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  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

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    Alors que Kaarde, Liam, Anjel, Tyria et Sam disparaissaient dans un couloir, Solo – contre toute attente – saisit par le col la personne se trouvant le plus près d’elle. En l’occurrence, ce fut sa fille.

    Ange, hurlant de joie : C’est fini ! C’est fini ! On est vivant ! On est tous vivant ! Lalala !
    Mimi, se dégageant de l’étreinte forcée de sa mère et lui attrapant les mains : On est vivant ! Lalala ! On est vivant !! Allez, tout le monde, c’est la fête !

    Dans le champ de vision des deux femmes se détachaient plusieurs cadavres.

    Mimi, déglutissant : C’était de mauvais goût ?
    Ange : A peine…
    Mimi : On s’en fout ?
    Ange : On s’en fout !

    Alors qu’elles se dandinaient toutes les deux, heureuses de se savoir en vie et ayant conservé – cette fois – toutes les parties de leur corps, Solo eut soudainement conscience que si une bataille venait être gagnée, il lui en restait une autre à mener.

    A peine acheva-t-elle cette pensée que son comlink bipa frénétiquement, lui indiquant qu’une communication urgente demeurait en attente. Elle sourit à sa fille, cette dernière comprenant que les affaires reprenaient. Elle s’esquiva dans un geste théâtral, laissant le champ libre à sa mère.

    Ange ne perdit pas une minute de plus : elle venait de s’apercevoir que son canal privé –et crypté – présent sur le vaisseau, avait été sollicité plus d’une dizaine de fois, il y avait moins d’un quart d’heure. Instantanément, elle comprit qu’il y avait du nouveau concernant l’affaire « Waren ». Sans plus attendre, elle s’approcha du dénommé Tycho et lui exposa la situation.

    Ange, battant des cils : Dites-moi, jeune homme, vous ne pourriez pas m’indiquer un coin tranquille ou je pourrais facilement passer quelques appels longues-distances ?
    Tycho, pris au dépourvu : Euh…
    Ange, lui saisissant un bras : Je ne voudrais pas déranger les Fondatrices dans un moment pareil, vous voyez…
    Tycho : Oui, je pense que…
    Ange, l’interrompant en lui caressant la joue : Parfait…

    Après avoir renvoyé le pauvre malheureux et s’être enfermée dans la pièce que ce dernier lui avait indiquée, Solo verrouilla l’entrée et connecta son comlink à la console afin de générer un canal éphémère et protégé.
    L’image tridimentionnelle de Mireille se matérialisa devant ses yeux.

    Mireille : Pardonnez-moi de vous déranger, Leader mais nous venons de recevoir des informations sur l’emplacement où devrait se situer Waren Horn.
    Ange, méfiante : Vraiment ? Aussi vite ?
    Mireille : Vous ne croyez pas si bien dire. Un des membres de son entourage a monnayé l’immunité et des milliers de crédits en échange de ce renseignement. Nous avons cru qu’il était bon d’accéder à sa requête.
    Ange, sifflant : Effectivement, vous avez bien fait. Vous se trouve ce fils de l’Empereur ?
    Mireille : Coruscant. Je vous transmets les coordonnées.
    Ange, l’interrompant : Après, quand j’aurais mis un terme à cet entretien. Je ne suis pas sur mon vaisseau.
    Mireille : Très bien. On a des gens sur place qui peuvent…
    Ange, bouillonnant : Non, non, inutile. Que personne ne se mouille. Je veux avant tout éviter un bain de sang.

    Solo maqua une pause.

    Ange : On a les plans du lieu ?
    Mireille : Oui. Le dénommé Jethro, celui qui a retourné sa veste, nous les a fourni en échange de crédits supplémentaires. On a tous les plans, la localisation des caméras… Mais… sur place, il n’y aura que des fidèles à Waren Horn.
    Ange : Très bien. De toute façon, je préférai qu’on fasse une entrée plutôt discrète. Si j’ai toutes les informations, je peux nous mijoter quelque chose à distance. A la réflexion, occupez-vous de nous fournir uniquement une équipe de gros bras qui se contenteraient de nous récupérer en cas de problème majeur.
    Mireille : Entendu, ce sera fait.
    Ange : Constituez-la, désigner un responsable et mettez-les en contact avec moi une fois que ça sera fait. Trouvez-nous un lieu sûr sur Coruscant – que ce salopard de Waren ne connaisse pas ! - : je les brieferai une fois sur place. Dans tous les cas, assurez-vous que ce soit des hommes qui savent obéir à des ordres. Je ne veux aucune bavure.
    Mireille : Entendu.
    Ange : J’emmène seulement Mimi et Tony avec moi. (Elle s’interrompit.) Faites-moi aussi parvenir tout mon équipement. Je ne sais pas trop ce qui nous attend là-bas avant de peaufiner un plan. On a pas de temps à perdre. Je vous confirme mon départ dans les heures à venir.
    Mireille : Bonne courage, Leader. Si vous…
    Ange : Merci Mireille, je tâcherai de m’en souvenir.

    Quand Solo mit fin à la communication, elle ne savait trop si elle devait se réjouir ou non de la nouvelle qu’on venait de lui communiquer. Elle allait aux devants des ennuis et elle le savait. Seulement, il fallait mettre un terme, une bonne fois pour toutes, aux manigances de Waren.

    Pour ça, elle était prête à tout…

    lundi 08 septembre 2014 - 00:22 Modification Admin Permalien

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    Tyria_

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    -- TRIGGER WARNING : Long message. (Kaarde est d'accord.) Bonne lecture ! :) --

    Quelques mois plus tôt…
    Les trois humains s’étaient réunis pour un conseil extraordinaire. Des années auparavant, ils avaient fait le choix que ces réunions exceptionnelles se tiendraient toujours en comité restreint.

    Anjel – Les choses bougent dans le centre de la galaxie : Baaaaaaal va s’en prendre à l’Ordre Jedi.
    Tusk – C’est pas plus mal ! Avec de la chance, ils s’entretueront tous et on aura la paix !
    Tyria, fronçant les sourcils – On sait dans quelle mesure il va attaquer l’Ordre ?
    Anjel – Plutôt sérieusement. Il va attaquer le Temple Jedi sur Coruscant…
    Tyria – PAS ENCORE !

    Tyria se releva si vite que sa chaise bascula en arrière. Anjel la dévisagea un instant avant de continuer :

    Anjel – Kaarde Naberry a émis un message qui demande à tous les Jedi de la galaxie de rallier le Temple Jedi le plus vite possible.

    Tyria frappa la table de réunion avec ses paumes tout en lâchant un juron. Kaarde, son ancien mentor... Pour qu’il émette un message de détresse pareil, la situation était plus que grave. Et le connaissant, il allait se retrouver en première ligne. Cette idée ne réjouit guère l’ex-Jedi. Elle sembla hésiter sur la marche à suivre avant de se reprendre. Son expression afficha alors une détermination que ses amis n’avaient encore jamais vue. Elle quitta aussitôt la salle de réunion. Anjel et Tusk échangèrent un regard avant de se lancer à sa poursuite. Ils étaient presque obligés de courir tellement la jeune femme pressait le pas.

    Anjel – On peut savoir où tu vas ?
    Tyria – Sur Coruscant !
    Tusk – Laisse-moi rire ! Tu n’es pas sérieuse, Tyria ?!

    Tyria ne répondit pas et accéléra un peu plus. Bientôt, elle arriva dans ses quartiers. Ouvrant un placard, elle lança un sac sur le lit et le remplit avec quelques affaires.

    Anjel – Ce n’est pas le moment d’agir sur un coup de tête.
    Tyria – Vous ne comprenez pas la gravité de la situation.
    Tusk – Quoi ? Après que le Sith en aura fini, il y aura moins de forceux dans la galaxie ?
    Tyria – Bien sûr que non ! Si Baaaaaal attaque, c’est qu’il estime avoir ses chances de vaincre l’Ordre.
    Tusk – Et alors ?! En quoi c’est notre problème ? On pourra l’affronter plus tard ! Sans la Force, il ne pourra pas nous faire face !
    Tyria – Non. S’il gagne maintenant, il deviendra beaucoup trop puissant. Et nous ne serons plus jamais en sécurité !
    Tusk – Pour ça il faudrait qu’IL sache que nous existons.

    Tyria s’apprêta à répondre mais se retint au dernier moment. A la place, elle grimpa sur une chaise afin de démonter la grille de ventilation. Elle en sortit deux cylindres. Des sabres laser. Anjel qui essayait tant bien que mal de s’expliquer l’attitude de son amie se décida à poser la question qui lui brulait les lèvres.

    Anjel – Tyria ? Qu’est-ce que tu ne nous dis pas ?
    Tyria, hésitant un bref instant – Par le passé, je l’ai déjà affronté. Il est… (Elle chercha ses mots) Il est implacable, monstrueux et terrifiant. (Tyria dévisagea tour à tour Tusk et Anjel) Je dois y aller. Il ne DOIT pas s’en sortir.
    Tusk, surpris – Un simple chevalier ? Affronter le plus grand Sith de la galaxie ? (Il se reprit) Tu ne leur dois rien, Tyria ! Reste avec nous !
    Anjel – Tu as peur pour Sam ?

    Tyria hocha la tête. Elle savait qu’une fois l’Ordre défait, son père se mettrait en tête de retrouver sa « fifille adorée. » Le combat sur Dantooine lui avait montré le potentiel de Tyria. Un potentiel qui avait suffisamment valu le respect pour que le Sith la laisse s’en sortir vivante. S’il découvrait en plus qu’il avait un début de dynastie, la galaxie plongerait dans le chaos pour plusieurs millénaires. Anjel se rapprocha de son amie et lui posa une main sur l’épaule.

    Anjel, avec un sourire – Tâche de revenir en vie : tu risquerais de louper le meilleur.
    Tyria – Tu t’occuperas bien d’elle ?
    Anjel – Evidemment.
    Tyria – Ne faites pas trop de bêtises pendant mon absence.
    Tusk – Mais qu’est-ce qui te prend de l’encourager ?! Et elle va manquer les essais !

    Tusk se passa les mains sur le visage comme pour se réveiller d’un mauvais rêve. Tyria rangea les deux poignées dans son sac et quitta la pièce. Elle se dépêcha de rejoindre les salles d’études des enfants de l’Organisation. Lorsque la porte s’ouvrit, l’institutrice vit à l’expression de la fondatrice qu’il se tramait quelque chose et la laissa s’isoler en compagnie de sa fille.

    Tyria – Sam, je dois partir en voyage. Anjel te gardera pendant mon absence.
    Sam – Mais tu avais dit qu’on irait voir la jolie planète que tu as trouvée !

    Tyria eut un sourire qui fit comprendre à Sam que ce n’était pas un banal voyage. Et bien que sa mère ne lui ait jamais enseigné quoi que ce soit, elle essaya de sonder cette dernière avec la Force.

    Tyria – Qu’est-ce que je t’ai dit au sujet de dévisager les gens avec cet air, jeune fille ?
    Sam, bougon – Que c’est malpoli… (Elle afficha une mine inquiète) Maman ? Tu vas rentrer ?

    Tyria s’accroupit et prit sa fille dans ses bras. Sam se pelotonna dans les bras de sa mère.

    Tyria – Un méchant monsieur veut faire beaucoup de mal et les gentils demandent toute l’aide possible pour lui botter les fesses.
    Sam – C’est obligé ?

    Tyria pensa aux conséquences de son « retour » sur le devant de la scène. Ses anciens compagnons se mettraient immanquablement tous à sa recherche après ça et l’Organisation risquerait d’en pâtir. Anjel et Tusk avaient raison : ce n’était absolument pas raisonnable.

    Tyria – Ma tête me dit que non mais mon cœur me dit le contraire.
    Sam – Et tu vas rentrer ?

    C’était la deuxième fois que l’enfant posait la question. Tyria sentit qu’il fallait qu’elle donne une réponse. Mais comment dire à sa fille qu’elle n’était elle-même pas convaincue qu’elle reviendrait ?

    Tyria, avec un air solennel – Je te promets que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que les gentils gagnent… (Elle marqua une pause) Et qu’une fois les vilaines fesses du méchant monsieur bottées, rien ni personne ne m’empêchera de rentrer à la maison.

    Tyria continua de serrer sa fille dans ses bras pendant de longues minutes avant de se détacher d’elle. Moins d’une demi-heure plus tard, elle passait en hyperespace. Direction Coruscant.

    ----------------------------

    Instant présent...
    J’observai un magnifique paysage de bord de mer. Bien sûr ce paysage était fictif et était affiché sur un écran géant. C’était un dispositif courant dans les vaisseaux ou les bases spatiales : afin d’éviter que les résidents ne se sentent mal dans des espaces aussi confinés, on leur mettait à disposition une immense baie vitrée ou un écran géant. Je m’étais arrêté devant ce dernier car il invitait à la réflexion. Je pensais autant au moment où j’avais décidé de partir pour Coruscant qu’à ce que j’allais pouvoir faire maintenant... Ce paysage me donnait la nostalgie de Kuat. Quitte à partir de mon organisation, rejoindre ma planète natale devenait soudain tentant. L’arrivée de Kaarde me sortit de mes pensées.

    Kaarde – Joli paysage.
    Moi – Oui, assez. Et ça invite à la rêverie.
    Kaarde – Alors, qu’est-ce que…

    Une porte non loin de l’écran s’ouvrit et laissa apparaître Liam qui nous fit signe d’entrer. Toutes les personnes conviées à la réunion étaient déjà présentes. Kaarde et moi étions les derniers. La réunion débuta par un rapide tour de table afin de présenter les membres de la réunion.

    Une fois ceci fait, on me laissa aborder la raison de réunion extraordinaire : l’abandon de mes fonctions et de celles d’Anjel. La passation n’eut rien d’exceptionnel. Liam et les autres débattirent un petit moment quant à savoir s’ils devaient prendre le statut de Fondateur ou en créer un nouveau afin de partir sur de nouvelles bases. Ils finirent par arriver à la conclusion qu’Anjel et moi resterions Fondatrices et que notre venue serait toujours accueillie comme il se doit au sein de l’Organisation.

    Vint ensuite la question à laquelle j’avais essayé de trouver une réponse depuis le début de cette affaire. Elle fut posée par un des membres. « Maintenant qu’est-ce qu’on va faire ? »

    Moi – C’est pour traiter ce point que le Maître Naberry est ici présent.
    Janson – Je ne vois pas en quoi nous avons des comptes à rendre à un Jedi.
    Moi – Ce n’est pas un Jedi. C’est le grand Maître de l’Ordre Jedi. Passer un accord avec lui revient à passer un accord avec l’Ordre Jedi.
    Liam – Vous avez une idée, Fondatrice ?
    Moi – Etant donné les événements qui ont eu lieu sur le prototype, je pense qu’il faudrait abandonner l’idée de supprimer la Force.
    Janson – Et puis quoi encore ?!
    Moi – Reflechissez-y bien. Il faut reprendre tout à zéro et les finances de l’Organisation ne sont pas au beau fixe à cause de la charmante base dans laquelle nous nous trouvons.
    Janson – L’argent n’a jamais été un problème…
    Liam, avec un note de regret – Tant que mademoiselle Lorn était là.
    Moi, acquiesçant – C’est ça. Cependant, je sais que ne pas être connu de la Coalition Galactique vous importe bien plus que ce projet fou. Et je pense que l’abandon des recherches en échange du silence de Jedi serait un marché où tout le monde serait gagnant.
    Kaarde – Cette proposition me parait tout à fait convenable.
    Liam – Je rajoute une condition : les Jedi s’engageront à protéger Mademoiselle Lorn.

    Je lançais un regard de circonstance à Liam afin d’exprimer silencieusement ce que je pensais de sa condition quand j’entendis Kaarde répondre que c’était un oui sans condition pour ce qui était de me protéger. Les deux hommes arrivèrent donc immédiatement à un accord. L’existence de l’Organisation serait donc tenue secrète par les Jedi en échange de l’abandon des recherches sur la Force et de ma protection.

    La réunion se termina peu de temps après. Ce que ferait véritablement l’Organisation après mon départ et celui des Jedi ne nous concernait pas. Néanmoins Liam vint me trouver pour parler de ce sujet.

    Liam – Que pensez-vous que nous devrions faire ?
    Moi – Vous pouvez rester dans cette base et vous lancer dans l’exploitation des minerais des asteroïdes. Le commerce de ses derniers devrait vous permettre de financer l’entretien de la base.
    Liam – C’est assez risqué.
    Moi – En effet. La solution que je choisirais serait de coloniser une planète comme Edé.
    Liam – Edé ? Pourquoi pas Nede ?
    Moi – Parce qu’on ne sait pas encore si l’emploi du prototype aura des conséquences à long terme ou non.
    Liam – D’ailleurs… Les dernières analyses nous font penser que l’état de Nede n’est que temporaire ? (Je fronçais les sourcils) Le prototype n’a pas fait disparaître la Force, il a juste rendu la planète insensible à cette dernière. Elle devrait avoir retrouvé un état normal d’ici une cinquantaine d’années selon nos estimations.
    Moi – Comme une cécité temporaire après une grenade flash…
    Liam – C’est ça.

    Je laissais Liam afin d’encaisser la nouvelle. Ainsi tous nos travaux avaient été vain. Non pas forcément… Les dispositifs temporaires étaient des bijoux technologiques et permettaient de se passer d’Ysalamiris (qui sont un calvaire à entretenir et à bouger). Néanmoins le but ultime : supprimer la Force de la galaxie était un échec complet. Ou peut-être pas… Le Catalyseur avait peut-être permis d’y arriver et il était possible que ce soit pour cette raison que les conséquences furent si terribles. Séparer la Vie de la Force reviendrait finalement à tuer…
    Kaarde toussota bruyamment à côté de moi. Je sursautai.

    Kaarde – Décidément, cela devient une habitude que je te dérange dans tes pensées.
    Moi – Tu es trop discret…
    Kaarde – Le Maître surpasse encore l’élève.
    Moi, avec un sourire amusé – C’est ce que tu te plais à croire.
    Kaarde – La réunion s’est déroulée comme tu t’y attendais ?
    Moi – Oui. 10 ans que j’en suis à la tête. Je connais un peu sa manière de fonctionner. Enfin…Sauf quand on tente de me tuer.
    Kaarde – Alors, qu’est-ce que tu vas faire à présent ? (Il s’empressa d’ajouter) Hey ! Tu veux reviendre chez nous ?!

    Je restai interdite un instant avant de poser immédiatement ma main sur son front. Mon geste déclencha un sourire de sa part.

    Moi – Kaarde ? Tu as de la fièvre ? Tu t’es cogné la tête pendant le combat ?
    Kaarde – Non. Enfin pas que je sache. Mais… Tyria... (Il posa ses deux mains sur mes épaules) Pendant ces quelques jours où nous avons enfin pu renouer contact, j'ai pu constater que tu t'étais bel et bien détournée du Côté Obscur, que tu es restée digne de celle que tu étais autrefois. En fait... j'avais peur de ne plus jamais te le dire... mais je ne saurais être plus fier de toi ! L'Ordre a besoin de Jedi comme toi.

    Si je n’avais pas senti au travers de notre vieux lien maître-padawan à quel point il était sérieux, je lui aurai conseillé de faire une visite à l’infirmerie. Je ne savais pas en fait comment réagir. Je n’avais pas eu l’impression d’avoir bien agit ces derniers jours. Enfin pas de manière à ce que ça mérite tant d’éloge. Je parvins tout juste à articuler deux mots.

    Moi – Après Dantooine ?

    Il sourit sincèrement et hocha la tête. Sa manière de me dire que c’était du passé. Je lui rendit son sourire. Et au travers de ce toujours vieux lien maître-padawan, il comprit qu’elle était ma réponse. Il me prit dans ses bras et finit par ajouter :

    Kaarde - J'ai enfin retrouvé ma padawan adorée.


    Ce message a été modifié par: Tyria_ le 08-09-2014 00:57

    lundi 08 septembre 2014 - 00:48 Modification Admin Permalien

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    ProjetT

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    La mission de sauvetage avait été un succès, tout bien considéré. J'avais tenu – pas de trahison suspecte en plein milieu – la petite Sam était sauve. Seule ombre au tableau, les deux fou furieux avait pu fuir. M’était avis qu'il allait chercher des poux sur la tête de Tyria a la première occasion.

    Aynor. Suite a notre combat, avait noté une liste interminable de défaut dans ma façon de combattre. De fait, elle passait notre temps libre a m'entrainer.

    Malheur à moi, elle avait demandé a Kyrio d’être mon partenaire. Ce qui rendait l'entrainement particulièrement exigeant… et douloureux, mon oncle n'y allant vraiment pas de main morte. « La douleur aide l'apprentissage » m'avait-il glissé.

    Quand je n’était pas a l'entrainement, je méditais – pour, dans un premier temps, utiliser une transe de guérison pour panser les blessures que Kyrio m'infligeait – et aussi pour réfléchir a la suite. Méditation bien sur étroitement surveillée par Aynor, Kyrio ou Mirax.

    Je réfléchissais à ce que m'avait dit ma mère quelques jours plus tôt – que Clickman avait demandé que j'aille dans le système de Tatooine. J'avais beau réfléchir, je ne voyais pas. Tout ce que je savais, c'est que c'est la qu'il a rejoint la Force. Veut-il m'enseigner quelque chose, ou simplement me délivrer un dernier message ?

    Quelque chose me dit que nous n'allions pas rester ici encore très longtemps.

    La « réunion » de l'Organisation était terminée, les pouvoirs transmis, un accord conclu avec Kaarde, et je sentais que notre prochain voyage se profilait déjà à l'horizon.

    lundi 08 septembre 2014 - 01:55 Modification Admin Permalien

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    AngeSolo

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    Solo sortit en trompe de la salle de communication, déterminée à mettre les voiles de l’astéroïde au plus vite. Dans l’ordre, il lui fallait mettre sa fille au courant au sujet de la situation actuelle, empêcher que cette dernière ne devienne incontrôlable en l’apprenant, alpaguer Tony au passage et récupérer son vaisseau sans trop faire de vagues. Rien que ça. Dans les deux heures à venir. En comptant large. En imaginant pouvoir également gérer les éventuels imprévus.

    Ange soupira et se félicita d’être, pour une fois, relativement optimiste.
    Elle s’enfonça dans un dédale de couloirs à la recherche de sa fille qu’elle trouva non sans mal en pleine discussion avec Tony.

    Ange, au Lorrdien : Je peux t’emprunter ma fille quelques instants s’il te plait.

    Il opina du chef, déposa un baiser sur la joue de sa bien aimée et s’éclipsa sans broncher.
    Seule, face à sa fille, la Corellienne hésita à débuter cet entretien qu’elle savait si gênant dans cette pièce, ayant peur d’être interrompue au beau milieu de celui-ci. Enfin, si Ange devrait être franche avec elle-même, elle ne nierait pas qu’elle cherchait une fois de plus une excuse valable pour retarder ce moment si fatidique.

    Ange, mal à l’aise : Bon, il y a quelque chose dont je dois te faire part… Mais, avant, tu dois me promettre de ne pas m’interrompre avant que je n’ai terminé.
    Mimi, faisant la grimace : Je déteste quand tu dis ça… En général, c’est pas une bonne nouvelle. Soit je suis – ou plutôt j’allais être – punie, soit tu m’annonçais un truc qui équivalait à la fin du monde.
    Ange : Ouais… J’t’avoue que je devrais un peu renouveler ma manière de faire.
    Mimi : Génial… Tu me vends vraiment du rêve, là, Mam’s ! (Elle marqua une pause.) Vas-y, je suis toute ouïe.

    Après une longue et pénible inspiration, Solo résuma ce qu’elle avait appris sur cette histoire de comptes frauduleux et du comment Waren avait tenté de prendre le pouvoir par la Force.
    Si Mimi avait promis qu’elle n’articulerait un son pas avant d’avoir le fin mot de l’affaire, son corps se dévoua pourtant pour prendre le relais. De rage, la jambe de la jeune femme s’alla heurter violement plusieurs pans de murs et une malheureuse chaise – qui n’avait rien demandé – qui vola sous l’impact.

    Ange, à voix à peine audible : Et bien, à côté, on pourrait presque dire que j’ai bien accueilli la nouvelle. (Haussant le ton.) De plus… Je sais où est Waren.

    Mimi se figea et dévisagea sa mère.

    Mimi : Horn ? Tu sais où est cette raclure de l’espace ?
    Ange, approuvant d’un battement de cil : Effectivement.
    Mimi, hurlant : Je vais le tuer !
    Ange : A ce sujet justement… J’ai déjà posé une option sur sa tête et, en tant que Leader, je t’interdis de m’ôter ce droit.
    Mimi, les yeux écarquillés : Mam’s, tu plaisantes, j’espère ? Waren est à moi ! à MOI ! A MOI !

    Sa mère prit aussitôt un air grave.

    Ange : Pour le coup, jeune fille, je crois que je vais abuser des droits qui m’ont été octroyés par mon statut. Si quelqu’un doit faire sauter la cervelle à ce sala*d, ça sera moi. D’une, parce tu n’es pas vraiment en position de le faire vu ton statut actuel et que ça ne ferait que mettre de l’huile sur le feu. Si ça tête doit tomber, elle le sera sous l’action de la justice, c’est-à-dire de la main du Leader actuel – moi -, si tu veux bien me passer cette expression. De deux, si tu protestes et essaies de t’opposer à ma décision, je te fais mettre aux arrêts en attendant ton jugement, ce que je me suis abstenue de faire jusqu’à présent. De trois, je ne t’emmène pas avec moi sur Coruscant pour participer à sa capture. C’est clair ?

    Mimi se tut pendant des secondes qui constituèrent une éternité pour sa mère. Si Solo avait adopté la posture froide et stoïque de Leader en apparence, intérieurement elle redoutait que sa fille se laisse emporter par ses émotions.

    Mimi, en serrant les dents : Tu me laisseras quand même lui casser une ou deux côtes ?
    Ange, soulagée intérieurement : Ca marche. Maintenant va préparer tes affaires, on décolle dès que j’ai réussi à mettre la main sur mon vaisseau.

    Mimi remercia sa mère d’un signe de tête et disparut dans l’encadrement de la porte qu’elle venait d’ouvrir, laissant la place à Tony qui entra toute aussi vite.
    Il s’avança d’un pas nerveux tout en pointant un index accusateur et menaçant dans la direction de Solo.

    Tony, sarcastique : J’espère que j’ai mal entendu. Tu sais où est Waren et tu comptes te lancer à sa poursuite dans ton état. Bravo ! Génial ! Merveilleux !
    Ange, énervée : Parce que tu écoutes aux portes, maintenant !
    Tony : Change pas de sujet, tu veux ? T’as entendu ce que t’a dit ton amie, Mirax. Il faudrait que tu refasses un séjour dans une cuve à bacta pour te remettre totalement de ta blessure. Je crois que t’as assez fait de zèle comme ça.
    Ange : Et alors ? J’ai pas de temps à perdre. J’ai réussi à faire décoller un vaisseau avec une main en moins, tu crois que je vais me mettre à claquer des dents pour un fémur brisé ?
    Tony, levant les bras au ciel : Y a que moi qui me soucie de ta santé dans cette foutue galaxie ?
    Ange : Tony, tu me suis ou tu te casses.
    Tony : C’est pas comme ça que tu le prends ?
    Ange : Tu veux peut-être que je te colle un congé sans solde.
    Tony : Très amusant…

    Ils se défièrent du regard.

    Tony : Tu comptes faire quoi de Waren ?
    Ange : Lui faire la peau, littéralement.
    Tony : Littéralement ? Bordel, Solo ! Tu comptes vraiment foutre tous tes principes en l’air pour une simple histoire de coup d’état ?
    Ange, criant : Un SIMPLE coup d’état ? Il s’agit de l’honneur de ma fille ! De mon bébé ! Fous-toi ça dans le crâne une bonne fois, pour toute, c’est clair ?

    mardi 09 septembre 2014 - 00:44 Modification Admin Permalien

  • Avatar Kaarde

    Kaarde

    16764 Crédits Modo

    J'ai enfin retrouvé ma padawan adorée.

    Je n'aurais pu espérer meilleure issue à ces quatorze années de doutes. Non seulement nous avions retrouvé Tyria, mais elle était restée digne de la grande Jedi qu'elle était autrefois, prête à mettre sa vie en danger pour les autres et à résister à l'obscurité. Peut-être même les durs événements qu'elle avait traversés et la naissance de Sam l'avaient rendue plus... responsable ? Moins écervelée ?
    Là, avec ma première élève dans les bras, je goûtais enfin à un immense soulagement et à la joie des retrouvailles. Même avoir débarrassé la galaxie du néfaste Baaaaaaal ne m'avait pas autant libéré.
    Pour la première fois en plusieurs décennies consacrées à L'Ordre Jedi j'avais l'impression d'avoir dûment accompli mon devoir envers la Force. J'eus le sentiment d'être enfin récompensé pour mes efforts.

    Bien sûr, des devoirs, j'en avais encore. C'est pour cette raison que je m'en allais retrouver Mirax et Aynor. Depuis la fin de la mission celle-ci ne ménageait pas ses efforts pour amener Weedge à plus d'auto-discipline ce qui, dans son cas, pourrait s'avérer salutaire.

    Moi. - Je suis désolé que Kyrio ait loupé Antilles. Comment va-t-il ?

    Mirax. - Il s'en remettra. Maintenant que l'action est passée je pense qu'il a hâte de retrouver la maison. Ça fait longtemps qu'il est parti.

    Aynor. - A propos, est-ce qu'il sait que le Temple n'est plus sur Ossus ?

    Mirax. - Alors, cette réunion avec l'Organisation, ça a donné quoi ?

    Moi. - Tyria a bien mené sa barque. Ils vont renoncer à toutes leurs recherches sur la suppression de la Force, en échange de quoi le Conseil Jedi gardera le secret sur l'existence de leur communauté.

    Aynor. - Est-ce bien prudent ? La création de ce déForciseur était un crime très grave.

    Moi. - Justement, je ne tiens pas à ce que le reste de la galaxie sache qu'il est possible de "déForciser" ou zombifier des planètes. C'est bien trop dangereux. Sans de dangereux agitateurs comme Tusk ces gens n'aspirent qu'à vivre en paix.

    Mirax. - Et Tyria ?

    - Elle quitte l'organisation, Anjel aussi. Donc elles et Sam repartent avec nous ! Dis-je, ravi.


    - Je rajoute une condition : les Jedi s’engageront à protéger Mademoiselle Lorn, avait spécifié Liam, visiblement très attaché à son ancienne dirigeante et inquiet pour elle. Bien sûr il ne se doutait pas que je tenais à elle au moins autant, et que je prenais la question de sa protection extrêmement au sérieux.
    - Sur ce point, je vous dis OUI sans condition et m'engage à la protéger coûte que coûte. Vous avez ma parole de Maître Jedi, avais-je répondu, sincère.


    Mirax. - Qu'est-ce qu'elles vont devenir ?

    Moi. - C'est là où je voulais en venir... je propose la réintégration de Tyria à l'Ordre Jedi. Elle devra faire ses preuves, bien sûr, pour regagner la confiance de l'Ordre tout entier, mais je me porte garant d'elle.

    Aynor. - La question est délicate... et nécessite l'approbation des trois membres Jedi du Conseil.

    Moi. - Ce qui m'amène à un deuxième point...

    Je me tournai vers Mirax et lui servait un de mes plus grand sourires.

    Moi. - Veux-tu rejoindre le Conseil Jedi, oui ou non ?



    -------------------------------------
    I've a baaad feeling about this !
    Consultez l'ENCYCLO JDR du site !

    Ce message a été modifié par: Kaarde le 17-09-2014 18:08

    mardi 09 septembre 2014 - 19:26 Modification Admin Permalien

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    Tyria_

    13542 Crédits

    Tandis que Kaarde était parti rejoindre Mirax et Aynor, j’avais récupéré Sam et demandé à ce que mes affaires soient rassemblées en vue d’un chargement sur un des vaisseaux qui nous permettrait de rentrer dans les mondes du centre.
    Liam m’avait aussi pris à part afin de me remettre les holocrons : celui de Kaarde et celui découvert sur Matraaak. Je les avais soigneusement rangés dans un sac. J’étais bien décidé à remettre l’holocron Sith à l’Ordre Jedi mais j’avais un cas de conscience pour celui que Kaarde avait fait. Je m’étais retrouvée dans de sacrés ennuis par sa faute et le détruire était bien tentant. Ne sachant que décider, j’avais misé sur le fait qu’en parler avec Kaarde serait une idée judicieuse.

    En passant dans une coursive, j’entendis une dispute qui aurait réveillé tous les Jedi morts depuis le dernier millénaire. En compagnie de Sam, je rejoignis la pièce d’où provenait les cris.

    Ange, criant – Un SIMPLE coup d’état ? Il s’agit de l’honneur de ma fille ! De mon bébé ! Fous-toi ça dans le crâne une bonne fois, pour toute, c’est clair ?
    Moi – Tu parles encore d’honneur après notre première mission ?
    Ange – C’est pas le moment Sarkin !
    Tony – Et tu vas lui dire à ton amie que tu as littéralement prévu de faire la peau à Waren ?!
    Moi, surprise – Tu as vraiment prévu de tuer quelqu’un ?
    Ange – T’occupe, Tyria. Je m’en charge. Et ce n’est pas la peine de m’en dissuader.

    Je pris la peine de réfléchir. Cela devait avoir rapport avec la crise de la guilde qui avait poussé Mimi à donner sa démission avec tant de subtilité.

    Moi – Tu veux de l’aide ?
    Ange – Je ne quémande pas d’aide !
    Moi – Je sais. Je te propose mon aide.
    Ange – Je te dis que j’ai pas besoin d’aide !
    Moi – Ange Solo. (Je pointai un doigt sur elle et essayai de faire une parodie de son célèbre Regard) Tu me saoules depuis des années sur La famille et de ce que tu es prête à faire pour cette dernière. Maintenant va falloir te mettre dans ton crane ou ailleurs que ça marche dans les deux sens ! Est-ce que je suis claire ?!
    Ange – Tu vas pas emmener ta fille dans un conflit armé !
    Moi – Les nounous, ça existe ! Et te connaissant, je suis sure que tu en avais une pour Mimi.

    Ange râla de tout ce qu’elle put et, chose incroyable, ne broncha que des jurons politiquement corrects. C’était certainement à cause de la présence de Sam.

    Moi – Et donc ?
    Ange, grommelant – Je veux bien que tu m’accompagnes sur Coruscant.

    Je notais avec amusement qu’elle était arrivée à se passer du mot « aide » dans sa phrase avant d’entendre un petit toussotement. Je me retournai et découvrit Polux souriant de toutes ses dents. Sam se cacha immédiatement derrière moi : c’était la première fois qu’elle voyait un spectre de Force.

    Moi – Qu’est-ce que tu veux encore ?

    Ange et Tony échangèrent un regard interrogateur. Evidemment les spectres de Force n’étaient visibles pour les personnes sensibles à la Force.

    Moi, avec un geste las – Polux est là.
    Polux – Bonjour Tyria. J’espère que tu vas très bien. (Je gardais un silence de circonstance en le dévisageant durement) Je suis content que tu aies retrouvé ta fille. Je vais assez bien aussi. (Nouveau silence de ma part) Bon d’accord… J’aurais besoin de ton aide.
    Moi – Mon aide ? Quoi ? Y’a un mille-pattes qui filent des démangeaisons à ton cadavre ?
    Polux – Maintenant que tu le dis ! (Il se reprit) Non, j’aurais besoin que tu m’accompagnes sur Myrkr pour régler un petit problème de rien du tout.
    Moi – Myrkr ? Tu veux pas cent balles et une glace avec ça ?
    Polux, doucement – Allons Tyria. La vie d’innocents est jeu.
    Moi – Et alors ? Va emmerder un autre con sensible à la Force !
    Polux – Mais j’ai toute confiance en toi. Si je pouvais m’en sortir seul, je le ferai. Seulement je ne peux pas influencer sur le monde physique.
    Moi – Ah bah tiens… Ça aurait été bien que tu y penses avant d’aller te sacrifier comme un crétin y’a seize ans !
    Polux – Ne m’oblige pas à dire ça.
    Moi, avec un ton cordial – Tu peux aller te faire voir chez les Wookies.
    Polux – C’était ta décision.

    J’encaissais la réflexion de plein fouet. Il avait l’air franchement désolé d’avoir usé cet argument. Je calmais comme je pus la tempête d’émotion que cette phrase avait déclenchée en moi. Une fois un peu plus sereine, j’essayais d’analyser la situation. Polux était un crétin, blagueur facétieux mais un mauvais bougre. Pour qu’il utilise un argument pareil, c’est qu’il était désespéré. Je soupirai.

    Moi – Très bien. Je vais t’aider. Mais plus jamais… cette phrase.
    Polux – C’est promis.

    Je me tournai vers Ange qui semblait avoir saisi l’idée de la conversation.

    Moi – J’ai un petit imprévu mais je maintiens mon aide pour toi. Dès que j’aurais fini de m’occuper du loustique, je t’aillerai ma route vers Coruscant. D’accord ?
    Ange – Ca va aller ?
    Moi – Contente toi de me trouver une nounou.

    Je sortais de la pièce et demandais à un des hommes de l’Organisation de charger mes affaires dans un vaisseau qui me permettrait de rallier Myrkr. J’envoyais aussi T1 à bord du vaisseau. Anjel fut surprise de me voir m’apprêter à partir. J’essayai tant bien de mal de lui résumer la situation et de lui expliquer que se joindre à moi pour le voyage n’était pas une bonne idée. Et finalement je lui conseillais, sur une intuition, d’aller voir Ange.
    Pour finir, j’allais prévenir Kaarde de mon petit détour.

    Kaarde – Polux te demande de l’aide ?
    Moi – Oui, ça a l’air bizarre à souhaite mais il s’est montré « insistant ». (J’avais assorti le terme d’une grimace) Je filerai sur Coruscant dès que ce sera fini. D’ailleurs, tu ferais bien d’aller parler à Ange. Ca l’air de chauffer pour la Guilde.
    Kaarde, inquiet – Je comprends. Tu es sure que ça va aller ?
    Moi – Je vais faire en sorte. Au pire, je viendrais te trouver pour qu’on en parle cette fois-ci. Ne t’inquiète pas : je ne m’enfuis pas. Que la Force soit avec toi.
    Kaarde – Que la Force soit avec toi aussi, Tyria.

    A peine une heure plus tard, T1 avait fait sortir du champ d’astéroïdes et le vaisseau sauta en hyperespace nous emmenant moi et ma fille vers Myrkr.



    Ce message a été modifié par: Tyria_ le 10-09-2014 11:30

    mercredi 10 septembre 2014 - 00:48 Modification Admin Permalien

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    poluxhornterrik

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    Polux réfléchi et se dit que ça lui avait manqué de voyager avec Tyria, depuis 16 ans qu’il patientait dans la Force pour arriver a ce moment de l’histoire. Bon en contrepartie, il avait acquis une compréhension de la Force qu’il n’aurait jamais cru possible, mais il ne pouvait pas vraiment l’enseigner ni tous a fait s’en servir, car il n’était plus vraiment là et en même temps il était partout à la fois. Dans quelques jours il pourrait enfin se retirer.

    Tyria (sur la défensive) : Et on va sauver qui ?

    Po sortit de sa réflexion, pour répondre à la petite blonde.

    Po : Quand je suis mort j’ai appris pas mal de choses et je me suis rendu compte que j’avais des liens spéciaux avec tous les gens auxquels je suis lié – notamment avec ma famille biologique. J’ai eu une vision funeste qui doit se produire dans les prochains jours. Si je n’interviens pas, ils mourront tous.
    Tyria (toujours sur la défensive) : Et ils s’appellent ?
    Po : Je ne sais pas. Ils sont sur Myrkr et il n’y a pas de Force là bas. Je sais juste que celui qui a l’air d’être le plus important s’appelle Galak.
    Sam : Comme le chocolat ?
    Tyria (avec une gentillesse qu’il n’avait jamais vue avant) : Ma chérie, va dans ta cabine et laisse-moi parler avec Polux. (Une fois Sam partie) Et qu’est-ce que l’on peut faire si c’est sur Myrkr ? Tu vas disparaitre à 20 Km de la planète.
    Po : Exactement. Mais dans ma vision, j’ai vu qu’ils vont s’enfuir de la planète. Un pirate va s’en prendre à eux et nous, nous serons là pour les protéger. Ils n’ont pas d’armes sur leur vaisseau et nous si.
    Tyria (d’une manière pensive) : Et donc tu sais tout ça comment ?
    Po : Tu ne trouve pas que 16 ans c’est long pour un spectre de force ?
    Tyria : Je suis surprise qu’un Spectre de Force puisse avoir encore une notion du temps et le trouver long…
    Po : J’ai eu cette vision au moment de ma mort. C’est ma dernière tâche à accomplir.
    Tyria (surprise) : Dernière tâche ? Mais qu’est ce que tu racontes ?
    Po : Écoute ma chérie…
    Tyria (sèchement) : Je t’ai déjà dis de ne plus m’appeler comme ça.
    Po : (calmement) : Je n’ai pas demandé ton aide par hasard, tu sais. Je voulais être une dernière fois avec toi. Après avoir sauvé ces gens, je disparaitrais à tout jamais et tu pourras m’oublier.

    Polux vit l’expression de Tyria changer. Elle prit énormément sur elle pour ne pas exploser de colère.

    Tyria (froidement) : Cela fait seize ans que j’essaye de t’oublier et que je te demande de me laisser. Tu ne m’as jamais écouté et là, tu débarques la bouche en cœur pour me demander de l’aide en jouant sur ma culpabilité uniquement parce que tu voulais profiter d’un dernier voyage en ma compagnie ? Tu es vraiment le roi des cons, Polux.

    Et sur ces mots, Tyria partit dans la cabine de pilotage. Polux s’était attendu à cette réaction et n’insista pas. Avant de disparaître pour de bon, il voulait faire connaissance avec Sam et alla la trouver dans sa cabine.

    Sam (avec crainte) : Tu es quoi ?
    Po : Je suis un magicien, et si tu me vois c’est que tu peux aussi être une magicienne. Tu veux que je t’apprenne ?
    Sam (avec réticence mêlée de curiosité): oui
    Po : Trouve un petit objet.

    Une fois que Sam eut trouvé un objet de petite taille, Polux lui expliqua ce qu’il fallait faire.

    Po : Ferme tes yeux et fais le vide en toi.
    Sam (les yeux fermés) : C’est quoi faire le vide ?
    Po : Tu ne penses à rien du tout et tu respires calmement. Ensuite tu pense juste au petit objet que tu as posé sur la table, et tu essais de le faire levi… Euh… Voler plutôt. Mais il faut qu’il reste sur place en l’air comme s’il était accroché avec un fil tu comprends ?
    Sam : Je crois.

    Ca faisait maintenant quelques minutes que Sam essayait, quand Polux sentit une sorte de fluctuation de la Force. Et Sam ouvrit les yeux

    Sam : Je n’y arrive pas.
    Po : C’est normal c’est la première fois que tu essaie. Mais la Force a un peu réagi juste avant que tu ne rouvre les yeux. Refais le vide en toi, et recommence, on à le temps, tous le temps.

    Il lui fallu quelques autres minutes pour que le caillou bouge un petit peu sur la table. Malheureusement Sam fut tellement étonnée qu’elle en rouvrit les yeux et perdis ca concentration.

    Sam (en sautant partout) : Tu as vu ?! Il a bougé ! Il a bougé !
    Po (avec amusement) : Oui j’ai vu. Maintenant recommence en le faisant entièrement voler.

    Pendant que Sam recommençait, Polux se rendit compte avec nostalgie que ça lui rappelait son enfance au temple lorsqu’il apprenait à maîtriser la Force. Un sentiment de mélancolie s’abattit sur quand il se rappela que tout ceci était bientôt fini…


    -------------------------------------
    PIOU-PIOU-PIOU

    Ce message a été modifié par: poluxhornterrik le 14-10-2014 11:44

    mercredi 10 septembre 2014 - 10:56 Modification Admin Permalien

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    Jedi-Yoda

    9643 Crédits

    Cela fait plusieurs jours que je n'ai plus de nouvelles d'Hemera. Pour être plus précis, je ne sais pas ce qu'elle est devenue depuis que l'on s'est embrassé. Le soir-même, j'ai voulu me remettre de mes émotions et j'ai pensé sur le moment qu'une simple réflexion sur le sujet m'aiderait à y parvenir. J'ai pensé que cela suffirait... Pourtant, j'ai vite réalisé que la tâche serait plus ardue et que cela prendrait plus de temps que prévu. De la même façon, j'ai compris que la corellienne avait besoin de prendre du recul elle aussi afin d'y voir plus clair sur le lien qui nous lie à présent. Je ne suis pas encore sûr que nous sortons bien ensemble ni que nous formons officiellement un vrai couple. Mais ce dont je suis certain, c'est que mes sentiments à l'égard de la jeune humaine sont on ne peut plus sincères et authentiques. Dans mon cœur, le baiser que nous avons échangé n'a pas été un simple smack que l'on se donne pour le fun, par amitié ou par timidité. Il symbolise beaucoup plus.

    J'ai pu me rendre compte, en partageant ma vie avec bon nombre d'être humains, que ce sont des créatures sensibles et fidèles. J'en déduis donc que cette expérience a touché Hemera, qu'elle n'a pas pu lui paraitre si anodine. En tant que nautolan, c'est pire encore pour moi. Je suis naturellement plus empathique et comme ceux de mon espèce, je suis extrêmement sensible au partage émotionnel. Nous les nautolans recherchons le bonheur à travers une relation unique et exclusive. Et lorsque nous sommes sûrs d'avoir trouvé notre âme sœur, il n'est pas rare que nous nous projetions rapidement dans l'avenir avec elle, imaginant avoir des enfants et fonder une famille.

    L'Ordre ne sera sans doute pas fermé à ce que nous entamions Hemera et moi une relation conjugale. Mais dans le cas actuel, il ne s'agit pas seulement de savoir si j'aurai la bénédiction de mes aînés. En effet, au delà de ça, j'ai bien conscience de la responsabilité qui m'incombe en tant que chevalier, du rôle que j'ai à jouer aux côtés de mes pairs et de ma destinée tout entière en tant que garant de la paix. Qui plus est, entretenir une relation amoureuse pourrait conduire à me distraire. Progressivement, je pourrais même être amené à quitter l'Ordre. Non, c'est impossible ! Jamais je ne laisserai une telle chose arriver ! Je ne pourrais me résoudre à abandonner mes amis : Keller, Jaina, Eckmül et Cenovii, ni même mon maître, Kaarde. Ils sont pour moi aussi précieux que les membres d'une famille. Ils sont tout ce que j'ai ! De plus, je ne saurais oublier que devenir jedi a donné un sens inédit à mon existence qui, à l'époque où j'étais enfant, me semblait bien terne. Le seul problème, et je ne peux le nier, c'est qu'Hemera commence elle aussi à prendre une place cruciale dans ma vie et à lui donner un sens nouveau.

    Pour mettre de l'ordre dans mes idées, je décide d'aller faire un tour dans la jungle yavinienne. Comme souvent, pour faire le point, je me retire au cœur de celle-ci et grimpe à la cime d'une des montagnes les plus hautes que je peux trouver. Je m'assois alors en tailleur et ferme les yeux avant de plonger dans une profonde méditation. Sur le chemin, tandis qu'un brusque coup de vent vient fouetter les feuilles des arbres, mes pensées vont vers mes amis sur No Erda. J'ai l'impression qu'ils ont quitté la planète depuis un certain temps et qu'ils vont mieux maintenant. Je n'en suis pas tout à fait sûr mais au moins mes cauchemars se sont calmés. Alors que je suis plongé dans une rêverie profonde, mon pied heurte soudain un objet. Je m'arrête et baisse le regard. Un mystérieux hololivre, bruni par quelques grains de la terre sur laquelle il repose, se présente devant moi. Je le ramasse et l'époussète un peu.

    Zatila : Un hololivre ici ? C'est étrange. Quelqu'un l'a surement fait tombé.

    En le feuilletant, je me rends compte qu'il s'agit de tout à fait autre chose qu'un hololivre pour les cours ou même venant des archives de la bibliothèque. C'est un journal ! Lorsque je m'en rends compte, je referme aussitôt celui-ci, souhaitant respecter le secret de son contenu et de celui ou celle qui l'a écrit. Mais avant de rebrousser chemin pour le rapporter à l'académie, je m'aperçois qu'un nom est gravé sur la page de couverture. A sa lecture, je ne peux m'empêcher un frisson de parcourir mon corps.

    Zatila : Hemera ?

    Quelques secondes passent le temps que je me remette de la surprise. Puis, je commence à réfléchir plus posément. Devrais-je le lire ? Je reconnais sans m'en cacher que la tentation est grande. J'ai envie de savoir si elle a écrit quelque chose à notre sujet depuis que l'on s'est embrassé. Je ne devrais peut-être pas. Mais la Force a placé ce livre sur ma route. Ce n'est pas une coïncidence. Ne souhaitant pas douter plus longtemps, je me risque à consulter la première page.

    « Cher journal... C'est une belle opportunité qui s'offre à moi, une nouvelle vie pleines d'aventures qui m'attend... »

    Dans les premières lignes, Hemera parle de son départ depuis l'astroport de Coronet, de ses peurs, de ses doutes, mais aussi de son espoir de pouvoir consacrer sa vie à devenir une garante de la paix aux côtés des jedi. Je passe à la deuxième page et continue la lecture.

    « Voilà déjà une semaine que je suis arrivée. Ma famille me manque, mes parents un peu, ma grand-mère beaucoup, mes amies de Corellia et tellement d'autres... »

    Bien qu'attendri, je reste assez impatient de lire mon propre nom. Aussi, je m'apprête à sauter directement à la dernière page pour connaître les plus récents écrits de la jeune humaine. Mais avant que je ne le fasse, quelques mots retiennent mon attention.

    « ...enfin ce qui me manque surtout, c'est le clan mystique des âmes du chaos »

    Je m'arrête net sur la dernière phrase.

    Zatila : Un clan mystique ? Les âmes du chaos ? Mais de quoi parle-t-elle ?

    « Eux seuls me comprennent vraiment. Mais ils ne pourront pas m'aider. Une seule personne le peut. »

    Frustré de ne plus rien comprendre aux vagues écrits de la correlienne, je ne peux que poursuivre ma lecture.

    « Je dois percer les secrets de la pyramide. Elle renferme la clé qui me libèrera. Mais avant je dois en savoir plus sur les jedi. »

    Tout cela n'a aucun sens. J'aurais bien envie de questionner Hemera sur tous ces mystères mais elle saurait alors que j'ai lu son journal. Bref, je continue.

    « J'ai fait un rêve. Je l'ai vu à l'académie. Il est exactement fidèle à ma vision. Peut-être est-il celui que j'ai toujours attendu... »

    Ayant subitement changé de sujet, je garde en mémoire ce que j'ai lu tantôt et me focalise sur la page présente. De qui parle-t-elle ? Serait-ce de moi ? Je ne peux m'empêcher de retenir un rire. Je ne tiens plus de me poser la question. Je dois absolument en avoir le cœur net.

    « Il s'appelle Zatila. »

    C'est donc bien de moi qu'elle parlait. Voyons ce qu'elle dit d'autre ?

    « Je sens en lui une capacité d'ouverture d'esprit que je n'ai trouvée que chez très peu de personnes dans toute ma vie. »

    Flatté par les propos de la jeune corellienne, je ne m'attarde pas plus longtemps sur la page en cours surtout qu'elle n'évoque plus grand chose me concernant. Je passe alors trois pages plus loin et je tombe de nouveau sur une partie où je suis cité.

    « J'ai de plus en plus confiance en lui. Acceptera-t-il de me soutenir ? Suffirais-je que je lui demande ?

    Arf, quelle frustration ! Si seulement je savais de quoi elle parle, je pourrais en effet peut-être la soutenir. Le journal est encore long à lire et je perçois soudain dans la Force qu'une personne vient dans ma direction. Ne souhaitant pas être surpris, je saute aux dernières pages et lis rapidement la partie qu'Hemera a écrit à notre sujet.

    « Comme je suis émue en écrivant ces mots. Zatila et moi avons passé un moment très agréable ensemble. [...] Je le pressens depuis un certain temps déjà, nos deux âmes sont connectées par un lien mystique. [...] A présent que nous nous sommes embrassés Zatila et moi, je n'ai plus de doute, nous sommes fait l'un pour l'autre. […] L'académie des jedi me paraît subitement bien plus grande et paradoxalement bien moins vide. La présence de celui que je peux désormais appeler mon nautolan d'amour est perceptible partout autour de moi et dans chaque activité que j'entreprends.

    Je ne peux m'empêcher de rougir ou plutôt de verdir au surnom affectif que m'a donné Hemera.

    « Penses-tu, oh mon cher journal, que nous pourrons partager d'aussi belles expériences un jour ? Je continuerai d'en rêver en tout cas... »

    Par réflexe, en entendant les pas se rapprocher, je referme l'hololivre que je tiens encore fermement entre mes mains. J'aimerais vraiment pouvoir aider ma belle. Si j'avais pu en lire plus, peut-être que j'en aurais découvert davantage. J'ai manqué de temps. Y a-t-il encore un moyen que j'en gagne ? Je pourrais peut-être utiliser le pouvoir de vitesse et trouver un coin tranquille au plus profond de la forêt. Personne ne viendrait m'interrompre et je pourrais poursuivre la lecture sans être dérangé. Alors que je m'interroge, et avant que je puisse me décider, la mystérieuse présence se rapproche. Je me cache derrière un arbre usant du pouvoir d'invisibilité que j'ai appris récemment. Et tandis que je m'apprête à fuir, je découvre à ma grande surprise que la personne en question n'est autre qu'Hemera.

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    "Ne l'oublie jamais : c'est ton attention qui détermine ta réalité."

    Ce message a été modifié par: Jedi-Yoda le 10-09-2014 23:27

    mercredi 10 septembre 2014 - 11:03 Modification Admin Permalien

  • Avatar DocBeldom

    DocBeldom

    5633 Crédits

    Douze ans. Pendant douze longue années, il avait marché sur le sol de Kashyyyk. Au jour le jour, il avait chassé pour se nourrir et était revenu à un état quasi sauvage où seul comptait l'instant présent et la Force dans la vie autour de lui. Mais il y a deux ans, tout s'était arrêté et celui qui avait été le Maître d'Arme de l'Ordre Jedi était revenu à la "civilisation". Il avait ressenti une grande douleur dans la Force et avait escaladé les arbres de Kashyyyk. Son vieil ami Wroobany, le wookie qui l'avait quasiment élevé n'en était pas revenu quand il avait vu Doc apparaitre devant lui. Les nouvelles concernant la quasi destruction de Coruscant venaient tout juste d'arriver et le vieux contrebandier n'avait pu que les rapporter à celui qui avait été un Maître Jedi
    Il lui avait fallu plusieurs mois pour prendre la décision de revenir définitivement à la civilisation. Il s'était rendu à son YT, le "FireBreaker" qui avait bien plus mal que lui supporté le passage des années. Attaqué par la végétation, abimé de toute part le vieux transport Correlien avait eu besoin de nombreuses réparations. Même ses soutes avaient été atteintes et le X-Wing qui était entreposé n'était pas réparable sans passer entre les mains d'un expert. Décidant de se concentrer sur le Firebreaker, Doc avait commandé à Wroobany de nombreuses pièces et s'était attelé à la réparation lui même. Depuis quelques semaines pourtant, son départ lui paraissait de plus en plus urgent sans qu'il puisse déterminer pourquoi.
    Quelques pièces lui manquaient pour réussir à remettre son vieil YT en état de faire un voyage en hyperespace mais Wroobany lui avait promis qu'il pourrait faire quelque chose pour lui d'ici peu. En les attendant, Doc s'était plongé dans la Force pour essayer de comprendre ce qui se tramait. Il était ressorti de sa transe avec une seule certitude : il devait se rendre sur Myrkr au plus vite. Si Wroobany n'avait pas ses pièces, il lui faudrait se débrouiller autrement pour se rendre sur la planète.
    L'ancien Jedi avait démarré l'YT et l'avait remonté sur une des zones de chargement non-officielle du contrebandier. Il avait ensuite été voir directement ce dernier dans son bureau.


    Doc : Deuxième père, as-tu récupéré ce que je t'ai commandé ?
    Wroobany : Doc, je t'ai demandé un peu de temps hier. Je suis doué, mais il y a des limites.
    Doc : Je dois partir. Rapidement. Tu n'aurais pas un vaisseau que je puisse... Emprunter ?
    Wroobany : C'est si urgent ? En tout cas, rien à moi en ce moment, mon dernier transport est parti chercher tes pièces ce matin. Et je doute que tu veuilles revenir en commençant par un vol de vaisseau...
    Doc : Je n'ai pas encore décidé de quel côté de la barrière je souhaite travailler désormais mon vieil ami. Père n'avait pas tort sur tout et je ne suis pas certain d'être encore le bienvenu dans l'Ordre.
    Wroobany : Et pourquoi cela ?
    Doc : Disons que certaines choses ont changé. Je ne suis pas certain que ce soit en bien. Mais quelques soient mes doutes, je sens que je dois me mettre en mouvement. Et rapidement.

    L'ancien Jedi avait en effet remarqué quelques temps auparavant qu'un de ses sabres laser les plus précieux ne s'allumait plus. Pendant sa retraite, il avait quasiment arrêté de se servir de ses sabres tout comme il avait cessé de porter la bure. En exil même volontaire, il ne se considérait plus vraiment comme membre de l'Ordre et donc Jedi. Et puis il avait de nombreuses autres solutions qu'il avait créé. Lasers elles aussi, mais pas des sabres. Quand il avait décidé de quitter son exil, il avait voulu rallumer ses armes les plus précieuses. Son sabre Multicristal s'était rallumé mais il n'avait pas réussi à rallumer le Solari. Aucun problème dans l'arme, il avait vérifié. Le problème venait donc de lui et des propriétés particulières de ce cristal. Seul un Jedi au cœur pur pouvait s'en servir. Il ne l'était visiblement plus.

    Wroobany : J'ai peut être une solution pour toi Doc. Si tu veux vraiment partir, je connais quelqu'un qui doit se rendre sur Coruscant. De là bas, tu devrais pouvoir...
    Doc : Trouver un transport. Si ton contact peut me prendre, j'en suis. Il part quand ?
    Wroobany : Dans dix minutes. Je peux te faire passer pour quelqu'un qui sort d'une mission pourrie et qui a un rapport à faire et qui m'a payé une fortune pour rejoindre Coruscant. Mais tu ne dois pas poser de questions sur sa mission, ni fouiller son vaisseau. Et ça ne sera pas gratuit.
    Doc : Je peux m'arranger pour le paiement et pour l'absence de question. Mais pourquoi la mission pourrie ?
    Wroobany : Parce que tu n'as visiblement pas pris de douche depuis une semaine... Tu as de quoi payer sur toi ?
    Doc : Deux mois en réalité. S'il prend les cristaux, je paye à l'aise.
    Wroobany : Ca devrait aller.

    Quelques minutes plus tard, Doc était dans la soute d'un transport piloté par un Wookie du nom de Grehäta payé une petite fortune en cristaux. Le Jedi était parti avec un blaster, ses anciens sabres cachés sur lui et quelques surprises laser qu'il avait créé très longtemps auparavant. Il espérait qu'aucune mauvaise surprise ne l'attendrait à l'arrivée. Le Wookie avait parlé dans sa langue avec un contact sur Coruscant au moment de partir et Doc avait entendu un nom qui lui avait rappelé de nombreux souvenirs.
    L'ancien Jedi s'était arrangé pour que le wookie le dépose avec lui dans le coin tranquille où il comptait atterrir, promettant qu'il ne se mêlerait en aucun cas de ce qui se passerait sur place. Il ferait en tout cas en sorte que ce soit le cas si la personne dont il avait entendu le nom n'était pas celle à laquelle il pensait.
    Et si c'était bien elle... Il ferait en sorte de la saluer et qui sait, de lui proposer son aide si besoin était. Il regrettait cependant d'avance fortement le seul inconvénient du vaisseau où il avait embarqué : il ne contenait pas de douche... Le Terrik ressemblerait donc vraiment à un sauvage hirsute, barbu et couvert de cicatrices à son arrivée. Sûr que si Ange le voyait dans cet état, il en entendrait parler pendant des années.

    mercredi 10 septembre 2014 - 20:06 Modification Admin Permalien

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    Tyria_

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    Cela faisait quelques jours que nous étions dans l’hyperespace. Je faisais tout mon possible pour éviter Polux. J’avais du mal à décolérer de ses actions : me manipuler pour que je l’accompagne dans son dernier voyage. J’étais autant en colère contre lui que contre moi. Comment avais-je pu le laisser m’embarquer là-dedans ? Je tenais ma colère en respect en me concentrant sur le fait qu’une fois cette affaire bouclée, je pourrais avoir la paix.

    Le pire, c’est que je me rendais compte qu’une part de moi ne pouvait pas lui reprocher. Non pas que j’étais ravie d’être là, mais il fallait admettre qu’il était égal à lui-même. Donner moins que le strict nécessaire d’infos. Agir sur des coups de tête. Et en prime, essayer de lier l’utile à l’agréable. J’avais adoré ça quand je l’avais rencontré : j’avais finalement rencontré un Jedi plus intrépide et écervelé que moi.

    Seulement ma prise de responsabilités au sein du Chu’Unthor finit par changer la donne : Polux partait souvent épauler les padawans pour finalement se retrouver ensuite dans des situations qui nécessitaient mon intervention. Et par la même occasion, je devais abandonner mon poste pour le sortir de ces mauvais pas. Peu à peu, j’avais pris conscience que ce n’était pas la bonne manière d’agir. Malgré lui (et malgré moi), il m’avait fait mûrir. Mais je n’avais pas eu le même effet sur lui. Si bien que les situations étaient peu à peu devenues tendues entre lui et moi... Jusqu’au jour où le Conseil avait réclamé ma présence sur Coruscant et qu’après un nouveau manquement, je n’avais pu me résoudre à laisser Polux maître à bord du Chu’Unthor – avec les funestes conséquences que l’on connaissait maintenant.

    Sam – Maman ! Est-ce que tu as le Maître des Pièces ?

    Sam me dévisageait avec un air dépité. Elle n’aimait pas être devoir se répéter. J’avais trouvé un jeu de Sabacc à bord du vaisseau et il nous servait à passer le temps. Sam était trop petite pour apprendre les règles de ce jeu de bluff. Alors à la place, nous devions essayer de reconstituer les familles. Je lui tendis la carte qu’elle m’avait demandée. C’était la troisième qu’elle trouvait d’affilé. Se servait-elle de la Force malgré elle ?

    Sam – Maman ? Pourquoi Po, il est tout bleu ?
    Moi – Parce que c’est une jolie couleur. Tu ne trouves pas ?
    Sam, pensive – Si, si. Mais c’est le premier monsieur tout bleu que je vois. C’est bizarre.

    L’idée de ne pas comprendre quelque chose était une source incroyable de frustration pour cette petite tête blonde.

    Sam – Maman ? C’est quoi la Force ? Et c’est quoi les Jedi ?
    Moi – C’est l’instant question, c’est ça ? Tu vas me demander en plus comment on fait les bébés ?
    Sam – Comment on fait les bébés ?
    Moi, lasse – Sam…
    Sam – Comment on fait les bébés ?
    Moi – …
    Sam – Maman ! Comment on fait les bébés ?

    Je réfrénais une brusque envie de beugler un « Ta Gueule » bien sonore et me rendis à l’évidence qu’il faudrait que je réponde au moins à une de ses questions.

    Moi – La Force… Hum… Il faut voir ça comme…

    Finalement, j’aurais peut-être dû choisir la question sur les bébés…

    Moi – C’est une sorte d’énergie invisible et qui se trouve partout. Dans l’air, l’eau. En toi aussi. Sans elle, on ne pourrait pas vivre.
    Sam, suspicieuse – C’est magique ?
    Moi – On peut voir ça comme ça. Et ils existent de gens qui sont suffisamment sensibles pour utiliser la Force.
    Sam – Comme des magiciens !

    La petite fille commençait à comprendre. Cela lui redonna le sourire et elle enchaina sur ses questions.

    Sam – Et les Jedi ?
    Moi – Ce sont des « gentils » qui se servent de la Force pour protéger tout le monde.
    Sam – Comme des héros ?
    Moi – Oui.
    Sam – Et moi, je suis une magicienne ?
    Moi – Comme ta maman.
    Sam – Mais pourquoi tu ne fais pas des tours de magie alors ?
    Moi – Des tours de magie ?
    Sam – Oui. Po m’a montré comment en faire.
    Moi – Po a fait ça…

    Heureusement pour lui, il n’allait pas faire long feu encore très longtemps. De toute évidence et une fois de plus, il ne s’était pas préoccupé des conséquences de ses actes. Avec la Force, je saisis une des cartes de la main de Sam.

    Moi – Je connais des tours de magie moi aussi. J’ai même été très très doué pour ça. Tellement que j’ai été un Jedi.
    Sam, écarquillée – C’est vrai ? C’est pour ça que tu es partie botter les fesses du vilain monsieur ?!
    Moi, avec un sourire – Et oui. Tu sais tout maintenant.

    Je faisais le choix de ne pas lui révéler que j’avais accepté de reprendre mon statut de Jedi. Elle avait eu assez de nouvelles à digérer comme ça ces derniers temps. Je notais qu’il faudrait que je lui en parle une fois sur Coruscant et les problèmes des Solo réglés. Tandis que Sam gambergeait sur la Force et les Jedi, une alarme retentit dans le vaisseau pour annoncer notre arrivée prochaine sur Myrkr.



    Ce message a été modifié par: Tyria_ le 11-09-2014 00:26

    mercredi 10 septembre 2014 - 22:43 Modification Admin Permalien



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