Le Temple Jedi 6 (page 109)

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    Cole_PrCol

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    (Merci à Waren pour le taxi si obligeamment proposé... :P)

    Le Mirax Terrik


       Un jour de plus. Prétendument, le dernier de son traitement selon Weedge. Sauf s’il trouvait d’autres traces de spores, ce qui conduirait à un nouveau nettoyage.
       Cole en avait assez. Il se sentait, à l’issue de chaque jour, aussi fatigué que s’il avait couru un marathon. Mais c’était pourtant l’inaction et l’ennui qui sapaient ses forces, non l’effort physique.
       Il se sentait aussi souvent agité, dormait mal, comme à la veille d’une mission importante et changeait parfois d’humeur, sans raison apparente.
       Il se sentait vieux.
       Non, corrigea-t-il. Il était vieux.

       La Coalition semblait également embourbée dans la morosité et l’attentisme. Depuis la mort de Maître Kaarde, aucune action d’importance ne semblait avoir été engagée… Ou même envisagée. Seul le départ de Kinsa, Galen et quelques autres pour une mission discrète avait créé quelques remous, mais le Gotal eut été bien en peine de déterminer si cela avait à voir avec la situation de la Galaxie ou les seules affaires du Conseil. Après tout, seuls des Jedi avaient été envoyés…

       Après les politesses de circonstances adressées à un Zabrak toujours aussi laconique, et avec un soupir de résignation, l’explorateur s’installa pour une nouvelle séance de tort… de soin.

       Weedge – Comme prévu, aujourd’hui, nous nous occupons des cartilages du crâne. Puis de tes cornes. Et ce sera terminé.

       La session fut toutefois un peu différente des précédentes, le guérisseur tapotant à plusieurs reprises son instrument, comme s’il refusait de croire les informations qu’il lui communiquait.

      Weedge, pour lui-même Etrange… Ils devraient avoir disparu depuis… Et pourquoi se concentrent-ils là…. ?

       Pr’Col allait l’interroger sur les raisons de son étonnement lorsqu’une douleur fulgurante lui vrilla les cornes. En même temps des flashs lui apparaissaient lui montrant des visions d’…

       Cole, hurlant Angeee !!!

       Elle semblait sous l'emprise d'une terrible douleur, yeux fermés, mâchoires serrées, la sueur plaquant ses cheveux sur son visage....
       Est-ce que ça avait lieu en ce moment même ? Elle avait besoin de lui ! Ca ne pouvait pas arriver ! Ca ne devait pas arriver !

       Sans prendre conscience de ce qu’il faisait, il se dressa sur son séant, arrachant les électrodes collées à divers endroits de son corps, ignorant les exhortations de Weedge. Il ignorait pourquoi ou comment il avait pu recevoir cette vision. Il ne savait qu'une chose : il devait se porter à
    son secours.

       Weedge, alarméCole ! Reste ici ! Tu ne dois pas partir au milieu de la séance ! Les risques… Cole !

       Mais le Gotal, chancelant, semblait ne rien entendre et d’un pas maladroit s’achemina vers…

                                                                                                                                                ********

       …Les hangars du Mirax Terrik

       Pharus Exordia, pilote d’élite de l’Empire se trouvait sur la passerelle menant à son TIE Defender écarlate. Il venait de passer le mois écoulé aux bons soins des Jedi après avoir subi plusieurs fractures lors d’un atterrissage… remarquable pendant la bataille de Fondor.
    Les Forceux avaient pris soin de lui et de son appareil de leur mieux, mais il avait hâte de rejoindre ce qu’il restait de son escadron. La commisération permanente de ces Jedi, vertueux jusqu’à la nausée, lui portait sur les nerfs. L’attitude rude, virile et un peu austère de ses camarades lui manquait.

       Un grondement sourd et bestial le fit se retourner subitement. Ses yeux bleus glacier s’écarquillèrent et ses cheveux bruns se dressèrent sur sa tête alors qu’un homme-bête de près de deux mètres, au visage ravagé, les yeux verts luisants, la bouche entr’ouverte fonçait sur lui avec force gestes désordonnés, comme pour chasser des adversaires imaginaires... Ou conserver un équilibre précaire.

       Pharus eut l’impression d’être chargé par un Reek. D’être confronté à une force aussi inexorable qu’un fléau vivant…
    Le pilote recula, ne quittant pas de ses yeux empreints d’une fascination morbide le cataclysme à forme humaine qui progressait vers lui. Il recula… recula… et atteignit finalement sans s’en apercevoir le point de la passerelle où les mains courantes pouvaient se rétracter pour faciliter les opérations de maintenance. Ne rencontrant que le vide, il bascula en arrière.

       Le Gotal le dépassa sans un regard et s’engouffra dans l’astronef. L’impérial, une dizaine de mètres plus bas, immobilisé par de nouvelles fractures, contempla avec regret son appareil quitter son support d’amarrage puis, avec une trajectoire erratique, le Mirax Terrik. Imaginant ce qu’il allait devoir raconter à son supérieur pour expliquer la perte de son vaisseau, Exordia se dit que profiter encore un peu de l’hospitalité des Jedi n’était peut-être pas une si mauvaise chose, finalement….

                                                                                                                                                 *******
    Cole, engourdi par le froid, mais protégé par sa fourrure, le masque d'oxygène de secours sur le visage, suivait uniquement son instinct. Il ne savait pas où il se rendait. Ses mains suivaient les commandements de ses cornes comme si ces parties de son corps étaient déconnectées de son cerveau.
    Un pressentiment d'explorateur lui susurrait toutefois qu'il retournait vers un lieu où il avait vécu une phase importante de sa vie vingt ans plus tôt...

    jeudi 02 juillet 2020 - 15:13 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Padme111

    Padme111

    25812 Crédits

    Merci à tous pour cette longue collaboration pendant toutes mes années au cœur du JDR. 

    Merci à Nicolas et Olivier pour ces derniers posts. Bonne continuation à tous. Ceci est mon dernier post. 

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    A bord du vieux Cargo Hilote, le cyborg réalisait son dernier voyage entre la Tarentule II et le Mirax Terrik. Il venait de faire ses adieux à tous les padawans encore présents ainsi qu’aux maîtres. Aynor comprenait bien le besoin du Besalisk d’aller soutenir Vyvacy dans son deuil. Jorus semblait quant à lui indifférent. Même si dans le cœur du padawan, il ne voulait pas abandonner la flotte, il savait que son ami, son tuteur avait besoin de lui bien plus que l’équipage composant la flotte. 

    A bord du Mirax Terrik, les habitués ne prêtaient plus attention aux allers et venues du quadrumane. Cependant, le natif d’Ojom, percevait une effervescence inhabituelle dans le hangar. Après s’être renseigner sur le pourquoi de cette agitation, Malachite apprit que son ami Cole venait de quitter précipitamment le vaisseau médial en volant l’astronef de Pharus Exordia, pilote d’élite de l’Empire. Le Besalisk le connaissait très peu, mais voyait qu’il était pour l’avoir souvent croisée à l’infirmerie. 

    Dexter se dirigea directement vers le centre de réadaptation où Weedge devait certainement être bien contrarier. En effet, lorsque le Reptiloïde entra dans la pièce où Cole fut habituellement soigné, le Zabrak était inhabituellement agité. En voyant le nouveau venu, le guérisseur semblait reprendre son calme et impassibilité légendaire. 

    Une brève conversation entre eux permis au padawan de comprendre que Cole était parti sur un coup de tête, sans explication et sans avoir terminer son traitement. Ensuite, Weedge confirma qu’il accompagnait le réptiloïde sur Phoenix afin de prendre un repos bien mérité. De toute façon, il ne voyait plus ce qu’il le retenait ici, puisque son patient le plus atteint était parti. Le Zabrak pria le Besalisk de l’attendre pendant qu’il allait cherché ses affaires et donner ses dernières instructions aux autres guérisseurs. 

    Le quadrumane attendit dans un couloir que le guérisseur le rejoigne. Il s’adossa le dos contre le mur, croisant ses 4 bras sur le torse. Dexter était très songeur car sa raison lui disait de rester, mais son cœur de partir. 

    Le Besalisk repensa à Cole, parti si précipitamment la veille. Il aurait voulu pouvoir l'aider, d'autant que l'explorateur s'était apparemment rué dans une mission connue de lui seul. Cependant le Gotal avait disparu si subitement que le padawan ignorait tout de ce qu'il s'apprêtait à affronter et de sa destination. Et il avait été impossible de suivre la trace de l'appareil qu'il avait "emprunté". Qu'importait, Dexter aurait voulu pouvoir dire au revoir à son ami.

    Perdu dans ses pensées, Malachite se remémora quelques instants de sa vie. Récemment, il avait accumulé plusieurs entrainements. Il s’était retenu d’accompagner Galen pour retrouver Kinsa. Maître Aynor, étant débordée, n’avait pas trouvé le temps de l’initier à l’étourdissement de Force. Cela avait été une déception pour Dexter même s’il en comprenait la raison. Le cyborg était conscient qu’il avait encore énormément à apprendre au sein l’Ordre Jedi. Il se promit de revenir afin d’achever sa formation et de devenir un Chevalier Jedi comme Padmée Brûle avant lui. 

    « Phoenix, tu dois retourner sur Phoenix »

    Ces mots semblaient plus puissants, comme si l’appel était plus fort. Il ne pouvait plus en douter, c’était la voix de maître Brûle ! Il voulu la chercher dans la Force, mais des bruits de pas fit sortirent Dexter de ses souvenirs. Weedge se tenait devant lui. 

    Dexter – Prêt à parti pour Phoenix ?

    Weedge – Oui, je pense que j’ai plus que besoin de me reposer. Merci de m’avoir attendu. 

    Dexter – C’aurait été stupide de risquer un voyage aussi long, seul, chacun de son côté, pour une même destination. Je t’avoue que je déteste la solitude. 

    Ensemble, ils montèrent à bord du MIII01-DMW que Dexter venait de rebaptiser BROKEN BAT en souvenir de tout ce qu’il avait appris avec Crapéko.

    Le cargo prit son envole en direction de Phoenix. Si le Zabrak s’était déjà installé en transe afin de récupérer des forces, Dexter regardait les striées de l’hyperespace.

    Dexter – J’étais persuadé que vous vouliez que je devienne Chevalier, maître. 

    Silence. 

    Dexter – Oui, je comprends que vous vouliez que je m’occupe de Vyvacy. 

    Silence. 

    Le padawan espérait entendre à nouveau la voix de son maitre, mais ce ne fut pas le cas. Les bruits familiers de son vieux vaisseau furent la seule compagnie jusqu’à la planète. 

    ***

    Phoenix

    La procédure d’atterrissage additionné à celle d’identification fut plus longue que ce que le pilote s’attendait. Heureusement que L’amiral Pirolus Félicity répondit à l’appel du Reptiloïde. La militaire permit non seulement au BROKEN BAT d’atterrir mais elle lui confirma qu’un ami l’attendait. 

    En descendant la rampe, Dexter reconnu son ami Botan qu’il présenta à Weedge. Obja n’avait pas beaucoup changer, quelque poil gris peut-être. A l’étonnement des deux nouveaux venues, Frey leur expliqua qu’il les attendait et que la maison des brûles étaient assez grandes pour les accueillir. L’invitation ne permettait pas un refus, même s’il fallut insister auprès du Zabrak pour qu’il accepte. 

    Le Bothan les véhicula jusqu’à la maison des Brûle. Elle était hors de la ville en pleine campagne et avec vu sur les 7 volcans. Frey permit de déposer les sacs dans la maison mais leur pressèrent de rejoindre Vyvacy. 

    Malachite connaissait suffisamment Obja pour comprendre qu’il avait une surprise. Cependant rien ne pouvait permettre au padawan d’imaginer ce qu’il y trouvera. 

    Weedge protestant – J’aimerai autant m’isolé…

    Dexter – Je sais, je te comprends. Sois patient, car Frey est excité comme une puce à l’idée de nous montrer sa surprise. 

    Pour un Bothan existé voulait dire marché précipitamment et exaspérer par la nonchalance des invités. 

    Frey – Nous y voici. 

    Malachite reconnue sans peine la tombe de Sacripant, le Thernbee de son maitre qu’il avait vu en vision. Là, un humain se tenait debout leur tournant le dos. Le cyborg reconnu sans peine Vyvacy. Le jeune élève en diplomatie cherchait quel serait les mots les plus appropriés à dire à son mentor. L’humain se retourna et plongea son regard d’abord sur le Zabrak, puis sur Dexter. 

    Vyvacy – Ton ami doit être Weedge ? Soyez le bienvenu, nous vous attendions. 

    Weedge surprit – Vraiment ?

    Dexter surprit et embarrasser – Ah oui ? Euh… J’aurai voulu venir plus tôt… sincère…

    Vyvacy – Je sais. 

    Il s’approcha du colosse et le prix par les épaules. 

    Vyvacy – Ce n’est pas ta faute si elle a rejoint la Force, Dex. Elle a fait un choix. Celui de t’écouter, de t’épauler autant qu’elle ne l’a pu. Elle a toujours cru en toi, et ça ne changera jamais. Elle est comme cela. 

    Dexter baissa la tête par culpabilité, jusqu’à ce qu’il réalise qu’une perturbation dans la Force se manifestait. 

    Dexter – « EST » ! « Elle est comme cela » ! Et pas « était » !!

    ? – J’ai toujours été et ne cesserai jamais d’être dans la Force, Padawan !

    Autant le Zabrak que Dexter resta quoi. Vyvacy s’écarta et se plaça à côté du Besalisk. Là, devant eux, la silhouette de Padmée Naberry Brûle était. 

    Fantôme Pad – Je me devais de te ramener ici avec nous. Ravie que tu te sois joint à nous Weegde. 

    Vyvacy – Ce fut un choc pour moi aussi, mais au moins, j’aurai le temps de m’habituer à l’idée de sa mort. 

    Fantôme Pad – Il est charmant, non. 

    Dexter – Mais pourquoi ne pas venir en aide à l’Ordre Jedi ?

    Fantôme Pad – Parce qu’il est perdu. Il est perdu depuis longtemps padawan. J’ai essayé de te le dire il y a quinze ans et je te le redis. L’Ordre Jedi ne se relèvera pas de son combat contre Sovereign. Tous ce que nous pouvons faire, tout ce qu’ils vous restent à faire, c’est survivre. 

    Dexter – Alors, nous sommes comme à l’époque de la fin de la guerre des clones ?

    Weedge – Non, c’est pire. 

    Fantôme Pad – Oui, si tu veux un parallèle, nous sommes alors à l’aube de l’ordre 66. 

    L’avenir était semé de doutes, d’incertitudes et probablement de chaos. Paradoxalement, pour Dexter l’avenir n’était pas sombre. Il n'éprouvait aucune crainte, ni aucun remord. Il était chez lui auprès de sa famille. 

    Ce message a été modifié par Padme111 le jeudi 02 juillet 2020 - 17:46

    jeudi 02 juillet 2020 - 17:45 Modification Admin Réaction Permalien

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    galen-starkyler

    11142 Crédits

    Les jours sombres de la flotte Chu’Unthor et de l’Ordre Jedi survivant se prolongent au fur et à mesure que le reste de la Coalition Galactique panse ses blessures et patiente à une nouvelle opportunité de frapper un grand coup à la République totalitaire. La dernière décision venant du Général Gunnar étant de déplacer à nouveau l’ensemble des flottes restantes afin de ne pas rester toujours au même endroit, et éviter à tous que les forces ennemies ne finissent par nous retrouver et nous mettre le grappin dessus.
    C’est donc dans une longue préparation à un départ obligatoire, vers de nouvelles coordonnées cryptées, que le Tarentule II et le Mirax Terrik se positionnent prudemment pour commencer à envisager de partir ; les équipages du pont principal suivent à la lettre les directives de la commandante de bord Lynesh Gi, tandis que le reste des membres de l’ordre continuent de mener à bien le quotidien survivaliste de leurs activités principales et socio-philosophiques. Et dans cette atmosphère agitée, tout le monde est à cran.

    L’intérieur du Pégase Vengeur est lui-aussi tendu mais souple, surtout quand la plus grande partie de son équipage est en pleine préparation complète pour effectuer une mission – disons – suicidaire. Parmi le lot en question, il y a deux jeunes padawans humains qui occupent de manière continue le gymnase du vaisseau pour s’entraîner encore et encore, que ce soit aux pouvoirs psychiques de base, au renforcement de l’esprit ou bien aux cadences du sabre-laser. Cela fait à présent deux jours et demi que le jeune korun Ilan et la petite humaine Reyn ont réalisé presque non-stop un entraînement draconien.
    Dans l’espoir de pouvoir nous accompagner dans notre périlleuse mission, si jamais elle se fait.
    Je suis de mon côté en pleine concentration au-dessus de la table holographique rectangulaire, dans la salle de réunion stratégique, et observe la carte complète de la galaxie qui se projette devant mes yeux. Et je ne suis pas seul puisque la blonde cinnagarienne Fanny Keto m’assiste dans cette activité passive, souvent pour me faire part de ses avis et suspicions d’agente-chasseresse du BSR. Cela fait maintenant deux heures que nous consultons la carte holoprojetée et que nous en arrivons tous deux au même constat.

    Moi, soupirant : - On a beau cherché et remué le moindre doute sur les planètes les plus susceptibles de servir de cachette ou de bastion où retenir Kinsa, aucun ne semble éveiller un pressentiment en moi. Et dire que j’aurais pensé que Rhommamool ou Belsavis seraient des endroits idéaux, la première surtout à cause de son statut aux yeux de l’Ordre.
    Fanny : - Il est vrai que Rhommamool est restée isolée du reste de la guerre depuis la crise qui y a eu lieu et le commencement de l’hécatombe Jedi qui a suivi. Là où certaines ombres d’aujourd’hui sont les regrets et les peines d’hier. Pourtant, j’imaginais plus un endroit moins « planétaire » pour isoler et retenir une Jedi mandalorienne comme elle. Surtout à cause des arrestations de guerre menées par la République.
    Moi : - Mon père m’a pourtant dit que la Prison Maëlstrom n’était plus opérationnelle depuis longtemps.
    Fanny : - Personne n’a dit non plus qu’elle a été redécouverte. Le HCS avait fait en sorte que la station reste cachée aux yeux de tous, afin d’éviter toute tentative de sabordage ou de prise par les flottes alliées de la Rébellion. Les chasseurs de Forceux et les bataillons du BSR en ont fait depuis maintenant dix ans un quartier général de secours, au cas où les choses partiraient en vrille.
    Moi, reconsultant la carte : - Si on avait le temps et les moyens, s’occuper de cette station serait une opportunité de retourner l’étau républicain contre lui. Avec des prisonniers libérées et une capture des lieux, ce serait une occasion idéale. (Je me redresse avec les bras ballants.) Dommage que vous ne connaissiez pas les coordonnées de la station.
    Fanny : - J’ai beau être une chasseresse-soldate de la République, ça ne fait pas de moi une haut-gradée.

    Nous voilà donc bien embêtés. Les chances de dénicher l’endroit idéal où Kinsa serait retenu en otage s’amenuisent et je commence à me demander si je parviendrais à la ramener saine et sauve. Il faut pourtant que j’y parvienne : certaines personnes encore de ce monde mais absentes viendraient me faire la peau si je n’agis pas et le souvenir de ce moment sur Najra-Va continue de me hanter sous la forme du même cauchemar. Cette mission est importante et doit être faite parce qu’il en va de ma responsabilité : Kinsa me faisait confiance et je l’ai abandonnée. Je dois réparer ma bêtise.
    En attendant, il faut déterminer où chercher pour que ça fonctionne.

    Fanny : - Dites Galen… J’y pense maintenant mais… Qu’est-ce qui rend si précautionneux comme ça ?
    Moi, me tournant vers elle : - C’est-à-dire ?
    Fanny : - Vous me demandez mon aide pour une mission qui relève d’un suicide assuré, vous refusez que votre sœur et votre padawan vous accompagnent et pourtant vous acceptez que celle de votre amie soit de la partie. Et en plus, vous avez passé du temps à maîtriser d’autres pouvoirs de la Force avec la même énergie que nos deux jeunes gymnastes du moment. Alors ne me faites pas de coup bas. Qu’est-ce que ou qui nous attend derrière cette mission de sauvetage ? Qui est ce ravisseur « vicieux » en question ?
    Moi, après un blanc de deux minutes : - Un Sith.
    Fanny : - Un Sith… donc un membre de l’Ordre déchu du machiavélique Baaaaaaal ?
    Moi : - Non, c’est pire. Le Sith en question est un clawdite qui agit sous les ordres d’un autre Seigneur Sith. Le même ennemi mystérieux et indiscernable qui tire les ficelles de cette guerre et de la République.

    La jeune blonde ne répond pas, interdite mais neutre d’apparence. Son silence peut signifier bien des choses : peut-être a-t-elle prise conscience que toute sa vie était manipulée depuis le début par un alter ego invisible de Palpatine, que le gouvernement qu’elle défendait auparavant était un pur mensonge. Ses pensées me sont inaccessibles puisque mon cerveau est imperméable aux manipulations mentales.
    Il ne fallut toutefois pas longtemps pour qu’elle ouvre à nouveau.

    Fanny, fixant la table holographique : - J’étais très loin d’imaginer que ce serait aussi profond et horrible.
    Moi : - Vous voulez encore continuer de me suivre ?
    Fanny, le regard dans le vide : - Si c’est à cause de ce Sith que cette guerre a lieu… Si c’est à cause de lui, que je me suis engagée à éliminer et massacrer des innocents utilisateurs de la Force… que des milliards et des milliards de personnes ont sacrifiées inutilement leur vie pour satisfaire un despote manipulateur… (Elle se tourne vers moi.) Je ne me suis jamais autant senti en colère. Contre moi comme contre les autres. Évidemment que je veux encore continuer à vous suivre.
    Moi : - Personne n’a idée du sombre pouvoir qui peut retourner tout un peuple contre vous ou le contraindre aux exigences d’un seul autocrate égocentrique. Qui plus est un Sith.
    Fanny : - En tout cas… en ce qui me concerne… je me sens dépouillé de tout ce que j’avais et valais.

    Je viens lui tendre une main chaleureuse sur l’épaule, ce qu’elle constate avec une stupéfaction interrogative, et je tente de la rassurer.

    Moi : - Vous avez toujours ce que vous êtes Fanny Keto. Certes, vous êtes une chasseresse de Forceux, formée et engagée depuis toutes ces années à mettre hors d’état de nuire toute personne réceptive à la Force, sans parler du fait que vous êtes née princesse en second de l’État souverainiste de Teta. Mais dans le fond, vous êtes encore en position de réécrire votre propre destinée. Vous êtes capable de trouver votre nouvelle voie dans cette galaxie en proie à la guerre exterminatrice. Et vous pouvez encore faire profiter votre sens de la justice pour une cause tout aussi bonne et noble. C’est vous qui faites votre chemin Fanny. Ce n’est ni aux dignitaires de la République ni ce Sith que la Rébellion combat de le faire pour vous.

    J’ignore ce que mes paroles font comme effet exact à mon interlocutrice, en pensant lui remonter le moral après ce coup dur, mais en tout cas… la manière dont son visage devient de plus en plus rouge et que son corps tremblote semble jouer sur l’expression. Elle en vient même à écarter violemment mon bras de son épaule avec le sien, avant de répliquer verbalement.

    Fanny, au vif : - Dites donc Galen ! Vous vous prenez pour qui ? Je n’vous permets pas d’être aussi familier avec moi ! Surtout pour me dire ce que je dois faire ou qui je veux être ! Ne recommencez plus jamais !
    Moi, consterné : - Je voulais juste me montrer aimable avec vous. On est partenaires à présent.
    Fanny : - Pa-pa-pa-pa-partenaires ?! Il n’a jamais été question d’aller jusque-là ! Vous allez trop loin, idiot !
    Moi : - Hé c’est vous qui comprenez mal mes intentions ! Je vous considère simplement comme…

    Un éclair dans le firmament. Une vibration dans le vide sidéral. Une sensation singulière dans les méandres de la Force. Il y a aussitôt, en même temps que mon échine se pince, un ultrason qui me traverse les esgourdes, manquant de m’esquinter l’ouïe si je ne m’étais pas protégé l’oreille où la fréquence est la plus forte à son passage. Le bruit continue pourtant de passer, comme s’il outrepassait la chair de ma main.

    Moi : - AAAAÏÏÏÏE !
    Fanny, inquiète : - Galen ! Qu’est-ce qu’il y a ?!
    Moi, attendant que l’ultrason s’estompe : - Argh ! J’ai l’impression d’avoir reçu un larcin dans mon oreille, comme si on venait de rebrancher un haut-parleur encore actif. Ça fait hyper mal.
    Fanny : - J’n’ai rien entendu pourtant.
    Moi, sifflant de douleur : - C’est parce que c’est un écho dans la Force. Venant d’une personne…

    Sénat. Vicious.

    Moi : - Kinsa !

    C’est au même moment que les doubles battants coulissants de la porte de la salle s’ouvrent. Non seulement ma petite sœur et mon padawan viennent de débarquer, mais une autre personne semble les précéder. La jeune humaine de Metellos vient directement à ma rencontre, elle aussi stupéfié par l’écho.

    Zadyssa : - Galen ! Je l’ai entendue. J’ai senti et entendue Kinsa dans la Force ! Elle nous dit qu’elle trouve…
    Moi, en me relevant : - Au Sénat Galactique, sur Coruscant. (Je règle la carte de la table vers ladite planète pour l’avoir projetée entière.) Soit au cœur de la gueule de notre ennemi.
    Fanny : - Il n’y a aucun doute là-dessus. C’est un piège.
    Zadyssa : - Il faut vite aller la sauver ! Elle est menacée... Elle est menacée, je le sens !
    Ilan : - Calme-toi tu veux. Ça ne sert à rien de foncer dans le tas.

    Zadyssa marque un temps d'hésitation, comme si elle cherchait quoi répondre à son demi-frère sans trouver puis soupire et prend son mal en patience. Je commence d’abord par éteindre l’holoprojecteur de la table puis je me dirige vers eux.

    Moi : - Ilan, j’ai conscience que tu souhaites contribuer à ta manière pour aider à sauver Kinsa mais je réitère ma réponse, tu restes à bord de la flotte avec Reyn et tu continues ta formation.
    Ilan : - J’aurais préféré pouvoir te venir en aide pour de vrai, surtout avec ce que j’ai appris.
    Moi : - Il vaudrait mieux que tu continues ce que tu faisais pour faire contribuer la flotte, au cas où on aurait besoin de bras pour la défense. Avec Reyn, je suis sûr que tu ne seras pas de trop. (Je m’adresse ensuite à Zadyssa.) Zadyssa, même préparée, on n’est jamais à l’ombre d’un souci et l’endroit en question sera certainement truffé d’adversaires compétents pour éliminer des Jedi comme nous. Le mieux pour nous sera de faire comme pour Anaxes et d’adapter notre approche au lieu et à la situation.
    Zadyssa : - Mais Coruscant est bien plus peuplé qu’Anaxes…
    Moi : - C’est pour ça que c’est encore plus dangereux et que nous devrons rester prudents.
    Fanny : - Sans parler du fait que nous devrons infiltrer le siège même du pouvoir législatif du régime.

    Ilan et Zadyssa continuent de faire silence mais acquiescent tout de même pour montrer qu’ils ont compris.

    Moi, austère : - Bien. J’espère que vous retiendrez jusqu’au bout, parce que je compte ne pas me redire dans un moment aussi critique. (Je me tourne vers ma petite sœur.) Reyn, fais-moi un topo de votre entraînement supplémentaire à Ilan et toi.
    Reyn, télépathiquement : - On a maîtrisé jusqu’au bout les programmes de cadences au Shii-Cho, pratiqué les bases de la quatrième forme pour Ilan et de la septième pour moi. Reproduit le même entraînement psychique que tu as vécu et approfondi les pouvoirs psychiques enseignés aux padawans.
    Moi : - Mouais, je vois… Dans ce cas je te demanderais de prévenir papa et Aynor de tes progrès. Et dis-lui que si jamais la flotte est en difficulté, qu’il rejoigne le Raider pour s’échapper ou contre-attaquer selon ce qui se passera. (Je passe à la jeune blonde à côté de moi.) Votre yacht, il peut nous embarquer tous ?
    Fanny : - Il est un peu plus performant que le modèle nabien de base mais il a moins de place. À ce sujet, il y en a tout de même assez pour embarquer six personnes maximum.
    Moi : - Et couplé avec le fait qu’il s’agit d’un véhicule de la République, c’est parfait. (À tous.) Bien, il est temps à présent de nous séparer et de partir. La flotte Chu’Unthor va bientôt quitter cette zone pour rejoindre le reste de la Coalition et le Main Écarlate, ce qui nous laisse un quart d’heure pour quitter la flotte avant qu’elle ne passe en hyperespace. Zadyssa, Fanny, prenez seulement le strict nécessaire sur vous. Privilégiez les armes légères, les outils portatifs et vos sabres. Et habillez-vous de manière à bien vous protéger. Et retenez bien ceci : une fois sur Coruscant et coupés de la flotte Jedi…

    Je commence le premier à me rendre à mes quartiers et, dans l’encadrement de l’entrée, me retourne.

    Moi : - Nous serons seuls et livrés à nous-mêmes.

    jeudi 02 juillet 2020 - 19:07 Modification Admin Réaction Permalien

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    Zadyssa

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    Ma lame fendit l'air en vrombissant, s'abattant sur un ennemi invisible. Comme chaque jour, je m'entraînai sans relâche jusqu'à ce que mon corps tremble, jusqu'à voir noir, jusqu'à avoir envie de vomir, jusqu'à ce que mes muscles me crient d'arrêter… Encore et encore, jour après jour.

    C'était stupide. C'était stupide, en effet : il était nécessaire de s'accorder des pauses sinon l'entraînement devenait inutile et dangereux, ne conduisant qu'au surmenage, je le savais bien… mais comment le pourrais-je ? Chaque minute qui s'écoulait sans nouvelle, sans plan, me ramenait irrémédiablement à cette mission, à ce moment. L'aura que j'avais sentie là-bas ne cessait de me hanter, elle qui était si obscure et effrayante… C'était celle de Vicious, celle de celui qui m'avait enlevé mon maître.

    C'était sur lui que mon sabre s'abattait, c'était lui ma cible, mais dans les faits… qu'est-ce que je pouvais faire contre un Sith ? Je n'étais qu'une padawan sans expérience alors qu'il avait réussi à battre mon maître. Je ne pouvais rien faire, j'étais juste impuissante.

    Pourtant, je continuais à répéter presque désespérément les mouvements du Shii-Cho avec l'objectif de ne plus avoir à y penser pour les réaliser. Puis mon sabre m'échappa soudain des mains et tomba lourdement par terre. Mes bras tremblaient trop, je n'avais plus aucune poigne et mon corps était brûlant d'effort. Est-ce que j'avais le droit de m'accorder une pause alors que Kinsa souffrait certainement le martyr ? Je voulais répondre non mais mes jambes cédèrent et je me laissai tomber sur le dos. Aussitôt, mon ventre se serra comme pour dire « tu en as trop fait » tandis que j'essayais de reprendre mon souffle.

    Quand avais-je été utile pour la dernière ? Tout ce dont je me rappelais, c'étaient des cuisants échecs : Kinsa enlevée, mon premier maître tué, ma mère tuée, les enfants tués… Je n'avais jamais rien pu faire, on s'était toujours sacrifiés pour me sauver les fesses. Et pour quoi au final ? Pour qu'une autre personne meure derrière en faisant pareil ? C'était stupide… Je voulais être utile, c'était pour ça que j'avais demandé à Galen à venir et que je m'entraînais sans relâche. Cependant, je me doutais bien que je ne serais qu'un boulet qu'il traînerait à sa cheville. Comment pourrais-je me rendre utile dans une mission de sauvetage face à un Sith alors que je ne l'étais pas contre des ennemis plus abordables ?

    Tout ce que j'avais fait jusqu'à présent, c'était essayer de me rendre utile. Si j'étais chez les Jedi, c'était pour sauver des gens, pas condamner mon maître… La Force m'avait montrée une vision de Kinsa avant que je la rencontre pour la première fois, puis m'avait avertie d'un danger pesant sur elle… et elle s'était faite enlevée. À quoi tout cela avait servi ? À quoi servait la Force si elle ne m'aidait pas à être plus utile ? J'avais vécu beaucoup de choses avant même d'arriver chez les Jedi et là j'avais l'impression d'être le poids mort à traîner… Peut-être que la Force ne m'aimait pas, en fait. Ceci expliquerait pourquoi j'étais désespérément inutile qu'importe la situation. Le traumatisme était-il le prix à payer pour bénéficier de ce don ? Dans ce cas, pourquoi j'avais le traumatisme mais pas le don ?

    Et pourtant… je n'avais pas le droit de me plaindre. Non, je n'avais pas le droit. D'autres personnes avaient vécu des choses bien pires que moi et par respect pour eux, je ne pouvais pas me plaindre. Je devais juste… être plus forte. Si seulement j'étais plus forte, plus puissante…

    Je tendis un bras dans le vide mais il retomba. Et comme si j'avais actionné un levier, je tombai à mon tour et atterri douloureusement sur ce qui ressemblait fortement à une planche en bois. Celle-ci était suspendue au-dessus d'un désert obscur. La seule trace de lumière était une faible lueur au loin. Intriguée, je me relevai et m'approchai de celle-ci en prenant gare à ne pas tomber. Plus j'approchai, plus la lumière grandissait. Et soudain, une aura que je reconnaîtrais entre mille apparut. Vicious. Il était là, devant moi, avec son sabre pourpre. Je mourrais d'envie de lui sauter dessus, de le battre, de libérer Kinsa…. mais j'étais figée, incapable de bouger. J'avais peur. Que pouvais-je faire, contre lui ? Quand il s'approcha de moi, je restai pétrifiée, tout juste capable de le fixer avec des yeux écarquillés. Et quand il abattit sa lame sur mon cou, je me réveillai en sursaut, le souffle court.

    Je me redressai brusquement et mon corps endolori me tira un gémissement. Un rêve, ce n'était qu'un rêve… J'étais incapable de penser correctement, toujours aussi terrifiée. Je n'avais rien fait pas… Je n'avais pas esquissé l'ombre d'un geste… Rien. Nada. Je l'avais juste laissé me tuer. Ce n'était qu'un rêve, qu'un cauchemar, mais… est-ce que ça voudrait dire que je réagirais comme ça en vrai ?

    Pour essayer de me calmer, je m'allongeai à nouveau, fermai les yeux, puis pris de longues inspirations. Quand je les rouvris, je me tournai vers l'homme qui me parlait. Assise à une table, j'étais le sujet d'une réunion stratégique et celui qui la dirigeait n'arrêtait pas de me crier dessus. C'était un rouquin, Maeldan. Ou tout du moins, il avait la tête de Maeldan et le corps… d'un inconnu ? Sans prévenir, il se leva et frappa la table de son poing :

    Maeldan : Nan mais t'as foutu quoi, là ? D'où tu te réveilles avant qu'on ait fait un compte-rendu ? Tu crois que ça sert à quoi, les cauchemars ? À pré-pa-rer ce qui pourrait t'arriver dans la réalité ! 

    Il frappa la table en rythme pour insister sur ce point visiblement très important. 

    Maeldan : En plus c'était quoi, ça ? N'importe quoi ? Aucun instinct de survie. Si tu fais pas bien, on recommence. Il faut préparer toutes les issues comme ça, ça pourra peut-être te sauver la vie en vrai. 

    Recommencer… Vicious était là, devant moi. Sa présence était écrasante, terrifiante… Il avait enlevé, et peut-être bientôt tué, mon maître alors à cause de ça il incarnait tout ce que je détestais. Pourtant, encore une fois, je ne pouvais m'empêcher de penser que ça ne servait à rien de s'acharner contre lui. Je n'avais pas le niveau, j'étais juste inutile. Il me fallait… plus d'entraînement, plus de puissance. Je reculai et manquai de tomber de la planche, me rattrapant de justesse. Il en profita pour faire une estoc et je reculai encore avec le coeur qui battait la chamade. Au moins… cette fois, j'avais bougé. 

    Toutefois, j'étais arrivée au bout de la planche. Je ne pouvais plus reculer et il me barrait la route. Sans puissance, je ne pouvais rien faire, rien… Je jetai un coup d'oeil en bas, là où l'obscurité était la plus présente, et quand je relevai la tête, Vicious avait miraculeusement disparu. Pourtant, je sentais que son aura était là, qu'il était prêt à jaillir sur moi à tout moment. Pour m'y préparer… pour m'y préparer, je devais sauter. Mon instinct me disait que ce que je cherchais était au fond. Je me mis debout sur la planche, face au vide, face à l'obscurité puis attendis en hésitant. Je savais qu'en y allant, je serais plus utile, plus puissante, que je serais quelqu'un sur qui compter mais… mais je savais aussi que je n'avais pas besoin d'être indispensable pour exister. 

    Un fin fil de lumière apparut tout à coup devant moi et, curieuse, je tendis le bras pour le toucher. Aussi étrange que cela puisse paraître, il avait une consistance que je serais incapable de décrire. Quand je rouvris les yeux, je le sentais encore sur ma main mais j'étais surtout occupée par autre chose. Deux mots. Deux mots prononcés par Kinsa. Ils étaient enveloppés dans une grande souffrance mais je devinais que je n'en sentais qu'une partie. Elle souffrait mais maintenant… maintenant, je savais où elle était !

    Reprenant espoir, je me relevai. Mon corps avait déjà assez récupéré et je n'eus aucun mal à me précipiter vers le vaisseau de Galen. Même s'il était sûrement déjà au courant, il fallait que je lui dise… Il fallait que je lui dise qu'on avait peut-être un moyen de la retrouver.

    Ce message a été modifié par Zadyssa le dimanche 05 juillet 2020 - 19:34

    dimanche 05 juillet 2020 - 19:27 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Dark-Spencer

    Dark-Spencer

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    Une salle de détention, dans un endroit inconnu. Le Cathar est entravé par des chaînes d'énergie de haute intensité, pieds et poings liés, son corps révélant l’entièreté de sa nature sauvage désespérément fixé sur une plaque de duracier à demi basculée vers l'avant, l'humidité fait perler des goûtes le long de ses poils, son visage est morose, il semble abattu, plus qu'il ne l'a jamais été.
    Le Bourreau entre dans la cellule à pas lourds et d'un coup de botte il redresse la plaque. Il contemple la bête meurtrie une fois encore, il se gausse de la faiblesse de ce supposé Sith qui proclame sa toute puissance partout où il va. Il n'a pourtant rien pu faire contre le nombre d'hommes que lui a envoyé le Courtier.
    Voilà un cadeau de choix. Le Bourreau peut s'amuser à le torturer autant qu'il veut pour récolter des informations sur le Général Gunnar quand bien même sa victime n'en a aucune, jusqu'à ce qu'enfin on l'autorise à en terminer avec cette erreur de la nature, mais à son grand damne son Maître a un autre plan.

    Le Bourreau - Regarde-toi, tu es pathétique.

    Spencer ne répond pas, il ne répond plus, depuis sa capture, il n'a rien lâché. Toute sa rage a disparue comme s'il n'avait plus rien à perdre. Il se terre dans un silence de mort. Le Bourreau apprécie son désarroi, il faut maintenant trouver quelque chose pour lui retourner le cerveau. Jusqu'ici il n'a pas réussi et son Maître s'impatiente.

    Le Bourreau - Tu sais si tu coopères pas, ya un moment où je vais en finir.
    Spencer qui lève brièvement la tête - Ben vas-y... Grrâh... Qu'on en finisse...
    Le Bourreau - Un guerrier tel que toi ? Ce serait du gâchis. Tu pourrais nous être bien plus utile. Saches qu'il existe des moyens douloureux de te convertir si tu nous y obliges.

    Spencer -
    Gnrr... Je ne me battrai plus... plus jamais...
    Le Bourreau - Que dirais-tu d'en discuter directement avec mon Maître, le Seigneur de la galaxie ?
    Spencer - Pfffrrr ! Garde tes pièges de fourbes. Tu es comme Vicious.
    Le Bourreau - Il n'y a pas de piège. Je vais te donner une dernière chance de me dire ce que tu sais et de te ranger du côté des seuls vrais Sith de ton plein gré, sinon, je serai contraint de te livrer à mon Maître, et tu vas souffrir... Nul ne peut Lui résister.
    Spencer - Gromf... Vous perdez votre temps... J'en ai plus rien à carrer de vous... Frrr.... Ni de ce qui peut m'arriver... Tu peux continuer à me torturer autant que tu voudras... Ou me tuer... Je m'en fous...
    Le Bourreau - Tu es tombé encore plus bas qu'on l'aurait cru. J'en ai assez entendu.

    D'un claquement de doigt, l'imposant homme rameute deux gardes rouges qui doivent traîner la plaque jusqu'aux étages supérieurs. Ils hésitent un instant mais le Bourreau les rassure, car Spencer n'a plus aucune envie de se battre, sa dernière défaite l'a rendu inoffensif. Les gardes l'emmènent jusqu'à un turbolift escorté par l'exécuteur. À cet instant, aucun d'eux ne distinguent un très léger sourire qui pointe au bout d'une babine...
    Ils finissent par atteindre une grande salle toute de marbre noire recouverte. Les gardes posent Spencer à une vingtaine de mètres d'un siège retourné vers les étoiles avant de se poster vers l'entrée de la pièce. Le Bourreau fait quelques pas devant Spencer et annonçe son arrivée. Le siège se retourne et dévoila une silhouette drapée dans une longue bure noire qui reste immobile.

    Le Bourreau - Mon Maître, je vous l'ai amené, comme vous l'aviez demandé s'il résistait encore... Mais si je puis me permettre, vous n'arriverez à rien avec lui...
    La silhouette sombre - Bourreau, vous vous êtes fait berner.

    Cette fois Spencer en est sûr ! Il est là ! C'est Sovereign ! En chair et en os ! Le plan a fonctionné comme sur des roulettes. Il a feint d'être battu et suicidaire jusqu'à enfin pouvoir le trouver en personne ! Le Bourreau s'est montré assez crédule pour baisser sa garde, en cela il diffère de Vicious qui ne se serait sûrement pas fait avoir aussi facilement. Quelle erreur !
    Spencer déborde soudainement d'une joie sadique. Enfin ! Sa vengeance va être accomplie ! Il a accumulé tant de haine pour ce moment précis ! Rien ne saurait l'arrêter maintenant !
    En un éclair, il déploie sa rage obscure et brise ses liens ! Le temps que l'homme à la hâche-laser ne comprenne les dires de son Maître et ne se retourne vers le prisonnier, Spencer a déjà armé un coup de poing dévastateur qui envoie l’exécuteur valser à l'autre bout de la pièce comme une vulgaire marionnette de plastique. Le choc est rude lorsqu'il s'encastre dans le marbre, avant de tomber au sol comme une bouse de bantha, le crâne à demi ouvert répandant sa cervelle un peu partout.
    Pendant que le fauve fait exploser les deux corps des gardes rouges d'une pression de Force d'une violence inouïe, Lui n'avait toujours pas esquissé le moindre geste. Enfin face à celui qui était responsable de la mort de Shae Vizla son seul amour, l'ancien disciple de Baaaaaaal fait éclater tout son pouvoir et se rue sur sa cible avec une férocité incroyable dans un cri à déchirer la Force elle-même !

    Spencer -
    JE – VAIS – TE – TUEEERRRRRRR !!!! GRROAAARR !!!


    vendredi 17 juillet 2020 - 17:55 Modification Admin Réaction Permalien

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    ProjetT

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    J’avais fui le confort de la maison des Brule et errait dans les rues de la ville, perdu dans mes pensées. Les mots du spectre de Pad resonnaient dans mon esprit… « L’ordre Jedi est perdu ».
    J’avais passé 20 ans à survivre seul pour protéger cet Ordre (bon oui y’avais Ange mais ce n’est pas comme si on avait été proche pendant cette période…), mais je voyais bien que l’avenir de celui-ci était plus que sombre. Au fond de moi je sentais que le tournant aller venir, que les actions de Sovereign allaient sou peu changer la donne pour le pire.
    La Force me conduit à une sorte d’hôpital rudimentaire, mis en place par la générosité des habitants de Phoenix pour venir en aide a des ex-citoyens de la République refugiés, tous blessés, mutilés, et abandonnés par cette dernière a leur triste sort, Victimes du régime répressif mis en place par cette République qui n’a de démocratie que le nom. Elle était devenue pire que l’Empire.
    Mon sang ne fit qu’un tour, j’entrais dans ce lieu, certains pensèrent que j’étais un nouveau patient, une nouvelle victime. L’endroit débordait tant les besoins était criant, et les pauvres médecins débordés. Une maladie infectieuse circulait dans une partie de l’hôpital qui était en quarantaine totale rendant les soins difficiles pour ceux qui était hors de cette zone, car la plupart des salles de traitements étaient inaccessible.
    Je sentais la détresse de ces personnes, ce ces soignants… et décida d’intervenir. Une infirmière s’effondra de fatigue devant moi, je la rattrapai à temps, l’aida à s’assoir et grâce a la Force, lui transmis un peu de mon énergie pour l’aider. Puis je pris sa place, le temps qu’elle se repose, et m’occupa des patients.
    Un docteur tenta bien d’intervenir, mais compris vite à qui il avait affaire, et me guida vers ceux nécessitant le plus de soin ou de soulagement.
    Mon aide leur fut d’un grand secours, et permis de sauver plusieurs vies grâce a des interventions complexes impossible dans les conditions présente, sauf avec la Force.
    Mon comlink bippa, et je ne répondis qu’au 12eme appel. Dexter se demandait ou j’étais. Je lui expliquai et il comprit. Il arriva lui-même, charge de matériel et de vivres que Vyvacy Brule avait pu obtenir grâce a ses contacts pour venir en aide a ces gens.
    Et je travaillais ainsi pendant plusieurs jours, aidant à contrôler la maladie infectieuse, reprendre le contrôle de l’hôpital dans son ensemble, aider tout ces victimes de la République à revivre et aider ces généreux Phoeniciens dans leur travail.
    Au moment où j’aurais dû retourner vers la Flotte Jedi, j’envoyais à ma place ce message destine à Maitre Sol’As. « La Force m’appelle dans une autre direction que celle de l’Ordre, la Force m’invite à protéger la Vie dans son ensemble et pas seulement celle des nôtres et de nos alliés. Je suivrais la Force la ou elle me guidera à travers la Galaxie pour protéger la Vie. Que la Force vous accompagne. Weedge. ». Je détruisis mon comlink ensuite, ma fréquence serait alors éternellement muette.
    Cela pris un mois pour que la situation soit revenue à une norme acceptable dans cet hôpital, grâce à l’aide logistique de Dexter et de Vyvacy, et le courage des Phoeniciens pour aider ces gens dans le besoin. Mon aide sembla leur redonner de l’énergie, et leur enthousiasme m’aida aussi grandement. Ce fut une victoire pour tous.
    Pendant tout ce temps je muris mon projet à venir.
    Dexter me façonna tout un tas d’identités que je pourrais utiliser. Weedge allait disparaitre. Il me dégotta aussi un petit vaisseau sans prétention mais qui pourrait m’amener ou la Force me portera.
    Le moment venu, je disparu, sans même prévenir Dexter (qui connaissait une partie de mon projet) ou Vyvacy (qui n’était au courant de rien), décolla avec ce petit vaisseau et utilisa la première des identités que Dexter m’avait donné pour quitter Phoenix. Je partis quelque part, je ne savais pas ou moi-même, la Force guida mes doigts pour définit la trajectoire à prendre.

    La rumeur parle d’un Shaman, un Sorcier, un Prêtre, un Mage, un Guérisseur, ou tout autre nom exotique utilise par les populations locales qui apparaissait un jour sur une planète victime de catastrophe ou d’un régime politique mauvais (voir les 2), venait en aide a la population en soignant leur blessures et leur enseignant comment se sauver eux même, et disparaissait sans laisser de trace autre qu’un vague souvenir imprécis chez tout ceux qui l’avait rencontré, mais qui tous racontèrent une histoire vaguement similaire. Personne ne pouvait le décrire, son souvenir était toujours vague, et ne se souvienne que de ses enseignements et de comment leur peuple a été sauvés.
    --------------------------------------------------------------------------
    Tout comme Pad, je disparais, même si je reste en vie. Merci de ne pas me faire intervenir autrement que par rumeur de mon passage ici et là… et éventuellement je peux laisser un message aussi cryptique que mystérieux a qui voudra bien comprendre.
    Merci à Pad et Cole pour ces derniers messages aussi et bonne chance à vous !


    samedi 18 juillet 2020 - 20:10 Modification Admin Réaction Permalien



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