L'Académie Jedi (page 16)

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  • Avatar Phaleina

    Phaleina

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    Me voilà enfin sur Yavin, je suivais une jeune twi’lek, à la peau bleue, à travers l’Académie. Son visage doux et sa présence avait quelque chose d’apaisant dans ce lieu immense. Mais à sa façon de me parler, je compris vite qu’il ne fallait pas lui sortir des plans foireux, l’engagement demandé ici devait être total. Ça tombait plutôt bien, je n’avais pas l’intention de partir. De plus, ou qu’ils soient, je voulais que ma marraine et mon oncle puissent être fier de moi.

    Nous étions à présent dans les jardins de l’Académie, la beauté du lieu me rappelait les jardins Royaux de Naboo, avec ses fontaines sculptées et sa végétation luxuriante. Mon hôte s’installât sur la bordure d’une fontaine. Je m’approchais alors examinant les moindres recoins du lieu et les personnes présentes.

    Debout face à la fontaine, je laissais mes doigts effleurer la surface de l’eau, quand la Jedi s’adressa à moi.

    Kinsa : Un Jedi se doit d'être en harmonie avec la Force, et la méditation est la meilleure manière d'y parvenir. C'est quelque chose que tu feras très souvent, alors autant commencer maintenant.
    Moi : Comment je fais ?
    Kinsa : Ferme les yeux et respire. Fais abstraction de ton environnement immédiat, et concentre-toi sur la Force. Tu m'as dit que tu as déjà utilisé la Force, alors ça devrait être facile.

    Je jetais un rapide coup d’œil vers les autres aspirants Jedi non loin de nous.  Ils étaient tous à genoux avec les yeux fermés, ça semblait si simple. A moins que ce ne soit l’heure de la sieste pour eux.

    Je m’assis en tailleur dos à la fontaine, j’arrivais à sentir le regard de la twi’lek posée sur moi. J’en profitais pour tourner ma tête vers elle avec un regard emprunt d’hésitation. Je me remis en position, mes mains formaient un triangle.

    Cette position me rappela un vieux mécano de Mos Espa avec qui nous avions l’habitude de faire affaire, il joignait souvent ces mains ainsi quand il avait trop bu et nous disait de la manière la plus sérieuse et la plus sobre possible qu’il allait « méditer ». Il finissait toujours dans le hamac de son arrière-boutique. A ce souvenir, un large sourire apparu sur mon visage.

    Il fallait que je me reconcentre pour réussir cet exercice. Et je me décidais à écouter les conseils de la Jedi, je fermais alors mes yeux et pris une profonde inspiration.

    Oui, j’avais déjà fait appel à la Force sans vraiment savoir ce qu’était cette chose. Dire que nous devions cohabiter dans ce même corps et que je m’étais servis d’elle sans apprendre à l’apprivoiser ou à la connaître. Je cherchais alors cette Force en moi, elle devait bien se cacher qu’elle que part. Mais rien à faire comme si elle ne voulait pas se montrer ou m’aider. Pas de précipitation, pas de panique, il doit bien y avoir un moyen de la retrouver, de me connecter à la Force. Je me remémorais alors chaque instant où j’avais fait appel à elle, de Naboo à Coruscant en passant par Tatooine, Mygeeto et bien d’autres mondes encore.

    En un instant, mes repères extérieurs disparurent, je ne sentais plus la légère brise de Yavin contre ma peau, le clapotis de l’eau provenant de la fontaine s’était également envolé. Une voix d’homme se rapprochait de moi. Je ne l’avais jamais entendu auparavant. Néanmoins, je décelais une autre présence, plus familière, celle -ci posa sa main sur mon épaule droite et m’enlaça avant de me donner un baiser sur la joue gauche. C’était impossible, cela ne pouvait être ma marraine. Après un moment de doute, j’ouvris les yeux. Rien, le vide absolu à part un vieil homme encapuchonné, face à moi, assis sur un tronc d’arbre. Cette apparition était légèrement floue, on ne pouvait discerner que la barbe grisonnante de cet homme et son air aimable.

    L’apparition : « Savoir d’où l’on vient est important, mais ne reste pas tourné vers ton passé. Concentre-toi sur le moment présent ! »

    A ces mots, il me joignit une tape amicale sur le front. Je fus comme brutalement aspiré sur Yavin IV. J’étais pris de nausée. Mais cet état fut passager, mon corps et mon esprit était pris dans une disposition nouvelle, de plénitude et de tranquillité, que je n’avais jamais connu. J’avais maintenant conscience de chacune de mes cellules qui vibraient avec la Force. Cet Esprit vivait en moi depuis tout ce temps, il m’envahissait à présent et je ne lui fermer aucune porte. Mais l’Esprit de la Galaxie ne prends pas naissance dans nos corps, il nous traverse, telle une énergie pour toucher les autres êtres vivants présent dans le jardin. J’avais conscience d’eux et eux avaient conscience de moi ! La Force désirait m’amener plus loin que ce jardin, elle me poussait à dépasser mes limites.

    Tous mes sens étaient en alerte, j’étais un funambule omniscient, toujours à la limite, avec la lumière et la chaleur du soleil d’un côté et la fraicheur de l’ombre des arbres de l’autre, entre les rires et les pleurs, entre la vie et la mort. Cette situation avait quelque chose d’excitant. Un nuage assombrit le jardin, comme la peur assombrit la lumière d’un apprenti, lorsque celui-ci pris conscience de tous ce qui l’entourait.

    Était-ce cela la Force ? Un subtil équilibre ? Une énergie au-dessus des lois physiques ?

    En tout cas, c’était bien un nouveau monde qui s’ouvrait à moi et qui remettait en question tout ce que j’avais pu apprendre jusque-là !

    J’ouvrais tout doucement les yeux comme si je ne voulais plus quittait cet état et toutes les perspectives qui allait avec. Mais si j’avais bien découvert quelque chose aujourd’hui, c’était que la Force se trouvait partout autour de moi et que jamais elle ne me quitterait.

    L’air grave, je regardai en direction de l’apprenti, mais l’ombre était passée. Toujours sous le coup de l’excitation, je me retournais alors vers Kinsa Talik, plus sûr de moi, un sourire en coin.

    Moi : Alors, quand est-ce qu’on recommence ?


    Ce message a été modifié par Phaleina le samedi 30 décembre 2017 - 15:36

    samedi 30 décembre 2017 - 15:31 Modification Admin Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Pendant toute l'épreuve du jeune Mirialan, je l'avais observé et avais progressivement vu sa présence dans la Force devenir plus intense. Au bout d'un certain temps, je fermai moi-même les yeux avant de m'ouvrir totalement à la Force moi aussi : j'en profitai pour sonder plus profondément Icare. Ainsi, je le sentis plus serein, mais aussi étonné de ce qu'il découvrait. Je souris. Mon premier vrai contact avec la Force s'était également fait ici, dans cette Académie, mais en des temps bien différents...

    Je repris conscience du monde qui m'entourait quelques secondes avant Icare, qui me regardait avec enthousiasme :

    Icare : Alors, quand est-ce qu'on recommence ?
    Moi : Patience, jeune padawan. Tu t'entraîneras bien assez tôt, crois-moi.

    Je lui tendis la main pour l'aider à se relever ; après une hésitation, il saisit mon poignet et se mis sur ses pieds. Sans tarder, je sortis mon datapad de ma sacoche et y consignai les différents éléments du dossier du nouveau padawan Icare Eris. Pour certaines choses, je lui demandai des détails, pour d'autres je les avais encore en mémoire. La dernière formalité était de prendre un holo de lui, formalité à laquelle il se plia de bonne grâce. Enfin, satisfaite, je rangeai mon datapad.

    Moi : Parfait ! Viens, suis-moi, je vais te présenter les différentes parties de l'Académie. Ici, nous sommes dans les jardins, là où les Jedi se détendent en extérieur, méditent... Pour la méditation, tu as également des salles qui y sont consacrées, et assurées d'être calmes ! Ensuite, dans l'aile gauche, tu as toutes les salles d'entraîment, autant aux pouvoirs de la Force que les salles dédiées à la maîtrise du sabre laser. Je suis responsable de ces dernières, c'est là où tu as le plus de chances de me trouver en journée. C'est également là où se situe l'atelier, géré par l'autre Chevalier qui était avec moi lorsque tu es arrivé, Galen Arek.

    Il hocha la tête, alors que je faisais quelques pas pour désigner un autre bâtiment, assez grand lui aussi.

    Moi : Là, c'est la partie résidentielle, là où les quartiers des padawans, des Chevaliers et des Maîtres se trouvent. Je t'y attribuerai une chambre. Il y a aussi la salle commune, où les padawans se retrouvent pour se détendre et manger. C'est un endroit privilégié pour rencontrer des camarades, je te conseille de t'y rendre quand tu auras du temps libre. (je me tournai légèrement). Adjacents aux salles d'entraînement, il y a les archives et la Salle du Conseil Jedi. On n'y entre que lorsqu'on n'est invité ou si on fait partie du Conseil, bien évidemment. Et au-delà, il y l'arène massassi, au centre de l'Académie, qui sert pour les duels d'entraînement.

    Je lui laissai quelques secondes pour enregistrer toutes ces informations – de toute manière il apprendrait bien vite à se repérer – puis l'invitai à se rendre avec moi dans la partie résidentielle, pour qu'il puisse déposer ses affaires quelque part. Les quartiers des padawans se remplissaient lentement mais sûrement. Après s'être rudimentairement installé dans une chambre spartiate, comme celles de tous les membres de l'Académie, il se tourna vers moi :

    Icare : Que me conseillez-vous de faire en premier ?
    Moi : Familiarise-toi avec les lieux, observe tes nouveaux camarades, parle-leur, étudie aux archives, imprègne-toi des enseignements Jedi. Médite aussi, beaucoup. Puis, je te dirais de commencer ton apprentissage aux pouvoirs de la Force en premier lieu, puis de suivre avec l'art du sabre laser, en alternant les deux.
    Icare : Génial ! Je m'en souviendrai.
    Moi : Alors, à plus tard sans doute, padawan Eris.

    Phaleina : Une méditation de qualité, je te félicite ! Tu es désormais recensé en tant que padawan. Je t'invite donc à commencer ton apprentissage, soit par les pouvoirs de la Force, soit par le sabre laser. 

    Ce message a été modifié par Kinsa-Talik le samedi 30 décembre 2017 - 18:54

    samedi 30 décembre 2017 - 18:48 Modification Admin Permalien

  • Avatar darkknight

    darkknight

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    Nom: Affhkeyk

    Prénom: Theobania (abrégé le plus souvent en Theoban ou Theo)

    Age: 16 ans

    Sexe: Féminin.

    Race: Omwati

    Caractère: Elle en a vu des épreuves Theo', elle est solitaire, agressive, mais intelligente. Elle a été d'une bonté à toutes épreuves. Maintenant, elle se fie à peu de gens et même si on peut lui faire confiance, elle ne placera sa confiance qu'en peu de gens. Disons que Theoban est une jeune fille froide franche aux premiers abords, mais ceux qui la connaissent l'apprécient. Elle a ce côté garçon manqué mais a un caractère à la fois disons typé garçon et fille. Elle est tiraillée entre le bien et le mal, cherchant des réponses à ses questions. Quelqu'un devrait la remettre sur le droit chemin.

    Physique: Theoban est grande, 1mètre 75 environs, mais elle a finit sa croissance. Elle est Omwati, elle a donc la peau d'une couleur blanche grise et des cheveux courts à la garçonne(ressemblant à des plumes) blonds presque blancs, ses yeux sont noirs et il y est difficile aux premiers abords de savoir à l'aide d'un regard, ce que ressent Theo'. Elle est mince, très mince, et pourtant c'était elle qu'on voyait souvent se bagarrer quand elle était plus jeune. Elle n'est pas souple, connait les bases du maniement d'une arme comme le bâton, est ambidextre. Theoban aimerait retrouver le plaisir simple qu'est celui de sourire.

    Histoire: La jeune fille a grandi sur Omwat, la planète des Omwati, son peuple était fait de gens intelligents et elle se démarquait par son côté aussi physique que mental. Ses parents voulaient un fils au début, ses politiciens de parents! Et quelle ne fut pas leur déception quand ils apprirent que c'était une fille, alors elle hérita d'un prénom fait pour garçon et fille. Ses parents l'élevèrent à la garçonne et c'est une des raisons qui fait qu'on voyait Theoban en pleins coeur des bagarres. Mais Theobania ne détestait pas pour autant ses parents et leur vouait une admiration pour leur mental d'acier malgré leur travail difficile, le père et la mère étaient les sénateurs de la planète Omwat.

    Souvent ses parents (Pheino et Lyara) la laissaient chez son oncle ou sa grand mère quand elle était jeune pour pouvoir partir sur Coruscant. Là, Theobania avait plus de liberté et durant toute son enfance, elle a grandit entre ce balancement entre liberté et restriction. La jeune Omwati est allée à l'école mais elle était solitaire, froide et peu accessible, elle avait cependant d'excellents résultats scolaires. C'est vers l'âge de treize ans que Theo eu son premier vrai contact avec la Force. C'était un soir, alors qu'elle n'arrivait pas à dormir, elle se forçait donc de faire le vide dans son esprit et commençait à comptait les banthas quand elle ressentit une puissance calme et sereine qui l'envahissait. Elle a refoulait ça au plus profond d'elle même n'en parlant jamais à personne. Et puis, à l'aube de ses seize ans, ses sénateurs de parents conclurent un pacte avec des partisans anti-Jedi pas super sympa. Ca ne dérangeait pas tellement Theobania, elle n'aime pas la politique, ce qui l'embêta plus c'est que les Jedi sont intervenus, pour calmer le jeu. Et que durant cette intervention qui se devait d'être pacifique, il y'eut des ratés, Theoban était persuadée que c'était la faute des Jedi, que la mort de ses parents durant une attaque c'était la faute de ceux qui étaient contre ses parents. Alors elle est devenue facilement irritable, perdre ses parents fut un choc pour la jeune fille. Elle voulait connaître la vérité et partit en direction de l'académie Jedi, non pour se faire former, mais pour obtenir des réponses à ses questions

    Ce message a été modifié par darkknight le samedi 06 janvier 2018 - 19:53

    samedi 06 janvier 2018 - 16:17 Modification Admin Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

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    Déambulant dans les jardins, j'avais l'esprit ailleurs, en pleine réflexion. Je m'assis en tailleur à l'endroit même où Kinsa m'avait prise comme padawan et j'entrai rapidement dans un profond état méditatif. Mes pensées dérivèrent un temps vers Zokuron avant que je ne me propulse dans un sujet plus sérieux.

    Cela faisait un certain temps que j'étais passée Chevalière, déjà. Entre-temps, j'avais réussi à surmonter mon plus grand cauchemar qui pourrissait d'ailleurs en prison, en ce moment, loin de moi et de ses ambitions. Seuls les jumeaux étaient toujours en liberté, mais j'étais persuadée qu'ils ne m'attaqueraient pas de sitôt. En conclusion, on pouvait dire que cet événement avait été une sorte "d'enterrement de vie de padawan" et même si cela me rendait un peu nostalgique, c'était un fait.

    De plus, il était temps que je porte quelques responsabilités ; je n'avais que seize ans, mais j'avais déjà bien vécu et je ne tarderai pas à pleinement épouser mon rôle de Chevalière. Cela passait notamment par la formation d'un apprenti. Mes pensées dérivèrent instantanément vers Icare Eris, le nouveau. Nous nous étions tout de suite bien entendus et il n'avait pas hésité à me jouer un tour alors même qu'il était au courant de mon statut de Chevalière malgré mon jeune âge. Généralement, quand les nouveaux aspirants apprennent mon rang ils placent immédiatement une certaine distance avec moi, tant dans le langage que dans leur attitude, et ce ne fut pas le cas d'Icare.

    Je repensai aux derniers mots qu'il avait prononcé en quittant la salle commune, "À bientôt les amoureux", et virai à l'écarlate tout en esquissant un mince sourire. J'étais à peu près certaine qu'il faudrait que je supporte des remarques de ce type-là tout le long, mais qui aime bien châtie bien, non ? Enfin bref, je pensais à ses premiers entraînements. Il n'avait pas tardé avant de s'y mettre et j'appréciai l'envie qu'il avait d'apprendre, cela me rappelait la padawan que j'étais. De plus, il avait du potentiel, impossible d'en douter : ses réflexes étaient assez vifs et il se questionnait sur la Force, cherchant probablement à mieux la comprendre grâce aux divers entraînements proposés par l'Académie.

    Kinsa disait toujours que j'étais une excellente Chevalière, mais je n'avais clairement l'expérience des autres maîtres ; je n'avais pris aucun padawan et j'ignorai si je serai aussi douée qu'on pouvait le penser. Je me donnai une claque mentale. Si je partais défaitiste, bien sûr que je n'y arriverai pas ! Il fallait au moins que j'aie un minimum de confiance en moi, pas forcément nager dans un bain de confiance, mais avoir à la limite quelques certitudes. Et la première, c'est que j'avais réussi une excellente formation, et avec elle, je devrais bien parvenir à faire ressortir la majeure partie du potentiel qui dormait en Icare. La seconde, c'est que j'étais déjà Chevalière, alors que je n'avais que seize ans, cela devait bien prouver que j'étais assez douée.

    Inspirant et expirant calmement, je pensais ensuite à l'histoire d'Icare. Il avait perdu sa marraine et son oncle l'avait ensuite pris sous son aile en l'embarquant dans ses affaires à la limite de l'illégalité... son passé avait quelques points communs avec le mien : notamment la perte d'un être cher et une famille contrebandière. Il cachait probablement d'autres choses plus sombres et cela me rappela une nouvelle fois moi-même. Je pourrai peut-être l'aider, si le besoin s'en faisait sentir, un de ces jours... Je me surpris à me demander qui étaient ses parents : il n'en avait pas fait mention et avait grandi avec sa marraine... D'ailleurs, cette dame me rappelait un peu ma mère : toutes deux étaient pilotes, quoi que n'utilisant pas leurs talents pour la même chose.

    Je rouvris les yeux. Oui... j'avais vraiment envie de prendre Icare Eris comme padawan, je sentais que c'était le bon et que nous pourrions bien nous entendre. Tout ce que j'espérais, c'est que je ne l’entraînerai pas dans mes problèmes familiaux et que je saurais le protéger si jamais cela devait arriver. 

    Me relevant, je parcourue l'Académie de part en part à sa recherche, toujours plongée dans mes pensées, vérifiant pour la énième fois toutes les variables. Je n'avais pas du tout envie de faire une erreur de jugement. Finalement, je le trouvai dans les Archives, le nez dans un bouquin sur le système dans lequel se trouvait Yavin IV.

    Moi : Tu te documentes, c'est bien.

    Il sursauta et j'empêchai un petit rire presque nerveux de franchir mes lèvres.

    Icare : Oh, c'est toi. Ça t'amuse de faire peur aux gens comme ça ? C'est ta vengeance pour la dernière fois ?
    Moi : Non, non. Un Jedi ne recherche pas la vengeance.

    Je lui offris un grand sourire presque mystérieux tandis que, effectivement, je me repassai mentalement son expression de surprise, savourant cette balle magnifiquement renvoyée dans son camp.

    Icare : Tu me cherchais ?
    Moi : Bien deviné. J'ai à te parler. D'un sujet sérieux.

    Mon ton s'était fait plus grave et je le sentis presque sur la défensive, comme s'il se demandait ce qu'il avait fait de mal. Je l'invitai à me suivre et nous nous mîmes à marcher côte à côte, silencieux, jusqu'à l'orée de la jungle où je m'assis sur un rocher qui traînait là. Tout le long, j'avais pensé à des phrases d'accroche pour lancer le sujet, sans jamais vraiment en trouver une bien.

    Je laissai couler quelques secondes, observant le Mirialan en tentant d'analyser ses futures réactions, tant et si bien qu'il en détourna le regard. Il avait troqué ses habits civils pour une tenue d'entraînements, et je le soupçonnai d'être passé dans une des classes quelques temps plus tôt. Toutefois, il conservait les lunettes de pilote qu'il avait sur son front, et ça me fit sourire. C'était probablement une manière de se souvenir de sa marraine, pour lui, et cela me ramena irrémédiablement en arrière avec Ena. Je comprenais ce qu'il pouvait ressentir en les gardant, mais un jour, il faudra qu'il laisse son passé derrière lui. C'était une chose que je n'avais pas encore réussi à faire, mais d'un autre côté, je ne cessai d'apprendre des nouveaux éléments à ce propos, alors...

    Finalement, je décidai de foncer sans détour dans le sujet :

    Moi : Cherches-tu un maître pour t'épauler dans ta formation ?

    Je gravai à nouveau son expression de surprise dans mon esprit tout en attendant sa réponse qui mit un temps à venir. Mais je n'étais pas pressée.

    Icare : Oui, bien sûr ! Ce serait encore mieux si je pouvais en avoir un !

    Pour la première fois depuis le début de la discussion, je détournai le regard, me forçant à ne pas bégayer. Une fois mon assurance retrouvée, je le fixai à nouveau du regard en inspirant un bon coup avant de lui faire ma proposition :

    Moi : Parfait. Que dirais-tu de devenir mon padawan, alors ?

    Nouvelle expression de surprise mêlée à de la joie et... de l'étonnement.

    Icare : M-moi ? Je... enfin... ce serait...

    Il se tut, laissant couler plusieurs longues secondes et je compris enfin qu'il fallait que je repose la question parce qu'il avait bugué.

    Moi : Acceptes-tu ma proposition, Icare ? Je ne pense pas que je serai une maître très... traditionnelle, on va dire. En partie parce que mon propre maître ne l'était pas. Et l'autre partie... (je fis pause un instant :) parce que je serai capable de te donner des entraînements disons... incongrus.
    Icare : J'accepte votre proposition, maître !

    J'esquissai un sourire en tentant de cacher mon trouble dû au fait d'avoir été appelée "maître". Je sautai à bas de mon rocher et repris :

    Moi : J'ai entendu dire que tu comptais devenir Sentinelle. Je suis une Jedi Gardienne, alors tu auras plus un avant-goût de ce qu'est un Jedi Gardien, mais les deux voies restent relativement proche dans le sens où ne sommes tous deux des Jedi envoyés sur le terrain et mieux armés que les deux autres voies pour se défendre. Et puis... je sais que je pourrai compter sur toi si jamais nous devrions faire face au Côté Obscur.

    Je lui fis un petit clin d’œil tandis qu'il acquiesçait, assimilant les infos.

    Moi : Bon, il est temps de rendre cela officiel, non ?
    Icare : Oui, bien sûr. Comment on fait ?
    Moi : Tu verras.

    Par télépathie, j'appelai Kinsa, lui demandant de venir nous rejoindre à l'orée de la jungle. Ce qui devait se traduire par "je lui hurlais dans la tête de laisser Galen tranquille et de venir nous rejoindre". Elle tilta sur le "nous", d'ailleurs, mais je laissai durer le mince suspens. Je me tournai vers Icare et lui donnai une dernière info :

    Moi : Au fait, tu sais que mon ex-maître était Kinsa ?
    Icare : Oui, tu me l'as dit à la salle commune.
    Moi : Alors tu as dû te rendre compte que dans la généalogie des maîtres et padawans, elle a la place de la grand-mère ?

    Le visage d'Icare s'illumina d'un sourire malicieux que je lui rendis tandis qu'il hochait la tête.

    Moi : Tu as le droit de l'appeler "mamie", si tu le souhaites. Par contre, je te déconseille de le faire quand elle est énervée. Sauf si tu veux te placer en grand danger, évidemment.

    Et sur ces belles paroles, nous attendîmes la venue de Kinsa, ou du moins, je l'attendis et Icare se demandait ce que nous faisions.

    dimanche 07 janvier 2018 - 12:52 Modification Admin Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

    15574 Crédits Modo

    Je passe une matinée des plus quotidiennes entre le rôle de barman de la Salle Commune et celui de gérant de l’Atelier de sabre-laser, à faire en sorte que la monotonie non si monotone de l’Académie soit des plus agréables pour cette journée plutôt légèrement ensoleillée pour un mois en hiver. Ce qui est une aubaine parce que les quelques aspirants et padawans résidents en profitent pour jouer dehors avant qu’il ne refasse froid. Et quand ils ont assez bien joué, ils viennent en foule à la SCdP pour me demander de quoi s’hydrater. La distribution des boissons et petites collations se passe toujours bien quand les assoiffés me remercient poliment et ne font pas les zouaves, pour ne pas m’obliger à user du Beuglement de Force. Et comme la plupart apprécie l’eau de cristal de Tython, des verres vides se lèvent quand j’en repropose.

    Je termine d’essuyer les verres et de frotter le comptoir par pur cliché (lol) puis je ferme boutique pour avoir un peu de temps à moi. Je traverse le grand hall du temple massassi pour passer l’entrée et marcher sur la grande aire terreuse où atterrissent les vaisseaux. Je commence à me promener un peu par plaisir et détente… quand je commence à voir un point dans le ciel se rapprocher.
    Une navette marchande de type Sheathipede atterrit doucement sur l’aire puis se stabilise sur ses pieds avant de couper moteur. Je viens à la rencontre des passagers qui commence à descendre. Le groupe d’humains à la mode corusanti me voient venir et l’un d’eux vient à moi.

    Moi : - C’est rare de vous voir ici sans commande de ma part, Jonas.
    Jonas : - C’est vrai que d’habitude mes frangins et moi on ne vient que parce que l’Académie a pris commande mais là, on a dû faire un petit détour avant de repartir pour Eriadu.
    Moi : - Qu’est-ce qui vous amène sur Yavin IV les gars ?
    Jonas : - On venait de terminer de livrer une cargaison de nutriments modestes sur Omwat quand on nous demande par hasard si nous passons par Yavin IV. Au vu de son ton de voix, elle voulait qu’on l’amène ici sans poser de question. C’est que c’est un oiseau particulier celle-là.
    Moi : - Qui ça ?

    C’est alors que je vois descendre de la navette une autre personne, à laquelle je comprends l’allusion de Jonas à l’oiseau. C’est une jeune Omwati mince et à l’apparence garçonne, qui observe les alentours en découvrant la jungle yavinienne et les temples massassi. Elle regarde dans notre direction et je sens alors dans ses yeux noirs une froideur mêlée de colère. Elle se dirige vers nous tandis que le marchand repart vers la navette.

    Jonas : - Bon ben voilà. À un de ses quatre, Arek.

    Et la navette décolle dans le ciel pour reprendre sa route spatiale. Me laissant seul avec l’Omwati. Je m’avance vers elle pour l’accueillir.

    Moi : - Je te souhaite la bienvenue à l’Académie Jedi, jeune Omwati.
    Elle : - Je n’en ai rien à faire de votre bienvenue.
    Moi : - Je vois ça. Par simple curiosité, qu’est-ce qui t’amène ici ?
    Elle : - Je suis venue chercher des réponses.
    Moi : - Je sens que tu es connectée à la Force mais… ce n’est pas pour ça que tu es venue, hein ?
    Elle : - Votre perspicacité ne m’impressionne pas. Et oui, je ne suis pas là pour une formation. Je veux savoir pourquoi vous autres Jedi avez tué mes parents.
    Moi : - Oh là ! C’est une accusation très grave que tu dis jeune fille. Rares sont les Jedi qui tuent des personnes. Et pendant qu’on y est, voudrais-tu me dire qui tu es ?
    Elle : - Je m’appelle Theobania Affhkeyk, plus communément Theo par mes proches, et mes parents étaient les sénateurs de ma planète.

    Sans se gêner, elle me raconte le pourquoi du comment : ses parents faisant un accord avec des partisans anti-Jedi, l’intervention accidentelle de deux Jedi, les conséquences que sont la mort des deux sénateurs. Cette jeune fille est bel et bien venue pour comprendre ce qui a poussé ces deux Jedi à en venir à s’en prendre à deux politiciens. Je patiente le temps qu’elle se calme, en sachant qu’elle dissimule sa colère sous son regard froid, puis je lui réponds.

    Moi : - Je comprends que tu sois en colère Theobania. Ce n’est jamais juste de perdre ses parents sans raison. Mais en venant ici pour accuser un Jedi quelconque comme moi n’est pas la solution.
    Theobania : - Vous n’avez pas l’air de comprendre…
    Moi : - Tu te trompes. Je trouve que tu as bien fait de venir ici pour parler de cet « accident » et je dois reconnaître que c’est plutôt inadmissible que des Jedi aient fait une chose pareille. Même s’ils collaboraient avec des partisans anti-Jedi, tes parents ne méritaient pas ça. Je pense que tu devrais rester un peu de temps à l’Académie pendant qu’une enquête s’ouvre sur le cas de tes parents. Tu possèdes un don et cela ne te fera pas de mal d’en apprendre plus sur la Force.
    Theobania : - Je ne suis pas venue pour…
    Moi : - Tu es venue chercher des réponses, je sais. Et à ça je réponds que certaines réponses se trouvent à travers les voiles de la Force. Je te propose de tenter l’expérience pour t’aider.

    La jeune Omwati réfléchit longuement puis déclare…

    Theobania : - D’accord. Mais seulement parce que je veux connaître la vérité.
    Moi : - Je m’en assurerais pour toi. Allons à l’intérieur, je dois te présenter à mon amie la responsable pour que tu puisses être acceptée à titre indéterminé à l’Académie. Et au fait, je m’appelle Galen Arek, de Tython.
    Theobania : - Enchantée… Galen.

    Je la conduis vers le grand hall tout en appelant Kinsa sur mon comlink. Il me faudra la prévenir au sujet de cette jeune Omwati, tout comme je dois avertir le Conseil pour ouvrir une enquête.

    darkknight : J'adore ta présentation. Tu as choisi un personnage totalement différent et plutôt original à mon goût. C'est bon de te revoir sur le JDR^^. Je laisse Kinsa s'occuper de ton adhésion et j'espère qu'on pourra se retrouver^^.


    Ce message a été modifié par galen-starkyler le mercredi 10 janvier 2018 - 19:46

    lundi 08 janvier 2018 - 21:22 Modification Admin Permalien

  • PSW
  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Ce matin, j'étais en pleine scéance d'entraînement au sabre laser avec mon padawan, et je lui montrais quelques nouveaux enchaînements de type Soresu. Même s'il n'avait pas appris cette forme, je tenais à lui en enseigner quelques bases défensives ; et un peu de nouveauté ne faisait jamais de mal. Le Togruta paraissait pourtant distrait, malgré mes injections à se concentrer, et au bout de quelques minutes je compris quelle était la source de cette distraction impromptue. Zadyssa s'entraînait en effet quelques mètres plus loin contre des drones. Alors qu'un sourire se dessinait sur mes lèvres, je repérai une faille aussi grosse qu'un Bantha dans la défense de Zokuron et ne me privai pas d'en profiter. Quelques secondes plus tard, il se retrouva avec la pointe de mon sabre qui grésillait à quelques centimètres de sa pomme d'Adam.

    Moi : Là, tu es mort. Allez, on recommence, et cette fois arrête de fixer Zadyssa avec des yeux grands comme ceux d'un Bith. Je sais que c'est dur, mais c'est possible de ne pas regarder la fille que tu aimes quand tu t'entraînes.
    Zokuron : Je...Mais...De...Maître !

    Je lui adressai un regard mi-amusé, mi-exaspéré.

    Moi : Pour l'amour de la Force, Zokuron, toute l'Académie le sait, à part Zadyssa, et je l'ai su avant. Tu aurais dû perfectionner tes barrières mentales, à mon avis, si tu tenais à garder ça secret plus que trois misérables jours.

    Comme je l'avais escompté, j'eus droit à un magnifique rougissement de la part du Togruta qui préféra s'abstenir de tout commentaire, comprenant qu'il était définitivement grillé. Reprenant mon expression sérieuse, j'ajoutai :

    Moi : Tu auras le loisir de rêvasser à ta guise une fois que cet entraînement sera fini. En garde, on reprend.

    Une heure plus tard, alors que Zadyssa avait quitté l'arène massassi, où nous nous entraînions, je décidai à mon tour de mettre fin à cette scéance. Tandis que Zokuron partait de son côté, je ralliai la salle commune pour prendre mon déjeuner avec Galen. C'était notre petit rituel à nous deux, nous mangions ensemble tous les jours pour passer un peu de temps tous les deux entre nos responsabilités respectives. Je n'eus même pas l'occasion de passer le seuil de la porte que Zadyssa me hurla, par télépathie, de bouger mes fesses, de laisser Galen, et de la rejoindre. En substance. Intriguée, je m'excusai auprès de mon petit ami et filai rejoindre Zadyssa. Je la trouvai à l'orée de la jungle, là elle où aimait traîner avec Zokuron (moi, surveiller mon padawan et mon ex-pada ? Jamaaais), mais avec Icare.

    Aussitôt, un grand sourire aux lèvres, elle m'informa qu'elle venait de prendre le Mirialan comme padawan. Ravie pour elle, je notai cette information dans mon datapad, avant de fixer Icare :

    Moi : Intéressant... Dis, tu sais que tu as intérêt à assurer, Icare. Je n'accepterai pas qu'un mauvais élève vienne perturber le palmarès parfait de notre lignée.
    Zadyssa, s'adressant à Icare : Elle plaisante (se tourna vers moi). Parfait, vraiment ?
    Moi : Bon, presque. (je me raclai la gorge). Hum hum. Donc...ça n'empêche pas que tu fasses des efforts.
    Icare : Oui, mamie !

    Lentement, je déplaçai mon regard vers mon ancienne padawan, qui commença à sourire béatement. Je me doutais que c'était elle qui avait dit à Icare de m'appeler ainsi, les padawans n'osaient pas faire une chose pareille sans avoir le soutien de leur maître. Ah, c'était malheureux, de débaucher ainsi son apprenti dès les premières minutes...étais-ce donc cela qu'on faisait de mon enseignement, si juste, si Jedi ? La jeunesse... Toutefois, Zadyssa semblait avoir oublié que je détenais une information de choix sur elle.

    Moi : Zadyssa...
    Zadyssa, l'air innocent : Oui ?
    Moi : Arrête de sourire comme si tu regardais un certain Togruta à la peau violette. J'ai droit à ça toute la journée dès que Zokuron entre dans ton champ de vision.

    Jamais je n'avais vu Zadyssa rougir autant. Elle ressemblait à un croisement entre un Zabrak rouge et un poivron, ce qui n'était pas forcément très gracieux. En tout cas, Icare semblait au bord du fou rire, réalisant sans doute qu'il commençait à peine à découvrir ce qui l'attendait... De toute manière, il était déjà au courant de ce qu'il y avait entre Zad et Zokuron ; toute l'Académie était au courant.

    Zadyssa : K...Kinsa !
    Moi, l'air innocent : Oui ?

    Sans avoir le temps d'échanger davantage, mon comlink sonna. Il s'agissait de Galen, qui me demandait où j'étais. Intriguée, je lui indiquai mon emplacement. Une minutes plus tard, nous vîmes arriver Galen accompagnée d'une jeune Omwati. J'avais déjà rencontré des représentants de cette espèce auparavant, lors d'une mission de pacification qui s'était plus ou moins bien finie, et je me souvenais d'eux comme d'un peuple plutôt paisible au demeurant, plus porté sur les arts et les sciences que sur la guerre. Pourtant, le regard de la jeune fille ne trompait pas. Elle était en colère, et pas qu'un peu. Nous fûmes éclairés sur le sujet par Galen, qui résuma la situation : les parents de la dénommée Theobania avait perdu ses parents lors d'une intervention Jedi et elle voulait connaître la vérité. Au fur et à mesure du récit, je reconstituais les pièces d'un puzzle que je ne connaissais que trop bien.

    Galen : Il faut alerter le Conseil et demander une enquête !
    Moi : Inutile, Galen. (je me tournai vers Theobania) Tu cherchais les Jedi qui étaient là lorsque tes parents sont morts ? C'est moi, et Zadyssa ici présente.

    Discrètement, Zadyssa demanda à son padawan de partir : ce dernier acquiesca et disparut.

    Moi : Nous pouvons toutes deux te garantir que ça ne s'est pas passé comme tu sembles le penser. Nous n'avons pas tué tes parents, même si je suis en partie responsable de leur mort.
    Theobania : Vous... Vous êtes une Mandalorienne. Les Mandaloriens tuent.
    Moi, piquée à vif : Je suis aussi Jedi, jeune fille, et j'oeuvre pour le bien commun. Ne me résume pas à mes origines, et ne réduit pas les Mandaloriens à des assassins, ils sont bien plus que ça. Mais là n'est pas le sujet. Je suis étonnée qu'on ne t'ait pas dit la vérité.
    Theobania : La vérité, c'est tout ce que je veux ! Alors dites-le moi, Mandalorienne-Jedi.

    Je ne relevai pas son impertinence : je comprenais sa colère et sa rancoeur, pour elle justifiée. Et puis, ce n'était pas comme si c'était la première fois qu'on m'attaquait à propos de ma double appartenance, avec des préjugés en plus. En tant que Chevalière Jedi, je devais savoir faire la part entre mes sentiments et mon devoir, et ce fut exactement ce que je fis.

    Moi : Moi et Zadyssa avons été envoyés en mission sur Omwati pour enquêter sur une secte anti-Jedi. Nous avons découvert que les sénateurs de la planète, Lyara et Pheno Affkeyk, avaient conclu un marché avec cette secte et nous avons bien sûr cherché à en savoir plus. Nous avons réussi à espionner une réunion, mais avons constaté que les sénateurs et les dirigeants de la secte semblaient en désaccord avec la manière d'agir. Ainsi, nous nous sommes pas intervenues. Dès que les anti-Jedi sont partis, nous avons confronté les sénateurs en leur rappelant leur devoir envers la République. Mais apparemment ils les surveillaient...

    Je marquai une pause et laissai Zadyssa finir.

    Zadyssa : Alors que nous parlions avec tes parents, la secte est revenue et cru qu'ils les avaient trahis. Sans se faire remarquer, ils les ont abattus par derrière, nous n'avons rien pu faire. À mon avis, ils ont ensuite fait courir la rumeur que nous avions tué tes parents, et la rumeur t'es parvenue. Mais nous n'avons pas tué tes parents.
    Moi : Maintenant que tu connais la vérité, que vas-tu faire ?

    jeudi 11 janvier 2018 - 17:49 Modification Admin Permalien

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    darkknight

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    L'arrivée de la jeune Omwati s'était bien passée, la jeune fille n'avait pas parlé du voyage, lançant un regard à quiconque voulant converser avec elle. Elle préférait ressasser ses idées noires, comme pour introduire de nouveau un couteau dans une plaie qui ne semblait pas avoir cicatrisée. Qui ne cicatriserait peut-être jamais. La jeune fille se répétait ce qu'elle allait dire aux Jedi, elle devait se l'avouer, ils lui faisaient peur, si c'étaient eux qui avaient tué ses parents c'est qu'ils étaient puissants, c'est sûr.

    Mais en même temps elle les trouvait mystérieux. Elle voulait en savoir plus, ça c'était sûr.rnEn arrivant sur Yavin, la jeune Omwati ne fit pas attention à la discussion qu'eut le pilote du vaisseau avec un jeune homme, Jedi?? Theo allait bien vite le découvrir. L'homme s'avança vers Theobania et les deux parlèrent, cette dernière se montra d'une franchise froide, méprisante, peu régulée. Mais ce qui intéressait Theoban, c'était que le dénommé Galen lui promettait des réponses à ses questions, et ça ne pouvait se refuser, alors la jeune Omwati accepta de rencontrer la dénommée Kinsa Talik, responsable de l'académie. Quand Theobania vit la Twilek, son visage ne lui était pas inconnu, et tout en essayant de remettre des évènements sur ce nom et ce visage, Theo' comprit au fur et à mesure que la gérante de l'académie était celle qui était venue sur Omwat. Une fille plus jeune était là aussi, une dénommée Zadyssa donc. Theoban ne prit pas la peine de la saluer, si elle était responsable de la mort de ses parents, en valait-elle la peine?


    Mais au fur et à mesure du récit de Kinsa, la jeune fille comprit que ce n'était pas forcément elles les responsables. Theobania ne savait que dire. Que répondre et que faire. Les yeux noirs de Theo' regardaient dans le vide, comme tourmentés et déboussolés. Mais elle se ressaisit vite, répondant aux questions de la Jedi-Mandalorienne.

    Theo: Je pense que je dois vous croire, de toute façon je n'ai pas d'autres témoignages, et puis vous avez répondu à mes questions.


    Theo fit mine de réfléchir, sa voix était calme mais par certains égards semblait emprunte de froideur et de colère, comme toujours.


    Theo: Je veux apprendre ce qu'est la Force, de toute façon plus personne ne m'attend sur ma planète, alors que je reste un peu plus ou un peu moins, je veux bien rester, mais je pourrais partir.


    Theo tourna les talons en lançant une explication.

    Theo: je veux comprendre d’avantage ce que vous appelez la Force, je vais au calme, pour la ressentir comme il m’est déjà arrivé.


    Theoban partit, elle venait, pour la première fois de son existence, de dévoiler un secret qu’elle pensait ne jamais dire à personne. Elle fit le tour de l’académie, croisant plusieurs Togrutas, un humain, un Mirialan, un Besalisk… Diversité te voilà dirait-elle.


    Enfin elle arriva devant la porte d’une salle qui semblait vide, elle entra dans la salle, s’installa en tailleur et ferma les yeux. La première fois comme les autres fois, elle avait ressentit cette puissance étrange quand elle essayait de s’endormir, comment allait-elle procéder ? S’endormir dans un lieu plein de Jedi ne serait pas envisageable, elle n’aurait pas voulu se rabaisser à ça. 


    Elle ferma tout de même ses yeux, inspira et essaya de ne penser à rien, mais tâche ardue pour la jeune Theo qui ne cessait de repasser dans sa tête les derniers événements, et pourtant au bout d’un moment la jeune Omwati ressentit une présence en elle, cette force puissante, sereine, impressionnante aussi. C’était différent des fois où elle avait été en contact avec la Force, là, c’était plus puissant encore, sur le coup Theobania ne se demanda pas pourquoi, mais après elle se dit que c’était le fait que l’endroit était remplis de gens sensitifs à la Force.


    Quand les Omwati parlaient de la Force, ils la mentionnaient comme venant de partout, et pour la première fois, Theoban ne sentit plus que la Force en elle mais en chaque endroit, personne, c’était différent. De plus, Theo ne sentait plus cette colère en elle, elle avait été remplacée par une sensation de sérénité à l’image de ce que la Force lui inspirait. Theo se sentait enfin apaisée, sentiment délaissé pourtant depuis trop longtemps. Si c’était ça la Force, elle restait, c’est sûr. Dans ce blanc apaisant, une silhouette blanche apparut alors, c’était un homme, grand, une silhouette en fait, dont on ne voyait pas le visage. Theoban se demanda si c’était une personnification de la Force elle même ou alors si c’était quelqu’un qui communiquait avec elle à l’aide de la Force. 


    Silhouette : Theobania, tu sais maintenant la vérité, ne reviens plus en arrière et fais les bons choix pour ton futur.

    Theo observait la silhouette avec attention et ouvrit la bouche pour parler d’une voix calme, limite sympathique. 

    Theo : Comment ça des choix ? Je ne comprends pas.


    Alors l’homme déchaîna dans le ciel ce qui semblait être des éclairs et des coups de tonnerre. Theo prit peur, pas qu’elle n’aimait pas le tonnerre, mais que quitter d’un coup une atmosphère apaisante pour une plus axée sur la colère la surprit.

    Silhouette : Ce choit, entre ces deux côtés.


    Theobania fit le lien dans son esprit, côté lumineux, côté obscur, ce combat, elle ne l’ignorait pas. Elle pensait juste ne jamais en faire parti. Mais maintenant qu’elle se découvrait un don pour la Force, elle se devait de le mettre au service de la cause qu’elle voulait défendre.


    Un ultime coup de tonnerre la réveilla de sa léthargie, enfin si on pouvait dire qu’elle s’était endormie, elle avait plutôt été dans un état secondaire de transe.


    Elle sortit de la salle et trouva Kinsa dans l’académie, lui décrivit sa méditation, de manière simple, sur un ton qui se voulait ni amical ni méchant et put conclure par un :

    Theo : Je pense que je vais devenir comme vous.

    Ce message a été modifié par darkknight le mardi 16 janvier 2018 - 17:43

    mardi 16 janvier 2018 - 17:39 Modification Admin Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Lorsque Theobania vint m'annoncer sa décision, je sentis qu'elle était plus sereine que lors de son arrivée, même si elle tentait de le dissimuler. Elle ferait une excellente Jedi, si elle perdait cette première agressivité, qui, je le devinais, n'était qu'un masque pour dissimuler ses véritables sentiments. Je connaissais cela... Il fallait juste lui laisser le temps pour baisser sa garde et oublier sa peur. Cela pouvait prendre des jours comme des années, peu importe, je savais qu'elle finirait par se débarasser de sa colère. C'était même une partie de mon travail, d'orienter les jeunes novices vers le côté lumineux et les détourner du côté obscur, même si d'autres le faisaient bien mieux que moi. Le mieux serait que quelqu'un la prenne sous son aile, mais ce quelqu'un ne serait pas moi. Même si je n'avais pas tué ses parents, j'était en partie responsable de leur mort et je savais qu'elle m'en tiendrait rigueur un certain temps. Autant que son maître soit quelqu'un étranger à cette affaire.

    Moi : Je suis contente que tu aies décidé de nous rejoindre. Et...si jamais tu as besoin de parler, sache que je suis là.

    Zadyssa me lança un regard en biais disant clairement : "Eh, n'aies pas trop confiance en tes qualités de psy, vas-y mollo", et je fis semblant de ne pas la remarquer. Elle n'avait pas complètement tort, je n'étais certes pas la meilleure personne pour rassurer, je disais plutôt les choses sans détour. Pourtant, qui de mieux pour aider quelqu'un de blessé que quelqu'un ayant subi la même perte ?

    Theo : Je n'en ai pas besoin.
    Moi : Je m'y attendais. Mais garde ça dans un coin de ta tête quand même. J'aurais ensuite besoin de quelques informations pour des formalités admnistratives...

    Sans rechigner, Theobania me donna tous les éléments nécessaires que je notai soigneusement sur mon datapad, puis je le rangeai dans ma sacoche. Une bonne chose de faite ! Chaque arrivée d'un nouveau padawan me remplissait d'espoir : la galaxie avait bien besoin de Jedi pour la protéger...

    Moi : Bien...si tu veux rester...tu as amené des affaires ?
    Theo : Juste ce qu'il fallait pour le voyage.
    Moi : Je veillerai donc à ce qu'on te fournisse ce dont tu as besoin. Pour te loger, il me semble que les quartiers à côté de ceux d'Icare sont libres. Cela te permettra d'être au contact d'autres jeunes de ton âge.

    Je l'invitai à me suivre, avant de me diriger vers la partie résidentielle de l'Académie, Theo sur mes talons. Sur le trajet, je lui présentai brièvement les différents endroits du complexe, qui pouvait paraître grand lorsqu'on n'en était pas familier. Pour ma part, je connaissais par coeur ce dédale de couloirs, de cours et même de passages secrets, mais j'avais mis un certain temps à tout retenir. Enfin, après avoir croisé plusieurs Jedi qui me saluèrent, nous arrivâmes dans le bâtiment où tous les résidents de l'Académie vivaient. Le long des couloirs étaient disposées des portes avec le nom de leurs occupants. Ici, tous les rangs se côtoyaient et la mixité était de mise, ce qui induisait un respect mutuel entre la partie féminine et la partie masculine. Ceux qui étaient pris à les enfreindre n'échappaient pas à la punition, qui consistait généralement à entreprendre des travaux d'intérêt général.

    Je m'arrêtai devant une porte vierge de toute inscription et la poussai. Elle dévoilà une chambre aux murs de pierres nus, comme dans toute l'Académie, et le mobilier plutôt spartiate – un lit rustique, une chaise, une petite table et deux étagères – renforçaient cette impression de simplicité inhérente au mode de vie Jedi.

    Moi : Tu peux te reposer ici. Quand tu seras prête, viens me voir, je serai sans doute dans les salles d'entraînement, dans les jardins ou alors dans la salle commune.
    Theo : Compris.

    Je me détournai et me préparais à partir lorsqu'elle reprit :

    Theo : Et...merci.
    Moi : Ce n'est rien. Je pense que tes parents auraient été fiers de ton courage.

    Et avant qu'elle puisse dire quoi que ce soit, je fermai la porte et m'éloignai.

    Darkknight : Une bonne épreuve, mais gare aux fautes d'orthographe qui traînent ! Ta (ré)inscription est validée, tu peux commencer ta formation.

    mercredi 17 janvier 2018 - 15:53 Modification Admin Permalien

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    Zadyssa

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    Rencontre avec tata Adeya

    À bord d'un cargo léger de classe Darvro, Adeya Yunixy attendait patiemment la sortie de l'hyperespace, se ressassant mentalement le plaidoirie qu'elle allait probablement devoir tenir en arrivant sur place. Il fallait bien avouer que ses intentions seraient difficilement acceptées par les habitants de cette planète reculée et particulièrement symbolique. Pourtant, de son point de vu, elles étaient louables et vraies. Toutefois, elle se doutait qu'il en faudrait plus pour les convaincre et que ça ne servait à rien d'énoncer ce qu'elle voulait dans son ensemble car elle ne l'obtiendrait pas. 

    Ce qu'elle voulait, c'était simple : un enfant, elle souhaitait un enfant. Elle avait besoin de choyer quelqu'un, et ce serait encore mieux avec une descendance. Or, elle avait trois descendants, mais seule la fille l'intéressait. D'une part, parce qu'elle savait d'avance qu'elle s'entendrait mieux avec elle, qu'elles pourraient avoir des conversations dites "de filles", d'autre part parce qu'Adeya songeait à lui faire prendre la tête de l'entreprise familial. En effet, elle se trouvait à la tête d'une "entreprise familiale" créé il y a onze générations de cela. Si l'on souhaitait être plus précis, parler "d'activités illégales" ou de "gang" serait plus justifiée, mais le doux nom d'entreprise familiale était généralement mieux perçu par les personnes. Qu'ils pouvaient être attachés aux sens des mots... Gang, activités illégales, entreprise, au fond, cela signifiait la même chose.

    Adeya avait été élevée dans cette culture des affaires illégales, elle avait réalisé sa première affaire à l'âge de neuf ans lors de sa première leçon sur le terrain avec son père. Ce dernier, alors le chef du gang, lui avait tout appris : comment être convaincante, comment ne pas paraître coupable, comment se battre, comment se faire respecter, comment être charismatique... Elle connaissait également plusieurs langues différentes, ce qui pouvait se révéler utile pour faire affaire.

    Adeya était la sœur aînée d'Éroi Yunixy, de deux ans. Lui étant né en 151 et elle en 149 ap. BY ; de ce fait, elle était actuellement âgée de 46 ans. Si lui avait eu son premier enfant à l'âge de 27 ans, elle s'était rapidement rendue compte qu'elle ne pourrait jamais en avoir. Cette annonce ne l'avait pas particulièrement déstabilisée ou gênée à l'époque ; elle se fichait bien d'avoir ou non une descendance. En contrepartie, au fur et à mesure que le temps passait, et la solitude avec, la frustration de ne pas en avoir s'était fait plus grande, plus présente. Ceci ajouté au fait qu'elle n'avait jamais réellement trouvé un amour durable faisait qu'elle était quelqu'un d'à la fois extrêmement sûre de soi et de ses capacités et de très fragile, voire trop fragile.

    Adeya enclencha la procédure pour entrer dans l'atmosphère de Yavin IV, laissant tomber les camouflages pour une fois, elle reçut bien vite un appel via comlink.

    Voix : Cargo non-identifié ? Veuillez décliner le motif de votre visite et vous identifier.
    Adeya : Reçu. Ici Cargo DAAYU-32-SXW, je suis ici, seule, pour voir de la famille.
    Voix : Bien reçu. Je vous transmets les coordonnées d'atterrissage.

    Lesdites coordonnées ne mirent pas longtemps à arriver et Adeya se dépêcha de les rejoindre dans un atterrissage bien exécuté. Le code du cargo était un faux, bien sûr, elle n'allait pas leur donner l'adresse d'un vaisseau appartenant à son gang, évidemment. Pour plus de sûreté, elle n'avait pris ni sa navette ni son chasseur personnel, par-dessus cela.

    Adeya lissa nerveusement ses vêtements puis inspira et expira calmement. Pour une fois que le motif d'une de ses visites n'était pas du domaine de l'illégalité... elle en était presque plus stressée ! Se rendant compte à quel point elle en était ridicule, la femme se calma bien vite et retrouva le calme et l'assurance presque impériale qu'était la sienne.

    Son tas de document sous le bras, bien à l'abri dans un classeur, elle descendit et se retrouva nez à nez avec un Jedi vêtu de leur traditionnelle tenue. Après de courtes salutations, elle attaqua directement le sujet, consciente que les détours ne serviraient à rien :

    Adeya : Je suis ici pour m'entretenir avec le ou la responsable de cette académie, ainsi que voir un membre de ma famille.
    Jedi : La responsable.

    Il lui fit signe de le suivre, ce à quoi elle obtempéra, se rappelant qu'en cet instant, elle était dans la peau d'une architecte originaire de Coruscant ne pouvant avoir d'enfants et s'apprêtant à faire une demande d'adoption. Elle avait joué à plusieurs reprises le rôle d'une architecte, pour la simple et bonne raison qu'elle en connaissait un rayon, ayant étudié de nombreuses structures différentes, et elle devait bien avouer que l'idée d'entrer dans un Temple Massassi l'enthousiasmait.

    Le Jedi dut d'ailleurs subir ses commentaires incessants sur l'esthétique des bâtiments, son organisation, ses courbes à la fois brutes et élégantes... Pas sûr qu'il vienne lui reparler un jour. Pas sûr qu'elle-même revienne, cela dit.

    Enfin on lui présenta une jeune twi'lek Mandalorienne qui devait à peine avoir la moitié de son âge. C'était elle la responsable ? Si jeune... Elle resta toutefois sur ses gardes, les Jedi étaient réputés pour leur sagesse, la jeune femme qui se tenait devant elle ne devait pas déroger à la règle. La petite se présenta en première, répondant au nom de Kinsa Talik. Adeya tilta sur son nom de famille, l'appariant immédiatement à celui d'un certain Kinsan dont elle avait entendu parlé. Et pas spécialement en bien. Toutefois, elle se garda bien de faire des commentaires : inutile de l'associer à son parent, ce n'étaient pas les mêmes personnes. Elle-même détestait quand on la comparait à son père. Un homme incapable de savoir quand prendre sa retraite, incapable de savoir quand il était juste d'abandonner, reniant tout ce qu'il lui avait appris, se souciant plus de son propre honneur que de ce qui était bon pour l'entreprise... Elle avait rapidement pris les devants. C'était il y a 16 ans, maintenant.

    Adeya : Ravie de vous connaître, Kinsa Talik. Je me nomme Adeya Yunixy, et...
    Kinsa : Yunixy ?

    Un large sourire se dessina sur son visage tandis qu'elle rajustait d'un geste machinal une de ses mèches brunes.

    Adeya : Je vois que vous connaissez ma nièce. Et mon neveu, sûrement.

    La jeune twi'lek lui parut être soudainement moins ouverte, comme étant sur ses gardes. Elle en comprit rapidement la raison : Law. Cet... homme si on pouvait l'appeler ainsi qui était venu plus d'une fois à l'Académie pour enlever sa "protégée". Cet homme avec qui elle nouait une relation "amoureuse" dans laquelle chacun était avec l'autre pour obtenir quelque chose. Ce calculateur fou qui pourrait être redoutable s'il n'était pas aveuglé par ses ambitions. Oui, elle comprenait tout à fait son attitude.

    Kinsa : Que leur voulez-vous ?
    Adeya : Rien de bien particulier. J'aimerai les voir. Je n'ai pas vu Zadyssa depuis le berceau. La dernière fois... elle devait avoir quatre ans. Elle était toute mimi. Bon, elle mettait un peu la pagaille à l'école, mais à part ça, c'était un ange. Quoiqu'il fallait toujours qu'il y ait sa mère pour la surveiller, sans quoi, elle touchait à tout ce qui l'entourait quitte à faire des bêtises. Elle vous a raconté cette fois où, à un an, elle était tombée dans les escaliers à force de secouer la barrière de sécurité ? J'ai toujours regretté de ne pas avoir été présente pour voir ça. Seul Keira a eu ce privilège, bien qu'elle eut la frousse de sa vie parce que son petit bout de chou avait manqué de se cogner contre le mur en bas des escaliers.

    En voyant un petit sourire se dessiner sur le visage de la jeune femme, elle sut qu'elle commençait petit à petit à la croire.

    Adeya : J'ai malheureusement toujours pensé qu'elle était morte en même temps que sa mère... Enfin, la bonne nouvelle, c'est qu'elle est toujours en vie, non ? J'espère qu'elle se souvient de moi, je ne la voyais pas souvent, j'avais surtout des retours d'Éroi. Je vous ai déjà dit que j'étais sa sœur aînée ? Notre famille a subi une véritable hécatombe au cours de ces dernières années...
    Kinsa : Je vais chercher Zadyssa... Nous verrons bien si elle se souvient de vous.

    ***

    Pour une fois, je passais l'après-midi dans mes quartiers, testant une toute nouvelle activité : l'apprentissage de langues. Je me disais que ça pouvait toujours servir et puis, de toute façon, c'était intéressant. Et ça me permettait de savoir jusqu'où pouvait m'être utile ma mémoire photographique.

    Ainsi, allongée sur mon lit, dans le noir, plusieurs hologrammes activés, j'apprenais des langues plus ou moins connues telles que le Kel Dor, l'Aqualish, le Zabraki... ou encore le mando'a. Enfin, apprendre était un bien grand mot : mon activité se résumait à assimiler un maximum de vocabulaires et à faire en sorte de ne pas tout mélanger ensuite. Après, je passerai aux règles grammaticales pour créer quelques phrases. Pour le moment, je savais dire "Je m'appelle Zadyssa" dans ces quatre langues, pas forcément avec l'accent, mais j'estimais que c'était pas mal.

    J'étais dans l'obscurité car la lumière qui émanait des hologrammes comprenant les vocabulaires des différentes langues facilitait le travail de ma mémoire photographique : mon œil était immédiatement attiré par celle-ci et je pouvais facilement plonger en profondeur pour trier tous ces mots.

    Kinsa, allumant la lumière : Tu vas te faire mal aux yeux, comme ça.
    Moi : Non, laisse éteins ! J'ai pas fini !
    Kinsa : Fini quoi ?

    Je fermai les yeux et finis rapidement de trier les derniers mots avant de fixer mon ex-maître, un grand sourire aux lèvres :

    Moi : J'essaie d'apprendre des langues !
    Kinsa : Ah bon ? (elle jeta un oeil aux hologrammes:) Toutes en même temps ?
    Moi : C'est pas comme ça qu'on fait ?
    Kinsa : Eh bien... pas en les travaillant ensemble. Travaille-en plutôt une un jour, puis l'autre le jour suivant. Si tu vois ce que je veux dire.

    J'acquiesçai, puis développai un peu pourquoi j'essayais de faire de cette façon, jusqu'à ce qu'elle me pose une autre question qui changeait totalement de sujet :

    Kinsa : Dis-moi... alors comme ça tu as essayé de faire de la luge dans les escaliers quand tu avais un an ?

    J'éclatai de rire en me remémorant la scène que ça avait dû être.

    Moi : Il paraît, oui. Tiens, j'ai imaginé ce que ça aurait pu être.

    Par télépathie, je la lui transmis et elle esquissa un sourire.

    Moi : Au fait, comment tu le sais ?
    Kinsa : Ta tante t'attend dans le hall. Elle veut te revoir. Tu te souviens d'elle ?
    Moi : Euh... nop.

    Elle m'emmena la voir, me conseillant de rester sur mes gardes, et je me retrouvai rapidement nez à nez avec une femme dans la quarantaine, aux cheveux bruns ondulés et à la tenue typique Coruscanti qui me sauta quasi dessus en me serrant dans ses bras. Surprise, je ne réagis pas du tout, restant les bras ballants. Qui était cette femme qui semblait tenir à moi et me parlait comme si elle me connaissait depuis toujours ? Visiblement, ma tante. Quand elle se mit à me tirer les joues comme on le ferait à un enfant, je me décidai à faire un pas en arrière, histoire de mettre un peu de distance et de réfléchir.

    Adeya : Je vois que tu ne te souviens pas de moi.
    Moi : Je devrais ?
    Adeya : Non. Je ne t'ai pas vue si souvent que ça. Sache juste que je suis de ta famille et que je suis la sœur aînée d'Éroi, ton père.

    J'acquiesçai lentement en lançant un regard complètement perdu à Kinsa. Adeya se tourna d'ailleurs rapidement vers elle et dit :

    Adeya : Puis-je avoir une discussion avec vous ? (elle me regarda un instant) Une discussion d'adulte à adulte.

    Intriguée, Kinsa accepta, me laissant sur la touche tandis qu'elles s'isolaient dans son bureau. Et ma tante disparue aussi vite qu'elle était apparue, tandis que j'étais là, au milieu du couloir, ne sachant réellement quoi penser de tout ça. C'était si... irréel.

    mercredi 17 janvier 2018 - 18:55 Modification Admin Permalien

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    Kinsa-Talik

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    Rencontre avec la tante de Zadyssa

    La matinée était bien entamée lorsque l'Académie reçut une visite inattendue. Non pas inattendue au sens de désagréable – quoi que, je ne pouvais pas encore savoir – mais imprévue. Pour une surprise, c'était une surprise ! La tante de Zadyssa, une architecte comme me l'apprit Galen, était là ! J'ignorais que Zadyssa avait une tante, je ne savais presque rien de sa famille en fait, mais la réaction de mon ancienne padawan me confirma qu'elle non plus ne savait rien de cette tante venue de nulle part. Cela, au milieu de nombre d'autres choses, ne fit qu'augmenter ma méfiance. Elle se disait architecte, mais rien qu'à la voir on pouvait deviner que non. À moins qu'elle soit architecte dans une zone de guerre... Son regard ne trompait pas : furtif, il examinait chaque personne et les lieux avec une vigilance accrue. La première chose sur qui il s'était posé était mon ensemble d'armes visible sur mon beskar'gam, et son expression n'avait pas été celle, effrayée, d'une civile.. Non, elle semblait simplement circonspecte, et ce fut dans le même sentiment que j'acceptai de m'entretenir avec elle en privée.

    Je l'emmenai dans ce qui servait de bureau de travail à la responsable, que je n'utilisais que pour reçevoir des visiteurs civils de l'extérieur. Les bureaux les rassuraient étrangement. Toutefois, je pris un point d'honneur à régler certaines choses avant de commencer...

    Moi : Que les choses soient claires : vous n'êtes pas plus architecte que moi une fermière. Bien... Vous vouliez me dire ?

    Elle eut un imperceptible mouvement de recul, ce qui confirma mes soupçons. Maintenant qu'elle était déstabilisée par le fait que j'aie grillé sa couverture, elle serait plus facile à appréhender.

    Adeya : Vous avez l'oeil vif, à ce que je vois. Non, en effet, je ne suis pas une architecte pure. Toutefois une partie de mon travail consiste à étudier les structures de différents bâtiments. Je n'ai jamais construit, mais j'en connais sûrement plus sur le sujet que ces pseudo-architectes incapables de faire quelque chose d'élégants, modernes ET pratiques à la fois. Je vous verrais bien en fermière, pourtant. Quant à ce que je voulais vous dire..

    Elle posa son gros dossier sur la table, et je feuilletai les pages jusqu'à en déduire la raison de sa venue. Aussitôt, je refermai sèchement le dossier et croisai les bras :

    Moi : Une procédure d'adoption ? Pour Zadyssa ?
    Adeya : Tout à fait. Il ne manque plus que votre signature et ce sera officiel. Je suis la dernière famille qu'il lui reste, si on omet ses grands-parents maternelles. Mais je n'ai pas retrouvé leurs traces. Et ses frères, bien sûr.

    Elle marqua une pause.

    Adeya : Je ne peux pas avoir d'enfants. Cela ne m'a pas dérangé, à l'époque. Cependant, le temps a fait son effet, jusqu'à ce qu'en résulte une certaine frustration. Je ne sais pas si vous pouvez comprendre ce que je ressens, vous qui êtes encore très jeune et pouvant probablement en avoir, le fait est que c'est très douloureux. Vous n'imaginez pas la presque mélancolie que j'aie en voyant une mère avec son enfant. Aussi, si Zadyssa n'a plus de famille et que moi-même ne peut en avoir, pourquoi ne pas l'adopter pour en composer une ?

    J'eus un pincement au coeur, presque égoïste : je ne voulais pas que Zadyssa parte. Je ne l'admettais pas facilement, mais elle m'avait au moins autant aidé que je l'avais aidée, et je m'étais beaucoup attachée à elle. C'était de l'amour pur, de l'amour fraternel. Combien de fois avions-nous risqué nos vies ensemble ? Un lien dans la Force était précieux, plus précieux même qu'un lien de sang.

    Moi : Je tiens à vous dire que je comprends, mais je tiens également à préciser que vous vous trompez. Zadyssa a une famille.
    Adeya : Je vois où vous voulez en venir... Ce n'est cependant pas ce que j'appelle une famille. Plutôt... des compagnons d'infortune.

    Des compagnons d'infortune... Voilà donc à quoi elle réduisait les Jedi, des compagnons d'infortune. Comme si Zadyssa avait subi le fait de devenir Jedi. Non, elle l'avait choisi. Et cette tante semblait tout ignorer des liens qui se créaient via la Force.

    Moi : Vous vous y connaissez donc tellement en famille pour juger si une famille en est une ou pas ?
    Adeya : J'ai perdu ma famille. J'en ai trouvé une nouvelle, si j'utilise votre point de vue. Mais elle ne pourra jamais remplacer ma vraie famille, ce sont des compagnons d'infortune, de grands amis, mais pas une famille. Vous êtes encore jeune pour saisir toutes les nuances...
    Moi : Eh bien, ça c'est votre point de vue, pas le mien. Je suis assez âgée pour comprendre bon nombre de choses, croyez-moi. Vous savez, chez les Mandaloriens, que les membres de notre clan nous soient liés par le sang ou pas, peu importe : seuls comptent les liens du coeur et de l'honneur. Mais...d'abord, je pense qu'il serait pertinent pour vous de vous demander de quoi Zadyssa a besoin.
    Adeya : Zadyssa a besoin d'un endroit où vivre, d'une maison, qui ne soit pas un amas de traumatisés, des guerriers ou de sages qui ne sortent pas de leur trou. Elle a été déscolarisée à huit ans, elle a besoin d'une remise à niveau qui jouera aussi sur ses capacités à se sociabiliser. Pour faire court, elle a besoin de retrouver une vie normale et un vrai foyer.

    Un instant, je me sentis encore plus égoïste. Il était vrai que Zadyssa avait été privée d'une vie normale et qu'elle méritait de se poser sans avoir à risquer sa vie toutes les semaines... Peut-être cette Adeya avait-elle raison, après tout. Zadyssa serait peut-être plus heureuse sans ce poids sur ses épaules, un quotidien qui ne consistait qu'à se préparer à faire face à une nouvelle menace. N'étais-ce pas pour éviter que des gens soient confrontés à ce genre de vie ?

    Soudain, une partie de moi se rebiffa à cette pensée. Zadyssa était comme moi. Elle était heureuse au sein de l'Ordre, je le savais, je le sentais. Elle avait justement réussi à se remettre partiellement de son passé parce qu'ici il y avait des personnes qui la comprenaient et l'avaient aidée à avancer. Ici, elle avait des amis, des mentors, et même quelqu'un dont elle était amoureuse. Et un but, le plus important. Si elle était comme moi, une vie "normale" lui semblerait affreusement vide de sens et elle dépérirait.

    Moi : Ce dont Zadyssa a besoin, ce sont des gens qui la comprennent. De plus, sa tutrice au sein de l'Ordre Jedi, c'était moi, et à présent elle est légalement indépendante.
    Adeya : Légalement indépendante. Mais c'est encore une enfant, elle n'a que seize ans !
    Moi : Vous m'excuserez madame, mais je connais assez Zadyssa pour dire que ce n'est plus une enfant. À seize ans, elle a déjà accompli beaucoup et est un élément inestimable pour l'Ordre. Pensez à tout le bien qu'elle peut encore accomplir. Si elle ne souhaite pas partir avec vous, je ne signerai pas ce papier.
    Adeya : Je peux tout à fait concevoir qu'elle a accompli beaucoup et j'en suis très fière, mais je campe sur mes positions, jeune Talik. À seize ans, quoi qu'on ait vécu, on reste un enfant. D'autant plus que Zadyssa a besoin d'un environnement affectif stable car son histoire implique un manque d'affection conséquent, et, sauf votre respect, je ne crois pas qu'une Mandalorienne puisse le lui donner. Encore moins une Mandalorienne qui a des problèmes familiaux, notamment avec son père. Si vous étiez sa tutrice, je devez être proche d'elle je suppose. À votre avis, comment viendrait-elle à réagir si vous veniez à mourir ? Ou si vous vous abaissez au niveau de votre père ? Que pensez-vous qu'elle deviendra, elle qui a tout perdu ? Ce n'est pas ce que j'appelle un environnement affectif stable. Le mot juste serait instable.Aussi, si vous-même campez sur vos positions, je me verrai dans l'obligation de contourner la nécessité de votre signature sur ce dossier.

    "La Mandalorienne vous emmerde", pensais-je, mais je me gardai bien de le formuler à voix haute. Je m'abstins également de relever l'insinuation à peine voilée que je pourrais passer du côté obscur, ainsi que la remarque sur mes "problèmes familiaux". Cela faisait longtemps que j'avais coupé les ponts avec mon père, et je ne supportais plus d'être comparée à lui, mais rebondir sur ce sujet ne ferait que lui donner raison sur mon caractère emporté. Ce qu'elle ne savait pas, c'était qu'elle venait de perdre la moindre parcelle de respect que j'aurais pu avoir pour elle. Sa compagnie ne pourrait jamais être saine pour mon ancienne padawan. Sous des couverts d'affection pour Zadyssa, elle n'hésitait pas à m'attaquer personnellement pour obtenir ce qu'elle voulait, croyant sans doute pouvoir me faire plier. Elle ne me connaissait pas.

    Moi : Le jour où vous en saurez plus sur la culture Mandalorienne, revenez et ayez plus de bon sens. Zadyssa est comme une petite soeur pour moi. Depuis le jour où elle est arrivée ici, je me suis occupée d'elle, je l'ai formée, choyée, rassurée, lui ai appris à se prémunir contre le monde extérieur. Que faisiez-vous pendant tout ce temps ? Non, madame, je ne vous confie pas ma petite soeur. Essayez de contourner mon autorisation et là vous pourrez effectivement vérifier le peu que vous semblez savoir sur les Mando'ade.

    Mon ton s'était fait dur, irascible, et elle sembla remarquer la différence d'inflexion dans ma voix et préférer la prudence. C'était sans doute mieux pour elle. Il y avait certaines situations où ma partie Mandalorienne ressortait bien plus que ma partie Jedi...

    Adeya : J'avoue avoir fait une erreur que vous pourrez juger impardonnable qui est que je ne me suis pas occupée de m'informer de la possible survie de l'enfant de Keira. C'est inadmissible, mais c'est un fait. Je m'excuse si je vous ai offensé, et je suis ravie d'entendre que Zadyssa a trouvé une grande soeur sur qui compter, mais comprenez-moi, je ne peux pas avoir d'enfants et elle n'a plus de mère ! Si je pouvais la garder ne serais-ce que le temps qu'elle atteigne sa majorité...
    Moi : Demandez-lui... Je me plierai à sa décision. Si elle veut partir avec vous, je signerai ce papier. Sinon, ne réessayez plus.
    Adeya : Très bien. Je suis sereine, si vous voulez savoir.

    Je lui tendis son dossier, avant de conclure avec un sourire :

    Moi : Oh, mais moi aussi.

    vendredi 19 janvier 2018 - 17:42 Modification Admin Permalien

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