Les Missions du Chu'Unthor (page 15)

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    Padme111

    26337 Crédits

    Titre : Le Darwi-Shi codex

    Tout en photographiant les dernières découvertes au côté du chevalier Arek, le besalisk marmonna les mots de quoi activer son intelligence artificielle, DAP. Discrètement, il lui demandait d’afficher dans son œil électronique les différentes données qu’elle possédait sur le mot : Astrolabe.

    Galen – Tu disais Dexter ?

    Le cyborg fut fortement ennuyé que son supérieur l’avait entendu chuchoter, a moins que ce ne soit grâce à la Force qu’il avait perçu l’activation de l’ordinateur interne. 

    Dexter – Dans mon œil artificiel, j’ai des dossiers de toutes sortes, je consulte ce que j’ai sur l’astrolabe. 

    Mentir à un Jedi, c’était inutile, mais Malachite avait toujours eu beaucoup de mal à accepter la présence de l’I.A qui fut un élément supplémentaire à son œil artificiel. Cela le rendait moins besalisk et plus machine. Le malaise venait de sa propre acceptation de ce qui lui était arrivé, bien plus que de vouloir foncièrement cacher la vérité sur la présence de l’I.A à un chevalier Jedi. Sa gêne ne passa pas inaperçu.

    Galen – Reste concentré sur l’instant présent, padawan. 

    Dexter – Je n’ai jamais vu un astrolabe en vrai. J’ai besoin de le visualiser pour reconnaître, ce que l’on cherche, je reste concentré chevalier, je vous l’assure. 

    Durant, toute la conversation les données sur l’instrument astronomique d'observation et de calcul analogique défilaient devant l’écran de l’œil du colosse. Galen n’insista plus, mais avait bien prit note que le padawan ressentait un sentiment de honte par rapport à cette prothèse là alors que pour sa main et son bras, le tythonien n’avait jamais perçu cette émotion chez le cyborg. Ce n’était pas le moment d’entamer une discussion sur le ressenti de la future sentinelle. D’ailleurs, il n’était pas le maître de Dexter, ce n’était pas son rôle. 

    Galen – Ok. Je pense que nous avons tout. Allons demander à visiter les lieux. 

    Dexter – No souci, j’ai fini ici aussi. 

    ***

    Le professeur agrégé 3, le keteerien, fut désigné comme guide de l’établissement aux deux Jedi. La visite se déroulait dans un calme apparent. Néanmoins, l’empathie de la Force murmurait que cet éducateur improvisé, ressentait une anxiété. Le chevalier maniait fort bien la diplomatie et à travers un petit dialogue, l’objet de l’inquiétude fut perçu. Le keteerien craignait que ce meurtre ne perturbe les élèves au point d’en raté leur année scolaire. Plus que cela, ce professeur n’appréciait pas la présence du chevalier et du padawan. 

    Malachite continuait à observer un silence religieux, laissant le soin au plus expérimenté de jongler avec les mots afin de rassurer et de cacher au guide la vraie raison de l’exploration des lieux. Dexter gardait à disposition dans son œil artificiel la description de la composition de l’appareil astronomique et il cherchait des correspondances dans la première pièce visitée. Dans un premier tour d’horizon, rien. 

    Puis, la Force attira l’attention du padawan sur un bureau. Faisant semblant de s’intéresser à un tableau, le colosse interrogeait le professeur sur la représentation d’un ancien fondateur de l’établissement. Le chevalier fut très déconcerté par l’intérêt que semblait avoir le besalisk sur ce tableau qui ne reflétait aucun détail d’astronomie et encore moins par les questions sur la fondation du bâtiment. Ce n’est que lorsque le Malachite se positionnât dans le dos du keteerien que Galen le surprit à reculer d’un pas, puis de deux, comme pour mieux admirer le tableau. Mais le chevalier ressenti que l’intérêt premier du padawan fut sur le bureau et un doigt de son membre inférieur pointait en direction d’un objet. Dexter ne quittait ni la peinture, ni le professeur des yeux, mais la Force indiqua parfaitement au chevalier où regarder. Il comprit que c’était le coupe papier poser et bien ranger sur le bureau que le quadrumane avait repéré. Galen interrogeait du regard Malachite sans vraiment réaliser le point commun entre un objet de bureau et un appareil d’astronomie. Aussi, le padawan joua à son tour avec les mots. 

    Dexter - …et si je vous comprends bien, professeur, c’est cet humain qui a fondé les REGLES de l’établissement. 

    Le professeur fut tellement enchanté par la question qu’il assomma les Jedi par l’admiration et les règles fondatrices de l’école. Cependant, Galen comprit l’allusion. En observant le coup papier, il parvenu a distingué la forme de la règle, un élément composant l’astrolabe. Ce fut alors au tour du chevalier d’interroger le professeur en admirant le bois dans lequel fut tailler le bureau et ainsi connaitre subtilement le propriétaire de celui-ci : le professeur agrégé 2, le cosien.

    Sans trop porté plus d’intérêt au reste, les Jedi motivèrent leur guide à poursuivre la visite. Deux pièces ne révélèrent aucuns objets de préoccupation. 

    En revanche dans la troisième, un vitrail décrivait des courbes très spécifique. Galen donna un coup de coude au réptiloïde afin qu’il remarque combien le dessin correspondait à l’araignée, un autre composant de l’astrobale. Les Jedi poursuivirent la découverte supportant les explications intempestives et parfois enrichit par des anecdotes sans importance. 

    Dans un couloir, Arek semblait perturbé par la décoration circulaire sur les murs. D’un premier coup d’œil, Malachite ne vu que des cercles avec des lignes désordonner en relief dessus. Mais D.A.P superposa directement des disques avec des correspondances à 100%. Ils s’agissaient de six tympans. Des lignes nécessaires au calcul de l'heure, qui dépendent de la latitude du lieu. 

    En entrant dans une salle de classe, qui semblait d’un ennuie et d’une banalité déconcertante pour le guide, Galen et Dexter aperçurent dans le font de la classe ce qui pouvait ressembler à une barre métallique bien droite mais qui en son centre était décalée comme si on avait assemblé deux lattes l’une derrière l’autre mais avec quelques centimètres de différence. Les Jedi se regardèrent et sans un mot prononcé tout deux pensèrent la même chose : l’Alidade !

    Télépathiquement, Dexter projeta sa pensée sur la mère et de l’essieu au chevalier, les deux derniers éléments à trouver afin de compléter instrument astronomique d'observation. Dans la recherche de ces éléments, une question leur vint en tête, comment réunir ses objets à la vue de tous, sans éveiller les soupçons afin d’obtenir l’astrobale ?

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    Télépathie = j'ai corrigé mon post! Le mot "image" a été changé en "pensée", car ce dernier est bien noté dans la définition de ce pouvoir. 

    Ce message a été modifié par Padme111 le mardi 13 août 2019 - 09:42

    lundi 12 août 2019 - 12:21 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    12671 Crédits Modo

    Mission : L’Arène

    Installée avec Zadyssa au milieu des autres esclaves, je tâchais de garder ma respiration à un rythme régulier. Mes capacités d’empathie avaient beau ne pas être particulièrement développées, il était impossible d’ignorer une telle vague de souffrance et de peur qui émanait des femmes présentes. Toute ma vie, j’avais méprisé l’esclavage, d’autant plus que mes parents avaient fini par me raconter leur vie misérable sur Ryloth. Chacun de son côté, ils avaient trouvé le moyen de rendre leur existence plus supportable, ma mère en assistant le médecin de la famille qu’elle servait, mais… Je savais qu’ils en avaient souffert.

    Zadyssa pâlissait à vue d’œil et je craignis qu’elle panique si quelque chose d’imprévu arrivait. Chacun avait sa manière de réagir à des évènements dangereux : du fait de ma formation, je répliquais avec violence, mais d’autres avaient tendance à rester tétanisés. Mais savoir qu’on avait le pouvoir de se défendre aidait à garder son calme, c’était certain. Même sans couteau caché dans mes vêtements, j’aurais toujours eu mes pieds, mes poings et la Force. Mes plus grandes armes, au final.

    Finalement, le silence fut rompu par une autre Twi’lek bleue d’environ dix-huit ans qui s’adressa à moi d’une petite voix :

    - Vous êtes qui ? Vous ne faites pas partie du convoi…

    J’hésitai à inventer un mensonge crédible avant de me résoudre à dire la vérité. Il fallait m’assurer de la coopération des autres esclaves pour que notre ruse fonctionne, et si je leur mentais, je pouvais dire adieu à toute forme de confiance. Ainsi, je lui répondis à voix basse :

    - Je m’appelle Kinsa Talik, et voici ma sœur Zadyssa. Nous sommes des Chevalières Jedi et nous avons été envoyées pour enquêter sur une situation suspecte sur Kafrene. Autrement dit… Nous sommes là pour vous libérer.

    Des murmures parcoururent le parterre de femmes, qui parurent soudain reprendre espoir. Malgré les vingt ans de calomnie de la fausse République, le nom des Jedi signifiait toujours quelque chose. Heureusement. Après tout, nous employions à restaurer la réputation de notre Ordre de gardiens de la paix et agents de la justice. 

    Ce fut Zadyssa qui expliqua le plan de la manière la plus concise possible pour ne pas risquer d’interférence dans nos projets. Je remarquai qu’elle avait été affectée de manière positive par le changement d’atmosphère et le regain d’optimisme des esclaves qui nous entouraient. Personnellement, j’avais réussi à m’isoler davantage émotionnellement des autres au bout d’un certain temps, ce qui me permettrait de conserver mon professionnalisme dans tous les cas. 

    - Désolée de ma curiosité, mais… Vous…demanda timidement la même Twi’lek que tout à l’heure.
    - Tu peux tout dire. Les Jedi sont assez réceptifs aux questions, disons. 
    - Pourquoi est-ce que vous avez les tatouages des Tualin ? 

    Je fronçai les sourcils. Peut-être avais-je inconsciemment reproduit les tatouages que ma mère m’avait montrés quand je n’étais qu’une enfant, mais je ne me souvenais plus qu’ils étaient caractéristiques de sa famille. Il fallait dire que je n’avais jamais beaucoup posé de questions sur mon ascendance Twi’lek, me concentrant sur la partie de ma famille qui venait de Mandalore, sans doute parce que je n’avais jamais vécu sur Ryloth. Je n’y avais même jamais mis les pieds.

    - Ma mère s’appelait Sya Tualin avant de prendre le nom de Talik, déclarai-je. Pourquoi ?

    Elle écarquilla les yeux.

    - Attendez… Vous parlez de la Sya Tualin ? Celle qui s’est enfuie de Ryloth dans l’évasion la plus spectaculaire de la décennie ? Ma grand-mère se vantait toujours d’être sa cousine, même si elles ne s’étaient vues qu’une ou deux fois. 

    Je laissai échapper un petit rire, sous le regard perplexe de Zadyssa. Je ne m’attendais pas à ce que ma mère soit une célébrité sur Ryloth… Même si, d’après son récit, leur échappée belle de la planète était mémorable, impliquant quelques explosions plus ou moins volontaires et une course-poursuite dans l’astroport. 

    - C’est elle, oui. 

    Mais alors… Cette fille était une de mes cousines éloignées. Ce qui signifiait qu’à nouveau, ma famille maternelle avait été réduite en esclavage. Encore. Mon expression se durcit. Quoi qu’il arrive… Cette mission était devenue personnelle. Pour les Mandaloriens, la famille était sacrée, l’un des fondements notre culture, et même si je ne les connaissais pas, j’étais liée à eux. C’était mon devoir de les protéger : peut-être était-ce pour que je le fasse que la Force avait provoqué cette mission.

    - Comment est-ce que tu t’appelles ?
    - Koyi. 
    - Et... je suis sa sœur, Hirani, intervint une autre Twi’lek encore plus jeune, bleue elle aussi. 

    Zadyssa, qui s’était mise sur ses gardes pendant que je parlais, me fit un signe et je compris : des esclavagistes arrivaient. Je posai mon doigt sur la bouche pour intimer le silence aux autres et me reculai. Il ne fallait pas qu’ils remarquent quelque chose d’inhabituel. Ainsi, lorsqu’ils ouvrirent la porte, nous étions toutes silencieuses, la tête basse. Je détestais cette position… Mais lorsque j’étais en infiltration, ce n’était pas moi qui me soumettais, c’était mon personnage, et cela faisait toute ma différence. Il me suffisait de penser au couteau que je sentais dans mes vêtements pour oublier la honte de ma position. 

    - Allez, debout ! ordonna l’esclavagiste, un Twi’lek à la peau orangée. C’est l’heure du tri.

    Le tri ? J’échangeai un regard avec Zadyssa. Il ne fallait pas que nous soyons séparées : individuellement, nous pouvions encore être arrêtées, mais à deux, ceux en face n’avaient aucune chance. En tout cas… Si les choses ne se passaient pas comme nous le voulions, il y avait toujours l’option d’utiliser la Persuasion. C’était risqué, mais tant que leur chef n’était pas un Toydarien… Ou un Hutt… 

    Le groupe fut emmené dans une salle annexe, rejoignant d’autres esclaves. En tout, nous devions être une petite centaine de femmes, d’environ dix à quarante ans. Je fis tout mon possible pour réprimer mon dégoût lorsqu’un autre esclavagiste, un Chagrien cette fois, commença à reluquer la « marchandise », sans doute pour évaluer son prix en fonction de sa beauté. Même les adolescentes y passaient, et la plupart étaient vêtues de tenues assez révélatrices qui n’auraient jamais dû être portées par des gamines de treize ans, surtout pour la seule fonction d’être détaillées par le regard lubrique d’un mâle. Je serrai les poings, combattant une envie grandissante de fendre les rangs, de dégainer mon couteau et de crever les yeux de ce pervers. 

    Finalement, ce fut à mon tour, et il ne manqua pas de remarquer que j’étais un peu plus vêtue que les autres. Me déshabillant du regard d’une façon qui me rendait malade, il parut ne pas se contenter de son imagination. Avec un rire gras, il passa la main sur mon poignet, m’obligeant à retenir mon réflexe de défense, et tira d’un geste sec le bout de tissu mal cousu qui recouvrait mon bras gauche, révélant ainsi mon épaule nue. Aussitôt, il déchanta : cette partie de mon corps avait des cicatrices apparentes, certaines anciennes, d’autres plus récentes. J’esquissai un sourire face à sa surprise : il ne devait plus me considérer comme aussi séduisante, maintenant… La vie de combattante laissait des marques, depuis des années, et mon corps était un témoignage vivant de ma dédication à mon rôle. 

    Il secoua la tête, dépréciatif, et m’envoya vers la gauche, avec les femmes plus âgées. Mais lorsque je constatai que Zadyssa était la prochaine à subir ce traitement et qu’il avançait déjà une main vers elle, le dégoût se transforma en colère. Il n’avait aucun droit de regarder ma petite sœur comme il m’avait regardée, avec cette convoitise malsaine qui donnait envie de vomir. Il n’avait pas le droit. Zadyssa était juste… Elle était juste une enfant, à mes yeux. Une enfant fragile face à ce genre de situation, tétanisée par la seule perspective d’être touchée. Personne ne pouvait me toucher sans mon consentement, même dans les interactions normales, alors personne ne pouvait la toucher ainsi. Je serrai les poings, me retenant de faire quelque chose que je regretterais, et me contentai de m’exclamer : 

    - Toi ! Le Chagrien ! 
    - Qui t’a donné la permission de parler, esclave ? grogna-t-il.
    - Tu vas nous emmener, moi, cette jeune fille et les Twi’leks nommées Koyi et Hirani à ton supérieur, celui qui gère ce trafic, fis-je en utilisant la Persuasion avec autant de force que je pouvais. Nous sommes des cadeaux pour lui.

    Mentalement, je sentis Zadyssa ajouter sa force à ma suggestion, et je la remerciai du regard : nous faisions une bonne équipe lorsqu’il s’agissait de combiner nos forces… Je voulais également garder les deux Tualin près de moi pour pouvoir veiller sur elles, d’autant plus qu’elles n’avaient pas passé « l’inspection ». Elles étaient plus en sécurité avec deux Jedi qu’aux mains d’un tel homme. 

    - Très bien, acquiesça le Chagrien, à présent sous influence. Vous quatre, vous venez avec moi. Vous servirez de cadeau au chef. 

    Un mince sourire se dessina sur mon visage tandis que mes poings se relâchaient. Je n’allais pas les utiliser… Pas encore.

    samedi 24 août 2019 - 23:16 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Ordo

    Ordo

    19656 Crédits Modo

    Mission Légende - Nuages Rouges


    Au crépuscule, ils se réunirent tous dans une salle de conférence luxueuse. Il fut accordé à Cenovii de faire partie de l'assemblée en tant que garde du corps mais il dû signer un contrat selon lequel il n'avait aucun droit d'ébruiter les pourparlers. La réunion était ennuyeuse au possible pour un Mandalorien n'ayant que peu d'attraits pour l'industrie ou le commerce. Elle s'éternisait tandis que Ceno restait là, droit dans ses bottes de beskar, à ressentir les auras de chacun. 

    C'était un dialogue de sourds. D'un côté Anoléïs avait revu ses offres à la hausse jusqu'à une somme exorbitante, il tenait apparemment beaucoup à racheter Ugnorgrad. Ceno pensa que le prix à payer devait être peu de chose en comparaison des profits engendrés par la suite. Mais la sénatrice resta enracinées sur ses positions malgré toutes les assurances apportées par Anoléïs, invoquant les droits des Ugnaughts, leur indépendance n'ayant pas de prix. Si Anoléïs était contrarié par la Sénatrice Pers, ce qui semblait compréhensible, cette-dernière gonflait la poitrine et répondait avec audace. Leurs échanges semblaient sincères et ne trahirent aucune manipulation d'un côté ou de l'autre. 

    Seul Panius Pers semblait très soucieux. Plus que ça... Ceno ressentait une inquiétude très profonde en lui. Et une pointe de colère, à l'encontre de l'administrateur peut-être, il était difficile à cerner. 

    À la fin de la réunion, statu quo. Rien n'avait bougé. Anoléïs faisait la gueule mais en tant qu'homme d'affaire respectable il serra chaleureusement la main de la sénatrice avant son départ.


    Anoleïs - Madame, je respecte vos convictions. Nous allons nous concerter et revoir notre offre. Merci de vous être déplacé jusqu'ici, au péril de votre vie. Les Ugnaughts ont de la chance de vous avoir.

    Pers - Peu importe l'offre, Mr Anoléïs, je vous le répète une fois encore, Ugnorgrad n'est pas à vendre. Je vous remercie à mon tour pour votre accueil et ne vous inquiétez pas de mon sort, je vivrai encore longtemps pour défendre notre indépendance.

    Anoléïs - C'est tout à votre honneur. Au revoir, Sénatrice, et bon retour chez vous.

    Pers - Mr l'Administrateur.


    Ils se saluèrent de façon très protocolaire. Anoléïs et Panius échangèrent un simple hochement de tête, l'administrateur d'Urgnorgrad devait rester à Cloud City pour étudier différents contrats de libre échange entre leur station respective, favorisant ainsi l'entente espérée par la sénatrice. Tout semblait se dérouler au mieux pour les Ugnaughts. Mais Cenovii ressentait toujours un certain malaise lattant. Ne craignant pas pour la sécurité de la sénatrice dans ces circonstances, il l'abandonna un moment, se dirigea vers Anoléïs pour l'interroger et ainsi laisser plus de temps à Kinsa pour son enquête.


    Ceno - Auriez-vous un instant ?

    Anoleïs - Je suis un homme très occupé, Maître Jedi. Mais je veux bien vous accorder deux minutes.


    Cenovii toisa les businessmen et les gardes qui gravitaient autour d'eux. Anoléïs compris qu'il devait avoir cette conversation en privée et d'un geste congédia ses collègues et sa garde. Il retourna vers Ceno avec un air semi exaspéré semi pressé.


    Anoleïs - Je vous écoute.

    Ceno - Administrateur, vous semblez être un homme de bon sens, et vous êtes doués en affaires, mais il semblerait que votre projet de rachat d'Urgnorgrad soit voué à l'échec. Pourtant vous ne voulez pas laisser tomber. Pourquoi?

    Anoleïs - Je ne vous apprendrai rien. C'est évidemment pour le profit. 

    Ceno - Votre profit personnel ?

    Anoleïs - Vous me vexez... Les bénéfices rapportés par Ugnorgrad couplés à ceux de Cloud City permettront à notre entreprise de s'épanouir et de créer de nouvelles méga structures sur Bespin et ailleurs. En outre tous les travailleurs du gaz tibana seront mieux rétribués et vivront mieux. Ce serait bénéfique pour tout le monde, pas seulement pour moi.

    Ceno - . . . J'en prends bonne note. A priori les Ugnaughts ne vous laisseront pas faire, Pers ne cédera pas. Comment comptez vous procéder à l'avenir? Ou plutôt... Jusqu'où êtes-vous prêts à aller pour que ce rachat soit effectif ?


    La tension monta légèrement. Ce n'était pas une accusation mais un soupçon à peine voilé de la part du Jedi. L'administrateur fronça les sourcils. Il sembla, à nouveau, vexé par une telle question. Avec sang froid, il déclama :


    Anoleïs - Nous emploierons tous les moyens légaux pour cela.


    Sa franchise étonna le Mandalorien. Il avait bien spécifié "légaux" pour mettre fin à toute suspicion, mais n'avait pas non plus cherché à esquiver la réalité de ses affaires. Il continuerait à mettre une pression financière, c'était effectivement un requin, impitoyable dés qu'il s'agit d'argent, et il ne s'en cachait guère. Le côté obscur pouvait se manifester de bien des manières, et les hommes comme lui, avide de crédits et de pouvoir, en était imprégné.


    Ceno - J'ai une dernière question.

    Anoleïs - Faites vite. Je n'ai pas que ça à faire.

    Ceno - Vous êtes-vous déjà rendu dans le système Vjun ?


    Il cilla. Ce fut compliqué de définir si c'était dû à la surprise de la question ou à autre chose.


    Anoleïs - Pourquoi irais-je là-bas? Il n'y a rien.

    Ceno - Ou peut-être un de vos collaborateurs?

    Anoleïs - . . .


    Il était visiblement ennuyé. Ceno l'analysa avec plus de précision à cet instant, mais il n'eu pas le temps de discerner quoi que ce soit. L'esprit de l'Administrateur Anoléïs était un vrai labyrinthe.


    Anoleïs - Non. Ecoutez, je ne sais pas ce que font mes associés de leur temps libre, mais je les imagine mal se rendre dans de tels endroits... putrides... pour leurs vacances. Maintenant si vous voulez bien m'excuser.

    Ceno - Je vous en prie, merci pour votre coopération.


    Paisiblement, le Jedi s'écarta et laissa passer l'administrateur. Une fois la salle vide, il prit la direction des quartiers de la Sénatrice pour y monter la garde. Elle était dans ses quartiers privés, le Mando ne voulait pas savoir ce qu'elle y faisait et vida son esprit pour réfléchir à la situation. Si celle-ci ressemblait à un échange commercial banal, la tension qu'il percevait était anormal. Et l'assassinat orchestré de la sénatrice? Tout était confus. Enfin, Kinsa reparu et il fut soulagé de la voir. Tous deux se faufilèrent discrètement dans un vestiaire.


    Ceno - Alors? J'espère que tu as trouvé quelque chose.

    Kinsa - Non Maître... Rien du tout.


    Il resta là un instant sans rien dire, comme désemparé.


    Ceno - Rien de rien? Pas le moindre contrat louche? Pas d'infos sur Vjun ou la sénatrice?

    Kinsa - Je vous l'ai dit, tout ce que j'ai copié sur ce disque ne comporte aucune information compromettante. Seuls quelques fichiers sont cryptés mais j'ai de sérieux doutes quand à l'auteur de la tentative d'assassinat.

    Ceno - Hmmm...


    Il tenait le bout de son casque au niveau du menton, signe qu'il réfléchissait.


    Ceno - C'est pareil avec Anoléïs. Je n'ai pas senti d'intentions belliqueuses chez lui, c'est juste un homme d'affaire peu scrupuleux...

    Kinsa - ... capable d'ordonner un meurtre? 

    Ceno - Je ne sais pas...


    Le duo de Jedi n'était guère avancé. Leur enquête piétinait. Tout était troublé.


    Kinsa - Qu'allons-nous faire?

    Ceno - Bon... Donne ce disque à R8, avec un peu de chance il arrivera à craquer les données cryptées, mais ça risque de prendre un peu de temps. Quand à nous... On va continuer à veiller sur les Pers. Je ressens un danger, une manifestation du côté obscur, qui se concentre autour de Panius.

    Kinsa - Vraiment ?

    Ceno - Fais appel à ton intuition, tout paraît normal, mais il y a bien quelque chose qui ne tourne pas rond. Sinon, il n'y aurait pas eu ce tueur...

    Kinsa - C'était peut-être Panius la cible de l'attentat ?

    Ceno - Qu'est-ce qui te fait dire ça?

    Kinsa - Il était là pendant l'attaque. Et puis, même si la Sénatrice s'est déplacée pour asseoir la position Ugnaught, c'est bien Panius le signataire potentiel. S'il disparaissait, un nouvel Administrateur, peut-être plus docile, et sans rapport avec la Sénatrice, accepterait sûrement de vendre la station.

    Ceno - ... Hum ... Ce n'est pas bête ...

    Kinsa - Haha! Cela m'arrive parfois.

    Ceno - C'est une piste à explorer, même si ça n'est qu'une supposition. On ferait mieux de surveiller Panius de près.

    Kinsa - Oui, mais, et la Sénatrice?

    Ceno - Elle repart pour Coruscant tout à l'heure. Pad prendra notre relais sur place. Nous en avons fini avec elle.

    Kinsa - Désolé de dire ça mais... Ce n'est pas pour me déplaire.

    Ceno - Hmmf, je te comprends.


    Prolonger leur mission n'était pas prévu mais l'ensemble de cette affaire nécessitait des approfondissements, aussi le duo Maitre-Padawan accompagna la Sénatrice jusqu'à la plate-forme où son vaisseau se trouvait pour la saluer.


    Pers - Bien, me voilà enfin débarrassés de vous. Vous voyez bien qu'il n'y avait pas à s'inquiéter plus que ça.

    Ceno - C'est tant mieux. Cela dit, Maître Naberry s'occupera de votre escorte à Coruscant.

    Pers - Ho c'est une vieille amie ! Je préfère de loin sa compagnie à la vôtre, sauf votre respect.

    Ceno - Il n'y a pas de mal. Au revoir, Sénatrice Pers.


    Elle et son frère s'embrassèrent longuement avant qu'elle ne grimpe dans son vaisseau, suivi par tous ses collaborateurs et employés. Puis Panius se dirigea vers Kinsa et Ceno avec un air intrigué.


    Panius - Mais... Vous ne repartez pas avec elle...?

    Ceno - Nous restons pour veiller sur vous jusqu'à votre retour à votre station.

    Panius - Il ne faut pas vous donner cette peine voyons, je suis en sécurité ici. Vous devriez repartir aussi.

    Kinsa - Notre compagnie vous incommode-t-elle, Administrateur Pers?

    Panius - Ha, non, pas du tout, du tout... Je voulais juste que vous puissiez surveiller ma chère sœur.


    Les moteurs vrombirent et le vaisseau décolla à ce moment-là. 


    Ceno - Nous préférons rester pour l'instant, votre sœur ne risque...


    Tout à coup une crainte très nette s'instigua en Ceno, comme une fracture de la Force imminente ! Kinsa la ressentit en même temps et se crispa. Aussitôt, le Mando-Jedi activa les fonctions de son armure et s'apprêta à s’envoler vers le vaisseau de Pers qui avait maintenant atteint les nuages orangés de la cité. Alors qu'il couru vers le bout de la plate-forme, le vaisseau de la Sénatrice explosa dans les cieux.

    Illuminant les visières des deux Jedi, l'explosion évapora toute la navette et ses occupants, laissant une fumée noire ternir la couleur des nuages qui désormais peignait le ciel d'une traînée rouge sombre.

    L'instant d'après, Panius s'écroula sur lui-même, agenouillés, la tête entre ses mains. Tous ses gardes s'agitèrent autour de lui, ils le prirent par les épaules pour le mener en lieu sûr. Kinsa et Ceno, eux-même encore sous le choc, agirent vite et s’empressèrent de les suivre, mais la garde personnelle de Panius voulu l'en empêcher. Leur capitaine s'avança:


    Ceno - Qu'est-ce que vous faites? Nous sommes là pour vous aider !

    Capitaine - Nous menons Panius dans les salles sécurisées de l'administrateur Anoléïs ! Et vous devez vous rendre immédiatement !

    Kinsa - Mais c'est Anoléïs qui a orchestré ça ! C'est évident !

    Capitaine - Jetez vos armes !!


    Kinsa ne savait plus où donner de la tête. Sans un mot, Cera désactiva les options mortelles de son beskar'gam, puis s’empara de son sabre et le jeta sur la plate-forme.


    Kinsa - Mais qu...?!

    Ceno - Fais ce qu'il dit.

    Ce message a été modifié par Ordo le jeudi 17 octobre 2019 - 20:53

    jeudi 17 octobre 2019 - 20:50 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

    7987 Crédits

    Mission : L'Arène

    J'étais soulagée. Soulagée, c'était le mot. À peine quelques secondes plus tôt, un mâle au regard détestablement lubrique s'approchait de moi. Je m'étais alors figée, incapable de réagir. Heureusement, ma grande soeur avait été là pour me tirer de ce mauvais pas et rester sur notre objectif initial : nous approcher de la tête du trafic et la couper nette. Nous étions ainsi désormais dans une navette en direction du chef en question. Visiblement, celui-ci n'était pas dans les parages et je le compris en constatant que nous passâmes en hyperespace. À mes côtés, Kinsa surveillait du coin de l'oeil ses deux cousines pour s'assurer qu'elles allaient bien. Cette rencontre m'avait pour le moins surprise, je ne m'étais pas attendue à trouver de sa famille ici. Encore moins dans une situation comme celle-ci. À vrai dire, je ne m'étais jamais interrogée sur la famille maternelle de mon ex-maître, ayant surtout entendu parler du fameux Kinsan Talik. Évidemment, elle m'avait raconté d'où venaient ses parents, mais je le ne l'avais pas étendu aux autres.

    Au moins, elles étaient sauvées : elles ne tomberaient plus jamais dans les mains d'esclavagistes, je pouvais le garantir. Comment ? Parce que je connaissais Kinsa, elle ne laisserait jamais cela se reproduire. Comme elle ne laisserait jamais Law revenir me capturer. Elle l'avait déjà démontré. Quoi qu'il en soit, nous étions dans une bonne passe : les passagers de la navette, tous armés, étaient une dizaine et nous conduisaient auprès du créateur de ce trafic. Ou tout du moins, de celui qui le gérait actuellement. J'osais espérer que ce n'était pas le successeur d'un autre pervers, cela signifierait que plus de femmes avaient eu à subir le même traitement inhumain. En tout cas, il allait rapidement se faire destituer, celui-là ! Lui et tous les autres.

    Kinsa me prit la main.

    - Ça va ? me demanda-t-elle avec une voix inquiète que je lui connaissais bien.

    J'avais appris qu'il était impossible de lui mentir, alors je fus honnête :

    - Je... Disons que ça ira, mais non.
    - Le tri ?

    J'acquiesçai silencieusement. Je ne pouvais intégrer que des hommes faisaient cela par pur plaisir. Ne voyaient-ils donc pas toute la souffrance qu'ils causaient ? C'était... c'était... c'était atroce et horrible. C'étaient juste des pervers, et rien d'autre.

    Ma grande soeur me pressa tendrement la main et je sentis une vague de colère l'envahir. En fait, tout son être traduisait l'envie d'en découvre, puis elle se calma.

    - Ça va aller.
    - Ça va aller, répétai-je tout en sachant pertinemment que j'aurai droit à une séance de maman-psy ce soir.

    Non pas que je ne les aimais pas, au contraire. C'étaient à la fois des moments que je chérissais et que je n'appréciais pas. Le second, parce que cela impliquait qu'il s'était passé quelque chose de grave et négatif, le premier parce que c'était rassurant d'être rassuré et d'être dans ses bras. Ça me coupait un temps du monde, de mon passé et de mes responsabilités. J'étais juste avec moi et ma grande soeur et plus rien ne pouvait interférer. Le monde devenait notre monde et c'était plus simple ainsi.

    J'estimai qu'il s'était écoulé une heure à une heure et demi depuis notre départ. Nous nous posâmes au terme de celle-ci sur une planète reculée dont j'ignorai l'existence. En même temps, il y en avait tellement... 

    La porte de notre quartier-cellule s'ouvrit sur le Chagrien lourdement armé et encadré de deux hommes portant des menottes qu'ils nous firent enfiler. Je résistai à la tentation de reculer pour sortir mon couteau et me laissai docilement faire alors que, pour une fois, tout mon être me criait de les assommer et de rejoindre le chef par moi-même. À mes côtés, je sentais que Kinsa bouillonnait d'envie de les frapper.

    - Il faut vous faire belle les filles, pour le voir, dit le Chagrien.

    À son ton, je devinai que je n'allais pas aimer. Et effectivement, m'avisant, il déchira le dos de mon haut afin de me dénuder davantage. J'eus alors le réflexe de me retourner violemment et de lui mettre mon coude dans la tête, comme me l'avait appris Kinsa. Il lâcha un gigantesque cri grave et son nez se mit à saigner. Aussitôt, l'un des hommes s'approcha de moi en ayant l'intention de me plaquer contre le mur, mais il ne put que m'effleurer. En effet, à peine eut-il tendu ses bras dans ma direction qu'il voltigea pour aller s'encastrer lourdement dans le mur.

    - Ne. Touche. Pas. À. Ma. Petite. Soeur, siffla Kinsa, menaçante.
    - Elle... elle... Force...., bredouilla le second homme.
    - Oui. J'ai la Force et je suis une Chevalière Jedi, tout comme ma petite soeur ici présente, clama-t-elle suffisamment fort pour que le reste de l'équipage - qui avait été ameuté par le boucan - entende. Maintenant, si quelqu'un veut se mettre en travers de notre chemin, qu'il le fasse. Mais il finira comme votre cher ami. Dans le mur, ajouta-t-elle en le pointant du doigt.

    Le silence lui répondit tandis qu'elle balayait les pervers d'un regard incendient.

    - Bien. Puisque personne ne veut nous embêter, que quelqu'un nous retire ces menottes et nous emmène à son chef. C'est non-négociable.

    Sa voix cassante et sa démonstration précédente eurent raison des hommes qui lui obéirent sagement. Nos poignets furent libérés et, accompagnées d'un Togruta, nous mîmes pieds à terre. La planète était un désert rocheux capable d'avaler un aventurier égaré, un guide était donc nécessaire.

    - Si tu nous entourloupes...

    L'homme ne dit pas un mot mais il était facilement compréhensible que la réponse était "Non, non, promis, pas d'entourloupe. Je suis un lâche et j'ai bien trop peur pour tenter ça. Moi je veux juste sauver ma peau.". Elle redescendit alors à mon niveau et, pour détendre l'atmosphère, lança :

    - Merci ! Je mourrais d'envie de les remettre à leur place.
    - J'avoue que c'est parti tout seul, répondis-je.
    - Et ça va ?

    J'acquiesçai lentement.

    - Ça va. Je suis prête à leur botter le cul. On reparlera de ça après. Et peut-être que je squatterai ton lit. Mais là, ça va.
    - Bien, parce que je vais avoir besoin de ton aide. On a un boss à battre !
    - On a un pervers à défoncer, tu veux dire.
    - Ça marche aussi.
    - J'ai envie de tester les techniques de corps-à-corps à faire à deux, dis-je. Celles que tu m'as apprises.

    Le regard malicieux qu'elle me lança disait clairement que ma demande était acceptée. Le chef des pervers s'était mis à dos un duo bien dangereux.

    vendredi 18 octobre 2019 - 17:55 Modification Admin Réaction Permalien

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    Kinsa-Talik

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    Mission : l’Arène

    S’il y avait bien quelque chose qui pouvait me pousser à changer le plan en cours de route, c’était bien l’esclavagiste qui touchait à Zadyssa. Cette dernière avait eu le réflexe de lui administrer un coup de coude dans le visage, ce qui me remplit de fierté puisque c’était une des premières choses que je lui avais apprises. Alors qu’un autre avait voulu s’en prendre à elle, je n’avais pas réfléchi et l’avais envoyé dans le mur, littéralement, le tout sous le regard admiratif de mes deux cousines. Mais révéler que je possédais la Force nous avais contraintes à prendre un rôle un peu plus actif dans notre trajet jusqu’à la tête de l’organisation. Par chance, ces voyous n’étaient pas particulièrement loyaux et constatèrent très vite où était leur intérêt dans l’histoire.

    Je gardais à l’œil Koyi et Hirani, qui me dévisageaient toujours, impressionnées par ma démonstration de force – ou de Force, c’était selon. Les deux adolescentes étaient à présent sous ma protection : chez les Mandaloriens, cela signifiait qu’il en allait de l’honneur de mon clan qu’il ne leur arrive rien. De mon clan, mais surtout du mien, celui de Kinsa Talik. Il restait tellement peu de personnes de ma famille…. Je me devais de les garder saines et sauves, et d’éviter au maximum les mauvaises surprises.

    Le Togruta qui nous servait de guide devint plus nerveux lorsqu’une sorte de palais arriva à portée de vue. Après quelques minutes de marche, il avala sa salive et nous indiqua :

    - C’est là. La demeure d’Havar Sing, notre chef.
    - Pas pour très longtemps...

    J’échangeai un sourire avec Zadyssa. Dans d’autres circonstances, il aurait été risqué de s’attaquer à un tel personnage sans autre arme qu’un couteau, mais la difficulté aurait résidé dans le fait de parvenir jusqu’à lui. Là… Nous pourrions l’approcher sans soupçons, et s’il y avait des gardes près de lui, moi ou mon ancienne padawan pourrait s’en occuper. 

    Comme prévu, il ne fut pas difficile d’entrer dans le bâtiment. Notre guide montra patte blanche et nous désigna avec un sourire comme étant un cadeau pour Havar Sing, et un regard goguenard plus tard, nous étions à l’intérieur. Un autre sbire prit le relais pour nous amener à leur chef, tandis que nous faisions de notre mieux pour paraître effrayées. Heureusement, aucune d’entre nous ne trahit sa satisfaction intérieure, et nous fûmes ainsi amenées devant un Palliduvan à la peau blanche et aux longs doigts osseux. En nous voyant, son visage s’étira en un rictus.

    - Mais que vois-je… Que vois-je… Quatre beautés sauvages rien que pour moi ? 

    Je m’avançai d’un pas dans le but de capter toute l’attention d’Havar sur moi. Ma manœuvre eut l’effet escompté : il s’approcha de moi, un éclat amusé dans ses yeux. Mais cet amusement était teinté de cruauté, qui contrasta avec son ton suave lorsqu’il fit :

    - En voilà qui une n’a pas froid aux yeux… J’apprécie ça. Quand elles se débattent, ça gâche le plaisir. Quel est ton nom, ma jolie ? Je sens qu’on va bien s’amuser tous les deux…

    C’était l’occasion parfaite. Il s’était placé si près de moi pour mon détaille qu’il était à portée de genou. Quelques secondes plus tard, il se pliait de douleur. Visiblement, les mâles de cette espèce avaient aussi leurs organes génitaux placés dans l’entrejambe. Animée par une détermination froide, je lui saisis le pouce et l’obligeai à se mettre à genoux. 

    - Mon nom est Kinsa Talik, chef du clan Talik, Chevalière Jedi. Et oui, on va bien s’amuser, seulement, pas de la manière dont tu le pensais. 

    Je me servis de la Force pour l’envoyer valser jusqu’à l’autre côté de la pièce. A ma grande surprise, il eut le cran de se relever et de sortir un blaster. Mais avant qu’il puisse tirer, l’arme s’envola et atterrit dans la main de Zadyssa, qui s’en servit pour mettre hors d’état de nuire deux gardes. Ces derniers étaient accourus en assistant à la scène, mais ils n’avaient pas sonné d’alerte. Laissant échapper un grognement de rage, Havar se précipita vers moi.

    - Tu ne m’enlèveras pas ça, femelle !

    J’écartai les mains.

    - On parie ?

    Alors qu’il n’était qu’à un mètre de moi, j’attirai à moi le couteau dissimulé dans mes vêtements. Une bonne chose quand il s’agissait de ces patrons de réseaux : rares étaient ceux qui savaient se battre sans arme. Ils étaient tous trop arrogants pour prévoir une situation comme celle-ci. Celui-ci n’avait ni de vibrolame ni de blaster de secours, et lorsqu’il tenta de me frapper à la gorge, j’enfonçai rapidement la lame de mon couteau dans son orbite droite, puis transperçai son œil gauche. Aveuglé, il tomba à genoux. 

    - C’est pour toutes celles que tu as regardées comme des simples objets, déclarai-je en lui administrant un coup de pied dans la tête, l’assommant sur le coup. 

    Du coin de l’œil, je vis l’expression d’Hirani et de Koyi, à mi-chemin entre l’admiration et la stupéfaction. Maintenant qu’Havar Sing était neutralisé, il fallait prendre le contrôle du bâtiment et se servir des informations pour démanteler son réseau. Je pris une grande inspiration. La mission n’était pas encore finie.

    Quelques jours plus tard…

    De retour sur Kafrene, l’atmosphère était celle d’un travail bien fait. Pendant ces quelques jours, nous avions décortiqué les informations trouvées dans la demeure d’Havar, des informations qui nous avaient donné assez de preuves concrètes pour envoyer en prison la tête et les différents bras droits du réseau d’esclavagistes. J’aurais aimé que toutes les missions de ce genre soient aussi faciles… Cette toile-là n’était ni particulièrement étendue ni particulièrement puissante, ce qui avait rendu facile l’arrestation des têtes pensantes de l’opération et la libération des esclaves. À présent, mon souci le plus important concernait la question de l’avenir de Koyi et Hirani. Durant les voyages, elles m’avaient confié que retourner sur Ryloth était bien trop risqué : elles avaient toutes les chances d’être à nouveau capturées. 

    - On veut apprendre à se défendre, me confia Koyi, alors que nous mangions dans l’Arrow avec Zadyssa. On veut savoir se battre, comme toi. Comme vous, ajouta-t-elle en regardant mon ancienne padawan. On en a assez d’être passives.
    - Mais on a pas la Force…fit remarquer Hirani, visiblement déçue de ne pas pouvoir suivre mes pas en tant que Jedi. 

    Il y eut un silence, puis Koyi parut se rappeler d’un détail :

    - Attends. Tu as dit que tu étais la chef du clan Talik. Tu es Mandalorienne, non ?
    - C’est ça. Mais…
    - Et n’importe qui peut devenir Mandalorien, s’il jure de respecter le Resol’nare ? 

    J’esquissai un sourire. Quelqu’un avait fait des recherches, apparemment… Je ne pouvais pas leur reprocher d’être curieuses à mon sujet. Et je commençais à voir leur idée. Je réfléchis pendant un temps. Une telle décision ne devait en aucun cas être prise à la légère. Rejoindre les Mandaloriens aurait pour elles un grand nombre de conséquences et d’obligations à respecter, et je tenais qu’elles les connaissent toutes. Après leur avoir énuméré tout ce qu’elles devaient savoir sur leur sujet, et leur avoir parlé un peu de la vie sur Mandalore, je vis leurs yeux étinceler. 

    - Vous êtes sûres que c’est ce que vous voulez ? L’entraînement est rude et tout n’est pas rose. Le combat deviendra une part essentielle de votre vie. 

    Elles hochèrent la tête, et Koyi ajouta avec gravité :

    - On sait que la galaxie n’est pas rose. On l’a vu, avec Hirani. En baver ne nous fait pas peur, si cela signifie être capables de se défendre et faire partie d’une communauté où on sera plus que des jolies filles. 

    Je me mordis la lèvre inférieure. Elles semblaient déterminées, et dans mon cœur, je savais que leur décision était déjà prise, peu importe ce que je pourrais leur dire pour les mettre en garde. Finalement, je souris.

    - Très bien. Vous viendrez à l’Académie avec moi, et je vous entraînerai. Je vous apprendrai à vous battre comme des Mandaloriennes, et je vous enseignerai le mando’a, et toutes les traditions. Pendant ce temps-là, vous participerez aux tâches de l’Académie comme des padawan, et quand j’estimerai que vous êtes prêtes, je vous amènerai sur Mandalore et je vous présenterai comme faisant partie du clan Talik. Si besoin, j’ai des amis là-bas qui vous aideront. Compris ?
    - Compris, firent-elles en chœur.

    J’échangeai un regard avec Zadyssa, qui souriait, puis me levai.

    - Je crois que notre mission ici est terminée, c’est l’occasion de le dire. Il est temps de retourner sur Yavin IV.

                                                                                                                     FIN


    vendredi 25 octobre 2019 - 23:13 Modification Admin Réaction Permalien

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    galen-starkyler

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    Mission : Le Darwi-Shi codex

    Nous venions en moins d’une visite normalisée des lieux de trouver les différents composants éparpillés d’un astrolabe, dont une partie des professeurs en sont visiblement propriétaires ou bien font partie intégrante de la décoration intellectuelle. Il y a fort à parier que l’instrument a été démonté par notre victime afin qu’il soit invisible ou existant dans cet institut ; une chose me paraît alors étrange, c’est comment les professeurs n’ont-ils pas fait plus attention à ces éléments. Peut-être que nous en serons plus une fois notre enquête avancée. Toujours est-il que nous avons presque fini notre tâche.
    Dexter me fait part, de manière télépathique et imagée, qu’il ne manque plus que la partie « mère » et l’essieu dans notre chasse aux pièces. D’une, je pense que le besalisk devrait faire attention à la manière dont il emploie la télépathie pour « projeter » une description imagée de ces deux éléments. De deux, il est vrai que nous allons devoir rassembler ces éléments afin de reconstituer l’astrolabe.

    Moi, à voix basse : - Dexter, prends garde lorsque tu envoies une image par la télépathie. Le résultat m’a paru assez flou, si je n’avais pas légèrement saisi ton intention.
    Dexter, à voix basse : - Désolé. Je n’ai pas tant l’habitude d’employer la télépathie, même si c’était pour vous faire partager la représentation des deux dernières pièces manquantes.
    Moi, toujours à voix basse : - Dans ce cas, il faudra y remédier. Une fois la mission terminée, je te ferais personnellement un exercice sur les bases de ce pouvoir.
    Dexter, toujours à voix basse : - Merci chevalier.

    La visite semble se terminer dans le hall d’entrée, où certains élèves circulent de manière monotone, et notre présence semble commencer à éveiller quelques soupçons. D’un silence complet, en évitant de croiser le moindre regard (que j’encourageais Dexter à faire), nous suivions le professeur keteerien vers ce qui semble être le parc de l’institut.
    Le parc s’avère être un grand espace rectangulaire au quadrillage de chemins parfait, aux haies de verdure bien entretenues et aux ornements artistiques bien conservés ; un parc où les apprenants ou les enseignants peuvent se promener librement, discuter sur l’herbe ou sur un banc ou encore observer les œuvres d’art comme les bustes de recteurs de l’institut ou les sculptures modernes. En soi, le parc est à l’image même de la politique environnementale de Bellassa.
    Le keteerien nous amène donc dans le parc, où peu de passants circulent entre les haies, et nous aborde de manière professionnelle… ou curieuse sur notre travail.

    Professeur agrégé n°3 : - Dites-moi chevalier Arek, cette visite de nos locaux ne partait pas d’un simple sentiment de curiosité intellectuelle. Pour avoir été autrefois inspecteur des forces de sécurité planétaires sur Onderon avant d’enseigner l’investigation générale, je devine aisément que vous êtes sur une piste fraîche qui peut vous mener à la cause du décès de Sohn-Yer.
    Moi : - Et comme vous êtes professeur à cet institut, je ne peux malheureusement rien vous révéler.
    Professeur agrégé n°3 : - Je comprends, le secret professionnel avant tout. Mais admettez que vous avez trouvé quelque chose susceptible de faire tomber le masque. Certains de nos élèves ont rapidement réagi de manière hyperactive lors de la nouvelle du décès, en voulant en savoir plus sur ce qui se passe. Votre présence ici-même leur donne raison pour tenter de fouiner dans tout l’établissement.
    Dexter, ouvrant son data-calpin : - Maintenant que j’y pense… quelle relation entretenait Jhak Sohn-Yer avec ses élèves, lors de ses cours et en-dehors ?
    Moi : - C’est vrai que nous n’avons pas encore abordé ce point sur notre enquête.
    Professeur agrégé n°3 : - Jhak faisait partie des membres de notre corps enseignant qui aimait rendre l’instruction interactive avec les élèves. Il prenait même le soin de donner des conseils et de chercher des avis auprès de ceux qu’il appelait « ses collaborateurs ». Une manière d’intégrer la concertation au cours, tel une maïeutique. Néanmoins, il pouvait se montrer très strict sur les opinions défavorables sur son domaine et ses méthodes d’apprentissage. Il lui arrivait de trouver des « négatifs ».
    Dexter : - Donc il y avait des étudiants qui n’appréciaient pas son enseignement.

    Le professeur nous enjoint de continuer la discussion en vagabondant parmi les chemins bordés de haies, se laissant aller sans trop de mal à la discussion.

    Professeur agrégé n°3 : - Je dirais plutôt… des étudiants qui ne comprennent pas sa vision. Jhak était un peu philosophe dans sa manière d’aborder les thématiques et les avis, en prenant du recul sur chaque question et en gardant un état d’esprit très cadré. Certains de nos élèves sont venus ici en passant avoir les connaissances et les moyens de résoudre presque « tout ». Et avoir réponse à tout, dans le domaine de la loi et surtout sur des sujets pointilleux que les énigmes, n’est pas un but convenable en soi. Jhak le faisait savoir de manière pragmatique et sophiste, démontrant que la justice par le savoir devait satisfaire un avenir commun, existentiel et raisonné et non une autosuffisance aveugle. Le dernier et seul élève avec qui il a eu des différends sur son approche a cessé de venir à ses cours depuis quelques jours.
    Dexter : - Et où pouvons-nous trouver cet élève ?
    Professeur agrégé n°3 : - Pas ici à vrai dire. Cela fait une semaine qu’il est rentré chez lui pour arrêt maladie, il a attrapé une sérieuse sinusite et une toux grasse qui l’empêche de venir étudier.
    Moi : - Espérons qu’il se rétablisse bien. L’interroger sur ses mésententes avec notre victime nous permettrait de faire progresser l’enquête. Nous n’avons pour l’instant que des brides d’informations.
    Dexter : - Et j’ajouterais à cela que nous aurions certainement à interroger la dernière classe qu’il a eu, afin d’avoir leur avis sur ses manières et son comportement.
    Moi : - Si nos théories s’avèrent ensuite exactes, nous pourrons vous en informer bientôt…

    Je m’arrête aussitôt, figé ou immobile devant un socle cubique et épais de parmabéton lisse grisâtre entre deux chemins croisés du milieu de la seconde moitié du parc. Le socle en question est posté là de manière ornementale mais ce qui est perché dessus est réellement l’objet de mon attirance. Je découvre un grand disque parfaitement rond, épais et lourd, forgé certainement dans un métal massif et résistant mais aussi supraconducteur ; son contour limbique est gradué, à l’aide de signes et de chiffres en ancien basic galactique, et sur sa partie supérieure se trouve un trône, subtilement ouvragé, qui doit certainement supporter un anneau de suspension par l'intermédiaire d'une bélière. L’objet est positionné en inclinaison à 30° vers l’intérieur du socle, soutenu par une moitié de cerceau en rouage, dont la partie du bas est émergée dans le parmabéton. Dexter observe comme moi l’objet, surpris, et comprend comme moi que nous avons trouvé la partie « mère » manquante.

    Professeur agrégé n°3, rieur : - Ha, je vois que vous avez remarqué cette mère d’astrolabe. C’est surprenant, n’est-ce-pas ? On s’attend à voir un astrolabe planisphérique sur ce socle et il ne reste que la partie principale et l’essieu.
    Moi, noyant le poisson : - On vous aurait vandalisé cet astrolabe ?
    Professeur agrégé n°3 : - C’est une question bien déconcertante. Nous avons une quantité d’objets scientifiques et décoratifs de valeur, faits dans des matériaux hors de prix, mais on décide de nous voler les différentes pièces d’un vieil astrolabe datant des premiers jours de cet institut. Nous avions cherché par nous-mêmes qui aurait pu le faire et où serait passé les pièces volées, mais nous avons fait chou blanc. Le voleur n’a laissé aucune trace derrière lui. Et cela remonte déjà à deux ans voyez-vous. Et depuis, nous avons pris l’habitude de consulter cet astrolabe incomplet, preuve que certains mystères peuvent ne pas être résolus avec des méthodes investigatrices classiques.

    Le keeterien nous laisse finalement, entendant la sonnerie de fin de pause, et nous laisse devant le socle de l’astrolabe incomplet. Il nous a fallu attendre un bon moment qu’il soit bien loin pour pouvoir nous concerter entre nous.

    Moi : - Dexter, tu penses à ca que je pense ?
    Dexter : - C’est sûrement un coup préparé de Sohn-Yer. Démonter l’astrolabe, dissimuler les différentes pièces et maquiller ça en vol sans conclusion, il s’est servi de ses capacités et connaissances pour réaliser pour ça et s’en servir pour ses projets. Soit son jeu de piste, soit d’autres secrets que sa maladie.
    Moi : - Et comme certains élèves ou autres particuliers ont des désaccords avec lui, il aurait cherché à protéger quelque chose auquel il ne voudrait laisser entre de mauvaises mains.
    Dexter : - À savoir… le Darwi-Shi codex. Mais si nous voulons récupérer les pièces retrouvées et les composer avec le reste ici, nous allons devoir nous faire discrets. Et vu les élèves qui nous voient d’un œil suspicieux, les professeurs qui sont inquiets et certains défauts de ma constitution dont je ne préfère pas énumérer les conséquences, c’est une tâche délicate et complexe.
    Moi : - Pas si on a une diversion à notre portée, cher padawan.
    Dexter : - Une diversion ? Comment ?

    Il s’aperçoit que je fixe à présent un point au loin et observe à son tour, intrigué. Pas très loin de notre position, vagabondant entre quelques haies et chemins du parc, un agent d’entretien humain et barbu passe le balai-râteau sur l’herbe afin de récupérer les quelques feuilles mortes envolées depuis les ormes vénérables du fond. À sa combinaison de travail et son trousseau de clés, on déduit qu’il sait tout faire.

    Dexter, perplexe et inquisiteur : - Et donc ?
    Moi : - Allons, un peu d’imagination. On a un agent d’entretien sous la main, nous sommes des utilisateurs de la Force. Donc…
    Dexter : - Sans vouloir vous critiquer, chevalier, ce n’est pas très réglo comme méthode.
    Moi : - Si tu proposes d’autre qui le soit et nous rend service, je t’écoute.

    Le besalisk pousse aussitôt un juron étouffé, comprenant que je l’ai mis dans une situation embarrassante puisqu’il n’a pas de solution plus simple et « réglo » que celle-ci. Sans me faire prier, je me dirige lentement vers l’agent, marchant tranquillement sans me faire remarquer, puis je profite de la distance rapprochée pour passer à l’action. Ma concentration au top, mon esprit vidé de toute pensée ou gêne, je fais un geste lent et circulaire de main pour appliquer un premier effet sur ma cible.
    L’agent d’entretien est figé dans ses mouvements, à la grande surprise de Dexter, et je m’approche de lui pour passer à la phase suivante. Tenir ma concentration sur la stase pendant que je le « persuade » est un exercice pour lequel je dois garder mon calme, respirer lentement et articuler mot à mot. Au risque de m'épuiser par ailleurs. Je vais même jusqu’à susurrer à l’oreille de l’homme.

    Moi, à ma cible : - Vous allez vous rendre tranquillement aux locaux de service. Vous irez devant la première boîte d’alarme incendie que vous voyez et vous l’enclencherez. Une fois la sirène tirée, vous attendez que les classes soient sorties en rassemblement d’urgence. Vous irez ensuite voir les professeurs référents pour dire qu’un début d’incendie est apparu dans le local de chaufferie. À ce moment-là, faites votre boulot comme s’il y avait vraiment un début d’incendie.

    Je me décale aussitôt, me recule en arrière en passant un bras vers Dexter pour l’inciter à en faire de même, puis je relâche ma concentration avec un peu de fatigue. Une fois libérée de son immobilisme, l’agent reprend le cours de ses gestes mais laisse de côté son travail pour aller vers le bâtiment.

    Agent d’entretien, persuadé : - J’vais aller voir tranquillement dans les locaux de service. On ne sait jamais ce qui peut se passer.
    Dexter, à voix basse : - Vous pensez que ça va marcher ?
    Moi, lui répondant au même ton : - Espérons-le franchement. Normalement, le temps que chaque enseignant fasse sortir leur classe actuelle, que les autres professionnels du bâtiment en fassent de même pour aider à l’appel et que notre agent persuadé fait son boulot avec mes recommandations, nous devrions avoir maximum trente minutes devant nous pour en rassembler une bonne partie. Et si jamais nous manquons de temps, nous n’aurons qu’à continuer de nuit. Lorsque le bâtiment sera vide.

    Personnellement, au vu du nombre de pièces à récupérer, trente minutes est un strict nécessaire. Il nous faudra alors profiter de la nuit pour faire le réassemblage et poursuivre ce « jeu de piste ». Sans nous douter que quelque chose nous épie depuis un moment à l’ombre d’un pin sombre d’Endor.

    dimanche 03 novembre 2019 - 18:07 Modification Admin Réaction Permalien

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    Enoliwen

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    Un pilote fantôme

    Zadyssa s'assit sur mon lit pendant que je m'asseyais en tailleur par terre. Je pris quelques minutes pour me plonger dans la Force et imaginer un adversaire. Dans ma tête, il avait l'apparence des ennemis tels que je les imaginais, enfant, dans les récits qu'on me racontait sur Bothawui. C'était un peu puéril, et j'en avais conscience, mais j'avais tellement été entouré de ces histoires qu'elles faisaient partie intégrante de mon imaginaire et de mes souvenirs.

    A l'évocation de mon enfance sur Bothawui, je me mis à songer à mes parents. Qu'étaient-ils en train de faire, en ce moment, là-bas ? La seule image qui me vint à l'esprit lorsque j'essayai de les imaginer était morose, teintée de colère et d'injustice. Reflet de mes propres sentiments, peut-être. Et même, à la réflexion, sûrement. En vérité, peut-être m'avaient-ils tout simplement oublié, rayé de leur mémoire par la honte et le ressentiment. Je tentai une nouvelle fois de me les représenter, mais ce qui me revint en tête fût comment j'étais parti, moi, en les abandonnant à leurs craintes et leur rancœur. J'aurais pu leur expliquer, leur montrer les aspects positifs des Jedi, les convaincre !
    Mais non, j'étais parti comme un voleur, fuyant dans l'aube d'un matin triste.

    Je réalisai alors que j'étais toujours assis sur le sol de ma chambre, sous le regard intrigué de Zadyssa, qui se demandait ce que je faisais.
    Je rougis, invoquai l'image de mon adversaire et me levai. Je me campai ensuite sur mes jambes en le visualisant en face de moi et commençai le combat.

    J'attaquai le premier, visant la main qui aurait dû tenir son sabre. J'imaginai qu'il m'esquivait d'un pas de côté et abaissait son sabre de telle façon que je n'aurais eu qu'une seconde pour le parer, ce que je fis tout en me rapprochant.

    Mauvaise idée.
    Il releva son sabre d'un geste fulgurant vers mon menton et je reculai d'un petit bond tout en tendant le bras pour le parer d'un rapide mouvement de poignet.
    Je fis un pas en diagonale et mon sabre vint à nouveau frapper le sien. Lentement, car il résistait, j'abaissai son sabre en appuyant avec le mien, qui était au-dessus. De nouveau dans mes pensées, je relâchai ma pression, ce qui lui laissa largement le temps de s'y soustraire, et, en poussant mon sabre sur le côté, il me toucha à l'épaule en profitant de l'ouverture que je lui laissais.

    Cependant, je profitai que mon sabre était vers le bas pour tenter une feinte vers son genou, et, lorsqu'il essaya de me parer, remontai rapidement à hauteur de sa propre épaule. Je le touchai et nous reculâmes.

    Au fur et à mesure que notre combat avançait, l'adversaire que je m'inventais me parut de plus en plus réel. Bien qu'il soit seulement dans ma tête, et que j'en ai conscience, il me donnait l'impression d'avoir une volonté propre. Plusieurs fois, m'étant complètement pris au jeu, je me rendis compte qu'il me semblait vraiment exister, être là, en face de moi, à parer mes attaques ou à riposter.
    Dans ma tête, je l'imaginais frapper de tous les côtés, foudroyant. En réponse, je tournoyais, esquivais et frappais son sabre, me rappelant tout ce que j'avais appris au cours de mes entrainements. Quelques fois, comme c'était déjà arrivé auparavant, je me surpris à modifier certains mouvements en fonction de mes préférences. Au fur et à mesure, je me rendis compte que les mouvements me paraissaient de plus en plus instinctifs, presque comme s'ils faisaient partie de moi.

    Finalement, je mis fin au combat.
    J'éteignis mon sabre et, épongeant la sueur de mon front, me tournai vers Zadyssa.

    - C'est bien ?

      Elle hocha la tête.

    - Tu me parais avoir bien intégré le Shii-Cho. Cependant, j'ai l'impression que tu te laisses parfois distraire par tes pensées, non ?

    - Euh... si, ça arrive.
    Je rougis et baissai la tête. J'avais envie de lui expliquer quelles étaient les pensées qui m'avaient distraites, et à quel point elles m'obsédaient justement, ces pensées. Mais je ne le fis pas. Je savais qu'en lui faisant part de ça, je passerais pour un gamin pleurnichard, pas capable d'être loin de ses parents pour quelques temps, et je n'en avais aucune envie. Mieux valait qu'elle me pense dissipé que pitoyable.

    Elle acquiesça à nouveau

    - Fais attention à ce que ça n'arrive pas pendant un vrai combat. Ce seraitrnennuyant de perdre un bras.

    Et de me demander de recommencer l'exercice, ce que je fis en suivant la même schéma que le première fois, toutefois plus rapidement.

    J'y arrivai mieux, cette fois-là, mais, n'étant pas totalement satisfaite, Zadyssa me demanda de recommencer une nouvelle fois.

    Pendant le combat, à intervalles réguliers, elle se mit à parler ou à chuchoter. Je m'interrompis une ou deux fois, avant de comprendre que ça faisait partie de l'exercice qu'elle voulait me voir faire. Une fois que j'eus compris, il me fallut encore deux tentatives avant de parvenir à faire abstraction de ses interventions.
    Tellement abstraction, d'ailleurs, que je finis par ne pas faire attention à elle lorsqu'elle me demanda de m'arrêter. Il fallut qu'elle se lève pour que je me rende compte que l'exercice prenait fin. Après un léger sermon sur ma façon d'être à chaque fois dans l'excès, nous reprîmes.
    Quelques essais plus tard, je semblais en bonne voie pour maîtriser les exercices.

    Le lendemain, après avoir mangé, Zadyssa me demanda de la rejoindre dans sa chambre pour finaliser le plan d'attaque. Elle m'avait raconté ce que lui avait dit Fen, m'informant au passage, à mon grand étonnement, que la chef du gang auquel il appartenait était sa tante, une certaine Adeya.
    Grâce à la description de Fen, qui s'était déjà approché de l'endroit, nous avions pu en établir un plan. Suite à ça, nous avions discuté et décidé de tenter une offensive contre le gang de nuit, question d'avoir l'avantage de l'effet de surprise. En tout cas, je l'espérais, car, jusqu'ici, ils avaient toujours eu une longueur d'avance sur nous.

    J'étais resté bouche bée en apprenant qu'aucune enquête n'avait été ne serait-ce qu'amorcée, malgré les plaintes adressées aux dirigeants. Avant de me rappeler que le politicien qui profitait de ces exactions était celui qui gérait la criminalité au niveau des petites entités comme les villages à qui appartenaient le minerais.
    Évidemment, avec un soutien comme ça, le gang jouissait d'une couverture qui lui permettait de faire à peu près ce qu'il voulait.

    Je rejoignis donc mon maitre vers midi, dans la petite pièce qui lui servait de chambre. Elle était en tous points similaire à la mienne, carrée, sobre, pour ne pas dire spartiate : elle avait pour seul ameublement un lit des plus simples, qui suffisait cependant à nos besoins. Par contre, au contraire du mien, le sol était plein de feuilles remplies d'écritures, de dessins et de symboles. J'étais pour l'instant incapable de les lire, sauf le "A" et lern"B", que je reconnus sur les feuilles, deux lettres que Zadyssa m'avaient apprises la veille et que je m'étais empressé de retenir, même si elles ne voulaient pas encore dire grand-chose pour moi. Cependant, Zadyssa m'avait promis que ça deviendrait plus claire aux fur et à mesure qu'elle m'apprendrait à lire les autres.

    Lorsque je passai la porte, elle était penchée au-dessus des feuilles et semblait absorbée par ce qu'il y avait marqué.

    - Maître ? Je suis là, m'annonçai-je

    Voyant qu'elle ne réagissais pas, je m'approchai d'elle et lui tapotai le dos.
    Surprise, elle leva les yeux et, se rendant compte que j'étais arrivé, m'invita à m'asseoir. J'obtempérai tandis qu'elle poussais ses feuilles pour me dégager une place.


    Elle prit une feuille et la posa devant moi.
    - Ça, c'est le plan que nous avons élaboré hier soir, commença-t-elle.

    J'acquiesçai, tout en le détaillant pour essayer d'en retenir le plus d'éléments possibles.

    - Fen a continué à travailler dessus, continua-t-elle. Il y a rajouté quelques annotations.

    De nouveau, je hochai la tête. En effet, je remarquai des détails en plus sur le plan, comme un des bâtiments, rectangulaire, qui avait été un peu agrandi, ou un autre, que nous avions dessiné ovale et qui était en fait rond.

    - D'après ses dires, les entrées se trouvent là, continua-t-elle. (Elle me désigna un point, à droite du dessin). Il y a sûrement aussi une entrée ici (elle me montra l'opposé du point précédent). Par contre, ce qui est étonnant, c'est qu'il n'y en a pas là (au milieu du que formaient les trois bâtiments principaux).

    - C'est peut-être parce qu'ils ne veulent pas qu'on puissent entrer directementrndans ce bâtiment ?

    Zadyssa, sceptique, haussa un sourcil.

    - Ben si ! Imaginez : le truc le plus important de votre base se trouve dans un bâtiment. Si vous voulez qu'on ait du mal à y accéder, il vous suffit de ne pas mettre de porte ! Ainsi, toute personne voulant entrer dans cet endroit devra obligatoirement passer par un de bâtiments latéraux, dans lequel vous aurez posté des sentinelles, pour empêcher tout intrus de s'y rendre. C'est logique !

    Zadyssa hocha la tête.
    - Effectivement, dis comme ça...

    Nous restâmes pensifs quelques instants.
    - Et sinon, vous avez une idée de ce qu'il y a autour de cet endroit ? Repris-je.

    - D'après ce que j'ai compris, le terrain est assez plat et il y a quelques arbres, en tout cas suffisamment pour que nous puissions cacher le vaisseau après l'atterrissage.

    Je hochai la tête.
    - Fen va nous aider ?

    - Oui. De toute façon, il n'a pas trop le choix : il vient.

    J'acquiesçai. Fen me paraissait sympathique, mais Zadyssa ne semblait pas l'apprécier. Je crois que l'annonce qu'il travaillait pour sa tante avait renforcé ce sentiment, parce qu'elle prononçait son nom avec un ton qui ne laissait guère place à l'imagination quant à son sentiment par rapport à lui.
    Toutefois, elle semblait le considérer comme un atout, d'autant plus qu'il connaissait pas mal de choses au sujet du gang.
    Il avait ainsi pu nous renseigner sur son nom, Pankluyn, et son chef, un Hutt qui se faisait appeler Nal Louyn, c'est-à-dire "glorieux Louyn" en Hutt, ainsi que ses seconds : deux Twi'lek nommés Koal et Sapui. D'après Fen, le gang comptait une petite trentaine de membres, en plus de l'appui du politicien. 
    Nous étions aussi passés par lui pour contacter Adeya et lui demander de l'aide.

    Nous passâmes une partie de l'après-midi sur notre stratégie. Ensuite, je réintégrai mes quartiers pour me préparer. Je rassemblai mes affaires, puis m'assit sur mon lit pour méditer. Une fois prêt, je rejoignis les deux autres dans le cockpit. Nous restâmes silencieux pendant que, au-dehors, le jour déclinait. Cette image du ciel qui fonçait m'apaisa. J'en avais bien besoin, d'ailleurs, car, à l'intérieur de moi, le stress montait. J'aimais bien me battre mais, malgré Adeya qui nous enverrait des renforts, j'avais l'impression que vouloir combattre trente individus à la fois était légèrement mégalomane. Pourtant, Zadyssa n'avait pas l'air de s'inquiéter outre-mesure. Je résolus donc à faire comme elle, et tentai tant bien que mal d'oublier mes craintes pour me concentrer sur le moment présent.

    Quelques minutes plus tard, nous arrivâmes en vue de la base de Pankluyn.
    Comme il était impossible d'approcher le vaisseau de la base sans alerter tous ses occupants, nous atterrîmes à une distance respectable. Nous rejoignîmes ensuite les renforts que nous avait envoyés Nuixy et qui étaient cachés dans un petit bosquet à proximité.
    Il y avait là un rassemblement éclectique des représentants de toutes les espèces officiellement établient sur la planète : deux Hutts, une dizaine d'Humains et une demi-douzaine de Twi'leks.
                                                                                                                                                                              *

    La sentinelle chancela un instant, puis ses jambes se dérobèrent sous elle. Je la rattrapai avant qu'elle ne touche le sol et l'y déposai doucement. Je m'étais servi des ombres de la nuit pour m'approcher et l'assommer. Elle ne m'avait pas vu venir, et aucun cri n'était sorti de sa bouche. J'espérais donc les autres gardes n'avaient rien entendu.

    À côté de moi, j'entendis un soupir étouffé et vis l'un de mes compagnons achever d'assommer la sentinelle suivante. Allaurkk m'adressa un signe de la main, signifiant que tout allait bien, et attendis que je le rejoignes.

    Nous fîmes quelques mètres en longeant le mur, avant de repérer un nouveau cerbère. À nouveau, Allaurkk s'approcha et l'assomma, pendant que je continuai d'avancer.

    Un mouvement furtif devant moi attira soudain mon attention. En plissant les yeux dans l'obscurité, je discernai une silhouette. Elle fut bientôt rejointe par une deuxième, bien plus massive, et puis par une troisième. Elles se déployèrent en arc de cercle en face de moi. Alors qu'elles se rapprochaient, j'esquissai un mouvement vers mon sabre, mais je m'arrêtai en chemin. Tarmtal, Galayd et Polejoa faisaient partie du gang de Nuixy. Nous nous étions séparés pour neutraliser les sentinelles. Les deux premiers, une femme et un homme, étaient humains et le dernier était un Hutt. Nous fûmes bientôt rejoints par Obroimen puis par Cebartu et Neruloï, qui, quant à eux, étaient Twi'leks.

    Une fois que nous nous fûmes mutuellement reconnus, nous nous mîmes en marche, rapidement rejoints par Allaurkk. Une fois certain que les environs étaient libres, j'allumai ma lampe-torche, l'éteignis et la rallumai une nouvelle fois, avant de l'éteindre et de la rallumer brièvement. "R.A.S., vous pouvez venir" était le message que je venais de transmettre à Zadyssa et au reste de notre groupe, en utilisant une variante du code morse.

    Ceci fait, nous nous remîmes en marche et arrivâmes devant une porte blindée, de la même matière que le reste du bâtiments, et dont je crochetai la serrure. Doucement, Galayd l'entrouvrit. Dans l'expectative, nous attendîmes un instant, mais rien ne bougea. Les sentinelles étaient peu nombreuses et, soit Pankluyn se croyait invulnérable, soit une mauvaise surprise nous attendait à l'intérieur. Nous entrâmes donc à la queue-leu-leu tous nos sens aux aguets.

    Nous passâmes une espèce de sas, puis traversâmes un couloir dont l'éclairage aux néons brûla nos yeux habitués à la pénombre, avant d'arriver à un embranchement. Nous choisîmes le couloir de gauche, car notre objectif était de se rapprocher du bâtiment principal.

    Au fur et à mesure que nous nous enfoncions dans le couloir, celui-ci devenait de plus en plus sombre. L'obscurité grandissante me donnait l'impression que les murs se refermaient sur nous. Impression peut-être justifiée, d'ailleurs, car je me rendis compte que la paroi, que j'atteignais tout à l'heure seulement du bout des doigts, je la touchais à présent à pleine mains.

    Nous croisâmes deux gardes faisant leur ronde dans les couloirs, mais ils n'eurent pas le temps de donner l'alerte que, déjà, les poignards de Tarmtal leur tranchaient la gorge. Seul déchira le silence mon hoquet de stupeur étouffé lorsque je les vis tomber, les poignards enfoncés jusqu'au manche, et le sursaut surpris du premier garde lorsqu'il nous vit surgir du recoin où l'on s'était dissimulé. Ce cri résonna dans le silence trop profond qui s'était fait depuis quelques instants. Inquiets, nous progressâmes plus lentement, à tâtons, et je sentais mes compagnons sur le qui-vive. Leur nervosité était pénible à supporter, car je captais celle de chacun d'entre nous comme à l'exponentielle.
    rn
    rnNotre but était bien sûr d'attirer à nous le plus de membres possible, maisrnnous voulions d'abord nous rapprocher du bâtiment principal, pour forcer lerngang à réagir vite et sans trop réfléchir. Nous progressâmes doncrnsilencieusement à travers la base, prêtant attention aux bruits quirnrésonnaient, c'est-à-dire celui de nos pas et de notre respiration. Peu à peu,rncomme obéissant à un accord tacite, nous nous mîmes à faire de plus en plus dernbruit.
    rn
    rnEt c'est ce moment que choisirent une bonne quinzaine de membres de Pankluynrnpour surgirent, soudainement, au détour d'un virage. Le premier du groupe, unrnTwi'lek bleu, vint à ma rencontre. Il arborait un air qui se voulait apaisant,rnet j'eus l'impression qu'il me considérait comme un enfant qui ne savait pas cernqu'il faisait. Je pris donc un air désorienté et surpris, enfantin. Lorsqu'ilrnfut suffisamment proche, je dégainai mon sabre-laser. Surpris, le Twi'lek n'eutrnpas le temps de réagir. Le reste de son groupe, cependant, fut rapide. Lerncombat s'engagea donc. Je vis Tarmtal et Galayd combattre dos à dos et Neruloïrnet Polejoa affronter chacun deux adversaires, tandis qu'Allaurkk se servait dernson blaster à la fois pour tirer et frapper son adversaire le plus proche,rnimité par Cebartu. Obroimen, quant à lui, combattait dans mon dos, et je ne purnvoir avec exactitude ce qu'il faisait. Je tranchai une épée, ou une arme que jernconsidérai comme telle, car n'aurais su vraiment la définir : elle tenait à larnfois du sabre, du poignard et du blaster, et je découvris que la plupart de nosrnassaillant la maniaient avec dextérité, en tenant parfois une dans chaque main.rnLes autres utilisaient des blasters, visiblement fait en minerais volés, et surrnlesquels les tirs des blasters de Cebartu et d'Allaurkk ricochaient parfois,rnavant de repartir frapper aléatoirement, ce qui rendait le terrain dangereux.

    Je me servis de mon sabre pour prendre l'avantage, avant que le coup bien ajusté d'un Twi'lek verdâtre ne l'envoie voler plus loin. Le coup suivant, porté cette fois par un humain colossal, m'obligea à dégainer en vitesse mon poignard. Je voulais récupérer mon sabre, mais mon adversaire ne m'en laissait pas le temps. Mon seul avantage contre cette montagne de muscle qui faisait deux fois ma taille, autant en hauteur qu'en largeur, était d'être gaucher. En effet, cela semblait le déstabiliser plus que je ne m'en serais douté, et je m'efforçais d'utiliser cet atout du mieux que pouvais, car mon adversaire compensait son ignorance du Shii-Cho par des coups d'une force incroyable. Profitant d'une passe d'arme qui avait tourné à mon avantage, j'utilisai la Vitesse de Force, dont je commençais à comprendre l'utilisation même si je ne la maitrisais pas encore, et je réussit à arracher son arme des mains de mon ennemi et à attirer mon sabre.

                                             *

    En repartant dans les couloirs, nous ne croisâmes plus que quelques patrouilles esseulées et peu nombreuses, et j'espérai que cela signifiait que notre plan se passait comme prévu, que notre diversion avait permis à Zadyssa et au reste du groupe d'entrer.

    Je m'étais placé en premier dans la file, car j'étais nyctalope et que, si elle n'était pas totale, la pénombre avait tout de même fortement assombri le couloir quand les lumières s'etaient éteintes, rendant la visibilité difficile.

    À chaque clignement de paupières, les prunelles terrifiées du garde que je venais d'achever se substituaient à la pénombre. Tout en avançant, je me demandais qui il était, s'il avait une famille, des rêves ou peut-être des parents qu'il visitait tout les week-ends, et qui s'inquièteraient de ne pas le voir paraître à l'heure du goûter.

    C'est parce que j'étais plongé dans ces réflexions que je ne distingai qu'au dernier moment le bras qui se tendait vers moi. Le temps de réaliser ce que ça impliquait, ledis bras abattit son poing sur ma tempe, et je sombrai dans l'inconscience.

    Ce message a été modifié par Enoliwen le lundi 17 février 2020 - 16:12

    lundi 11 novembre 2019 - 11:52 Modification Admin Réaction Permalien

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    Padme111

    26337 Crédits

    Titre : Le Darwi-Shi codex

    Une alarme retentissait ce qui permit au Jedi de prendre le départ pour « un jeu de piste ». Les professeurs quant à eux, s’interloquèrent puis dans un calme forcé commençaient à évacuer le bâtiment classe par classe tel qu’ils l’avaient appris dans les exercices de simulation. 

    Comme le chevalier avait estimé que la diversion prendrait environs trente minutes, il décida de se séparer du padawan afin de couvrir plus de terrain en moins de temps. Après avoir bien précisé qui allait chercher quoi, Galen s’éloigna de Dexter. Le Tythonien recherchait la règle, l’araignée et la mère. 

    Le premier élément que le padawan devait retrouver fut l’essieux qui était à l’opposer de sa position. Le réptiloïde se dirigea vers les couloirs et croisa deux classes à contre-courant. Il motivait les élèves et professeurs à rester dans le calme et de bien suivre la procédure d’évacuation. Malachite ne s’arrêtait pas, mais précisait aux professeurs que maître Arek s’occupait déjà d’aller vers l’incendie afin de l’éteindre. Lorsqu’il fut derrière les élèves, Dexter tourna vers un autre couloir et activa DAP afin qu’elle lui montre le plus court chemin pour lui arriver dans la pièce où ils avaient repéré l’essieux. Le besalisk croisa encore trois classes et tenait le même discours. Il se voulait rassurant et félicitait les professeurs pour leur efficacité. Enfin arrivé dans le hall principale intérieur, le colosse récupéra l’essieux. Non sans peine car il était bien attaché et sans la force mécanique de son bras supérieur gauche, le padawan aurait eu besoin d’outils. La pièce récupérer fut intacte, pas le socle. 

    Ensuite, le réptiloïde utilisa la Force dans la vitesse afin de récupérer du temps. Le bâtiment était tellement grand, que Malachite croisait encore des classes se dirigeants vers l’extérieur. Mais en fin de compte, il arriva dans le couloir voulu. Dexter s’arrêta et s’assurait qu’il n’y avait plus d’élèves dans le couloir avant d’observer les six tympans de l’astrolabe qui devait être recouvert par un papier-peint. Grâce aux griffes des doigts du besalisk, il n’eut pas de difficulté à transpercer la tapisserie. Avec délicatesse, le colosse détacha les objets. Lorsque la manœuvre délicate fut terminée, le Cyborg tenait les tympans dans sa main inférieur droite mécanique.

    Puis, il lui fallait encore du temps pour rejoindre la classe où était l’Alidade. L’alarme s’interrompit.

    Dexter – Oh oh ! Fin d’alerte ! Faudra faire vite. 

    Les élèves qu’ils avaient croisés plutôt, devaient probablement être rassurer qu’aucun incendie n’avait eu lieu. Les professeurs furent déjà occupés à rentrer dans le bâtiment. Le quadrumane sorti par la fenêtre après l’avoir ouverte afin de se retrouver dans la cour. Là, il observa les vitres de l’étage supérieur. Il calcula où fut la pièce ciblée et plongeant dans la Force, il sauta jusqu’au premier étage s’accrochant aux différentes moulures décoratives en pierre. Le padawan espéra que son poids ne détériore rien, hélas de petits morceaux de pierre se détachèrent régulièrement au fur et à mesure qu’il avançait. Toujours en utilisant la Force, il chercha les prises afin de se retrouver sur l’appuie de fenêtre. Là, il voulu entrer dans la classe, mais il n’eut pas d’autres choix que de casser la vitre. Enfin à l’intérieur, le quadrumane prit en main l’Alidade en main. La perception du danger semblait vouloir murmurer quelque chose au padawan. Dexter se retourna, mais ne vit personne. Il observa la pièce laissant couler la Force en lui, mais il n’y avait rien d’inquiétant. Ce ne fut que lorsqu’Dexter posa ses yeux vers la cour qu’il ressenti à nouveau la perception du danger. Durant les années où le besalisk fut seul à galérer dans la galaxie hostile aux Jedi, ce pouvoir de la Force lui avait été d’un grand secours bien que la Force ne fût pas aussi accessible qu’aujourd’hui. Lorsqu’on l’observait, Dexter le sentait. Le cyborg activa son œil de visée artificiel afin de zoomer et après quelques secondes de recherche, il aperçut une silhouette dans un des pins sombres d’Endor. Comme l’identification fut impossible, et que l’individu ne semblait pas vouloir bouger, Dexter s’empressa de prendre l’Alidade et de repartir dans le couloir. 

    Afin d’éviter de rencontrer les élèves et professeurs entrant, Dexter scanna rapidement l’endroit et trouva un monte-charge dans lequel il se planqua puis le fit descendre au rez-de-chaussée. Avec les trois différentes partie de l’Astrobale attachés sur sa tunique et ceinture, le padawan déjà peu discret aurait trop attirer l’attention s’il avait été vu.

    ***

    Le soir tombant, Galen arrivait prés de Dexter.

    Galen – J’ai les pièces de l’Astrolabe. Mais tu peux me dire ce qui s’est passé ?

    Dexter – Développe ?

    Galen – Vitre brisé, papier peint arraché et des moulures d’une grande valeur architecturale endommagé ?

    Dexter – Ah ça, c’est parce que j’ai joué à éléphant ninja* !

    Galen – Je ne suis pas certain de comprendre, mais ça n’a pas été facile de convaincre les professeurs à mon histoire de vandalisme. 

    Dexter – Moi aussi j’ai récupéré les pièces de l’Astrolabe. Plus qu’à le remonter. 

    Galen – Oui, j’aurais été plus vite si les professeurs ne s’étaient pas douté qu’il n’y avait pas eu d’incendie. 

    Dexter – Vos explications, les ont convaincus que ce fut l’œuvre d’un vandale. 

    Galen – Oui, je les aie persuadés que je m’occupais de le retrouver et qu’il était probablement le meurtrier. En revanche, ils m’ont demandé où tu étais et j’ai dû expliquer que tu avais de la maintenance à faire. 

    Dexter – Ah ah ! Ce n’est pas bien de se moquer d’un infirme. 

    Assurément, le maître plaisantait et le padawan le savait. Tout en discutant, l’un et l’autre remontait l’Astrolabe, pièce par pièce. 

    Galen en chuchotant – En ce qui concerne notre voyeur, il est toujours là. Je présume qu’il va bientôt agir. Lui comme nous, voulons que l’appareil soit remonté. Donc reste sur tes gardes. 

    Dexter – Oui oui, maître, je sais que je ne suis pas discret et que je n’ai pas votre éloquence. Mais pour visé ceci sur cela, je suis votre besalisk !

    Arek resta quelques seconds interrogateurs en observant le colosse qui s’appliquait au remontage de l’appareil. Dexter fit un clin d’œil au chevalier qui compris que le réptiloïde donnait le change. L’espion dans l’arbre ne devait pas comprendre les paroles à voix basses et donc devait s’imaginer la conversation. Malachite laissait la perception de vie et du danger agir en lui. Dès que l’individu dans le pin bougerait, le chevalier et le padawan étaient prés à le maîtriser. 

    Galen – Bien, Bravo. Maintenant que l’Astrolabe est monté, reste plus qu’à l’orienter correctement. 

    Dexter – Beaucoup de combinaisons, mais permettez-moi de reprendre mes notes. 

    En effet, dans le carnet du réptiloïde, il y avait dessiner la position du cadavre de Sohn-Yer. Ensemble, les Jedi positionnèrent l’instrument d’après cette posture. Une série de cliquetis se fit entendre. Un mécanisme secret se déverrouilla et ouvrit un tiroir dans le socle. L’un et l’autre découvrit ce qui était à l’intérieur. 

    Ensemble – Un manuscrit !

    C’est au moment où Galen se penchait pour prendre le livre en main que la Force leur picota la nuque. 

    Dexter tout bas – Il bouge. 

    Galen à voix basse – Je sais. Prends-le sur ta gauche. 

    Dexter à voix haute – Maitre, laissez moi le prendre. 

    Galen à voix haute – Non, je suis le maître, il est à moi. 

    Dexter – Ne faites pas votre Yoda ! « A moi, a moi » !!

    Le chevalier fut surpris de la référence et s’amusait de la complicité naissante avec ce drôle de padawan. Cependant, ni l’un ni l’autre fut déconcentré. Lorsque l’espion fut descendu du pin d’Endor, et suffisamment proche dans leur dos, le chevalier tournoya sur sa droite tandis que le padawan sur sa gauche. 


    Un mini poursuite s’en suivi, mais en quelque minutes, Dexter et Galen maîtrisèrent le jeune homme. C’était un individu au profile de brillant étudiant monomaniaque. 

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    * éléphant ninja est une référence à la série "Lethal Weapon S1 E11"

    mardi 12 novembre 2019 - 12:14 Modification Admin Réaction Permalien

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    galen-starkyler

    13177 Crédits Modo

    Mission : Le Darwi-Shi codex

    Ce fut sur un début de crépuscule sur la planète Bellassa que notre enquête avait pris de la marge et que nous étions sur clôturer cet étrange chapitre dans la monotonie de l’Institut Interfédéral Judiciaire. Alors que les cours se finissent tranquillement et que les élèves se rendent à leur réfectoire, que la plupart des enseignants vont retrouver leur chambre dans l’institut ou leur maison et faire quelques devoirs à corriger, un certain nombre des membres les plus émérites de l’établissement sont encore là.

    La salle du bureau de la Direction générale est un peu plus remplie que d’ordinaire, surtout à présent que la vérité va éclater au grand jour sur les circonstances qui ont amené au meurtre du gotal Sohn-Yer. Le directeur général, un tarsunt d’âge vénérable, nous a accueilli bien volontiers avec ces trois confrères pédagogiques lorsque nous avons mis la main sur notre coupable et terminé ce jeu de piste. Et afin de s’assurer qu’il n’irait pas bien loin, Dexter s’était occupé de solidement l’attacher au dossier de la chaise sur laquelle nous l’avons assis. Notre individu est un jeune étudiant humain en troisième année, venu des quartiers moyens de Coruscant et qui suivait un parcours d’apprenti investigateur qui lui permettrait de rendre justice tout en acquérant le savoir. Et d’après son dossier, il était brillant dans ses études mais il était d’une nature assez égoïste à force de chercher l’excellence et un meilleur dossier à constituer.
    Si bien que le directeur et les trois professeurs l’ont tout de suite reconnu quand nous l’avons amené.

    Professeur agrégé 1 : - Renechri Piedar. Franchement, je ne m’attendais pas à ce que ce soit vous. Sohn-Yer ne vous a pourtant rien reproché de grave pour que vous en veniez à l’assassiner. Il n’avait fait que vous orientez dans votre manière d’agir. Qu’est-ce qui vous a pris de tuer un de vos professeurs ?
    Renechri Piedar : -Sachez professeur que je ne justifierais pas mon acte. Autant me taire que de vous répondre.
    Professeur agrégé 3 : - Décidément quelle insolence. Il va de mal en pis.
    Dexter : - Et encore, pour le maîtriser complètement, ça nous a pris deux longues minutes.
    M. le Directeur : - Savoir que monsieur Piedar ici présent a commis un crime au sein de mon établissement est impardonnable. Mais avant de rendre mon verdict, j’aimerais comprendre comment êtes-vous parvenu à savoir que c’était lui, chers Jedi ? Tout portait à croire que c’était Kellald Whiphel, le turbulent et rebelle élève de la classe de Sohn-Yer, qui avait le mobile pour s’en prendre à lui.
    Moi : - C’est exact. Tout portait à croire que l’on accuserait le jeune Kellald. Son alibi de malade avec « sérieuse sinusite et une toux grasse » lui servait uniquement à passer son temps à travailler tout un argumentaire contre Jhak Sohn-Yer et sa philosophie, ainsi qu’une lettre de menace pour le faire chanter. Ces éléments démontraient le parfait mobile. Seulement…
    Professeur agrégé 2 : - Seulement ?
    Moi : - Deux détails l’écartaient comme le futur coupable. D’une, étant malade pendant une semaine, il n’a été très au courant des nouvelles de l’institut et il évitait l’établissement pour consolider son alibi. Et de deux, il est incapable de se servir d’une seringue pour la planter à la nuque avec une précision chirurgicale. Contrairement à monsieur Piedar.
    Dexter : - En fouillant le dossier scolaire de Whiphel, nous avons remarqué que les cours de chirurgie et d’anatomie ne figuraient pas dans son programme. Tout était orienté vers des sciences humaines et la crypto-criminologie dont il souhaitait se spécialiser. Et notre analyse du cadavre a révélé que Sohn-Yer a été tué avec un anesthésiant transmis par seringue dans sa nuque…
    Professeur agrégé 1 : - Et le sang alors ? Les blessures ? Pourquoi Jhak était-il couvert de blessures et s’est vidé de son sang ? Et puis l’étrange marque où nous l’avons retrouvé…
    Moi : - Justement, nous allons y venir. Donc, en supposant que Sohn-Yer avait été tué par anesthésiant, son meurtrier devait être quelqu’un qui savait manipuler un tel produit. Ajouté à cela le fait que ledit meurtrier s’était rendu dans le bureau de Sohn-Yer pour avoir une petite discussion avec lui. Et que la raison pour laquelle votre confrère gotal décédé a risqué sa vie est la chose dont il avait l’intention d’achever comme le clou de sa carrière et une cerise sur le gâteau de l’épreuve finale : le Darwi-Shi codex.

    L’étudiant se tourne vers moi malgré le fait qu’il est immobilisé sur la chaise et incapable de se défaire puisque le besalisk a bien serré les nœuds.

    Renechri Piedar : - Ce fichu gotal refusait de plaider en ma faveur pour les épreuves annuelles et il refusait que je l’aide à concevoir son fichu jeu d’investigation. Il a beau avoir accepté de me tuteurer comme référent, de partager avec moi les réflexions sur les nouvelles de la galaxie, il ne comprenait pas à quel point mon génie était supérieur aux autres élèves. Je méritais de finir mon année en beauté. Mais Sohn-Yer est un jour venu me voir en me disant que je devais rester dans la réalité, que je devais arrêter de toujours chercher le meilleur et le prestige. Ça m’a mis en colère. Ce soir-là, j’ai attendu patiemment que l’école ferme et je me doutais que Sohn-Yer serait encore là… à travailler sur son Darwi-Shi codex. Son petit cube soi-disant trouvé à un petit cartel cabalistique, qui renfermait des secrets sur certains vols et cargaisons volées depuis longtemps et jamais retrouvées. Sohn-Yer avait beau m’encadrer, il refusait de me mettre au parfum. Il comptait se garder tous ces secrets pour lui. Tout cet or qui devrait revenir à un génie aussi talentueux que moi. Et comme il refusait, ce soir-là, de répondre à ma requête… Il n’a eu que ce qu’il méritait ! Une mort pour un aveugle professeur qui œuvre comme un criminel !

    Je laisse le silence durer, fixant sa nervosité avec un air stoïque, et je scrute le regard des professeurs qui sont légèrement horrifiés par les aveux du jeune homme. Le directeur est toujours aussi calme et semble attendre la suite de notre conclusion.

    Moi : - Un criminel vous dites, monsieur Piedar ? Peut-être. Mais vous n’avez pas fait "que" tuer Sohn-Yer.
    Dexter : - Vous pensiez lui dérober directement le codex.
    Renechri Piedar : - J’ai cherché partout dans son bureau où il avait bien pu cacher son satané cube. Il n’était nulle part ! Et quand je l’ai vu fuir dans le couloir et le hall, en le rattrapant pour lui ordonner de me dire où il était… il était déjà mort. Même avec la dose d’anesthésiant que je lui avais injecté, il a décédé. Il m’a claqué entre les doigts sans que je comprenne comment ou pourquoi. Et comme il faisait sombre… je n’ai pas vu les indications qu’il a laissé lui-même avec son sang.
    Professeur agrégé 3 : - Comment ça ?! Jhak se serait lui-même blessé ? Pour faire ces marques ?
    Dexter : - Oui. Se sachant condamné d’avance, il devait trouver un moyen de communiquer le départ de son jeu de piste à partir de son meurtre. Ha, j’oubliais : je vous annonce que Jhak Sohn-Yer avait un cancer cérébral.
    M. le Directeur : - Par la Lumière, c’est horrible.
    Moi : - Il s’est donc sectionné lui-même pour réaliser le motif où on l’a retrouvé et il a formé avec son corps une posture qui aurait servi dans plusieurs étapes du parcours. Comme nous avons-nous-mêmes du faire ce jeu de piste pour trouver la raison de son meurtre et appâter le coupable…
    Dexter : - Nous sommes parvenus à découvrir le secret de l’astrolabe…
    Professeur agrégé 2 : - Mais alors, le faux incendie, c’était vous.
    Dexter : - Une fausse alerte nécessaire, désolé. Et nous avons eu ce que nous cherchions.
    Renechri Piedar : - Voleurs ! Mécréants ! Ce cube est à moi à présent ! À moi !
    Moi : - Vous voulez parler de ça ?

    Un manuscrit composé de pages en feuilles de papier bio et robuste, entre deux plaques de cuir épais brun sombre et relié par un lacet de même matière, se trouve dans ma main droite. Le nombre de pages n’excède pas les trois cent pages, ce qui en fait déjà un assez bon volume.

    M. le Directeur : - Un manuscrit…
    Professeur agrégé 3 : - Mais qu’est-il advenu du codex ?
    Moi : - Il n’y a jamais eu de cube messieurs. Ceci est le vrai « Darwi-Shi codex ». Un manuscrit rédigé et crypté par Jhak Sohn-Yer durant ces trois dernières années. Le décrypter était peu compliqué car il avait choisi de prendre le latin-zhell comme langage codé, dialecte ancien connu des peuples établis dans le Noyau Profond depuis des millénaires. Quant au terme « darwi-shi », c’était en fait du dai bendu.
    Professeur agrégé 2 : - Du dai bendu… Mais bien sûr ! « Darwi-Shi » signifie « pénitence intérieure ».
    Dexter : - Le professeur Sohn-Yer savait que ces jours étaient comptés et qu’il aurait souhaité avoir le temps de voir ses élèves finir leur année dans une bonne ambiance.
    Moi : - Si bien qu’il a inventé cette histoire de cube pris à un cartel pour cacher le véritable trophée de son jeu de piste. Ce manuscrit est l’intégralité de ses mémoires, de son passé d’ancien contrebandier à son travail de professeur agrégé, en passant par quelques séminaires de découverte auprès des moines du Dai Bendu. C’était son ultime cadeau, son testament. Et au début de son ouvrage, il a laissé en préambule les raisons prévues de son décès et des indications sur quelles expériences utiles pour approfondir le programme général de l’institut. Et maintenant, ce secret est enfin découvert… et il est ordinaire que ce manuscrit de mémoire et les travaux de Sohn-Yer reviennent à l’institut. Comme il l’avait souhaité et déclaré dans son préambule.
    M. le Directeur : - Nous en prendrons grand soin chevalier.

    Je remets le manuscrit au tarsunt qui le prend bien volontiers. Les trois professeurs sont attristés mais soulagés de savoir que l’héritage de leur confrère soit légué à la cause commune. Quant à Piedar…

    Renechri Piedar, frustré et colérique : - Non, vous mentez ! Ce n’est pas le codex ! Ce bouquin ridicule ne peut pas être le codex ! C’est impossible ! Vous mentez, Jedi ! Vous mentez !
    Dexter : - C’est la stricte vérité mon gars. Et si tu n’avais pas fait tout ça, ton prof aurait quitté ce monde sans se soucier et le résultat aurait été le même. Ces histoires de trésors perdus, c’était juste une excuse pour donner de la valeur à son projet.
    Renechri Piedar : - Menteurs ! Menteurs ! Un génie tel que moi mérite gloire et richesse.
    M. le Directeur : - Il suffit ! Mon verdict est rendu. Renechir Piedar, vous êtes renvoyé définitivement de l’Institut et livré aux autorités locales. Vous serez conduit devant la justice pour meurtre volontaire.

    Les agents de sécurité planétaire l’embarquent, le traînant pendant qu’il continue de s’égosiller à nous traiter de menteurs et maudire le monde. Dexter et moi saluons une dernière fois les professeurs, ainsi que le directeur, puis nous sommes autorisés à prendre congé. Nous quittons donc l’Institut avec une satisfaction d’avoir bien fini cette mission et je profite que nous franchissons le portail d’enceinte pour envoyer au Conseil ma version du rapport. À son retour, le padawan besalisk devra le faire directement là-bas. Une fois à l’extérieur, il se tourne vers moi.

    Dexter : - Ha, je dois avouer que cette enquête m’a bien remué la cervelle et les muscles. Pas de combat, pas d’adversaire muni d’une arme, quelques mystères par-ci et par-là, je me suis bien amusé.
    Moi : - C’est vrai que ça change des opérations militaires dont certains Jedi ont l’habitude.
    Dexter : - En tout cas, je pourrais dire à maître Brûle que j’ai appliqué tout ce dont une sentinelle Jedi devait faire. Et je vous remercie de votre collaboration, Galen.
    Moi : - Y a pas de quoi Dexter. (Je scrute les rues de la ville-capitale.) Dis, un petit tour en ville avant de repartir, ça te tente ?
    Dexter : - On devrait peut-être renter illico puisque la mission est finie et que notre présence n’est plus requise. Alors pourquoi aller en ville maintenant ?
    Moi, haussant des épaules : - Qui sait ? J’ai entendu dire qu’à Ussa il y avait un maître glacier qui fait de somptueuses glaces à la chandrillane, avec de la crème de qualité et différents parfums. Alors ?

    Le besalisk garde le silence puis il se met à éclater de rire, me donne une tape amicale à l’épaule et me fait savoir qu’il est tout-à-fait partant. C’est donc sur le chemin du retour que nous nous mettons en quête d’une délicieuse glace à la chandrillane. Toute enquête rondement bien menée mérite une bonne glace^^.

    FIN

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le lundi 18 novembre 2019 - 21:20

    lundi 18 novembre 2019 - 21:19 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    12671 Crédits Modo

    Mission : Nuages Rouges

    La situation avait rapidement dégénéré : c’était le moins qu’on puisse dire. Impuissants, nous avions vu le vaisseau de la sénatrice exploser peu après son décollage, et à présent, nous étions implicitement accusés de son meurtre. Avec un doute sur l’implicite, puisqu’ils nous avaient ordonné de nous rendre… Nous rendre ! Nous étions venus sur Bespin pour protéger la sénatrice Pers, quel esprit tordu pourrait bien imaginer que nous allions tout d’un coup nous transformer en tueurs fous ? Leur raisonnement ne tenait pas la route. 

    Ceno : Fais ce qu’il dit.

    Je serrai et me fit violence pour lui obéir. Ici, mon maître était la seule personne en qui je faisais confiance, et je me doutais qu’il savait quoi faire dans ce genre de situations. Mais je détestais tout de même me faire dépouiller de mes armes : je me sentais vulnérable, même en ayant conscience que je n’étais pas sans défense. Plus désagréable encore était la sensation quand ils nous menèrent en cellule, assez proches pour qu’on ne risque pas de s’enfuir, mais en maintenant tout de même une distance respectable. Ils semblaient penser que nous étions dangereux… Eh bien, en un sens, ils avaient raison. Ceno plus que moi, mais quand même. 

    Une fois en prison, je fus incapable de rester assise dans la cellule. Au moins je n’étais pas seule, c’était déjà ça. Mais je haïssais ne rien pouvoir faire, être enfermée… Frustrée, je commençai à faire les cent pas dans l’étroite pièce, sous les yeux de Ceno qui ne réagissais pas.

    Moi : Haar’chak ! Comment est-ce qu’on a fait pour se retrouver dans cette osi..
    Ceno : Ahem.
    Moi : Ces ennuis, ces ennuis. Mais vous ne trouvez pas qu’ils ont réagi de manière un peu excessive ? Nous jeter en prison, sans aucune preuve, juste parce qu’on est les seuls étrangers ici ! Ils pensent vraiment qu’on avait un plan machiavélique ? On est venus ici pour la protéger, pas la… La tuer…

    Je m’appuyai contre une des parois, et passai nerveusement la main sur mes lekkus. La mort n’était pas un concept étranger et je ne tenais pas personnellement à la sénatrice, mais… Son soudain décès avait l’amer goût de l’échec. Je l’avais bien dit : « on est venus ici pour la protéger ». Et nous n’avions pas réussi. Je n’avais pas réussi. Tout l’enthousiasme que j’avais accumulé depuis le début de la mission retomba. Maître Cenovii devait être tellement déçu de moi… J’étais supposée ouvrir l’œil sur quoi que ce soit de suspect, et quoi de plus suspect qu’une bombe, ou ce qui avait fait exploser le vaisseau ?

    Moi : Je suis désolée, maître…
    Ceno : Désolée pour quoi ?
    Moi : Je ne sais pas… J’ai l’impression que j’ai fait quelque chose de travers. 

    Il y eut un petit silence, avant qu’il lâche :

    Ceno : Tu ne peux pas te reprocher sa mort. Si tu commences comme ça, tu n’en finiras jamais.
    Moi : Oui, je sais. Désolée. 
    Ceno : Kinsa. Arrête de t’excuser. 
    Moi : Oui, dé… Ok. Mais comment est-ce que vous arrivez à rester aussi serein en prison ? 
    Ceno : Ce n’est pas la pire prison dans laquelle je me suis retrouvé, crois-moi. Nous ne sommes pas en danger immédiat, et de toute manière… Nous serons bientôt sortis.

    J’eus un petit sourire, et l’impression qu’il me le rendit.

    Moi : Légalement ou moins légalement ?
    Ceno : Moins légalement, bien sûr.

    Cela me redonna toute l’énergie dont j’avais besoin et je recommençai à tourner en rond. Cependant, cette fois, faire les cent pas était productif. J’employai toutes mes forces à me remémorer toutes les tactiques que je connaissais qui pourraient nous sortir de là. L’immense majorité impliquaient une diversion, puisqu’utiliser la force ne ferait qu’attirer l’attention et rendre l’évasion beaucoup plus délicate. Mais cette distraction ne devait pas être trop bruyante, ni trop suspecte : il fallait qu’elle soit crédible, car après tout ceux qui nous surveillaient devaient être familiers de ce genre de technique. Demander une négociation ? Non, trop compliqué, ils feraient sans doute remonter la demande avant de venir, et adieu l’effet de surprise. J’avais besoin de quelque chose face à laquelle ils n’auraient pas le choix d’agir rapidement.

    Lorsque je me retournai vers Ceno, je remarquai qu’il avait légèrement penché sa tête vers le côté, son attitude teintée d’un amusement que je ressentis facilement. 

    Moi : D’accord. Alors, j’ai une idée. 
    Ceno : Je t’écoute.
    Moi : …Vous me donneriez combien dans le rôle de la padawan désespérée ?

    Quelques minutes plus tard…

    Moi : S’il vous plaît, s’il vous plaît, venez m’aider ! Mon maître a des problèmes avec son système de ventilation ! Je ne demanderais pas si c’était pas urgent ! Je… Je n’ai pas appris ce genre de choses à l’Académie !

    Parfait. Le ton plaidant : check. Le volume de la voix juste assez haut pour que seul le garde l’entende : check. Les mots soigneusement choisis pour exprimer la détresse : check. Et bien sûr, le fait que j’aie quatorze ans et que personne ne se méfie d’une Twi’lek de quatorze ans. Je me sentais un peu coupable de tromper ainsi le garde qui n’avait rien demandé, mais le pire qui lui arriverait était un mal de tête. Au moment où il entra dans la cellule et se pencha vers Ceno, inquiet, je l’assommai par derrière et lui volai sa carte d’indentification. Cela pourrait être utile…

    Ceno, se relevant : Il faut retrouver R8. C’est lui qui a les données, il les a sûrement décryptées. 
    Moi : Vous savez où il est ? 
    Ceno : À moins qu’ils l’aient déplacé, il devrait être dans les quartiers qu’on nous a assignés. 
    Moi : Mais quelle elle la probabilité qu’il n’y aient pas touché ? Si je détenais deux Jedi, je garderais un œil sur leur droïde. 
    Ceno : Nous avons de la chance qu’ils n’aient pas demandé d’éteindre nos systèmes de communication, alors…

    J’esquissai un sourire. La plupart des gens ignoraient que les beskar’gam, et à fortiori celui de mon maître, n’étaient pas uniquement des armures et des armes. Qu’il possède un lien direct avec R8 ne m’étonnait pas. Mais alors…

    Moi : Attendez… On aurait pu l’appeler avant, non ?
    Ceno : Peut-être. Mais c’était plus intéressant de te voir chercher une solution avec les éléments à ta disposition.
    Moi : …J’aurais dû m’en douter. 

    Quelques secondes plus tard, Ceno me confirma que R8 s’était barricadé dans une pièce isolée, dans le bâtiment juste à côté de celui où nous étions détenus. Tâchant d’être le plus discrets possibles, ce qui n’était pas évident, nous nous faufilâmes dans les couloirs pour le rejoindre. Plusieurs fois, nous dûmes nous cacher pour ne pas nous faire repérer, mais finalement nous atteignîmes l’endroit où R8 s’était caché. Le droïde nous ouvrit, et émit une série de bips joyeux en nous voyant, alors même que Ceno lui intimait le silence.

    Ceno : Alors, qu’est-ce que tu as trouvé…

    Il nous projeta les documents sur le mur adjacent, et je laissai échapper un petit bruit de surprise. Sous mes yeux… Ce que j’avais trouvé et que R8 avaient décryptés n’incriminaient pas seulement Anoléis…mais aussi Panius Pers, le frère de la défunte sénatrice.



    samedi 23 novembre 2019 - 14:09 Modification Admin Réaction Permalien

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