée fermement une politique d’offre et de services pour le cadre judiciaire de la République, en fournissant des hommes et femmes prêtes à assurer la défense pénale dans des postes actifs comme passifs. C’est pourquoi leur célèbre académie juridico-militaire fait l’objet d’une exclusivité parmi les plus prestigieuses dans le gouvernement.
    Moi : - Quel est le problème ?
    Pad : - Cette même académie, l’Institut Interfédéral Judiciaire, vient d’être victime d’un meurtre en son sein. Un des professeurs émérites a été retrouvé décédé, dans de curieuses circonstances, au beau milieu du hall de la galerie commémorative. Le corps enseignant est dans l’incapacité de mener personnellement l’enquête et ne veut pas se résoudre à faire appel aux services spéciaux. L’aide des Jedi a donc été demandée pour résoudre ce mystère dont les membres de l’Institut gardent encore au secret.

    Je reste un court moment en pleine réflexion de ces nouvelles puis je jette un coup d’œil à Dexter.

    Moi : - C’est pour ça que tu es là Dexter.
    Dexter : - Maître Brûle m’a mis au courant pour cette mission et de la probabilité qu’elle convienne à ma future voie de chevalier. Une occasion qui me permettrait d’expérimenter sur le terrain.
    Pad : - Le choix de Dexter sur la voie de sentinelle nous a permis de prendre cette mission comme un moyen de voir et évaluer ses capacités dans ce corps de fonction de l’ordre. Être une sentinelle n’est pas chose aisée car il s’agit d’une voie située entre les deux plus communes, avec des particularités propres.
    Kaarde : - Galen, nous aimerions que tu accompagnes Dexter dans cette mission afin de veiller sur son investissement et le soutenir au cas où.
    Moi : - Je ne veux pas être mesquin avec vous mais il me semble que Dexter est un adulte et qu’il s’est bien débrouillé tout seul pendant ces dernières années.
    Pad : - En effet. Néanmoins il est aussi un padawan. Et en tant que tel, il doit être accompagné par un membre confirmé pour réaliser ses premières missions pour éviter toute négligence au Code.
    Aynor : - Dexter aura d’une personne de confiance pour l’assister dans la manière de réaliser une mission au nom de l’ordre, pour le guider dans ses démarches et sa déduction. De plus, si les choses tournent mal ou si cette enquête aboutit à une menace…
    Moi : - Ça va j’ai compris. Un gardien ne sera pas de trop. Vous pouvez compter sur moi.
    Kaarde : - Nous comptons sur vous deux pour la réussite de cette investigation.

    On nous remet alors un datapad régulier avec quelques informations sur la planète et l’académie, nous souhaite bonne chance puis nous quittons sommairement la chambre pour déambuler dans le couloir.

    Moi : - Alors c’est ta première vraie mission chez nous, n’est-ce pas ? Comment tu le sens ?
    Dexter : - Eh bien… J’avoue que je me sens balaud rien que d’y penser.
    Moi : - On a tous eu ça dans notre apprentissage. Mais tu devrais en avoir eu l’habitude petit.
    Dexter : - Non malheureusement. Les missions ne ressemblaient pas vraiment à des missions.
    Moi : - Je comprends. Dans ce cas, sache que tu peux compter sur moi pour t’épauler. Enquêter sur des incidents relève des tâches communes pour nous autres gardiens et sentinelles, on aura du pain sur la planche tout comme pour ce matin. Pour parler des sandwiches que je vais préparer.
    Dexter : - Je vais me nourrir de ton assurance Galen.
    Moi, en consultant le datapad : - Bon. Après, cette mission paraît ordinaire comme ça mais notre victime n’a pas l’air de vraisemblablement sortir de l’ordinaire.
    Dexter : - Est-ce qui te fait dire ça ?

    Moi : - Apparemment… il était professeur agrégé en crypto-criminologie et investigation approfondie. Drôle de métier pour un gotal soixantenaire qui a grandi dans les rues de Nal Hutta.

    vendredi 15 mars 2019 - 08:11 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Padme111

    Padme111

    26337 Crédits

    Titre : Le Darwi-Shi codex

    Coruscant

    « …Bellassa… Forêts, montagnes, contreforts, plaines, falaises, prés, lacs… Oh mais que de superbe paysage ! Certain coin ressemble à Phoenix. 

    Voyons l’itinéraire… Proche de Corellia et pourtant pas sur la même route… Donc partir vers Brentaal et de là direction nord sur la route d’hydian. Rien de compliqué ! »

    Pad - Es-tu prêt padawan ?

    Dexter - Oui, Maître ! J’ai encodé la route et les coordonnées de la planète. 

    Pad - Parfait, allons au conseil. 

    Padawan et maître sortirent de la salle des archives pour prendre la direction de la salle du conseil. Tout en marchant lentement à côté de son maître, Dexter se remémorait les informations qu’il venait de lire sur sa prochaine destination. En s’appuyant sur sa canne, les déplacements de Maître Brûle étaient de plus en plus lents. Néanmoins, son esprit restait vif et actif dans la Force. Elle pouvait ressentir la nervosité légitime du Besalisk. 

    Pad – Aurais-tu des problèmes de mémoire ? 

    Dexter – Non maître. Tout est bien enregistré dans la base de données de mon ordinateur oculaire, mais j’aime ne pas m’appuyer sur elle. Les pannes ou les piratages ça existent, non ?

    Pad se contenta de sourire. Elle savait pertinemment bien qu’après l’opération de son oeil, le jeune cyborg s’était trop reposé sur la mémoire artificielle. Afin de lui donner une leçon, son maître l’avait elle-même piraté grâce à ses nanites. Ce retrouvant sans le plan du bâtiment qu’il devait espionner, il avait perdu plus d’une heure à chercher la sortie sans se faire prendre. Depuis lors, Maître Brûle et lui plaisantèrent souvent au sujet de la mémoire et de son utilité.

    Une fois rentré dans la salle du conseil, Dexter s’était tenu à côté du chevalier Galen Arek. Celui-ci fut désigné par le conseil afin de veiller à ce que le padawan respecte les principes de l’Ordre Jedi durant la mission que le conseil venait d’expliquer en quoi elle consistait. Ensuite, les deux Jedi quittèrent les lieux. 


    Galen - Je comprends. Dans ce cas, sache que tu peux compter sur moi pour t’épauler. Enquêter sur des incidents relève des tâches communes pour nous autres gardiens et sentinelles, on aura du pain sur la planche tout comme pour ce matin. Pour parler des sandwiches que je vais préparer.

    Le réptiloïde était ravi de l’entendre. Autant il appréciait de devenir une sentinelle, autant son grand estomac gargouillait comme une réponse de satisfaction lorsqu’il entendit les mots « Pain » et « sandwiches ». 

    Dexter - Je vais me nourrir de ton assurance Galen.

    Le chevalier, en consultant le datapad - Bon. Après, cette mission paraît ordinaire comme ça mais notre victime n’a pas l’air de vraisemblablement sortir de l’ordinaire.

    Dexter - Est-ce qui te fait dire ça ?

    Galen - Apparemment… il était professeur agrégé en crypto-criminologie et investigation approfondie. Drôle de métier pour un gotal soixantenaire qui a grandi dans les rues de Nal Hutta.

    Le cyborg activa la base de données de son ordinateur oculaire. Il prononça le mot « crypto-criminologie » définition en basic. Les définitions des deux mots s’inscrivirent sur l’écran que seul Malachite pouvait voir. Aussi, celui-ci lisait à haute voix afin que Galen comprenne ce qu’il faisait. 

    Dexter – Crypto, en basic, c’est bien un préfixe qui signifie « cacher ». Criminologie c’est l'étude scientifique de la nature, des causes, du développement et du contrôle criminel à la fois d'un point de vue individuel et social. C'est un champ interdisciplinaire qui étudie le phénomène criminel et qui fait appel à de nombreuses disciplines allant de la psychologie, au droit en passant par la sociologie (en particulier dans le domaine de la sociologie de la déviance) ou l'économie.

    Galen – Euh… ce n’était pas clair ?

    Dexter – Pour un humain, c’est votre langue maternelle, alors certainement que oui. J’ai rencontré pas mal de difficulté à apprendre le Basic. Les termes aussi pointus, j’ai besoin de réviser leur définition. C’était pour être certain de bien comprendre le métier de la victime. 

    Galen – Je comprends. 

    Dexter – Pour en revenir à ce que tu disais, je pense que les habitants de Nal Hutta, peuvent être justement les mieux placer pour étudier des criminels. Ce gotal répertoriait des gens peut fréquentable afin de les classés selon des critères, si j’ai bien tout suivi. 

    Galen – Probablement, nous verrons cela une fois sur Bellassa. 

    Dexter – Entendu ! Avez-vous une idée du pourquoi les autorités veulent que les Jedi enquêtes et pas aux services spéciaux ?

    Galen – Je n’en sais pas plus que toi. Bien ! Nous allons rejoindre le Chu’untor. Il est en orbite de Coruscant. 

    Dexter – J’ai mon MIII01-DMW, si tu veux ?

    dimanche 17 mars 2019 - 16:14 Modification Admin Réaction Permalien

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    galen-starkyler

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    Mission : Le Darwi-Shi codex

    La traversée vers la planète Bellassa s’est plutôt bien passé, sans encombres, et nous manœuvrons manuellement le MIII01-DMW pour avoir une meilleure descente dans l’atmosphère de ce monde agréable et modérément civilisé dans son environnement. Une planète exactement telle qu’elle nous a été décrite nos informations données, avec son lot de grandes villes modernes à l’architecture urbaine écologique et ses grands espaces verts qui apportent un net contraste harmonieux. Au moins, on peut dire que même les mondes proches du Noyau savent éviter de devenir des œcumopôles trop invasives comme pour Coruscant. Et voir Ussa, la capitale planétaire, faire preuve de sa magnificence écologique tout en formant d’excellents fonctionnaires juridiques me donne le sourire.
    Dexter nous fait atterrir dans un des spatioports de la ville et celui le plus proche de notre lieu de rendez-vous, avec les permissions confiées par le Conseil et un petit comité d’accueil muet dès que nous arrivons en ville. Le fait qu’on vous conduise jusqu’à l’Institut Interfédéral Judiciaire dans un véhicule de fonction ne me dérange pas vraiment mais je peux sentir que mon camarade besalisk n’a pas l’habitude d’être emmené quelque part par qui ou quoique ce soit. Et vu sa masse particulièrement typique de son espèce, le véhicule en question n’a presque pas prévu de faire bénéficier une place adaptable. Toujours est-il que je ne manque pas de lui rappeler que sérénité et harmonie font partie du credo des Jedi, afin d’éviter qu’il ne fasse de vagues sur le manque de prévoyance du comité.

    Nous arrivons enfin à l’Institut Interfédéral Judiciaire, une académie plus large et plus composée que les académies militaires classiques et basée sur une architecture plus néo-baroque que d’autres, et nous nous rendons directement dans les étages supérieurs du bâtiment central. Il nous a suffi de prendre un ascenseur privé, parcourir un couloir ni large ni étroit puis d’arriver dans la fameuse salle où le crime s’est déroulé. Pour éviter qu’on nous prenne pour autre chose que des Jedi, j’ai mis mon manteau de bure brun-noir* par-dessus mes habits habituels et demander à Dexter de porter lui aussi un manteau adapté à sa morphologie : c’est d’ailleurs un habit composite traditionnel que portaient les sentinelles d’autrefois, ce qui va bien avec son futur rôle.
    Un petit groupe de professeurs agrégés, allant du caamasi au cosien en passant par le keteerien, nous aperçoit et nous accueille avec les modalités typiques dus à notre réputation.

    Professeur agrégé 1 : - Soyez les bienvenus maîtres Jedi ! Nous étions si impatients que vous veniez à notre secours. Enfin le Conseil a accepté notre requête.
    Moi : - C’est dans notre intérêt de répondre à qui le demande messieurs.
    Professeur agrégé 2 : - Vous êtes venus à temps. Nous peinons à conserver l’état du corps de notre pauvre ami Jhak Sohn-Yer et il est difficile de laisser la scène intacte avec nos élèves agités.
    Dexter : - C’est pourtant calme par ici.
    Professeur agrégé 3 : - Nos étudiants et jeunes formés sont encore en cours mais lors des pauses ils deviennent curieux et intenables à vouloir voir ce qui s’est passé.
    Professeur agrégé 1 : - Si vous pouviez nous éviter des désagréments pour nos élèves et notre établissement, nous vous en serions reconnaissants… maîtres qui ?

    Je m’éclaircis la voix en toussant un peu.

    Moi : - Nous ne nous sommes pas présentés c’est vrai. Je suis le chevalier Jedi Galen Arek, soldat de paix en collaboration avec le CSR. Et voici le padawan Dexter Malachite qui m’accompagne.
    Professeur agrégé 3 : - Un chevalier et un padawan ? Est-ce bien convenable avec ce mystère qui nous pèse dessus comme une enclume de fonte ?
    Dexter : - J’ai été envoyé par le Conseil afin de résoudre cette enquête pour ma formation à la voie de Jedi sentinelle. Et le chevalier Arek est là pour me juger et me prêter main-forte dans ma mission.
    Moi : - Faites-nous confiance et nous vous assurerons que cette affaire sera vite conclue… sans mal.
    Professeur agrégé 1 : - Dans ce cas…

    Ils se décalent sur les côtés pour nous indiquer le milieu de la salle, ordinairement commune au corps enseignant d’élite, et ils entourent ce qui semble être la scène de crime. Nous découvrons le corps légèrement dénudé du gotal Jhak Sohn-Yer allongé, yeux révulsés, lèvres entrouvertes, teint cadavérique malgré nulle trace de proto-décomposition naturelle et quelques rides de vieillesse révélées par le décès.
    Mais surtout la scène est elle-même étrange : ce professeur émérite est allongé sur le dos avec les membres tendus vers les bords, un double cercle tracé visiblement avec son propre sang avec autour des signes étranges pour des ignorants mais significatifs pour un amateur minimum ; des flèches cardinales ont même été tracées pour rejoindre quatre grandes lettres qui ne sont pas du tout des indications.
    Dexter contemple la scène tout en gribouillant du mieux qu’il peut ce qu’il voit, observe et analyse avec son data-carnet de notes à stylet.

    Dexter : - Douze signes autour d’un cercle et quatre pointes cardinales… une sorte de cadran solaire ?
    Moi : - Si c’était un cadran solaire, la scène aurait été faite de manière à ce que le corps serve d’aiguille. Là, c’est plus de l’horlogerie. Qu’est-ce qu’il y a d’autre Dexter qui est au nombre de douze ?
    Dexter, en pleine réflexion : - Hum… Les membres de l’ancien Haut Conseil Jedi ? Non, j’ai trouvé. Les signes astrologiques principaux. Avec leur direction selon les points cardinaux.
    Moi : - C’est aussi ce que j’ai pensé dès ma première observation. Mais regarde bien les lettres à chaque pointe. Tu ne remarques rien d’anormal ?
    Dexter : - On dirait… qu’ils sont placés dans le désordre. (Il s’approche plus en détail et scrute chaque lettre en les balayant en silence.) « Uniques » ?
    Moi : - Je ne sais pas ce que c’est mais ça pourrait être un mot-clé à noter.

    Dexter s’empresse de noter la combinaison des lettres, tout en vérifiant la position numérologique des signes, puis il passe directement à l’interrogatoire.

    Dexter : - En venant ici, j’ai cru comprendre messieurs que le professeur Sohn-Yer était quelqu’un de très attaché à l’usage de la culture ancienne et des messages codés pour résoudre les plus extravagantes enquêtes qu’on puisse rencontrer. Y aurait-il un lien avec sa mort ?
    Professeur agrégé 1 : - Jhak était parmi nous un élément incontournable dans notre enseignement phare qu’est l’investigation et le droit. Ses cours amphithéâtraux avaient toujours pour but de donner aux futurs hommes de loi les bonnes capacités pour résoudre une enquête avec talent et rapidité. Et quand il n’était pas à jouer les magistrats, il se servait de ses connaissances pour élaborer des parcours instructifs pour s’assurer que tous avaient assimilé ses leçons.
    Professeur agrégé 2 : - Ce qui l’a amené dernièrement à nous préparer son ultime projet pour les épreuves finales de fin d’année. Un de ces parcours qu’il était pleinement capable de produire par son génie et son sens du jeu. Avant qu’il ne nous quitte… assassiné et trouvé comme ça…
    Professeur agrégé 3 : - Il nous l’avait promit sur son honneur et son temps. Le Darwi-Shi codex.

    Je suis immobile et intrigué comme Dexter en entendant ce détail bien étrange dans la conversation.

    Moi : - Le Darwi-Shi codex ? Qu’est-ce donc ?
    Professeur agrégé 1 : - Le fruit de toute une existence de métier et de passion pour notre confère. Un jeu de piste d’investigation tenu secret, auquel nous voulions que nos élèves participent sans qu’ils sachent ce qu’il est pendant les épreuves de fin d’année. Il nous parlait d’un parcours immense, des éléments cachés et des messages codés selon un fil conducteur bien précis pour arriver à une ultime solution à résoudre. Elle nous aurait permis de déterminer les plus agiles, les plus malins et les plus compétents. Et maintenant, pour avoir juste pris son inspiration dans un datacron vieux de plus de quatre mille ans, nous nous retrouvons… (Il désigne le corps et la scène avec désespoir.) Avec ça.

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le vendredi 05 avril 2019 - 22:56

    vendredi 05 avril 2019 - 18:38 Modification Admin Réaction Permalien

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    Padme111

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    Titre : Le Darwi-Shi codex

    Une enquête de police ! C’était une vraie enquête sur un meurtre, avec des indices énigmatiques et peu de témoins. Pour le besalisk, c’était le moment de la récolte des infos. La planète correspondait à la description qu’il s’en était faite. A l’institut inter-fédéral Judiciaire, le quadrumane remarqua que les professeurs leur avaient fait bonne accueil, malgré l’inconfortable transport. Malachite constatait aussi la diversité des espèces. Le padawan fut un peu étonné par la présentation du chevalier Arek. Il ne s’était pas arrêté à son affiliation à l’Ordre Jedi, mais avait précisé être soldat de paix en collaboration avec le CSR. Le réptiloïde se promit de demander à Galen pourquoi il avait précisé cela. 

    L’important pour le moment fut de rester concentrer sur la scène du crime. 


    Galen – Le Darwi-Shi codex ? Qu’est-ce donc ?

    Pendant que le professeur agrégé 1 répondait, Dexter écoutait attentivement, tout en observant toutes les personnes présentes. Tous les enseignants semblaient affectés par la mort de Jhak Sohn-Yer. 

    Le professeur agrégé 3, le keteerien, semblait préoccupés par la réaction des enfants. Aux vues de la formation des élèves, il était plus que logique qu’ils soient curieux, d’autant plus qu’ils sont ici pour apprendre à enquêter. Ce bipède à peau orange et aux yeux noirs, fut le plus septique à voir un padawan et un chevalier répondre à leur demande. Il aurait probablement préféré des maîtres. 

    Le professeur agrégé 2, le cosien, rappela à Dexter une vieille histoire sur un Jedi de son espèce que Maître Brûle lui avait appris. Mais ce n’était pas le moment d’y penser. Ce maître de classe semblait également trouver que les élèves étaient agités. Conserver un corps ainsi, devait être désagréable pour tout le monde. Il avait montré combien la mort de son collègue l’avait touché. Et Dexter nota que c’était probablement lui le plus affecté par la mort de Sohn-Yer. 

    L’attention du cyborg se reporta sur le caamasi terminant sa phrase en regardant le cadavre. Ce professeur agrégé 1 semblait prendre un rôle de leader ou peut-être était-il hiérarchiquement le plus à même de diriger le groupe. Cet enseignant avait utilisé le mot « impatients » lorsque Galen et Dexter étaient arrivé. Lui aussi s’attendait à ce que l’Ordre Jedi envoie des maîtres. Le colosse nota qu’aucun d’entre ses éminents membres du corps enseignant ne s’étaient présenté. Ensuite, c’est encore cet être à fourrure et aux yeux jaunes qui parle « d’éviter des désagréments pour leurs élèves ». D’un côté, cela se comprenait de l’autre Malachite ignorait pourquoi ces termes le chiffonnait. Par après, le Professeur avait parlé de Jhak en termes élogieux et respectable. C’était encore lui qui venait de fournir des informations importantes avec ses derniers commentaires. 

    En observant le cadavre, Dexter laissa passer quelques secondes comme pour permettre aux trois professeurs de se recueillir une dernière fois auprès de leur collègue. Ensuite, le padawan se permit de reprendre la parole. 

    Dexter – Nous vous remercions chers professeurs pour votre collaboration. Puis-je me permettre de prendre quelques échantillons ?

    La surprise se lisait sur tous les visages, y compris celui du chevalier. 

    Galen télépathiquement : Échantillons ?

    En répondant en acquiesçant du chef, le quadrumane sorti des gants de scientifique de la poche intérieur de sa bure. Il les enfila sur ses mains de chaire. Ensuite, le cyborg appuya sur l’avant-bras supérieur gauche et un tiroir mécanique en sorti. Délicatement, Dexter prix une éprouvette et des bâtonnait. Le padawan s’approcha du cercle de sang. Le keteerien était visiblement inquiet. 

    Le professeur agrégé 3 – Faites attention au corps… qu’aller vous donc faire ?

    Tout en appliquant le geste à la parole, le padawan s’arrêta à une distance raisonnable du cercle rouge. Tout en appelant la Force, Malachite la laissa couler en lui. Puis, utilisant la télékinésie, il lâcha l’éprouvette et un bâtonnait des mains afin de permettre aux ustensiles d’être porter par la Force jusqu’à récupérer un échantillon du liquide rouge. Ensuite, l’échantillons voltigea vers la main gantée du réptiloïde qui le saisissait. 

    Galen regardait encore le colosse d’un œil interrogateur et intrigué. Le cyborg bouchonnait l’éprouvette et d’un de ses doigts artificiels de sa main droite inférieur sorti un feutre qui nota le chiffre 1 sur le verre. Puis, le tube fut placé en poche intérieur. Dexter recommença les mêmes gestes avec une autre éprouvette sorti d’un même tiroir. Un petit coup de télékinésie et un prélèvement de la lèvre entrouverte fut prix. Même si le sang était déjà un séché, en exerçant une pression de la Force sur le bâtonnait, celui-ci pu récupérer quelques gouttes. Une fois le second échantillon en main, Malachite nota de la même façon le chiffre 2 sur le verre après l’avoir bouchonné. Les deux échantillons en pochent, le padawan était près à se diriger vers le laboratoire. 

    Dexter – Avec tout le respect que je vous dois, auriez-vous un laboratoire où nous pourrions analyser ceci ?

    Le professeur agrégé 2 – Oui, je vais vous y conduire. 

    Dexter – J’ai encore un autre échantillon à prendre, ensuite, ce sera avait plaisir.

    Galen – Que cherches-tu de plus ?

    Dexter – Utiliser la Force afin de détecter si Monsieur Sohn-Yer porterait trace d’une maladie ou autres. 

    Télépathiquement, le padawan envoyait le mot « poison » au chevalier. Il refusait de créer un dialogue de sourd ou d’inquiéter les professeurs, mais Malachite refusait d’exclure toutes les pistes. 

    Galen – Je comprends. Et comment vas-tu t’y prendre ?

    Dexter – Grâce au Curato Salva !

    Le professeur agrégé 1 – Le Cura… quoi ?

    Galen tenta d’expliquer ce pouvoir de la Force aux enseignants tandis que le padawan s’appliqua de nouveau dans la Force. Bien qu’il ressenti une forme de fatigue cérébrale, Dexter cherchait à appliquer ce qu’il avait appris. Lançant la Force vers le défunt, Dexter cherchait des corps pathogènes étranger. Au temple, avec son ami Weedge, le padawan avait passé du temps à observer les fiches des différents poisons et maladies courantes des gotals. Hélas, au contact de la Force sur Jhak, l’image de la mère de Dexter s’imposa suivi du souvenir enfuit de l’énorme explosion sur Ilum qui tua son père. Lâchant prise avec la Force, le padawan eut un mouvement de recule important et ses yeux s’humidifiaient. 

    Dexter – NON !

    Galen surpris – Padawan ? Que s’est-il passé ?

    Se ressaisissant, Malachite secoua la tête. Comme d’habitude, aucunes larmes ne pouvaient couler. 

    Dexter – Je n’y arrive pas, je pense avoir trop user de Force. Je m’excuse Chevalier Arek mais je ne peux pas utiliser ce pouvoir aujourd’hui. 

    Galen ressenti qu’il y avait autre chose, mais n’insista pas devant les témoins médusés par le recule du padawan. 

    Galen – Je comprends. 

    Le professeur agrégé 3 – Les cours se terminent, devons-nous encore garder cette scène ainsi ?

    Pendant que le chevalier répondit aux professeurs, le padawan s’isola dans le fond de la pièce. Il n’avait plus d’autre choix que de laisser couler l’émotion en lui afin qu’elle disparaisse. Ce fut court, mais douloureux. Dexter réalisait combien la mort de ses parents étaient encore et toujours une plaie ouverte. Galen l’approcha et le padawan se voulu concentrer sur sa mission. Ensemble ils devaient discuter des différents éléments de l’affaires et poser des théories. Malachite espérait que l’analyse des échantillons leur apporterait d’autres éléments.

    Mentalement, le quadrumane résuma ce qu’ils savaient. Le gotal Jhak Sohn-Yer est la victime. La cause de la mort reste encore indéterminée, mais la trace sur la lèvre laisse à supposer un coup porter au visage. Une mise en scène avec les cercles et les signes astrologiques sont là pour une raison inconnue. Le mot « unique » devait avoir une importance. Ce professeur avait trouvé un datacron vieux de plus de quatre mille ans. Comment ? Est-ce le codex ? Cette personne était quelqu’un qui aimait le jeu, les jeux de pistes, et ses dernières préoccupations étaient précisément de créer un parcours instructif pour les élèves. Il aimait placer des éléments cachés pour rendre les enquêtes difficiles afin que les enseignés puissent mettre en application les précieux cours reçu. Et si…

    Galen – Comment ça va Dexter ?

    Dexter – Et si ceci n’était que le Darwi-Shi codex !?

    Galen – Que veux-tu dire ?

    Dexter – Jhak aime le jeu. Il prépare l’épreuve de fin d’année pour les élèves. Il découvre ce vieux cube et y trouve son hobby : un jeu de piste. Il le met en application. Que penses-tu de cette théorie ?

    Galen – Que tu as beaucoup d’imagination… 

    Dexter – Mais encore ? Est-ce fou ?

    Galen – Jhak aurait quel intérêt à se faire tuer pour une épreuve de fin d’année ?

    Dexter – Si c’est bien lui le cadavre. Allons analyser le sang, il éliminera ma théorie, ou la confirmera. 

    Ce message a été modifié par Padme111 le dimanche 07 avril 2019 - 11:38

    dimanche 07 avril 2019 - 11:38 Modification Admin Réaction Permalien

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    Enoliwen

    2679 Crédits

    Mission : Un pilote fantôme.

    - Pour Nuixy, lâcha finalement Fen.

    Grâce à notre lien, je sentis Zadyssa changer d'un coup d'humeur. Elle était complètement déprimée. Je la regardai et me rendis compte qu'elle ne l'affichait pas, ce qui me retint de lui demander la raison de ce brusque changement.

    - Bon, avant tout, il nous faut d'abord découvrir ce qui se cache là-dedans, dit nonchalament Zadyssa en regardant le vaisseau. Elle se tourna ensuite brusquement vers Fen.

    - Vous venez aussi, lui fit-elle sèchement

    Il ne protesta pas. Zadyssa avait dû vraiment l'intimider.

    Nous entrâmes tous les trois dans le vaisseau, un peu sur nos gardes. La cabine était vide. Nous nous séparâmes : Fen avec Zadyssa, tandis que je partais vers la droite. Là où j'arrivai, dans le cockpit, il n'y avait rien non plus. Aucune cargaison, aucun déchet, rien. Comme si ce vaisseau n'avait jamais été utilisé. Je passai la main sur le tableau de bord et soulevai de la poussière. Étrange...

    Je regardai partout et, ne voyant rien, retournai vers Zadyssa et Fen.

    - Alors, vous avez trouvé quelque chose ? les questionnai-je

    - Non, rien. On dirait qu'il n'y a jamais eu personne, ici.

    - Je me disais la même chose. C'est comme s'il était neuf, dis-je, j'ai même trouvé de la poussière sur le tableau de bord.

    - C'est quand même assez bizarre, tout ça, fit-elle pensivement.

    - Oui.

    Un silence s'installa. Je laissai mon regard se poser sur la lourde porte qui s'était refermée après notre entrée, nous faisant prisonniers.

    - Vous ne pourriez pas forcer la porte, avec vos trucs de Jedi ?, demanda Fen.

    - On peut toujours essayer, répondis-je, tout en me demandant comment m'y prendre.

    À tout hasard, je sortis le sabre qui m'avait été prêté lorsque nous étions parti vers Balmorra et me dirigeai vers la porte. Je l'allumai et l'enfonçai dans la porte. Il grésilla et s'éteignit.

    Voyant qu'il ne se rallumais pas, je me mis à paniquer : et si je l'avais cassé ? Et si je n'arrivais pas à le rallumer ? Et si...

    Zadyssa dût sentir que je m'enfonçais, car elle posa sa main sur mon épaule. Je pris une inspiration et la regardai, reconnaissant.

    Je réessayai de rallumer le sabre en retenant ma respiration. Une seconde passa, puis deux. Enfin, il s'alluma, ce qui me rassura. Je ne l'avais pas cassé, finalement...

    Je regardai de nouveau la porte, me rapprochant pour la voir plus en détail et remarquai qu'il y avait un minuscule espace entre la serrure et la porte. Je me rappelai alors le petit couteau que je gardais toujours sur moi, au cas où, le sortis et l'insérai dans l'espace. J'introduisis ensuite une de mes griffes dans la serrure. Au bout de dix minutes de manipulation, la porte s'ouvrit.

    - Bien joué !, me félicita Zadyssa.

    - Merci, Maître

    Elle jeta un coup d'œil dehors et m'informa que la voie était libre.

    - Je vais vous aider à explorer cet endroit, proposa Fen.

    Zadyssa parut étonnée de cette idée, mais aquiesca.

    Je sortis donc, Fen, suivit de mon maitre, qui s'en méfiait encore, sur mes talons. L'entrée de l'atelier était vide. Ne sachant pas combien de temps ça durerait, ni quand "ils" allaient se rendre compte que nous avions réussi à sortir, nous pressâmes le pas. Longeant les murs et faisant le moins de bruit possible, nous avançâmes jusqu'à une petite porte. Il y avait un petit écriteau dessus.

    - Enoliwen, qu'est-ce qui est écrit dessus ?, chuchota Zadyssa. 

    - Euh... ben... je ne sais pas

    - Pourquoi pas ? C'est écrit devant toi, non ?

    - Euh... oui, mais... en fait, euh...  (dans un soupir) je ne sais pas lire.

    - Ah. Hum, O.K., on s'occupera de ça plus tard.

    Elle s'approcha et lut rapidement l'écriteau.

    - "Entrepôt n°2". (Elle se tourna vers moi) C'est ce qu'il y a marqué dessus.

    - Merci.

    Prudemment, nous entrâmes, les uns après les autres.

    Je mit mon pied entre le chambranle et la porte, de façon à ce que cette dernière ne se referme pas. On ne sait jamais, pensai-je.

    À l'intérieur de l'entrepôt, il y avait de grosses machines en métal, visiblement à l'arrêt. Zadyssa s'en approcha et les observa, essayant de déterminer leur utilité.

    - Alors, ça donne quoi ?, lui demandai-je, étant dans l'incapacité de la rejoindre sans quitter la porte.

    - Celle-ci à l'air d'être une espèce de broyeuse, me dit-elle en m'en désignant une particulièrement imposante dans le coin droit, mais je ne sais pas vraiment quelle est l'utilité des autres.

    Fen s'approcha à son tour des machines. En tournant une sorte de bouton, il ouvrit la machine la plus proche de lui, un gros cube de métal argenté dont la partie supérieure, qu'il venait de relever, s'emboitait dans parfaitement dans celle inférieure. Il passa son bras à l'intérieur et en frotta la surface avec ses doigts.

    Soudain, le couvercle lâcha. Comme au ralenti, dans un frisson d'horreur, je le vis descendre brutalement, prêt à écraser la main de Fen. Celui-ci s'en rendit compte, mais il était trop lent, il n'aurais pas le temps de se dégager.

    Dans un sursaut, je tendis les mains et, usant de la télékinésie, empêchai le couvercle de s'abattre. Celui-ci s'immobilisa à quelques centimètres du bras de Fen, qui le retira vivement. Je relâchai alors le couvercle qui tomba et claqua dans un grand bruit, ne laissant aucun doute quant à ce qui ce serais passé sans mon intervention. Zadyssa sursauta et se retourna brusquement.

    - Que s'est-il passé ? demanda-t-elle, surprise.

    - Le couvercle qui vient de claquer aurait broyé mon bras si Enoliwen ne l'avait pas arrêté, fit Fen en s'essuyant la main sur son pantalon.

    Il se tourna vers moi en souriant.

    - Tu m'as vraiment sauvé. 

    Je rougis et baissai les yeux vers mes chaussures, gêné par son regard reconnaissant.

    Lorsque je les relevai, je vis une trace noire qui tranchait avec la couleur claire du pantalon de Fen. Je fus persuadé qu'elle n'y était pas encore quelques minutes auparavant.

    - C'est quoi, cette tache ? lui demandai-je tout en montrant son pantalon.

    - Quelle tache ?

    Il baissa les yeux sur sa jambe, l'air étonné. Il regarda ensuite sa main et releva la tête.

    - Je crois que c'est ce que j'ai récolté en passant ma main dans la machine.

    Il s'épousseta tandis que je m'approchai de la machine et relevai le couvercle, que je tins d'une main. Une fois, pas deux.

    L'intérieur était noir-argenté et lorsque je passai la main dessus, le métal de la machine apparut tandis que mes doigts se retrouvaient pleins de cette espèce de poudre. Je reculai et refermai le couvercle, puis examinai mes doigt.

    - De quoi est faite cette poussière, à ton avis ? m'interrogea Zadyssa, qui s'était approchée et regardai par-dessus mon épaule.

    - Je ne sais pas. On dirait presque de charbon, mais y a des morceaux trop volumineux pour que c'en soit.

    J'approchai mon index de ma bouche et en goûtai un peu. Je le recrachai aussitôt et m'essuyai sur ma bure.

    - Beurk !

    - Euh, oui, je doute que ce soit une bonne idée de goûter quelque chose qui ressemble à du charbon, rigola Zadyssa.

    - Ben, on ne sait jamais...

    Nous passâmes encore quelques minutes à observer les machines mais, ne trouvant rien de probant, nous décidâmes d'aller chercher ailleurs.

    En me retournant vers la porte, je me rendis compte que, tout à mes pensées, je l'avais laissé se refermer.

    Zadyssa dût se faire la même réflexion car elle s'y précipita et tira fort pour l'ouvrir. La porte s'ouvrit facilement et mon maitre dût s'y retenir pour ne pas tomber. Visiblement, personne n'avait prévu de nous enfermer une deuxième fois. Si ça se trouvait, ils ne s'étaient peut-être même pas encore rendus compte que nous étions parti du premier entrepôt.

    Nous sortîmes et traversâmes le hall jusqu'à la pièce suivante. Rassuré par le hall vide et par le fait que rien ne nous était encore tombé dessus, j'ouvris tranquillement la porte. À peine eu-je posé le bout du pied dans la pièce que deux tirs simultanés me frôlèrent la tête et finirent leur course dans le mur derrière moi.

    - Des droïdes, encore ! fit Fen, tandis que je me mettais à l'abri derrière le mur et sortais mon sabre.

    D'un même mouvement, Fen et Zadyssa sortirent leurs armes. Lui prit un blaster des replis de son long manteau, tandis que Zadyssa dégainait son sabre.

    Prudemment, j'entrai dans la pièce. Il y avait une grosse trentaine de droïdes, tous lourdement armés. Ils se mirent instantanément à tirer. Parant les tirs qui me pleuvaient dessus, j'essayais de m'approcher des droïde mais ils tiraient de plus en plus vite. Je me repliai hors de leur portée et regardai mes compagnons d'infortune.

    - Il faut que nous entriions tous en même temps, dit rapidement Fen.

    - O.K., à un. Trois, deux, un... ON Y VA ! cria Zadyssa, et nous nous élançâmes dans la pièce.

    Les droïdes recommencèrent à tirer, tout en nous encerclant. Nous nous resserrâmes pour leurs donner moins de prises.

    Me rappelant mon entrainement, je me mis à essayer d'avancer. Les droïdes étaient occupés par trois personnes au lieu d'une et ils commencèrent vite à être débordés par les attaques venant de tous les cotés. Au fur et à mesure, nous nous synchronisâmes et mîmes au point une tactique sans même nous concerter. Zadyssa et moi pariions les tirs et Fen se chargeait de détruire les droïdes que nous n'arriviions pas à atteindre. Leurs armes semblaient particulièrement résisantes. Les tirs de Fen ricochaient dessus au lieu de les percer. Il se concentra donc sur les droïdes, ce qui fonctionna mieux. Cette technique marcha un moment, jusqu'à ce que les droïdes restants comprennent notre stratégie et se concentrent sur Fen. Zadyssa et moi réussîmes à parer tous les premiers tirs dans sa direction, jusqu'à ce que l'un d'eux touche le blaster de Fen, le rendant inutile. À deux contre une quinzaine, devant en plus protéger Fen qui n'avait plus d'arme, nous eûmes de plus en plus de mal à ne pas nous laisser submerger par les droïdes. Lorsqu'il réalisa qu'il était inutile et même, handicapant, Fen repéra un endroit où se mettre à l'abri et s'y cacha. Le combat était de nouveau comme la première fois que nous avions affronté les droïdes. Zadyssa réitéra sa première technique, qui consistait à inverser la gravité pour tomber sur les droïdes par le haut et, finalement, le combat se termina. Nous vérifimâmes que les droïdes étaient tous hors d'état. Une fois rassuré, je me laissai glisser au sol, épuisé par ce combat acharné.

    - Bravo Enoliwen, tu t'es bien battu, me félicita Zadyssa en s'asseyant à côté de moi.

    Nous nous laissâmes le temps de récupérer puis nous tournâmes vers le fond de la salle. Il y avait de nouveau quelques machines, identiques à celles de la pièce précédente, dont la broyeuse qu'avait identifiée Zadyssa. À côté étaient entreposés quelques choses que mon maitre et moi connaissions bien : les minerais volés

    Je m'approchai pour en être sûr, mais ma première impression était la bonne : cet endroit servait d'entrepôt aux voleurs.

    - Vous cherchiez des indice, Maître ? lui demandai-je en me tournant vers elle. Je crois que c'est tout trouvé.

    Nous revînmes vers les machines et en cherchâmes l'utilité pendant quelques minutes. La plupart étaient les mêmes que celles de la précédente pièce. Elles semblaient être des broyeuses, des fours pouvant aller jusqu'à une température extrême et l'une d'elle était une sorte de réservoir hermétique dans lequel reposaient des morceaux de ressorts de différentes tailles. Cette dernière chose nous posa d'ailleurs problème : à quoi pouvait bien servir tout ces ressorts ?

    - Tu m'étonnes que le four aille aussi chaud, s'ils veulent faire fondre des ressorts et des minerais ! fis, agacé de ne rien trouver sur les agissements des voleurs.

    Parce que, il fallait bien l'avouer, à part la confirmation que c'étaient bien eux qui prenaient les minerais et des machines qui ne servait apparement à rien, nous n'avions pas découvert grand-chose. 

    Finalement, nous ressortîmes, aux aguets. Discrètement, nous nous approchâmes et essayâmes d'ouvrir la porte de la dernière pièce. Celle-ci résista : elle était fermée.

    Je réitérai la manœuvre de la première fois, à savoir me servir de mon couteau et de l'une de mes griffes pour forcer la porte.

    Finalement, après avoir bataillé avec la serrure et Zadyssa qui ne pouvait s'empêcher de me presser et de me répéter de me dépêcher, je poussais doucement la porte et jetait un coup d'œil à l'intérieur de la pièce. Dedans, ni droïdes de combat, ni embuscade. Je me glissai alors à l'intérieur, suivi de Zadyssa et de Fen. Il y avaient de nouveau des machines, mais, de loin, elles ne ressemblaient pas à celles que l'on avait vues dans les autres pièce. À coté, prenant la majeure partie de la pièce, trônaient de grosses armoires.

    J'en ouvris une et découvris à l'intérieur, soigneusement rangés sur des étagères, de gros pistolets et blasters noirs.

    Ce message a été modifié par Enoliwen le samedi 04 mai 2019 - 15:09

    mardi 30 avril 2019 - 19:45 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

    13229 Crédits Modo

    Mission : Le Darwi-Shi codex

    Le sujet de cette enquête commençait de devenir plus compliqué que je ne le pensais, notamment sur le fait que ça ressemble à une mise-en-scène travaillée par un maniaque qui savait ce qu’il faisait. En tout cas, le besalisk padawan savait comment se comporter et réagir pour commencer à bien cette enquête, prenant des mesures pratiques et scientifiques pour trouver des pistes ; au moins, il sait comment avancer dans cette situation. Dexter s’est même pris la peine de demander l’accès à un laboratoire avant de tenter avec la Force une pratique ingénieuse sur le corps de notre victime. Lâchant prise subitement, il eut un mouvement de recule important et ses yeux s’humidifiaient.

    Dexter : - NON !
    Moi, surpris : - Padawan, que s’est-il passé ?
    Dexter, se ressaisissant : - Je n’y arrive pas, je pense avoir trop usé de la Force. Je m’excuse chevalier Arek, mais je ne peux pas utiliser ce pouvoir aujourd’hui.

    Je sonde l’apprenti pour m’assurer qu’il n’avait rien et je me doute qu’il y avait autre chose, quelque chose de plus personnel. Mais je n’insiste pas devant les trois membres du corps enseignant et lui fait part brièvement de ma compassion de membre supérieur.

    Moi : - Je comprends.
    Professeur agrégé n°3 : - Les cours se terminent, devons-nous encore garder cette scène ainsi ?
    Moi, aux professeurs : - Non, il faudrait mieux la déplacer ailleurs. Nous allons profiter de votre laboratoire pour en apprendre davantage sur le décès de monsieur Sohn-Yer. Le mieux serait d’éviter que vos élèves ne se doutent de rien sur notre présence ni de la scène du crime.
    Professeur agrégé n°2 : - Il vaudrait mieux, parce que nos élèves actuels seraient bien capables de fouiner là où il ne faudrait pas. Vous imaginez ? Un crime commis dans l’enceinte de notre institut, une scène bien étrange et son corps encore dans les locaux ?
    Professeur agrégé n°1 : - Nous et les autres professeurs nous chargerons de porter la nouvelle aux classes de manière pondérée. Ils doivent être tout de même au courant du décès de Jhak mais pas des manières dont il a été retrouvé. Il en va de l’intérêt de notre pédagogie et du moral de nos apprenants.
    Moi : - Dans ce cas, si vous permettez…

    Même si Dexter a pris un croquis de la scène, et qu’il s’est éloigné un moment pour se remettre d’un choc, je me sers dans une de mes poches de ceinture utilitaire multi-usages et prend mon datascope pour prendre une à plusieurs photos de la scène en prenant divers angles de vue. Les trois professeurs s’en sont retournés à leurs occupations, me laissant si nécessaire un badge d’accès pour tout le bâtiment enseignant, et je prends un moment pour voir comment se porte le concerné à la mission.

    Moi : - Comment ça va Dexter ?
    Dexter : - Et si ceci n’était que le Darwi-Shi codex !?
    Moi : - Que veux-tu dire ?
    Dexter : - Jhak aime le jeu. Il prépare l’épreuve de fin d’année pour les élèves. Il découvre ce vieux cube et y trouve son hobby : un jeu de piste. Il le met en application. Que penses-tu de cette théorie ?

    Que c’est une éventuelle possibilité, me dis-je mentalement. La configuration de la scène propose ce genre d’alternative dans une enquête comme celle-ci, la disposition même du corps aurait aussi une tournure dramatique pour l’élaboration d’un jeu. Seulement, c’est encore une hypothèse et nous n’avons pour l’instant que peu d’éléments. Je reconnais que Dexter fait bien de mentionner cette possibilité mais ce serait là l’œuvre d’un individu toqué ou d’un maniaque comme je le pressentais.

    Moi : - Que tu as beaucoup d’imagination…
    Dexter : - Mais encore ? Est-ce fou ?
    Moi : - Quel intérêt Jhak aurait à se faire tuer pour une épreuve de fin d’année ?
    Dexter : - Si c’est bien lui le cadavre. Allons analyser le sang, il éliminera ma théorie ou la confirmera.

    J’acquiesce tout en revenant près du corps pour prendre les précautions afin de l’emmener ; les échantillons pris pourront être complémentés avec le corps à portée si nous voudrions pousser nos recherches plus loin. Dexter me laisse faire sans critiquer, me regardant mettre le cadavre dans une housse protectrice puis effacer la scène… tout en lui indiquant que j’ai pris des photos et que la laissée comme ça serait une mauvaise idée. Surtout avec des élèves qui seraient trop curieux.

    Un moment plus tard, nous sommes dans un des laboratoires du sous-sol de l’institut et profitions de son matériel adapté aux soins intermédiaires et aux tâches plus chirurgicales. Le corps déposé sur une table d’auscultation, le besalisk qui est concentré sur le microscope réglable par terminal pour son analyse sanguine, je fais un peu comme les cent pas tout en observant tantôt les photos holographiques de la scène de crime et une copie du croquis tantôt le corps du professeur gotal décédé. Il y a peu de temps, j’aurais été perturbé par la morphologie de cette espèce si je n’avais pas fait la rencontre de Cole et je me serais peut-être contenté de garder une distance modérée de vue. Mais là, passer en revue un corps inerte pour chercher des indices ou des indications suspicieuses ne semble pas me dérouter.
    J’ai beau être un gardien Jedi, je ne vois rien de dérangeant à faire un peu d’auscultation mortuaire pour résoudre une énigme : son teint famélique, tempes sèches, lèvres légèrement enflées, cicatrices de coupures nettes aux poignets, pas d’hématomes flagrants… Plus je regarde en détail et plus je commence à voir des indices qui ne me sautait pas aux yeux dès la première fois, bien que je triche un peu en amplifiant ma vue.
    Je sens que le besalisk a envie de me parler en sortant de son mutisme concentré.

    Dexter : - J’ignorais que tu étais avec le Corps de Sécurité de la République.
    Moi : - C’est un bénévolat comme un autre pour moi. Disons que je sers d’intermédiaire entre l’Ordre et l’intérieur paramilitaire de la République pour assurer un maintien stable du gouvernement et participer plus largement aux missions de paix. En tant que Jedi gardien, aider le CSR est un hobby et un devoir.
    Dexter : - Je vois. En soit, c’est typique de ta voie d’assister les forces de l’ordre.
    Moi : - Tout à fait. (Je change de conversation.) Tu as du nouveau ?

    Le besalisk quitte temporairement son poste et vient de donner les quelques premiers détails de son analyse sanguine ; à l’entendre, je peux deviner qu’il a passé du temps libre à discuter avec Weedge pendant son séjour à l’Académie.

    Dexter : - L’analyse a dévoilé plusieurs éléments, ce qui deux nouvelles qui ne sont ni bonnes ni mauvaises. Mon échantillon de sang a révélé que Jhak Sohn-Yer souffrait d’un début de cancer cérébral mais aussi que son décès remonte environ vingt heures.
    Moi : - Il serait donc mort dans la soirée d’hier.
    Dexter : - Selon le terminal, le flux sanguin est parfaitement sain et il n’y a aucune trace de poison ou toxine médicale dans son métabolisme. À croire qu’il était encore en état de vivre naturellement pour encore quelques années. Seulement… il y a un détail qui me chiffonne.
    Moi : - Laisse-moi deviner. Son cœur avait un souci ?
    Dexter : - Il m’a fallu un moment pour approfondir l’analyse et l’échantillon m’a appris que son sang contenait… des traces d’anesthésiant.
    Moi : - Ce qui explique le fin trou dans sa nuque.
    Dexter : - Un trou ?

    Je lui montre vite fait l’emplacement de la très fine trouée dans la peau au milieu de la nuque, en prenant soin de ne pas abîmer l’état dégrisant de la tête poilue.

    Moi : - Si j’en crois la taille du trou et la profondeur, il s’est fait poignarder dans la nuque avec une seringue de taille 12 avec une précision chirurgicale. Il n’aurait pas pu se faire lui-même la piqûre lui-même puisque que son bras n’aurait pas donné un résultat net et propre comme celui-ci.
    Dexter : - Donc on l’aurait mis sous anesthésiant avant de le tuer. Il se serait fait attaquer dans la salle en pleine nuit, avec une procédure qui aurait fait penser à un arrêt cardiaque au premier abord puis un suicide si on ne découvrait pas la présence du produite.
    Moi : - Mais l’agresseur se doutait que la trace d’anesthésiant serait relevée et il a tout de même maquillé la scène de manière à laisser un message.
    Dexter : - Un message codé donc. Ou alors, Sohn-Yer s’est rendu compte qu’on voulait le tuer…
    Moi : - Il aurait donc voulu faire passer un message le temps que l’anesthésiant fasse effet. Si les gotals étaient capables de résister au venin des Killiks, il a du avoir une occasion de résistance pour agir.
    Dexter : - L’anesthésiant n’est pas vraiment comme un poison mais c’est plausible.

    Reste à savoir comment Sohn-Yer a pu se faire ses coupures et où il aurait été attaqué avant de finir dans cette salle où il est mort. Je consulte à nouveau les photos holographiques et le croquis pour comprendre de nouveau la signification de ces marques autour de lui ou encore la posture du corps.

    Moi : - En tout cas, il y a bien un lien avec ce « Darwi-Shi codex ». Si Sohn-Yer prévoyait de mener un parcours d’enquête pour des sélections annuelles, son projet devait être un travail dangereux. Et puis il y a ce cube étrange qu’il avait trouvé…
    Dexter : - Il nous faut alors consulter son bureau.
    Moi : - Mais encore ?
    Dexter : - Il est la victime et il y a un assassin, qui a du entendre parler de ce cube. En trouvant ce cube ou la signification de la scène de crime, on pourra trouver le pourquoi du comment ?

    Ce qui veut dire que l’on va devoir passer au peigne fin chaque mur, recoin et feinte qui soit. Heureusement pour nous, il nous suffit de se servir de la Force pour détecter un moindre détail.

    ***
    Le bureau du professeur Sohn-Yer n’a rien de bien exceptionnel dans la taille de pièce ni dans le choix de l’aménagement. C’est une salle sobre et harmonieuse, avec trois fenêtres de transpacier qui donnent sur la cour intérieure de l’institut, des étagères garnies de data-livres sur divers thèmes sémiologiques et culturels de la galaxie, quelques mémoires studieux conservés et des thèses. Le meuble principal est un modèle standard pour tout organisme professionnel, avec quelques touches de teintes qui le rendent plus académique et du petit matériel pour les activités manuscrites.
    De plus, il y a un support antigrav pour y déposer un objet en particulier, qui devait être le cube en question, parce qu’il ne s’y trouve pas ou plus. Nous avons néanmoins trouvé un vibro-canif de poche au pied de son fauteuil, avec ses initiales gravées dessus et un peu de son sang séché. Pas d'autre arme ni de seringue délaissée. Je continue de fouiller du regard les différentes étagères de la pièce tandis que Dexter inspecte de fond en comble les tiroirs et recoins du bureau. Un moment déjà nous peinons à trouver un indice de plus à notre investigation.

    Dexter : - Je ne vois nul trace de tiroir secret ni de coffre dissimulé. Mêmes mes capteurs ne détectent rien d’anormal sur ce meuble. (Il tient entre ces mains un dossier qu’il a ouvert.) Et les seuls documents qui s’y trouvent sont des corrigés d’exercices de haut niveau, des brouillons de cours magistral et même plusieurs copies de son curriculum vitae. Il en avait du savoir et des compétences, Jhak Sohn-Yer.
    Moi : - Continuons de chercher, on finira par trouver.

    C’est en balayant la grande étagère du milieu que je remarche l’avant-dernier niveau en partant du haut. Chaque data-livre présente un titre complet avec sous-titre et numéro ou lettre de série sur la tranche mais ceux de ce niveau-là n’ont que des lettres et se suivent dans un ordre alphabétique banal. Je me penche pour voir de plus près la configuration du rangement, observe de plus près les tranches ou tire un des livres pour le feuilleter. Le contenu se révèle être du texte banal, quasi-identique à tous et sans aucun intérêt, donnant à l’ouvrage une valeur plus décorative. Une idée me vient à l’esprit mais je préfère interroger le novice dans son intérêt.

    Moi : - Dexter, viens par ici.
    Dexter, en arrivant : - Qu’est-ce qu’il y a ?
    Moi : - Observe cette étagère et dis-moi ce que tu remarques.

    Le besalisk s’exécute et consulte tout l’étagère, du rayon le plus haut au niveau le bas, et constate à son tour la singularité des data-livres sans titre ni contenu pertinent. Je peux sentir qu’il se sert de ses attributs mécaniques de cyborg pour approfondir ses capacités mais je préfère ne pas le critiquer, histoire de le laisser faire cette enquête lui-même pour ensuite noter mentalement un rapport fiable pour Pad et le Conseil. Dexter finit son observation et se redresse pour me dire son constat.

    Dexter : - On dirait qu’on a trouvé un mécanisme caché. Les livres sont décoratifs mais pas que.
    Moi : - Tu peux préciser s’il-te-plaît.
    Dexter : - Je pense que la présence de ces data-ouvrages permettent de réaliser une combinaison mécanisée dans l’étagère elle-même, qui doit ensuite permettre l’accès à une partie dissimulée dans le grand meuble ou bien dans la pièce elle-même.
    Moi : - Tu connais la combinaison exacte ?

    Le padawan adulte est plongé dans une grande réflexion puis cela devient clair comme de l’eau de roche. Il se baisse ensuite pour s’approcher des data-livres et au lieu de les sortir ou de les déplacer, il les pousse vers le fond ; il pousse chaque ouvrage selon l’ordre des lettres et avec une seconde d’intervalle.
    Une fois la dernière lettre poussée, un tiroir sous le meuble s’ouvre aussitôt à nos pieds. Il contient un autre livre qui, cette fois, contient les notes et réflexions sur la découverte du cube et sa signification.
    Je remarque que, pendant la lecture faite par Dexter, certains mots sont surlignés de vert ou de bleu.

    samedi 04 mai 2019 - 12:01 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

    7987 Crédits

    Un Pilote fantôme

    Après avoir exploré la dernière pièce, nous nous repliâmes jusqu'à notre vaisseau. Fen avec nous, je gardai un oeil méfiant sur lui : je n'avais toujours aucune idée de ce qu'il faisait réellement là-bas et il était temps de l'interroger. Mais avant, je devais organiser mes idées. J'enjoignis donc à Enoliwen de méditer sur ce qu'il venait de découvrir et fis de même. L'homme de Nuixy resta dans un quartier ; il ne pouvait pas sortir sans passer devant nous. Et dans ce cas, il serait mal barré.

    Résumons. Le vaisseau était vide. Personne n'était jamais monté à son bord depuis des lustres, la poussière dans chaque recoin en témoignait. Si personne n'était monté, alors il y avait deux solutions : un pilotage à distance ou un droïde. Or, le tableau de bord était également plein de poussières, donc l'hypothèse du droïde était impossible. Cela ne pouvait signifier qu'une chose : ce vaisseau était piloté à distance... Donc ce n'était pas lui qui volait les minéraux, c'était impossible. Si personne, ni droïde ni pilote, n'était à son bord...  alors ce n'était pas lui le fautif. Donc... ce n'était qu'un leurre ! Mais qui ? Qui volait ? Comment les minéraux étaient acheminés jusqu'à cette usine ? Et dans quel but ?

    Je pris une grande inspiration pour me calmer. Tout d'abord, réfléchir calmement. Ils avaient créé des armes à partir des minéraux donc cette personne ou ce groupe avait la volonté d'attaquer ou de vendre. Ce qui expliquerait la présence de Fen sur les lieux. Ensuite, même si personne ne surveillait le bâtiment, il y avait tout de même des droïdes de sécurité. Donc ce n'était pas un lieu public, c'était quelque chose de secret. Le gouvernement était-il au courant ? Ce serait étonnant, mais ce n'était de toute façon pas le moment d'y penser. Donc, le vaisseau était piloté à distance pour détourner l'attention et quelqu'un volait les minéraux sur place. Maintenant que j'y repensais... il y avait beaucoup de fumée lors de l'attaque du vaisseau, ce devait être pour couvrir les agissements du voleur. Était-il déjà présent sur place ? Là était toute la question.

    Je me relevai et, voyant que mon padawan méditait toujours, je le laissai finir. Il avait bien progressé : ses talents s'étaient révélés très utiles pendant l'infiltration. Et il avait su faire abstraction de son anxiété et de sa tendance à s'énerver rapidement pour combattre. C'était très bien, il allait être temps d'élever le niveau.

    Je me dirigeai ensuite vers le quartier de Fen et entrait sans prévenir. Ce dernier était étendu dans le lit, un grand sourire sur le visage. C'était un homme dans la quarantaine. Son visage était anguleux et ses traits, grossiers. Un cicatrice barrait son nez, ses yeux étaient marrons et une calvitie lui créait une auréole brune striée de blanc sur la tête. Il se redressa en me voyant entrer :

    - Salut mini-Yunixy !

    Je me crispai. Il savait qui j'étais.

    - Quel est ton but ? demandai-je sèchement.
    - T'es directe, toi. C'est intéressant. Ta tante m'a dit de te prendre sous mon aile.
    - Je n'en ai pas besoin. Je te signale que je t'ai battu et que tu n'as rien pu faire. Tu n'as rien à m'apprendre.
    - Vraiment ? Et mon but alors ?

    Je serrai les dents. Qu'est-ce qu'il était énervant ! Croisant les bras, je le dévisageai de haut et attendis qu'il cède.

    - Ok, ok. Je viens enquêter sur ces gens. Ils créent des armes à partir des minerais des populations et les revendent en empiétant sur notre territoire. Je dois les mettre hors d'état de nuire.
    - On a au moins un objectif commun, commentai-je. Je dois les empêcher de détruire les efforts des populations. Tu es au courant d'autres choses ?
    - Je sais qui tire les ficelles.

    Un sourire se dessina sur mes lèvres.

    - Qui ?
    - Un politicien. Il récupère une partie de l'argent vendu. L'autre partie revient à un gang qui sévit depuis des années, notre rival.

    Aussitôt, j'établis la marche à suivre. D'abord, il fallait séparer le politicien du gang. Et surtout, il fallait réunir des preuves. Pour cela, la meilleure chose à faire était de s'en prendre directement au gang en question. On pourra apprendre des choses grâce au chef et en finir avec le politicien ensuite. Le détrôner ne sera pas bien compliqué une fois les preuves en main. J'exposai tout cela à Fen qui acquiesça. M'allier à une personne comme lui ne me plaisait pas mais... c'était nécessaire.

    - Tu bouges pas d'ici, lui dis-je en sortant.

    Il me restait désormais une chose à faire... Un entraînement avec Enoliwen. Il allait devoir affronter un gang, je devais l'y préparer. Je pris mon blaster, allumai mon sabre laser, et lui tapotai l'épaule pour qu'il ouvre les yeux. En me voyant ainsi armée, il eut un sursaut et recula, surpris.

    - Qu'est-ce que... ? s'étonna-t-il.
    - Un entraînement ! Je t'expliquerai tout après. Une fois que tu m'auras fait tomber. Demain on va s'occuper d'un gang, il faut que tu sois prêt. Allume ton sabre !

    dimanche 05 mai 2019 - 15:03 Modification Admin Réaction Permalien

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