Les Missions du Chu'Unthor (page 14)

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    Kinsa-Talik

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    Mission : L’arène
    Lieu : Anneau de Kafrene
    Participants : Kinsa Talik (Chevalière), Zadyssa Yunixy (Chevalière)


    - Ouch ! 

    J’eus un sourire, et je tendis une main à Zadyssa pour qu’elle se relève. Mon ancienne padawan s’en saisit prestement et se remis sur ses pieds, en garde, mais avant de pouvoir reprendre l’entraînement, mon comlink sonna. Profitant de cette pause impromptue, j’épongeai la sueur de mon front avec ma manche, puis me saisis du comlink. C’était un message de Jorus, qui me demandait de me rendre au centre tactique avec Zadyssa. 

    - On dirait qu’on a du taf ! lançai-je à ma petite sœur, dont les yeux commencèrent à briller.

    L’une comme l’autre, nous étions toujours très enthousiastes quand il s’agissait d’une mission – sauf quand il s’agissait d’une histoire d’escorte diplomatique. Le plus vite possible, nous nous rendîmes présentables et montâmes de deux étages pour retrouver Jorus. Ce dernier nous attendait devant une holoprojection que je reconnus au premier coup d’œil.

    - L’anneau de Kafrene…laissai-je échapper.

    Il hocha la tête.

    - En effet. Tu y est déjà allée ?
    - Non…mais je connais l’endroit. C’est là où mon père s’est caché pendant des années…et là où il est mort. Ahem… Bref. Quelle est la mission ?

    Jorus me considéra quelques secondes avec une expression indéchiffrable, puis toussota et fit apparaître l’image d’une arène de combat. Je connaissais ce genre de pratiques, où les gens se battaient pour le spectacle, et plus spécifiquement pour de l’argent. Elles n’étaient pas forcément très légales, mais la plupart des temps les forces de l’ordre fermaient les yeux.

    - Sauf que celle-ci est particulière, expliqua le maître Jedi. Des informateurs nous ont transmis leurs doutes quant à son véritable but. Ils suspectent qu’elle sert de couverture pour quelque chose d’encore moins reluisant. 
    - Pourquoi nous ? demanda Zadyssa, curieuse.
    - Parce qu’il se trouve que vous êtes parmi les seules Jedi qui maîtrisent le combat au corps-à-corps assez pour se faire passer pour de vrais combattants. Ou combattantes, en l’occurrence.

    Je souris. Une mission sous couverture ? Même si elles finissaient bien trop souvent par une fuite en catastrophe parce que je m’étais faite démasquer à un moment ou à un autre, je les aimais bien. Parfois, je l’avouais, c’était agréable de quitter l’identité parfois pesante de Kinsa Talik pour jouer un rôle éphémère mais amusant. 

    - Alors…pas de Force, pas de sabre laser, juste pieds, poings, et cerveau ? lançai-je.
    - En effet. Vous vous ferez passer pour deux mercenaires freelance qui ont besoin d’argent facile. Je vous fais confiance pour vous tailler une petite réputation et en profiter pour découvrir ce qui se trame. 
    - Vous pouvez compter sur nous, maître.

    Il nous tendit un disque qui contenait toutes les informations annexes que nous potasserions durant le voyage, et je m’éclipsai à la suite de Zadyssa. Avant d’aller directement au hangar où le centre tactique débouchait, il fallait d’abord aller au temple secondaire et nous préparions. Alors que nous marchions, Zadyssa me couva d’un regard inquiet.

    - Inquiète pour Kafrene ?

    Je secouai la tête.

    - Je n’en sais rien… Si je commence à avoir des états d’âme à chaque fois que je me rends sur une planète où un membre de ma famille a eu des ennuis, ça craint. De toute manière, c’est grand, la chance que j’aille à l’endroit précis où il est mort est minime. Eeeet c’est quand on dit ça que ça arrive.

    Zadyssa étouffa un rire.

    - C’est vrai que la Force a un drôle d’humour. 
    - Alors, prête à montrer ce que je t’ai appris ? fis-je en changeant de sujet plus ou moins discrètement.
    - Oui ! Par contre, si tu te fais battre, tu vas en entendre parler jusqu’à la fin de tes jours.
    - La même. Deal ?
    - Deal.

    Nous montâmes dans nos quartiers pour nous préparer, avant de nous retrouver au hangar, sans sabre ni bure, avec de fausses identités fabriquées par Dexter. C’était trop risqué de prendre l’Arrow : mon vaisseau était un peu trop connu pour être discrets. Il avait eu une sacrée histoire avant moi… De même, pour me rendre moins reconnaissable, je m’étais faite quelques tatouages éphémères. Beaucoup de Twi’lek en avaient.

    - Alors…apparemment, je suis Liora Maris, et toi Kath Whelea, notai-je.

    J’avais mis des lunettes de pilote sur mon front et une de mes tenues non-Jedi, qui comprenait un foulard prune et un pantalon rembourré noir. Quant à Zadyssa, elle en avait récupéré une aux tons jaune foncé. Avec ces vêtements, nous nous démarquerions, mais pas exagérément : il y avait des moments où l’habillement était important…

    - Kafrene, on arrive ! lança Zadyssa.

    dimanche 05 mai 2019 - 15:08 Modification Admin Réaction Permalien

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    Zadyssa

    7987 Crédits

    L'Arène

    Allongée sur une banquette du vaisseau, j'attendais que nous arrivions : nous venions de recevoir une mission très intéressante, avec Kinsa. Mais j'étais un peu inquiète pour elle, elle faisait mine de rien mais j'étais sûre qu'aller là où son père était mort la tracassait. Enfin, ça ne servait à rien d'en parler si elle ne le voulait pas. Quand il ne resta que deux heures avant d'arriver, j'attirai à moi le disque et l'actionnai.

    - Il est temps de voir ces informations, dis-je en sortant Kinsa de sa méditation.

    Ma grande soeur acquiesça et s'assit en face de moi. Un hologramme apparut alors, celui représentant l'anneau de Kafrene. Je me demandais toujours comme la structure faisait pour ne pas se dissocier... Enfin ! Un bâtiment était rouge, situé à la base de l'un des astéroïdes et j'en déduisis qu'il s'agissait de notre arène. Elle s'étendait sur une surface respectable et ça devait être possible qu'il y ait un réseau souterrain étant donné qu'il faisait corps avec l'astéroïde.

    Kinsa pointa du doigt une zone plate sur une tour :

    - C'est là qu'on doit atterrir, c'est notre zone d'atterrissage.
    - Ok. Et l'arène est là. On sait quoi d'autre ?

    l'hologramme disparut et une liste de combattants apparue. Elle recensait tous ceux qui s'étaient affrontés dans cette arène ces six derniers mois. Et il y en avait beaucoup. Le premier au classement était un certain "La Mort", un Trandoshan invaincu depuis quatre mois qui avait grimpé les échelons. Quand je croisai le regard de Kinsa, nous eûmes toutes les deux le même sourire et rîmes nerveusement.

    - Mais c'est quoi ce pseudo ? m'exclamai-je finalement.
    - Aucune idée mais c'est naze !

    Certains avaient des pseudos du même type, et nous eûmes droit à des "La Faucheuse" ou encore "Les Ténèbres", mais la majorité avait opté pour un simple nom, probablement d'emprunt. Cependant, les informations à propos des organisateurs étaient maigres voire inexistante. Tout ce que nous savions, c'était que les différentes arènes étaient rivales et que la nôtre était une incontournable et que le chef était un redoutable combattant. Elles étaient assez nébuleuses.

    - Bon, et quoi d'autre ? fit Kinsa en faisant apparaître la dernière projection.

    Ce qui apparut, ce fut le mode de fonctionnement de l'arène. Visiblement il n'y avait pas besoin de payer pour participer : il suffisait de s'inscrire le jour même et nous entrions dans la liste. Ensuite, les combats se font par niveau : plus on gagne, plus on monte dans le classement, plus on affronte des forts et plus on gagne de l'argent. Pour l'instant c'était simple mais les choses se corsèrent par la suite avec leur système de gain. Il reposait sur les paris. En gagnant, les combattants empochent 70% de ceux-ci. 25% vont aux organisateurs et les 5 autre aux parieurs vainqueurs. Mais plus ces derniers grimpent les niveaux, plus cela se complexifie puisque la majorité vote pour le meilleur qui gagne souvent. À ce niveau-là, les places deviennent payantes et c'est de là que vient l'argent. Mais là où c'était étrange, c'était au niveau des perdants. Quand ils perdent en étant faibles, ils doivent payer les organisateurs : le montant équivaut à la somme totale que les parieurs ont misé sur lui. Ainsi, plus on monte, plus il y a de risque de tomber de haut.

    - C'est compliqué, remarquai-je.
    - Oui. Pour l'instant, ces informations ne nous aident pas trop.

    Une alarme nous informa que nous allions bientôt sortir de l'hyperespace. J'échangeai un regard entendu avec Kinsa et éteignis le disque que je glissai dans ma poche. Même si je me souvenais des moindres détails de ces informations grâce à ma mémoire photographique. Je m'assis dans le siège du pilote et entendis Kinsa toussoter à côté de moi.

    - Je refuse.
    - Mais pourquoi ? gémis-je.
    - Parce qu'on va arriver dans une ceinture d'astéroïdes. J'ai pas envie de mourir.

    À bout d'arguments, je cédai et changeai de places. Oui, j'étais un danger public quand je pilotais, mais c'était pas une raison pour m'en empêcher ! Nous atterrîmes sans encombre sur Kafrene. Je me levai et m'étirai.

    - C'est partiii.

    J'étais Kath Whelea, maintenant. Une mercenaire freelance qui voulait se faire de l'argent facile. Je respirai un bon coup et endossai mon rôle. J'avais fait de nombreuses missions où j'avais dû prendre une couverture. À vrai dire, ça avait été le cas de ma première mission : nous avions dû infiltrer un complexe de la République pendant la guerre, autant dire que j'avais commencé fort. Aucune mission de couverture ne pourra être pire que celle-là, la pression ne pourra jamais être aussi forte.

    - On a rendez-vous avec les informateurs pas loin de l'arène, m'informa Kinsa.

    Nous nous rendîmes donc au point de rendez-vous, nous faufilant entre les passants qui étaient nombreux, traversant la misère, et quand je vis qui étaient les informateurs, ma mâchoire se décrocha et je me figeai. Les jumeaux Miraluka.

    - Qu'est-ce que... ? fit Kinsa, tout aussi étonnée que moi.

    Visiblement, nous n'étions pas les seules à être mal-à-l'aise car Luka se dandinait d'un pied sur l'autre, lui qui était d'ordinaire si sûr de lui.

    - On vient en amis, révéla Mira. C'est nous les... informateurs.
    - Pourquoi ? m'exclamai-je aussitôt.

    Il y avait forcément quelque chose, il y avait forcément un piège. Ils avaient voulu m'attirer là, ils...

    - Law s'occupe de choses sur Metellos alors on a décidé de gagner un peu d'argent avec Luka.

    Ce dernier opina du chef, conscient que je ne les croyais pas.

    - Qu'est-ce qui nous prouve que vous dites la vérité ? les menaça Kinsa, méfiante.

    Elle n'arrêtait d'ailleurs pas de me jeter des regards en biais, inquiète. Les jumeaux échangèrent un regard.

    - Les informations qu'on a à vous donner.
    - L'argent que les organisateurs gagnent se perd, avoua Luka. Elle... disparaît. Elle est utilisée pour autre chose, quelque chose de secret, on pense.
    - Quoi ? demandais-je.

    Ils haussèrent les épaules.

    - À vous de voir, c'est pour ça qu'on vous a appelées, vous, les Jedi.

    J'échangeai un regard intrigué avec Kinsa qui était toujours sur ses gardes.

    - Pourquoi vous nous avez contactés ? demanda-t-elle.

    Mira soupira avant de révéler que c'était parce qu'ils voulaient rembourser leur dette, et je compris qu'ils faisaient référence à la fois où je les avais laissé partir. J'esquissai un mince sourire tandis qu'ils disparaissaient dans la foule. Nous étions de nouveau seules.

    - Ça va ? m'interrogea Kinsa.

    J'acquiesçai.

    - Je suis juste... surprise. Je m'y attendais pas.
    - Moi non plus.
    - Bon, ce n'est pas tout, mais il serait temps de s'inscrire pour les combats d'aujourd'hui, changeai-je de sujet.


    Ce message a été modifié par Kinsa-Talik le lundi 08 juillet 5023 - 12:13
    Ce message a été modifié par Kinsa-Talik le lundi 08 juillet 2019 - 12:14

    dimanche 05 mai 2019 - 19:59 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Enoliwen

    Enoliwen

    2679 Crédits

    - Il faut que je vous fasses tomber ? gémis-je.

    - Eh oui ! Allez, lève-toi, gros fainéant ! 

    Je me levai en ronchonnant, bien que je sache que les duels étaient primordiaux dans l'entrainement d'un padawan. J'attrapai mon sabre et l'allumai.

    - Avec ou sans les pouvoirs ? Demandai-je, me remémorant rapidement ceux, ou plutôt, celui, que j'avais acquis.

    J'eu soudain une idée. J'avais pas mal potassé les pouvoirs accessibles aux padawans, dans la bibliothèque et auprès de Maître Brûle.

    - Avec ! Enfin, pour toi, ça va se résumer à la Télékinésie!, me répondis Zadyssa avec un grand sourire.

    C'est ça, c'est ça...

    - De toute façon, ce n'est pas comme si j'en avais vraiment appris d'autres, lui répondis-je, mine de rien.

    Je levai mon sabre et le tins face à moi, tenant ma garde.

    J'attaquai le premier et visai son épaule. Comme elle faisait une bonne tête de plus que moi, je dû tendre le bras pour atteindre la haiteur de son épaule. Elle m'esquiva facilement, para mon coup et répliqua. Elle m'attaqua en visant ma jambe et je fis un bond en arrière, tout en allongeant le bras vers son pied droit. Elle le recula, para mon coup par le bas et repoussa violement mon sabre. Dans l'élan, je fus projeté en arrière. Je retrouvai de justesse mon équilibre et, en relevant les yeux, vis le sabre de Zadyssa fondre sur moi à toute vitesse. Je n'eu d'autre choix que de reculer précipitement. Elle m'attaqua à nouveau et je me fondis dans la force, tout en continuant à me défendre. Grâce à la Force, mes mouvements devinrent plus lestes, comme toujours quand je m'y fondais.

    Lorsque je fus immergé, j'essayai de diriger la Force vers mes bras. J'eus cependant un peu de mal, car le comat avec Zadyssa me faisait perdre ma concentration. Chaque fois que je pensais y arriver, elle m'attaquais, me repoussais violement ou me frôlais de son sabre.

    Au bout d'un moment, découragé par le peu de résulat que j'obtenais, j'abandonnai mes tentatives et me reconcentrai sur le combat. À nouveau plus présent, je l'attaquai. Elle sembla surprise et son esquive s'en ressentit car, durant les derniers échanges, tout à mes tentatives, il semblait que j'étais un peu mou. 

    Après une rapide attaque au niveau de ses genoux, je pensai la toucher et tendis le pied pour la faire trébucher. Elle para toutefois mon coup et le pas que j'avais destiné à la faire tomber me servit à garder l'équilibre. Cependant, j'avais fais un grand pas et me retrouvai soudainement très près d'elle, ce qui nous obligea à reculer.

    Pestant d'abord contre ma maladresse, je me rendis rapidement compte que cette situation me donnait l'occasion de réessayer ce que j'avais abandonné quelques instants plus tôt.

    À peine m'étais-je fait cette réflexion que je plongeai plus profondémenr dans la Force. Aussitôt, mon corps me sembla en être rempli, comme si je m'y étais uni et que je ne faisais qu'un avec elle. Je la sentis m'emplir dans les moindres recoins et surtout là où je l'avais dirigée, vers mes bras, où je la sentis me parcourir et fourmiller, ainsi que, plus légèrement, dans mes jambes.

    À ce moment, Zadyssa, qui s'était rapprochée, attaqua. À la dernière minute, je m'en rendis. Mais, heureusement, le travail que je venais d'effectuer avec la Force porta ses fruits et, à peine avais-je vu son sabre s'approcher de moi que je parai son coup et répliquai. S'ensuivit un enchainement d'attaques et de parades de la part de nos deux camps à un rythme effréné. Jamais je n'avais combatu avec autant de vitesse et d'ardeur, même lors de mes nombreux combats contre PROXY, qui était pourtant un redoutable adversaire. Mes réflexes étaient bien plus vifs et mes coups, plus rapides. Je parai toutes les attaques de Zadyssa et les forces me parurent vraiment équilibrées, alors que, la plupart du temps, je me faisais dépasser car elle était bien plus forte que moi.

    Constatant que je commençais à fatiguer, ce qui devait être le résultat de l'utilisation de la Vitesse de Force, je décidai de tenter le tout pour le tout pour faire tomber Zadyssa.

    Puisant dans la Force, j'attaquai Zadyssa par le haut, l'obligeant à lever les bras. Sans lui laisser le temps de parer mon coup, je rabaissai mon sabre. Elle fut légèrement désorientée et j'en profitai pour lancer un de mes pieds vers son tibia. Elle baissa son sabre, qui rencontra le mien, alors que mon pied finissait sa course dans ses jambes. Perdant l'équilibre, elle tomba en arrière et se retrouva sur son séant avec un regard surpris.

    Éreinté, je m'assis à côté d'elle en éteignant mon sabre.

    Ce message a été modifié par Enoliwen le lundi 13 mai 2019 - 20:09
    Ce message a été modifié par Enoliwen le mercredi 15 mai 2019 - 15:08

    lundi 13 mai 2019 - 20:07 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Padme111

    Padme111

    26337 Crédits

    Titre : Le Darwi-Shi codex

    Terminant la lecture du livre, Dexter resta un moment muet. La victime eut réalisé un très bon travail d’analyse de ce datacron. Sohn-Yer fut quelqu’un de très méthodique, il recherchait clairement un emplacement. 

    Galen – Tout ce qui est en vert, me fait penser à des lieux. Des chiffres, des groupes circonstanciels de lieux, des références à des statues…

    Dexter – Il cherchait un emplacement où placé le datacron 

    Galen – Dans quel but ?

    Dexter – L’examen de fin d’étude ! Je crois que notre cadavre a noté plusieurs endroits où le cacher. D’abord, il note tous les lieux intéressants, ensuite, il fait son choix et le cache. 

    Galen – Ça reste une théorie. 

    Dexter – Oui, mais il nous a aussi noté tous les indices pour déchiffrer les lieux. Et n’oublions pas les flèches cardinales qui est comme une boussole. Sur tous les plans, il y en a, non ? Les signes astrologiques étaient dans le désordre

    Galen – Tu ne suggères quand même pas de tout décrypté pour ensuite trouver l’endroit où est le codex ? Cela prendrait trop de temps. 

    Dexter – La Force pourra nous aider. Je pense qu’on peut se laisser guider par la prémonition et notre logique. Les signes sont normalement à placer selon des dates, des mois, donc des chiffres. Tu me suis ?

    Galen – Oui, ça j’y avais déjà penser. On garde les chiffres du mois pour les signes et on les place dans l’ordre donner sur le schéma. 

    Ensemble, ils déblayèrent le bureau avec soin. En déplaçant les copies corrigés, l’attention du cyborg s’arrêta sur le nom de l’élève. 

    Dexter – En surligné bleu, le nom de Casteau Fr’yed est-il noté ?

    Galen – Attends, je vais vérifier.

    Il prend le livre, le feuillette un peu et trouve effectivement le nom surligné en bleu. En le confirmant au quadrumane, il conserve le livre ouvert mais le pose sur le pupitre. Prenant une feuille et un stylet, il s’assoie sur la chaise. Le besalisk était content d’avoir mémorisé ce nom puis posa délicatement la pile de papiers sur le divan. Il avait eu le temps de voir que si ce corrigé était en haut de la pile, c’était parce qu’il avait la note maximum. Malachite vient se placer à la droite d’Arek tout en restant debout. L’humain prit les photos de la scène du crime et les déploya sur le bois. 

    Galen – Le premier signe est à la place du dixième mois. Et le second…

    Dexter – Cinq !

    En prenant le mois correspondant, ils obtenaient une série de 12 chiffres dans un ordre qui semblait ne pas avoir de lien. 

    Galen – Résultat final n’est pas concluant. Des codes à 12 chiffres, il en existe pas mal. 

    Dexter – Oui, dans des jeux vidéo, dans des codes barre d’achats, des numéros sociaux, numéro de carte d’identité, des codes wifi … la liste est longue. A mettre en place avec le mot « uniques » ?

    Galen – Nous avions dit que l’agresseur voulait faire passer un message. 

    Dexter – Un code chiffre qui soit uniques ! Ok, ce qui m’intrigue c’est que uniques est aux pluriels. Deux codes à six chiffres ? 

    Galen – C’est peut-être un peu tirer par les cheveux. 

    Dexter – Bah, oui, mais je n’en ai pas. 

    Galen – De quoi ?

    Dexter – De cheveux. 

    Stupéfait ! le Chevalier n’en revenait pas ! Malachite s’amusait à des jeux de mots en pleine enquête et en sortant sa vanne le plus sérieusement possible. Si Arek ouvrait la bouche pour parler, le cyborg se mit à chercher clairement quelque chose dans les tiroirs déjà fouillés. L’humain n’avait aucune idée de ce qu’il cherchait et s’inquiéta d’une nouvelle blague. Ses soupçons s’agrandirent lorsque le colosse lui rapporta fièrement une boite de médicaments vide. 

    Dexter – Il savait qu’il avait un cancer du cerveau ! Regarde le premier mot surligner en bleu dans le livre. 

    Le tythonien glissa le livre devant lui et le feuilleta, jusqu’à trouver le nom voulu. 

    Galen – Excedryn. C’est le nom de cette boite…

    Dexter – Acide acétylsalicylique, paracétamol et caféine, un cocktail fulgurant pour les maux de tête et attaque de migraine ! 

    Galen septique – Tu es resté combien de temps avec Weedge ?

    Dexter – Non, j’en ai prix des quantités après mon opération de l’œil. Et à côté des copies un anti-vomitif, je le connais aussi car j’ai abusé des anti-douleurs. Mon ordinateur intégrer m’a donné le descriptif des symptômes du cancer. Devine-les ?

    Galen – Maux de tête et envie de vomir… Il n’a peut-être pas réalisé le lien avec la maladie. 

    Dexter – Dans ce qui est surligné en bleu, il y a des noms que je n’ai pas identifié. En revanche, les mots « vertiges » et « déséquilibre » y sont, et ils font partie des autres symptômes. Ce qui m’interpelle le plus, ce sont les signes astraux. Ils peuvent indiquer une personne en fonction de sa date de naissance ou un animal. Faudrait vérifier que dans l’établissement il y aurait une représentation d’un des signes. 

    Galen – Dexter, plus je t’écoute et plus tu étayes des théories. La présence des signes me semble s’arrêter à ce code que nous venons de trouver. Et comment es-tu passé du code chiffres à cette boite ?

    Dexter – Bah, en parlant cheveux > tête > cerveau > cancer. Oups, je vois… tu as l’impression que je suis passé du Worrt au Bantha. Désolé. Je suis d’accord, j’étayes probablement de trop. Si vous avez des suggestions pour décider d’une route à prendre, je suis preneur !

    Arek allait de surprise en surprise avec l’esprit du padawan. Il réfléchissait à deux milles à l’heure, ne voulant rien laisser passer. D’ordinaire, Malachite semblait déployer son énergie en fonçant tête baisser dans les ennuis. Alors qu’en cet instant, il prenait son temps à recouper tout ce qu’il avait emmagasiner depuis le début de l’enquête. L’énergie déployé passait dans ses synapses. Ce colosse était déroutant. 

    Galen – J’ai trouvé ce vibro-canif et je pense qu’il doit être à l’origine des coupures sur les poignets de Sohn-Yer. En examinant le corps, cela appuie l’heure de sa mort, mais n’explique pas la lèvre légèrement enflée. Il a pu tomber et se mordre ou simplement avoir reçu un coup. 

    Le natif de Tython fit une pause. Le quadrumane l’écoutait attentivement. Ils devaient avancées dans l’enquête mais pour cela il fallait se déterminer un point de départ. Aussi, le chevalier partait du principe que la victime eut choisi pour l’examen finale des élèves le Drawi-Shi. Les autres professeurs n’en doutaient pas et le leur avait dit. La logique voulait que Sohn-Yer eut commencé à mettre en place le jeu de piste. Les soulignements verts pour les lieux intéressants afin de cacher le Codex. Le padawan revient sur la maladie du professeur en expliquant que soit il savait, soit les symptômes furent masqués par les médocs. 

    Galen – Pourquoi cette question de maladie te préoccupe autant padawan ?

    Dexter – Parce qu’en fonction de s’il le sait ou pas, son intérêt à la vie peut varier. C’est un EMINANT professeur, donc s’il a connaissance de son cancer, il tiendra moins à sa vie. Les symptômes sont dégradants pour un homme de sciences. Il pouvait avoir rencontrer des problèmes d’élocutions ou de bégaiement. S’il ignorait sa maladie, alors il se serait battu pour vivre. 

    Le Chevalier prit un moment avant de répondre. Son empathie lui suggérait que le besalisk avait lui-même ressenti ce dilemme : vivre amoindri ou mourir entier. Est-il encore traumatisé par ses amputations ? Émotionnellement, cela a dû être très difficile à gérer. Pour l’heure, ce n’était pas le moment de s’étendre en confidence et Galen n’avait pas les compétences d’un psychologue. Aussi, le Jedi plus expérimenté décida de revenir à l’enquête. 

    Galen – Gardons cela en suspens tant que nous n’avons rien de concluant. Cependant, le cube a disparu…

    Dexter – La première raison qui me vienne à l’esprit c’est la tricherie. 

    Galen – Oh, je vois à ce que tu penses. Un élève aurait pu entendre l’existence du plan. Il veut voler le cube, mais Jhak l’a déjà caché. L’étudiant prend un anesthésiant pour le rendre plus faible. 

    Dexter – Attention qu’avec le médoc contre la migraine, l’effet à pu emballer son cœur. Dans tous les cas, Sohn-Yer n’a pas voulu révéler à l’étudiant la cachette du codex. 

    Galen – Tu suggères que l’étudiant et le professeur ont eu un face à face ?

    Dexter – Oui, à cause du vibro-canif et de la blessure à la lèvre. 

    Galen – Je te suis. L’étudiant va trouver le prof, lui demandant où est l’objet. Il refuse de parler et du simple interrogatoire, l’interlocuteur devient un bourreau. Il coupe les poignets du gotal qui sous la douleur se mort la lèvre ou le futur assassin le frappe d’un revers de la main. 

    Dexter – Reste à savoir si Jhak a parlé. Et comment le corps du prof et venu dans le hall commémoratif.

    Galen – Probablement que l’assassin l’a conduit là. Et à réaliser la mise en scène. 

    Dexter – Alors, l’assassin a lu le codex et le suit à la lettre ? Mais nous partions sur le principe qu’il ne l’avait pas. 

    Il y avait encore trop peu de certitude pour établir un scénario entier. Galen proposa de revenir sur les surlignages bleus. Ce livre devrait probablement leur fournir le parcours du professeur ainsi que les endroits de cachette du codex. Dexter suivi la piste verte tandis que Galen la piste bleue. 

    ***

    Le Chevalier restait très sceptique sur le lien entre le parcours de la victime et la possibilité qu’il savait avoir un cancer. Et surtout qu’est-ce que cela changeait ? L’important c’était de comprendre pourquoi on l’avait tué. La théorie d’un interrogatoire ayant mal tourner n’était pas à rejeter. Une autre serait qu’un professeur fut jaloux et aurait voulu s’approprier l’honneur d’avoir déposé l’examen. La piste du surlignage bleu était complexe. Des noms de médicaments, des noms inconnus, des mots comme « copie à corriger » et une date qui devait correspondre à la fin de l’année scolaire. Seul le nom d’un étudiant avait été identifier comme étant celui qui avait les meilleures notes. C’est pourquoi, l’humain eut décidé d’aller interroger quelques personnes de l’établissement. 

    Quelques heures plus tard. 

    Sans avoir quitter le bureau, le padawan épluchait le livre, prenait des notes et se déplaçait dans la pièce consultant de temps à autre un livre ou l’autre. Il était assis sur le sol avec des ouvrages et des notes tout autour de lui lorsque le chevalier entra dans la pièce. 

    Galen – Avance-tu padawan ?

    Silence

    L’humain relève la tête et aperçoit le besalisk écrire encore et encore sur différente feuille de son carnet qui diminuait à vue d’œil. 

    Galen – Dexter ?

    Dexter – Grooolockpouf (mot d’agacement besalisk)

    Galen – Quoi ?

    Silence

    Déterminer à ce que l’autre lui réponde, le chevalier vient derrière le colosse assis sur le sol. 

    Galen – Padawan, qu’est-ce que tu disais ?

    Dexter – Euh rien, je bredouillais un dicton besalisk. 

    Galen – Vraiment… Qu’as-tu trouvé ?

    Dexter – Que j’aurai voulu Jhak comme prof ! Il a un esprit génial ! 

    Galen – L’essentiel, padawan !

    Dexter – J’ai discerner quatre cachettes susceptibles d’être l’endroit où est le cube. 1) le parc de détente. Il y a une statue des plus éminents professeurs. Ce code fut de simples coordonnées. 2) L’auditorium, c’est la seule salle ou il n’y a que deux fenêtres hexagonales. 3) Le hall commémoratif car c’est la cinqième pièce partant du bas et de droite à gauche. 4) Ici, même, dans son bureau. « L’infini du savoir » ne peut-être qu’ici. 

    Galen – Tu me sembles contrarié ?

    Il faisait référence au ton agacée. 

    Dexter – C’est qu’un code me pose des problèmes. Je n’arrive pas à le déchiffrer et oui, je déteste échouer en décryptage. C’est précisément sur la possibilité que le cube soit ici. « L’infini du savoir » c’est ce livre-ci. 

    Il donna un bouquin épais à l’humain qui le prit en main, l’ouvre et le feuillette. C’était une compilation de différente théorie du complot avec des références aux différentes guerres du passé. Il contenait quelques illustrations ou holo-photos. 

    Galen – Je ne vois rien sur le codex…

    Dexter – Moi non plus ! Alors pourquoi il a surligné deux fois le titre de ce livre ?

    Ce message a été modifié par Padme111 le samedi 18 mai 2019 - 14:59

    mercredi 15 mai 2019 - 10:24 Modification Admin Réaction Permalien

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    Zadyssa

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    Le Pilote fantôme

    Enoliwen venait finalement de réussir à me faire tomber par terre, et se laissa glisser à mes côtés, épuisé mais fier. Cela me rappelait la première fois que j'avais réussi à faire de même avec Kinsa, mon ancien maître, lors de ma première mission également. Ce n'était pas pour rien que j'avais souhaité lui faire un entraînement similaire, il y avait aussi une part de... tradition. Faire tomber son maître lors d'un combat pendant sa première mission. C'était un bon baptême, je trouvais. Toujours était-il qu'il avait réussi haut la main, en découvrant les rudiments d'un nouveau pouvoir qui plus était : la Vitesse. J'étais très fière de lui, il progressait de jour en jour.

    - C'était très bien, lui dis-je en le couvant d'un regard fier.
    - Merci.

    Je laissai durer le silence avant de faire :

    - Il va être temps de passer à la cadence supérieure, non ?

    En voyant son visage se décomposer, je me mis à rire.

    - Tu n'imaginais tout de même pas que j'étais à mon maximum ? Tu sais... Kinsa m'en a fait baver pendant des mois et des mois, alors ne t'inquiète pas si tu as l'impression que mon niveau est... inatteignable. D'autant plus que cela n'enlève rien à ton mérite : tu as réussi l'objectif de l'entraînement. Et puis tu verras, plus tu progresseras, plus ce sera amusant.
    - Amusant ? répéta-t-il, étonné.

    J'acquiesçai, un sourire aux lèvres.

    - Ce n'est pas pour rien que j'ai choisi la Voie de Gardien : Kinsa m'a transmis le goût de la bataille. Mais tu sais, quand tu es Gardien, il faut tout de même aimer se battre, on ne s'en sort pas sinon. Évidemment, si diplomatie il peut y avoir, diplomatie doit avoir lieu mais... le temps t'apprendra que ces cas sont extrêmement rares. Quand on est Gardien, on est un peu envoyés sur les missions sans espoir de paix : se battre est nécessaire.
    - Je comprends.
    - C'est pour ça que tu vas aussi en baver. Tu n'en es qu'au début. D'ailleurs... Je sais déjà ce que je te proposerai comme ultime épreuve avant ta mission solo pour ton passage au rang de Chevalier.

    Il arqua un sourcil, intrigué, tandis que mon visage se fendait d'un large sourire, presque sadique. Il eut un mouvement de recul apeuré.

    - En temps voulu padawan, je te le dirai en temps voulu.
    - Je dois avoir peur ? me questionna-t-il, inquiet.

    Je fis durer le suspens puis :

    - Oui.

    Il déglutit bruyamment, s'attendant à je ne savais quoi.

    - Tu dois en avoir peur maintenant. Quand tu seras prêt pour ça, tu n'auras pas peur. Tu seras excité.
    - Ah bon ?

    Je lui tendis ma main.

    - On parie ?

    Il eut un sourire amusé et tapa dans ma paume en répétant la même phrase, à l'affirmative cette fois.

    - Et félicitations pour la Vitesse, c'est un très bon début. Mais n'imagine pas que tu maîtrises ce pouvoir, il te faudra le pratiquer davantage pour cela. Je t'aiderai si tu le veux bien. En tout cas, il s'accorde bien avec ton agilité de félin.

    Enoliwen était tout sourire.

    - Tu veux continuer à t'entraîner un peu ? lui demandai-je.

    Il opina immédiatement du chef et je souris à mon tour.

    - Tant mieux ! On va revoir ton Shii-Cho. Tu as déjà essayé d'imaginer un combat contre un adversaire en réalisant les mouvements que tu ferais contre lui ? Ça peut être un bon moyen de t'entraîner car ça va t'obliger à imaginer ses réponses puis ensuite les tiennes. Toutefois, laisse-toi guider par la Force et n'hésite pas à improviser un peu. Il faut que tu t'appropries cette forme de combat. Ça doit être la tienne, pas celle du manuel.

    vendredi 17 mai 2019 - 20:23 Modification Admin Réaction Permalien

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    Kinsa-Talik

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    Notre arrivée sur Kafrene était loin de s’être passée comme prévu, comme en témoignait notre bref échange avec les jumeaux Miraluka. Les voir commencer à se réformer était…surprenant, mais pas totalement absurde. Si on leur donnait un coup de pouce dans la bonne direction, beaucoup de personnes pouvaient le faire…mais je restais prudente, étant donné qu’ils travaillaient manifestement toujours pour Law. Je m’inquiétais surtout de la réaction de Zadyssa : ils avaient un sacré passif, et elle n’était toujours pas remise de son enfance… Mais lorsque je lui posai la question, elle s’empressa de changer de sujet, et je respectai son silence.

    L’extérieur de l’arène grouillait de monde, autant de parieurs que de combattants, à mon avis. Parmi eux, des individus munis de datapads portables enregistraient les paris et hélaient les passants à proximité pour essayer de les attirer. Mentalement, je me répétai nos alias. J’étais Liora Maris, et Zadyssa avait pris l’identité de Kath Wheela. Ce furent sous ces identités, et avec les caractères qui vont avec, que nous nous présentâmes aux recruteurs, séparément. 

    - C’est ici qu’on s’inscrit pour devenir riche ?

    Le recruteur, un Rodien, partit dans un grand rire.

    - Hahaha ! Peut-être bien, poupée. 

    Je soupirai et il se retrouva avec un couteau appuyé contre la carotide, menaçant. Ses yeux s’écarquillèrent, et il leva les mains comme s’il se rendait.

    - Whoah, whoah, désolé. Je retire ce que j’ai dit. Ahem…ça vous va ?
    - Parfait, fis-je avec un grand sourire, en plein dans mon personnage. Et ce serait encore mieux si vous m’inscriviez.
    - Nom ?
    - Liora Maris. 

    Il leva un sourcil.

    - Jamais entendu parler. Vous êtes pas d’ici, j’imagine ? Ni de la Guilde ?
    - Disons que… J’exerce mes talents dans un autre secteur de la galaxie. Seule.
    - Ha ! Je vois le genre.

    Pendant quelques secondes, il parut absorbé par son datapad, et j’en profitai pour remercier silencieusement les nombreuses crapules que j’avais rencontrées : elles m’avaient servi à bien cerner le caractère du personnage que j’incarnais. En l’occurrence… Une mercenaire peu scrupuleuse et arrogante, qui avait opté pour les arènes comme moyen de se faire de l’argent rapide. 

    - Vous passez à 15h, soit dans trois heures (il me désigna une entrée). Rendez-vous là-bas. Ils vous expliqueront.
    - Bien. 

    Et sans un mot de plus, je m’éloignai, et rejoignis Zadyssa, qui me confirma qu’elle avait elle aussi obtenu un combat, trente minutes après que je passe. Cela nous laissait un certain temps avant d’entrer dans l’arène, littéralement.

    - Comment tu le sens ? me demanda t-elle en jetant des coups d’œil autour d’elle.
    - Honnêtement…pour les premiers combats, je me fais pas de souci, répondis-je. Comme on l’a vu, le niveau de difficulté est croissant, donc nos premiers adversaires devraient être des voyous de rue qui piétinent en bas du classement depuis un temps. Les vaincre nous permettra d’empocher quelques crédits qu’on passera à l’Académie – autant en profiter – et de nous faire une réputation locale. Il faudra juste s’arranger pour ne pas se combattre l’une l’autre. Et ensuite… On fouine. Je suis à peu près sûre qu’il y a une ou deux entrées secrètes qu’ils ne veulent pas qu’on voie.

    Zadyssa laissa échapper un rire, et convînmes qu’elle assisterait à mon combat, et vice-versa. En attendant, il valait mieux qu’on ne nous voie pas ensemble, sinon cela pourrait attirer les soupçons. Ainsi, les trois heures suivantes furent dédiées à un repérage précis des lieux, ce qui incluait également des éventuelles voies de secours en cas de fuite précipitée de l’arène. En plus de l’entrée indiquée par le recruteur, j’identifiai ce qui semblait être une autre issue bien gardée… Mais je ne pouvais pas m’approcher davantage. 

    Enfin, dix minutes avant le début de mon combat, je me présentai à l’entrée, et fus accueillie par un humain exagérément tatoué, qui me jeta un regard que je connaissais bien : les Twi’lek étaient souvent sous-estimées. 

    - Liora Maris ? Tu affronteras Ylen, fit-il avec un sourire en coin, en désignant un Devaronien. Bonne chance.
    - Bonne chance à lui, rétorquais-je en le fixant dans les yeux.

    Il perdit soudain son sourire, et enchaîna beaucoup plus sèchement sur les règles basiques, d’abord sur celles des gains que j’avais déjà lues, et ensuite celles liées au combat. Dans les niveaux inférieurs, il était interdit d’utiliser des armes, juste notre corps. J’observai avec attention mon adversaire : sa carrure était plus imposante que la mienne, mais j’avais passé ma vie à affronter des gens plus grands que moi. De plus, à en juger par sa démarche, il se reposait majoritairement sur sa force, et était plutôt lent. Cela jouerait à mon avantage.

    Le combat ne dura pas très longtemps. Même si j’avais perdu l’habitude de me battre sans la Force, surtout les poussées, je me remettais vite dans le bain. Les seules capacités, invisibles, que je m’autorisai à utiliser, furent la prescience, et une utilisation modérée de la Frappe de Force. Chez les Devaroniens, un des points d’attaque les plus évidents étaient les cornes, dont je m’emparai pour le faire tomber, après avoir esquivé quelques attaques. Manifestement, c’était un de ses premiers vrais combats, et il ne dura pas très longtemps avant que je l’assomme. 

    Avec un sourire satisfait, je retournai auprès de l’humain tatoué qui me transféra des crédits, et tâchai de retrouver Zadyssa. Mon ancienne padawan gagna elle aussi son combat, à la grande surprise générale. Mais alors que nous allions sortir de l’arène, je repérai deux Twi’leks mâles qui paraissaient avoir une conversation intéressante…que je réussis à intercepter grâce à l’Ecoute de Force.

    - La nouvelle cargaison est arrivée. Va vérifier si elles vont bien.
    - J’espère que tu as pris tes précautions…

    Mais je ne pus en entendre plus, car ils se retournèrent vers moi, et je dus faire semblant de regarder ailleurs, totalement innocente…

    jeudi 30 mai 2019 - 15:21 Modification Admin Réaction Permalien

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    Zadyssa

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    L'Arène

    Nous sortîmes de l'arène comme si de rien n'était puis, quelques mètres plus loin, nous échangeâmes un regard entendu.

    - Ils parlaient d'une cargaison, m'informa Kinsa.
    - On le suit ? demandai-je en jetant un coup d'oeil à l'un des deux Twi'lek, celui qui venait de sortir à son tour.

    Kinsa acquiesça et nous nous mîmes à le filer. Pendant les premiers mètres, il y avait tellement de monde que nous faillîmes le perdre. Puis quand la population se raréfia, nous convînmes de nous séparer pour être plus discrètes. Ayant l'habitude, je grimpai sur les habitations dont les toits étaient parfois occupés de gangs ou de sans-abris désireux d'être au calme. Le Twi'lek se retourna plusieurs fois, redoutant probablement d'être filé. Ironiquement, il l'était. Ils avaient parlé d'une cargaison... mais quel type de cargaison ? Ils m'avaient semblé bien cachottiers quand je les avais vus...  Ça m'étonnerait que ce soit légal. Ou alors ça en frôlait les limites. Dans tous les cas, c'était une piste. Cette cargaison avait sûrement été achetée grâce aux fameux crédits qui disparaissaient. À moins que nous soyons sur une fausse piste mais ce serait étonnant. Mon instinct me soufflait que nous avions raison.

    - Il tourne à droite, transmis-je à Kinsa par télépathie.

    Celle-ci me remercia puis continua à le tracer tandis que j'apercevais au loin le spatioport.

    - Il va vers le spatioport, ajoutai-je. On se rejoint là-bas.

    Elle acquiesça puis, voyant que j'allais passer sur un territoire d'un de ces misérables gangs, j'accélérai l'allure avec un peu de Vitesse de Force. Ils ne purent rien faire pour m'embêter et je pus redescendre par terre. J'avais survécu deux mois dans Moridebo, le pire quartier de Metellos, grâce aux toits ; je savais donc mieux que quiconque comment les prendre à mon avantage.

    Enfin, je retrouvai Kinsa. Ça me faisait bizarre de la voir avec des tatouages mais bon.

    - Il est parti par où ? la questionnai-je.

    Au lieu de me répondre, elle me tira brusquement derrière des containers et me plaqua contre l'un d'eux tout en mettant sa main contre ma bouche. Du coin de l'oeil, j'aperçus notre cible passer juste à côté de nous. C'était moins une... Kinsa attendit quelque longues secondes supplémentaires avant de retirer sa main. Je pris une grande inspiration pour retrouver mon souffle.

    - Pars là, m'indiqua-t-elle, sur ses gardes. Je crois que sa cargaison n'est pas loin.
    - Ok. Tu me fais monter sur tes épaules, je vais regarder par dessus le container.
    - Je suis pas une échelle, je te signale.
    - Je sais. T'es un tabouret.

    Kinsa eut un soupir amusé puis au terme de quelques acrobaties, je me retrouvai debout sur ses épaules, appuyée contre la boîte pour garder mon équilibre. J'étais juste assez grande pour voir par-dessus celle-ci. Effectivement, notre homme était arrivé à sa cargaison, quelques mètres plus loin. Il parlait avec quelqu'un. Un Proche Humain, devinai-je. Avec son air louche et menaçant, je le voyais bien être un commerçant illégal, un fournisseur de stupéfiants par exemple. Le duo jeta plusieurs regards aux alentours pendant lesquels je me baissai  puis ils se mirent à inspecter la cargaison sans jamais voir ce qu'il y avait à l'intérieur. Cette cargaison était constituée de plusieurs boîtes d'au moins un mètre de long de chaque côté. Il les tapa une à une puis échangea un regard entendu avec le Proche Humain.

    Soudain, ils s'approchèrent de nous. Pourquoi ? Je l'ignorai et je ne voulais pas le savoir, mais il fallait déguerpir au plus vite.

    - Kinsa ! Fais-moi descendre !
    - Ils arrivent ?
    - Oui !

    Elle me reposa par terre puis eus le réflexe de prendre une pierre qui traînait là et de la lancer très fort contre l'un des containers, ce qui fit un bruit monstrueux. Aussitôt,les deux hommes se précipitèrent vers l'origine dudit bruit tandis que l'on fuyait de l'autre côté. Nous courûmes jusqu'à tourner dans la première rue.

    - Qu'est-ce que tu as vu ? me demanda Kinsa en reprenant son souffle.

    En guise de réponse, je lui pris la main et lui transmis mes souvenirs.

    - Il n'a même pas regardé sa cargaison, nota-t-elle.
    - Oui. Ça doit sûrement être illégal.
    - T'as raison.

    Considérant la nuit tombant et nos prochains combats qui avaient lieu le lendemain matin, nous retournâmes finalement au vaisseau.

    - Tu as vu une sorte d'entrée secrète en observant les lieux tout à l'heure ? demandai-je.

    Elle hocha négativement la tête.

    - Et toi ?
    -Non plus. J'imagine qu'elle est bien cachée.
    - Il faudra qu'on retourne inspecter cette cargaison, demain matin.
    - Si elle est toujours là. Tu n'auras qu'à aller voir si elle est toujours là et voir ce qu'il y a l'intérieur si tu peux, pendant ce temps j'irai revisiter les arènes. Mais cette fois pour voir s'il n'y a pas des gens louches.

    jeudi 06 juin 2019 - 16:50 Modification Admin Réaction Permalien

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    Kinsa-Talik

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    L'Arène

    Le lendemain, comme prévu, il y eut nos combats dans l’arène. Encore une fois, Liora Maris fut déclarée vainqueure : mais j’affrontais encore du petit gibier, ce qui expliquait des victoires assez faciles. Au fur et à mesure que je monterais en niveau, mes adversaires seraient probablement beaucoup plus coriaces. Seulement, je ne comptais pas rester assez longtemps pour atteindre le sommet…

    Zadyssa gagna aussi, ce qui ne m’étonna guère. Depuis le jour où elle était devenue ma padawan, je l’avais instruite à tous les arts du combat, y compris ceux qui excluaient la Force et le sabre laser. C’étaient des connaissances que beaucoup de Jedi préféraient ignorer, mais ces techniques ne m’avaient jamais fait défaut et je continuais à les utiliser et à les enseigner. Après les combats, nous nous retrouvâmes non loin de l’arène.

    Moi : Donc, on va se séparer, moi au spatioport, toi à l’arène. Fais bien attention à ne pas te faire prendre.
    Zadyssa : La même. Je n’ai pas envie de devoir mener un sauvetage de grande sœur.

    Je laissai échapper un petit rire et lui donnai un léger coup de coude dans les côtes.

    Moi : Audacieux de laisser supposer que je pourrais me laisser capturer. Allez, on se retrouve ici dans une heure. Bon fouinage !

    Zadyssa m’adressa un signe et nous partîmes chacune dans sa direction. Ayant retenu le trajet, je le fis plus vite que la veille et évitai de passer par un territoire de gang. Aujourd’hui, ce n’était pas d’eux dont je m’occupais… Mais alors que je m’approchais des plateformes des vaisseaux, je m’arrêtai soudain, le souffle court. J’avais déjà vu ce lieu… Par les yeux d’un autre. Ceux de Ceno, plus exactement, quand il m’avait inconsciemment projeté ses souvenirs de la mort de mon père. Fugaces, ces images étaient restées gravées dans ma mémoire comme si j’avais réellement vécu la scène. 

    Je fermai les yeux. Voilà ce que je redoutais en venant sur Kafrene… Je remerciai la Force qu’au moins Zadyssa ne soit pas là. Je ne voulais pas qu’elle me voie ainsi, le regard vide, submergée par tous ces sentiments contradictoires. Les traces du combat n’avaient même pas été correctement effacées… Mon père faisait partie de ces personnes sur lesquelles il était difficile d’avoir une opinion tranchée. Il avait été un héros, puis avait trahi Mand’alore. Il s’était vaillamment battu pour la liberté, mais il avait commis des actes impardonnables. 

    Je soupirai. Je n’étais pas sur Kafrene pour faire mon deuil, mais pour enquêter, en l’occurrence sur cette mystérieuse cargaison. Je me repris et continuai mon chemin vers l’endroit où les caisses étaient entreposées la veille, en faisant bien attention à ne pas me faire repérer. Longeant les murs, je constatai avec déception qu’elles n’étaient plus là. D’un autre côté, je m’y attendais : s’il s’agissait d’une cargaison illicite, ils n’allaient pas la laisser ainsi.

    Mais il y avait toujours quelque chose à découvrir… Dommage que je n’aie pas mon casque, songeai-je. Il aurait pu m’être utile. Il me restait juste la Force et mon intuition. Fermant les yeux, je me concentrai, et sondai la Force environnante en quête d’indices… Je perçus après quelques minutes un trace de terreur résiduelle, assez puissante et étendue pour qu’elle ne vienne pas d’une seule personne. C’était un groupe. Le plus étrange, c’était que les traces venaient de là où les caisses étaient, avant. Je fronçai les sourcils, commençant à suspecter quelque chose qui ne risquait pas de me plaire. Ce n’était qu’une hypothèse, mais elle fut appuyée par une petite pièce que je trouvai par terre. Il y avait un symbole dessus… Un symbole qui me disait quelque chose. Je cherchai dans ma mémoire ce que ça pouvait bien être. Finalement, je retrouvai le souvenir.

    Moi : C’est ça ! 

    C’était il y a plusieurs années, je ne devais pas être loin de mes dix ans. Ma mère avait tenu à m’instruire un peu sur la culture Twi’lek, dont j’étais tout de même à moitié issue, et m’avait dessiné ce symbole. Des esclavagistes de Ryloth… Je grimaçai. Si j’avais raison, et tous les indices menaient à cette conclusion, nous avions droit à un trafic bien pire que celui de stupéfiants…

    À l’heure prévue, je retrouvai Zadyssa à notre lieu de rendez-vous et lui communiquai ce que j’avais découvert. 

    Zadyssa : De l’esclavage ? Oui, ça expliquerait un tas de choses… Pourquoi ils ont pas ouvert les caisses… 
    Moi : Exactement. Et toi, de ton côté ?
    Zadyssa : J’ai découvert qu’il y avait une entrée secrète au niveau de l’arène… Mais il y avait des gens, je ne pouvais pas plus fouiller. 

    Je pris un temps pour réfléchir. Mon instinct me disait d’entrer en trombe dans cette partie secrète, blasters à la main, et de libérer les esclaves après avoir mis une bonne raclée aux esclavagistes ; mais la raison me prévenait d’avoir un plan d’évacuation cohérent. Je ne pouvais pas constamment improviser, après tout. A cette pensée, j’écarquillai les yeux. Je devenais responsable ! 

    De plus, ce genre d’organisation était toujours tentaculaire. Il ne servait à rien de couper un des membres, il repousserait autre part. Il fallait aller pour la tête. Au fur et à mesure, en faisant les cent pas, je construisit un plan dans ma tête, puis le partageai avec mon ancienne padawan.

    samedi 29 juin 2019 - 14:56 Modification Admin Réaction Permalien

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    Zadyssa

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    Mission : L'Arène

    - Notre but, c'est de couper la tête de cette organisation, pas le petit membre que doit être ce gars, OK ?

    J'acquiesçai, attendant la suite en me demandant bien quelle idée elle avait.

    - L'endroit que tu as découvert est celui où ils retiennent les esclaves, ça ne peut être que ça. C'était bien gardé, tu m'as dit. On pourrait faire une diversion pour y entrer afin de mettre hors d'état de nuire celui qui dirige cette partie-là et de délivrer les esclaves. Ensuite, ce sera une chasse aux informations, notamment tout ce qui est contrat, pour remonter à la tête. Ça te va ? me demanda Kinsa.

    J'allais répondre que oui lorsqu'une pensée me traversa brusquement l'esprit. Il s'agissait d'un plan. Un plan complètement fou et suicidaire qui sortait je-ne-savais-d'où. Mes yeux brillaient d'un éclat si particulier que ma grande sœur remarqua immédiatement que j'avais quelque chose en tête.

    - Zad ?
    - Kinsa ? J'ai une idée complètement folle.
    - Je t'écoute, me dit-elle avec un ton indiquant clairement qu'elle appréhendait la suite.

    Je pris donc mon courage à deux mains pour la lui exposer.

    - Tu as dit qu'on doit couper la tête de celui qui tire les ficelles alors... Je me disais qu'on peut se faire passer pour des esclaves. Me regarde pas comme ça ! Attends, j'ai pas fini. On prend un couteau sur nous et on les rejoint dans leurs cellules ou je ne sais où. Là, on les questionne en attendant que les geôliers reviennent. Puis on se débrouille pour se retrouver face au chef et on le persuade de nous offrir à son supérieur. Comme on sera armées, il nous suffira ensuite de le mettre hors d'état de nuire. Génial non ?

    La tête de Kinsa me fit comprendre qu'elle n'avait absolument aucune envie de se faire passer pour une esclave, ce que je pouvais bien comprendre.

    - C'est vraiment nécessaire ? fit-elle en soupirant.
    - C'est plus rapide et on n'a pas besoin de chercher.

    Je la vis peser le pour et le contre avant de lâcher un énième soupir.

    - OK, on fait ça.


    ***


    Habillées simplement, nous pénétrâmes dans le bâtiment par un conduit d'aération afin de ne pas attirer l'attention, avec notre accoutrement. D'après Kinsa, j'avais l'air d'une "pauvre enfant toute mignonne et innocente" avec mes cheveux en bataille et mes yeux tous "choupis". Bref, j'avais l'air inoffensif. Cependant, ce n'était qu'une couverture : j'avais en réalité un coutelas caché dans une poche intérieure de mon haut. Comme il était large, les reliefs étaient invisibles. Cette poche intérieure avait été cousue par nul autre que Kinsa et moi.

    Dans le passé...

    - Bon, j'ai acheté du tissu et des aiguilles, fis-je.
    - Tu sais coudre ? me questionna Kinsa.

    Je me regardai de la tête au pied, la regardai de nouveau, puis encore moi, avant de faire :

    - À ton avis ?
    - Bon. Il y a un début à tout. Donc il faut mettre le fil dans ce truc minuscule ?
    - Il paraît.

    Nous mîmes ainsi dix minutes avant d'y parvenir et une heure avant de comprendre le principe fondamental de la couture : faire entrer et sortir l'aiguille du tissu à intervalles RÉGULIERS. Bien sûr, nous nous trompâmes de nombreuses fois, cousant par exemple la première poche à l'envers. Finalement, après de longues heures de dur labeur, nous parvînmes à un résultat fantaisiste, brouillon, asymétrique et de travers. Mais il existait et fonctionnait, c'était le principal.

    Dans le présent...

    - Tu dis qu'il y a un générateur d'électricité pas loin ? m'interrogea de nouveau Kinsa.
    - Oui, chuchotai-je. Il y a des gens pas loin mais si on part vite, ça devrait le faire. Surtout avec nos capes, ils ne pourront pas nous reconnaître.

    Notre but était de faire en sorte qu'il prenne feu. Avec cela, les lumières d'une partie de l'arène allaient s'éteindre et provoquer la panique. Quant au feu, il attirerait de nombreuses personnes, à n'en pas douter. Ainsi, nous lui tirâmes dessus à l'aide d'un blaster que Kinsa jeta au loin immédiatement après. La tête cachée par une capuche, nous fuîmes très vite ensuite, ne laissant pas le temps aux quelques spectateurs présents dans le coin de nous arrêter. Ceux-ci étaient bien trop surpris pour tenter quoi que ce soit.

    Nous fûmes soudain projetées dans le noir complet. J'agrippai aussitôt la main de Kinsa.

    - Tu me fais confiance ? demandai-je.
    - Oui, pourquoi ?
    - Parce que tu vas devoir courir sans rien voir et en m'écoutant.

    Elle me pressa la main pour me faire savoir son accord et nous continuâmes notre route non sans laisser tomber nos capes. Avec le noir, les caméras de sécurité seront incapables de voir nos traits. Je l'arrêtai brusquement.

    - C'est là, sur la droite. Ne me lâche pas la main.

    Je poussai la porte, heureusement restée ouverte à cause de la diversion, puis nous entrâmes et fûmes aveuglées. Là, il y avait de la lumière. Par chance, personne n'était présent, nous avions réussi notre coup. J'avais par ailleurs fait en sorte de prendre un détour afin de ne pas croiser quelqu'un en route. Nous étions devant un étroit couloir blanc rempli de portes qui ne s'ouvraient que de l'extérieur. En ouvrant la première, je restai bouche-bée. À l'intérieur, il n'y avait que des femmes, des femmes de toute âge aux visages inexpressifs. Elles avaient abandonné, elles étaient désespérées. Aucune d'elle n'avait réagi lorsque nous avions ouvert la porte. Le schéma fut le même lorsque, un nœud au ventre, nous nous installâmes parmi elles.

    Je n'avais toujours pas lâché la main de Kinsa et, cette fois, c'était par peur. Je n'étais pas bien. Je sentais leur souffrance et j'étais incapable de me barricader, de m'empêcher d'y être sensible. Ma grande sœur n'en menait pas large non plus, mais elle eut le réflexe de me prendre dans ses bras.

    - C'était une mauvaise idée, dis-je tout bas.
    - Ça va marcher, contra-t-elle, probablement pour me rassurer. Je vais botter le cul de cet enfoiré.
    - Je vais t'aider !

    samedi 13 juillet 2019 - 21:09 Modification Admin Réaction Permalien

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    Mission : Le Darwi-Shi codex

    Décidément, cette enquête sur la mort du professeur Sohn-Yer est une aubaine pour découvrir que Dexter a un véritable panel de compétences pour être une sentinelle. En donnant plusieurs théories et en regroupant des indices multiples grâce au livre secret de l’éminent gotal, il est parvenu à se rendre compte que quatre lieux au sein de l’institut pouvaient servir à constituer son jeu de piste pour l’examen final. Sans oublier que les surlignages verts et bleus ont indiqué autant d’éléments sur sa connaissance de sa maladie et sur quelques tâches d’enseignant à faire impérativement.
    La théorie que le professeur se soit fait attaquer dans son bureau par tricherie ou jalousie étant la plus probable, il ne nous reste plus qu’à reconstituer le fameux parcours pour aller au bout de notre enquête. Notre plus grand obstacle pour avancer à déchiffrer les surlignages verts du livre se présente avec ce code à 12 chiffres en plus d’un ouvrage intitulé « L’infini du savoir » dont rien ne fait référence au codex. Ce mystérieux codex dont nous ne savons absolument rien. Le livre en question est tout juste une compilation de différentes théories de complot avec de nombreuses références aux différentes guerres précédentes. Il contient quelques illustrations ou holo-photos.

    Moi : - Je ne vois rien sur le codex…
    Dexter : - Moi non plus ! Alors pourquoi il a surligné deux fois le titre de ce livre ?

    Je regarde par-dessus son épaule et constate qu’en effet le titre est surligné deux fois dans le carnet, avec néanmoins des détails différents quant à leurs spéculations. Pour être sûr de n’avoir rien loupé, je feuillette à nouveau les pages et observe chaque mot, expression ou paragraphe qui me serait passé sous les yeux sans m’en apercevoir. Ma relecture ne m’apprend rien de bien différent.

    Moi : - Pour qu’il ait mentionné deux fois ce livre dans ses notes, Sohn-Yer devait vraiment avoir une raison de se servir de cet ouvrage. Il y a de nombreuses théories intéressantes à exploiter dans une pseudo-enquête mais rien qui ne se rapproche à un jeu de piste comme il l’aurait voulu.
    Dexter : - Il doit bien avoir un moyen de le savoir. Si l’assassin a mis la main sur le codex ou s’il le recherche, cet ouvrage est peut-être la seule piste que nous pouvons exploiter pour comprendre la suite de cet étrange parcours. Et puis il y a ce fichu code. J’ai beau imaginer toutes les combinaisons possibles, je ne vois pas à quoi il nous sert ni pourquoi il semble si compliqué.
    Moi : - Tu es déjà à cours de scénarios, padawan ?
    Dexter : - Très drôle. C’est juste que je n’aime pas quand la réponse est si difficile à chercher avec si peu d’éléments. C’est à croire que Sohn-Yer a fait exprès de rendre la recherche compliquée.
    Moi : - Sachant son travail trop important et précieux pour être divulgué à autrui, il aura sûrement voulu préserver son secret grâce à cela. L’infini du savoir est souvent un chemin semé d’embûches… Minute !

    L’infini du savoir. En y repensant, il ne s’agit pas uniquement d’un titre d’ouvrage dans le bureau de Sohn-Yer mais aussi d’une expression bien plus poussée. Un éclair de lucidité me traverse aussitôt l’esprit et je consulte à nouveau l’ouvrage entre mes mains. Je le feuillette rapidement et m’arrête directement sur le chapitre consacré aux complots de très longues dates, précisément à partir des lointaines guerres de la Force. Je m’arrête à la page correspondante et découvre enfin un truc intéressant à notre enquête.

    Moi : - Mais oui c’est clair !
    Dexter : - Quoi ? Quoi ? Vous avez trouvé quoi ?
    Moi : - La raison pour laquelle Sohn-Yer a fait exprès de surligner deux fois le titre du livre. Le premier surlignage correspond au titre, c’est évident, mais le second correspond enfin à une expression locale.
    Dexter : - Je vois. Et où cela veut-il en venir ?
    Moi : - Regarde.

    Je lui montre directement les premières pages du chapitre et il se penche pour mieux observer. Le chapitre en question traite d’un ancien complot sans théorie résolue ni suggestion concrète, une histoire visant les diverses anciennes congrégations de gardiens de temple sur la planète Tython qui restèrent sur place lors de l’exode vers les premiers mondes de la République ; on accusait à l’époque les quelques sages et érudits de s’isoler entre eux pour se consacrer uniquement à la connaissance de la Force et de chercher à atteindre l’illumination absolue. Un paragraphe mentionne par ailleurs l’existence d’une quelconque déité spéculée depuis par ces sages, devenant peu à peu une des autres vénérées par les enclaves pèlerines natives de la planète. Une image holographique montre même une grande statue de pierre représentant un être céleste à l’allure de sage ermite.

    Dexter, lisant la légende sous l’image : - « L’illumination est récompense dans l’infini du savoir. » Qu’est-ce que ça veut bien dire ? Et puis je ne connais pas cette personne représentée par la statue.
    Moi : - C’est le Dieu de la Connaissance, que les natifs de Tython appellent le Grand Sage. Pour résumer, les descendants des premiers colons de ma planète ont idéalisés au travers des générations cinq divinités gardiennes de la Force qui incarnent chacun la paix, la connaissance, la sérénité, l’harmonie et enfin la lumière. Et donc, le Grand Sage incarne le savoir qui est selon la mythologie censée être « infini ». Mais ce n’est pas tout. Observe bien toutes les deux pages.
    Dexter, après observation : - Il y a des marques de crayon effacées à la va-vite.
    Moi : - Exactement. Ce qui signifie que Sohn-Yer s’est servi de ce chapitre pour laisser un message bien caché à l’intérieur. En déduisant que cet éminent professeur s’intéresse à ce genre de théories surnaturelles, le codex et « l’infini du savoir » sont accessibles aux plus curieux et instruits qui trouvent le rapprochement que voici.
    Dexter : - J’avoue que je ne m’attendais pas à ça. Seulement, les marques sont nombreuses et à peine visibles sur ces pages. Trier les mots que nous voulons nous prendra du temps.
    Moi : - Peut-être, peut-être pas. Tu as toujours le code à 12 chiffres ?

    Le besalisk se précipite sur le tas d’ouvrages et de babioles récoltés puis il tient entre ses deux mains inférieures son papier avent la série de douze chiffres découverts.

    Dexter : - Voilà. Et maintenant ?
    Moi : - Tu disais que Sohn-Yer avait un esprit génial. C’est d’autant plus véridique quand on remplace un mot par un synonyme trompeur. Et qui dit « uniques » dit… ?
    Dexter, après s’être creusé les méninges : - Premiers ! Les nombres premiers !
    Moi : - Selon ce que je vois, il y a huit chiffres sur douze qui me semblent des premiers. Si on arrive à trouver la bonne combinaison, on devrait avoir une série de mots sur les pages qui doivent former un message secret.

    Dexter se lance aussitôt dans le décryptage du code, retient chaque nombre premier qu’il trouve parmi les douze chiffres puis il commence à consulter chaque mot désigné par le nombre. En suivant ainsi le schéma des mots soulignés au crayon, il obtient un message de huit mots qui lui saute aux yeux autant qu’à moi sur ce qu’il signifie.

    Dexter : - « La réponse est dans les sphères de l’astrolabe. » C’est… bizarre.
    Moi : - Et pourquoi donc ?
    Dexter : - J’ai passé en revue ce bureau et il n’y a aucune trace d’un quelconque instrument astronomique. Et puis, un plan de l’académie m’a appris qu’il n’y a aucun secteur consacré à ce domaine d’étude. Alors pourquoi un astrolabe ?
    Moi : - Peut-être pas un astrolabe au sens propre du terme.
    Dexter : - Alors quelque chose qui ressemble à un astrolabe sans en être un. Il va falloir donc demander aux autres enseignants de nous indiquer s’ils ont une idée d’un astrolabe sans en être un.

    Je jette un regard préventif et dissuasif au besalisk.

    Moi : - Surtout pas Dexter. Étant donné que nous ne savons pas qui s’est mis en tête d’assassiner Sohn-Yer, on ne peut pas prendre le risque de dévoiler nos indices à n’importe qui.
    Dexter : - Alors comment allons-nous procéder ?
    Moi : - Tout d’abord, notons et photographions tous ce que nous venons de découvrir. Ensuite, nous irons demander avec ordinariat de faire un petit tour de l’institut comme pour le visiter. Enfin, nous profiterons de ladite visite pour observer tout ce qui pourrait ressembler à un astrolabe ou en contenir un de semblable. Il paraît que certains érudits aiment mettre des instruments sous vitrine pour se donner un air assez émérite.

    mercredi 07 août 2019 - 11:26 Modification Admin Réaction Permalien

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