Les Missions du Chu'Unthor (page 14)

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    Padme111

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    Titre : Le Darwi-Shi codex

    Une enquête de police ! C’était une vraie enquête sur un meurtre, avec des indices énigmatiques et peu de témoins. Pour le besalisk, c’était le moment de la récolte des infos. La planète correspondait à la description qu’il s’en était faite. A l’institut inter-fédéral Judiciaire, le quadrumane remarqua que les professeurs leur avaient fait bonne accueil, malgré l’inconfortable transport. Malachite constatait aussi la diversité des espèces. Le padawan fut un peu étonné par la présentation du chevalier Arek. Il ne s’était pas arrêté à son affiliation à l’Ordre Jedi, mais avait précisé être soldat de paix en collaboration avec le CSR. Le réptiloïde se promit de demander à Galen pourquoi il avait précisé cela. 

    L’important pour le moment fut de rester concentrer sur la scène du crime. 


    Galen – Le Darwi-Shi codex ? Qu’est-ce donc ?

    Pendant que le professeur agrégé 1 répondait, Dexter écoutait attentivement, tout en observant toutes les personnes présentes. Tous les enseignants semblaient affectés par la mort de Jhak Sohn-Yer. 

    Le professeur agrégé 3, le keteerien, semblait préoccupés par la réaction des enfants. Aux vues de la formation des élèves, il était plus que logique qu’ils soient curieux, d’autant plus qu’ils sont ici pour apprendre à enquêter. Ce bipède à peau orange et aux yeux noirs, fut le plus septique à voir un padawan et un chevalier répondre à leur demande. Il aurait probablement préféré des maîtres. 

    Le professeur agrégé 2, le cosien, rappela à Dexter une vieille histoire sur un Jedi de son espèce que Maître Brûle lui avait appris. Mais ce n’était pas le moment d’y penser. Ce maître de classe semblait également trouver que les élèves étaient agités. Conserver un corps ainsi, devait être désagréable pour tout le monde. Il avait montré combien la mort de son collègue l’avait touché. Et Dexter nota que c’était probablement lui le plus affecté par la mort de Sohn-Yer. 

    L’attention du cyborg se reporta sur le caamasi terminant sa phrase en regardant le cadavre. Ce professeur agrégé 1 semblait prendre un rôle de leader ou peut-être était-il hiérarchiquement le plus à même de diriger le groupe. Cet enseignant avait utilisé le mot « impatients » lorsque Galen et Dexter étaient arrivé. Lui aussi s’attendait à ce que l’Ordre Jedi envoie des maîtres. Le colosse nota qu’aucun d’entre ses éminents membres du corps enseignant ne s’étaient présenté. Ensuite, c’est encore cet être à fourrure et aux yeux jaunes qui parle « d’éviter des désagréments pour leurs élèves ». D’un côté, cela se comprenait de l’autre Malachite ignorait pourquoi ces termes le chiffonnait. Par après, le Professeur avait parlé de Jhak en termes élogieux et respectable. C’était encore lui qui venait de fournir des informations importantes avec ses derniers commentaires. 

    En observant le cadavre, Dexter laissa passer quelques secondes comme pour permettre aux trois professeurs de se recueillir une dernière fois auprès de leur collègue. Ensuite, le padawan se permit de reprendre la parole. 

    Dexter – Nous vous remercions chers professeurs pour votre collaboration. Puis-je me permettre de prendre quelques échantillons ?

    La surprise se lisait sur tous les visages, y compris celui du chevalier. 

    Galen télépathiquement : Échantillons ?

    En répondant en acquiesçant du chef, le quadrumane sorti des gants de scientifique de la poche intérieur de sa bure. Il les enfila sur ses mains de chaire. Ensuite, le cyborg appuya sur l’avant-bras supérieur gauche et un tiroir mécanique en sorti. Délicatement, Dexter prix une éprouvette et des bâtonnait. Le padawan s’approcha du cercle de sang. Le keteerien était visiblement inquiet. 

    Le professeur agrégé 3 – Faites attention au corps… qu’aller vous donc faire ?

    Tout en appliquant le geste à la parole, le padawan s’arrêta à une distance raisonnable du cercle rouge. Tout en appelant la Force, Malachite la laissa couler en lui. Puis, utilisant la télékinésie, il lâcha l’éprouvette et un bâtonnait des mains afin de permettre aux ustensiles d’être porter par la Force jusqu’à récupérer un échantillon du liquide rouge. Ensuite, l’échantillons voltigea vers la main gantée du réptiloïde qui le saisissait. 

    Galen regardait encore le colosse d’un œil interrogateur et intrigué. Le cyborg bouchonnait l’éprouvette et d’un de ses doigts artificiels de sa main droite inférieur sorti un feutre qui nota le chiffre 1 sur le verre. Puis, le tube fut placé en poche intérieur. Dexter recommença les mêmes gestes avec une autre éprouvette sorti d’un même tiroir. Un petit coup de télékinésie et un prélèvement de la lèvre entrouverte fut prix. Même si le sang était déjà un séché, en exerçant une pression de la Force sur le bâtonnait, celui-ci pu récupérer quelques gouttes. Une fois le second échantillon en main, Malachite nota de la même façon le chiffre 2 sur le verre après l’avoir bouchonné. Les deux échantillons en pochent, le padawan était près à se diriger vers le laboratoire. 

    Dexter – Avec tout le respect que je vous dois, auriez-vous un laboratoire où nous pourrions analyser ceci ?

    Le professeur agrégé 2 – Oui, je vais vous y conduire. 

    Dexter – J’ai encore un autre échantillon à prendre, ensuite, ce sera avait plaisir.

    Galen – Que cherches-tu de plus ?

    Dexter – Utiliser la Force afin de détecter si Monsieur Sohn-Yer porterait trace d’une maladie ou autres. 

    Télépathiquement, le padawan envoyait le mot « poison » au chevalier. Il refusait de créer un dialogue de sourd ou d’inquiéter les professeurs, mais Malachite refusait d’exclure toutes les pistes. 

    Galen – Je comprends. Et comment vas-tu t’y prendre ?

    Dexter – Grâce au Curato Salva !

    Le professeur agrégé 1 – Le Cura… quoi ?

    Galen tenta d’expliquer ce pouvoir de la Force aux enseignants tandis que le padawan s’appliqua de nouveau dans la Force. Bien qu’il ressenti une forme de fatigue cérébrale, Dexter cherchait à appliquer ce qu’il avait appris. Lançant la Force vers le défunt, Dexter cherchait des corps pathogènes étranger. Au temple, avec son ami Weedge, le padawan avait passé du temps à observer les fiches des différents poisons et maladies courantes des gotals. Hélas, au contact de la Force sur Jhak, l’image de la mère de Dexter s’imposa suivi du souvenir enfuit de l’énorme explosion sur Ilum qui tua son père. Lâchant prise avec la Force, le padawan eut un mouvement de recule important et ses yeux s’humidifiaient. 

    Dexter – NON !

    Galen surpris – Padawan ? Que s’est-il passé ?

    Se ressaisissant, Malachite secoua la tête. Comme d’habitude, aucunes larmes ne pouvaient couler. 

    Dexter – Je n’y arrive pas, je pense avoir trop user de Force. Je m’excuse Chevalier Arek mais je ne peux pas utiliser ce pouvoir aujourd’hui. 

    Galen ressenti qu’il y avait autre chose, mais n’insista pas devant les témoins médusés par le recule du padawan. 

    Galen – Je comprends. 

    Le professeur agrégé 3 – Les cours se terminent, devons-nous encore garder cette scène ainsi ?

    Pendant que le chevalier répondit aux professeurs, le padawan s’isola dans le fond de la pièce. Il n’avait plus d’autre choix que de laisser couler l’émotion en lui afin qu’elle disparaisse. Ce fut court, mais douloureux. Dexter réalisait combien la mort de ses parents étaient encore et toujours une plaie ouverte. Galen l’approcha et le padawan se voulu concentrer sur sa mission. Ensemble ils devaient discuter des différents éléments de l’affaires et poser des théories. Malachite espérait que l’analyse des échantillons leur apporterait d’autres éléments.

    Mentalement, le quadrumane résuma ce qu’ils savaient. Le gotal Jhak Sohn-Yer est la victime. La cause de la mort reste encore indéterminée, mais la trace sur la lèvre laisse à supposer un coup porter au visage. Une mise en scène avec les cercles et les signes astrologiques sont là pour une raison inconnue. Le mot « unique » devait avoir une importance. Ce professeur avait trouvé un datacron vieux de plus de quatre mille ans. Comment ? Est-ce le codex ? Cette personne était quelqu’un qui aimait le jeu, les jeux de pistes, et ses dernières préoccupations étaient précisément de créer un parcours instructif pour les élèves. Il aimait placer des éléments cachés pour rendre les enquêtes difficiles afin que les enseignés puissent mettre en application les précieux cours reçu. Et si…

    Galen – Comment ça va Dexter ?

    Dexter – Et si ceci n’était que le Darwi-Shi codex !?

    Galen – Que veux-tu dire ?

    Dexter – Jhak aime le jeu. Il prépare l’épreuve de fin d’année pour les élèves. Il découvre ce vieux cube et y trouve son hobby : un jeu de piste. Il le met en application. Que penses-tu de cette théorie ?

    Galen – Que tu as beaucoup d’imagination… 

    Dexter – Mais encore ? Est-ce fou ?

    Galen – Jhak aurait quel intérêt à se faire tuer pour une épreuve de fin d’année ?

    Dexter – Si c’est bien lui le cadavre. Allons analyser le sang, il éliminera ma théorie, ou la confirmera. 

    Ce message a été modifié par Padme111 le dimanche 07 avril 2019 - 11:38

    dimanche 07 avril 2019 - 11:38 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Enoliwen

    Enoliwen

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    Mission : Un pilote fantôme.

    - Pour Nuixy, lâcha finalement Fen.

    Grâce à notre lien, je sentis Zadyssa changer d'un coup d'humeur. Elle était complètement déprimée. Je la regardai et me rendis compte qu'elle ne l'affichait pas, ce qui me retint de lui demander la raison de ce brusque changement.

    - Bon, avant tout, il nous faut d'abord découvrir ce qui se cache là-dedans, dit nonchalament Zadyssa en regardant le vaisseau. Elle se tourna ensuite brusquement vers Fen.

    - Vous venez aussi, lui fit-elle sèchement

    Il ne protesta pas. Zadyssa avait dû vraiment l'intimider.

    Nous entrâmes tous les trois dans le vaisseau, un peu sur nos gardes. La cabine était vide. Nous nous séparâmes : Fen avec Zadyssa, tandis que je partais vers la droite. Là où j'arrivai, dans le cockpit, il n'y avait rien non plus. Aucune cargaison, aucun déchet, rien. Comme si ce vaisseau n'avait jamais été utilisé. Je passai la main sur le tableau de bord et soulevai de la poussière. Étrange...

    Je regardai partout et, ne voyant rien, retournai vers Zadyssa et Fen.

    - Alors, vous avez trouvé quelque chose ? les questionnai-je

    - Non, rien. On dirait qu'il n'y a jamais eu personne, ici.

    - Je me disais la même chose. C'est comme s'il était neuf, dis-je, j'ai même trouvé de la poussière sur le tableau de bord.

    - C'est quand même assez bizarre, tout ça, fit-elle pensivement.

    - Oui.

    Un silence s'installa. Je laissai mon regard se poser sur la lourde porte qui s'était refermée après notre entrée, nous faisant prisonniers.

    - Vous ne pourriez pas forcer la porte, avec vos trucs de Jedi ?, demanda Fen.

    - On peut toujours essayer, répondis-je, tout en me demandant comment m'y prendre.

    À tout hasard, je sortis le sabre qui m'avait été prêté lorsque nous étions parti vers Balmorra et me dirigeai vers la porte. Je l'allumai et l'enfonçai dans la porte. Il grésilla et s'éteignit.

    Voyant qu'il ne se rallumais pas, je me mis à paniquer : et si je l'avais cassé ? Et si je n'arrivais pas à le rallumer ? Et si...

    Zadyssa dût sentir que je m'enfonçais, car elle posa sa main sur mon épaule. Je pris une inspiration et la regardai, reconnaissant.

    Je réessayai de rallumer le sabre en retenant ma respiration. Une seconde passa, puis deux. Enfin, il s'alluma, ce qui me rassura. Je ne l'avais pas cassé, finalement...

    Je regardai de nouveau la porte, me rapprochant pour la voir plus en détail et remarquai qu'il y avait un minuscule espace entre la serrure et la porte. Je me rappelai alors le petit couteau que je gardais toujours sur moi, au cas où, le sortis et l'insérai dans l'espace. J'introduisis ensuite une de mes griffes dans la serrure. Au bout de dix minutes de manipulation, la porte s'ouvrit.

    - Bien joué !, me félicita Zadyssa.

    - Merci, Maître

    Elle jeta un coup d'œil dehors et m'informa que la voie était libre.

    - Je vais vous aider à explorer cet endroit, proposa Fen.

    Zadyssa parut étonnée de cette idée, mais aquiesca.

    Je sortis donc, Fen, suivit de mon maitre, qui s'en méfiait encore, sur mes talons. L'entrée de l'atelier était vide. Ne sachant pas combien de temps ça durerait, ni quand "ils" allaient se rendre compte que nous avions réussi à sortir, nous pressâmes le pas. Longeant les murs et faisant le moins de bruit possible, nous avançâmes jusqu'à une petite porte. Il y avait un petit écriteau dessus.

    - Enoliwen, qu'est-ce qui est écrit dessus ?, chuchota Zadyssa. 

    - Euh... ben... je ne sais pas

    - Pourquoi pas ? C'est écrit devant toi, non ?

    - Euh... oui, mais... en fait, euh...  (dans un soupir) je ne sais pas lire.

    - Ah. Hum, O.K., on s'occupera de ça plus tard.

    Elle s'approcha et lut rapidement l'écriteau.

    - "Entrepôt n°2". (Elle se tourna vers moi) C'est ce qu'il y a marqué dessus.

    - Merci.

    Prudemment, nous entrâmes, les uns après les autres.

    Je mit mon pied entre le chambranle et la porte, de façon à ce que cette dernière ne se referme pas. On ne sait jamais, pensai-je.

    À l'intérieur de l'entrepôt, il y avait de grosses machines en métal, visiblement à l'arrêt. Zadyssa s'en approcha et les observa, essayant de déterminer leur utilité.

    - Alors, ça donne quoi ?, lui demandai-je, étant dans l'incapacité de la rejoindre sans quitter la porte.

    - Celle-ci à l'air d'être une espèce de broyeuse, me dit-elle en m'en désignant une particulièrement imposante dans le coin droit, mais je ne sais pas vraiment quelle est l'utilité des autres.

    Fen s'approcha à son tour des machines. En tournant une sorte de bouton, il ouvrit la machine la plus proche de lui, un gros cube de métal argenté dont la partie supérieure, qu'il venait de relever, s'emboitait dans parfaitement dans celle inférieure. Il passa son bras à l'intérieur et en frotta la surface avec ses doigts.

    Soudain, le couvercle lâcha. Comme au ralenti, dans un frisson d'horreur, je le vis descendre brutalement, prêt à écraser la main de Fen. Celui-ci s'en rendit compte, mais il était trop lent, il n'aurais pas le temps de se dégager.

    Dans un sursaut, je tendis les mains et, usant de la télékinésie, empêchai le couvercle de s'abattre. Celui-ci s'immobilisa à quelques centimètres du bras de Fen, qui le retira vivement. Je relâchai alors le couvercle qui tomba et claqua dans un grand bruit, ne laissant aucun doute quant à ce qui ce serais passé sans mon intervention. Zadyssa sursauta et se retourna brusquement.

    - Que s'est-il passé ? demanda-t-elle, surprise.

    - Le couvercle qui vient de claquer aurait broyé mon bras si Enoliwen ne l'avait pas arrêté, fit Fen en s'essuyant la main sur son pantalon.

    Il se tourna vers moi en souriant.

    - Tu m'as vraiment sauvé. 

    Je rougis et baissai les yeux vers mes chaussures, gêné par son regard reconnaissant.

    Lorsque je les relevai, je vis une trace noire qui tranchait avec la couleur claire du pantalon de Fen. Je fus persuadé qu'elle n'y était pas encore quelques minutes auparavant.

    - C'est quoi, cette tache ? lui demandai-je tout en montrant son pantalon.

    - Quelle tache ?

    Il baissa les yeux sur sa jambe, l'air étonné. Il regarda ensuite sa main et releva la tête.

    - Je crois que c'est ce que j'ai récolté en passant ma main dans la machine.

    Il s'épousseta tandis que je m'approchai de la machine et relevai le couvercle, que je tins d'une main. Une fois, pas deux.

    L'intérieur était noir-argenté et lorsque je passai la main dessus, le métal de la machine apparut tandis que mes doigts se retrouvaient pleins de cette espèce de poudre. Je reculai et refermai le couvercle, puis examinai mes doigt.

    - De quoi est faite cette poussière, à ton avis ? m'interrogea Zadyssa, qui s'était approchée et regardai par-dessus mon épaule.

    - Je ne sais pas. On dirait presque de charbon, mais y a des morceaux trop volumineux pour que c'en soit.

    J'approchai mon index de ma bouche et en goûtai un peu. Je le recrachai aussitôt et m'essuyai sur ma bure.

    - Beurk !

    - Euh, oui, je doute que ce soit une bonne idée de goûter quelque chose qui ressemble à du charbon, rigola Zadyssa.

    - Ben, on ne sait jamais...

    Nous passâmes encore quelques minutes à observer les machines mais, ne trouvant rien de probant, nous décidâmes d'aller chercher ailleurs.

    En me retournant vers la porte, je me rendis compte que, tout à mes pensées, je l'avais laissé se refermer.

    Zadyssa dût se faire la même réflexion car elle s'y précipita et tira fort pour l'ouvrir. La porte s'ouvrit facilement et mon maitre dût s'y retenir pour ne pas tomber. Visiblement, personne n'avait prévu de nous enfermer une deuxième fois. Si ça se trouvait, ils ne s'étaient peut-être même pas encore rendus compte que nous étions parti du premier entrepôt.

    Nous sortîmes et traversâmes le hall jusqu'à la pièce suivante. Rassuré par le hall vide et par le fait que rien ne nous était encore tombé dessus, j'ouvris tranquillement la porte. À peine eu-je posé le bout du pied dans la pièce que deux tirs simultanés me frôlèrent la tête et finirent leur course dans le mur derrière moi.

    - Des droïdes, encore ! fit Fen, tandis que je me mettais à l'abri derrière le mur et sortais mon sabre.

    D'un même mouvement, Fen et Zadyssa sortirent leurs armes. Lui prit un blaster des replis de son long manteau, tandis que Zadyssa dégainait son sabre.

    Prudemment, j'entrai dans la pièce. Il y avait une grosse trentaine de droïdes, tous lourdement armés. Ils se mirent instantanément à tirer. Parant les tirs qui me pleuvaient dessus, j'essayais de m'approcher des droïde mais ils tiraient de plus en plus vite. Je me repliai hors de leur portée et regardai mes compagnons d'infortune.

    - Il faut que nous entriions tous en même temps, dit rapidement Fen.

    - O.K., à un. Trois, deux, un... ON Y VA ! cria Zadyssa, et nous nous élançâmes dans la pièce.

    Les droïdes recommencèrent à tirer, tout en nous encerclant. Nous nous resserrâmes pour leurs donner moins de prises.

    Me rappelant mon entrainement, je me mis à essayer d'avancer. Les droïdes étaient occupés par trois personnes au lieu d'une et ils commencèrent vite à être débordés par les attaques venant de tous les cotés. Au fur et à mesure, nous nous synchronisâmes et mîmes au point une tactique sans même nous concerter. Zadyssa et moi pariions les tirs et Fen se chargeait de détruire les droïdes que nous n'arriviions pas à atteindre. Leurs armes semblaient particulièrement résisantes. Les tirs de Fen ricochaient dessus au lieu de les percer. Il se concentra donc sur les droïdes, ce qui fonctionna mieux. Cette technique marcha un moment, jusqu'à ce que les droïdes restants comprennent notre stratégie et se concentrent sur Fen. Zadyssa et moi réussîmes à parer tous les premiers tirs dans sa direction, jusqu'à ce que l'un d'eux touche le blaster de Fen, le rendant inutile. À deux contre une quinzaine, devant en plus protéger Fen qui n'avait plus d'arme, nous eûmes de plus en plus de mal à ne pas nous laisser submerger par les droïdes. Lorsqu'il réalisa qu'il était inutile et même, handicapant, Fen repéra un endroit où se mettre à l'abri et s'y cacha. Le combat était de nouveau comme la première fois que nous avions affronté les droïdes. Zadyssa réitéra sa première technique, qui consistait à inverser la gravité pour tomber sur les droïdes par le haut et, finalement, le combat se termina. Nous vérifimâmes que les droïdes étaient tous hors d'état. Une fois rassuré, je me laissai glisser au sol, épuisé par ce combat acharné.

    - Bravo Enoliwen, tu t'es bien battu, me félicita Zadyssa en s'asseyant à côté de moi.

    Nous nous laissâmes le temps de récupérer puis nous tournâmes vers le fond de la salle. Il y avait de nouveau quelques machines, identiques à celles de la pièce précédente, dont la broyeuse qu'avait identifiée Zadyssa. À côté étaient entreposés quelques choses que mon maitre et moi connaissions bien : les minerais volés

    Je m'approchai pour en être sûr, mais ma première impression était la bonne : cet endroit servait d'entrepôt aux voleurs.

    - Vous cherchiez des indice, Maître ? lui demandai-je en me tournant vers elle. Je crois que c'est tout trouvé.

    Nous revînmes vers les machines et en cherchâmes l'utilité pendant quelques minutes. La plupart étaient les mêmes que celles de la précédente pièce. Elles semblaient être des broyeuses, des fours pouvant aller jusqu'à une température extrême et l'une d'elle était une sorte de réservoir hermétique dans lequel reposaient des morceaux de ressorts de différentes tailles. Cette dernière chose nous posa d'ailleurs problème : à quoi pouvait bien servir tout ces ressorts ?

    - Tu m'étonnes que le four aille aussi chaud, s'ils veulent faire fondre des ressorts et des minerais ! fis, agacé de ne rien trouver sur les agissements des voleurs.

    Parce que, il fallait bien l'avouer, à part la confirmation que c'étaient bien eux qui prenaient les minerais et des machines qui ne servait apparement à rien, nous n'avions pas découvert grand-chose. 

    Finalement, nous ressortîmes, aux aguets. Discrètement, nous nous approchâmes et essayâmes d'ouvrir la porte de la dernière pièce. Celle-ci résista : elle était fermée.

    Je réitérai la manœuvre de la première fois, à savoir me servir de mon couteau et de l'une de mes griffes pour forcer la porte.

    Finalement, après avoir bataillé avec la serrure et Zadyssa qui ne pouvait s'empêcher de me presser et de me répéter de me dépêcher, je poussais doucement la porte et jetait un coup d'œil à l'intérieur de la pièce. Dedans, ni droïdes de combat, ni embuscade. Je me glissai alors à l'intérieur, suivi de Zadyssa et de Fen. Il y avaient de nouveau des machines, mais, de loin, elles ne ressemblaient pas à celles que l'on avait vues dans les autres pièce. À coté, prenant la majeure partie de la pièce, trônaient de grosses armoires.

    J'en ouvris une et découvris à l'intérieur, soigneusement rangés sur des étagères, de gros pistolets et blasters noirs.

    Ce message a été modifié par Enoliwen le samedi 04 mai 2019 - 15:09

    mardi 30 avril 2019 - 19:45 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

    9034 Crédits Modo

    Mission : Le Darwi-Shi codex

    Le sujet de cette enquête commençait de devenir plus compliqué que je ne le pensais, notamment sur le fait que ça ressemble à une mise-en-scène travaillée par un maniaque qui savait ce qu’il faisait. En tout cas, le besalisk padawan savait comment se comporter et réagir pour commencer à bien cette enquête, prenant des mesures pratiques et scientifiques pour trouver des pistes ; au moins, il sait comment avancer dans cette situation. Dexter s’est même pris la peine de demander l’accès à un laboratoire avant de tenter avec la Force une pratique ingénieuse sur le corps de notre victime. Lâchant prise subitement, il eut un mouvement de recule important et ses yeux s’humidifiaient.

    Dexter : - NON !
    Moi, surpris : - Padawan, que s’est-il passé ?
    Dexter, se ressaisissant : - Je n’y arrive pas, je pense avoir trop usé de la Force. Je m’excuse chevalier Arek, mais je ne peux pas utiliser ce pouvoir aujourd’hui.

    Je sonde l’apprenti pour m’assurer qu’il n’avait rien et je me doute qu’il y avait autre chose, quelque chose de plus personnel. Mais je n’insiste pas devant les trois membres du corps enseignant et lui fait part brièvement de ma compassion de membre supérieur.

    Moi : - Je comprends.
    Professeur agrégé n°3 : - Les cours se terminent, devons-nous encore garder cette scène ainsi ?
    Moi, aux professeurs : - Non, il faudrait mieux la déplacer ailleurs. Nous allons profiter de votre laboratoire pour en apprendre davantage sur le décès de monsieur Sohn-Yer. Le mieux serait d’éviter que vos élèves ne se doutent de rien sur notre présence ni de la scène du crime.
    Professeur agrégé n°2 : - Il vaudrait mieux, parce que nos élèves actuels seraient bien capables de fouiner là où il ne faudrait pas. Vous imaginez ? Un crime commis dans l’enceinte de notre institut, une scène bien étrange et son corps encore dans les locaux ?
    Professeur agrégé n°1 : - Nous et les autres professeurs nous chargerons de porter la nouvelle aux classes de manière pondérée. Ils doivent être tout de même au courant du décès de Jhak mais pas des manières dont il a été retrouvé. Il en va de l’intérêt de notre pédagogie et du moral de nos apprenants.
    Moi : - Dans ce cas, si vous permettez…

    Même si Dexter a pris un croquis de la scène, et qu’il s’est éloigné un moment pour se remettre d’un choc, je me sers dans une de mes poches de ceinture utilitaire multi-usages et prend mon datascope pour prendre une à plusieurs photos de la scène en prenant divers angles de vue. Les trois professeurs s’en sont retournés à leurs occupations, me laissant si nécessaire un badge d’accès pour tout le bâtiment enseignant, et je prends un moment pour voir comment se porte le concerné à la mission.

    Moi : - Comment ça va Dexter ?
    Dexter : - Et si ceci n’était que le Darwi-Shi codex !?
    Moi : - Que veux-tu dire ?
    Dexter : - Jhak aime le jeu. Il prépare l’épreuve de fin d’année pour les élèves. Il découvre ce vieux cube et y trouve son hobby : un jeu de piste. Il le met en application. Que penses-tu de cette théorie ?

    Que c’est une éventuelle possibilité, me dis-je mentalement. La configuration de la scène propose ce genre d’alternative dans une enquête comme celle-ci, la disposition même du corps aurait aussi une tournure dramatique pour l’élaboration d’un jeu. Seulement, c’est encore une hypothèse et nous n’avons pour l’instant que peu d’éléments. Je reconnais que Dexter fait bien de mentionner cette possibilité mais ce serait là l’œuvre d’un individu toqué ou d’un maniaque comme je le pressentais.

    Moi : - Que tu as beaucoup d’imagination…
    Dexter : - Mais encore ? Est-ce fou ?
    Moi : - Quel intérêt Jhak aurait à se faire tuer pour une épreuve de fin d’année ?
    Dexter : - Si c’est bien lui le cadavre. Allons analyser le sang, il éliminera ma théorie ou la confirmera.

    J’acquiesce tout en revenant près du corps pour prendre les précautions afin de l’emmener ; les échantillons pris pourront être complémentés avec le corps à portée si nous voudrions pousser nos recherches plus loin. Dexter me laisse faire sans critiquer, me regardant mettre le cadavre dans une housse protectrice puis effacer la scène… tout en lui indiquant que j’ai pris des photos et que la laissée comme ça serait une mauvaise idée. Surtout avec des élèves qui seraient trop curieux.

    Un moment plus tard, nous sommes dans un des laboratoires du sous-sol de l’institut et profitions de son matériel adapté aux soins intermédiaires et aux tâches plus chirurgicales. Le corps déposé sur une table d’auscultation, le besalisk qui est concentré sur le microscope réglable par terminal pour son analyse sanguine, je fais un peu comme les cent pas tout en observant tantôt les photos holographiques de la scène de crime et une copie du croquis tantôt le corps du professeur gotal décédé. Il y a peu de temps, j’aurais été perturbé par la morphologie de cette espèce si je n’avais pas fait la rencontre de Cole et je me serais peut-être contenté de garder une distance modérée de vue. Mais là, passer en revue un corps inerte pour chercher des indices ou des indications suspicieuses ne semble pas me dérouter.
    J’ai beau être un gardien Jedi, je ne vois rien de dérangeant à faire un peu d’auscultation mortuaire pour résoudre une énigme : son teint famélique, tempes sèches, lèvres légèrement enflées, cicatrices de coupures nettes aux poignets, pas d’hématomes flagrants… Plus je regarde en détail et plus je commence à voir des indices qui ne me sautait pas aux yeux dès la première fois, bien que je triche un peu en amplifiant ma vue.
    Je sens que le besalisk a envie de me parler en sortant de son mutisme concentré.

    Dexter : - J’ignorais que tu étais avec le Corps de Sécurité de la République.
    Moi : - C’est un bénévolat comme un autre pour moi. Disons que je sers d’intermédiaire entre l’Ordre et l’intérieur paramilitaire de la République pour assurer un maintien stable du gouvernement et participer plus largement aux missions de paix. En tant que Jedi gardien, aider le CSR est un hobby et un devoir.
    Dexter : - Je vois. En soit, c’est typique de ta voie d’assister les forces de l’ordre.
    Moi : - Tout à fait. (Je change de conversation.) Tu as du nouveau ?

    Le besalisk quitte temporairement son poste et vient de donner les quelques premiers détails de son analyse sanguine ; à l’entendre, je peux deviner qu’il a passé du temps libre à discuter avec Weedge pendant son séjour à l’Académie.

    Dexter : - L’analyse a dévoilé plusieurs éléments, ce qui deux nouvelles qui ne sont ni bonnes ni mauvaises. Mon échantillon de sang a révélé que Jhak Sohn-Yer souffrait d’un début de cancer cérébral mais aussi que son décès remonte environ vingt heures.
    Moi : - Il serait donc mort dans la soirée d’hier.
    Dexter : - Selon le terminal, le flux sanguin est parfaitement sain et il n’y a aucune trace de poison ou toxine médicale dans son métabolisme. À croire qu’il était encore en état de vivre naturellement pour encore quelques années. Seulement… il y a un détail qui me chiffonne.
    Moi : - Laisse-moi deviner. Son cœur avait un souci ?
    Dexter : - Il m’a fallu un moment pour approfondir l’analyse et l’échantillon m’a appris que son sang contenait… des traces d’anesthésiant.
    Moi : - Ce qui explique le fin trou dans sa nuque.
    Dexter : - Un trou ?

    Je lui montre vite fait l’emplacement de la très fine trouée dans la peau au milieu de la nuque, en prenant soin de ne pas abîmer l’état dégrisant de la tête poilue.

    Moi : - Si j’en crois la taille du trou et la profondeur, il s’est fait poignarder dans la nuque avec une seringue de taille 12 avec une précision chirurgicale. Il n’aurait pas pu se faire lui-même la piqûre lui-même puisque que son bras n’aurait pas donné un résultat net et propre comme celui-ci.
    Dexter : - Donc on l’aurait mis sous anesthésiant avant de le tuer. Il se serait fait attaquer dans la salle en pleine nuit, avec une procédure qui aurait fait penser à un arrêt cardiaque au premier abord puis un suicide si on ne découvrait pas la présence du produite.
    Moi : - Mais l’agresseur se doutait que la trace d’anesthésiant serait relevée et il a tout de même maquillé la scène de manière à laisser un message.
    Dexter : - Un message codé donc. Ou alors, Sohn-Yer s’est rendu compte qu’on voulait le tuer…
    Moi : - Il aurait donc voulu faire passer un message le temps que l’anesthésiant fasse effet. Si les gotals étaient capables de résister au venin des Killiks, il a du avoir une occasion de résistance pour agir.
    Dexter : - L’anesthésiant n’est pas vraiment comme un poison mais c’est plausible.

    Reste à savoir comment Sohn-Yer a pu se faire ses coupures et où il aurait été attaqué avant de finir dans cette salle où il est mort. Je consulte à nouveau les photos holographiques et le croquis pour comprendre de nouveau la signification de ces marques autour de lui ou encore la posture du corps.

    Moi : - En tout cas, il y a bien un lien avec ce « Darwi-Shi codex ». Si Sohn-Yer prévoyait de mener un parcours d’enquête pour des sélections annuelles, son projet devait être un travail dangereux. Et puis il y a ce cube étrange qu’il avait trouvé…
    Dexter : - Il nous faut alors consulter son bureau.
    Moi : - Mais encore ?
    Dexter : - Il est la victime et il y a un assassin, qui a du entendre parler de ce cube. En trouvant ce cube ou la signification de la scène de crime, on pourra trouver le pourquoi du comment ?

    Ce qui veut dire que l’on va devoir passer au peigne fin chaque mur, recoin et feinte qui soit. Heureusement pour nous, il nous suffit de se servir de la Force pour détecter un moindre détail.

    ***
    Le bureau du professeur Sohn-Yer n’a rien de bien exceptionnel dans la taille de pièce ni dans le choix de l’aménagement. C’est une salle sobre et harmonieuse, avec trois fenêtres de transpacier qui donnent sur la cour intérieure de l’institut, des étagères garnies de data-livres sur divers thèmes sémiologiques et culturels de la galaxie, quelques mémoires studieux conservés et des thèses. Le meuble principal est un modèle standard pour tout organisme professionnel, avec quelques touches de teintes qui le rendent plus académique et du petit matériel pour les activités manuscrites.
    De plus, il y a un support antigrav pour y déposer un objet en particulier, qui devait être le cube en question, parce qu’il ne s’y trouve pas ou plus. Nous avons néanmoins trouvé un vibro-canif de poche au pied de son fauteuil, avec ses initiales gravées dessus et un peu de son sang séché. Pas d'autre arme ni de seringue délaissée. Je continue de fouiller du regard les différentes étagères de la pièce tandis que Dexter inspecte de fond en comble les tiroirs et recoins du bureau. Un moment déjà nous peinons à trouver un indice de plus à notre investigation.

    Dexter : - Je ne vois nul trace de tiroir secret ni de coffre dissimulé. Mêmes mes capteurs ne détectent rien d’anormal sur ce meuble. (Il tient entre ces mains un dossier qu’il a ouvert.) Et les seuls documents qui s’y trouvent sont des corrigés d’exercices de haut niveau, des brouillons de cours magistral et même plusieurs copies de son curriculum vitae. Il en avait du savoir et des compétences, Jhak Sohn-Yer.
    Moi : - Continuons de chercher, on finira par trouver.

    C’est en balayant la grande étagère du milieu que je remarche l’avant-dernier niveau en partant du haut. Chaque data-livre présente un titre complet avec sous-titre et numéro ou lettre de série sur la tranche mais ceux de ce niveau-là n’ont que des lettres et se suivent dans un ordre alphabétique banal. Je me penche pour voir de plus près la configuration du rangement, observe de plus près les tranches ou tire un des livres pour le feuilleter. Le contenu se révèle être du texte banal, quasi-identique à tous et sans aucun intérêt, donnant à l’ouvrage une valeur plus décorative. Une idée me vient à l’esprit mais je préfère interroger le novice dans son intérêt.

    Moi : - Dexter, viens par ici.
    Dexter, en arrivant : - Qu’est-ce qu’il y a ?
    Moi : - Observe cette étagère et dis-moi ce que tu remarques.

    Le besalisk s’exécute et consulte tout l’étagère, du rayon le plus haut au niveau le bas, et constate à son tour la singularité des data-livres sans titre ni contenu pertinent. Je peux sentir qu’il se sert de ses attributs mécaniques de cyborg pour approfondir ses capacités mais je préfère ne pas le critiquer, histoire de le laisser faire cette enquête lui-même pour ensuite noter mentalement un rapport fiable pour Pad et le Conseil. Dexter finit son observation et se redresse pour me dire son constat.

    Dexter : - On dirait qu’on a trouvé un mécanisme caché. Les livres sont décoratifs mais pas que.
    Moi : - Tu peux préciser s’il-te-plaît.
    Dexter : - Je pense que la présence de ces data-ouvrages permettent de réaliser une combinaison mécanisée dans l’étagère elle-même, qui doit ensuite permettre l’accès à une partie dissimulée dans le grand meuble ou bien dans la pièce elle-même.
    Moi : - Tu connais la combinaison exacte ?

    Le padawan adulte est plongé dans une grande réflexion puis cela devient clair comme de l’eau de roche. Il se baisse ensuite pour s’approcher des data-livres et au lieu de les sortir ou de les déplacer, il les pousse vers le fond ; il pousse chaque ouvrage selon l’ordre des lettres et avec une seconde d’intervalle.
    Une fois la dernière lettre poussée, un tiroir sous le meuble s’ouvre aussitôt à nos pieds. Il contient un autre livre qui, cette fois, contient les notes et réflexions sur la découverte du cube et sa signification.
    Je remarque que, pendant la lecture faite par Dexter, certains mots sont surlignés de vert ou de bleu.

    samedi 04 mai 2019 - 12:01 Modification Admin Réaction Permalien

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    Zadyssa

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    Un Pilote fantôme

    Après avoir exploré la dernière pièce, nous nous repliâmes jusqu'à notre vaisseau. Fen avec nous, je gardai un oeil méfiant sur lui : je n'avais toujours aucune idée de ce qu'il faisait réellement là-bas et il était temps de l'interroger. Mais avant, je devais organiser mes idées. J'enjoignis donc à Enoliwen de méditer sur ce qu'il venait de découvrir et fis de même. L'homme de Nuixy resta dans un quartier ; il ne pouvait pas sortir sans passer devant nous. Et dans ce cas, il serait mal barré.

    Résumons. Le vaisseau était vide. Personne n'était jamais monté à son bord depuis des lustres, la poussière dans chaque recoin en témoignait. Si personne n'était monté, alors il y avait deux solutions : un pilotage à distance ou un droïde. Or, le tableau de bord était également plein de poussières, donc l'hypothèse du droïde était impossible. Cela ne pouvait signifier qu'une chose : ce vaisseau était piloté à distance... Donc ce n'était pas lui qui volait les minéraux, c'était impossible. Si personne, ni droïde ni pilote, n'était à son bord...  alors ce n'était pas lui le fautif. Donc... ce n'était qu'un leurre ! Mais qui ? Qui volait ? Comment les minéraux étaient acheminés jusqu'à cette usine ? Et dans quel but ?

    Je pris une grande inspiration pour me calmer. Tout d'abord, réfléchir calmement. Ils avaient créé des armes à partir des minéraux donc cette personne ou ce groupe avait la volonté d'attaquer ou de vendre. Ce qui expliquerait la présence de Fen sur les lieux. Ensuite, même si personne ne surveillait le bâtiment, il y avait tout de même des droïdes de sécurité. Donc ce n'était pas un lieu public, c'était quelque chose de secret. Le gouvernement était-il au courant ? Ce serait étonnant, mais ce n'était de toute façon pas le moment d'y penser. Donc, le vaisseau était piloté à distance pour détourner l'attention et quelqu'un volait les minéraux sur place. Maintenant que j'y repensais... il y avait beaucoup de fumée lors de l'attaque du vaisseau, ce devait être pour couvrir les agissements du voleur. Était-il déjà présent sur place ? Là était toute la question.

    Je me relevai et, voyant que mon padawan méditait toujours, je le laissai finir. Il avait bien progressé : ses talents s'étaient révélés très utiles pendant l'infiltration. Et il avait su faire abstraction de son anxiété et de sa tendance à s'énerver rapidement pour combattre. C'était très bien, il allait être temps d'élever le niveau.

    Je me dirigeai ensuite vers le quartier de Fen et entrait sans prévenir. Ce dernier était étendu dans le lit, un grand sourire sur le visage. C'était un homme dans la quarantaine. Son visage était anguleux et ses traits, grossiers. Un cicatrice barrait son nez, ses yeux étaient marrons et une calvitie lui créait une auréole brune striée de blanc sur la tête. Il se redressa en me voyant entrer :

    - Salut mini-Yunixy !

    Je me crispai. Il savait qui j'étais.

    - Quel est ton but ? demandai-je sèchement.
    - T'es directe, toi. C'est intéressant. Ta tante m'a dit de te prendre sous mon aile.
    - Je n'en ai pas besoin. Je te signale que je t'ai battu et que tu n'as rien pu faire. Tu n'as rien à m'apprendre.
    - Vraiment ? Et mon but alors ?

    Je serrai les dents. Qu'est-ce qu'il était énervant ! Croisant les bras, je le dévisageai de haut et attendis qu'il cède.

    - Ok, ok. Je viens enquêter sur ces gens. Ils créent des armes à partir des minerais des populations et les revendent en empiétant sur notre territoire. Je dois les mettre hors d'état de nuire.
    - On a au moins un objectif commun, commentai-je. Je dois les empêcher de détruire les efforts des populations. Tu es au courant d'autres choses ?
    - Je sais qui tire les ficelles.

    Un sourire se dessina sur mes lèvres.

    - Qui ?
    - Un politicien. Il récupère une partie de l'argent vendu. L'autre partie revient à un gang qui sévit depuis des années, notre rival.

    Aussitôt, j'établis la marche à suivre. D'abord, il fallait séparer le politicien du gang. Et surtout, il fallait réunir des preuves. Pour cela, la meilleure chose à faire était de s'en prendre directement au gang en question. On pourra apprendre des choses grâce au chef et en finir avec le politicien ensuite. Le détrôner ne sera pas bien compliqué une fois les preuves en main. J'exposai tout cela à Fen qui acquiesça. M'allier à une personne comme lui ne me plaisait pas mais... c'était nécessaire.

    - Tu bouges pas d'ici, lui dis-je en sortant.

    Il me restait désormais une chose à faire... Un entraînement avec Enoliwen. Il allait devoir affronter un gang, je devais l'y préparer. Je pris mon blaster, allumai mon sabre laser, et lui tapotai l'épaule pour qu'il ouvre les yeux. En me voyant ainsi armée, il eut un sursaut et recula, surpris.

    - Qu'est-ce que... ? s'étonna-t-il.
    - Un entraînement ! Je t'expliquerai tout après. Une fois que tu m'auras fait tomber. Demain on va s'occuper d'un gang, il faut que tu sois prêt. Allume ton sabre !

    dimanche 05 mai 2019 - 15:03 Modification Admin Réaction Permalien

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    Kinsa-Talik

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    Mission : L’arène
    Lieu : Anneau de Kafrene
    Participants : Kinsa Talik (Chevalière), Zadyssa Yunixy (Chevalière)


    - Ouch ! 

    J’eus un sourire, et je tendis une main à Zadyssa pour qu’elle se relève. Mon ancienne padawan s’en saisit prestement et se remis sur ses pieds, en garde, mais avant de pouvoir reprendre l’entraînement, mon comlink sonna. Profitant de cette pause impromptue, j’épongeai la sueur de mon front avec ma manche, puis me saisis du comlink. C’était un message de Jorus, qui me demandait de me rendre au centre tactique avec Zadyssa. 

    - On dirait qu’on a du taf ! lançai-je à ma petite sœur, dont les yeux commencèrent à briller.

    L’une comme l’autre, nous étions toujours très enthousiastes quand il s’agissait d’une mission – sauf quand il s’agissait d’une histoire d’escorte diplomatique. Le plus vite possible, nous nous rendîmes présentables et montâmes de deux étages pour retrouver Jorus. Ce dernier nous attendait devant une holoprojection que je reconnus au premier coup d’œil.

    - L’anneau de Kafrene…laissai-je échapper.

    Il hocha la tête.

    - En effet. Tu y est déjà allée ?
    - Non…mais je connais l’endroit. C’est là où mon père s’est caché pendant des années…et là où il est mort. Ahem… Bref. Quelle est la mission ?

    Jorus me considéra quelques secondes avec une expression indéchiffrable, puis toussota et fit apparaître l’image d’une arène de combat. Je connaissais ce genre de pratiques, où les gens se battaient pour le spectacle, et plus spécifiquement pour de l’argent. Elles n’étaient pas forcément très légales, mais la plupart des temps les forces de l’ordre fermaient les yeux.

    - Sauf que celle-ci est particulière, expliqua le maître Jedi. Des informateurs nous ont transmis leurs doutes quant à son véritable but. Ils suspectent qu’elle sert de couverture pour quelque chose d’encore moins reluisant. 
    - Pourquoi nous ? demanda Zadyssa, curieuse.
    - Parce qu’il se trouve que vous êtes parmi les seules Jedi qui maîtrisent le combat au corps-à-corps assez pour se faire passer pour de vrais combattants. Ou combattantes, en l’occurrence.

    Je souris. Une mission sous couverture ? Même si elles finissaient bien trop souvent par une fuite en catastrophe parce que je m’étais faite démasquer à un moment ou à un autre, je les aimais bien. Parfois, je l’avouais, c’était agréable de quitter l’identité parfois pesante de Kinsa Talik pour jouer un rôle éphémère mais amusant. 

    - Alors…pas de Force, pas de sabre laser, juste pieds, poings, et cerveau ? lançai-je.
    - En effet. Vous vous ferez passer pour deux mercenaires freelance qui ont besoin d’argent facile. Je vous fais confiance pour vous tailler une petite réputation et en profiter pour découvrir ce qui se trame. 
    - Vous pouvez compter sur nous, maître.

    Il nous tendit un disque qui contenait toutes les informations annexes que nous potasserions durant le voyage, et je m’éclipsai à la suite de Zadyssa. Avant d’aller directement au hangar où le centre tactique débouchait, il fallait d’abord aller au temple secondaire et nous préparions. Alors que nous marchions, Zadyssa me couva d’un regard inquiet.

    - Inquiète pour Kafrene ?

    Je secouai la tête.

    - Je n’en sais rien… Si je commence à avoir des états d’âme à chaque fois que je me rends sur une planète où un membre de ma famille a eu des ennuis, ça craint. De toute manière, c’est grand, la chance que j’aille à l’endroit précis où il est mort est minime. Eeeet c’est quand on dit ça que ça arrive.

    Zadyssa étouffa un rire.

    - C’est vrai que la Force a un drôle d’humour. 
    - Alors, prête à montrer ce que je t’ai appris ? fis-je en changeant de sujet plus ou moins discrètement.
    - Oui ! Par contre, si tu te fais battre, tu vas en entendre parler jusqu’à la fin de tes jours.
    - La même. Deal ?
    - Deal.

    Nous montâmes dans nos quartiers pour nous préparer, avant de nous retrouver au hangar, sans sabre ni bure, avec de fausses identités fabriquées par Dexter. C’était trop risqué de prendre l’Arrow : mon vaisseau était un peu trop connu pour être discrets. Il avait eu une sacrée histoire avant moi… De même, pour me rendre moins reconnaissable, je m’étais faite quelques tatouages éphémères. Beaucoup de Twi’lek en avaient.

    - Alors…apparemment, je suis Liora Maris, et toi Kath Whelea, notai-je.

    J’avais mis des lunettes de pilote sur mon front et une de mes tenues non-Jedi, qui comprenait un foulard prune et un pantalon rembourré noir. Quant à Zadyssa, elle en avait récupéré une aux tons jaune foncé. Avec ces vêtements, nous nous démarquerions, mais pas exagérément : il y avait des moments où l’habillement était important…

    - Kafrene, on arrive ! lança Zadyssa.

    dimanche 05 mai 2019 - 15:08 Modification Admin Réaction Permalien

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    Zadyssa

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    L'Arène

    Allongée sur une banquette du vaisseau, j'attendais que nous arrivions : nous venions de recevoir une mission très intéressante, avec Kinsa. Mais j'étais un peu inquiète pour elle, elle faisait mine de rien mais j'étais sûre qu'aller là où son père était mort la tracassait. Enfin, ça ne servait à rien d'en parler si elle ne le voulait pas. Quand il ne resta que deux heures avant d'arriver, j'attirai à moi le disque et l'actionnai.

    - Il est temps de voir ces informations, dis-je en sortant Kinsa de sa méditation.

    Ma grande soeur acquiesça et s'assit en face de moi. Un hologramme apparut alors, celui représentant l'anneau de Kafrene. Je me demandais toujours comme la structure faisait pour ne pas se dissocier... Enfin ! Un bâtiment était rouge, situé à la base de l'un des astéroïdes et j'en déduisis qu'il s'agissait de notre arène. Elle s'étendait sur une surface respectable et ça devait être possible qu'il y ait un réseau souterrain étant donné qu'il faisait corps avec l'astéroïde.

    Kinsa pointa du doigt une zone plate sur une tour :

    - C'est là qu'on doit atterrir, c'est notre zone d'atterrissage.
    - Ok. Et l'arène est là. On sait quoi d'autre ?

    l'hologramme disparut et une liste de combattants apparue. Elle recensait tous ceux qui s'étaient affrontés dans cette arène ces six derniers mois. Et il y en avait beaucoup. Le premier au classement était un certain "La Mort", un Trandoshan invaincu depuis quatre mois qui avait grimpé les échelons. Quand je croisai le regard de Kinsa, nous eûmes toutes les deux le même sourire et rîmes nerveusement.

    - Mais c'est quoi ce pseudo ? m'exclamai-je finalement.
    - Aucune idée mais c'est naze !

    Certains avaient des pseudos du même type, et nous eûmes droit à des "La Faucheuse" ou encore "Les Ténèbres", mais la majorité avait opté pour un simple nom, probablement d'emprunt. Cependant, les informations à propos des organisateurs étaient maigres voire inexistante. Tout ce que nous savions, c'était que les différentes arènes étaient rivales et que la nôtre était une incontournable et que le chef était un redoutable combattant. Elles étaient assez nébuleuses.

    - Bon, et quoi d'autre ? fit Kinsa en faisant apparaître la dernière projection.

    Ce qui apparut, ce fut le mode de fonctionnement de l'arène. Visiblement il n'y avait pas besoin de payer pour participer : il suffisait de s'inscrire le jour même et nous entrions dans la liste. Ensuite, les combats se font par niveau : plus on gagne, plus on monte dans le classement, plus on affronte des forts et plus on gagne de l'argent. Pour l'instant c'était simple mais les choses se corsèrent par la suite avec leur système de gain. Il reposait sur les paris. En gagnant, les combattants empochent 70% de ceux-ci. 25% vont aux organisateurs et les 5 autre aux parieurs vainqueurs. Mais plus ces derniers grimpent les niveaux, plus cela se complexifie puisque la majorité vote pour le meilleur qui gagne souvent. À ce niveau-là, les places deviennent payantes et c'est de là que vient l'argent. Mais là où c'était étrange, c'était au niveau des perdants. Quand ils perdent en étant faibles, ils doivent payer les organisateurs : le montant équivaut à la somme totale que les parieurs ont misé sur lui. Ainsi, plus on monte, plus il y a de risque de tomber de haut.

    - C'est compliqué, remarquai-je.
    - Oui. Pour l'instant, ces informations ne nous aident pas trop.

    Une alarme nous informa que nous allions bientôt sortir de l'hyperespace. J'échangeai un regard entendu avec Kinsa et éteignis le disque que je glissai dans ma poche. Même si je me souvenais des moindres détails de ces informations grâce à ma mémoire photographique. Je m'assis dans le siège du pilote et entendis Kinsa toussoter à côté de moi.

    - Je refuse.
    - Mais pourquoi ? gémis-je.
    - Parce qu'on va arriver dans une ceinture d'astéroïdes. J'ai pas envie de mourir.

    À bout d'arguments, je cédai et changeai de places. Oui, j'étais un danger public quand je pilotais, mais c'était pas une raison pour m'en empêcher ! Nous atterrîmes sans encombre sur Kafrene. Je me levai et m'étirai.

    - C'est partiii.

    J'étais Kath Whelea, maintenant. Une mercenaire freelance qui voulait se faire de l'argent facile. Je respirai un bon coup et endossai mon rôle. J'avais fait de nombreuses missions où j'avais dû prendre une couverture. À vrai dire, ça avait été le cas de ma première mission : nous avions dû infiltrer un complexe de la République pendant la guerre, autant dire que j'avais commencé fort. Aucune mission de couverture ne pourra être pire que celle-là, la pression ne pourra jamais être aussi forte.

    - On a rendez-vous avec les informateurs pas loin de l'arène, m'informa Kinsa.

    Nous nous rendîmes donc au point de rendez-vous, nous faufilant entre les passants qui étaient nombreux, traversant la misère, et quand je vis qui étaient les informateurs, ma mâchoire se décrocha et je me figeai. Les jumeaux Miraluka.

    - Qu'est-ce que... ? fit Kinsa, tout aussi étonnée que moi.

    Visiblement, nous n'étions pas les seules à être mal-à-l'aise car Luka se dandinait d'un pied sur l'autre, lui qui était d'ordinaire si sûr de lui.

    - On vient en amis, révéla Mira. C'est nous les... informateurs.
    - Pourquoi ? m'exclamai-je aussitôt.

    Il y avait forcément quelque chose, il y avait forcément un piège. Ils avaient voulu m'attirer là, ils...

    - Law s'occupe de choses sur Metellos alors on a décidé de gagner un peu d'argent avec Luka.

    Ce dernier opina du chef, conscient que je ne les croyais pas.

    - Qu'est-ce qui nous prouve que vous dites la vérité ? les menaça Kinsa, méfiante.

    Elle n'arrêtait d'ailleurs pas de me jeter des regards en biais, inquiète. Les jumeaux échangèrent un regard.

    - Les informations qu'on a à vous donner.
    - L'argent que les organisateurs gagnent se perd, avoua Luka. Elle... disparaît. Elle est utilisée pour autre chose, quelque chose de secret, on pense.
    - Quoi ? demandais-je.

    Ils haussèrent les épaules.

    - À vous de voir, c'est pour ça qu'on vous a appelées, vous, les Jedi.

    J'échangeai un regard intrigué avec Kinsa qui était toujours sur ses gardes.

    - Pourquoi vous nous avez contactés ? demanda-t-elle.

    Mira soupira avant de révéler que c'était parce qu'ils voulaient rembourser leur dette, et je compris qu'ils faisaient référence à la fois où je les avais laissé partir. J'esquissai un mince sourire tandis qu'ils disparaissaient dans la foule. Nous étions de nouveau seules.

    - Ça va ? m'interrogea Kinsa.

    J'acquiesçai.

    - Je suis juste... surprise. Je m'y attendais pas.
    - Moi non plus.
    - Bon, ce n'est pas tout, mais il serait temps de s'inscrire pour les combats d'aujourd'hui, changeai-je de sujet.

    dimanche 05 mai 2019 - 19:59 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Enoliwen

    Enoliwen

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    - Il faut que je vous fasses tomber ? gémis-je.

    - Eh oui ! Allez, lève-toi, gros fainéant ! 

    Je me levai en ronchonnant, bien que je sache que les duels étaient primordiaux dans l'entrainement d'un padawan. J'attrapai mon sabre et l'allumai.

    - Avec ou sans les pouvoirs ? Demandai-je, me remémorant rapidement ceux, ou plutôt, celui, que j'avais acquis.

    J'eu soudain une idée. J'avais pas mal potassé les pouvoirs accessibles aux padawans, dans la bibliothèque et auprès de Maître Brûle.

    - Avec ! Enfin, pour toi, ça va se résumer à la Télékinésie!, me répondis Zadyssa avec un grand sourire.

    C'est ça, c'est ça...

    - De toute façon, ce n'est pas comme si j'en avais vraiment appris d'autres, lui répondis-je, mine de rien.

    Je levai mon sabre et le tins face à moi, tenant ma garde.

    J'attaquai le premier et visai son épaule. Comme elle faisait une bonne tête de plus que moi, je dû tendre le bras pour atteindre la haiteur de son épaule. Elle m'esquiva facilement, para mon coup et répliqua. Elle m'attaqua en visant ma jambe et je fis un bond en arrière, tout en allongeant le bras vers son pied droit. Elle le recula, para mon coup par le bas et repoussa violement mon sabre. Dans l'élan, je fus projeté en arrière. Je retrouvai de justesse mon équilibre et, en relevant les yeux, vis le sabre de Zadyssa fondre sur moi à toute vitesse. Je n'eu d'autre choix que de reculer précipitement. Elle m'attaqua à nouveau et je me fondis dans la force, tout en continuant à me défendre. Grâce à la Force, mes mouvements devinrent plus lestes, comme toujours quand je m'y fondais.

    Lorsque je fus immergé, j'essayai de diriger la Force vers mes bras. J'eus cependant un peu de mal, car le comat avec Zadyssa me faisait perdre ma concentration. Chaque fois que je pensais y arriver, elle m'attaquais, me repoussais violement ou me frôlais de son sabre.

    Au bout d'un moment, découragé par le peu de résulat que j'obtenais, j'abandonnai mes tentatives et me reconcentrai sur le combat. À nouveau plus présent, je l'attaquai. Elle sembla surprise et son esquive s'en ressentit car, durant les derniers échanges, tout à mes tentatives, il semblait que j'étais un peu mou. 

    Après une rapide attaque au niveau de ses genoux, je pensai la toucher et tendis le pied pour la faire trébucher. Elle para toutefois mon coup et le pas que j'avais destiné à la faire tomber me servit à garder l'équilibre. Cependant, j'avais fais un grand pas et me retrouvai soudainement très près d'elle, ce qui nous obligea à reculer.

    Pestant d'abord contre ma maladresse, je me rendis rapidement compte que cette situation me donnait l'occasion de réessayer ce que j'avais abandonné quelques instants plus tôt.

    À peine m'étais-je fait cette réflexion que je plongeai plus profondémenr dans la Force. Aussitôt, mon corps me sembla en être rempli, comme si je m'y étais uni et que je ne faisais qu'un avec elle. Je la sentis m'emplir dans les moindres recoins et surtout là où je l'avais dirigée, vers mes bras, où je la sentis me parcourir et fourmiller, ainsi que, plus légèrement, dans mes jambes.

    À ce moment, Zadyssa, qui s'était rapprochée, attaqua. À la dernière minute, je m'en rendis. Mais, heureusement, le travail que je venais d'effectuer avec la Force porta ses fruits et, à peine avais-je vu son sabre s'approcher de moi que je parai son coup et répliquai. S'ensuivit un enchainement d'attaques et de parades de la part de nos deux camps à un rythme effréné. Jamais je n'avais combatu avec autant de vitesse et d'ardeur, même lors de mes nombreux combats contre PROXY, qui était pourtant un redoutable adversaire. Mes réflexes étaient bien plus vifs et mes coups, plus rapides. Je parai toutes les attaques de Zadyssa et les forces me parurent vraiment équilibrées, alors que, la plupart du temps, je me faisais dépasser car elle était bien plus forte que moi.

    Constatant que je commençais à fatiguer, ce qui devait être le résultat de l'utilisation de la Vitesse de Force, je décidai de tenter le tout pour le tout pour faire tomber Zadyssa.

    Puisant dans la Force, j'attaquai Zadyssa par le haut, l'obligeant à lever les bras. Sans lui laisser le temps de parer mon coup, je rabaissai mon sabre. Elle fut légèrement désorientée et j'en profitai pour lancer un de mes pieds vers son tibia. Elle baissa son sabre, qui rencontra le mien, alors que mon pied finissait sa course dans ses jambes. Perdant l'équilibre, elle tomba en arrière et se retrouva sur son séant avec un regard surpris.

    Éreinté, je m'assis à côté d'elle en éteignant mon sabre.

    Ce message a été modifié par Enoliwen le lundi 13 mai 2019 - 20:09
    Ce message a été modifié par Enoliwen le mercredi 15 mai 2019 - 15:08

    lundi 13 mai 2019 - 20:07 Modification Admin Réaction Permalien

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    Padme111

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    Titre : Le Darwi-Shi codex

    Terminant la lecture du livre, Dexter resta un moment muet. La victime eut réalisé un très bon travail d’analyse de ce datacron. Sohn-Yer fut quelqu’un de très méthodique, il recherchait clairement un emplacement. 

    Galen – Tout ce qui est en vert, me fait penser à des lieux. Des chiffres, des groupes circonstanciels de lieux, des références à des statues…

    Dexter – Il cherchait un emplacement où placé le datacron 

    Galen – Dans quel but ?

    Dexter – L’examen de fin d’étude ! Je crois que notre cadavre a noté plusieurs endroits où le cacher. D’abord, il note tous les lieux intéressants, ensuite, il fait son choix et le cache. 

    Galen – Ça reste une théorie. 

    Dexter – Oui, mais il nous a aussi noté tous les indices pour déchiffrer les lieux. Et n’oublions pas les flèches cardinales qui est comme une boussole. Sur tous les plans, il y en a, non ? Les signes astrologiques étaient dans le désordre

    Galen – Tu ne suggères quand même pas de tout décrypté pour ensuite trouver l’endroit où est le codex ? Cela prendrait trop de temps. 

    Dexter – La Force pourra nous aider. Je pense qu’on peut se laisser guider par la prémonition et notre logique. Les signes sont normalement à placer selon des dates, des mois, donc des chiffres. Tu me suis ?

    Galen – Oui, ça j’y avais déjà penser. On garde les chiffres du mois pour les signes et on les place dans l’ordre donner sur le schéma. 

    Ensemble, ils déblayèrent le bureau avec soin. En déplaçant les copies corrigés, l’attention du cyborg s’arrêta sur le nom de l’élève. 

    Dexter – En surligné bleu, le nom de Casteau Fr’yed est-il noté ?

    Galen – Attends, je vais vérifier.

    Il prend le livre, le feuillette un peu et trouve effectivement le nom surligné en bleu. En le confirmant au quadrumane, il conserve le livre ouvert mais le pose sur le pupitre. Prenant une feuille et un stylet, il s’assoie sur la chaise. Le besalisk était content d’avoir mémorisé ce nom puis posa délicatement la pile de papiers sur le divan. Il avait eu le temps de voir que si ce corrigé était en haut de la pile, c’était parce qu’il avait la note maximum. Malachite vient se placer à la droite d’Arek tout en restant debout. L’humain prit les photos de la scène du crime et les déploya sur le bois. 

    Galen – Le premier signe est à la place du dixième mois. Et le second…

    Dexter – Cinq !

    En prenant le mois correspondant, ils obtenaient une série de 12 chiffres dans un ordre qui semblait ne pas avoir de lien. 

    Galen – Résultat final n’est pas concluant. Des codes à 12 chiffres, il en existe pas mal. 

    Dexter – Oui, dans des jeux vidéo, dans des codes barre d’achats, des numéros sociaux, numéro de carte d’identité, des codes wifi … la liste est longue. A mettre en place avec le mot « uniques » ?

    Galen – Nous avions dit que l’agresseur voulait faire passer un message. 

    Dexter – Un code chiffre qui soit uniques ! Ok, ce qui m’intrigue c’est que uniques est aux pluriels. Deux codes à six chiffres ? 

    Galen – C’est peut-être un peu tirer par les cheveux. 

    Dexter – Bah, oui, mais je n’en ai pas. 

    Galen – De quoi ?

    Dexter – De cheveux. 

    Stupéfait ! le Chevalier n’en revenait pas ! Malachite s’amusait à des jeux de mots en pleine enquête et en sortant sa vanne le plus sérieusement possible. Si Arek ouvrait la bouche pour parler, le cyborg se mit à chercher clairement quelque chose dans les tiroirs déjà fouillés. L’humain n’avait aucune idée de ce qu’il cherchait et s’inquiéta d’une nouvelle blague. Ses soupçons s’agrandirent lorsque le colosse lui rapporta fièrement une boite de médicaments vide. 

    Dexter – Il savait qu’il avait un cancer du cerveau ! Regarde le premier mot surligner en bleu dans le livre. 

    Le tythonien glissa le livre devant lui et le feuilleta, jusqu’à trouver le nom voulu. 

    Galen – Excedryn. C’est le nom de cette boite…

    Dexter – Acide acétylsalicylique, paracétamol et caféine, un cocktail fulgurant pour les maux de tête et attaque de migraine ! 

    Galen septique – Tu es resté combien de temps avec Weedge ?

    Dexter – Non, j’en ai prix des quantités après mon opération de l’œil. Et à côté des copies un anti-vomitif, je le connais aussi car j’ai abusé des anti-douleurs. Mon ordinateur intégrer m’a donné le descriptif des symptômes du cancer. Devine-les ?

    Galen – Maux de tête et envie de vomir… Il n’a peut-être pas réalisé le lien avec la maladie. 

    Dexter – Dans ce qui est surligné en bleu, il y a des noms que je n’ai pas identifié. En revanche, les mots « vertiges » et « déséquilibre » y sont, et ils font partie des autres symptômes. Ce qui m’interpelle le plus, ce sont les signes astraux. Ils peuvent indiquer une personne en fonction de sa date de naissance ou un animal. Faudrait vérifier que dans l’établissement il y aurait une représentation d’un des signes. 

    Galen – Dexter, plus je t’écoute et plus tu étayes des théories. La présence des signes me semble s’arrêter à ce code que nous venons de trouver. Et comment es-tu passé du code chiffres à cette boite ?

    Dexter – Bah, en parlant cheveux > tête > cerveau > cancer. Oups, je vois… tu as l’impression que je suis passé du Worrt au Bantha. Désolé. Je suis d’accord, j’étayes probablement de trop. Si vous avez des suggestions pour décider d’une route à prendre, je suis preneur !

    Arek allait de surprise en surprise avec l’esprit du padawan. Il réfléchissait à deux milles à l’heure, ne voulant rien laisser passer. D’ordinaire, Malachite semblait déployer son énergie en fonçant tête baisser dans les ennuis. Alors qu’en cet instant, il prenait son temps à recouper tout ce qu’il avait emmagasiner depuis le début de l’enquête. L’énergie déployé passait dans ses synapses. Ce colosse était déroutant. 

    Galen – J’ai trouvé ce vibro-canif et je pense qu’il doit être à l’origine des coupures sur les poignets de Sohn-Yer. En examinant le corps, cela appuie l’heure de sa mort, mais n’explique pas la lèvre légèrement enflée. Il a pu tomber et se mordre ou simplement avoir reçu un coup. 

    Le natif de Tython fit une pause. Le quadrumane l’écoutait attentivement. Ils devaient avancées dans l’enquête mais pour cela il fallait se déterminer un point de départ. Aussi, le chevalier partait du principe que la victime eut choisi pour l’examen finale des élèves le Drawi-Shi. Les autres professeurs n’en doutaient pas et le leur avait dit. La logique voulait que Sohn-Yer eut commencé à mettre en place le jeu de piste. Les soulignements verts pour les lieux intéressants afin de cacher le Codex. Le padawan revient sur la maladie du professeur en expliquant que soit il savait, soit les symptômes furent masqués par les médocs. 

    Galen – Pourquoi cette question de maladie te préoccupe autant padawan ?

    Dexter – Parce qu’en fonction de s’il le sait ou pas, son intérêt à la vie peut varier. C’est un EMINANT professeur, donc s’il a connaissance de son cancer, il tiendra moins à sa vie. Les symptômes sont dégradants pour un homme de sciences. Il pouvait avoir rencontrer des problèmes d’élocutions ou de bégaiement. S’il ignorait sa maladie, alors il se serait battu pour vivre. 

    Le Chevalier prit un moment avant de répondre. Son empathie lui suggérait que le besalisk avait lui-même ressenti ce dilemme : vivre amoindri ou mourir entier. Est-il encore traumatisé par ses amputations ? Émotionnellement, cela a dû être très difficile à gérer. Pour l’heure, ce n’était pas le moment de s’étendre en confidence et Galen n’avait pas les compétences d’un psychologue. Aussi, le Jedi plus expérimenté décida de revenir à l’enquête. 

    Galen – Gardons cela en suspens tant que nous n’avons rien de concluant. Cependant, le cube a disparu…

    Dexter – La première raison qui me vienne à l’esprit c’est la tricherie. 

    Galen – Oh, je vois à ce que tu penses. Un élève aurait pu entendre l’existence du plan. Il veut voler le cube, mais Jhak l’a déjà caché. L’étudiant prend un anesthésiant pour le rendre plus faible. 

    Dexter – Attention qu’avec le médoc contre la migraine, l’effet à pu emballer son cœur. Dans tous les cas, Sohn-Yer n’a pas voulu révéler à l’étudiant la cachette du codex. 

    Galen – Tu suggères que l’étudiant et le professeur ont eu un face à face ?

    Dexter – Oui, à cause du vibro-canif et de la blessure à la lèvre. 

    Galen – Je te suis. L’étudiant va trouver le prof, lui demandant où est l’objet. Il refuse de parler et du simple interrogatoire, l’interlocuteur devient un bourreau. Il coupe les poignets du gotal qui sous la douleur se mort la lèvre ou le futur assassin le frappe d’un revers de la main. 

    Dexter – Reste à savoir si Jhak a parlé. Et comment le corps du prof et venu dans le hall commémoratif.

    Galen – Probablement que l’assassin l’a conduit là. Et à réaliser la mise en scène. 

    Dexter – Alors, l’assassin a lu le codex et le suit à la lettre ? Mais nous partions sur le principe qu’il ne l’avait pas. 

    Il y avait encore trop peu de certitude pour établir un scénario entier. Galen proposa de revenir sur les surlignages bleus. Ce livre devrait probablement leur fournir le parcours du professeur ainsi que les endroits de cachette du codex. Dexter suivi la piste verte tandis que Galen la piste bleue. 

    ***

    Le Chevalier restait très sceptique sur le lien entre le parcours de la victime et la possibilité qu’il savait avoir un cancer. Et surtout qu’est-ce que cela changeait ? L’important c’était de comprendre pourquoi on l’avait tué. La théorie d’un interrogatoire ayant mal tourner n’était pas à rejeter. Une autre serait qu’un professeur fut jaloux et aurait voulu s’approprier l’honneur d’avoir déposé l’examen. La piste du surlignage bleu était complexe. Des noms de médicaments, des noms inconnus, des mots comme « copie à corriger » et une date qui devait correspondre à la fin de l’année scolaire. Seul le nom d’un étudiant avait été identifier comme étant celui qui avait les meilleures notes. C’est pourquoi, l’humain eut décidé d’aller interroger quelques personnes de l’établissement. 

    Quelques heures plus tard. 

    Sans avoir quitter le bureau, le padawan épluchait le livre, prenait des notes et se déplaçait dans la pièce consultant de temps à autre un livre ou l’autre. Il était assis sur le sol avec des ouvrages et des notes tout autour de lui lorsque le chevalier entra dans la pièce. 

    Galen – Avance-tu padawan ?

    Silence

    L’humain relève la tête et aperçoit le besalisk écrire encore et encore sur différente feuille de son carnet qui diminuait à vue d’œil. 

    Galen – Dexter ?

    Dexter – Grooolockpouf (mot d’agacement besalisk)

    Galen – Quoi ?

    Silence

    Déterminer à ce que l’autre lui réponde, le chevalier vient derrière le colosse assis sur le sol. 

    Galen – Padawan, qu’est-ce que tu disais ?

    Dexter – Euh rien, je bredouillais un dicton besalisk. 

    Galen – Vraiment… Qu’as-tu trouvé ?

    Dexter – Que j’aurai voulu Jhak comme prof ! Il a un esprit génial ! 

    Galen – L’essentiel, padawan !

    Dexter – J’ai discerner quatre cachettes susceptibles d’être l’endroit où est le cube. 1) le parc de détente. Il y a une statue des plus éminents professeurs. Ce code fut de simples coordonnées. 2) L’auditorium, c’est la seule salle ou il n’y a que deux fenêtres hexagonales. 3) Le hall commémoratif car c’est la cinqième pièce partant du bas et de droite à gauche. 4) Ici, même, dans son bureau. « L’infini du savoir » ne peut-être qu’ici. 

    Galen – Tu me sembles contrarié ?

    Il faisait référence au ton agacée. 

    Dexter – C’est qu’un code me pose des problèmes. Je n’arrive pas à le déchiffrer et oui, je déteste échouer en décryptage. C’est précisément sur la possibilité que le cube soit ici. « L’infini du savoir » c’est ce livre-ci. 

    Il donna un bouquin épais à l’humain qui le prit en main, l’ouvre et le feuillette. C’était une compilation de différente théorie du complot avec des références aux différentes guerres du passé. Il contenait quelques illustrations ou holo-photos. 

    Galen – Je ne vois rien sur le codex…

    Dexter – Moi non plus ! Alors pourquoi il a surligné deux fois le titre de ce livre ?

    Ce message a été modifié par Padme111 le samedi 18 mai 2019 - 14:59

    mercredi 15 mai 2019 - 10:24 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

    6978 Crédits

    Le Pilote fantôme

    Enoliwen venait finalement de réussir à me faire tomber par terre, et se laissa glisser à mes côtés, épuisé mais fier. Cela me rappelait la première fois que j'avais réussi à faire de même avec Kinsa, mon ancien maître, lors de ma première mission également. Ce n'était pas pour rien que j'avais souhaité lui faire un entraînement similaire, il y avait aussi une part de... tradition. Faire tomber son maître lors d'un combat pendant sa première mission. C'était un bon baptême, je trouvais. Toujours était-il qu'il avait réussi haut la main, en découvrant les rudiments d'un nouveau pouvoir qui plus était : la Vitesse. J'étais très fière de lui, il progressait de jour en jour.

    - C'était très bien, lui dis-je en le couvant d'un regard fier.
    - Merci.

    Je laissai durer le silence avant de faire :

    - Il va être temps de passer à la cadence supérieure, non ?

    En voyant son visage se décomposer, je me mis à rire.

    - Tu n'imaginais tout de même pas que j'étais à mon maximum ? Tu sais... Kinsa m'en a fait baver pendant des mois et des mois, alors ne t'inquiète pas si tu as l'impression que mon niveau est... inatteignable. D'autant plus que cela n'enlève rien à ton mérite : tu as réussi l'objectif de l'entraînement. Et puis tu verras, plus tu progresseras, plus ce sera amusant.
    - Amusant ? répéta-t-il, étonné.

    J'acquiesçai, un sourire aux lèvres.

    - Ce n'est pas pour rien que j'ai choisi la Voie de Gardien : Kinsa m'a transmis le goût de la bataille. Mais tu sais, quand tu es Gardien, il faut tout de même aimer se battre, on ne s'en sort pas sinon. Évidemment, si diplomatie il peut y avoir, diplomatie doit avoir lieu mais... le temps t'apprendra que ces cas sont extrêmement rares. Quand on est Gardien, on est un peu envoyés sur les missions sans espoir de paix : se battre est nécessaire.
    - Je comprends.
    - C'est pour ça que tu vas aussi en baver. Tu n'en es qu'au début. D'ailleurs... Je sais déjà ce que je te proposerai comme ultime épreuve avant ta mission solo pour ton passage au rang de Chevalier.

    Il arqua un sourcil, intrigué, tandis que mon visage se fendait d'un large sourire, presque sadique. Il eut un mouvement de recul apeuré.

    - En temps voulu padawan, je te le dirai en temps voulu.
    - Je dois avoir peur ? me questionna-t-il, inquiet.

    Je fis durer le suspens puis :

    - Oui.

    Il déglutit bruyamment, s'attendant à je ne savais quoi.

    - Tu dois en avoir peur maintenant. Quand tu seras prêt pour ça, tu n'auras pas peur. Tu seras excité.
    - Ah bon ?

    Je lui tendis ma main.

    - On parie ?

    Il eut un sourire amusé et tapa dans ma paume en répétant la même phrase, à l'affirmative cette fois.

    - Et félicitations pour la Vitesse, c'est un très bon début. Mais n'imagine pas que tu maîtrises ce pouvoir, il te faudra le pratiquer davantage pour cela. Je t'aiderai si tu le veux bien. En tout cas, il s'accorde bien avec ton agilité de félin.

    Enoliwen était tout sourire.

    - Tu veux continuer à t'entraîner un peu ? lui demandai-je.

    Il opina immédiatement du chef et je souris à mon tour.

    - Tant mieux ! On va revoir ton Shii-Cho. Tu as déjà essayé d'imaginer un combat contre un adversaire en réalisant les mouvements que tu ferais contre lui ? Ça peut être un bon moyen de t'entraîner car ça va t'obliger à imaginer ses réponses puis ensuite les tiennes. Toutefois, laisse-toi guider par la Force et n'hésite pas à improviser un peu. Il faut que tu t'appropries cette forme de combat. Ça doit être la tienne, pas celle du manuel.

    vendredi 17 mai 2019 - 20:23 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    10656 Crédits Modo

    Notre arrivée sur Kafrene était loin de s’être passée comme prévu, comme en témoignait notre bref échange avec les jumeaux Miraluka. Les voir commencer à se réformer était…surprenant, mais pas totalement absurde. Si on leur donnait un coup de pouce dans la bonne direction, beaucoup de personnes pouvaient le faire…mais je restais prudente, étant donné qu’ils travaillaient manifestement toujours pour Law. Je m’inquiétais surtout de la réaction de Zadyssa : ils avaient un sacré passif, et elle n’était toujours pas remise de son enfance… Mais lorsque je lui posai la question, elle s’empressa de changer de sujet, et je respectai son silence.

    L’extérieur de l’arène grouillait de monde, autant de parieurs que de combattants, à mon avis. Parmi eux, des individus munis de datapads portables enregistraient les paris et hélaient les passants à proximité pour essayer de les attirer. Mentalement, je me répétai nos alias. J’étais Liora Maris, et Zadyssa avait pris l’identité de Kath Wheela. Ce furent sous ces identités, et avec les caractères qui vont avec, que nous nous présentâmes aux recruteurs, séparément. 

    - C’est ici qu’on s’inscrit pour devenir riche ?

    Le recruteur, un Rodien, partit dans un grand rire.

    - Hahaha ! Peut-être bien, poupée. 

    Je soupirai et il se retrouva avec un couteau appuyé contre la carotide, menaçant. Ses yeux s’écarquillèrent, et il leva les mains comme s’il se rendait.

    - Whoah, whoah, désolé. Je retire ce que j’ai dit. Ahem…ça vous va ?
    - Parfait, fis-je avec un grand sourire, en plein dans mon personnage. Et ce serait encore mieux si vous m’inscriviez.
    - Nom ?
    - Liora Maris. 

    Il leva un sourcil.

    - Jamais entendu parler. Vous êtes pas d’ici, j’imagine ? Ni de la Guilde ?
    - Disons que… J’exerce mes talents dans un autre secteur de la galaxie. Seule.
    - Ha ! Je vois le genre.

    Pendant quelques secondes, il parut absorbé par son datapad, et j’en profitai pour remercier silencieusement les nombreuses crapules que j’avais rencontrées : elles m’avaient servi à bien cerner le caractère du personnage que j’incarnais. En l’occurrence… Une mercenaire peu scrupuleuse et arrogante, qui avait opté pour les arènes comme moyen de se faire de l’argent rapide. 

    - Vous passez à 15h, soit dans trois heures (il me désigna une entrée). Rendez-vous là-bas. Ils vous expliqueront.
    - Bien. 

    Et sans un mot de plus, je m’éloignai, et rejoignis Zadyssa, qui me confirma qu’elle avait elle aussi obtenu un combat, trente minutes après que je passe. Cela nous laissait un certain temps avant d’entrer dans l’arène, littéralement.

    - Comment tu le sens ? me demanda t-elle en jetant des coups d’œil autour d’elle.
    - Honnêtement…pour les premiers combats, je me fais pas de souci, répondis-je. Comme on l’a vu, le niveau de difficulté est croissant, donc nos premiers adversaires devraient être des voyous de rue qui piétinent en bas du classement depuis un temps. Les vaincre nous permettra d’empocher quelques crédits qu’on passera à l’Académie – autant en profiter – et de nous faire une réputation locale. Il faudra juste s’arranger pour ne pas se combattre l’une l’autre. Et ensuite… On fouine. Je suis à peu près sûre qu’il y a une ou deux entrées secrètes qu’ils ne veulent pas qu’on voie.

    Zadyssa laissa échapper un rire, et convînmes qu’elle assisterait à mon combat, et vice-versa. En attendant, il valait mieux qu’on ne nous voie pas ensemble, sinon cela pourrait attirer les soupçons. Ainsi, les trois heures suivantes furent dédiées à un repérage précis des lieux, ce qui incluait également des éventuelles voies de secours en cas de fuite précipitée de l’arène. En plus de l’entrée indiquée par le recruteur, j’identifiai ce qui semblait être une autre issue bien gardée… Mais je ne pouvais pas m’approcher davantage. 

    Enfin, dix minutes avant le début de mon combat, je me présentai à l’entrée, et fus accueillie par un humain exagérément tatoué, qui me jeta un regard que je connaissais bien : les Twi’lek étaient souvent sous-estimées. 

    - Liora Maris ? Tu affronteras Ylen, fit-il avec un sourire en coin, en désignant un Devaronien. Bonne chance.
    - Bonne chance à lui, rétorquais-je en le fixant dans les yeux.

    Il perdit soudain son sourire, et enchaîna beaucoup plus sèchement sur les règles basiques, d’abord sur celles des gains que j’avais déjà lues, et ensuite celles liées au combat. Dans les niveaux inférieurs, il était interdit d’utiliser des armes, juste notre corps. J’observai avec attention mon adversaire : sa carrure était plus imposante que la mienne, mais j’avais passé ma vie à affronter des gens plus grands que moi. De plus, à en juger par sa démarche, il se reposait majoritairement sur sa force, et était plutôt lent. Cela jouerait à mon avantage.

    Le combat ne dura pas très longtemps. Même si j’avais perdu l’habitude de me battre sans la Force, surtout les poussées, je me remettais vite dans le bain. Les seules capacités, invisibles, que je m’autorisai à utiliser, furent la prescience, et une utilisation modérée de la Frappe de Force. Chez les Devaroniens, un des points d’attaque les plus évidents étaient les cornes, dont je m’emparai pour le faire tomber, après avoir esquivé quelques attaques. Manifestement, c’était un de ses premiers vrais combats, et il ne dura pas très longtemps avant que je l’assomme. 

    Avec un sourire satisfait, je retournai auprès de l’humain tatoué qui me transféra des crédits, et tâchai de retrouver Zadyssa. Mon ancienne padawan gagna elle aussi son combat, à la grande surprise générale. Mais alors que nous allions sortir de l’arène, je repérai deux Twi’leks mâles qui paraissaient avoir une conversation intéressante…que je réussis à intercepter grâce à l’Ecoute de Force.

    - La nouvelle cargaison est arrivée. Va vérifier si elles vont bien.
    - J’espère que tu as pris tes précautions…

    Mais je ne pus en entendre plus, car ils se retournèrent vers moi, et je dus faire semblant de regarder ailleurs, totalement innocente…

    jeudi 30 mai 2019 - 15:21 Modification Admin Réaction Permalien



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