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  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    12040 Crédits

    « Je vous ai manqué ? »

    La seconde où cette voix résonna, j’attirai mon sabre laser dans ma main et la lame bleue jaillit, telle une extension de mon bras. Je ne l’avais vu qu’une fois, mais c’était assez pour que cet individu reste gravé dans ma mémoire… Par ses propres moyens, il avait presque réussi à faire tomber l’Ordre Jedi, sans parler de ses incessantes interventions au cours de ces vingt dernières années dont j’avais eu vent. Et son habileté venait de m’être une nouvelle fois prouvée : il avait dissimulé sa présence dans la Force de telle manière qu’aucun de nous puisse voir au-delà de nos mauvais pressentiments. 

    Les mauvais pressentiments… Une pensée me traversa l’esprit. Peu avant notre départ, Zadyssa m’avait confié ses craintes, et même si elle ne m’avait pas tout dit, il était plutôt évident qu’elles me concernaient. Je serrai les poings. M’avait-elle vu tomber ? Non. Je ne pouvais pas me laisser déstabiliser par de telles suppositions. Commencer un combat en supposant la défaite était la meilleure manière pour se faire dépasser par son adversaire. Je ne partais jamais perdante. Jamais.

    Moi : Vicious. Quel…déplaisir de te revoir. 

    Le côté obscur émanait du Clawdite, qui avait à l’occasion pris l’apparence d’un humain aux cheveux blonds. Mais il n’y avait pas de confusion possible : à présent qu’il ne se cachait plus, son aura était reconnaissable. Son sourire s’élargit, et je remarquai qu’il avait lui aussi un sabre laser à la main, bien qu’éteint. 

    Vicious : Kinsa Talik. Tu as grandi depuis le Chu’Unthor. Et…ta padawan, je suppose ? 
    Moi : Ne pense pas une seule seconde que tu mettras la main sur elle. 
    Vicious : Tant d’assurance… Mais cela ne vous a pas empêché de sauter à pieds joints dans un piège. Crait est une planète magnifique, n’est-ce pas ? Parfaite pour voir qui s’y rend. Maintenant, soyez gentilles et rendez-moi ce qui nous appartient.

    Je sentis son regard se poser sur le datacron dans ma main, et pris ma décision. Dark Vicious était un adversaire redoutable, et il voulait manifestement éviter que nous repartions avec ces informations. Mais ce datacron était le but de notre mission, et s’il venait à être détruit… Nous aurions échoué. Je savais aussi que Zadyssa n’était pas de taille à se mesurer à lui, pas avec le peu d’entraînement qu’elle avait. Je ne laisserais jamais ma padawan prendre part à un affrontement aussi dangereux, d’autant plus que je devrais veiller sur elle. Si je voulais avoir une chance et préserver la mission…

    Moi : Zadyssa ! Amène ça aux autres et enfuyez-vous ! 

    Je lui lançai le datacron et me plaçai en garde entre elle et le Sith pour empêcher Vicious de s’en emparer. Sentant mon cœur accélérer, je me forçai à respirer. J’étais Kinsa Talik, une Chevalière Jedi, et j’allais retenir ce salaud ici aussi longtemps qu’il le faudrait. J’allais me battre, et j’allais vaincre. Mais ma padawan ne bougea pas, perdue, et quand les lames se croisèrent pour la première fois, je lui ordonnai :

    Moi : Zadyssa Yunixy. Cours, et ne te retourne pas. Je vous retrouverai, mais il faut que tu mettes ce datacron en sécurité. 

    La mission avant tout. Au moment où chaque combat débutait, j’ignorais quelle en serait l’issue, ni même si je resterais en vie, mais cette perspective ne me faisait plus ciller depuis longtemps. M’immergeant dans la Force afin d’aiguiser ma prescience, je plongeai mes yeux dans celui du Clawdite alors que nos lames respectives dansaient dans la pénombre une valse mortelle que je ne connaissais que trop bien. L’environnement d’intérieur ne me mettait pas dans des conditions idéales pour la pratique de l’Ataru, mais j’avais bien d’autres cartes à jouer. Mon objectif premier était d’empêcher Vicious de partir aux trousses de Zadyssa, et les postures défensives du Soresu étaient parfaites pour cela. Malgré toutes ses tentatives de passage, je me dressai en mur protecteur entre moi et les traces de ma padawan, sans céder un centimètre de terrain. 

    Je ne pouvais cependant pas nier que j’avais de plus en plus de difficultés à parer toutes ses attaques, de plus en plus agressives. D’autant plus que Vicious ne laissait apparaître aucun signe de fatigue et repartait sans cesse à l’assaut. Ainsi, au moment où je sentis qu’il était à deux doigts de percer ma défense, je décidai de changer de tactique. J’étais une combattante : moi aussi je pouvais attaquer. 

    Faisant tournoyer mon sabre, je me remémorai toutes mes leçons et passai en assaut frontal, prenant une attitude bien plus agressive. Aussitôt le rythme devint plus soutenu : j’avais la désagréable impression qu’il testait mes capacités… Il ne serait pas déçu. Rapidement, je pris la cadence du duel, enchaînant attaques et parades. Alors que le combat se déplaçait plus près des murs, je l’incitai à croire que je me préparais à une technique de la Feuille Tombante et sautai à moitié seulement pour prendre un très bref élan. Pendant cette fraction de seconde, je concentrai la Force dans mon poing comme j’avais appris pour lui donner davantage de puissance et projetai Vicious contre une console. 

    Vicious : Heh. Intéressant…

    Il me repoussa d’une Poussée de Force que je ne réussis à contrer que de justesse. Il était puissant… Si j’avais progressé durant ces huit ans d’autarcie, il avait eu vingt ans pour s’entraîner depuis le Chu’Unthor – et il me le prouva en m’assaillant de dizaines de petites attaques assez insignifiantes pour ne pas présenter un quelconque danger, mais suffisamment rythmées pour m’empêcher de prendre ne serait-ce qu’une seconde de répit. Il prévenait ainsi n’importe quelle attaque d’Ataru et me forçait à retourner sur la défensive. Il fallait que je me démarque au plus vite pour sortir de ce cercle vicieux…

    La première chose à laquelle je pensai fut d’esquiver un des ses assauts en me décalant vers le côté, me permettant de dégainer mon blaster et de tirer à plusieurs reprises. Non seulement il dévia tous les tirs, mais il changea tout à coup d’apparence pour prendre celle de Galen. Avec quelques imperfections, cependant, et l’individu qui se tenait devant moi ressemblait davantage au Galen de dix-huit ans que l’actuel. 

    Moi : Ça ne marchera pas sur moi, Vicious. Inutile de prendre l’apparence de mes camarades. 
    Vicious : Vraiment ?

    Pour seule réponse, j’activai mon filin, qui s’enroula autour de sa cheville droite, et le tirai à moi d’un mouvement sec. Il parvint à le sectionner, mais il était déséquilibré et un de mes tirs fit mouche. J’interceptai une esquisse de grimace sur son visage, alors qu’il se relevait. Je pouvais gagner… Je sentais la victoire me caresser de ses ailes : il ne manquait plus que quelques instants pour qu’elle se pose. Plus déterminée que jamais, je rallumai et mon sabre et repartis à l’attaque. Très vite, nous nous retrouvâmes en bras de fer de lames et je manquai de me prendre une sérieuse blessure par cette simple manipulation d’éteindre et rallumer son arme pour se libérer de cet affrontement… Heureusement, la lame fut arrêtée par mon épaulette et je profitai de cette ouverture pour lui administrer un coup de pied dans le thorax. 

    Et les échanges reprirent, à chaque fois plus rapides. Son style de combat était adapté à son nom : vicieux. Il visait à chaque fois les endroits non protégés et usait profondément de feintes. Pour moi qui était habituée à des combats à la loyale, il était beaucoup plus difficile à suivre que mes habituels adversaires… Cependant, je parvins tout de même à tirer profit d’une ouverture et à le désarmer : satisfaite, je portai mon sabre laser à sa gorge. Ce fut à ce moment-là que son visage changea, pour prendre des traits plus enfantins…

    Vicious/ Zad : Kinsa, s’il-te-plaît ! Non ! Ne fais pas ça !

    Je me figeai, et sentis aussitôt quelque chose me piquer, alors qu’un sourire cruel s’étalait sur le visage en face de moi, qui avait repris son apparence initiale. Je tentai de me dégager, mais mes jambes ne me répondaient plus, tandis que je sentais ma conscience m’échapper. 

    Vicious : Ces Jedi… Ils tombent toujours dans le piège. Voilà votre faiblesse. 

    Je n’avais pas exploité une ouverture… Il avait fait exprès de me laisser approcher, me faire croire que j’avais gagné, attendant de me déstabiliser avec le visage de ma padawan… Et c’était lui qui avait gagné. J’eus un sourire amer. Il fallait bien que cela arrive un jour… J’avais eu beaucoup de chance jusque-là. J’espérais juste que Zadyssa avait réussi à partir… 

    Je tombai, et vis Vicious se pencher sur moi, ramassant mon comlink. L’esprit déjà embrumé, je tendis toutefois la main. Il ne fallait pas… Il ne pouvait pas voir tout ce qu’il y avait à l’intérieur… Rassemblant mes dernières forces, je fis appel à la Force pour l’écraser dans la main du Sith. J’avais peut-être perdu… Mais ça ne voulait pas dire que j’abandonnais. 

    La mission avant tout. Peu importe ce qui venait à m’arriver, j’avais rempli ma mission. J’avais protégé les données… Et j’avais protégé Zadyssa. 

    Je souris. Elle était forte, et elle se débrouillerait très bien. Et au moment de fermer les yeux, je murmurai dans la Force à son intention :

    « Je reviendrai. »



    Ce message a été modifié par Kinsa-Talik le mercredi 25 mars 2020 - 19:42

    mercredi 25 mars 2020 - 19:18 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar waren

    waren

    14890 Crédits

    Lieu : Espace de Bogden

    A peine sortie de l'hyperespace, la flotte impérial subit le tir nourri de multiples vaisseaux de guerre de la république, heureusement ces derniers avaient tous misé sur les déflecteurs avant. Juste le temps de larguer plusieurs escadrons Tie's, quelques minutes plus tard, ils croisérent les lasers de nombreux X-wing jaune et de B-wing vert. Il eu beaucoup d'explosions des côtés, la situation semblait pencher tantôt envers la république ensuite ce fut le tour des impériaux. Soudain, tel une ombre sortant des ténèbres, l'éclipse de l'Empereur Horn sortie de l'hyperespace juste au dessus des croiseurs Mon-calamari. L'amiral en charge de la treiziéme flotte républicaine leva la tête, avec ses yeux globuleux, en jurant dans sa langue natale pendant qu'un énorme rayon vert illumina la verrière du pont de commande. Toutes la flotte fut anéantie par le bombardement des lasers du vaisseau-capitale. Il ne restaient plus que les x-wing et leurs pilotes tétanisés. Un message leurs parvint dans leurs radio.

    Warren Horn - Quitter ce système et ne revenez jamais..

    La minute suivante, plus d'escadron ennemi, flottaient seulement des tôles issue des épaves de croiseurs Mon-calamari. Bogden était à nouveau sous le giron du protectorat impérial. Sätski allait devoir réfléchir par douze fois. 


    mercredi 25 mars 2020 - 21:24 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Ordo

    Ordo

    18910 Crédits Modo

    Corellia - Coronet City


    Naviguant dans les secteurs mal famés de Coronet, les trois associés se sentent en terrain familier mais ils restent discrets, sur leurs gardes, guettant la moindre activité qui serait trop banale en ces lieux. Ici, des malfrats rossant un mendiant. Là, un groupe de loubards autour d'un brasero. Plus loin, le cartier rouge. Leur destination. Ange Solo et le Mandalorien sont en tête, côtes à côtes, quand une prostituée zeltronne s'écarte de son trottoir pour alpaguer Spencer resté en retrait.

    Zeltronne langoureuse - Hoow, toi là sous ta capuche. Tu m'as l'air d'un solide gaillard. Hmm. Tu veux faire un tour à l'étage?
    Spencer - Casse-toi, pompeuse de nigors. Tu ne survivrais pas assez longtemps pour que je prenne du plaisir Gnrrrr !
    Zeltronne - Hein? Mais il est cinglé lui !

    D'un mouvement commun, les deux premiers se retournent pendant que la fille de joie fuit vers une ruelle sombre. Ange fait signe au Sith de ne pas s'éloigner, le trio reprends son chemin jusqu'à un bordel.

    Cera - D'après les coordonnées transmises par ton contact, c'est ici... Mais on peut vraiment se fier à elle?
    Spencer - Niarf, on dirait un établissement tout ce qu'il y a de plus respectable !
    Ange - Les apparences sont trompeuses, et croyez-moi, Deena est une amie de longue date, je lui fais confiance. Venez par ici.

    Ils font quelques pas pour se poster au coin de la rue.

    Cera - Alors, on procède comment?
    Ange - J'ai obtenu un entretien avec Sonell via le dark holonet. Spencer, tu seras le client. Nom de code: Monsieur Smiss. Travaille-la un peu, mets-la en confiance, histoire de nous faire gagner un peu de temps. Demande une spécialité locale, quelque chose de précis, montre lui que tu ne plaisantes pas en lui faisant miroiter un gros paquet de pognon.
    Spencer - Gnnn, ça me plaît ça. J'ai hâte !
    Ange - N'en fais pas trop non plus... Une fois dans la place, envoie un signal pour qu'on ait ta position. Moi, je passerai par le toit. Je suis assez agile pour me faufiler dans les conduits d'aération. Quand à Grenny...
    Cera - Cesse de m'appeler ainsi, on est pas en public.
    Ange - Oui bon, il faut qu'on trouve un truc pour que tu puisses entrer. Tu ne peux pas me suivre, t'es trop... Lourd, disons... Et ça paraîtrait louche d'envoyer deux clients. Tu as une solution?
    Cera - J'en ai une.

    Le Mando regarde à droite puis à gauche pour être sûr de ne pas être vu. Il reprends son apparence normale puis, il active un champs de camouflage optique, il disparait complètement.

    Ange - Pratique.
    Spencer - Encore un gadget à la noix pour compenser tes faibles pouvoirs.
    Cera - Pardon ? Tu veux vérifier ?
    Ange - Recommencez pas. Allé, on s'active.

    Ils se séparent. Tandis que le félin fêlé pénètre dans l'établissement "respectable" accompagné d'une silhouette transparente, Miss Lupin disparaît dans les hauteurs des bâtiments. À l'intérieur, des courtisanes de toutes espèces font les belles aux quatre coins d'un salon visible depuis un spatio où une Twi'lek reçoit Dark Spencer:

    Spencer baissant sa capuche - Gnnn, salut, la bonasse.
    Twi'lek voix douce - Un nouveau client ? Nous sommes ravies de vous recevoir, bel étranger, qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?
    Spencer - Grrroâaam... Ce serait sympa de vous prendre toute en même temps, mais j'dois voir la patronne... Pour un truc plus... spécial. Un truc moins... conventionnel. Gnrnrrfff !

    Il lui fait un clin d’œil bien trop appuyé, désespérant Cera qui fait en sorte de rester le plus silencieux possible. Le Cathar se penche vers la réceptionniste, la bave dégoulinant de ses crocs.

    Spencer - Je suis... Monsieur Smiss, Gnrrrmmf !
    Twi'lek - Haem... Je vois... ...Mme Sonell va vous recevoir. Veuillez suivre Jojo jusqu'aux étages supérieurs.
    Spencer - Jojo ? Gniark !

    Elle a l'air de craindre quelque chose. Peut-être est-elle emplie de frayeur à l'idée de ce qu'un tel monstre pourrait faire à de jeunes enfants, ce qui serait compréhensible. Un dévaronien se tient devant un turbolift. Spencer s'en rapproche, toujours suivi de près par l'homme invisible.

    Spencer - C'est toi Jojo ? Gnéhé.
    Dévaronien - C'est ça. Veuillez entrer.

    Ils pénètrent dans le turbolift, le Dévaronien sort une clé magnétique et la passe devant un capteur surmontant le tableau des étages. Apparemment, l'accès à Sonell n'est autorisé qu'aux clients importants. Le cyborg imperceptible se positionne dans un coin du turbolif, qui fort heureusement peut supporter de lourdes charges, les présences combinées de Spencer et de Cera, représentant un poids de pas moins de trois cents kilos, aurait pu tout faire foirer. Hélas, d'autres paramètres sont à prendre en compte, tels que l'esprit moqueur du félinoïde.

    Spencer - Hé, héhé.
    Dévaronien - ... ?
    Spencer - Niéééé !
    Dévaronien se tournant - Il y a un problème?
    Spencer - Dis-voir... Gnéhéhé... Jojo, c'est un surnom ?
    Dévaronien - Pardon ? Non... C'est mon nom. Pourquoi ?
    Spencer - MHaHA!!! Tes parents devaient en tenir une couche!!
    Dévaronien énervé - Et Monsieur Smiss ? C'est mieux peut-être ??
    Spencer - Mais c'est pas mon vrai nom ça ! GnArrAH !! Alors toi ! T'as été bercé trop près du mur !! GNaRRAHA !!

    Le Mandalorien sert les dents et les poings. Il prie la Force pour que le Sith la ferme vite avant de s'attirer des ennuis de la manière la plus inutile qui soit. Cependant, le dévaronien nommé Jojo se contient de façon très professionnelle et encaisse les insultes jusqu'à ce que le turbolift arrive au dernier étage. Le duo de rivaux avancent le long d'un long couloir parsemé de portes de chambres qui cachent vraisemblablement de sordides scènes. Jojo ouvre la porte au bout du couloir et entre avec Spencer. In extremis, Cera se glisse dans la pièce. Un bureau aux rideaux rouges et, là, sur un canapé en peau de dragon krayt, Sanya Sonell. Une femme d'une cinquantaine d'années aux longs cheveux noirs corbeaux, portant une robe plongeante plus transparente que le camouflage optique du Mando.

    Sanya Sonell - Je vous attendais, Monsieur Smiss. Je vous en prie, prenez place.

    lundi 30 mars 2020 - 14:02 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Dark-Spencer

    Dark-Spencer

    2272 Crédits

    Sanya Sonell - Je vous attendais, Monsieur Smiss. Je vous en prie, prenez place.

    Le vilain velu s’exécute. Le problème, c'est que le bien-nommé Jojo est resté dans le bureau. La boîte de conserve reste sur le qui vive, près du Dévaronien. Il essaye de percevoir Ange Solo au dessus d'eux mais n'y parvient pas. Sa présence est indécelable. Une pro de la discrétion.

    Sanya Sonell - Alors, d'après votre lettre et l'avance que nous avons reçue, je suppose que vous avez des goûts bien précis. Je suis la seule à pouvoir répondre à vos demandes, ça je vous le garantis. Nous avons différentes espèces, tous les âges. Dites-nous simplement ce qui vous ferait plaisir.

    À ces mots, l'attention de Cera Ordo est piquée au vif et Spencer sent avec une certaine satisfaction que la colère commence à monter chez son meilleur ennemi.

    Spencer - Gnnrrrfff. Vous savez parler à vos clients. J'ai effectivement une demande très spéciale, avec plusieurs espèces, les plus jeunes possibles.

    Voyant que le Sith à crinière entrer dans le jeu, l'ancien Jedi a de plus en plus de mal à se contenir. Cette Sonell est au moins aussi monstrueuse que son interlocuteur, dans son genre. Pour le Mando, de tels êtres devraient être supprimés purement et simplement. Mais pour Dark Spencer il n'y a rien de choquant là dedans. Pour l'heure il faut essayer d'obtenir une entrevue avec Bombassa en essayant de limiter les soupçons. Il fera ce qu'il faut pour ça.

    Sanya Sonell - De combien de nos travailleuses parlons-nous ?
    Spencer - Cinq. Non, dix. J'en veux plein ! Et je veux avoir le droit de les maltraiter à ma guise !
    Sanya Sonell - Cela va vous coûter très cher, ça. Au moins quatre fois la somme que vous m'avez déjà transmise. Avec un bonus proportionnel aux dégâts qu'auront subis mes enfants.

    La haine en Cera gonfle insidieusement au risque de perdre tout contrôle. Comment ose-t'elle les appeler "ses" enfants? Apparemment, la présence de Jojo à ses côtés le retient. Mais pour combien de temps ? Il devra commencer par lui s'il venait à dérailler. Spencer reprends de plus belle.

    Spencer - Gnniih ! Par exemple, si j'en tue un par inadvertance ?
    Sonell - Je serais contrainte de trouver un nouvel esclave pour le remplacer. C'est le prix maximum. Mais, si vous avez les moyens, nous avons un accord.

    Cette fois c'en est trop pour le Mandalorien. Spencer s'amuse à jouer beaucoup trop bien son rôle. Le cyber-mando pressent qu'il va aller jusqu'au bout de la transaction pour son seul plaisir sadique et il n'a pas tort. Si telle est son intention, c'en est plus que Cera peut supporter.

    Spencer - Gnaha! Je sens que je vais bien m'amuser ! Menez-moi à mes victimes que je choisisse lesquelles je veux !
    Sanya Sonell - Comme je vous l'ai dit, nous avons un large choix. Je vous y emmène de ce pas.
    Spencer - Parfait !
    Sanya Sonell - C'est un plaisir de faire affaire avec...
    Dévaronien - HaAarGh !

    Tout à coup Jojo s'effondre, victime d'une lame pourfendeuse. Cera reparaît. Sous sa visière, on devine un regard noir.

    Sanya Sonell - Mais qui êtes-vous??
    Spencer - La ferme chienne d’égouts !!!

    Il lui retourne une baffe monumentale, sa spécialité. La trafiquante fait un vol plané à travers la pièce et s'écrase contre le mur. Elle perd connaissance. Cera avance d'un pas ferme vers le Cathar Sith.

    Cera - Qu'est-ce que tu nous a fait là !?
    Spencer - Frrrr !! Toi qu'est-ce que tu nous fait ?! Je jouais mon rôle à la perfection !!
    Cera - Tu es un psychopathe !!

    C'est à se demander comment ces deux là ont réussi à faire équipe pendant la guerre. C'est alors que, dans un fracas modéré, une grille d'aération vole soudainement depuis le plafond. C'est Ange Solo ! Elle traverse les airs et atterrit entre les deux forceux avant que cela ne dégénère. Elle se lève et écarte les bras.

    Solo - Stop !
    Spencer - Cette sale tête de sceau a bousillé ma couverture !!
    Cera - Il allait allé jusqu'au bout ! Il fallait l'arrêter !!
    Spencer - Ben quoi ?? On peut allier l'utile à l'agréable non ??
    Cera - Espèce de malade !!
    Solo - J'ai dis stop !! Bouclez-là on va se faire griller !!!

    La situation est effectivement trop tendue, et ce n'est pas le moment. Tous deux en ont conscience, ils se calment lentement. Cera éteint son sabre. Spencer réfrène ses pulsions. Ange se tourne d'abord vers le Cathar, avec un air écœuré.

    Solo - Je t'avais dit de ne pas en faire trop...
    Spencer - Gnnnr! Si j'avais suivi mon plan, cette femelle m'aurait fait entièrement confiance ! J'aurais obtenu le rendez-vous avec Bassa machin truc !
    Solo - Tu l'aurais peut-être obtenu, mais le prix est trop élevé.
    Spencer - PfffRRR!!! Vous êtes trop sensibles !

    Puis l'ex leader se tourne vers Ordo.

    Solo - Tu ne peux pas agir constamment sous le coup de l'émotion.
    Cera - Tu plaisantes ? Je ne laisserai pas ce taré faire n'importe quoi !
    Solo - Ok mais garde en tête qu'il faut parfois faire de mauvaises choses pour atteindre son objectif. Surtout compte tenu du nôtre.
    Cera - Je le sais mieux que quiconque. Mais il y a des limites.

    Un instant de silence vient apaiser encore un peu les tensions
    .

    Solo - On passe au plan B.
    Cera - Hmf, je m'occupe de l'attacher.
    Spencer - Gnihihi, tan-pis pour les gosses, je vais me défouler sur elle.
    Cera (agacé) - On aurait dû commencer directement par là.
    Solo - On a pas toute la nuit. Ses employés vont finir par se demander ce qu'il se passe. Alors dépêchons-nous de la faire cracher.

    Quelques minutes plus tard, un peu d'épices remuées devant les naseaux de Sonell la font se réveiller en douceur. Toutefois, lorsque ses yeux s'ouvrent, elle perçoit trois sombres personnages devant elle.

    Solo - Salut, voleuse d'enfants.
    Sanya - Mais qu'est-ce que vous...
    Solo - Non. Tu te tais. Tu parleras quand je t'en donnerai l'autorisation. Écoute-moi bien attentivement. Tu es ce que tu es, et ça te suffit comme punition, mais si tu ne nous dit pas ce qu'on veut savoir, on va te punir d'avantage. Et tu ne vas pas aimer ça. Tu vois ces deux-là ?
    Sanya (regardant Cera à droite et Spencer à gauche) - . . . je . . . Je vous donnerai le double de ce qu'elle vous paye. . .
    Spencer - Gniarf ! Pas intéressé.
    Cera - On ne fait pas ça pour l'argent.
    Solo - Non. Non, ils ne font pas ça pour de l'argent. T'as compris ? Eux, je ne sais pas s'ils sont respectables, mais ils ont des buts dans la vie, des buts autre que d'exploiter les faibles pour faire des bénéfices. Celui-là, il a vu le génocide des siens, il mène une guerre depuis vingt ans contre le pouvoir en place, je te laisse imaginer le nombre de sac à foutre dans ton genre qu'il a éliminé sans la moindre pitié, pourtant plusieurs d'entre eux ont dû lui proposer le double de ce que tu pourras jamais payer... Et l'autre, c'est un psychopathe sauvage qui étripe ses victimes et fait de la peinture avec leurs entrailles, tu vois le tableau ? En prime, c'est un spécialiste des interrogatoires, ceux dans le genre illégal, pas vraiment autorisé par la convention de Coruscant... Quand à moi, et bien, quand on y songe, j'suis peut-être la pire des trois...

    Petit sourire satisfait de la part de Dark Spencer, il commence à apprécier sa partenaire du moment, dans un certain sens elle lui rapelle Shae, tandis que Cera observe Ange en se demandant si elle est bien sérieuse, mais d'après ce que lui indique son aura à travers la Force, c'est le cas.

    Solo - Donc, maintenant, tu vas me dire ce que je veux savoir, et si tu refuses, je les laisserai s'occuper de toi comme bon leur semblera, et tu peux me croire, rien ne leur ferait plus plaisir. Alors parle: où se trouve Livin Bombassa ?
    Sanya - Je... Comment... ? Je ne peux pas vous le dire ! S'il venait à savoir que l'information vient de moi, il me tuerait !
    Solo - Je crois qu'on ne s'est pas bien compris toi et moi. Si tu ne parles pas, tu vas subir bien pire que la mort... Voyons... Minou ? Tu peux lui donner un petit avant-goût ?
    Spencer - Gnrrrah! Avec grand plaisir!

    Il sort les griffes et s'approche du visage de Sanya avec des intentions pas franchement bienveillantes, affichant son sourire le plus carnassier et le plus effrayant qui soit.

    Ce message a été modifié par Dark-Spencer le lundi 30 mars 2020 - 14:17

    lundi 30 mars 2020 - 14:13 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

    7806 Crédits

    Le datacron dans mes mains, je courais aussi vite que possible pour retrouver les autres. J'avais bien compris en voyant l'intrus arriver : je n'étais pas de taille et je ne ferais que gêner. C'était frustrant... très frustrant. Je faisais confiance à Kinsa pour le battre mais je ne pouvais m'empêcher de penser qu'elle aurait pris moins de risque si j'avais été en mesure de me défendre. Elle aurait eu l'esprit plus tranquille, déjà.

    Moi : Shiinaaa ! Orviiii ! Galeeen ! Eckmüül !

    On s'était séparés et je n'avais strictement aucune idée du lieu où ils se trouvaient. C'était Kinsa qui avait le comlink, pas moi. Peut-être que si...

    Je n'avais pas vraiment d'autre choix alors je fis confiance à la Force et la laissai me guider. Je n'avais strictement aucune idée de l'endroit où j'allais mais je continuais à courir. Je ne pouvais faire que ça. " Zadyssa Yunixy. Cours, et ne te retourne pas. Je vous retrouverai, mais il faut que tu mettes ce datacron en sécurité. ", m'avait dit Kinsa. Je devais courir. Il ne fallait pas que je me retourne, il ne fallait pas que j'essaie de l'aider autrement qu'en fuyant.

    Je détestais cette sensation d'impuissance. J'avais déjà vécu ça, j'avais déjà laissé un maître derrière moi et je ne voulais surtout pas revivre la même chose. Pas avec Kinsa. Je l'aimais bien, je ne voulais pas la perdre... Et pour cela, je devais rapidement retrouver les autres. Eux seraient en mesure de l'aider.

    Je repensai au pressentiment que j'avais eu avant de m'incruster... Et s'il se réalisait ? Et s'il arrivait réellement quelque chose à Kinsa ? Est-ce que ce serait à cause de moi ? Peut-être que si je n'avais pas été là, elle aurait été avec quelqu'un de plus compétent et peut-être que... Non ! Je ne devais pas penser comme ça, je devais continuer à courir et trouver les autres, vite !

    Moi : Orviii !

    Je n'eus pas le temps d'appeler quelqu'un d'autre : j'entendis soudain un bruit à l'autre bout du couloir. Méfiante, je m'arrêtai et dégainai mon sabre laser. Mais je n'avais aucun souci à me faire : il s'agissait seulement de Shina, accompagnée d'Orvi et Eckmül.

    Shina : Zadyssa ! Où est Kinsa ? On a senti...

    Je ne lui laissai pas le temps de finir et lui coupai la parole :

    Moi : Dépêchez-vous ! Il y a... il y a quelqu'un avec un sabre laser qui se bat contre Kinsa ! Je crois que... je crois qu'il s'appelle...
    Eckmül : Vicious.

    J'acquiesçai vivement tandis que les autres se remettaient en mouvement.

    Orvi : Par où ?
    Moi : Suivez-moi !

    C'était dans ces moments-là que j'adorais ma mémoire photographique : j'avais à peine besoin d'y réfléchir pour refaire le chemin à l'envers.

    Eckmül : Et Galen ?
    Shina : Je lui ai envoyé un message. Il a dû sentir ce qui se passait et il nous rejoindra, on n'a pas le temps de l'attendre !

    Je les guidais à travers le laboratoire et je sentais que nous étions proches. On allait arriver ! Mais pile au moment où je sentais l'espoir me gagner, un "Je reviendrai" résonna dans ma tête. Il venait de Kinsa, j'en étais sûre, la Force me le disait. C'était elle qui me l'envoyait. Ça voulait dire... elle avait perdu ? Elle s'était fait capturer ?

    Les forces me manquèrent soudainement et une irrépressible envie de vomir s'empara de moi. On allait arriver trop tard... c'était trop tard... J'allais encore perdre mon maître ? Non, elle avait dit qu'elle reviendrait, elle n'avait pas le droit de mentir ! Elle était obligée de revenir ! Elle ne pouvait pas mourir !

    Je serrai le datacron contre moi, pris une grande inspiration puis essayai de me calmer. On n'était pas encore arrivés, ça ne voulait rien dire... Ça devait être une erreur, un souvenir, quelque chose comme ça. Ça ne pouvait pas être vrai, je ne l'acceptais pas. Pourtant, plus on se rapprochait du but, plus je sentais les larmes me monter aux yeux.

    Galen arriva dans le couloir en même temps que nous mais tout le monde s'accordait sur un point : il n'y avait aucune présence dans les environs.

    Orvi : Zadyssa, tu es sûre que c'est là ?

    En m'efforçant de ne pas me mettre soudainement à pleurer, j'opinai du chef.

    Moi : J'en suis sûre.

    Je pointai du doigt une porte ouverte à une trentaine de mètres de là, désignant la pièce comme le lieu du combat. Toutefois, de loin, les lieux semblaient désespérément vides de vie.

    lundi 30 mars 2020 - 18:57 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

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    Une étrange lueur s’était allumée au cœur de son regard azur, une étrange lueur qui ne brillait pas souvent mais naissait quand les circonstances l’exigeaient. Ange Solo n’existait plus, sa conscience s’était tue, remplacée par ce rôle ou cette identité qui lui avait valu de maintenir la Guilde, la poupe au vent, et d’endosser cette réputation qui ne l’avait jamais quitté.

    A travers la Force, elle sentait le sentiment de jouissance qui émanait du Cathar à mesure où il s’approchait de Sonell et le stoïcisme du Mandalorien, hors de son champ de vision, les bras croisés, qui patientait. En même temps, à quoi d’autre aurait-elle pu s’attendre ?

    Ange, impassible : Modère-toi, mon Chat, et prends ton temps. Il faut lui laisser le temps de réfléchir.

    Le Leader ressuscitée se mouva alors brusquement, arracha un bout de textile conséquent et s’avança vers le bourreau entravé.

    Ange : Ouvre la bouche, Sonell. Je n’aime pas les entendre crier, quand il fait ça.

    Comme elle s’y attendait, sa mâchoire se crispa davantage.

    Ange¸ malicieuse : Si tu préfères, je peux aussi lui demander de commencer par te couper la langue. C’est moins pratique pour communiquer mais, crois-moi, dans certaines circonstances, on sait se trouver inventif.

    Solo entrevit la brèche et, avec célérité, engouffra l’amas de fibres entre ses dents. Puis, elle s’empara d’un fauteuil qu’elle plaça à quelques centimètres à peine de la cinquantenaire. Elle était suffisamment près pour voir et être vue que pour entraver l’aisance dont Spencer pourrait faire preuve. Un menu signe de la tête et elle l’engagea alors à commencer. Un long râle rauque s’échappa de la gorge du félin et ses griffes lacérèrent net le visage de la femme, une première fois. Parvenant à se contenir au prix d’un cruel effort, il s’arrêta.

    Spencer : On fait moins la maligne, Sale Chienne !

    Ange, elle resta de marbre, ne s’embarrassant pas des fines gouttelettes qui maculaient son visage alors qu’elle observait les deux traînées humides qui glissaient le long des joues de leur victime au rythme de sa cage thoracique de plus en plus saccadée.

    Ange, glaciale : Tu peux me croire, Sonell, je sais à quel point l’apparence est cruciale pour une femme. C’est de loin son premier atout.

    Elle pencha la tête de côté.

    Ange¸ la voix suave : Pour l’instant, avec un bacta de qualité, je pense que les dommages ne sont pas irrémédiables mais on peut aussi creuser. Tu vois, je n’aime pas rester en surface des choses. Gratter, gratter, gratter toujours plu profondément, là où ça démange, jusqu’à ce que ça s’infecte.

    Elle lui sourit et se dégagea une nouvelle fois de son siège. Sans accorder la moindre attention à l’un de ses comparses, elle laissa son regard glisser à la recherche sur l’objet de son désir. Quand elle le trouva, d’une taille conséquente qui plus est, près du lit – il fallait s’y attendre, elle sortit une vibrodague de sa botte et y tailla un morceau d’une vingtaine de centimètres. Sa besogne terminée, elle rangea son arme et plaça le miroir devant les yeux de Sanya Sonell qui étouffa un cri d’horreur.

    Ange : On est d’accord, c’est pas génial et je ne suis pas sûre que ses griffes soient très propres. Les premières bactéries se sont déjà immiscées sous ta peau et ça doit déjà commencer à suppurer, là-dessous. Dommage.

    Solo soupira face au mutisme de son interlocutrice.

    Ange : Chaton, scalpe-la.
    Spencer : Muaaaaah ! J’aime quand on me parle comme ça !

    Des cris, à peine audibles, du sang, la peau et la fureur se mêlaient aux délectations audibles du bourreau à fourrure. Ange, elle, ne pensait pas, se contentant de tenir la psyché avec indifférence. Sonell pleurait : on la déshumanisait comme elle réifiait ces pauvres gamins à qui elle avait tout volé.

    Ange : Ça peut durer longtemps. Nous avons tout notre temps, tu sais. Tu es droitière, n’est-ce pas ? Ça sera donc l’œil droit puisque tu passes ta vie à fermer les yeux. Où se trouve Bommbassa ? Je ne me répèterai pas.

    Son cœur battait la chamade, sa respiration haletait.

    Ange : Minou, fais-toi plaisir.

    Et ce fut à ce moment-là, à la caresse versatile du Cathar que sa joue que l’esclavagiste se mit à s’agiter frénétiquement, stipulant par ses gestes qu’elle désirait sortir de son mutisme.
    Solo retint le bras de Spencer et délogea la boule de tissu de sa prison.

    Ange : Nous sommes toute ouïe.
    Sonell : Pitié…
    Cera, qui rompit le silence dans lequel il s’était enfermé : Parce que tu en as déjà eu, peut-être ?
    Ange, suppliante : Pitié, ne l’énerve pas…
    Sonell : Bommbassa réside au Palais royal, dans les quartiers du Gouverneur…
    Ange¸ se tournant vers Ceno : C’est moi où elle est en train d’insulter notre intelligence ?
    Sonell, s’empressant de poursuivre : … et…
    Ange¸ lasse : … Et… ?
    Sonell : Et… régulièrement, il me contacte quand il…
    Ange, lui coupant la parole : Je vois. Le prochain rendez-vous, c’est… ?
    Sonell : Demain soir.
    Ange, souriant : On est verni, dis-donc. Les modalités, c’est… ?
    Sonell¸ pleurant : Il va me tuer…
    Cera : La ferme !
    Ange : Je te conseille d’accélérer où ils vont se la jouer à pile ou face pour savoir qui ira à la pêche aux infos dans ta boîte crânienne…

    Quelques lamentations et centimètres-cubes de liquide pourpre plus tard, Sanya Sonell, évanouie, avait livré tous ses secrets.

    Spencer : Et maintenant, je peux terminer ?
    Ange : Elle peut encore être utile, mon Chat.
    Cera, allant droit au but : Tu comptes la livrer à la Guilde ?
    Ange, ennuyée : J’y songe. Elle pourrait nous aider à démanteler un réseau de pédophilie.
    Spencer¸ ruminant : Pourquoi ?! C’est pas un truc lucratif de chez vous ?
    Ange¸ ironique : L’esclavagisme sexuel, on évite, vois-tu. On a assez mauvaise presse comme ça.

    Elle se tut quelques instants, se projetant légèrement dans l’avenir.

    Ange : Je ne peux pas la livrer maintenant. Ça trahirait notre position.
    Spencer¸ entamant ce qui ressemblait vaguement à une danse de la joie : On la finit maintenant ?!
    Cera¸ l’ignorant : La garder à la ferme sous la surveillance d’un droïde ?
    Ange : Quel droïde ?
    Cera : Le prochain que l’on va acquérir.
    Spencer, déçu : Donc, on la finit pas ?!
    Ange, lui tapotant l’épaule affectueusement : T’en fais pas, il nous reste encore Bommbassa.

    Un ronronnement clôtura ainsi les négociations.


    mercredi 01 avril 2020 - 15:39 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

    10833 Crédits

    J’arpente et fouille de fond en comble le niveau administratif de la base, dans l’espoir de ne pas avoir loupé un indice ou un objet essentiel à notre mission. Avec la plupart des terminaux et ordinateurs qui ont reçus un effacement total de leurs données, ce qui prouve que quelqu’un ne souhaitait pas que l’on découvre ce qui se tramait, je me dis que certains des yevethas employés ici auraient pu laisser quelque chose à l’insu des autres. Une datacarte de données, un holodisque ou bien un tout autre support d’enregistrement de données, je ne crois pas que tout ait entièrement disparu. Mais j’ai beau cherché et bien observé ce niveau, je ne trouve rien d’intéressant. Si ce n’est quelques microcellules à fusion et cellules énergétiques qui pourraient servir dans l’élaboration de futurs sabres-laser.

    Je m’apprête à quitter la salle de contrôle de supervision que je suis subitement pris d’un malaise intense. Une sensation bien plus frappante que lorsque j’ai foulé ces lieux la première fois en éclaireur, comme si une noirceur plus nette venait d’apparaître parmi ces ténèbres de mort et de silence. Je fais le vide le plus longtemps et le plus profondément en moi pour discerner cette présence, sondant l’intégrité de la structure en séparant l’ambiance sinistre locale de l’aura singulière que je recherche.
    Je trouve enfin l’origine de cette nouvelle aura sombre, soubresautant face à ce vice intérieur que je reconnais malgré les années passées.

    Moi : - Vicious…

    Mon instinct me dit que l’infâme clawdite est ici, quelque part dans la base abandonnée, mais mon esprit encore embrumé par ma récente dispute se demande si ce n’est pas un effet secondaire ou soudain de l’afflux de négation dans l’ensemble de la structure. Si toutefois il se trouve bel et bien ici…
    Je perçois aussitôt une autre présence là où la première se trouve, qui est nettement plus claire et positive. Cette aura… Kinsa ! Et elle semble en plein démêlé avec la sombre et vicieuse présence. Sans perdre un instant de plus dans ce niveau, je fonce rejoindre l’ascenseur pour entamer rapidement la descente. J’appuie en une seconde sur le bouton de descente et patiente le temps que la plateforme descende… au bout de deux longues minutes. Et contrairement à la durée de réponse de sa part, la plateforme descend beaucoup plus vite que prévu en tombant à folle vitesse. Surpris par l’effet de chute, je me ressaisis à temps pour voir le niveau principal demandé et saute au bon moment pour quitter la plateforme tombante, se fracassant dans le fond de la cage dans sa brusque chute. Je me relève de ma roulade salvatrice et guette rapidement le reste de la cage d’ascenseur : le panneau d’appel relié à la boîte de commande crépite de décharges et de métal fondu, un sabotage.
    Je sens mon comlink vibrer contre ma ceinture, me rappelant que je l’avais mis sur mon mode « répondeur spécial » pour avoir le calme. Je décroche vite fait et découvre un message de la part de Shina.
    " Galen, on a un gros problème ! Vicious est dans les parages et s’attaque à Kinsa ! On fonce l’aider en suivant Zadyssa qui nous mène à eux. Dépêche-toi de nous rejoindre, on a besoin de ton aide ! "

    Moi : - Vicious est donc bien ici ! Et m*rde !!

    Je prends mon élan et cours dans le couloir droit devant moi. Je puise dans la Force pour accélérer ma cadence de course, anticipant les virages et tournants pour prendre les bons couloirs tandis que je me repère à la signature devenue floue de Kinsa. Je discerne de moins en moins l’aura, continuant de courir et sprinter avec l’esprit en panique et nerveux ; je ne peux pas me permettre d’arriver trop tard et de laisser ce sale clawdite fait encore des siennes. Je cours, je cours, je cours, je cours…
    J’arrive…
    Et je découvre ladite pièce où devait se trouver les deux concernés. Vide. Les autres viennent tout juste d’arriver à la même seconde que moi, fouillant du regard les environs. Scruter et sonder toute la salle revient à comprendre que le silence et le néant planent et tout le monde se résout sur un point : il n'y avait aucune présence dans les environs.

    Orvi : - Zadyssa, tu es sûre que c'est là ?
    Zadyssa, désignant la pièce comme le lieu du combat : - J'en suis sûre.

    La jeune humaine est à deux doigts de fondre en larmes mais elle se retient jusqu’au bout. Ce qui n’empêche pas Shina de venir la réconforter tandis que les deux garçons sont désorientés par la situation.
    Je parcours la salle à pas lents, marchant sans trop prêter attention à cet environnement muet et mon esprit est aussi brûlant que le mercure, avec ce froid mordant du désespoir qui empêche ma colère de m’envahir complètement. Tout en moi semble brisé, vidé de toutes réactions et sensations, et je contemple dans ma bulle invisible ce lieu où la chevalière twi’lek mando vient de disparaître avec le clawdite. Je me rends compte peu à peu que j’ai laissé mon ego et ma mauvaise humeur atténuer mon sens de chevalier Jedi et que j’ai abandonné à son sort mon amie, revenant que trop tard sur mes pas.
    Un goût amer et rance de l’échec se collant sur mes lèvres et dans ma gorge.

    Moi : - Ange va me tuer.

    Et ce n’est pas ce silence morbide qui saura me répondre lorsque je devine ô comment l’ex-Leader de la Guilde va réagir quand elle apprendra la nouvelle : il y a des chances que je me retrouve dans les tréfonds du néant. Le temps que le calme de la défaite soit passée, consternante et statique, le premier à poser la prochaine question existentielle est en la personne du bith.

    Eckmül : - Et maintenant, que fait-on ?
    Orvi : - Hein… comment ça « et maintenant » ?
    Eckmül : - Il faut se rendre à l’évidence, notre mission s’est soldée par un retournement de situation qui n’est pas en notre faveur. Vicious, pour je-ne-sais quelle raison, a sûrement enlevé Kinsa et s’est ensuite évaporé vers nulle part. Il n’a pas coursé Zadyssa alors qu’elle était en possession du datacron, chose qu’il aurait dû faire s’il cherchait à supprimer toutes traces de l’origine des Shaax.
    Shina : - Je crois deviner ton raisonnement. Ne pouvant mettre la main sur le datacron et donc la preuve sur l’implication de son maître et lui dans l’origine des Shaax, et surtout leur schéma génétique, il profite que Kinsa lui barre la route pour s’en prendre à elle pour s’en servir comme otage… ou comme appât.
    Orvi : - Alors là c’est vicieux !
    Eckmül : - C’est tout ce qui fait certainement Vicious.
    Zadyssa, retenant ses larmes : - C’est ma faute… C’est à cause de moi si elle s’est fait prendre. J’aurais dû… J’aurais dû rester pour l’aider et la sauver. J’aurais pu éviter que ça arrive… si j’étais devenue assez forte… Je vous demande pardon… Je ne voulais pas la perdre. Je suis désolé !...

    J’ai beau être complètement absent, j’ai beau avoir perdu la moitié de mes perceptions Jedi et naturelles par ce que je viens de vivre en cet instant, je comprends parfaitement le ressentiment de la jeune apprentie entre quelques sanglots. Elle était la dernière personne qui a encore vue Kinsa avant de partir à notre recherche et puis il s’agit de son mentor. Et un sentiment de culpabilité plus grand me parcourt le corps tandis que je devine à quel point Zadyssa doit penser que nous lui en voulons.
    Je reprends lentement mes esprits, prend conscience que je me dois de remédier à cette situation et que je me dois de me redevenir le chevalier-gardien Jedi que je suis. Il est temps de finir cette mission et de continuer la lutte pour espérer récupérer et sauver Kinsa. Je me retourne vers le reste du groupe…

    Moi, pragmatique : - On lève le camp.
    Eckmül, Orvi et Shina : - Quoi ?
    Moi : - On quitte cette base et on termine cette mission jusqu’au bout. Kinsa s’est sacrifiée pour nous permettre de garder le datacron et ainsi rapporter notre seule chance de nous débarrasser des Shaax. Si on tarde trop, nos chances de finir cette guerre s’éloigneront et Sovereign continuera de nous abattre les uns après les autres en nous démoralisant. On se doit de continuer le combat, pour nous tous. Pour elle.

    Je ne fais pas attention aux regards surpris des trois membres chevaliers et je m’approche de Zadyssa avec finesse et attention, la fixant du regard sans y afficher une quelconque émotion. Je vois à ses traits qu’elle est encore sous le choc et qu’elle s’inquiète sur ma motivation à son égard.

    Moi : - Zadyssa, je te confie le datacron durant le voyage. Garde-le précieusement avec toi le temps que l’on arrive à la flotte Jedi. Une fois sur place, il faudra certainement que tu m’accompagnes pour faire le compte-rendu au Conseil et informer de la disparition de Kinsa. Tu tiendras le coup ?
    Zadyssa : - Ou… oui. Oui, ça ira.
    Moi, revenant aux autres : - Shina, garde un œil sur elle. Il se peut que l’attachement de Force avec Kinsa continue de la secouer à cause du choc émotionnel. En tant que guérisseuse, je compte sur toi pour gérer.
    Shina : - Je prendrais soin d’elle, aucun souci.
    Moi : - Bien. Rentrons à l’Arrow, cet endroit risque de nous obscurcir encore plus le mental.

    Nous regagnons tous ensemble l’Arrow et je prends l’initiative de piloter le vaisseau, m’asseyant dans le siège pour prendre les commandes en main tout en accueillant l’aide de R8 comme copilote. La sortie de l’immense trouée tellurique de Najra-Va se passe sans encombre et la traversée du vide sidéral en vol manuel se déroule de même sans aucun problème jusqu’au moment où les coordonnées d’astrogation sont entrées dans l’ordinateur de bord. Je baisse enfin le levier correspondant et fait entrer l’YT en voyage hyperespace, pénétrant le couloir de lumière accélérée pour quitter définitivement le secteur de Najra-Va.
    J’inspire de soulagement et me détend un peu dans mon siège, faisant mentalement le point sur ce qui se passera et pourrait se passer. Les données du datacron auront leurs utilités pour la Rébellion mais il faudra certainement expliquer au Général Gunnar le pourquoi du comment la meneuse de la mission qu’il a confié est manquante. Le mieux serait peut-être de se concerter quant à désigner quelqu’un pour la remplacer pour faire le rapport devant le meneur de la Rébellion. Mais surtout… il nous faut chercher un moyen de retrouver et de sauver Kinsa des griffes de notre ennemi, avant que nous ne perdions un autre membre.
    Je dois me ressaisir. Je n’dois pas me laisser aller à mes émotions afin de pouvoir remédier à ça.

    Eckmül, surgissant de l’entrée du cockpit : - Je ne t’avais pas vu aussi crispé depuis longtemps. Et encore, tu n’avais pas toute cette responsabilité que tu t’es mis sur les épaules en l’absence de Kinsa.
    Moi : - On la retrouvera Eckmül. Je te promets qu’on fera ce qu’il faut pour ramener Kinsa à la maison.
    Eckmül, amusé : - Je te crois, t’inquiète. C’est juste que tu ne devrais pas prendre autant sur toi, même si j’imagine que tu te sens vraiment coupable envers elle. Je crois comprendre…
    Moi, le coupant : - Que je m’étais disputé avec Kinsa et qu’on a rompu en mauvais termes. Tu te doutes que j’n’ai plus tant la conscience tranquille en sachant que je l’ai abandonnée à son sort en me tenant à l’écart.
    Eckmül : - J’admets que tu n’as pas été tendre avec elle, vu la tension qui régnait, mais ce n’est pas pour autant que tu ne peux pas sortir du gouffre dans lequel tu t’es empêtré. On est tous tendus avec cette guerre qui nous affecte et nous remet souvent en question. Je suis sûr que vous vous réconcilierez un jour.
    Moi, moqueur : - Merci pour la séance de voyance, prophète Eckmül.

    Je me reçois un coup amical dans l’épaule de sa part avant qu’il ne retourne voir les autres dans la partie passagère. De mon côté, je continue de veiller au bon déroulement du voyage pour éviter que des croiseurs adverses ou criminels ne vous interdisent de continuer la traversée hyperspatiale jusqu’au bout.

    Une demi-heure plus tard, l’Arrow quitte enfin l’hyperespace pour revenir à une allure normale dans l’orbite de la flotte Chu’Unthor. Le temps de gagner le hangar principal du Tarentule II et d’atterrir pour enfin descendre ensemble, il était évident que nous serions aussitôt accueillis par deux des membres connus du Conseil, la commandante de la flotte et l’ex-général du BSR en cavale. C’est en voyant notre air dépité qu’ils comprennent que nous avons eu des complications.

    Jorus : - Que s’est-il donc passé ? Et surtout, pourquoi je ne vois Kinsa avec vous ?
    Eckmül, Orvi et Shina : - …
    Moi : - Kinsa a été enlevée. Vicious s’en pris à elle.
    Aynor : - Par la Force ! C’est horrible !
    Perseus : - Comment est-ce arrivé ?
    Moi : - Nous étions sur la piste laissée par les quelques indices trouvés sur deux mondes différents, espérant en découvrir davantage sur le dernier monde où les Shaax avaient pris forme. En fouillant la base abandonnée, nous nous étions séparés en plusieurs groupes. Je…
    Eckmül, m’interrompant : - Vicious devait savoir que nous étions à la recherche de l’origine des Shaax et en a profité pour nous suivre, espérant saboter nos efforts en détruisant les dernières preuves cachées ET enlever l’un d’entre nous pour faire pression.
    Lynesh : - Alors Kinsa est prisonnière des griffes de Sovereign et de son clawdite d’apprenti.
    Jorus : - Avez-vous au moins trouvé quelque chose qui puisse valoir la peine ?
    Moi : - Zadyssa détient sur elle un datacron qui concentre toutes les recherches et travaux faits par celui qui a fondé le schéma génétique des Shaax. En plus d’un databloc d’un scientifique Yevetha témoignant ce qui se tramait sur ladite base abandonnée où nous étions.
    Aynor : - Ce serait vraiment formidable si ces deux éléments nous permettent d’en finir avec ces bêtes. Jorus, le mieux serait d’en informer le Général au plus vite pour faire avancer l’issue de la guerre.
    Jorus : - Je suis aussi de cet avis. (Il se tourne vers nous.) Vous avez fait un excellent travail, je vous félicite. Et sachez que la disparition de Kinsa ne restera pas sans réponse. Une fois que nous aurons fait le point auprès du Général Gunnar, nous nous organiserons en vue de trouver le moyen de la retrouver. D’ici là, puisse la Force nous être favorable. En attendant, reposez-vous de vos efforts mais restez en alerte.

    La plupart acquiesce en saluant une dernière fois les deux maîtres Jedi avant de tenter de se disperser dans le croiseur ; le maître en second de l’Ordre nous retient néanmoins tous en reprenant la parole.

    Jorus : - Une dernière chose avant de tous vous congédier : étant donné que Kinsa était en liaison avec le Général qui lui a confié lui-même cette mission, il sera certainement probable que vous devrez tous le voir pour donner des détails. Si c’est le cas, nous vous convoquerons en salle privée pour communiquer avec lui.
    Moi : - On se tiendra prêt Jorus.

    On nous autorise à disposer et je me rends passablement à mes quartiers. Maintenant que cette mission s’est finie sur un succès teinté d’échec, je dois m’en retourner à mon auto-formation personnelle et à m’occuper de ma résidente involontaire.

    À suivre prochainement !

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le jeudi 02 avril 2020 - 11:29

    mercredi 01 avril 2020 - 20:06 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Lorsque la conscience me revint, je sentis immédiatement que quelque chose n’allait pas. Le temps que j’émerge et que tout me revienne en mémoire, j’eus le loisir de constater que mes mouvements étaient entravés et que je me retrouvais immobilisée, en plus d’avoir les yeux couverts par un bandeau. Mais le plus étrange n’était pas de ne pas pouvoir bouger… Je ne sentais plus rien. J’avais beau faire appel à la Force, seul un grand vide me répondait. Je n’arrivais pas à distinguer de présences, ni même ressentir la présence de ce flux qui m’entourait depuis toujours. Pendant les huit dernières années, il avait été affaibli, et les fois où j’avais eu du mal à plonger de la Force étaient innombrables, mais là… Il n’y avait plus rien. Était-ce ainsi que les autres percevaient le monde ? C’était si vide… J’étais habituée à la sensation de la vie tout autour de moi, aux présences de mes amis, de ma famille, à savoir qui m’entourait. 

    J’identifiai bien vite la raison de cette coupure : mes poignets étaient enserrés par des menottes anti-Force. Un sourire amer étira mes lèvres : il était malin… En me coupant de mon lien avec la Force, il s’assurait qu’au moins je ne puisse pas accéder à une des armes à ma disposition pour m’en sortir. Avec la Force, je pouvais faire toutes sortes de choses, du Curato Salva à une résistance à la faim. Mais je m’étais préparée pour des captivités de ce genre, bien avant de connaître la possibilité même du recours à la Force, bien avant de savoir ce que c’était. Il fallait que je me montre forte, même si le souvenir de l’état de maître Jorus après qu’il ait été le prisonnier de Vicious venait de s’imposer à mon esprit. Il fallait absolument que je résiste le plus longtemps possible à ses manipulations. J’avais entendu dire qu’il avait fouillé l’esprit de maître Beku’n, et que ce dernier avait fini par céder ; pourtant il était un des Jedi les plus solides que je connaissais. Je savais donc que je n’avais aucune chance de l’opposer éternellement. Mais je pouvais essayer. 

    N’importe qui de normalement constitué aurait paniqué dans ma situation. Mes jours étaient sans doute comptés, et les chances que je les passe en étant torturée par un Sith étaient importantes. J’aurais dû être tétanisée, j’aurais dû crier au secours même dans le vide. Étrangement, ce n’était pas le cas. Peut-être était-ce la certitude enfouie en moi depuis ma tendre enfance que ce genre d’éventualités était bien réel. Se faire capturer par l’ennemi et mourir. Se faire impitoyablement interroger pour des informations qui pourraient coûter la vie à d’autres personnes. Je ne me faisais pas d’illusion : un sauvetage était particulièrement improbable. Moi-même j’ignorais où je me trouvais. Un vaisseau, peut-être, à en juger par les légères vibrations du sol. 

    Mais même condamnée, je restais une Mandalorienne. Et une Mandalorienne se battait jusqu’à la dernière seconde, jusqu’à ce que la dernière goutte d’énergie soit écoulée. Je n’avais jamais renoncé, et je ne comptais pas commencer maintenant. J’avais toujours une mission, et je la remplirais jusqu’au bout. Mon esprit était fort, et particulièrement difficile d’accès – c’était en tout cas ce que m’avaient dit des maîtres quand j’étais encore padawan. Si j’étais incapable de manipuler celui des autres, j’arrivais en revanche à me retrancher et à me mettre en défense totale en focalisant toute ma pensée sur un seul objet. Sans doute était-ce facile pour moi de me fermer totalement : je n’étais pas exactement une Jedi comme Eckmül, que personne ne pouvait détester et qui se montrait très ouvert et vrai en toutes occasions. Je commençais fermée, et je m’ouvrais au fur et à mesure.

    Inspirer. Expirer. Même sans Force, je pouvais tout de même vider mon esprit en tentant une méditation. Il me suffisait de me concentrer sur une seule chose, un objet auquel j’étais assez attachée pour y insuffler suffisamment d’émotion. Mon sabre laser… L’arme des Jedi. Il m’était si familier que je pouvais le visualiser dans ses moindre détails.

    Vicious : Hé bien, hé bien… 

    Une main défit mon bandeau et une lumière aveuglante submergea mes yeux. Je manquai de sursauter, mais parvint à garder une expression neutre.

    Vicious : Confortable ?
    Moi : J’ai connu mieux.

    Je grommelai ces quelques mots sans croiser le regard du Sith. Je savais que c’était lui, même s’il avait revêtu une autre apparence : je le voyais mal travailler étroitement avec un larbin. Et même si c’était le cas, je doutais qu’il le laisse approcher sa prisonnière. La seul avantage d’être privée de la Force était incontestablement de ne pas sentir son aura nauséabonde. 

    Vicious : C’est fascinant… Il n’y a que peu d’informations à ton propos, Kinsa Talik, mis à part ta participation à l’escorte des diplomates du Vaisseau-Monde il y a vingt ans. Et pourtant…

    Naître sur une planète en autarcie devait certainement aider… J’avais vingt-trois ans, mais parmi toutes ces années, je n’en avais passé que deux et quelques mois dans la galaxie à proprement parler. Contrairement à beaucoup de mes proches, j’étais loin d’être une figure publique. Mais bien vite, je chassai ces pensées de mon esprit et me concentrai à nouveau sur l’image de mon sabre. Il pouvait très bien être en train de me sonder à ce moment même…

    Sans prévenir, Vicious s’accroupit et étendit la main pour la poser sur mon front. Au même instant, je sentis comme une pression sur mon esprit. Très mince, mais très concentrée, déterminée à percer mon bouclier mental. Le Sith était déjà à l’œuvre… Cela n’avait rien à voir avec les présences amicales des rares personnes qui avaient déjà effleuré mon esprit, comme Ceno, Galen ou même Zadyssa, non, c’était comme du poison qui tentait de s’infiltrer par tous les moyens. 

    Inspirer. Expirer. Garder la seule image de mon sabre, tout en fortifiant mes défenses. C’était comme un combat… Si je cédais au premier assaut, j’aurais déjà perdu d’avance. Je devais lui opposer le calme et la concentration d’une Jedi ainsi que la discipline d’une Mandalorienne. Conserver mes pensées secrètes, repousser au maximum l’instant où mes barrages se briseraient. Ne pas lui livrer les informations qu’il cherchait. Je ne pouvais pas me protéger moi-même, mais je pouvais toujours protéger les autres. 

    Combien de temps ce duel s’éternisa, je l’ignorais. Mais à chaque seconde qui passait, je sentais mon énergie s’amenuiser, alors que la pression ne se relâchait pas. Je sentais constamment la menace au-dessus de ma tête telle un nuage noir, alors que l’image de mon sabre laser devenait de plus en plus floue. 

    Le clan avant soi-même, la justice avant la vengeance, la loyauté avant tout.

    La devise du clan Talik. J’ignorais pourquoi elle m’était venue à cet instant précis, mais je m’y raccrochai comme à une bouée de sauvetage, le récitant mentalement en boucle, y mêlant des morceaux du code Jedi. Il fallait que je tienne, sinon ma famille, mon clan, tout le monde, seraient dans un danger encore plus grand. Mon sort n’était que secondaire. Si cela n’avait pas été le cas, j’aurais simplement cédé et supplié pour ma vie. Mais ç’aurait été trahir tout ce pour quoi je m’étais jamais battue. Alors, je refusais de craquer, même si mes mains commençaient à trembler, même si j’étais probablement pâle comme la mort. 

    Soudain, il n’y eut plus rien. J’ouvris les yeux : Vicious s’était relevé et secouait la tête, visiblement contrarié. Mais il n’y avait pas que de la frustration dans son regard. Il semblait aussi… Réjoui ? Comme si ma résistance n’était pas un obstacle, mais plutôt une sorte de défi que je lui lançais, et qu’il était prêt à le relever. Comme si entrer dans mon esprit n’était qu’un jeu à remporter. Nonchalant, il fit quelques pas vers la porte, et m’adressa un clin d’œil avant de s’éclipser :

    Vicious : Je sens qu’on va bien s’amuser, tous les deux… 



    vendredi 03 avril 2020 - 18:42 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Cole_PrCol

    Cole_PrCol

    1962 Crédits

    Le Mirax Terrik


       Cole se réveilla. La sonnerie de son beeper l’avait tiré en sursaut d’un sommeil lui offrant, pour de trop courtes heures, un repos miséricordieux.

       Depuis qu’il se trouvait sous la surveillance de Weedge, il réapprenait petit à petit à dormir, mais sous surveillance médicale. Dès que ses signes vitaux faiblissaient, il était toutefois réveillé par de brèves mais intenses décharges électriques. Littéralement, un traitement de choc ! Mais nécessaire.
       Il réapprenait à dormir, mais n’avait pas encore réussi à s’assoupir pour une nuit complète sans interruptions.

       Il se sentait las, fatigué, courbaturé. Il n’avait pas envie de se sortir du lit.
       Mais il savait que s’il ne se prêtait pas aux injonctions bruyantes du réveil, Weedge, implacable, viendrait lui-même le chercher, sans un mot de reproche, mais avec un regard qui le ferait se sentir coupable toute la journée. Et il détestait ça.
       Tout en sachant qu’il aurait dû éprouver davantage de reconnaissance, l’explorateur n’en maudit pas moins intérieurement la tyrannie des soignants.
       La Force soit louée, si le clone ne se trompait pas dans ses estimations, il ne lui restait que quelques jours de traitement.

       Il se leva avec efforts, vacillant sur ses jambes encore engourdies de sommeil. Après une douche sonique sommaire, il se risqua dans les coursives du vaisseau. Le Zabrak lui reprocherait de ne pas avoir pris de petit déjeuner, mais Pr’Col n’avait pas faim.
       Il connut un bref vertige, et manqua perdre l’équilibre. Il aurait peut-être dû prendre au sérieux la proposition de Dexter de lui façonner une canne.

       Dexter, qui allait partir bientôt.
       Cole avait beau comprendre le besoin du Besalisk de rejoindre la seule famille qu’il lui restait, l’ancien Ranger avait tout de même la sensation que c’était un beau gâchis.
       Quand tout serai terminé, il faudrait vraiment qu’il se rende sur Phoenix.

       Son chemin fut soudain coupé par deux padawans qui se poursuivaient. Les deux enfants, une Farghul, Fiyera, et un humain, Oldo, faisaient parfois partie du contingent d’apprentis dont se servait Weedge comme réservoir d’énergie.

       Oldo – Allez, rends-la moi, sale voleuse poilue ! Elle n’est pas à toi !
       Fiyera – Mais tu ne t’en sers pas ! Et elle fait si jolie sur ma tunique !

       La non-humaine qui tenait contre son coeur une breloque rouge et le petit garçon continuèrent à courir autour de Cole, manquant le déséquilibrer.

        ? - Assez ! Ce n’est pas ainsi que se comportent des Padawans !

       Tibur… Un Duros récemment adoubé Chevalier après avoir servi sous la tutelle de Sol’As.

       Pr’Col profita que les deux garnements s’immobilisassent, penauds, sous la remontrance de l’être à la peau bleue pour s’écarter et reprendre sa route.

       Tibur – Toi, Fiyera, on t’a déjà dit que c’était mal de voler. Et Oldo, on ne court pas dans les couloirs.

       Cole jeta juste un œil par dessus son épaule. Et se figea. Ses cornes picotèrent alors que la vision faisait naître en lui une colère froide. Le Duros tenait la petite fille par les poils du cou et tirait douloureusement l’oreille du Kol-Atornien.

       C’était des enfants ! Ce fils de schlag s’en prenait à des enfants ! Pris d’une fureur froide, l’explorateur revint sur ses pas et interpella le Chevalier sur un ton rien moins que glacial.

       Cole – Assez ! Ces enfants n’ont rien fait de mal, Chevalier ! Vous devriez savoir que la kleptomanie est pratiquement un trait de caractère des Farghuls ! C’est dans leur nature « d’emprunter ». Ils ne pensent pas à mal. Quant à Oldo… Bon sang, Tibur, ce sont encore des gosses, padawans ou non !
       Tibur – Pardonnez-moi, Guildeur, mais cela ne vous concerne pas ; il s’agit d’affaires internes à l’Ordre.

       La colère froide du Gotal crût encore. Un glacier continental s’échappa de ses lèvres en un murmure :
       Cole – Depuis quand permet-on à des padawans de passer chevaliers alors qu’ils pêchent encore par arrogance ?
       Mortifié, le Duros voulut répliquer vertement, mais il fut stoppé net.
       Cole lui lançait le Regard. Celui qui sans un seul mot renvoyait impitoyablement la victime à ses torts et empêchait toute répartie…
       Le Duros comprit que sa colère, son orgueil et son intolérance transgressaient les principes mêmes des Jedi. Rendu à l’humilité, il déclara :
       Tibur – Je… Vous avez raison. Je vais en parler avec mon maître.
       Cole, de la glace pilée en guise de mots Oui,  je crois que ce serait la bonne chose à faire…
       Troublé, le Duros s’en alla.

       Avec une exaspération quasi-parentale, l’explorateur se retourna vers les deux enfants, un peu surpris de ce sauvetage inattendu.
       Cole – Fiyera, c’est vrai qu’il faut quand même demander si tu peux voler quelque chose avant de le faire...Vérifie que la personne n’en a pas besoin. Et rends le si on te le demande (Cole se tourna vers Oldo) poliment.  Toi Oldo, surveille ton vocabulaire. Sois indulgent avec ta camarade. Si c’est important pour toi qu’elle ne prenne pas quelque chose, explique le lui gentiment. Et ne cours pas dans ces couloirs, tu pourrais glisser et te faire mal, surtout avec ta prothèse, ou bousculer quelqu’un.

       Les deux enfants acquiescèrent avec reconnaissance. La petite fille tendit la broche à son camarade, qui avec une moue revêche rétorqua qu'elle pouvait la garder encore un peu. Puis ils saluèrent Cole ("Au revoir, Monsieur Percolateur") et s'en allèrent.

       Cole ressentit une certaine satisfaction tempérée par l’appréhension quant au futur comportement des deux padawans. Mais il s’agissait de Jedi en devenir. Il devait leur faire confiance…

       Quoi qu’il en fut, il était surpris de l’intensité des émotions qu’il venait de ressentir. Ce n’était pas dans ses habitudes. Non plus que la façon dont il avait mouché le Chevalier présomptueux, même si ce n’était pas pour lui déplaire.

       Il rejoignit donc Weedge pour sa séance quotidienne.
       Il crut un moment que la monotonie serait brisé quand le Zabrak poussa une exclamation d’incrédulité, mais son intérêt décrût aussitôt quand le clone déclara qu’il avait dû se tromper.
       La routine reprenait…
       Plus que quelques jours … -sigh-

    Ce message a été modifié par Cole_PrCol le jeudi 16 avril 2020 - 18:56

    jeudi 16 avril 2020 - 18:43 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Ordo

    Ordo

    18910 Crédits Modo

    Corellia


    Cera - J'voudrais pas casser l'ambiance mais on fait comment maintenant ? On a une Sonell scalpée et le cadavre de Jojo qui gît là derrière.
    Spencer - Gnrrr, je l'aurais tué de toutes façons. Il m'énervait.
    Cera - Tu n'as pas arrêté de rire en te foutant de lui.
    Spencer - Justement ! Il n'a même pas répliqué ! Il a plus de sang-froid qu'un Jedi ! Grrrmm ça me révolte !
    Cera - Est-ce qu'on peut réfléchir à un moyen de sortir sans se faire arrêter ?
    Ange - T'en fais donc pas. Pour l'instant, on va simplement rester sur place.
    Cera - Ici ? Pourquoi rester ici ?
    Ange - Tu as encore de la place dans ton appareil qui change l'apparence ?
    Cera - Où veux-tu en venir ?
    Ange - On va se débarrasser d'eux, puis prendre leur place. Si tu me prêtes ton appareil, je peux prendre l'apparence de Sonell, la taille correspond.
    Cera - Hmm... C'est une idée... Sauf que vous l'avez scalpé. Pour le scan, c'est pas l'idéal.
    Ange - Même si je repose le scalp sur son crâne ?
    Cera avec un regard de désapprobation - . . .
    Ange - Oublie.
    Cera - Par chance, je l'ai scanné avant que vous n'agissiez, je me doutais bien qu'elle n'allait pas s'en sortir indemne.
    Ange tout en essuyant une goutte de sang sur son visage, sans rien laisser paraître, et ne s’occupant pas d’ôter le reste - Et tu ne pouvais pas le dire plus tôt ? En tout cas, c’est un acte prévoyant, je te l’accorde.
    Cera montrant le cadavre du Dévaronien - Ok, et pour Jojo ?
    Ange - Et bien... Laisse-moi une seconde... Je crois que Sonell l'a licencié, et a engagé un Cathar bien plus efficace... Hmm, hmm, ça me semble pas déconnant.
    Cera - C'est risqué. Si ses employés soupçonnent quelque chose...
    Ange - ... Je les mettrai au pas en prenant l'apparence de Sonell. Je doute qu'ils enquêtent sur leur patronne. Quant à l'homme que l'on cherche, s'il reconnaît Spencer, il sera déjà trop tard pour lui.
    Spencer guilleret - Ducoup, c'est nous les esclavagistes ?
    Ange - ... On peut dire ça, le temps d'attendre la rencontre.
    Cera - C'est un rôle. On est pas vraiment des esclavagistes.
    Spencer implorant - Oui mais je pourrai quand même dévorer un ou deux escl...
    Ange & Cera - Nan!

    Ainsi le groupe se mit d'accord. Solo emprunta la matrice de changement d'apparence de Cera et intervint chaque fois que cela fut nécessaire en tant que Sonya Sonell. Prétextant une réorganisation suite au "licenciement" de Jojo et à la signature factice de Dark Spencer comme agent de sécurité, ils décidèrent de fermer l'établissement jusqu'au lendemain soir afin de n'avoir aucun client dans les parages et de renvoyer chez eux la plupart des employés pour un congé exceptionnel. Durant ce laps de temps, ils réussirent à faire évacuer leur prisonnière ainsi que le corps de Jojo dont ils se débarrassèrent dans une vieille déchèterie qui avait souvent fait office de cimetière. Avec une minutie chirurgicale, Ange s’était d’ailleurs portée volontaire pour s’assurer que le corps ne puisse en aucun cas révéler une quelconque trace de leur identité. Sonya Sonell devait ensuite être rapatriée sur le Lame mais cette option s’avérait inenvisageable pour le moment sans trahir leur position. Il fallait cependant trouver une solution et vite. Il fut décidé que Cera Ordo irait la cacher à la planque de la vieille ferme abandonnée, aux premières heures du jour prochain. À la demande du Mandalorien, Ange promit de libérer les esclaves si cela était possible, après leur rendez-vous tant attendu avec Living Bommbassa. Cette nuit-là, Spencer prit son rôle d'agent de sécurité très au sérieux. Il garda un oeil sur la prisonnière, fit des rondes dans le hall, vida quelques bouteilles dans le salon, surveilla les chambres et les couloirs et ne dévora aucun enfant. De leur côté, Ange et Cera profitèrent de ce seul répit pour investir le bureau luxueux de Sonell et prendre un peu de bon temps. Sans son armure, un verre à la main, il avait l'air encore à peu près humain. Elle, s'affala sur le canapé et pensa à Mimi. Où pouvait-elle bien être ? Une inquiétude plus forte taraudait l'ancien Jedi, Keller n'avait toujours pas donné de nouvelle. Tous deux se mirent à échanger des banalités puis ils ne purent s'arrêter.

    Ils parlèrent longtemps, allant d'un sujet à un autre. Lors de leur discussion, ils évoquèrent la Guerre de la République qui durait depuis plus de vingt ans, puis le problème de la dangerosité de Dark Spencer à leurs côtés. Cera raconta à Ange l'histoire de Spencer : il lui relata tout, son fils, la disparition de sa femme, la puissance cachée qui en avait résulté et le combat sur Cathar où Pr'Cole avait failli perdre la vie en défendant celle de l'enfant. Il insista sur le fait que le Sith n'avait plus rien à voir avec celui qui combattit à ses côtés lors de la guerre. À l'époque, il y avait Shae pour le contrôler. Il était désormais revenu à ses plus bas instincts, c'était même bien pire qu'avant. Ce monstre pouvait à tout moment faire éclater une puissance incommensurable, comparable à celle de son ancien maître, Baaaaaaal. S'il venait à déchaîner ses pouvoirs, ils ne pourraient pas l'arrêter même en unissant leurs forces. Ange tempéra l'inquiétude de Cera. Pour le moment, Spencer pouvait se montrer utile et, quels que fussent ses pouvoirs, il demeurait tristement seul, il était uniquement guidé par ses émotions. Il n'était rien en comparaison de Baaaaaaal ou de Sovereign. Pour combattre ce-dernier, la rage de Spencer, si elle était bien utilisée, restait un atout à ne pas négliger, le Général Gunnar l'avait compris avant tout le monde. Ordo acquiesça avec hésitation et se demanda comment elle avait pu dresser une analyse aussi juste de son ennemi juré en si peu de temps.

    Ils en vinrent inévitablement à parler de l'exil des Jedi, de la vie sur la flotte perdue de Malefica, de Kinsa Talik, envers qui tous deux éprouvaient un sentiment protecteur, ainsi que d'autres Jedi. Le sujet de Gunnar revint plusieurs fois sur le tapis, sous l'impulsion de Cera, mais il fut à chaque fois habilement évité par Ange. Il était évident pour le Jedi noir qu'elle en savait plus qu'elle ne voulait bien le dire. Toutefois, il ne chercha pas à envenimer l'échange. Ange essaya d'en savoir plus sur son acolyte du moment, ce-dernier refusa de répondre à ses questions sur son passif, comme elle l'aurait fait. Pourtant tous deux se connaissaient depuis très longtemps. Une mission commune les avait déjà réunis sur Bothawui, il y a trente-cinq années, alors que Cenovii était encore un jeune padawan placé sous la tutelle de Jorus Beku'n. Leur coopération leur avait permis d'échapper à une mort certaine. Cette époque leur sembla si lointaine. Même le dernier conclave des Maîtres, durant lequel ils s'étaient alliés contre la majorité pour refuser la mise sous tutelle de l'Ordre Jedi, paraissait être un vieux souvenir. Cera Ordo était désormais un cinquantenaire aux multiples cicatrices, tant intérieures qu'extérieure, quant à Solo, elle seule pouvait mesurer le poids de ses années. Lorsqu'il commença à s'intéresser à son vieillissement ralenti et à sa longévité qui conservait sa beauté intacte au fil des décennies, le Leader de la Guilde coupa court à toute discussion verbale et ils passèrent la nuit ensemble. Ceno en profita pour effectuer un scan complet d'Ange pendant qu'elle dormait et l'ajouta à sa banque de données.

    Le lendemain, tout fut occulté pour se concentrer uniquement sur leur objectif. Dés l'aube, le Mando s'acquita de sa besogne et porta le corps inconscient de Sonya Sonell jusqu'à la ferme inhabitée. Là-bas, il l'enferma dans une cage de force et la laissa là, sans eau ni nouriture, ni quelconque accès aux commodité, avant de remplir le réservoir du landspeeder et de reprendre le chemin de la ville. Ange briefa DarkSpencer pendant une bonne partie de l'après-midi. Le Cathar était gonflé à bloc, mais son rôle devait être celui du garde du corps et il ne devait intervenir qu'en cas d'absolue nécessité. Même chose pour le Mandalorien, qui devait rester sous son camouflage optique et reparaître quand Solo en donnerait le signal. Au crépuscule, celle-ci endossa l'apparence et le rôle de Sonya Sonell et procéda à la réouverture de l'établissement. Cera Ordo rejoignit Coronet plus tard dans la soirée, tandis que l'heure du rendez-vous avec Bombassa approchait.

    lundi 20 avril 2020 - 23:55 Modification Admin Réaction Permalien



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