Les Missions du Chu'Unthor (page 16)

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    Enoliwen

    1956 Crédits

    Un pilote fantôme

    Zadyssa s'assit sur mon lit pendant que je m'asseyais en tailleur par terre. Je pris quelques minutes pour me plonger dans la Force et imaginer un adversaire. Dans ma tête, il avait l'apparence des ennemis tels que je les imaginais, enfant, dans les récits qu'on me racontait sur Bothawui. C'était un peu puéril, et j'en avais conscience, mais j'avais tellement été entouré de ces histoires qu'elles faisaient partie intégrante de mon imaginaire et de mes souvenirs.

    A l'évocation de mon enfance sur Bothawui, je me mis à songer à mes parents. Qu'étaient-ils en train de faire, en ce moment, là-bas ? La seule image qui me vint à l'esprit lorsque j'essayai de les imaginer était morose, teintée de colère et d'injustice. Reflet de mes propres sentiments, peut-être. Et même, à la réflexion, sûrement. En vérité, peut-être m'avaient-ils tout simplement oublié, rayé de leur mémoire par la honte et le ressentiment. Je tentai une nouvelle fois de me les représenter, mais ce qui me revint en tête fût comment j'étais parti, moi, en les abandonnant à leurs craintes et leur rancœur. J'aurais pu leur expliquer, leur montrer les aspects positifs des Jedi, les convaincre !
    Mais non, j'étais parti comme un voleur, fuyant dans l'aube d'un matin triste.

    Je réalisai alors que j'étais toujours assis sur le sol de ma chambre, sous le regard intrigué de Zadyssa, qui se demandait ce que je faisais.
    Je rougis, invoquai l'image de mon adversaire et me levai. Je me campai ensuite sur mes jambes en le visualisant en face de moi et commençai le combat.

    J'attaquai le premier, visant la main qui aurait dû tenir son sabre. J'imaginai qu'il m'esquivait d'un pas de côté et abaissait son sabre de telle façon que je n'aurais eu qu'une seconde pour le parer, ce que je fis tout en me rapprochant.

    Mauvaise idée.
    Il releva son sabre d'un geste fulgurant vers mon menton et je reculai d'un petit bond tout en tendant le bras pour le parer d'un rapide mouvement de poignet.
    Je fis un pas en diagonale et mon sabre vint à nouveau frapper le sien. Lentement, car il résistait, j'abaissai son sabre en appuyant avec le mien, qui était au-dessus. De nouveau dans mes pensées, je relâchai ma pression, ce qui lui laissa largement le temps de s'y soustraire, et, en poussant mon sabre sur le côté, il me toucha à l'épaule en profitant de l'ouverture que je lui laissais.

    Cependant, je profitai que mon sabre était vers le bas pour tenter une feinte vers son genou, et, lorsqu'il essaya de me parer, remontai rapidement à hauteur de sa propre épaule. Je le touchai et nous reculâmes.

    Au fur et à mesure que notre combat avançait, l'adversaire que je m'inventais me parut de plus en plus réel. Bien qu'il soit seulement dans ma tête, et que j'en ai conscience, il me donnait l'impression d'avoir une volonté propre. Plusieurs fois, m'étant complètement pris au jeu, je me rendis compte qu'il me semblait vraiment exister, être là, en face de moi, à parer mes attaques ou à riposter.
    Dans ma tête, je l'imaginais frapper de tous les côtés, foudroyant. En réponse, je tournoyais, esquivais et frappais son sabre, me rappelant tout ce que j'avais appris au cours de mes entrainements. Quelques fois, comme c'était déjà arrivé auparavant, je me surpris à modifier certains mouvements en fonction de mes préférences. Au fur et à mesure, je me rendis compte que les mouvements me paraissaient de plus en plus instinctifs, presque comme s'ils faisaient partie de moi.

    Finalement, je mis fin au combat.
    J'éteignis mon sabre et, épongeant la sueur de mon front, me tournai vers Zadyssa.

    - C'est bien ?

      Elle hocha la tête.

    - Tu me parais avoir bien intégré le Shii-Cho. Cependant, j'ai l'impression que tu te laisses parfois distraire par tes pensées, non ?

    - Euh... si, ça arrive.
    Je rougis et baissai la tête. J'avais envie de lui expliquer quelles étaient les pensées qui m'avaient distraites, et à quel point elles m'obsédaient justement, ces pensées. Mais je ne le fis pas. Je savais qu'en lui faisant part de ça, je passerais pour un gamin pleurnichard, pas capable d'être loin de ses parents pour quelques temps, et je n'en avais aucune envie. Mieux valait qu'elle me pense dissipé que pitoyable.

    Elle acquiesça à nouveau

    - Fais attention à ce que ça n'arrive pas pendant un vrai combat. Ce seraitrnennuyant de perdre un bras.

    Et de me demander de recommencer l'exercice, ce que je fis en suivant la même schéma que le première fois, toutefois plus rapidement.

    J'y arrivai mieux, cette fois-là, mais, n'étant pas totalement satisfaite, Zadyssa me demanda de recommencer une nouvelle fois.

    Pendant le combat, à intervalles réguliers, elle se mit à parler ou à chuchoter. Je m'interrompis une ou deux fois, avant de comprendre que ça faisait partie de l'exercice qu'elle voulait me voir faire. Une fois que j'eus compris, il me fallut encore deux tentatives avant de parvenir à faire abstraction de ses interventions.
    Tellement abstraction, d'ailleurs, que je finis par ne pas faire attention à elle lorsqu'elle me demanda de m'arrêter. Il fallut qu'elle se lève pour que je me rende compte que l'exercice prenait fin. Après un léger sermon sur ma façon d'être à chaque fois dans l'excès, nous reprîmes.
    Quelques essais plus tard, je semblais en bonne voie pour maîtriser les exercices.

    Le lendemain, après avoir mangé, Zadyssa me demanda de la rejoindre dans sa chambre pour finaliser le plan d'attaque. Elle m'avait raconté ce que lui avait dit Fen, m'informant au passage, à mon grand étonnement, que la chef du gang auquel il appartenait était sa tante, une certaine Adeya.
    Grâce à la description de Fen, qui s'était déjà approché de l'endroit, nous avions pu en établir un plan. Suite à ça, nous avions discuté et décidé de tenter une offensive contre le gang de nuit, question d'avoir l'avantage de l'effet de surprise. En tout cas, je l'espérais, car, jusqu'ici, ils avaient toujours eu une longueur d'avance sur nous.

    J'étais resté bouche bée en apprenant qu'aucune enquête n'avait été ne serait-ce qu'amorcée, malgré les plaintes adressées aux dirigeants. Avant de me rappeler que le politicien qui profitait de ces exactions était celui qui gérait la criminalité au niveau des petites entités comme les villages à qui appartenaient le minerais.
    Évidemment, avec un soutien comme ça, le gang jouissait d'une couverture qui lui permettait de faire à peu près ce qu'il voulait.

    Je rejoignis donc mon maitre vers midi, dans la petite pièce qui lui servait de chambre. Elle était en tous points similaire à la mienne, carrée, sobre, pour ne pas dire spartiate : elle avait pour seul ameublement un lit des plus simples, qui suffisait cependant à nos besoins. Par contre, au contraire du mien, le sol était plein de feuilles remplies d'écritures, de dessins et de symboles. J'étais pour l'instant incapable de les lire, sauf le "A" et lern"B", que je reconnus sur les feuilles, deux lettres que Zadyssa m'avaient apprises la veille et que je m'étais empressé de retenir, même si elles ne voulaient pas encore dire grand-chose pour moi. Cependant, Zadyssa m'avait promis que ça deviendrait plus claire aux fur et à mesure qu'elle m'apprendrait à lire les autres.

    Lorsque je passai la porte, elle était penchée au-dessus des feuilles et semblait absorbée par ce qu'il y avait marqué.

    - Maître ? Je suis là, m'annonçai-je

    Voyant qu'elle ne réagissais pas, je m'approchai d'elle et lui tapotai le dos.
    Surprise, elle leva les yeux et, se rendant compte que j'étais arrivé, m'invita à m'asseoir. J'obtempérai tandis qu'elle poussais ses feuilles pour me dégager une place.


    Elle prit une feuille et la posa devant moi.
    - Ça, c'est le plan que nous avons élaboré hier soir, commença-t-elle.

    J'acquiesçai, tout en le détaillant pour essayer d'en retenir le plus d'éléments possibles.

    - Fen a continué à travailler dessus, continua-t-elle. Il y a rajouté quelques annotations.

    De nouveau, je hochai la tête. En effet, je remarquai des détails en plus sur le plan, comme un des bâtiments, rectangulaire, qui avait été un peu agrandi, ou un autre, que nous avions dessiné ovale et qui était en fait rond.

    - D'après ses dires, les entrées se trouvent là, continua-t-elle. (Elle me désigna un point, à droite du dessin). Il y a sûrement aussi une entrée ici (elle me montra l'opposé du point précédent). Par contre, ce qui est étonnant, c'est qu'il n'y en a pas là (au milieu du que formaient les trois bâtiments principaux).

    - C'est peut-être parce qu'ils ne veulent pas qu'on puissent entrer directementrndans ce bâtiment ?

    Zadyssa, sceptique, haussa un sourcil.

    - Ben si ! Imaginez : le truc le plus important de votre base se trouve dans un bâtiment. Si vous voulez qu'on ait du mal à y accéder, il vous suffit de ne pas mettre de porte ! Ainsi, toute personne voulant entrer dans cet endroit devra obligatoirement passer par un de bâtiments latéraux, dans lequel vous aurez posté des sentinelles, pour empêcher tout intrus de s'y rendre. C'est logique !

    Zadyssa hocha la tête.
    - Effectivement, dis comme ça...

    Nous restâmes pensifs quelques instants.
    - Et sinon, vous avez une idée de ce qu'il y a autour de cet endroit ? Repris-je.

    - D'après ce que j'ai compris, le terrain est assez plat et il y a quelques arbres, en tout cas suffisamment pour que nous puissions cacher le vaisseau après l'atterrissage.

    Je hochai la tête.
    - Fen va nous aider ?

    - Oui. De toute façon, il n'a pas trop le choix : il vient.

    J'acquiesçai. Fen me paraissait sympathique, mais Zadyssa ne semblait pas l'apprécier. Je crois que l'annonce qu'il travaillait pour sa tante avait renforcé ce sentiment, parce qu'elle prononçait son nom avec un ton qui ne laissait guère place à l'imagination quant à son sentiment par rapport à lui.
    Toutefois, elle semblait le considérer comme un atout, d'autant plus qu'il connaissait pas mal de choses au sujet du gang.
    Il avait ainsi pu nous renseigner sur son nom, Pankluyn, et son chef, un Hutt qui se faisait appeler Nal Louyn, c'est-à-dire "glorieux Louyn" en Hutt, ainsi que ses seconds : deux Twi'lek nommés Koal et Sapui. D'après Fen, le gang comptait une petite trentaine de membres, en plus de l'appui du politicien. 
    Nous étions aussi passés par lui pour contacter Adeya et lui demander de l'aide.

    Nous passâmes une partie de l'après-midi sur notre stratégie. Ensuite, je réintégrai mes quartiers pour me préparer. Je rassemblai mes affaires, puis m'assit sur mon lit pour méditer. Une fois prêt, je rejoignis les deux autres dans le cockpit. Nous restâmes silencieux pendant que, au-dehors, le jour déclinait. Cette image du ciel qui fonçait m'apaisa. J'en avais bien besoin, d'ailleurs, car, à l'intérieur de moi, le stress montait. J'aimais bien me battre mais, malgré Adeya qui nous enverrait des renforts, j'avais l'impression que vouloir combattre trente individus à la fois était légèrement mégalomane. Pourtant, Zadyssa n'avait pas l'air de s'inquiéter outre-mesure. Je résolus donc à faire comme elle, et tentai tant bien que mal d'oublier mes craintes pour me concentrer sur le moment présent.

    Quelques minutes plus tard, nous arrivâmes en vue de la base de Pankluyn.
    Comme il était impossible d'approcher le vaisseau de la base sans alerter tous ses occupants, nous atterrîmes à une distance respectable. Nous rejoignîmes ensuite les renforts que nous avait envoyés Nuixy et qui étaient cachés dans un petit bosquet à proximité.
    Il y avait là un rassemblement éclectique des représentants de toutes les espèces officiellement établient sur la planète : deux Hutts, une dizaine d'Humains et une demi-douzaine de Twi'leks.
                                                                                                                                                                              *

    La sentinelle chancela un instant, puis ses jambes se dérobèrent sous elle. Je la rattrapai avant qu'elle ne touche le sol et l'y déposai doucement. Je m'étais servi des ombres de la nuit pour m'approcher et l'assommer. Elle ne m'avait pas vu venir, et aucun cri n'était sorti de sa bouche. J'espérais donc les autres gardes n'avaient rien entendu.

    À côté de moi, j'entendis un soupir étouffé et vis l'un de mes compagnons achever d'assommer la sentinelle suivante. Allaurkk m'adressa un signe de la main, signifiant que tout allait bien, et attendis que je le rejoignes.

    Nous fîmes quelques mètres en longeant le mur, avant de repérer un nouveau cerbère. À nouveau, Allaurkk s'approcha et l'assomma, pendant que je continuai d'avancer.

    Un mouvement furtif devant moi attira soudain mon attention. En plissant les yeux dans l'obscurité, je discernai une silhouette. Elle fut bientôt rejointe par une deuxième, bien plus massive, et puis par une troisième. Elles se déployèrent en arc de cercle en face de moi. Alors qu'elles se rapprochaient, j'esquissai un mouvement vers mon sabre, mais je m'arrêtai en chemin. Tarmtal, Galayd et Polejoa faisaient partie du gang de Nuixy. Nous nous étions séparés pour neutraliser les sentinelles. Les deux premiers, une femme et un homme, étaient humains et le dernier était un Hutt. Nous fûmes bientôt rejoints par Obroimen puis par Cebartu et Neruloï, qui, quant à eux, étaient Twi'leks.

    Une fois que nous nous fûmes mutuellement reconnus, nous nous mîmes en marche, rapidement rejoints par Allaurkk. Une fois certain que les environs étaient libres, j'allumai ma lampe-torche, l'éteignis et la rallumai une nouvelle fois, avant de l'éteindre et de la rallumer brièvement. "R.A.S., vous pouvez venir" était le message que je venais de transmettre à Zadyssa et au reste de notre groupe, en utilisant une variante du code morse.

    Ceci fait, nous nous remîmes en marche et arrivâmes devant une porte blindée, de la même matière que le reste du bâtiments, et dont je crochetai la serrure. Doucement, Galayd l'entrouvrit. Dans l'expectative, nous attendîmes un instant, mais rien ne bougea. Les sentinelles étaient peu nombreuses et, soit Pankluyn se croyait invulnérable, soit une mauvaise surprise nous attendait à l'intérieur. Nous entrâmes donc à la queue-leu-leu tous nos sens aux aguets.

    Nous passâmes une espèce de sas, puis traversâmes un couloir dont l'éclairage aux néons brûla nos yeux habitués à la pénombre, avant d'arriver à un embranchement. Nous choisîmes le couloir de gauche, car notre objectif était de se rapprocher du bâtiment principal.

    Au fur et à mesure que nous nous enfoncions dans le couloir, celui-ci devenait de plus en plus sombre. L'obscurité grandissante me donnait l'impression que les murs se refermaient sur nous. Impression peut-être justifiée, d'ailleurs, car je me rendis compte que la paroi, que j'atteignais tout à l'heure seulement du bout des doigts, je la touchais à présent à pleine mains.

    Nous croisâmes deux gardes faisant leur ronde dans les couloirs, mais ils n'eurent pas le temps de donner l'alerte que, déjà, les poignards de Tarmtal leur tranchaient la gorge. Seul déchira le silence mon hoquet de stupeur étouffé lorsque je les vis tomber, les poignards enfoncés jusqu'au manche, et le sursaut surpris du premier garde lorsqu'il nous vit surgir du recoin où l'on s'était dissimulé. Ce cri résonna dans le silence trop profond qui s'était fait depuis quelques instants. Inquiets, nous progressâmes plus lentement, à tâtons, et je sentais mes compagnons sur le qui-vive. Leur nervosité était pénible à supporter, car je captais celle de chacun d'entre nous comme à l'exponentielle.
    rn
    rnNotre but était bien sûr d'attirer à nous le plus de membres possible, maisrnnous voulions d'abord nous rapprocher du bâtiment principal, pour forcer lerngang à réagir vite et sans trop réfléchir. Nous progressâmes doncrnsilencieusement à travers la base, prêtant attention aux bruits quirnrésonnaient, c'est-à-dire celui de nos pas et de notre respiration. Peu à peu,rncomme obéissant à un accord tacite, nous nous mîmes à faire de plus en plus dernbruit.
    rn
    rnEt c'est ce moment que choisirent une bonne quinzaine de membres de Pankluynrnpour surgirent, soudainement, au détour d'un virage. Le premier du groupe, unrnTwi'lek bleu, vint à ma rencontre. Il arborait un air qui se voulait apaisant,rnet j'eus l'impression qu'il me considérait comme un enfant qui ne savait pas cernqu'il faisait. Je pris donc un air désorienté et surpris, enfantin. Lorsqu'ilrnfut suffisamment proche, je dégainai mon sabre-laser. Surpris, le Twi'lek n'eutrnpas le temps de réagir. Le reste de son groupe, cependant, fut rapide. Lerncombat s'engagea donc. Je vis Tarmtal et Galayd combattre dos à dos et Neruloïrnet Polejoa affronter chacun deux adversaires, tandis qu'Allaurkk se servait dernson blaster à la fois pour tirer et frapper son adversaire le plus proche,rnimité par Cebartu. Obroimen, quant à lui, combattait dans mon dos, et je ne purnvoir avec exactitude ce qu'il faisait. Je tranchai une épée, ou une arme que jernconsidérai comme telle, car n'aurais su vraiment la définir : elle tenait à larnfois du sabre, du poignard et du blaster, et je découvris que la plupart de nosrnassaillant la maniaient avec dextérité, en tenant parfois une dans chaque main.rnLes autres utilisaient des blasters, visiblement fait en minerais volés, et surrnlesquels les tirs des blasters de Cebartu et d'Allaurkk ricochaient parfois,rnavant de repartir frapper aléatoirement, ce qui rendait le terrain dangereux.

    Je me servis de mon sabre pour prendre l'avantage, avant que le coup bien ajusté d'un Twi'lek verdâtre ne l'envoie voler plus loin. Le coup suivant, porté cette fois par un humain colossal, m'obligea à dégainer en vitesse mon poignard. Je voulais récupérer mon sabre, mais mon adversaire ne m'en laissait pas le temps. Mon seul avantage contre cette montagne de muscle qui faisait deux fois ma taille, autant en hauteur qu'en largeur, était d'être gaucher. En effet, cela semblait le déstabiliser plus que je ne m'en serais douté, et je m'efforçais d'utiliser cet atout du mieux que pouvais, car mon adversaire compensait son ignorance du Shii-Cho par des coups d'une force incroyable. Profitant d'une passe d'arme qui avait tourné à mon avantage, j'utilisai la Vitesse de Force, dont je commençais à comprendre l'utilisation même si je ne la maitrisais pas encore, et je réussit à arracher son arme des mains de mon ennemi et à attirer mon sabre.

                                             *

    En repartant dans les couloirs, nous ne croisâmes plus que quelques patrouilles esseulées et peu nombreuses, et j'espérai que cela signifiait que notre plan se passait comme prévu, que notre diversion avait permis à Zadyssa et au reste du groupe d'entrer.

    Je m'étais placé en premier dans la file, car j'étais nyctalope et que, si elle n'était pas totale, la pénombre avait tout de même fortement assombri le couloir quand les lumières s'etaient éteintes, rendant la visibilité difficile.

    À chaque clignement de paupières, les prunelles terrifiées du garde que je venais d'achever se substituaient à la pénombre. Tout en avançant, je me demandais qui il était, s'il avait une famille, des rêves ou peut-être des parents qu'il visitait tout les week-ends, et qui s'inquièteraient de ne pas le voir paraître à l'heure du goûter.

    C'est parce que j'étais plongé dans ces réflexions que je ne distingai qu'au dernier moment le bras qui se tendait vers moi. Le temps de réaliser ce que ça impliquait, ledis bras abattit son poing sur ma tempe, et je sombrai dans l'inconscience.

    Ce message a été modifié par Enoliwen le lundi 17 février 2020 - 16:12

    lundi 11 novembre 2019 - 11:52 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Padme111

    Padme111

    25548 Crédits

    Titre : Le Darwi-Shi codex

    Une alarme retentissait ce qui permit au Jedi de prendre le départ pour « un jeu de piste ». Les professeurs quant à eux, s’interloquèrent puis dans un calme forcé commençaient à évacuer le bâtiment classe par classe tel qu’ils l’avaient appris dans les exercices de simulation. 

    Comme le chevalier avait estimé que la diversion prendrait environs trente minutes, il décida de se séparer du padawan afin de couvrir plus de terrain en moins de temps. Après avoir bien précisé qui allait chercher quoi, Galen s’éloigna de Dexter. Le Tythonien recherchait la règle, l’araignée et la mère. 

    Le premier élément que le padawan devait retrouver fut l’essieux qui était à l’opposer de sa position. Le réptiloïde se dirigea vers les couloirs et croisa deux classes à contre-courant. Il motivait les élèves et professeurs à rester dans le calme et de bien suivre la procédure d’évacuation. Malachite ne s’arrêtait pas, mais précisait aux professeurs que maître Arek s’occupait déjà d’aller vers l’incendie afin de l’éteindre. Lorsqu’il fut derrière les élèves, Dexter tourna vers un autre couloir et activa DAP afin qu’elle lui montre le plus court chemin pour lui arriver dans la pièce où ils avaient repéré l’essieux. Le besalisk croisa encore trois classes et tenait le même discours. Il se voulait rassurant et félicitait les professeurs pour leur efficacité. Enfin arrivé dans le hall principale intérieur, le colosse récupéra l’essieux. Non sans peine car il était bien attaché et sans la force mécanique de son bras supérieur gauche, le padawan aurait eu besoin d’outils. La pièce récupérer fut intacte, pas le socle. 

    Ensuite, le réptiloïde utilisa la Force dans la vitesse afin de récupérer du temps. Le bâtiment était tellement grand, que Malachite croisait encore des classes se dirigeants vers l’extérieur. Mais en fin de compte, il arriva dans le couloir voulu. Dexter s’arrêta et s’assurait qu’il n’y avait plus d’élèves dans le couloir avant d’observer les six tympans de l’astrolabe qui devait être recouvert par un papier-peint. Grâce aux griffes des doigts du besalisk, il n’eut pas de difficulté à transpercer la tapisserie. Avec délicatesse, le colosse détacha les objets. Lorsque la manœuvre délicate fut terminée, le Cyborg tenait les tympans dans sa main inférieur droite mécanique.

    Puis, il lui fallait encore du temps pour rejoindre la classe où était l’Alidade. L’alarme s’interrompit.

    Dexter – Oh oh ! Fin d’alerte ! Faudra faire vite. 

    Les élèves qu’ils avaient croisés plutôt, devaient probablement être rassurer qu’aucun incendie n’avait eu lieu. Les professeurs furent déjà occupés à rentrer dans le bâtiment. Le quadrumane sorti par la fenêtre après l’avoir ouverte afin de se retrouver dans la cour. Là, il observa les vitres de l’étage supérieur. Il calcula où fut la pièce ciblée et plongeant dans la Force, il sauta jusqu’au premier étage s’accrochant aux différentes moulures décoratives en pierre. Le padawan espéra que son poids ne détériore rien, hélas de petits morceaux de pierre se détachèrent régulièrement au fur et à mesure qu’il avançait. Toujours en utilisant la Force, il chercha les prises afin de se retrouver sur l’appuie de fenêtre. Là, il voulu entrer dans la classe, mais il n’eut pas d’autres choix que de casser la vitre. Enfin à l’intérieur, le quadrumane prit en main l’Alidade en main. La perception du danger semblait vouloir murmurer quelque chose au padawan. Dexter se retourna, mais ne vit personne. Il observa la pièce laissant couler la Force en lui, mais il n’y avait rien d’inquiétant. Ce ne fut que lorsqu’Dexter posa ses yeux vers la cour qu’il ressenti à nouveau la perception du danger. Durant les années où le besalisk fut seul à galérer dans la galaxie hostile aux Jedi, ce pouvoir de la Force lui avait été d’un grand secours bien que la Force ne fût pas aussi accessible qu’aujourd’hui. Lorsqu’on l’observait, Dexter le sentait. Le cyborg activa son œil de visée artificiel afin de zoomer et après quelques secondes de recherche, il aperçut une silhouette dans un des pins sombres d’Endor. Comme l’identification fut impossible, et que l’individu ne semblait pas vouloir bouger, Dexter s’empressa de prendre l’Alidade et de repartir dans le couloir. 

    Afin d’éviter de rencontrer les élèves et professeurs entrant, Dexter scanna rapidement l’endroit et trouva un monte-charge dans lequel il se planqua puis le fit descendre au rez-de-chaussée. Avec les trois différentes partie de l’Astrobale attachés sur sa tunique et ceinture, le padawan déjà peu discret aurait trop attirer l’attention s’il avait été vu.

    ***

    Le soir tombant, Galen arrivait prés de Dexter.

    Galen – J’ai les pièces de l’Astrolabe. Mais tu peux me dire ce qui s’est passé ?

    Dexter – Développe ?

    Galen – Vitre brisé, papier peint arraché et des moulures d’une grande valeur architecturale endommagé ?

    Dexter – Ah ça, c’est parce que j’ai joué à éléphant ninja* !

    Galen – Je ne suis pas certain de comprendre, mais ça n’a pas été facile de convaincre les professeurs à mon histoire de vandalisme. 

    Dexter – Moi aussi j’ai récupéré les pièces de l’Astrolabe. Plus qu’à le remonter. 

    Galen – Oui, j’aurais été plus vite si les professeurs ne s’étaient pas douté qu’il n’y avait pas eu d’incendie. 

    Dexter – Vos explications, les ont convaincus que ce fut l’œuvre d’un vandale. 

    Galen – Oui, je les aie persuadés que je m’occupais de le retrouver et qu’il était probablement le meurtrier. En revanche, ils m’ont demandé où tu étais et j’ai dû expliquer que tu avais de la maintenance à faire. 

    Dexter – Ah ah ! Ce n’est pas bien de se moquer d’un infirme. 

    Assurément, le maître plaisantait et le padawan le savait. Tout en discutant, l’un et l’autre remontait l’Astrolabe, pièce par pièce. 

    Galen en chuchotant – En ce qui concerne notre voyeur, il est toujours là. Je présume qu’il va bientôt agir. Lui comme nous, voulons que l’appareil soit remonté. Donc reste sur tes gardes. 

    Dexter – Oui oui, maître, je sais que je ne suis pas discret et que je n’ai pas votre éloquence. Mais pour visé ceci sur cela, je suis votre besalisk !

    Arek resta quelques seconds interrogateurs en observant le colosse qui s’appliquait au remontage de l’appareil. Dexter fit un clin d’œil au chevalier qui compris que le réptiloïde donnait le change. L’espion dans l’arbre ne devait pas comprendre les paroles à voix basses et donc devait s’imaginer la conversation. Malachite laissait la perception de vie et du danger agir en lui. Dès que l’individu dans le pin bougerait, le chevalier et le padawan étaient prés à le maîtriser. 

    Galen – Bien, Bravo. Maintenant que l’Astrolabe est monté, reste plus qu’à l’orienter correctement. 

    Dexter – Beaucoup de combinaisons, mais permettez-moi de reprendre mes notes. 

    En effet, dans le carnet du réptiloïde, il y avait dessiner la position du cadavre de Sohn-Yer. Ensemble, les Jedi positionnèrent l’instrument d’après cette posture. Une série de cliquetis se fit entendre. Un mécanisme secret se déverrouilla et ouvrit un tiroir dans le socle. L’un et l’autre découvrit ce qui était à l’intérieur. 

    Ensemble – Un manuscrit !

    C’est au moment où Galen se penchait pour prendre le livre en main que la Force leur picota la nuque. 

    Dexter tout bas – Il bouge. 

    Galen à voix basse – Je sais. Prends-le sur ta gauche. 

    Dexter à voix haute – Maitre, laissez moi le prendre. 

    Galen à voix haute – Non, je suis le maître, il est à moi. 

    Dexter – Ne faites pas votre Yoda ! « A moi, a moi » !!

    Le chevalier fut surpris de la référence et s’amusait de la complicité naissante avec ce drôle de padawan. Cependant, ni l’un ni l’autre fut déconcentré. Lorsque l’espion fut descendu du pin d’Endor, et suffisamment proche dans leur dos, le chevalier tournoya sur sa droite tandis que le padawan sur sa gauche. 


    Un mini poursuite s’en suivi, mais en quelque minutes, Dexter et Galen maîtrisèrent le jeune homme. C’était un individu au profile de brillant étudiant monomaniaque. 

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    * éléphant ninja est une référence à la série "Lethal Weapon S1 E11"

    mardi 12 novembre 2019 - 12:14 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

    10509 Crédits Modo

    Mission : Le Darwi-Shi codex

    Ce fut sur un début de crépuscule sur la planète Bellassa que notre enquête avait pris de la marge et que nous étions sur clôturer cet étrange chapitre dans la monotonie de l’Institut Interfédéral Judiciaire. Alors que les cours se finissent tranquillement et que les élèves se rendent à leur réfectoire, que la plupart des enseignants vont retrouver leur chambre dans l’institut ou leur maison et faire quelques devoirs à corriger, un certain nombre des membres les plus émérites de l’établissement sont encore là.

    La salle du bureau de la Direction générale est un peu plus remplie que d’ordinaire, surtout à présent que la vérité va éclater au grand jour sur les circonstances qui ont amené au meurtre du gotal Sohn-Yer. Le directeur général, un tarsunt d’âge vénérable, nous a accueilli bien volontiers avec ces trois confrères pédagogiques lorsque nous avons mis la main sur notre coupable et terminé ce jeu de piste. Et afin de s’assurer qu’il n’irait pas bien loin, Dexter s’était occupé de solidement l’attacher au dossier de la chaise sur laquelle nous l’avons assis. Notre individu est un jeune étudiant humain en troisième année, venu des quartiers moyens de Coruscant et qui suivait un parcours d’apprenti investigateur qui lui permettrait de rendre justice tout en acquérant le savoir. Et d’après son dossier, il était brillant dans ses études mais il était d’une nature assez égoïste à force de chercher l’excellence et un meilleur dossier à constituer.
    Si bien que le directeur et les trois professeurs l’ont tout de suite reconnu quand nous l’avons amené.

    Professeur agrégé 1 : - Renechri Piedar. Franchement, je ne m’attendais pas à ce que ce soit vous. Sohn-Yer ne vous a pourtant rien reproché de grave pour que vous en veniez à l’assassiner. Il n’avait fait que vous orientez dans votre manière d’agir. Qu’est-ce qui vous a pris de tuer un de vos professeurs ?
    Renechri Piedar : -Sachez professeur que je ne justifierais pas mon acte. Autant me taire que de vous répondre.
    Professeur agrégé 3 : - Décidément quelle insolence. Il va de mal en pis.
    Dexter : - Et encore, pour le maîtriser complètement, ça nous a pris deux longues minutes.
    M. le Directeur : - Savoir que monsieur Piedar ici présent a commis un crime au sein de mon établissement est impardonnable. Mais avant de rendre mon verdict, j’aimerais comprendre comment êtes-vous parvenu à savoir que c’était lui, chers Jedi ? Tout portait à croire que c’était Kellald Whiphel, le turbulent et rebelle élève de la classe de Sohn-Yer, qui avait le mobile pour s’en prendre à lui.
    Moi : - C’est exact. Tout portait à croire que l’on accuserait le jeune Kellald. Son alibi de malade avec « sérieuse sinusite et une toux grasse » lui servait uniquement à passer son temps à travailler tout un argumentaire contre Jhak Sohn-Yer et sa philosophie, ainsi qu’une lettre de menace pour le faire chanter. Ces éléments démontraient le parfait mobile. Seulement…
    Professeur agrégé 2 : - Seulement ?
    Moi : - Deux détails l’écartaient comme le futur coupable. D’une, étant malade pendant une semaine, il n’a été très au courant des nouvelles de l’institut et il évitait l’établissement pour consolider son alibi. Et de deux, il est incapable de se servir d’une seringue pour la planter à la nuque avec une précision chirurgicale. Contrairement à monsieur Piedar.
    Dexter : - En fouillant le dossier scolaire de Whiphel, nous avons remarqué que les cours de chirurgie et d’anatomie ne figuraient pas dans son programme. Tout était orienté vers des sciences humaines et la crypto-criminologie dont il souhaitait se spécialiser. Et notre analyse du cadavre a révélé que Sohn-Yer a été tué avec un anesthésiant transmis par seringue dans sa nuque…
    Professeur agrégé 1 : - Et le sang alors ? Les blessures ? Pourquoi Jhak était-il couvert de blessures et s’est vidé de son sang ? Et puis l’étrange marque où nous l’avons retrouvé…
    Moi : - Justement, nous allons y venir. Donc, en supposant que Sohn-Yer avait été tué par anesthésiant, son meurtrier devait être quelqu’un qui savait manipuler un tel produit. Ajouté à cela le fait que ledit meurtrier s’était rendu dans le bureau de Sohn-Yer pour avoir une petite discussion avec lui. Et que la raison pour laquelle votre confrère gotal décédé a risqué sa vie est la chose dont il avait l’intention d’achever comme le clou de sa carrière et une cerise sur le gâteau de l’épreuve finale : le Darwi-Shi codex.

    L’étudiant se tourne vers moi malgré le fait qu’il est immobilisé sur la chaise et incapable de se défaire puisque le besalisk a bien serré les nœuds.

    Renechri Piedar : - Ce fichu gotal refusait de plaider en ma faveur pour les épreuves annuelles et il refusait que je l’aide à concevoir son fichu jeu d’investigation. Il a beau avoir accepté de me tuteurer comme référent, de partager avec moi les réflexions sur les nouvelles de la galaxie, il ne comprenait pas à quel point mon génie était supérieur aux autres élèves. Je méritais de finir mon année en beauté. Mais Sohn-Yer est un jour venu me voir en me disant que je devais rester dans la réalité, que je devais arrêter de toujours chercher le meilleur et le prestige. Ça m’a mis en colère. Ce soir-là, j’ai attendu patiemment que l’école ferme et je me doutais que Sohn-Yer serait encore là… à travailler sur son Darwi-Shi codex. Son petit cube soi-disant trouvé à un petit cartel cabalistique, qui renfermait des secrets sur certains vols et cargaisons volées depuis longtemps et jamais retrouvées. Sohn-Yer avait beau m’encadrer, il refusait de me mettre au parfum. Il comptait se garder tous ces secrets pour lui. Tout cet or qui devrait revenir à un génie aussi talentueux que moi. Et comme il refusait, ce soir-là, de répondre à ma requête… Il n’a eu que ce qu’il méritait ! Une mort pour un aveugle professeur qui œuvre comme un criminel !

    Je laisse le silence durer, fixant sa nervosité avec un air stoïque, et je scrute le regard des professeurs qui sont légèrement horrifiés par les aveux du jeune homme. Le directeur est toujours aussi calme et semble attendre la suite de notre conclusion.

    Moi : - Un criminel vous dites, monsieur Piedar ? Peut-être. Mais vous n’avez pas fait "que" tuer Sohn-Yer.
    Dexter : - Vous pensiez lui dérober directement le codex.
    Renechri Piedar : - J’ai cherché partout dans son bureau où il avait bien pu cacher son satané cube. Il n’était nulle part ! Et quand je l’ai vu fuir dans le couloir et le hall, en le rattrapant pour lui ordonner de me dire où il était… il était déjà mort. Même avec la dose d’anesthésiant que je lui avais injecté, il a décédé. Il m’a claqué entre les doigts sans que je comprenne comment ou pourquoi. Et comme il faisait sombre… je n’ai pas vu les indications qu’il a laissé lui-même avec son sang.
    Professeur agrégé 3 : - Comment ça ?! Jhak se serait lui-même blessé ? Pour faire ces marques ?
    Dexter : - Oui. Se sachant condamné d’avance, il devait trouver un moyen de communiquer le départ de son jeu de piste à partir de son meurtre. Ha, j’oubliais : je vous annonce que Jhak Sohn-Yer avait un cancer cérébral.
    M. le Directeur : - Par la Lumière, c’est horrible.
    Moi : - Il s’est donc sectionné lui-même pour réaliser le motif où on l’a retrouvé et il a formé avec son corps une posture qui aurait servi dans plusieurs étapes du parcours. Comme nous avons-nous-mêmes du faire ce jeu de piste pour trouver la raison de son meurtre et appâter le coupable…
    Dexter : - Nous sommes parvenus à découvrir le secret de l’astrolabe…
    Professeur agrégé 2 : - Mais alors, le faux incendie, c’était vous.
    Dexter : - Une fausse alerte nécessaire, désolé. Et nous avons eu ce que nous cherchions.
    Renechri Piedar : - Voleurs ! Mécréants ! Ce cube est à moi à présent ! À moi !
    Moi : - Vous voulez parler de ça ?

    Un manuscrit composé de pages en feuilles de papier bio et robuste, entre deux plaques de cuir épais brun sombre et relié par un lacet de même matière, se trouve dans ma main droite. Le nombre de pages n’excède pas les trois cent pages, ce qui en fait déjà un assez bon volume.

    M. le Directeur : - Un manuscrit…
    Professeur agrégé 3 : - Mais qu’est-il advenu du codex ?
    Moi : - Il n’y a jamais eu de cube messieurs. Ceci est le vrai « Darwi-Shi codex ». Un manuscrit rédigé et crypté par Jhak Sohn-Yer durant ces trois dernières années. Le décrypter était peu compliqué car il avait choisi de prendre le latin-zhell comme langage codé, dialecte ancien connu des peuples établis dans le Noyau Profond depuis des millénaires. Quant au terme « darwi-shi », c’était en fait du dai bendu.
    Professeur agrégé 2 : - Du dai bendu… Mais bien sûr ! « Darwi-Shi » signifie « pénitence intérieure ».
    Dexter : - Le professeur Sohn-Yer savait que ces jours étaient comptés et qu’il aurait souhaité avoir le temps de voir ses élèves finir leur année dans une bonne ambiance.
    Moi : - Si bien qu’il a inventé cette histoire de cube pris à un cartel pour cacher le véritable trophée de son jeu de piste. Ce manuscrit est l’intégralité de ses mémoires, de son passé d’ancien contrebandier à son travail de professeur agrégé, en passant par quelques séminaires de découverte auprès des moines du Dai Bendu. C’était son ultime cadeau, son testament. Et au début de son ouvrage, il a laissé en préambule les raisons prévues de son décès et des indications sur quelles expériences utiles pour approfondir le programme général de l’institut. Et maintenant, ce secret est enfin découvert… et il est ordinaire que ce manuscrit de mémoire et les travaux de Sohn-Yer reviennent à l’institut. Comme il l’avait souhaité et déclaré dans son préambule.
    M. le Directeur : - Nous en prendrons grand soin chevalier.

    Je remets le manuscrit au tarsunt qui le prend bien volontiers. Les trois professeurs sont attristés mais soulagés de savoir que l’héritage de leur confrère soit légué à la cause commune. Quant à Piedar…

    Renechri Piedar, frustré et colérique : - Non, vous mentez ! Ce n’est pas le codex ! Ce bouquin ridicule ne peut pas être le codex ! C’est impossible ! Vous mentez, Jedi ! Vous mentez !
    Dexter : - C’est la stricte vérité mon gars. Et si tu n’avais pas fait tout ça, ton prof aurait quitté ce monde sans se soucier et le résultat aurait été le même. Ces histoires de trésors perdus, c’était juste une excuse pour donner de la valeur à son projet.
    Renechri Piedar : - Menteurs ! Menteurs ! Un génie tel que moi mérite gloire et richesse.
    M. le Directeur : - Il suffit ! Mon verdict est rendu. Renechir Piedar, vous êtes renvoyé définitivement de l’Institut et livré aux autorités locales. Vous serez conduit devant la justice pour meurtre volontaire.

    Les agents de sécurité planétaire l’embarquent, le traînant pendant qu’il continue de s’égosiller à nous traiter de menteurs et maudire le monde. Dexter et moi saluons une dernière fois les professeurs, ainsi que le directeur, puis nous sommes autorisés à prendre congé. Nous quittons donc l’Institut avec une satisfaction d’avoir bien fini cette mission et je profite que nous franchissons le portail d’enceinte pour envoyer au Conseil ma version du rapport. À son retour, le padawan besalisk devra le faire directement là-bas. Une fois à l’extérieur, il se tourne vers moi.

    Dexter : - Ha, je dois avouer que cette enquête m’a bien remué la cervelle et les muscles. Pas de combat, pas d’adversaire muni d’une arme, quelques mystères par-ci et par-là, je me suis bien amusé.
    Moi : - C’est vrai que ça change des opérations militaires dont certains Jedi ont l’habitude.
    Dexter : - En tout cas, je pourrais dire à maître Brûle que j’ai appliqué tout ce dont une sentinelle Jedi devait faire. Et je vous remercie de votre collaboration, Galen.
    Moi : - Y a pas de quoi Dexter. (Je scrute les rues de la ville-capitale.) Dis, un petit tour en ville avant de repartir, ça te tente ?
    Dexter : - On devrait peut-être renter illico puisque la mission est finie et que notre présence n’est plus requise. Alors pourquoi aller en ville maintenant ?
    Moi, haussant des épaules : - Qui sait ? J’ai entendu dire qu’à Ussa il y avait un maître glacier qui fait de somptueuses glaces à la chandrillane, avec de la crème de qualité et différents parfums. Alors ?

    Le besalisk garde le silence puis il se met à éclater de rire, me donne une tape amicale à l’épaule et me fait savoir qu’il est tout-à-fait partant. C’est donc sur le chemin du retour que nous nous mettons en quête d’une délicieuse glace à la chandrillane. Toute enquête rondement bien menée mérite une bonne glace^^.

    FIN

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le lundi 18 novembre 2019 - 21:20

    lundi 18 novembre 2019 - 21:19 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Mission : Nuages Rouges

    La situation avait rapidement dégénéré : c’était le moins qu’on puisse dire. Impuissants, nous avions vu le vaisseau de la sénatrice exploser peu après son décollage, et à présent, nous étions implicitement accusés de son meurtre. Avec un doute sur l’implicite, puisqu’ils nous avaient ordonné de nous rendre… Nous rendre ! Nous étions venus sur Bespin pour protéger la sénatrice Pers, quel esprit tordu pourrait bien imaginer que nous allions tout d’un coup nous transformer en tueurs fous ? Leur raisonnement ne tenait pas la route. 

    Ceno : Fais ce qu’il dit.

    Je serrai et me fit violence pour lui obéir. Ici, mon maître était la seule personne en qui je faisais confiance, et je me doutais qu’il savait quoi faire dans ce genre de situations. Mais je détestais tout de même me faire dépouiller de mes armes : je me sentais vulnérable, même en ayant conscience que je n’étais pas sans défense. Plus désagréable encore était la sensation quand ils nous menèrent en cellule, assez proches pour qu’on ne risque pas de s’enfuir, mais en maintenant tout de même une distance respectable. Ils semblaient penser que nous étions dangereux… Eh bien, en un sens, ils avaient raison. Ceno plus que moi, mais quand même. 

    Une fois en prison, je fus incapable de rester assise dans la cellule. Au moins je n’étais pas seule, c’était déjà ça. Mais je haïssais ne rien pouvoir faire, être enfermée… Frustrée, je commençai à faire les cent pas dans l’étroite pièce, sous les yeux de Ceno qui ne réagissais pas.

    Moi : Haar’chak ! Comment est-ce qu’on a fait pour se retrouver dans cette osi..
    Ceno : Ahem.
    Moi : Ces ennuis, ces ennuis. Mais vous ne trouvez pas qu’ils ont réagi de manière un peu excessive ? Nous jeter en prison, sans aucune preuve, juste parce qu’on est les seuls étrangers ici ! Ils pensent vraiment qu’on avait un plan machiavélique ? On est venus ici pour la protéger, pas la… La tuer…

    Je m’appuyai contre une des parois, et passai nerveusement la main sur mes lekkus. La mort n’était pas un concept étranger et je ne tenais pas personnellement à la sénatrice, mais… Son soudain décès avait l’amer goût de l’échec. Je l’avais bien dit : « on est venus ici pour la protéger ». Et nous n’avions pas réussi. Je n’avais pas réussi. Tout l’enthousiasme que j’avais accumulé depuis le début de la mission retomba. Maître Cenovii devait être tellement déçu de moi… J’étais supposée ouvrir l’œil sur quoi que ce soit de suspect, et quoi de plus suspect qu’une bombe, ou ce qui avait fait exploser le vaisseau ?

    Moi : Je suis désolée, maître…
    Ceno : Désolée pour quoi ?
    Moi : Je ne sais pas… J’ai l’impression que j’ai fait quelque chose de travers. 

    Il y eut un petit silence, avant qu’il lâche :

    Ceno : Tu ne peux pas te reprocher sa mort. Si tu commences comme ça, tu n’en finiras jamais.
    Moi : Oui, je sais. Désolée. 
    Ceno : Kinsa. Arrête de t’excuser. 
    Moi : Oui, dé… Ok. Mais comment est-ce que vous arrivez à rester aussi serein en prison ? 
    Ceno : Ce n’est pas la pire prison dans laquelle je me suis retrouvé, crois-moi. Nous ne sommes pas en danger immédiat, et de toute manière… Nous serons bientôt sortis.

    J’eus un petit sourire, et l’impression qu’il me le rendit.

    Moi : Légalement ou moins légalement ?
    Ceno : Moins légalement, bien sûr.

    Cela me redonna toute l’énergie dont j’avais besoin et je recommençai à tourner en rond. Cependant, cette fois, faire les cent pas était productif. J’employai toutes mes forces à me remémorer toutes les tactiques que je connaissais qui pourraient nous sortir de là. L’immense majorité impliquaient une diversion, puisqu’utiliser la force ne ferait qu’attirer l’attention et rendre l’évasion beaucoup plus délicate. Mais cette distraction ne devait pas être trop bruyante, ni trop suspecte : il fallait qu’elle soit crédible, car après tout ceux qui nous surveillaient devaient être familiers de ce genre de technique. Demander une négociation ? Non, trop compliqué, ils feraient sans doute remonter la demande avant de venir, et adieu l’effet de surprise. J’avais besoin de quelque chose face à laquelle ils n’auraient pas le choix d’agir rapidement.

    Lorsque je me retournai vers Ceno, je remarquai qu’il avait légèrement penché sa tête vers le côté, son attitude teintée d’un amusement que je ressentis facilement. 

    Moi : D’accord. Alors, j’ai une idée. 
    Ceno : Je t’écoute.
    Moi : …Vous me donneriez combien dans le rôle de la padawan désespérée ?

    Quelques minutes plus tard…

    Moi : S’il vous plaît, s’il vous plaît, venez m’aider ! Mon maître a des problèmes avec son système de ventilation ! Je ne demanderais pas si c’était pas urgent ! Je… Je n’ai pas appris ce genre de choses à l’Académie !

    Parfait. Le ton plaidant : check. Le volume de la voix juste assez haut pour que seul le garde l’entende : check. Les mots soigneusement choisis pour exprimer la détresse : check. Et bien sûr, le fait que j’aie quatorze ans et que personne ne se méfie d’une Twi’lek de quatorze ans. Je me sentais un peu coupable de tromper ainsi le garde qui n’avait rien demandé, mais le pire qui lui arriverait était un mal de tête. Au moment où il entra dans la cellule et se pencha vers Ceno, inquiet, je l’assommai par derrière et lui volai sa carte d’indentification. Cela pourrait être utile…

    Ceno, se relevant : Il faut retrouver R8. C’est lui qui a les données, il les a sûrement décryptées. 
    Moi : Vous savez où il est ? 
    Ceno : À moins qu’ils l’aient déplacé, il devrait être dans les quartiers qu’on nous a assignés. 
    Moi : Mais quelle elle la probabilité qu’il n’y aient pas touché ? Si je détenais deux Jedi, je garderais un œil sur leur droïde. 
    Ceno : Nous avons de la chance qu’ils n’aient pas demandé d’éteindre nos systèmes de communication, alors…

    J’esquissai un sourire. La plupart des gens ignoraient que les beskar’gam, et à fortiori celui de mon maître, n’étaient pas uniquement des armures et des armes. Qu’il possède un lien direct avec R8 ne m’étonnait pas. Mais alors…

    Moi : Attendez… On aurait pu l’appeler avant, non ?
    Ceno : Peut-être. Mais c’était plus intéressant de te voir chercher une solution avec les éléments à ta disposition.
    Moi : …J’aurais dû m’en douter. 

    Quelques secondes plus tard, Ceno me confirma que R8 s’était barricadé dans une pièce isolée, dans le bâtiment juste à côté de celui où nous étions détenus. Tâchant d’être le plus discrets possibles, ce qui n’était pas évident, nous nous faufilâmes dans les couloirs pour le rejoindre. Plusieurs fois, nous dûmes nous cacher pour ne pas nous faire repérer, mais finalement nous atteignîmes l’endroit où R8 s’était caché. Le droïde nous ouvrit, et émit une série de bips joyeux en nous voyant, alors même que Ceno lui intimait le silence.

    Ceno : Alors, qu’est-ce que tu as trouvé…

    Il nous projeta les documents sur le mur adjacent, et je laissai échapper un petit bruit de surprise. Sous mes yeux… Ce que j’avais trouvé et que R8 avaient décryptés n’incriminaient pas seulement Anoléis…mais aussi Panius Pers, le frère de la défunte sénatrice.



    samedi 23 novembre 2019 - 14:09 Modification Admin Réaction Permalien

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    Zadyssa

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    Mission : Un Pilote fantôme

    Alors que nous atteignions le bureau blindé dans lequel s'était réfugié notre cible, alors que nous étions sur le point de voir cette offensive couronnée de succès, la Force m'informa soudain d'un danger immédiat. Il ne me fallut pas une seconde pour constater qu'il ne me concernait pas mais qu'il était lié à Eno. Et lorsque ce sentiment d'urgence s'intensifia, je sus que les choses allaient mal tourner.

    - Occupez-vous de lui comme vous le souhaitez, mais gardez-le en vie ! ordonnai-je à mes camarades du jour.

    Sitôt dit, je ne leur laissai pas le temps de digérer l'information et fonçai sans me retourner vers le lieu supposé où se trouvait mon padawan. Heureusement que je connaissais les plans de cet édifice sur le bout des doigts parce que cela me permit de passer par quelques raccourcis et, aidée de la Vitesse de Force, je fus très rapidement sur les lieux. L'obscurité était saisissante mais la Force était plus puissante et je me fiai automatiquement à elle. Comme si mon corps sentait qu'il en avait besoin, il se fondit instinctivement en elle et mes sens s'aiguisèrent naturellement tandis que je découvrais une facette du rôle du maître : la protection acharnée de son padawan.

    En l'occurrence, le mien gisait inconscient à même le sol et un filet de sang s'écoulait le long de son visage. Ou le coup avait été violent, ou la chute était en cause. Dans les deux cas, j'espérai qu'il n'avait subi aucun traumatisme crânien : si j'avais appris quelques choses auprès de Shina, j'étais bien loin d'acquérir toutes ses connaissances et j'étais donc incapable de traiter une blessure de cette sorte. À part les pouvoirs de guérison très basiques, je ne savais qu'appliquer un patch de bacta et placer quelqu'un en position latérale de sécurité. C'était déjà pas mal, cela dit.

    Autour de lui, les membres du gang se défendaient comme ils le pouvaient face à la majorité des hommes de la cible. Pris au dépourvu, ils avaient du mal à contre-attaquer ; d'autant plus que leurs adversaires étaient mieux armés, plus nombreux, et bénéficiaient de lunettes permettant de voir dans le noir. Bref, ils avaient l'avantage et du nombre et du terrain. Il fallait donc que je change cela...

    - Galayd ! fis-je en avisant la personne la plus proche. Emmène-le à l'extérieur. Tout de suite !

    Il obéit promptement et hissa Enoliwen sur son épaule avant de fuir au trot.

    - Et n'oublie pas la position latérale de sécurité !

    Bon, une chose de faite. Si je ne faisais pas confiance aux membres du gang, il était tout de même préférable de laisser mon padawan entre leurs mains qu'étendu inconscient sur un champ de bataille. Car ce mince couloir allait en effet rapidement se transformer en cela, s'il ne l'était pas déjà.

    Entièrement fondue dans la Force, je m'apprêtai à utiliser le pouvoir le plus épuisant que je maîtrisais pour en finir rapidement : l'Inertie. Prenant une grande inspiration pour me donner du courage, j'aiguisai mes sens, allumai mon sabre puis ne laissai pas le temps à mes ennemis de se rendre compte de ce qu'il allait se passer. Je profitai de l'effet de surprise pour inverser la gravité, m'attirant donc sur eux. La vitesse et la façon de faire les surprit car j'assommai aisément le premier, simplement en me laissant tomber sur lui. Mes alliés parurent comprendre le message car ils s'éloignèrent pour me laisser plus de place : être la nièce de leur cheffe avait au moins un avantage.

    Je fis ensuite en sorte d'être attirée au plafond et enchaînai immédiatement en tirant sur deux hommes. L'espace exiguë était un avantage pour moi qui était seule et je ne me privai pas pour m'en servir : les adversaires restants subirent une poussée de Force qui les envoya valser les uns sur les autres. Évidemment, certains en réchappèrent et tentèrent de me tirer dessus. Les tirs se heurtèrent toutefois à la barrière violette qu'était mon sabre laser. Ils ne venaient que d'une seule direction alors autant dire que c'était une promenade de santé pour une Jedi Gardienne ayant appris le Soresu. Toutefois, relâcher sa concentration lorsque les choses semblent faciles étant la pire erreur à faire, je fus donc efficace et tâchai de renvoyer les tirs dans leur direction pour éviter des mauvaises surprises. L'un d'eux fut touché de cette manière et les cinq derniers furent mis hors d'état de nuire par des techniques au corps-à-corps très utiles dans les espaces confinés comme celui-ci.

    Quand le dernier adversaire fut enfin incapable de se battre, toute mon énergie se dissipa et je ne pus empêcher mes jambes de me lâcher, tombant lamentablement par terre. Si au moins j'avais pu préserver mon image et ma dignité... La Force ne le voulait vraisemblablement pas.

    - Rejoignez les autres et immobilisez Nal Louyn. Ne faites surtout pas de mal aux représentants, par contre !

    À nouveau, ils m'obéirent et j'en fus soulagée. J'aurais bien aimé que Kinsa soit là : j'étais clairement une incapable en politique. Bon... pour tout avouer, mon ancien maître n'était pas une lumière non plus. Ça devait être pour ça que je n'avais pas trop développé ce côté-là. Que restait-il à faire ? Dénoncer Pankluyn, preuves à l'appui ; arrêter de manière correcte cette assemblée et également dénoncer le politicien ; dédommager les villageois. Ça devait être possible.

    Recommençant peu à peu à récupérer des forces, je me remis lentement sur pieds puis marchai en claudiquant jusqu'au lieu du rendez-vous duquel sortait des voix pour le moins... énervées. Génial. Ça s'annonçait intéressant. En entrant dans la pièce, je découvris avec surprise que ma tante, Adeya, était présente. C'était une bonne surprise : elle se chargea du côté politique à la fois le politicien et le gang, armée d'arguments pertinents que personne ne parvint à contredire. Finalement, grâce à elle, les choses rentrèrent dans l'ordre. Ma présence et le fait que je représente l'Ordre Jedi achevèrent de convaincre les plus sceptiques et le conseil promit de dédommager les villageois. Il était toutefois nécessaire de vérifier leurs dires : je connaissais suffisamment le domaine pour savoir que les promesses étaient rarement respectées, surtout quand il était question d'argent.

    J'aurais pu rester. J'aurais dû rester. Mais à peine la réunion terminée, j'abandonnai le gang Nuixy et sorti dehors afin de retrouver Eno. Toutefois, j'étais bien obligée d'avouer que c'était simplement une manière d'éviter ma tante. Je sentis juste son regard déçu et cette sensation fut probablement la chose la plus horrible de cette mission. La déception était le pire des sentiments qu'une personne pouvait éprouver à l'égard d'une autre.

    Enoliwen était de nouveau conscient et, avant qu'il ne déchaîne un ***illégal*** d'excuses, je le coupai :

    - Ne t'en fais pas. Ça arrive. Tu me raconteras tout en rentrant. En attendant, nous allons retourner au village pour s'assurer que les promesses des politiciens soient tenues : ils doivent dédommager les habitants. Et rassure-toi, les choses vont rentrer dans l'ordre : tu as fait du bon boulot, je te félicite.

    vendredi 29 novembre 2019 - 22:57 Modification Admin Réaction Permalien

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    Enoliwen

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    Un pilote fantôme

    Notre mission touchait à sa fin. Assis dans le cockpit du vaisseau, je regardais le village devenir de plus en plus proche. Nous allions retrouver les villageois, vérifier cette histoire de dédommagements, et je me doutais que Zadyssa allait avoir une petite discussion avec Lenris.

    À notre atterrissage, nous fûmes à nouveau accueillis par les villageois. Cela me rappella notre arrivée, au début de la mission, quand tout était encore confus et que nous n'avions que des ébauches de théorie pour réponses. Ce moment me parut lointain : j'avais découvert de nombreuses choses durant cette aventure, autant au sujet de moi-même qu'au sujet du monde qui m'entourait et dans lequel je devais apprendre à évoluer. Lorsque je lui en fit part, je devinai que cette vision parût un peu étrange à mon maître au regard qu'elle me lança. Mais qu'est-ce qu'un bothan, qui n'avait aperçu les surprises que le monde lui réservait qu'au travers des livres et des légendes pouvait bien y connaître ? Je me rendis compte à ce moment que j'avais grandi dans un cocon isolé du monde extérieur. Certes, cela m'avait protégé des dangers qu'il pouvait y avoir, mais je savais que ma vision du monde était encore bien restreinte. Et s'il y avait quelque chose que je désirais, c'était l'élargir.

    Les villageois se pressaient autour de nous, curieux. Nous répondîmes à quelques unes de leurs questions puis abordâmes le point des dédommagements : quels dégâts, quelle compensation, combien de minerais volés...

    La question réglée, j'allai remercier la famille qui nous avait accueillie pendant que Zadyssa prenait Lenris à part. Je les regardai du coin de l'œil, amusé. Car, si au début ils s'affrontaient à armes égales, je vis rapidement Lenris calmer ses ardeurs et baisser la tête.

    Zadyssa revint vers moi, mi-agacée mi-amusée de la tournure qu'avait prise la discussion. Nous fîmes ensuite nos adieux à la communauté et remontâmes dans le vaisseau pour repartir en direction du second village.

    Dans le vaisseau, je constatai en faisant un rapide bilan que j'étais gobalement content de moi. Je n'avais pas tout réussi avec succès, bien entendu, mais j'estimais m'être amélioré dans certains domaines.

    Cette première mission qui se soldait par une victoire me réjouissait, et j'étais prêt à repartir dès que mon maitre me le proposerait ! Enfin, presque : si j'avais le temps de dormir un peu avant...

    Ce message a été modifié par Enoliwen le mardi 24 décembre 2019 - 11:08

    mardi 24 décembre 2019 - 11:05 Modification Admin Réaction Permalien

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    Ordo

    18727 Crédits Modo

    Nuages Rouges


    Kinsa resta bouche bée. Les données affichées incriminaient Panius de manière accablante.


    Ceno - Panius a tout manigancé. On a ici le contrat de vente, déjà signé. Le montant est astronomique.

    Kinsa - Je n'arrive pas à le croire.


    Le Jedi en armure faisaient défiler les fichiers. L'un d'eux concernait l'accession au sénat de la femme de Panius, en lieu et place de sa sœur. Un projet qui avait dû être accéléré en voulant profiter de la présence des Jedi.


    Ceno - Alors ils comptent vraiment nous mettre ça sur le dos.

    Kinsa - C'est n'importe quoi. Le Lieutenant Taishakuten n'avalera jamais ça. Il viennent de se tirer une balle dans le pieds.

    Ceno - ... Peut-être pas. Il suffirait d'une bonne histoire, d'un holo truqué, ou d'une quelconque preuve falsifiée, comme le dépôt de notre ADN à un endroit précis. Ces requins sont capables de tout.

    Kinsa - Tout ça pour de l'argent...

    Ceno - Quoi qu'il en soit, cette affaire pourrait nous compromettre et déstabiliser l'Ordre Jedi.


    Il désactiva la projection et se redressa, Kinsa en fit de même.


    Kinsa - Et maintenant ?

    Ceno - La partie que tu préfères.

    Kinsa - Un peu d'action!

    Ceno - Il faut qu'on trouve un vaisseau et qu'on ramène ces preuves à Coruscant. Mais traverser la station risque d'être périlleux. Anoléïs et Panius vont tout faire pour nous empêcher de partir.


    Soudain une alarme retentit. Une sirène accompagnée d'une voix de droïde criait depuis les mégaphones du couloir voisin.


    ALERTE ALERTE ! PRISONNIERS EN FUITE ! ALERTE ALERTE !


    Les deux Jedi se regardèrent et partagèrent une légère excitation à travers la Force.


    Kinsa - Ce sera encore plus périlleux maintenant.

    Ceno - Il vaut mieux ne pas traîner ! R8, reste derrière nous !


    Surgissant de leur planque, la padawan Kinsa Talik et Maître Cenovii se retrouvèrent dans le couloir où deux cohortes de droïdes d'assaut s'avançaient pour les prendre en tenaille. Acculé sur deux fronts, les deux Mando-Jedi se positionnèrent dos à dos. En parfaite synchronisation, ils activèrent leur sabre et se mirent en position de combat. Les tirs commencèrent à fuser, les premiers rayons furent annihiler par de multiples parades au sabre. Sous le feu ennemi, les mouvement des Jedi se firent de plus en plus rapides. Petit à petit, ils accentuaient leur lien avec la Force, et à force de concentration, ils purent dévier les tirs suivants sur leurs assaillants. Les droïdes tombèrent un à un en quelques secondes. Ceno brandit sa main et appela sa padawan et son droïde.


    Ceno  - Par ici ! En avant !


    Ils commencèrent à courir pour quitter le cœur de la station et rejoindre les hangars du spatioport le plus proche.


    Kinsa - Hey Maître ! Je parie que c'est aussi cette partie que vous préférez !

    Ceno - ... Reste concentrée !

    vendredi 10 janvier 2020 - 21:26 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    11745 Crédits Modo

    Mission : Lancer de dés
    Participants : Kinsa Talik (Chevalière), Raxar (padawan de Kinsa)

    Une semaine après la conversation que j’avais eu avec Raxar sur la nécessité de contrôler ses pouvoirs, il était enfin temps d’embarquer pour Cantonica. Ces derniers jours n’avaient pas été tendres pour mon padawan : du matin au soir, il avait eu droit à un entraînement intensif couplé à des mises en situation dans la Salle aux Milles Aspects. Parmi ces entraînements comptaient des séances de combat rapproché et de tir de blaster, auxquelles je tenais presque autant que l’entraînement au sabre en ce qui concernait mes apprentis. Après tout, on n’avait pas toujours la possibilité d’utiliser son sabre, et si on se retrouvait au milieu d’une bagarre de bar, mieux valait ne pas faire valdinguer une lame potentiellement mortelle. Un coup de poing bien placé, en revanche…
    - Je me sens prêt à affronter la galaxie entière ! s’était-il exclamé en s’étirant à la fin d’une de nos séances. 
    - Commence par des trafiquants, et après on verra pour la galaxie entière, lançais-je. 
    Je m’étais levée tôt pour préparer l’Arrow et les détails de notre mission. Comme d’habitude, R8 serait de la partie, et je tenais à aller sur Cantonica préparée. C’était Orvi qui s’était occupé de coudre nos tenues, reprenant des anciens vêtements d’Aynor et d’autres Jedi qui avaient laissé des vêtements de la taille de Raxar, pour les rendre à la fois pratiques pour se battre et adaptés au code vestimentaire des casinos. Rien de particulièrement extravagant, pour ne pas nous gêner en cas de combat, mais assez chics pour qu’on se fonde dans la masse. En essayant cette combinaison blanche à cape qui me permettait de dissimuler des armes à l’intérieur grâce à une doublure, je servis un grand sourire à mon ami :
    - Orvi Konshi, tu es un génie.
    - Je sais, je sais. Et là… Tu peux mettre une grenade fumigène, comme tu les aimes. Et évidemment, il y a des protections. Pas aussi solides que du beskar, mais ça fera l’affaire. 
    - Parfait. 
    J’emportais également une tenue plus modeste, celle de civile passe-partout. Je m’occupai également des crédits, et des fausses identités, que je récupérai de mes précédentes missions. Normalement, nous devrions être capables d’esquiver les contrôles, mais on ne savait jamais… Finalement, les préparatifs terminés, je m’installai à bord de l’Arrow avec mon padawan. C’était sa première mission à l’extérieur de Yavin, je devrais donc garder un œil attentif sur lui… Mais je ne me faisais pas de souci. Il était doué, et il avait eu une bonne prof. En voyant son costume, la mâchoire de Raxar se décrocha. 
    - Whoaaaaah, c’est trop classe ! 
    - Tu seras mon assistant, expliquais-je en m’installant dans le cockpit. Essentiellement, ton rôle en public, ce sera de te taire et parfois de me murmurer des choses d’un air soumis. C’est une des meilleures positions : personne ne te regarde et donc tu peux observer tout le monde. 
    - Compris ! 
    - Allez, attache-toi bien. On en a pour un jour de voyage, on aura tout le temps de répéter. 
    Quelques heures auparavant, je lui avais confié un sabre laser d’emprunt, pioché dans les réserves de l’atelier. Ils n’étaient pas aussi personnels et en phase qu’un sabre qu’il aurait fabriqué lui-même, mais il avait le mérite d’exister. De toute manière, je comptais bien l’emmener sur Ilum une fois cette mission terminée. Je me demandais ce que ça donnerait… Souvent, les sabres reflétaient une partie de la personnalité de leur créateur. 
    Vingt-cinq heures et plusieurs parties de Dejarik plus tard, j’entamai la descente sur Cantonica. Mon objectif : la ville décadente de Canto Bight, où se rassemblaient les ordures les plus riches de la galaxie, au détriment de tous ceux qu’ils exploitaient. Mon informateur n’avait pas pu me donner de nom précis, seulement une description générale et un indice : des boucles d’oreilles bien particulières que les membres du cartel portaient comme signe de reconnaissance. Ces boucles d’oreilles étaient en trois dimensions, et représentaient une sorte de plume rubis. Notre premier objectif serait donc d’identifier les personnes qui fréquentaient le casino et qui portaient ces accessoires. Pour la suite, je n’avais pas réellement de plan à part « Improviser sur le moment avec les données qu’on a sur place ». De toute manière, il était inutile de préparer minutieusement un cours d’action à l’avance sans jamais avoir mis les pieds sur le terrain. Mais ça, évidemment, pas question de le dire à Raxar. Cela pourrait lui donner des idées, et l’improvisation était un art bien rodé… D’aucuns pourraient même dire qu’on n’improvisait pas l’improvisation. 
    Avant d’entrer dans le casino, tous deux changés dans nos tenues respectives, je me tournai une dernière fois vers mon padawan pour lui faire un rappel des choses :
    - N’oublie pas. Je suis l’héritière d’un empire financier et tu es mon jeune assistant. Officiellement, tu es ici sur la demande de mon père pour surveiller que je ne fasse pas trop de bêtises. Officieusement, tu as tout aussi envie de t’amuser que moi. Compris ? Si quelqu’un te parle, surtout un autre assistant, prends cet air que tu as quand tu crois que je ne te vois pas commérer avec les autres padawans.
    - …Naaan, je pensais avoir été discret…
    - On en reparlera plus tard, repris-je. Tu as bien tout en tête en ce qui concerne le casino ? Et surtout, surtout… Ne te laisse pas entraîner dans des choses stupides. Pars du principe que toutes les personnes ici sont pourries jusqu’à la moelle et qu’elles ne veulent pas ton bien. Parce que c’est sûrement le cas.
    Il hocha la tête. Rassurée, je m’avançai et entrai dans le casino, où une musique entraînante était jouée, mon padawan sur les talons. Place au « trouvez les boucles d’oreilles ». 



    dimanche 16 février 2020 - 20:30 Modification Admin Réaction Permalien

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    NewAlx

    100 Crédits

    MISSION : Infiltration sur Canto Bight

    PARTICIPANTS : Kinsa Talik (Chevalière Jedi), Raxar (Padawan de Kinsa)


    KINSA : Voilà, Canto Bight. La ville des vices, de l’argent et de la cruauté. Ne te fie à personne, et ne te fais pas remarquer. Sachant que tu ne pourras pas tenir la seconde condition, intègre la première. Avec un peu de chance, il n’y aura pas trop de casse. Blaster ?


    RAXAR : Prêt et paré. Je me sentirais plus à l’aise avec un sabre, mais une leçon reste une leçon. Et je déteste ces habits. On dirait un vendeur d’esclaves, c’est humiliant.


    KINSA : Ne te laisse pas déstabiliser. Aie confiance en ton Maître, et en la Force. Canto Bight est un pivot central des ventes illégales, des esclaves comme des animaux et bien sûr, de l’équipement de guerre. Des vaisseaux transitent ici, des croiseurs stellaires et des armes interdites dans plusieurs systèmes. Il faut que cela cesse, nous ne voulons pas de nouveaux innocents pris dans des feux croisés à cause de quelques pièces. On se croirait presque revenus au temps de l’Empire.


    RAXAR : Ah. Est-ce que tu penses que… les Sith ?


    KINSA : Ceci n’est ni le moment, ni l’endroit, mon jeune Padawan. Restons concentré, et tout devrait bien se passer.


    RAXAR : Ouais. Au pire, misons tout sur le noir ?


    Avec un léger sourire, Kinsa actionna l’ouverture de la porte du vaisseau. Face à eux, un gigantesque amas de palaces s’offrait à leurs yeux, avec ce fond de bruit, de crasse et de lumière vive. Kinsa s’avança d’un pas royal, collant à son personnage. Raxar la suivait, droit et tendu, le regard fixe à l’horizon, tel un serviteur des plus loyal. Ensemble, ils pénétrèrent dans la cité-casino, passant devant des centaines de machines, des milliers de joueurs désespérés ou non, et les tintements infernaux des pièces tombant sans arrêt. Sans s’arrêter, sûre d’elle, Kinsa avança à travers les longs espaces, suivi par son fidèle Padawan. Finalement, ils arrivèrent dans un espace gigantesque, où un bar trône en son centre. Autour, ce sont de gigantesques tables de jeu qui sont animées par le brouhaha incessants des riches s’adonnant à leurs jeux pittoresques.


    KINSA : Très bien, Vadam, je te laisse quartier libre. Tu n’as pas intérêt à décevoir la Maison Bol’n Han !


    RAXAR, en s’inclinant : Bien Maîtresse.


    Raxar se dirigea vers la table la plus proche, qui propose un jeu qu’il a déjà eu l’occasion d’expérimenter maintes fois à bord du croiseur pirate « Le Gottferdom », à savoir le Biblon. Il s’agit tout simplement de miser sur une carte, et espèrer qu’elle sorte sur trois tentatives. Plus on mise gros, plus on devient un joueur important. D’aucun dirait qu’il s’agit purement de hasard, mais une bonne stratégie peut s’avérer payante. Raxar s’assit comfortablement à un siège libre, et jauge du regard ses adversaires. Un riche marchand, un Pro’tek des Contrées Glacées, une Dominatrix et un homme, simple, vêtu d’habits très banals. Raxar est tout de suite intrigué par ce personnage, comme s’il se cachait derrière quelque chose d’autre que son apparence des plus normales. Trop normale peut-être. Pendant que Raxar triait ses gains, il en profita pour regarder au niveau des oreilles de l’individu, et découvrit un trou. S’il portait une boucle d’oreille, il l’a retiré, et c’est plutôt bon signe dans la quête du Padawan.


    RAXAR, dans sa tête : Bon. Inutile de vendre la peau du Wookie avant de l’avoir tué, il faut jouer prudemment.


    La partie commença, et Raxar débuta en prenant la parole.


    RAXAR : Allez, je mise tout sur le Carré d’Or ! À quoi bon être riche si ce n’est pas pour en profiter hein !


    Il regarda autour de lui, et parla à ses adversaires de manière complice.


    RAXAR : Tout du moins, ma Maîtresse est riche, mais ce qu’elle ne sait pas ne peut pas la ruiner, n’est-ce pas mes braves ?!


    MARCHAND : Ha ha ha, ce n’est pas faux mon p’tit. Tu es bien insolent pour un valet aussi jeune, mais bon. Voyons ce que tu vaux !


    Tous regardèrent le centre de la table, où un magnifique Carré d’Or est tiré. Raxar jubila, prit ses gains et regarda ses adversaires.


    RAXAR : La chance du débutant sûrement ? Je devrais peut-être vous laisser et aller tenter ma chance dans un marché plus… lucratif.


    Il les observa d’un air entendu, avec un grand sourire. La Dominatrix le regarda avec un air étrangement morbide, le marchand se contentent de rigoler alors que l’humain lui, le dévisagea d’un air songeur. « Je te tiens mon gars ! » pensa Raxar, sans trop se découvrir sur son visage. Pendant que la partie avançait tranquillement, Raxar commanda une boisson pour poursuivre son jeu. Quelques instants plus tard, un droïde vint lui servir un verre. Alors qu’il approcha le verre de sa bouche, Raxar se rendit compte que ce n’était pas ce qu’il avait commandé, et qu’il avait eu le droit à un simple jus. En regardant discrètement aux alentours, il vit Kinsa le regardant, levant le verre alcoolisé qu’il avait commandé en guise de salut et qui le jeta par-dessus son épaule. Raxar n’eut pas le temps de lui faire une grimace des plus cachées, puisque sous son jus se trouvait un morceau de papier, lui intimant l’ordre de quitter la table et d’aller en direction du balcon.


    RAXAR : Mes très chers amis, je suis navré mais… Non en fait je ne le suis pas, je me suis suffisamment enrichi sur vos dos, il est temps pour moi de reprendre ma dure et juste place de valet. Si vous voulez bien m’excuser.


    Sous les regards noirs des joueurs, Raxar s’éclipsa, et se dirigea vers le balcon, feintant d’admirer le paysage. Quelques instants plus tard, un objet froid et dur vint se braquer contre son dos, tandis qu’une haleine fétide lui ordonna de ne plus bouger.


    RAXAR : J’espère vraiment de tout cœur que c’est un blaster que je sens dans mon dos.


    INCONNU : Retourne-toi.


    Raxar s’ordonna, et se retrouva face au joueur de tout à l’heure, qui pointait bien un blaster caché sous sa cape.


    RAXAR : Ouuf. C’est un blaster, je suis rassuré. 


    INCONNU : Tu… Tu es rassuré par un blaster ? Enfin non, ferme-la et écoute. T’es qu’un larbin, qui pète plus haut que ses chausses, mais je vois que t’es pas trop con et que t’as de la maille. Donc…


    RAXAR : « De la maille » ! Bah mon vieux, tu sors de quelle époque ?


    INCONNU, en pressant encore plus le blaster, d’un air menaçant : Ferme-là j’ai dit ! Je te laisse une heure pour que ta Maîtresse me retrouve dans la ruelle du Grabalx Fumé. J’pense qu’elle sera très intéressée par un p’tit business maison. Mais si tu te pointes pas ou que y a une embrouille, j’arrache ta p’tite tête de ton corps. T’as compris ?


    RAXAR : Une heure. Le Grabalx Fumé. La ruelle. C’est noté. Autre chose ?


    INCONNU, en rangeant son arme : T’as peur de rien hein gamin ?! Crois-moi, ça te jouera des tours un d’ces quatre. Allez. Dégage.


    Raxar s’éclipsa, et se dirigea vers la dernière position connue de Kinsa. Accoudée au bar central, elle était assise et n’avait pas eu de visuel sur la petite altercation sur le balcon. Après lui avoir tout raconté, Kinsa acquiesça de la tête.


    KINSA : Bon boulot Raxar. On en tient un, et avec suffisamment de chance, il nous conduira à la troupe entière, et aux caches. Tu te sens prêt ? Ça risque d’être sportif vu l’attitude du bonhomme. 


    RAXAR : Oui, ne t’inquiète pas. La Force est avec nous, et j’ai très hâte de lui montrer ce que le « p’tit » va faire à son anatomie.


    KINSA : Un bon raisonnement. Ton Maître ne serait pas de Mandalore à tout hasard ?


    RAXAR, avec un regard complice : Oh, si vous saviez Madame.


    Ils se regardèrent et échangèrent un éclat de rire avant de quitter le casino. Pendant une heure, ils déambulèrent prudemment dans les rues de la gigantesque cité, avant de finalement arriver dans la ruelle bordant le Grabalx Fumé. Ils attendirent quelques minutes avant que plusieurs silhouettes sombres ne parvinrent du bout de la rue.


    KINSA : C’est parti. Sois prêt. Il faut absolument tenir la discussion et les embobiner.


    Elle avança d’un pas décidé, et se prépara à parler quand les mots lui restèrent coincés dans la gorge. En face d’elle, leader de la troupe et celui qui a menacé Raxar de son blaster, l’inconnu plutôt connu. Il s’agit d’Anji, une ancienne connaissance de la Mandalorienne.


    ANJI : LYN !!!


    KINSA : ANJI !


    RAXAR, en arrivant : RAXAR ! Les regards se tournent vers lui. Nan désolé, c’était trop tentant.


    KINSA : La galaxie est bien trop petite décidément. Je vois que…


    Elle n’a pas le temps de finir sa phrase qu’Anji décocha un coup de blaster dans sa direction, qu’elle esquiva tout juste. Elle sortit le sien et regarda Raxar, qui avait déjà commencé à tirer vers les bandits.


    RAXAR : On va voir ce qu’il te dit le « p’tit », Angine !


    KINSA : Anji ! Et canalise-toi, tu n’es plus un bandit mais un Padawan Jedi !


    RAXAR, rougissant : Oui, pardonne-moi.


    À partir de ce moment, le Maître et le Padawan agirent de concert, se rappelant des entraînements, en faisant confiance à la Force. Chaque tir de Kinsa faisait mouche, et elle parvint sans mal à mettre définitivement à terre deux des cinq ennemis. Raxar, quant à lui, s’occupa des deux restants, avant de se tourner vers Anji. Dépassé par les événements, ce-dernier se mit à fuir à toutes jambes.


    KINSA : JE LE CONTOURNE, PARS À SES TROUSSES !


    En entamant sa course, Raxar ne put s’empêcher de lâcher par-dessus son épaule :


    RAXAR : PLUS PERSONNE NE DIT « AUX TROUSSES » MAÎTRE !!!


    Il courut à travers les ruelles sales de la cité, sans perdre de vue Anji qui le devançait de quelques dizaines de mètres seulement. Raxar sauta par-dessus une caisse posée au sol, bouscula plusieurs passants et arriva dans une rue gigantesque, faisant office de marché. Alors que sa cible se mouvait facilement, connaissant l’endroit comme sa poche, Raxar décida d’une approche plus… raxarienne. Il sauta sur le toit d’une petite boutique, et sauta ensuite de bâtisse en bâtisse sans perdre de vue le bandit. Au bout de la rue, Anji débarqua sur un chemin de promenade bordant une falaise de quelques mètres surplombant la plage. Il n’eut pas le temps de décider quel chemin prendre que Raxar le ceintura au niveau de la taille, et ils chutèrent tous deux sur la plage. Un peu sonnés, les deux adversaires se relevèrent et se jaugèrent du regard avant de se mettre en posture de combat. Anji attaqua le premier, avec une feinte, en attaquant du poing droit mais en visant réellement avec sa jambe. Raxar n’eut aucun mal à éviter l’attaque, et asséna un direct dans le visage du bandit avant de lui couper les jambes avec une prise que Kinsa lui avait appris. Une fois à terre, Anji se fit attaquer de tous côté par ce jeune imbécile qu’il n’avait pas pris assez au sérieux. Raxar se releva, et Anji comprit tout de suite qu’il venait de se faire rosser de la même manière qu’un an auparavant par une certaine Mandalorienne. Avant de recevoir le coup qui le mettrait au tapis pour un moment, il eut le temps de placer un pathétique :


    ANJI : Non, pas encore !


    Raxar étira ses membres, encore un peu fourbu de la chute et du combat. Il estimait s’être bien débrouillé. Quatre bandits éliminés et un au tapis après une spectaculaire course-poursuite. Et il n’avait pas eu besoin de la Force, ou de son Maître.


    KINSA : Félicitations.


    La Jedi était assiste au bord de la falaise, au-dessus de Raxar. Elle avait un fruit à la main, et elle le mangeait tranquillement.


    RAXAR : Oh non. Non non non ! Pas ça !


    KINSA, avec un sourire carnassier : Quoi donc jeune Padawan ?


    RAXAR : Tu es là depuis le début. Tu m’as vu combattre. Tu savais que ça allait se passer comme ça !


    KINSA : Oui, c’est vrai. Je n’avais pas prévu que ce cher Anji serait de la partie néanmoins. Mais pendant que tu poursuivais et mettais à terre notre cher ami, j’ai pris le soin de détruire leur vaisseau et leur marchandise. En toute discrétion bien sûr, ce que tu n’appréhendes guère puisque tout le marché a pu voir tes magnifiques prouesses. Mais cela reste un excellent travail, et tu t’es bien débrouillé.


    RAXAR : Ah. Bon. Bah euh… Ouais. J’ai rien à dire.


    KINSA, en souriant : Tant mieux ! Garde ton énergie pour aller chercher le vaisseau ! Je t’attends ici, ce fruit est délicieux !


    RAXAR : … Je te hais. Et lui ? en pointant Anji du doigt


    KINSA : Je vais le déposer dans une ruelle abandonnée. Sans vaisseau, sans équipage et avec la raclée qu’il a prise, il devrait se faire discret quelques temps, jusqu’au jour où ton Padawan lui remettra les idées en place !


    Raxar s’éloigna, en marmonnant dans sa barbe, mais elle savait qu’il s’était amusé et que tout ceci n’était que de la comédie. Elle avait encore des choses à lui transmettre, mais elle avait hâte. Raxar était décidément un Padawan prometteur et intéressant. Et ce fruit était vraiment très bon.



    jeudi 19 mars 2020 - 18:00 Modification Admin Réaction Permalien



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