Le Temple Jedi 6 (page 44)

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  • Avatar Bencenovii

    Bencenovii

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    En se faisant passer pour l'un des Jedi du Temple grâce à sa matrice de changement d'apparence, Ceno attire les soldats Républicains vers le nord de la ville. Accompagné de Keller, lui aussi libéré des chaînes du code Jedi, les deux guerriers font des ravages dans les rangs de leurs anciens alliés sans faire preuve de la moindre pitié. Autant de soldats tués sont autant de chances pour les Jedi d'en réchapper car malgré la rage et l'orgueil qui dirigent maintenant chacun de ses gestes, le Mandalorien cherche à aider ses vieux amis. Ou est-ce seulement un prétexte pour se livrer à une tuerie?

    Keller et Ceno sentent la Force leur parvenir à flot. Plus ils utilisent la violence pure et plus leurs pouvoirs sont puissants. Les sens en éveil maximum, Keller est au sommet de son potentiel, il sabre à tout va en usant des formes de combat Jedi qu'il a apprise, il use de sa faculté à projeter la Force pour faire le ménage autour de lui puis il saute sur ses cibles pour les achever une à une.

    Derrière lui Ceno tire des rafales de pistolet blaster d'une main, effectue une vrille et balance un missile à concussion miniaturisé de l'autre, le missile vient exploser un AT-TE qui menaçait leur balais meurtrier. Puis il active son sabre laser et passe à l'action avec une vélocité et une force hors du commun, enchainant les soldats qui voient leurs tirs échoués sur le beskar'gam semblant insurpassable du vengeur Jedi. Il alterne ainsi attaques à distance et attaques au sabre, tout en gardant un oeil sur Keller.

    Tout à coup les Soldats reculent, ils se replient dans les ruelles, très vite la place est désertée et il ne reste que les deux renégats en son centre délabré.


    Keller - Pourquoi vous fuyez bande de pleutres?!
    Ceno - J'ai un mauvais pressentiment... Il ne faut pas rester là.
    Keller - Déjà? Je commençais à peine à m'échauffer!

    Ceno contacte l'Impérator et demande l'assistance de deux droïdes Basilisk pour rejoindre la flotte de Mandal'ore. C'est alors qu'un cri déchirant retentit au dessus d'eux.

    - SKRRRRIIIIIIIIIIYYYYEEEEEEEHH!!!!
    Keller - Bordel c'est quoi ça??
    Ceno - Quel monstre!

    La créature toise les Forceux depuis le toit d'un bâtiment resté debout par miracle. Elle est horrible, elle doit faire au moins 4 mètres et possède une multitude de crocs, sa longue queue fouette l'air et semble rythmer la Force alentour. Elle repousse un cric plus court et deux autres bestioles se pointent sur les côtés.

    Keller - Elles nous encerclent! On est prit en chasse!
    Ceno - Pas de panique, je vais utiliser mon Jet-Pack pour leur échapper, accroche-toi à moi!

    Soudain, l'image de Yota Gin qui entourait le corps de Cenovii se dissipe et le Mando reprends son apparence normale. Inquiet, il consulte brièvement ses réserves d'énergie.

    Ceno - Haar'shak! J'ai plus de jus!
    Keller - Heu... Donc on s'envole pas?

    Les créatures au sol s'approchent très lentement, elles sont encore à une bonne cinquantaine mètres, tandis que la plus grande saute de l'immeuble et atterrit face aux deux apostats. Une pensée effleure l'esprit du Mando. Ces monstres... Ils émanent la même faim que le Terentatek. Sont-ils liés à cette créature mythique qu'il combattit jadis aux côtés de Pad et Kaarde?

    Ceno - On va devoir se battre.
    Keller - Maître, je ne sens même pas ces trucs dans la Force!
    Ceno - Elles se fondent avec le côté obscur... Elles ont sûrement un rapport avec le basculement de la Force!
    Keller - Quoi?! Dans ce cas il faut les détruire! Je m'en charge!

    Le padawan attaque la plus grosse des créatures comme un fou furieux.


    Ceno - Non attends!!!

    Il n'y a pas pire tête brûlée, Keller s'est élancé sans comprendre à quoi il avait affaire. Aussitôt après le mouvement de Keller, son Maître s'est jeté à sa suite en puisant dans la Force pour augmenter sa vitesse au maximum et ainsi le rattraper. Tout se passe en quelques secondes. L'énorme aberration ouvre grand la gueule et projette un genre de jet liquide, Ceno se précipite, de l'épaule il pousse Keller qui allait prendre l'attaque en pleine tête et intercepte le jet en se protégeant avec son bouclier à énergie situé sur son avant-bras droit. Celui-ci cède et le liquide entre en contact avec le bras cybernétique de Ceno, qui commence à se liquéfier en même temps que son gantelet de beskar.

    Ceno - De l'acide! Ne respire pas!
    Keller - Saleté!

    Les deux autres créatures passent à l'attaque, prenant en sandwich les Jedi noirs.

    mercredi 22 juin 2016 - 18:51 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Dark-Spencer

    Dark-Spencer

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    À bord de l'Intercepteur Sith, les Undeads (Atris, Phobos, Nihl, Vizla, Fisto, Kolar et Tiin) sont tout serrés.
    Spencer a un plan: depuis le trépas de son maître vénéré tout ce qui lui importe c'est d'éradiquer ces sales jeedai. Pour ça il faut commencer à la racine, il se rend donc sur Yavin IV avec sa team de zombis. Leur apparition dans le système se fait au même moment où le côté lumineux se déchire, ce qui alimente la puissance du Cathar fou. Il ne comprends pas, c'est comme un shoot d'adrénaline obscure, il l'absorbe goulument.

    Fisto - La Force, elle est corrompue!
    Kolar - Comment est-ce possible? Est-ce là notre héritage?
    Spencer - Niéééééhéhé! Vous comprenez enfin le pouvoir du côté obscur! Vous allez maintenant massacrer tous les padawans de l'académie pour mon plus grand plaisir!
    Tiin - Je ne ferai jamais ça.
    Spencer - Si si, tu vas le faire

    L'académie est planquée dans un vieux temple moisi au milieu de la jungle, terrain favori du fauve. C'est la seconde visite de Dark Spencer en ces lieux sauf que la dernière fois il est resté courtois, il n'a fait que poser des bombes. Cette fois ci il compte ne laisser aucun témoin de sa venue. L'intercepteur atterrit sur le toit du temple massassi, les Undeads passent à l'action, ils sautent les uns après les autres de l'appareil. C'est une joie pour Spencer de voir un tas de padawans qui arrivent sur le toit pour les intercepter. Ils sont éliminés sans sommation par Atris. Les Undeads se séparent, ils répandent la mort dans l'édifice, les anciens Jedi assujettis au pouvoir de Cha Naman sont horrifiés par leurs propres gestes, ils tuent beaucoup de novices sans défense, leur esprit devient dément. Dark Spencer traverse tranquillement le temple avec Vizla en savourant le show des morts-vivants qui emportent toute vie sur leur passage. Il tombe sur un plus gros poisson.

    Maître Mordi - Ta cruauté ne connait-elle aucune limite?
    Spencer - GnrrHaha! Bonne question! Laisse-moi les tester sur toi, vieux débris!

    Le grand félin écarte un bras de sa cape, lame krath dans la patte, sa queue virevolte, ses oreilles se plient, son iris s'allonge, il fond subitement sur le doyen de l'académie qui allume son sabre laser. Griffures, esquives, tempête de foudre, Mordi se défend honorablement mais il est déjà à bout de souffle, il ne peut rien contre l'écrasante force du cathar, de plus ce n'est pas vraiment un combattant et la Force elle-même lui échappe tandis qu'elle semble converger vers Dark Spencer. Spencer sent au contraire ses veines gonfler, la Force tourbillonne en lui et autour de lui, il peut presque la palper. Il profite d'une ouverture, agrippe le maître jedi par la gorge. Mordi se meurt quand tout à coup un grondement sourd se fait entendre depuis le hall d'entrée, puis un cri déchirant, si monstrueux que même Dark Spencer est visiblement interpellé.

    Vizla - C'était quoi?
    Spencer - Gnrrr!

    Le gros sith jette le jedi au sol, se désintéresse complètement de lui pour se diriger d'un pas pressé vers le hall... Là sous ses yeux ébahis se trouve une énorme créature empestant le côté obscur à plein museau en train de dépecer un jeune jedi. Le sith félinoïde est surpris comme en témoigne la position de ses oreilles et de ses moustaches. Il dégaine aussitôt son sabre laser.

    Vizla - C'était pas prévu au programme ça.
    Spencer - Gnrrr! On s'en fout, laissez-le moi!

    samedi 25 juin 2016 - 20:49 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar DocBeldom

    DocBeldom

    5633 Crédits

    Doc avait obtenu de l'officier de la République la localisation des Jedi enfermés dans le QG Républicain. Il l'avait poussé avec ses hommes dans une pièce avant de la bloquer et de se remettre en route. Cette fois cependant, il se déplaçait discrètement, cherchant à éviter les patrouilles.  De couloir en couloir, le Gris finit par atteindre celui donnant sur la pièce où se trouvait Jorus. Pas la peine d'essayer par là : une escouade complète était en train d'essayer de forcer la porte. Impossible de passer sans blesser un seul soldat. Le fait de faire une pause était en train de réveiller la douleur dans sa jambe et le Maître d'Arme était conscient que sans la Force pleinement accessible, il ne lui restait pas beaucoup de temps pour agir. Il se remit en mouvement, tentant de trouver le mur arrière de la pièce. Mais une nouvelle fois, une escouade complète attendait patiemment, au cas où. Il était certain que d'autres groupes de soldats attendaient dans les pièces mitoyennes. Le Gris se força une nouvelle fois à se remettre en mouvement et entra dans la première pièce sur son chemin. Puisque les côtés étaient gardés, il était à parier que l'étage du dessous le serait également. Mais le toit ? L'arrivée du FireBreaker avait obligé tous les présents sur le toit à se mettre à couvert. Et il était au dernier étage. Doc activa la lame de son sabre et augmenta la longueur pour pouvoir découper rapidement un cercle dans le plafond au dessus de lui. Fermant les yeux, l'ancien Jedi se concentra comme du temps de ses premiers exercices, quand il ne percevait que peu la Force. Une image de l'enseignement de sa mère lui revint en mémoire. Un moment où ils étaient tous les deux devant une des fontaines du Temple. Il n'était alors qu'un gamin qui découvrait la Force et qui essayait toujours d'en faire plus. Un gamin qui avait découvert en sa mère une Maitre Jedi exigeante et aimante à la fois et qui avait voulu l'impressionner en utilisant la télékinésie pour moduler l'eau de la fontaine.

    Pourquoi ces images venaient à lui en ce moment ? Doc secoua la tête et se concentra de nouveau, se soulevant doucement en n'utilisant que le minimum de puissance nécessaire. Déjà comme ça, il sentait au fond de lui que certaines de ses émotions négatives tentaient de prendre le dessus. Et bizarrement, il voyait de nouveau sa mère le conseiller. D'autres scènes remontaient à lui et contraient les émotions que l'impulsion obscure faisait remonter. Une fois sur le toit, il s'avança au dessus de la pièce où devait se trouver les autres. Le Gris planta son sabre et commença à découper un nouveau cercle. Une fois le cercle commencé, il entendit des voix venant du dessous.

    Doc : Silence. C'est Doc. Je vous dégage une voie, mais ne les laissez pas se rendre compte qu'elle arrive.

    Un ordre bref et il n'y eu plus un bruit. Quelques secondes plus tard, le chemin était dégagé et les Jedi montaient deux par deux. Jorus passa en dernier et serra l'épaule de Doc et lui fit un sourire. Le Gris, lui, se contenta de regarder son holotimer. Il avait mis trois quart d'heures pour retrouver les Jedi et les sortir. L'hyperdrive de son vaisseau était débloqué depuis un moment et il ne le voyait plus nul part. Les troupes de la République ne s'étaient pas encore regroupées, mais cela ne tarderait pas. Les Jedi se tournèrent vers lui et Jorus finit par prendre la parole.

    Jorus : Doc ? Tu as un plan n'est-ce pas ?
    Doc : J'avais un plan. Il semblerait qu'il ne soit plus d'actualité. Mais je vais vous sortir de là.

    Deux des plus jeunes se mirent à trembler. Après l'espoir qu'il avait apporté, il fallait qu'il trouve une solution. Sans le FireBreaker, plus de possibilité de quitter la planète. Il faudrait trouver une planque et s'y réfugier le temps que les choses se calme. Mais sur cette planète ? Un chuchotement le sortit de sa réflexion : les soldats Républicains étaient en train de revenir prendre position sur les hauteurs. Doc fit signe aux autres de se cacher. A défaut d'autre chose, il pourrait toujours essayer d'attirer les troupes plus loin pour laisser le temps aux autres de s'échapper. Allumant une nouvelle fois ses sabres, Doc se redressa et s'avança. Dans son état, il était évident qu'il ne survivrait pas mais cela ne l'avait jamais arrêté. D'autres visions de Mirax lui vinrent, où ils discutaient de la notion de sacrifice et des raisons qui pouvaient le justifier. Avec un sourire triste, le Gris se tourna vers son vieil ami.

    Doc : L'Ordre a besoin de toi. Protège les.

    Alors qu'il faisait un pas en avant pour combattre, une série de tirs frappa les troupes en train de monter. Surgissant une nouvelle fois de nul part, le FireBreaker se plaça entre les Jedi et les Républicains. Doc bondit en avant en criant aux autres de le suivre, comprenant instantanément que c'était leur seule chance. Tous le suivirent immédiatement et montèrent dans le vaisseau qui s'éloigna aussitôt de la pn. Abandonnant les autres dans le salon, Doc rejoignit le cockpit suivi par Jorus.

    Doc : Merci une nouvelle fois Carmen. Vous auriez été en droit de partir.
    Carmen : Je vous avais dit que je resterais.
    Jorus : Et je vous en remercie, en mon nom et celui de l'Ordre.
    Carmen : Peuh. Ce n'est pas pour vous que je l'ai fais, mais pour lui.
    Doc : Jorus, laisse. Elle a ses raisons. Je présume que vous avez prévu des coordonnées de repli ? Inconnues de la République ?
    Jorus : Pas inconnues, mais pas par tous. Je m'occupe de paramétrer ça.
    Carmen : Ne m'oubliez pas, Gris.
    Doc : Je tiendrais ma promesse. Et vous...

    Adieux mes amis, mes enfants... Ne soyez pas tristes... Il n'y a pas de mort, seulement la Force...

    Le message télépathique interrompit Doc au milieu de sa phrase. Pendant une seconde, il resta debout, le regard vague. Les mots... Il comprenait les mots pris indépendamment, mais il n'arrivait pas à comprendre leur sens. Il ressentit en même temps  Les étoiles se transformèrent en lignes blanches autour de lui et Doc s'écroula sur le sol, des larmes coulant de ses yeux tandis que la douleur explosait en lui. Incapable de parler, Doc pleurait sur le plancher de son vaisseau la mort de son Maître, la mort de sa mère, la mort de la personne la plus importante pour lui.  Carmen s'était tournée et était restée figée devant la vision de cet homme qui semblait s'être brisé mentalement au moment où il s'en étaient tous sortis. Jorus ne put s'empêcher de lancer une sonde télépathique et son regard refléta tour à tour la tristesse, la peine et la compassion. Il prit une profonde inspiration pour reprendre son calme et fit s'assoir Doc qui semblait complètement ailleurs, perdu dans ses pensées et sa tristesse et qui ne cessait de pleurer sans un mot. Le Maître de l'Ordre entraîna la Chevalière Pourpre avec lui avant de chuchoter :

    Jorus : Je ne sais pas qui vous êtes, mais il a besoin de soutien, d'un soutien que je ne peux pas lui donner en cet instant. Je ne sais pas comment vous l'expliquer ou le dire clairement... Sa mère... Sa mère était son Maître et ils étaient particulièrement liés, y compris par la Force. Elle était sensée être à l'abri mais... Je vous en prie, restez avec lui, avec tout ce qui c'est passé... Je ne sais pas comment il va réagir.

    mardi 28 juin 2016 - 03:23 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kaarde

    Kaarde

    16968 Crédits Modo

    C’était un véritable cauchemar.
    Bloli Meyst était morte. Une de mes deux plus anciennes amies, mon amour de jeunesse, gisait là, pâle, la gorge ouverte, étendue dans une marre de son propre sang.

    Moi. - Non ! Bloli ! Pas toi !

    Je m’agenouillai auprès d’elle, m’appliquai à lui fermer les paupières et la serrai une dernière fois dans mes bras. Je ne pouvais plus retenir les larmes qui menaçaient de couler depuis que l’hécatombe avait commencée.
    Non loin du corps de Bloli gisait le cadavre d’une imposante créature difficilement identifiable en l’état. Cette chose avait-elle tué Bloli ? Pour l’instant je n’en avais cure. En descendant dans les catacombes Aynor, Kinsa, et Galen constatèrent ce que je redoutais déjà… tous les Jedi étaient morts, massacrés. Je les avais envoyé au casse-pipe.

    Kinsa. - Ils ont tous été tués violemment, il n'y a aucun survivant. Et la chose qui les a tués...Elle a aussi massacré des Death Watch. J'ai eu l'impression qu'il y a une...sorte d'acide, aussi. Quoi qu'il en soit, ce serait mieux de décamper d'ici.
    ???. - SKRRRRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIYYYYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

    Un cri glaçant, et le signal que le même sors que les autre Jedi nous attendait.
    Aynor me forçat à bouger, et à laisser à contrecœur Bloli derrière nous tandis qu’une créature de cauchemar invisible dans la Force nous pourchassait. À grand peine, et à l’aide des canons de l’Arrow, Galen parvint à abattre le monstre. À présent nous nous retrouvions les derniers Jedi sur Rhommamool. Les autres avaient tous été tués par la République, par des Mandaloriens des deux bords, et par des bestioles carnassières qui faisaient sans aucun doute partie d’un très vaste piège.

    Kinsa. - Que faisons-nous, à présent ? Nous sommes les derniers Jedi ici. Je crois que plus rien ne nous retient sur Rhommamool.
    Aynor. - Kaarde ?
    Moi (amer). - Vous êtes sûrs de vouloir encore suivre mes conseils ? Ça n’a pas beaucoup réussi à Bloli.
    Galen. - En fait nous ne sommes pas encore encore les derniers Jedi. L’Arrow vient de recevoir un message de Maître Beku’n. Lui et d’autres Jedi ont pu quitter Rhommamool grâce à Maître Beldom !
    Aynor. - Jorus ! La Force soit louée, il s’en est sorti !

    En effet, ça faisait toujours un ami qui subsistait. Mais il en restait plusieurs autres, notamment sur Coruscant, pour lesquels je m’inquiétais terriblement.

    Eckmül. - Où vont-ils aller ?
    Moi. -  Depuis la purge Jedi de Vador et Palpatine nous avons des protocoles pour ce genre de situation. Selon toute logique ils vont utiliser une de nos zones de repli, puis tenter de rallier le Chu’Unthor.
    Aynor. - Le Chu’Unthor étant une base mobile, c’est notre ultime lieu de repli, le plus sûr.
    Galen. - D’accord. Donnez-moi les coordonnées d’une de ces zones de repli et je nous conduis à l’abri !
    Moi. - Non !

    Toutes les têtes se tournèrent à l’unisson vers moi.

    Moi. - Nous devons à tout prix rejoindre le Temple Jedi sur Coruscant !
    Aynor. - Kaarde… tu es conscient que la situation là-bas risque d’être la même que sur Rhommamool ?
    Kinsa. - Ou même pire, les Jedi étant apparemment les ennemis de la République. Il y a plus de soldats là-bas.
    Eckmül. - Plutôt affronter des soldats que cette bestiole à nouveau !
    Moi. - Je sais que c’est comme foncer dans un piège, mais il faut tenter de comprendre la situation et de sauver autant de Jedi que possible. Je suis sûr que la furtivité de l’Arrow peut nous permettre de…

    Un cri presque inhumain jaillit de la soute. Il était néanmoins très différent de celui du monstre rencontré sur Rhommamool, car exprimait la détresse et une profonde douleur.

    Kinsa. - C’est… c’est Weedge !
    Moi. - Que lui arrive… AAAAH !

    Je tombais à nouveau à genoux. Aynor fut frappée du même trouble en même temps que moi.

    Moi. - Mirax…. Non… toi aussi…

    Mirax Terrik, mon amie de toujours, venait de rendre l’âme. D’abord des milliers de Jedi dont je connaissais presque tous les noms froidement exécutés, puis Bloli, et maintenant Mirax ? Elle qui avait si bravement vécu et surmonté les pires épreuves jusqu'à aujourd'hui ? Impossible ! C’était trop pour moi. On était en train de m’arracher le cœur.
    Je m’effondrai face contre terre et sombrait petit à petit dans l’inconscience.

    Galen. - Que fait-on ?
    Kinsa. - On s’occupe de Weedge, déjà !
    Aynor. - Et on fait ce que Kaarde a dit. Il faut arriver le plus vite possible au Temple !
    Galen. - D’accord, mais le voyage en hyperespace va prendre plus d’une journée standard.

    Tyria était encore là-bas. Il ne fallait surtout pas que je la perde, elle aussi.



    mardi 28 juin 2016 - 23:24 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

    23267 Crédits

    Et parmi toutes ces étoiles, toutes celles qui brillaient, une devint plus lumineuse encore.

    Elle s’y accrocha.

    Et elle commença à remonter le courant, à contre-sens, contre ce flot en peine qui ne cessaient de s’écouler. La lumière scintillait, éternelle, la guidant, lui indiquant la voie à suivre. Il fallait lutter, lutter, fixer ce point au loin qui baignait ce champ spectral. Rassurante, apaisante. Il lui semblait presque qu’elle lui souriait, qu’elle lui tendait la main comme une vieille amie. Elle s’en rapprochait. L’ascension devenait de plus en plus pénible. La souffrance augmentait et pourtant il fallait continuer.

    Il le fallait.

    Elle n’était plus qu’à une distance restreinte de ce doux astre. Il était là, il l’attendait. Sa couronne aussi blonde qu’argentée lui caressait les doigts chaleureusement. Elle pouvait presque la toucher, presque. Elle y était presque, presque. Elle tendit la main et la saisit.

    Son corps se raidit, le désespoir s’empara d’elle.

    Non.

    Ce n’était pas possible.

    Non.

    Mirax.

    Non.

    Pas Mirax.

    Une vague noire la submergea, la projetant au loin. Elle se sentit tomber, tomber, tomber encore. Le sourire de Mirax brillait toujours au loin, la saluant comme elle ne l’avait jamais fait jusqu’avant. Le puits était sans fin et elle ne faisait que descendre, descendre, descendre encore. Son étoile ne semblait plus bouger et s’était fixée sur la voute céleste de ce son âme. La chute, elle, n’en fut que plus violente.



    Projetée violemment en arrière, la tête d’Ange glissa contre le canapé et heurta le sol avec fracas. Ses yeux s’ouvrirent et le calme revint. La brèche de Force s’était refermée.

    Désormais, elle comprenait. Ce mal être, ces derniers mois, cette fatigue inépuisable, tout. Tout. Elle comprenait tout. Le message que la Force s’évertuait à lui faire passer et elle qui luttait contre cette force invisible contre laquelle on ne pouvait rien. Tout se rejouait, tout recommençait, tout.

    Malgré elle et pour la seconde fois de sa vie, elle voyait le temps, le temps historique, celui de l'histoire, faire irruption et lui voler son existence. Le temps n’était plus suspendu, il venait subitement de s’accélérer ou d’afficher qu’il ne dépendait plus de la durée mais de l’instant plein et présent mais surtout vivant. Elle s’aperçut, à nouveau, qu’elle était projetée du rang de spectatrice à celle de figurante de l’histoire en marche.

    Elle frissonna en prenant conscience de ce si évident constat.

    Non, Ange ne voulait plus d’un rôle secondaire. Elle était restée trop longtemps dans l’ombre, l’ombre de la réalité, de sa réalité et de son passé. Elle sentit le voile de sa conscience doucement se fissurer mais elle ne pouvait se résoudre à franchir cette frontière. La Force.

    Elle pensait à Tony, Mirax...  son poing se crispa… à ceux qu’elle n’avait pu regarder mourir, son frère, et ceux qui le pouvait encore… sa fille… Gunnar

    Ses ongles percèrent sa chair.

    C’était avec une douleur et une certaine nostalgie aussi étrange que familière que Solo se redressa et se saisit de son arme de toujours, de la seule qui avait vraiment compté. Si elle n’en avait, alors, pas pris conscience, le fardeau des générations passées qu’elle sentit au contact de la froide crosse métallique, le fit pour elle.

    Aujourd’hui, elle se replongeait plus de cent ans en arrière mais, ce n’était pas pour faire face à Anakin Skywalker.

    Non.

    Aujourd’hui, si Solo reprenait sa vie en main, c’était pour affronter ses propres démons et revenir là où tout avait commencé.


    Ce message a été modifié par AngeSolo le mercredi 29 juin 2016 - 20:29

    mercredi 29 juin 2016 - 17:34 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

    9910 Crédits

    Nous ne sommes pas encore les derniers Jedi. Le maître Jedi Jorus Beku’n et d’autres Jedi ont pu quitter Rhommamool, grâce à Doc Beldom Terrik, et ensuite sont allés utiliser une des zones de repli érigées afin de tenter de rallier le Chu’Unthor : une base mobile, notre ultime lieu de repli, le plus sûr.
    Je comptais me servir des coordonnées d’une de ces zones pour nous abriter mais Kaarde Naberry s’y opposa. Il désirait que nous rejoignons au plus vite le Temple Jedi sur Coruscant mais la situation là-bas risque d’être la même avec plus de soldats pour assiéger les autres membres de l’Ordre. Kaarde voulait sauver le plus de Jedi (mais surtout sauver Tyria Sarkin, je pense.) Un cri presque inhumain, très différent de celui du monstre, jaillit de la soute. C’est celui de Weedge.
    Kaarde et Aynor sentirent une perturbation de Force qui venait de la mort d’une autre amie du Grand Maître : Mirax Terrik. Tandis qu’Aynor se redresse de sa sensation, Kaarde s’effondre petit à petit dans l’inconscience. Face à tant de perturbation dans l’intégralité, je me devais de rester assuré.

    Moi : - Que fait-on ?
    Kinsa : - On s’occupe de Weedge, déjà !
    Aynor : - Et on fait ce que Kaarde a dit. Il faut arriver le plus vite possible au Temple !
    Moi : - D’accord, mais le voyage en hyperespace va prendre plus d’une journée standard.

    Je décide d’accompagner mon maître vers la cale du vaisseau tandis que les deux ex-padawans de Cenovii font manœuvrer l’Arrow vers le ciel pour préparer un voyage dans l’hyperespace. La grande twi’lek bleue ouvre la porte de la cale et nous entrons doucement dans la salle remplie de caissons et de vivres ; le jeune clone zabrak est assis sur le sol, dos à un caisson et solidement attaché. Sa tête est penchée en avant. Je le vois respirer lourdement et me demande s’il s’agit du second padawan de mon maître ou son double maléfique qui est devant moi. Je décide de passer mon bras gauche pour sortir ma vibrodague de son fourreau mais Aynor me fait signe que c’est seulement en cas d’urgence. Elle s’approche délicatement du jeune zabrak puis adopte un comportement inquiet et attentionné avec lui.

    Aynor : - Weedge ?

    Weedge relève lentement la tête et laisse entrevoir des yeux embrumés de grosses larmes. Des larmes de chagrin. Le jeune zabrak pleure.

    Weedge (voix étouffée par les pleurs) : - Je suis désolé maître Aynor ! Désolé… désolé…
    Aynor : - Weedge, tout va bien. Tu n’as pas à tant vouloir.
    Weedge : - J’ai… J’ai été incapable de l’empêcher de resurgir ! Je suis… je suis désolé !...
    Aynor : - Calme-toi, mon jeune padawan. Le déchirement du Côté Clair nous a tous marqué et tu n’as rien à te reprocher. Comme nous tous, tu n’as pu résister et c’est tout.

    Weedge Terrik commence à se calmer, à dissiper petit à petit son chagrin. Après quelques pleurs et reniflements nerveux, il est enfin apaisé et redevient le padawan d’habitude. Je m’approche à mon tour de mon camarade et m’assoies à côté de lui ; je lui fais une série de petites tapes derrière l’épaule pour le rassurer et cela lui redonne peu à peu confiance. Une question me vient alors à l’esprit à son sujet.

    Moi : - Excuse-moi Weedge, mais comment as-tu fait pour reprendre le dessus sur « l’autre » ?
    Weedge : - Dans mon inconscience, je me suis battu contre lui. Nous avions chacun notre sabre-laser et c’est ma volonté qui l’a emportée. Même si je l’ai vaincu et que j’ai repris le contrôle de mon corps, « il » est toujours présent en moi. (silence) Que s’est-il passé durant ?
    Moi : - La République nous accuse tous de trahison, veut nous éliminer et des survivants Jedi ont été tués monstrueusement.
    Weedge : - Quoi ? Comment ça tués « monstrueusement » ?
    Moi : - Ce sont des créatures prédatrices venues de nulle part qui les ont tués. Des monstres Sith.
    Aynor : - Nous ne savons pas si ce sont des monstres Sith car elles sont invisibles dans la Force, d’où leur atout. D’ailleurs, c’est comme ça qu’elles ont pu… Bloli Meyst a été l’une de leurs victimes.

    Aussitôt, le visage de Weedge recommence à s’assombrir. Savoir que l’une des amies de Kaarde, et quelqu’un qu’il a sûrement connu, soit décédé à cause d’une bête le ramène dans une peine croissante. Heureusement, je lui rappelle par un coup d’épaule qu’il ne doit pas se laisser faire.

    Moi : - Eh Weedge ! Ressaisis-toi ! Tu risques de te laisser encore emporter par tes émotions.
    Weedge : - Excuse-moi, Galen. C’est juste tellement douloureux ce que vous venez d’annoncer. Je devine que Kaarde est abattu. (Je lui fais oui de la tête.) Je vois. Vous allez me détacher à présent ?
    Moi : - Euh… euh… Personnellement, c’est pas contre toi Weedge mais je préfère te laisser encore attaché. Par précaution.
    Aynor : - Ne t’inquiète pas, Galen. Je me charge de le surveiller.
    Moi : - D’accord. Je vais aller voir les autres pour savoir où ils en sont.

    Je me lève du sol et me dirige vers la sortie de la cale. Dès que je passe l’encadrement de la porte, je laisse ouvert afin que l’on puisse entendre si quelque chose d’inquiétant en sort. Je traverse la partie passagère de l’Arrow et remarque qu’Oraclem a déplacé Kaarde pour l’installer allongé sur une banquette. Le Grand Maître avait vraiment besoin de se remettre. Lorsque la mirialane me regarde pour demander comment va Weedge, je lui fais signe que tout va bien et qu’Aynor est resté avec lui. Je continue dans ma marche et arrive dans la cabine de pilotage. À travers le pare-brise en transpacier, je reconnais la forme et la luminosité d’un couloir hyperespace, nous sommes enfin en route pour Coruscant. Eckmül est assis sur le siège de pilote, aux commandes de l’Arrow, tandis que Kinsa est toujours assise à la place de co-pilote. La jeune twi’lek mandalorienne sent ma présence et retourne son siège vers moi.

    Kinsa : - Alors, comment va Weedge ?
    Moi : - Mieux que la dernière fois. Il est redevenu le jeune padawan d’Aynor qu’il est mais son autre personnalité peut resurgir à tout moment, je pense. Aynor est resté avec lui, pour le surveiller.
    Eckmül : - Tu as dit que son « autre » peut resurgir à tout moment. Tu as eu affaire à lui ?
    Moi : - Oui. Quand j’étais avec Aynor et Kaarde pour rejoindre l’Arrow, Weedge nous a attaqué sous l’influence du Côté obscur, en étant la machine-à-tuer de Baaaaaaal. Je l’ai combattu pour défendre Aynor et j’ai failli y laisser ma peau.
    Kinsa : - J’espère que ce déchirement de la Force ne durera pas.
    Eckmül : - Moi aussi.
    Moi : - J’espère surtout que la République ne nous considéra pas longtemps comme des criminels. Je ne sentirais ennuyé si mon père devait me mettre aux arrêts parce que j’ai trahi le gouvernement.
    Kinsa : - Il est quoi déjà ton père ?
    Moi : - Il travaille pour le Bureau de Sécurité de la République, en tant qu’agent spécial.
    Kinsa : - Ouille. Je te plains.

    Nous restons tous les trois dans la cabine de pilotage. Eckmül me donne sa place pour laisser se reposer sur un siège de derrière et je prends donc les commandes du vaisseau ; je me débrouille bien en matière de pilotage donc je n’aurais aucun mal à piloter l’Arrow une fois sorti de l’hyperespace. Le reste du temps du trajet se passe sans trop de souci ni d’activité particulière.
    Enfin, l’Arrow sort de l’hyperespace et se retrouve en orbite de la planète Coruscant. La grande planète-capitale est recouverte de points et traits incandescents qui donnent des formes circulaires. En voyant les croiseurs des F.A.R en orbite, Kinsa met en marche le système de camouflage du vaisseau et nous pénétrons dans l’atmosphère de Coruscant. Je manœuvre en suivant les coordonnées d’emplacement et nous arrivons tout droit vers le Temple Jedi de Coruscant. Nous voyons alors de loin des fumées qui s’élèvent. En nous rapprochant, le bâtiment est complètement abimé. L’Arrow atterrit sur la plateforme principale du Temple.
    Kinsa, Eckmül et moi quittons nos sièges pour rejoindre les autres. Aynor et Weedge (détaché) sortent de la cale tandis qu’Oraclem réveille le grand maître Jedi. Celui-ci sort de son inconscience au bout de plusieurs tentatives et semble complètement perdu.

    Kaarde : - Qu’est-ce qui se passe ?
    Eckmül : - Nous sommes arrivés au Temple Jedi, maître.
    Aynor : - Au moment où tu t’es évanoui, j’ai demandé à ce que nous fassions comme tu le souhaitais.
    Kaarde : - D’accord. Merci d’avoir écouté ma demande.
    Kinsa : - Bon. Maintenant, que fait-on ?
    Moi : - Je vais aller jeter un œil à l’extérieur, pour voir si des soldats ne sont pas postés dans les parages.

    Je descends du vaisseau par la passerelle d’embarquement et sort prudemment pour regarder autour. Je tourne plusieurs fois de suite autour de l’Arrow et observe les moindres mouvements et changements suspects. Je ne vois personne arriver ni tirer ni bouger. Il n’y a personne qui nous a vus. Je décide de remonter à bord et d’informer mon équipe. Mais une fois à bord, Kinsa me prévient qu’une transmission sur l’HoloNet passe actuellement : la République fait des communiqués officiels, dénonçant les Jedi comme ennemis publiques.

    Aynor : - Nous voilà donc fugitifs.
    Kaarde : - D’autre part, il nous reste un allié potentiel au Sénat. Ces communiqués ont été diffusés sans la voix de la Chancelière Sät'sa Cki.
    Moi : - En quoi la Chancelière est de notre côté ?
    Aynor : - C’est une connaissance de Kaarde et une alliée de notre Ordre.
    Kaarde : - J’ai seulement offert mon amitié à Sät’sa Cki depuis que je l’ai protégée d’un assassinat lorsqu’elle était ambassadrice.
    Kinsa : - Je doute un peu pour la confiance de la Chancelière, en sachant qu’elle représente la République.
    Moi : - Eh bien, pour l’instant, il n’y a aucun soldat qui soit posté autour du Temple actuellement. Cela nous laisse le champ libre pour pénétrer dans le Temple.

    C’est ainsi que nous quittons tous ensemble l’Arrow, armés de nos sabres et vêtus de capes (pour la plupart), et nous marchons vers l’entrée principale du Temple Jedi.

    jeudi 30 juin 2016 - 11:21 Modification Admin Réaction Permalien

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    camara

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    Adieux mes amis, mes enfants... Ne soyez pas tristes... 

    Il n'y a pas de mort, seulement la Force...

    Ces mots résonnaient dans ma tête. J’avais beau l’avoir étudié des heures entières, comprendre son sens, ce que cela impliquait, de tout le code, c’était la seule maxime que je n’acceptais pas. La mort m’avait toujours fait peur. Elle me rendait triste, en colère. La mort des autres surtout. Qu’ils rejoignent la Force, grand bien leur face ! Et les vivants laissés et abandonnés derrière ? Ressentir le manque de ne plus voir et partager des moments avec ces personnes m’était insupportable. Je rentrais toujours en conflit avec le conseil et les Maitres de l’Ordre quand nous méditions sur ces mots.

    Je ressentis la douce lumière de Mirax une dernière fois avant qu’elle ne s’éteigne, laissant place à l’obscurité, au froid. Tout paraissait terne. J’étais déboussolée, perdue. Qu’est-ce que je faisais là ? Je me sentais coupable. Coupable d’être vivante, de n’avoir pu protéger personne. 

    Je me mis à trembler. La chaleur bienfaisante, maintenant disparue, prodiguée par la Maîtresse Guérisseuse avait laissé un grand vide dans ma poitrine. Profond et douloureux Et la souffrance des autres amplifiait le tout. 

    J'ouvris la bouche mais aucun son n'en sortit. Les larmes coulaient d’elles-mêmes, je les sentais me brûler les joues. Prise de vertiges, je titubais et tombais de nouveau au sol, me prenant moi-même dans les bras et en me serrant fort, dans l’espoir d’atténuer la douleur.

    Je voulais partir, m’enfuir comme je savais si bien le faire. Retourner sur Myrkr pour ne plus rien ressentir. J’avais besoin de ce silence apaisant, ne plus subir la souffrance des personnes qui m’entouraient. Retrouver mon vaisseau, mon astromech Jijy, m’y terrer et ne plus bouger jusqu’à ce que ma tête arrêtât de tourner. M’entourer de mes affaires, tenir fort ma poupée de chiffon dans mon sac, ne penser à rien… 

    Mon sac ! Dans la précipitation, je l’avais laissé dans la chambre. Je ne pouvais partir sans, c’était idiot mais il représentait toute ma vie. J’allais surement le regretter mais je devais y retourner pour le récupérer. Je me mis à ramper en direction de l’escalier à moitié détruit. Mes vertiges se calmèrent un peu et je pus me lever, non sans difficultés.

    La douleur dans ma poitrine était toujours aussi forte, ma respiration difficile. Les créatures n’ayant pas d’empreintes dans la Force, je risquais ma vie à chaque pas que je faisais, à chaque changement de couloirs. J'agissais encore sans réfléchir et si Tyria l'avait pu, elle m'aurait entrainée hors de là par la peau des fesses. Je l'avais laissée dehors et j'espérais qu'elle ne ferait pas de bêtise de son côté. Elle était imprévisible !

    Le temple était redevenu très calme. Je ne pouvais m’empêcher de penser que c’était grâce à Mirax et ma vue se brouilla de nouveau.

    Malgré les débris et les irrégularités du sol, éclaté et fondu par endroits, je réussis à rejoindre la pièce qu’elle m’avait assignée quelques heures auparavant sans encombre. Mon sac à dos orange était resté à sa place sur le lit.

    Il ne fallait pas que je traine, une de ces horreurs pouvait arriver à tout moment. Je vérifiais vite qu’il ne manquait rien à l’intérieur de mon sac et le mettait sur mon dos, drôle de sensation, la vision de Shosh’ s'aggripant à mon cou m’était revenue en pleine face, s’agrippant à mon cou.

    Par la grande baie vitrée, l’on pouvait apercevoir le temple et ses alentours en feu et détruit par endroit. Quelques monstres rodaient en quête de Jedis à dévorer. Des bruits sourds se faisaient entendre au loin dans les couloirs. Je me mis à pleurer, le point dans ma poitrine m’empêchant de respirer, je commençais à paniquer.

    Je me jetais au sol et me mis à ramper vers la première cachette que je trouvais, un bête placard. M’enfermant à l’intérieur je tentais de me calmer en essuyant grossièrement mes joues. Une crise d’angoisse, il ne manquait plus que ça.

    Je m’étais mise en danger stupidement alors que Mirax venait de se sacrifier pour nous sauver la vie. Même si mes objets avaient une grande valeur sentimentale, ils ne valaient pas des vies. Accroupie et recroquevillée sur moi-même je me concentrais pour faire le moins de bruit possible malgré ma respiration saccadée. Je n'avais rien à faire ici. Je ne pensais pas seulement à la pièce, mais au Temple dans son ensemble. Il était loin le temps où je pouvais dignement porter le titre de Jedi. Je ne méritais pas de poursuivre dans cette voie si je sombrais dans cet état de vulnérabilité angoissée chaque fois que disparaissait un être cher. Je n'avais plus les épaules pour faire partie de l'Ordre. j'avais honte de mon comportement.

    Toute tremblotante je sortais de nouveau mon comlink. Je m’étais cachée car j’avais peur mais je ne voulais pas être seule une nouvelle fois. J'avais voulu m'éloigner du corps de Mirax. M'éloigner de Tyria pour ne pas ressentir sa souffrance, j’avais déjà tellement mal avec la mienne. Une enfant. Je me comportais comme une enfant. Et la petite fille que j'étais à cet instant avait besoin d'aide. Les yeux remplis de larmes et aussi étrange que cela puisse paraitre, je tentais de contacter à nouveau Ange Solo car je savais Tyria vivante, mais n'avais aucune nouvelle de la Corellienne. Ma tête recommença à tourner violemment et prise de nausées, je pianotais les premiers mots simples qui me vinrent à l’esprit.

    « Ange, j’ai besoin de toi. Ils ont eu Maman Terrik. J’ai peur ».

    J’activais le traceur sur mon comlink, enfouis ma tête dans mes bras et contre mes genoux. J'entendais les pas lourds ainsi que la respiration des montres qui se rapprochaient de l'appartement.

    Ce message a été modifié par camara le mardi 12 juillet 2016 - 21:36

    jeudi 30 juin 2016 - 18:11 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar baaaaaaal

    baaaaaaal

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    Sovereign…
    Mirax…
    Sovereign…
    Impossible de penser à autre chose. Je ressasse ces deux noms en boucle depuis des jours. Pourtant je n’ai jamais eu les idées plus claires. Alors que j’étais arrivé faible et sans but sur Korriban, je m’apprêtais à en repartir armé et ivre de vengeance.
    J’avais accepté ma défaite contre les Jedi, mais ça, le meurtre de Mirax, je ne pouvais pas le digérer ! Qui que soit Sovereign, il venait de se faire un ennemi mortel. Malgré ma chute la galaxie n’avait pas oublié le nom de Baaaaaaal, la crainte qu’il suscitait, et ce Sovereign s’en rappelera aussi.
    Avant la fin je verrai l’effroi dans ses yeux. Et Mirax sera vengée.


    Baaaaaaal forgeait et bricolait depuis des jours. Il manquait d’outils, mais les tombeaux Sith regorgeaient de matériaux.
    Il avait d’abord eu l’idée de s’armer d’une antique épée Sith, dont la lame résistait aux attaques de sabres laser, mais l’accessoire était encombrant et peu discret. Cependant le métal desdites lames avait trouvé une autre utilité. Il avait finalement profané plusieurs tombes d’antiques seigneurs pour leur voler leurs cristaux rouges et les reforger en un seul.
    Le nouveau sabre laser était tout juste achevé lorsque Roujonma Kaarr et son équipage revinrent.

    Kaarr. - Nous étions sur le point de partir, lorsque tu t’es décidé à nous rappeler. Je te croyais mort !
    Baaaaaaal. - Rassure-toi, Kaarr, je suis toujours aussi difficile à tuer.

    Le whipid ne prit pas la peine de demander ce qui s’était passé sur Korriban. Il se contenta d’observer les multiples brûlures du corps de Baaaaaaal.

    Kaarr. - Alors, tu as trouvé ce que tu cherchais ?
    Baaaaaaal. - Oui. Et non. J’ai un nouveau but.
    Kaarr. - Ainsi qu’un nouveau sabre laser, à ce que je vois.

    Le nouveau sabre laser de Baaaaaaal avait des formes courbes, comme celui de son regretté maître Dark Tyranus, qui lui donnaient vaguement la forme élégante d’un S. Ses extrémités étaient décorées de lames acérée à dents de scies qu’il avait forgé à partir des ancienne lames Sith.

    Kaarr. - Il fonctionne ?
    Baaaaaaal. - On va vite le savoir.

    L’ex-Maître Sith fit jaillir une lame rouge ardente du sabre et jeta ce dernier vers les hommes de Kaarr. Ils s’écartèrent juste à temps et l’arme alla se planter dans le front d’un chien Sith qui s’apprêtait à les attaquer.
    Sans accorder un regard à sa victime, Baaaaaaal rappela le sabre dans sa main. Cette démonstration semblait susciter l’admiration de Kaarr.

    Kaarr. - Aha, tu as retrouvé le pouvoir, à ce que je vois ! Te voilà de retour aux affaires, vieille fripouille !
    Baaaaaaal. - Presque. Est-ce que par hasard le nom de Sovereign t’évoque quelque chose ?
    Kaarr. - Euh, non. C’est qui ? Ou quoi ?
    Baaaaaaal. - Mon but, justement. Ma cible. Je retournerai toute la galaxie pour l’atteindre.
    Kaarr. - Justement, à propos de la galaxie, euh… il s’est passé beaucoup de choses pendant que tu étais sur Korriban. Les…
    Baaaaaaal. - Les Jedi, c’est ça ? Beaucoup de morts.
    Kaarr. - Euh, oui, c’est ça. Ils viennent brusquement d’être déclarés ennemis publiques et exécutés en masse. Les rares qui restent ont des primes mirobolantes sur leurs têtes, la plus grosse étant sur Kaarde Naberry. Tu vas te faire voler ta revanche.
    Baaaaaaal. - Au diable les Jedi ! Seul Sovereign m’intéresse. Et s’il est derrière l’attaque du Temple, alors il est certainement aussi derrière ce brusque retournement de la République… Je dois aller sur Coruscant !

    L’ancien Seigneur Noir accrocha le sabre neuf à sa ceinture, se vêtit d’une cape noir, et entraîna tout la troupe avec lui. Cette dernière ne se fit pas prier, trop contente de quitter enfin cet endroit lugubre.

    Kaarr. - Qui que soit ce Sovereign, le voilà condamné, avec Baaaaaaal l’indomptable après lui ! J’ai hâte de te voir faire ton grand retour.
    Baaaaaaal. - Ce ne sera pas si simple, Kaarr. J’ai peut-être retrouvé la Force, mais je n’ai plus ni armée, ni réseau d’information, ni ressources, ni flotte… tout ce que j’avais mis des siècles à bâtir. En attendant de pouvoir me confronter enfin à mon ennemi je vais devoir faire profil bas. Tu seras libre de retourner à tes pénates une fois que nous serons sur Coruscant. Tu m’as déjà bien aidé et je t’en remercie.
    Kaarr. - Hors de question. Pourquoi retourner dans mon bouge pourri alors que je peux assister à la ré-ascension d’un vieux Sith déchu ?
    Baaaaaaal. - Comme tu voudras. C’est à tes risques et périls.
    Kaarr. - Tu redoutes de perdre ?
    Baaaaaaal. - Oui... De plus je ne suis pas tendre avec mon personnel.


    Salut à tous les fans du B7alxit !




    Ce message a été modifié par baaaaaaal le samedi 02 juillet 2016 - 11:27

    samedi 02 juillet 2016 - 11:26 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

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    Ce fut avec une certaine sérénité qu’Ange Solo quitta son appartement situé sur les bords de la Western Sea et se dirigea vers le speeder qu’elle avait garé non loin de là. La tempête qui s’agitait sous son crâne s’était enfin tue et laissait place à une tranquillité non moins inquiétante. Elle se savait au cœur du cyclone. Ce qu’il y avait là-bas, en revanche…

    Mais il fallait y aller. Elle avait survécu à la Grande Purge. Elle avait dû se cacher, encore et encore, pendant des années, une éternité. Qu’aurait donc pu faire une gamine âgée d’une dizaine d’années ? Contre Vador ? Contre l’Empereur ? Contre l’Empire ? Rien. Elle le savait. Elle n’aurait rien pu faire. Ils n’auraient rien pu faire. Maître It’Kla le savait, l’avait toujours su. Le courage consistait aussi à savoir quand il fallait fuir, fuir et préserver un héritage. Si grandir avec la culpabilité conférait à chaque bouffée d’air un goût aigre-amer, certains choix étaient pourtant nécessaires.

    Aujourd’hui, toutefois, tout était différent.

    Ange n’avait plus à subir le destin, elle se retrouvait en face d’un choix. La mort ne l’effrayait pas : elle lui offrait un soulagement. Surtout, elle ne pouvait ne pas agir. Elle ne pouvait pas fermer les yeux, elle devait retourner là où tout avait commencé, là où son second foyer lui avait été arraché. Au Temple Jedi. Là, où elle n’avait pu se rendre presque deux cent ans auparavant, là où les cris n’avaient jamais été aussi déchirants. Ces derniers mois sans dormir, sans trouver le repos. Elle comprenait que la Force avait tenté de la prévenir. Elle n’avait cessé d’ébranler son esprit. Toutes ces nuits sans sommeil n’avaient été qu’une pâle copie de cette existence qu’elle menait depuis que la Traque avait commencé. Ce deuil n’avait jamais été fait.

    Et, aujourd’hui, la Force lui offrait une seconde chance.

    Alors qu’elle se dirigeait avec une anxieuse quiétude vers le Temple Jedi, son comlink s’agita. Passant la main droite dans la poche intérieure gauche de sa veste, elle extirpa l’appareil et y jeta un rapide coup d’œil.

    Mara.

    Ce n’était pas le premier message qu’elle laissait mais le contenu importait peu. Un second son résonna alors dans le creux de l’une de ses poches. Elle sortit son datapad synchronisé précautionneusement avec son comlink. Son traceur était activé. Ange savait ce qu’il lui importait de faire.

    Elle accéléra violemment. Son speeder se mit à danser au milieu des reflux urbains. Elle lévitait tantôt à gauche, tantôt à droite, vrillant presque par instant, tournoyant autour d’un partenaire éphémère qu’elle quittait sitôt pour un autre quelques mètres plus loin. Elle s’étonna de cette si sensible absence d’adrénaline qui baignait pourtant son corps chaque fois qu’elle se trouvait aux commandes d’un ballet aérien. Elle ne pouvait pas arriver trop tard.

    Aux abords du Temple, la circulation commença à devenir plus dense. Elle ne perdit pas de temps à débattre sur la question, supposant que le périmètre avait été bouclé et les accès restreints. Elle se gara le plus près qu’elle put, soit dans un endroit qu’elle savait ni suspect ni apte à éveiller l’attention. Les niveaux les supérieurs étant à bannir, elle préféra faire profil bas. Elle sauta du véhicule et se mit à courir de son pas athlétique.

    Il ne fallut pas plus d’une vingtaine de minutes pour qu’Ange aperçoive distinctement les piliers imposants du Temple Jedi entourés des soldats de la République. Elle stoppa sa course, soupira et essuya la sueur qui commençait à perler sur son front. Lâchant un juron, elle comprit que rentrer dans son ancien foyer ne serait pas une mince affaire et qu’à défaut de l’entrée principale, il lui faudrait emprunter un passage beaucoup moins reluisant.

    Les canalisations.

    L’ascension vers les niveaux supérieurs s’inversa alors : Solo reprit sa course contre la montre et descendit plus bas, toujours plus bas, dans cette fange que formaient les déchets organiques, qu’ils soient pensants ou non. N’ayant cure de malmener son odorat délicat, elle prit néanmoins soin de lever le cran de sûreté de ses deux blasters avant de s’engouffrer dans la bouche béante de la misère galactique. Il serait faux de dire qu’elle connaissait ces lieux comme sa poche. Toutefois, pour avoir emprunté ce labyrinthe putride à maintes reprises des années auparavant, elle était à même de se repérer dans cette petite portion souterraine sans problème.

    L’eau stagnante et nauséabonde ne tarda guère à lui arriver à mi-mollet, empêchant la Corellienne de poursuivre son avancée à un rythme soutenu. Quelques lichens et autres excroissances lumineuses s’étendaient au grès de son cheminement, vestiges de l’invasion Yuuzhan Vong que la planète-capitale avait connu un siècle et demi plus tôt. Elle n’eut ainsi pas besoin de recourir à l’éclat argenté de son sabre-laser pour guider ses pas.

    La faune, quant à elle, brillait par son absence. L’ancien Maître Jedi n’avait pas croisé âme qui vive. Petits rongeurs, vagabonds ou abominations rutilantes avaient tout simplement disparu. Ange ravala sa salive, peu rassurée de ce qu’elle allait trouver à quelques mètres seulement de l’endroit où elle se trouvait désormais.

    Quelques enjambées encore et elle se trouva juste sous l’endroit où s’agitait le point rouge lui indiquant la position de Mara. Son datapad lui confirma que les quartiers des jeunes recrues se trouvaient au-dessus de sa tête. Les sanitaires n’étant pas loin, elle se mit en quête d’une ouverture lui permettant de se rapprocher de la surface. Non sans mal, elle repéra, quelques mètres en amont, une ouverture déversant un nectar lui valant un haut-le-cœur mais le trou paraissait suffisamment large pour que sa silhouette filiforme puisse s'y glisser.

    La monte-en-l’air dégagea un minuscule grappin fixé sur un appareil tout aussi menu. Elle tira, visa et la corde s’allongea. Elle exerça une pression forte pour s’assurer que sa prise ne lâcherait pas une fois qu’elle se serait mise à grimper et commença son ascension en se hissant à la force de ses bras. Le liquide sirupeux empestant le pourri ruisselait sur ses vêtements, lui donnant envie de vomir. Son estomac luttait autant que son esprit. Elle devait se dépêcher.

    Arrivée au sommet, elle délaissa la corde qu’elle remonta. On n’était jamais trop prudent. Puis, elle se mit à ramper sans broncher dans la direction opposée à celle de l’écoulement du liquide nauséabond jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus. Elle monta encore d’un niveau et répéta encore une fois l’opération. Quand l’ouverture fut trop étroite pour la laisser passer, elle estima qu’elle devait se situer à moins de deux mètres de la surface.

    Elle choisit une des multiples canalisations qui lui pleuvaient sur le dos et jura dans une douzaine de langues quand elle se retourna et que l’infâme liquide lui tomba sur le visage. Puis, elle attrapa l’un des deux sabres-laser, le sien, qui pendaient à sa ceinture. Elle se laissa glisser davantage afin que le tuyau choisi se trouve à quelques centimètres au-dessus de sa tête. Il ne lui restait qu’à allumer son sabre et implorer la Force que son bras tendu ne se fasse pas broyer quand le ferrobéton commencerait à pleuvoir sur elle.

    Elle alluma son sabre et la lame argentée entama la matière en amont.

    Ange usa de la force de tout son bras droit pour pouvoir former un mince mouvement circulaire. Quand elle estima que le ferrobéton chauffé à blanc allait s’effondrer, elle éteignit la lame et se couvrit le visage. Il se mit alors à pleuvoir de la poussière et du purin. Solo se mit à tousser à plusieurs reprises et, se retournant, poussa à l’aide de ses deux mains, ce qu’elle avait fait tomber loin devant elle.

    Alors commença un travail aussi minutieux que long : il lui fallait répéter cette opération jusqu’à ce que le trou soit assez large pour la laisser passer.

    C’est ce qu’elle fit, encore et encore.

    L’air se raréfiait mais Solo était bien décidée à mener sa mission à bien.

    Au bout de la septième répétition, elle sentit au son qu’émit sa lame que l’extrémité de cette dernière avait réussi à regagner la surface. Elle soupira de soulagement, essuya sueur et eau putride et, désormais accroupie au-dessus du trou qu’elle avait foré, attrapa le manche de son arme à deux mains pour le dernier arc de cercle. La dernière pluie de débris s’abattit sur ses épaules et une aura blanchâtre se dessina au-dessus de son minois levé vers le ciel. Elle raccrocha alors son sabre à sa ceinture, plaqua le haut de son dos contre l’une des parois et commença sa brève ascension de près de deux mètres par la force de la pression qu’exerçaient ses jambes gainées contre le mur.

    Arrivée à la surface, elle se hissa et s’affala sur le sol carrelé d’une cabine de douche située à quelques pas du réfectoire. Elle inspira alors à plein poumon et étira sa colonne vertébrale meurtrie. Passant instinctivement la main dans son dos, elle afficha alors une mauvaise grimace avant d’inspecter sa main ensanglantée. Elle lâcha un juron intérieur et tendit alors l’oreille.

    Rien.
    Pas un bruit.
    Sabre à droite, blaster à gauche, son cœur se mit alors à battre la chamade.

    Ce message a été modifié par AngeSolo le vendredi 08 juillet 2016 - 21:50

    dimanche 03 juillet 2016 - 19:36 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Le pas prudent, nous entrons dans le Temple par l'entrée principale. Et à peine avons-nous pénétré dans la hall que nous constatons le désastre. Quelques corps reposent sur le sol, et pas un bruit : constraste saisissant avec l'activité de fourmillière du Temple, d'habitude. Il n'y a pas de soldats dans les parages, mais nous restons tout de même méfiants : on ne sait jamais...

    Nous décidons de nous séparer en deux goupes. Kaarde mènera le premier, et sera accompagné de Weedge et Aynor. Le deuxième groupe comprend Oraclem, Eckmül, Galen et moi.

    L'ambiance est lugubre, nous avançons avec prudence, pas à pas, redoutant de découvrir quelque chose d'horrible. J'ai l'impression de m'être fait engluer dans quelque chose qui me dépasse totalement...et je crois que cette impression est partagée par mes camarades. Ma main est posée sur la poignée de mon sabre, prête à le faire s'activer, et nous jetons régulièrement des regards nerveux autour de nous. Je ne sais pas si c'était une bonne idée de venir ici, il me semble que quelque chose peut arriver à tout moment. Je me tourne vers Galen.

    Moi : Tout va bien ? Tu fais une drôle de tête...

    Il secoue la tête, comme pour chasser des pensées noires, et répond avec un sourire forcé :

    Galen : Je te remercie, Kinsa, tout va bien.
    Eckmül : Enfin, tout va bien...le terme est mal choisi pour décrire notre situation !

    Nos paroles troublent le silence de mort du Temple ravagé. Quelques secondes plus tard, je fais une embardée pour éviter un cadavre à moitié fondu par l'acide, et Eckmül sursaute de ma réaction. Je lui fais signe que ce n'est rien et nous continuons. Je déduis de cela que les créatures qui ont décimé la cohorte de Bloli sur Rhommamool ont également attaqué le Temple.
    Au tournant d'un couloir, nous tombons nez à nez avec un droïde astromech blanc et rouge paniqué. Sa coupole tourne dans tous les sens, signe d'une agitation extrême : sans doute a t-il été témoin de la catastrophe. Galen se penche et parle un peu avec lui. Je ne comprends rien à ce charabia, il faudrait vraiment que j'apprenne le langage droïde. À la fin de la "conversation", j'interroge mon camarade sur son contenu :

    Galen : Il a un message de la part de Tyria Sarkin.
    Eckmül : Tyria ? Elle a donc survécu ? Ça, c'est une bonne nouvelle !

    Galen demanda à l'astromech de passer le message, et il s'exécuta, trop content de pouvoir remplir la mission qu'on lui avait confié. Le message nous révèle que Tyria, devant l'horreur de l'attaque du Temple et la mort de Mirax, est partie sur une planète reculée avec ses filles pour les protéger. Elle ajoute qu'elle a laissé des infos utiles dans la mémoires du droïde, mais Galen précise que ces infos doivent être décodées quand nous serons sur le Chu'Unthor. Le droïde doit donc venir avec nous. Nous apprenons qu'il s'appelle R2-H3.

    Nous poursuivons donc notre exploration du Temple, avec le petit droïde qui nous suit la trace comme un petit chien.

    vendredi 08 juillet 2016 - 16:35 Modification Admin Réaction Permalien



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