Le Temple Jedi 6 (page 43)

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  • Avatar Bencenovii

    Bencenovii

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    Thème Musical


    Au coeur de la bataille de Rhomamool, deux droïdes Basilisk foncent à travers le ciel en descendant autant de vaisseaux ennemis que possible. Au sol, les fronts se multiplient. Jedi, Soldats Républicains, Néo-Mandaloriens et Death Watch se livrent à un combat sans pitié. Le conflit entre Rhomamooliens et Osariens a prit une étrange tournure, au milieu de ce chaos Cera Ordo cherche à sauver ce qui peut l'être encore. Avec l'appui de Rusaan Fett, il demande aux forces Mandies de se préoccuper uniquement des poches de Death Watch restantes et de laisser les Jedi tranquilles. Les Basilisks atterrissent aux abords du parc central duquel tirs et cris fusent de toutes parts. Plusieurs régiments sont prêts à investir les lieux, d'autres hommes en reviennent blessés, portant les cadavres de leurs camarades. Un Sergent de la République sort du rang et, avec aplomb, s'adresse à Gondra directement.

    Sergent - Vous n'avez rien à faire ici, Mandaloriens, cette zone est sous contrôle!
    Ceno (à travers le droïde) - On ne dirait pas... Vos hommes n'ont aucune chance contre ce Jedi, laissez-le nous.
    Sergent - Mes hommes sont parfaitement entrainés pour ce genre de situation!
    Ceno - Vous devriez plutôt les envoyer au nord de la ville, il y a des Jedi sans défense qui se cachent là-bas.
    Rusaan - . . .
    Ceno - Je suis le seul à pouvoir m'occuper de celui-ci.
    Sergent - Et pourquoi seriez-vous le seul capable de l'arrêter?
    Ceno - Parce-que j'ai été son maître.
    Sergent - Son maître?! Mais vous! Vous êtes!
    Ceno - Je suis Cera "Cenovii" Ordo et je ne fais désormais plus partie de l'Ordre Jedi, au nom de Mandal'ore, laissez-moi gérer ce cas particulier.

    D'autres soldats républicains reviennent estropiés, désarmés, l'effroi dans le regard pour la plupart. Le Sergent se résigne et envoie ses troupes au nord, laissant Ceno et Rusaan entrer dans le parc central et aller à la rencontre de Keller. Ce-dernier est en train de massacrer toute une escouade lorsque les droïdes Basilisks arrivent. Un Soldat lâche un hurlement en étant éjecté à plusieurs mètres de hauteur, un autre voit son arme lui échapper des mains, se retourner contre lui et faire feu, les suivants sont embrochés par une lame bleue véloce qui tournoie autour de son propriétaire. En quelques secondes les soldats ont été mis hors d'état de nuire, Keller se redresse alors et se tourne vers les Basilisks avec un air sombre.

    Ceno - Keller...
    Keller - Maître?!

    Le museau de Gondra coulisse et vient s'élever, révélant son pilote qui saute de la machine. La Force Obscure converge entre les deux individus lorsqu'ils se retrouvent l'un en face de l'autre. Keller a également cédé à la violence et à la colère, le déchirement du côté lumineux a révélé ses pouvoirs latents, lesquels sont venus l'envahir et le nourrir de plus de puissance encore.

    Keller - La  République... Pourquoi...? Pourquoi font-ils ça...?
    Ceno - Cette trahison ne saurait rester impunie. Nous trouverons les responsables et nous les éliminerons.
    Keller - Les jedi... Ils ont tous été... Mais pas moi... Alors j'ai... J'ai cédé... J'ai tué tous les soldats...
    Ceno - Ne t'en veux pas, tu as très bien fait. Les Jedi ont peur du côté obscur de la Force, mais j'ai compris à présent quelle était la vraie nature de son pouvoir. Nous ne faillirons pas comme eux, nous utiliserons ce pouvoir pour venir à bout de nos ennemis.
    Keller - Qu'est-ce que vous voulez dire Maître?
    Ceno - Il n'y a plus ni Maître ni Padawan à présent. Les Jedi sont perdus, ils se sont fourvoyés, victimes de leur propre compassion, aveugles à la vérité... Leur faiblesse n'a pas échappé à nos ennemis. Je crois qu'on ne peut plus leur faire confiance...

    Le forceux à la bure noire comprends que son vieux mentor a prit sa décision. Ses relations avec l'Ordre battaient de l'aile depuis déjà un moment et la formation de Keller elle-même était sujette à débats. Il est peut-être enfin temps pour eux de suivre leur propre chemin. Ceno retranche son casque et s'approche de son premier élève.

    Ceno - Tu n'as plus besoin de te retenir maintenant. Laisse libre court à tes émotions, ce sont elles qui nous donnent le pouvoir de défendre ce en quoi nous croyons. Ensemble, nous découvrirons la vérité et nous réduirons à néant tous ceux qui oseront se mettre sur notre chemin. Ensemble, nous vengerons les Jedi et construirons un nouvel Ordre.
    Keller - Enfin! Je vais enfin pouvoir utiliser mes dons sans restriction! Après m'être retenu pendant tant d'années! Quel soulagement! Si on laisse libre court à tous nos pouvoirs, nous pourrons connaître d'autres faces de la Force que les Jedi nous ont caché, nous serons invincibles!
    Ceno - Nous allons commencer par attirer un maximum de soldats Républicains loin des Jedi pour leur permettre de fuir.
    Keller - Pourquoi leur venir en aide? Vous l'avez dit vous-même, ils se sont fourvoyés!
    Ceno - Par respect pour ce qu'ils ont fait pour nous. Certains m'ont formé aux voies de la Force, et je te rappelle que deux d'entre eux étaient mes padawans.
    Keller - Nous pourrions peut-être les rallier à notre cause.
    Ceno - Non. On ne peut pas... Kinsa a déjà fait son choix, et Eckmül est la Force claire incarnée. Mais nous pouvons les aider à ne pas être tués.
    Keller - Très bien Maître!
    Ceno - Je te l'ai dit, il n'y a plus de maitre ou de padawan.
    Keller - Vous resterez toujours mon Maître, Maître!
    Ceno - . . .

    Un léger rictus anime le visage de Cera Ordo qui paraît sourire l'espace d'un instant, avant que son casque ne vienne à nouveau recouvrir son visage. Les explosions et les cris continuent de nourrir l'ambiance et de recouvrir la ville d'un voile obscur et glauque. L'ancien Jedi met le corps de son défunt frère à l'intérieur de Gondra et demande à son Basilisk de rejoindre l'Impérator. Rusaan s'oppose à la prochaine manœuvre des deux renégats mais elle n'est pas écoutée. Cera observe les alentours pour s'assurer qu'aucun espion ne les guette puis il active sa matrice de changement d'apparence et prends celle de....... Yota Gin!

    Keller - On va de quel côté?
    Ceno -  Au nord, là où se trouvent le plus grand nombre de soldats de la République. Dépêchons-nous, je ne pourrai pas rester sous cette forme très longtemps.


    [post réalisé en collaboration avec mevraw]

    Ce message a été modifié par Bencenovii le mercredi 25 mai 2016 - 21:52

    mercredi 25 mai 2016 - 21:23 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Kinsan enfouit son visage entre ses mains, pour dissimuler ses larmes, même s'il n'y avait personne d'autre dans le vaisseau. Il détestait pleurer, une fierté qu'il partageait avec sa fille. Puis, quand toutes les larmes eurent coulé, il se ressaisit. Mais jamais il ne s'était senti aussi vulnérable. Il repensa à Kinsa, justement, dont le courage lui avait permis de rester en vie. N'étant pas Jedi lui-même, il ne savait pas exactement en quoi consistait le lien maître-padawan, mais il avait lu dans les yeux de sa fille que c'était un déchirement pour elle de combattre son maître, et se sentait coupable.

    Kinsa lui avait ouvert les yeux. Et il songea un instant avec amusement qu'elle perpétuait bien la tradition familiale : ne pas obéir au Mand'alore. Son père était parti de Mandalore à cause de ça, bien des années auparavant, lui-même était devenu le chef de la Death Watch et Kinsa, apparemment, ne paraissait pas très bien partie pour être une soldat obéissante... D'un côté, ça lui plaisait énormément, de l'autre, il se demandait qu'est-ce qui lui était arrivé. Il l'avait quand même laissée en très mauvaise position... Et si elle était gravement blessée ? Il secoua la tête. Elle était une combattante, elle s'en sortirait sans aucun problème, et puis si elle apprenait qu'il se faisait du souci pour elle, elle lui balancerait sans doute une phrase du genre : "Mon plus gros ennui pendant un temps c'était toi, alors je pense pouvoir gérer !".

    Il sourit. Oui, sa fille lui manquait vraiment beaucoup. Mais il avait à faire. Il ne pouvait pas abandonner ses hommes à la mort comme ça.

    Kinsan. À toutes les unités Death Watch : repliez-vous !
    DW : Pourquoi ?
    Kinsan : Ce n'est plus notre affaire, ce qui arrive nous dépasse. Nous risquons d'y laisser tous nos vies. Je répète : repliez-vous ! Nous aurons bien d'autres occasions de prouver notre valeur.
    DW : Bien chef. Où allons-nous ensuite ?
    Kinsan : Hum...

    Il hésita. Retourner sur Mandalore était impossible, quoique... puisque Mand'alore avait engagé ses troupes sur Rhommamool, la planète devait être moins gardée que d'habitude. Et puis, il n'avait aucune idée d'où aller d'autre. Enfin, il reprit son communicateur et dit :

    Kinsan : On retourne discrètement sur Mandalore. Pas de grabuge, on tâche de rester discrets. Talik, terminé.

    Il soupira et entra les coordonnées qu'il connaissait par coeur pour les avoir tant répétées. Et le vaisseau entra en hyperespace. Kinsan se leva, dans l'intention d'inspecter le vaisseau pour le connaître un peu mieux. C'était un vieux cargo de type G9 Rigger, mais qui avait gardé toute sa splendeur d'antan. Parfaitement nettoyé, de fond en comble : son possesseur devait être très soigneux. Il tapota sur un des murs d'un air pensif.

    Kinsan : Comment je vais t'appeler, toi...

    Il sursauta. Un bruit venant de derrière l'avait alerté. Il se retrouva face à un jeune Twi'lek couleur ocre qui ne devait pas avoir plus de dix-sept ans, vêtu comme un contrebandier et blaster en main. Kinsan, méfiant, posa également la main sur son arme.

    Twi'lek : Qui êtes-vous et pourquoi avez-vous volé notre vaisseau ?
    Kinsan : Votre vaisseau ? Ah, je vois. Eh bien maintenant c'est mon vaisseau.
    Twi'lek : Qui êtes-vous ?
    Kinsan : Je suis Kinsan Talik.

    Le visage du jeune se fit plus dur. Puis il appella :

    Twi'lek : Zefir. On a un prisonnier à bord.
    Kinsan : Qu'est-ce qui vous dit que je vais me laisser faire ?
    Zefir : Deran, je ne suis pas sûr que chercher la bagarre en vaille la peine. Ce type-là est recherché.
    Kinsan : Je veux juste rentrer sur Mandalore, les jeunes. Et j'ai passé une très mauvaise journée. J'ai eu des problèmes avec ma fille, c'est le bazar total là-bas !

    Il vit les deux frères se retourner pour se concerter. Après un long conciliabule, ils firent :

    Deran : D'accord, on va vous aider. Au fait, moi c'est Deran Soon, et lui c'est mon frère, Zefir. Et on connaît votre fille.

    samedi 28 mai 2016 - 20:10 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

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    L’Arrow survole depuis le ciel les hauteurs de Kehalt, capitale de Rhommamool, et sans encombre grâce à sa furtivité. La ville est encore plongée dans la guerre. Là où l’on voit des incendies, là où on entend les coups de tirs-laser et là où sent la détermination des soldats, on peut se douter que la bataille fait rage. Et elle risque de transformer une importante cité… en un champ de ruine.

    À l’intérieur du vaisseau, nous sommes tous les six rassemblés dans la zone passagère. Chacun d’entre nous est dépassé par ce qui se passe ; moi-même je me sens affaibli par mes efforts de me surpasser face aux pires circonstances et j’en ai payé le prix avec quelques blessures. Cela me ramène à Weedge, l’autre apprenti d’Aynor et mon camarade. Une fois paralysé et hors d’état de nuire, le jeune zabrak est enfermé dans la cale du vaisseau. J’ai de la peine de le savoir affaibli par l’absence du Côté Clair et retenu par son autre moitié.
    Une fois que Kinsa a raconté les faits de sa présence sur Rhommamool, Kaarde hésite à encore dévoiler les raisons de son identité de Dark Hyllyard. Aynor décida de raconter la conférence privée sur Coruscant et les raisons qui ont conduit à envoyer le contingent Jedi sur la planète. Tout le long de son récit, je visualise la scène, les avis et même les ressentis. Kinsa, Eckmül et Oraclem eurent plus de mal que moi à digérer la nouvelle concernant Kaarde/Dark Hyllyard. Moi, je me demande quel a été le ressenti de Kaarde dans son rôle de Seigneur Sith, l’assassinat de l’ex-Chancelier et son évasion.

    Aynor : - Voilà. Maintenant, vous êtes vous aussi au courant de la situation.
    Eckmül : - Je… crois que je vais mettre longtemps… à me faire à cette nouvelle.
    Oraclem : - J’approuve. Savoir que le Grand Maître Jedi Kaarde Naberry est aussi un Seigneur Sith me donne beaucoup de mal à penser correctement. Je suis bouleversé.
    Kaarde : - Je comprends parfaitement votre inquiétude. C’était depuis le début un choix difficile pour moi.
    Soudain, la jeune twi’lek se lève et se dresse face à lui. Je peux y voir un début de frustration sur son visage.
    Kinsa : - Il y a une chose que je ne comprends pas, hormis le fait que vous êtes un potentiel Sith, c’est pourquoi vous en êtes venu à fuir de prison et tuer un garde. En faisant ça, j’ai du mal à croire que vous êtes encore de notre côté.

    C’est alors que quelque chose me revient à l’esprit sur ce sujet. Je me lève précipitamment et lance ma question au maître Jedi humain.

    Moi : - J’y repense à l’instant, mais vous m’avez dit que c’était Tyria Sarkin qui vous avait fait évader. Et puis vous avez parlez d’une « fausse » Mirax qui vous a fait tuer l’ancien Chancelier.
    Kaarde : - Effectivement. Je sais que ça peut vous paraître étrange mais j’ai vu Tyria lors de mon évasion, alors qu’Aynor dit qu’elle avait un alibi fortement solide. La Tyria qui m’a fait évader à abattue le garde. Pour le meurtre de Gaïus Mahan, c’est une personne ressemblant à Mirax Terrik qui m’a demandé de l’éliminer.
    Aynor : - Et donc ?
    Kaarde : - J’ai vite conclu que je me suis fait manipuler. S’il y a eu une fausse Mirax, il y a eu une fausse Tyria… qui m’a fait évader tout en me faisant porter le chapeau.
    Moi : - Peut-être que vous allez dire que je me trompe, mais… tous ces évènements passés que l’on cite, sans oublier l’absence brutale du Côté Clair, vous n’avez pas l’impression que ça ressemble à un complot bien préparé?

    Il y a là un long silence. Tandis que la grande twi’lek me regarde en réfléchissant à ma phrase, Kinsa, Eckmül et Oraclem semblent perdus. Seul le Grand Maître Jedi est plongé dans une réflexion sérieuse. Je décide de me placer dans la cabine de pilotage pour regarder la vue de dehors. Sous mes yeux, la ville centrale de Rhommamool continue d’être harcelée par les deux camps. Bien que nous ayons… enfin, que la République a fait évacuer la population, cette intervention s’est transformée en bataille sanglante. En continuant de visualiser la ville, un détail important me saute aux yeux. Je sursaute comme jamais.

    Moi : - Oh ça alors !
    Kinsa : - Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?
    Moi : - Les vaisseaux des Death Watch s’en vont de Kehalt !

    La jeune twi’lek mandalorienne bondit de son siège passager et me rejoint devant la vitre de la cabine. Elle dirige son regard dans la même direction que le mien. Dans le ciel de Rhommamool, des dizaines de vaisseaux mandaloriens de la Death Watch prennent leur ascension. Leur but semble d’entrer dans l’espace. Ma camarade n’en croit pas ses yeux.

    Kinsa : - Ils battent en retraite ! Les Death Watch battent en retraite ! Et ils vont quitter la planète.
    Moi : - Tu crois que ton père leur en a donné l’ordre ?
    Kinsa : - Je ne sais pas. Mais avec ce qui s’est passé avec Ceno, je pense que c’est la dernière idée qu’il a eu en tête. Restera à savoir où il décide d’aller.
    Moi : - Cela nous fait un groupe d’adversaires en moins. (Ironiquement.) Espérons que les Néo-Mandaloriens auront la même idée de cesser le combat.

    Soudain, un Bwup successif retentit dans la cabine de pilotage. On dirait une sonnerie d’alarme.

    Kinsa : - Cette sonnerie ne me dit rien qui vaille. R8 ! (Le droïde astromech arrive de suite vers elle.) Résous-moi le souci qui déclenche cette alarme. (R8 émit une série de bips et de sons longs pour dire quelque chose à Kinsa.) R8 ! Arrête tes bruitages incompréhensibles et répare le problème.
    Moi : - Kinsa !
    Kinsa : - Quoi ?
    Moi : - R8 t’explique que l’Arrow a détecté l’arrivé d’une transmission holographique à notre intention. Et que l’appel est envoyé vers un comlink d’un d’entre nous.

    Là, j’ai l’impression d’avoir scotché la jeune twi’lek, parce qu’elle me regarde avec surprise. Et R8 en profita pour me remercier de traduire ces propos. Il nous guide ensuite vers les autres, où le récepteur de l’appel holographique n’était d’autre que Kaarde. Celui-ci décroche l’appel et l’image holographique d’une femme humaine que je ne connais pas apparaît.

    Bloli : - Kaarde ? Est-ce que tu me reçois ? Nous avons besoin de ton aide. J’ai pu retrouver une centaine de survivants Jedi et les derniers sont encore éparpillés dans la ville, non loin du QG Républicain. Et les soldats Républicains bouclent toutes les issues. Dis-moi que tu as trouvé Aynor A’lask.
    Kaarde : - En effet, je suis avec elle. Et tu sais quoi ? Nous sommes déjà en route.

    dimanche 29 mai 2016 - 15:39 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kaarde

    Kaarde

    16840 Crédits Modo

    Bloli. - Dis-mois que tu as retrouvé Aynor'a Lask !
    Kaarde (holo). - En effet, je suis avec elle. Et tu sais quoi ? Nous sommes déjà en route !

    À cette nouvelle le cœur de Bloli Meyst fit un bond de joie (le premier de cette maudite journée), et une bonne partie de sa tension la quitta. Elle ne put s'empêcher de serrer le petit dispositif holocom contre sa poitrine. Kaarde et Aynor étaient toujours en vie, et ils arrivaient ! Avec eux à leur tête, les Jedi survivants auraient une chance de quitter la ville.

    Kaarde (holo). - ... Essayez de vous abriter, en nous attendant.
    Bloli. - Les Death Watch viennent justement d'abandonner le champ de bataille, ce qui nous laisse leurs anciennes cachettes de libre. D'après Kroga il y a un bon réseau de catacombes sous la ville.
    Kaarde (holo). - Parfait. Très bon travail, Bloli !
    Bloli. - Ça n'a pas été une mince affaire.
    Kaarde (holo). - Je te promets qu'on va s'en sortir. A tout de suite !

    Et en effet Bloli y croyait. Ils étaient à présent plusieurs centaines de Jedi réunis et plus aucune unité combattante de la République n'était en mesure de leur résister. Malheureusement ils étaient encore acculés dans la ville à cause des armes lourdes et de l'éventualité d'un bombardement orbital, aussi la découverte des catacombes tombait à pic. Bloli y entraîna tous les Jedi.

    Quinze minutes plus tard Bloli entrait la dernière dans la noirceur souterraine, après s'être assurée que tous les Jedi étaient passés avant elle  Elle prit soin de dissimuler le passage en déplaçant un débris de mur en permabéton. Là en bas chacun essayait de progresser dans les sombres tunnels avec des moyens de fortune, parfois avec une lampe encore en état de marche ou à la lueur d'un sabre laser. Ils étaient enfin en sécurité.
    Kroga, anormalement anxieux, se précipita à sa rencontre.

    Kroga. - Bloli ! Il faut que vous veniez voir ça !
    Bloli. - Quoi donc, nous sommes attaqués ?
    Kroga. - Non, j'ai retrouvé des restes de guerriers mandaloriens, mais ils... Vous allez voir.

    Elle suivit l'agile dug Jedi jusqu'à un recoin qui avait dû servir d'abri à des membres des Death Watch. En effet des restes de mandaloriens y gisaient, épars. Là un bras, ailleurs une tête, ici un torse détaché. Ils semblaient avoir eu une mort violente. Curieusement ces pièces de cadavres n'avaient répandu aucun sang et dégageaient une odeur âcre.

    Kroga. - Qu'est-ce qui a bien pu s'en prendre aux Death Watch ici ? Ces corps me semblent morts d'aujourd'hui.
    Bloli. - En effet, mais le plus bizarre... ils semblent incomplets. Comme si certaines parties de leurs corps avaient été complètement dissoutes en quelques instants, armures comprises. Regardez comme le beskar est rongé.
    Kroga. - Dissoutes ?... Mais enfin, quel genre d'acide serait assez puissant pour faire fondre du beskar aussi facilement ?
    Bloli. - Aucun à ma connaissance, et justement ça ne me dit rien qui vai...
    ???. - SKRRRRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIYYYYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

    Un frison glacé parcourut l'échine de Bloli tandis que les respirations de tous les Jedi se figeaient en même temps après avoir entendu ce hurlement strident.  La main ouverte de Bloli se crispa à quelques centimètres de son sabre laser. Ils n'étaient pas seuls.
    Puis, au bout d'interminables secondes, de nouveaux cris retentirent. Des cris de Jedi qu'on tuait. Quelque chose attaquait l'avant de la colonne de Jedi, au fond des tunnels, et y faisait un massacre. Quelque chose d'animal, à en juger par le terrible cri qui avait donné le signal de la curée.  Mais des animaux qu'on ne pouvait détecter dans la Force, au contraire de leurs victimes qui tombaient par dizaines. Bloli ne pouvait rien, elle était impuissante. Les faibles lueurs des sabres allumés ici et là ne leurs permettaient pas de voir ce qui les attaquait.
    Enfin Bloli fut forcée de quitter sa torpeur lorsque le Jedi situé devant elle poussa un hurlement de douleur et se retourna vers elle, révélant un torse et un visage qui se décomposaient sous l'effet d'un jet d'acide. Elle alluma son sabre laser, et la lueur verte de la lame lui offrit une vision de cauchemar.
    La créature n'avait pas d'yeux à proprement parler, pourtant Bloli se sentait jaugée par elle. Elle semblait dotée de plusieurs mâchoires immenses imbriquées les unes dans les autres. Son corps, long de plusieurs mètres, était soutenu par au moins six pattes, peut-être huit. Le tout était recouvert d'une carapace noire luisante. Et elle n'était pas seule. Derrière elle Bloli pouvait deviner plusieurs de ses semblables affairées à dévorer des Jedi.
    La chose retroussa ses babines en grognant.

    Kroga. - Attention, Bloli !

    Le dug bondit sur la tête du monstre et lui asséna un coup de pied qui dévia juste à temps le crachat acide destiné à la guérisseuse Jedi. La bestiole s'employa alors à happer Kroga dans ses mâchoires, mais l'agile gardien put lui échapper grâce à sa prodigieuse agilité. Il déploya son court sabre à lame bleue et frappa au cou.
    Bloli s'était attendu à ce que l'hideuse tête tombe, mais il n'en fut rien. La sabre de Kroga n'avait laissé qu'une simple entaille à la gorge du monstre, lequel repassa à l'offensive avec une vitesse fulgurante. Quelque chose de tranchant siffla dans l'air vers les deux Jedi.

    Bloli. - Aïeee !

    SCRATCH !
    Quoi que ce fut, ça venait de fendre la paupière droite de Bloli, manquant de peu de l'éborgner, avant de se planter dans quelque chose. Elle tenta tant bien que mal de garder une vision du combat avec son œil gauche et regretta aussitôt de ne pas être devenue aveugle.
    La chose était dotée d'une longue queue effilée comme un fouet. Elle venait de la lancer vers eux, fendant la paupière de Bloli au passage, et Kroga était à présent planté en son bout, inerte comme un pantin désarticulé.

    Bloli. - KROGAAA !

    D'un simple geste de sa queue, la créature jeta le corps fragile du dug dans ses gueules, où elle s'affaira à le réduire en charpies. Elle reporta presque aussitôt son attention sur Bloli.
    Celle-ci se savait être la dernière Jedi encore debout. Elle se sentait condamnée. Avec des gestes sûrs, et un calme dont elle ne se serait pas crue capable en telle circonstance, elle parvint à ouvrir sa combinaison de pilote pour mettre ses bras à l'aise et à prendre une posture défensive avec son sabre laser.
    Elle ferait face.

    Bloli. - Kaarde... je suis désolée.

    Vif comme l'éclair, le monstre ne laissa pas à Bloli l'occasion de placer un coup et fondit sur elle en hurlant. Il la souleva du sol en la saisissant au cou entre ses mâchoires. Bloli fut trop surprise et choquée pour sentir la douleur de sa gorge lacérée. Elle n'était plus qu'un jouet agité par un monstre capricieux.
    Dans son élan la chose transporta Bloli jusqu'à l'entrée des catacombes que cette dernière avait empruntée auparavant. La Jedi sentit son dos heurter puis soulever la dalle en permabéton qu'elle avait elle-même placée dans l'ouverture. Puis elle revit la lumière du jour. Elle n'arrivait plus à sentir que ça, la lumière, la pluie, et quelque chose de chaud qui s'écoulait de sa gorge sur son corps et faisait passer la teinte de sa combinaison du bleu au violet. Elle avait douloureusement conscience de la créature dressée là, émergeant à moitié de son trou, avec elle impuissante tenue entre ses mâchoires. Elle était perdue.
    À la recherche de quelque chose de frais pour atténuer l'impression de chaleur qui s'emparait d'elle, elle retrouva la sensation du métal de son sabre laser dans sa main. Cette fois des larmes coulèrent de ses yeux. Dans un suprême effort elle leva ce bras qu'elle ne sentait presque plus et plongea la lame émeraude dans la plaie qu'avait laissé l'attaque de Kroga au cou de la bête.

    La Chose. - SKRRRRIIIIIIIIIYYYEEEEEEH !

    Le monstre jeta la Jedi comme si elle était une nourriture empoisonnée et, après un long râle d'agonie, s'effondra mort.
    Bloli, quant à elle, n'était pas en état de savourer cette victoire. Elle gisait sur le dos, pâle comme un linge, le regard plongé dans les nuages pluvieux de Rhommamool. Elle entendit des pas affolés se rapprocher, preuve qu'il lui restait encore quelques uns de ses sens, mais elle savait sa gorge bien trop abîmée pour proférer un son et ne pouvait plus faire le moindre geste. Désormais elle n'avait plus aucune sensation de son corps. Elle avait déjà perdu trop de sang.
    C'était fini pour elle. Bloli rendit son dernier souffle en se demandant si Kaarde et Mirax auraient été impressionnés par le combat qu'elle venait de mener.


    Ce message a été modifié par Kaarde le dimanche 29 mai 2016 - 22:07

    dimanche 29 mai 2016 - 22:01 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

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    Recroquevillée, assise, les genoux contre sa poitrine, elle oscillait avec un rythme régulier, sa tête heurtant méthodiquement le canapé du salon. Ses yeux contemplaient le vide.


    Il faisait nuit. Ou jour. Dans la totale obscurité, le temps n’avait aucune importance, ni sens. Il faisait humide. La moiteur de la pièce était étouffante mais bien moins que cette faim qui vous rongeait de l’intérieur. Il n’était pas possible de penser à autre chose désormais. Ca vus tiraillait l’estomac dans le meilleur des cas, ça occultait tout, tout, dans les pires moments. C’était un de ces pires moments. Et il n’y avait plus d’eau. Mais, au moins, les cris avaient cessé.

    Elle entendit le faible bruissement à côté. Lui aussi était réveillé. Elle avait beau être coupée de la Force, lui aussi – elle, de manière imparfaite – elle était persuadée qu’il savait tout aussi bien qu’elle, si ce n’est mieux, ce qu’elle pouvait éprouver en cet instant. Si cet état de fait demeurait invasif et pour le moins déplaisant, être encore en présence de l’un des deux êtes qui tenait encore à vous avait quelque chose de rassurant. Maître It’Kla était toujours là, il serait toujours là.

    Un cliquetis se fit entendre juste au-dessus de leur tête, suivi d’un plus sonore encore. Ils levèrent les yeux au ciel et une lumière aveuglante envahit la pièce.



    Son comlink s’agitait contre sa cuisse. Une lumière rouge s’activait à intervalle régulier pour lui rappeler sa présence. Les yeux dans le néant, elle n’en avait toujours pas conscience.


    Sa main venait de se poser sur son épaule, privée de cet habit qu’elle avait porté presque aussi longtemps que ses souvenirs l’attestaient. Elle tourna son regard dans sa direction et elle lui sourit. En sécurité. Enfin. Après tant de mois à errer ici et là, sur Caamas et ailleurs.

    Sa fourrure ondula et se figea.

    Caamas.

    La connexion venait de se rétablir. Avec qui. Elle ne le savait pas. Peut-être à travers lui. Peut-être pas. Elle pouvait sentir la pluie de feu. Les impacts. La souffrance qui s’abattait en un flot continu et ces âmes qui passaient d’un état à un autre. Tout se répétait en un cercle infini, un cercle qui ne se terminait jamais. Puisqu’il n’avait pas de début, cette douleur restait sans fin. Elle voyait des visages, des noms. Ils se déformaient. Ce cri leur rongeait le visage. La mâchoire tombait vers le bas tandis que les paumes appliquées en geste défensif contre leurs oreilles le serraient comme un étau. Les os, redevenus cartilages, en gardaient la trace. La peur s’imprimait ici, durablement, et dans son esprit.



    Le balancement continuait de plus belle. Ses mains s’étaient levées et maintenaient sa tête en place.


    Elle revit cette cicatrice encore fraîche qui se dessinait sur une des joues mal rasées de l’homme qui se tenait à quelques centimètres d’elle. Elle laissa échapper un éclat de rire et entrevit le sien qu’il tentait d’étouffer en vain et le désastre arriva.


    Une profonde inspiration s’empara d’elle. Sa bouche béante se déforma sous la pression d’une bouffée d’air qu’elle n’expira même pas, noyée qu’elle était par ce flux confus de particules insaisissables. Elle sentit sa main de gauche à la recherche d’un quelconque support se heurter au tableau de bord fantôme auquel elle tâcha de s’agripper après qu’un spasme nerveux le lui a fait repousser du plat de la main. Son autre main, quant à elle, se crispa et disparut sur le rebord du siège invisible sur lequel elle se trouvait, ses ongles rentrant comme des serres dans la chair trop molle de ce cuir abîmé. Ses jambes battaient le sol. Le souffle lui manquait tandis que ce flot indistinct de souffrances étouffait chaque parcelle de son être. Sa poitrine l’enserrait, le poids de sa cage thoracique était tel qu’il lui semblait qu’il compressait subitement tous ses organes, les comprimant comme un étau jusqu’à ce qu’ils implosent sous la force de cette pression invisible. Elle les sentait, par masses, disparaître et revenir, différemment, son corps n’étant qu’un relai entre ses deux dimensions de l’être.

    Connectée. Elle était connectée. Elle n’avait jamais réussi à colmater parfaitement la brèche. Ils affluaient encore et encore, tous, ensemble. La douleur était même devenue trop forte pour la ressentir. Elle n’était qu’un amas de chair, chair à souffrance. Chacune de ses articulations se raidissait, ses nerfs n’envoyaient qu’une décharge continue d’énergie tandis que sa pression artérielle battait si fort que la seule musique qu’elle entendait restait son pouls, sorte d’éloge funèbre qui comptait un à un tous ces nouveaux arrivants.

    Alderaan.



    mercredi 08 juin 2016 - 10:37 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Mirax_Terrik

    Mirax_Terrik

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    Le sol était dur... Il faisait froid, il faisait sombre. Quand avais-je cessé de ressentir la douleur ? La créature tournait autour de moi, elle sentait que ma mort était proche et se repaissait de ma peur et de ma douleur.

    Comment ? Comment en étais-je arrivée là ? Terriblement perturbée par la déchirure du Voile du Coté Clair, je m'étais mise tant bien que mal à la recherche des Jedi disparus dans les sous sols du Temple. La créatures m'avait cueillie à l'instant ou j'avais retrouvé les corps atrocement mutilés des deux Chevaliers... En un éclair j'avais fait le lien avec les corps des Sorcières sur Dathomir : les mêmes plaies horribles, et l'acide ayant rongé dramatiquement les chairs. Comment avais-je pu être aussi stupide?

    En un éclair et dans un cri terrifiant, la bête avait bondi sur moi ! Pendant que ses griffes déchiraient profondément mon abdomen, sa queue redoutable avait lacéré mon dos sous ses coups... Et j'en étais là... A terre... Agonisante... Et cette abomination tournait tout autour de moi se repaissant de mon agonie, se délectant de ma mort prochaine. Environ 2 mètres d'envergure, des griffes longues comme des couteaux, une queue cinglante comme un fouet, une gueule encore plus terrifiante que tous mes pires cauchemars...

    J'essayais en vain de faire appel aux énergies curatives de la Force. Mais le Coté Clair avait disparu. Ne restait que la peur, le désespoir et la souffrance. De toute façon que pouvais une vieille Jedi usée face à une telle menace... Tout était déjà perdu d'avance. Les multiples hémorragies provoquées par la créature m'avaient causées des souffrances terrible et peu à peu je sentais la vie me quitter. Ma respiration se fit plus lente, mon systéme cardio-vasculaire déjà très atteint se ralenti également.

    Je n'entendais plus rien à l'exception des battements de mon cœur... De plus en plus lent. Jusqu'à ce que ma fonction respiratoire s'arrête. Mon corps se figea dans un dernier gargouillis ignoble. La bête tourna les talons. Cette proie avait été bien trop facile à tuer, elle n'avait même pas eu besoin de faire appel à son redoutable acide... Elle mourrai de faim, il était temps de repartir chasser.

    Le corps de Maître Mirax Terrik baignai dans son sang. Elle ne respirai plus, mais son cœur battait encore... Très faiblement... Et c'est la sur cette corde raide entre la vie et la mort que j'entendis enfin la voie qui hurlait au fond de moi:

    Bats toi !
    Bats toi !!
    BATS TOI !!


    Il n'est pas question que ça se termine ainsi !! Tu es Maître Mirax Terrik chef des Guérisseur du Temple Jedi. Tu as mené et gagné de nombreux combats !! Ca ne peux pas finir ainsi, tu ne peux pas baisser les bras et mourir seule, vaincue et déshonorée ! Il te reste des gens à protéger ! Tu es un Maître Jedi et ton devoir c'est de mourir au service des autres !! Alors maintenant SORS TOI LES DOIGTS DU CUL, LÈVE TOI ET BATS TOI !!!

    C'était ma conscience... Rongé par mes doutes et mes souffrances, je n'avais plus pris le temps d'écouter cette petite voie au fond de moi qui m'avais toujours guidée... Mais désormais tout était on ne peut plus limpide. Je savais ce que je devais faire. Plus aucune place au doute et à la peur... Seule une froide résolution.

    Lentement très lentement, je plongeais dans la Force. Le Coté Obscur m'y accueillit : La Colère,  la peur, la violence. Je les repoussais, les reniais, grâce à la nouvelle détermination qui m'habitait. Je savais ce que je cherchais, c'était un travail fastidieux qui m'attendais : Je cherchais des petits morceaux de coté Clair déchirés, et je les rassemblais entre eux, tout autour de moi. D'abords ce fût très lent, petits morceaux par petit morceaux... Puis, de plus en plus rapide: la lumière attire la lumière. Peu à peu je formais comme une "armure" de lumière autour de mon moi Psychique, et j'invoquais à pleine puissance les énergies curatives de la Force. J''utilisais mes pouvoirs de guérison avec une telle puissance que mon corps physique se mit à briller,. La Force réparait à une vitesse inouï les dommages que l'immondice avait infligé à mon corps, refermant les blessures, comme si rien ne s'était jamais produit. Mon cœur se mit à battre plus vite, les poumons se remirent brutalement en marche et je pris une profonde inspiration. La Force me traversait avec une puissance phénoménale. Le pouvoir circulait en moi comme jamais... Aucun Jedi ne pouvais supporter longtemps d'utiliser cette energie de cette manière, mais ça n'avait pas d'importance.

    C'est à cet instant que la bête senti que sa proie qu'elle croyait morte était en train de faire quelque chose d'étrange. Elle se retourna et voulu foncer sur le corps inerte, mais je fût plus rapide qu'elle et je la repoussais violemment d'une poussé de Force avant de bondir sur elle. Je lui administrais des coups de sabres d'une puissance prodigieuse, déchiquetant les écailles chitineuse qui recouvraient son corps. Elle mourut dans un râle et une volute d'un acide extrémement corrosif s'échappa de cette dernière expiration. Mais poussée par un reflexe inoui, j'esquivai la nappe qui alla dissoudre un mur de permabéton. Je n'avais jamais été, de ma vie entière, autant en phase avec la Force. Jamais elle n'avait été autant avec moi, je la sentais partout dans mon corps, me donnant accès à une puissance que jamais je n'aurais pu imaginer. Mais le temps m'était compté...

    Il n'était pas temps de s'attarder. Il te reste des gens à protéger ! Tu es un Maître Jedi et ton devoir c'est de mourir au service des autres !! Tyria !! Camara !! Et quelques autres Jedi encore en vie avaient besoin de mon aide. Poussée par la Force, le fonçais vers les niveaux supérieurs. Je n'avais jamais couru aussi vite. Les élévateurs étaient coupés, peu importe, j’empruntais les escaliers à la vitesse de l'éclair. Jadis mon Maître me les avaient fait monter et descendre en courant inlassablement pour me faire travailler ma vitesse, s'il n'était pas mort stupidement il aurait pu découvrir que son enseignement avait porté ses fruits.

    Je déboulais dans le Hall Polux Horn Terrik fraichement rénové, pour trouver Tyria, Camara et une poignée de Jedi acculés par les créatures. Sabre au clair, ils se tenait en cercle, faible parodie de résistance. Les horribles bestioles , présentes par centaine dans la salle se repaissaient de leur peur et de leur désespoir. C'était sans compter sur mon arrivée. J'invoquais la Force de toute sa puissance pour me jeter dans la mêlée. Je tranchais dans le vif, des pattes, des têtes et esquivai les jets d'acide. Sans me soucier des blessures que m'infligeait les créatures en retour, la Force coulait en moi si fort qu'elle réparait toute les blessures à l'instant ou elles étaient causées. Il me fallait faire vite car mon corps ne soutiendrais pas un tel rythme bien longtemps.La Force même si elle réparait les dommages physique subis, était en train de saper toute mon énergie, à l'instar de Baaaaaaal qui à chaque fois qu'il faisait appel à toute la puissance du Coté Obscur voyait ses yeux virer au rouge, les miens habituellement bleus brillaient de plus en plus fort. A chaque nouvelle bête abbatue l'aura de lumière qui nimbait mon corps se faisait plus brillante. Etait-ce là mon chant du cygne? Peu m'importais. Protéger les autres était tout ce qui comptait.

    Il n'y a pas d'émotion, seulement la Paix.

    Pour la première fois de ma vie j'étais en paix avec moi même. Plus de doutes, plus de peur. Seule comptais me résolution de protéger tous les autres. Les Créatures étaient terriblement nombreuses, mais peu importais le nombre. Je ne cesserais de me battre que lorsque qu'il n'y en aurait plus.

    Il n'y a pas d'ignorance, seulement la connaissance.

    On nous apprends que rien n'est jamais écrit. Mais cette fois je connaissais mon destin. Je savais que tout se terminait ici et maintenant pour moi, mais permettrais un renouveau pour l'Ordre Jedi. Et cette connaissance m'étais suffisante pour que ma détermination soit sans faille. Mon corps commençait à mal supporter cette afflux de Force qui le traversait violemment. Peu importe, je continuais à me battre sur tous les fronts, protégeant ceux qui m'étaient chers.

    Il n'y a pas de passion, seulement la sérénité.

    Toute ma vie j'avais été passionnée. Une problème chassant l'autre, une mission aventureuse en chassant une autre. Le temps de la sérénité était venu. En dépit du déchainement de Forme IV que j'utilisais pour éliminer les créatures, le calme en moi était total. C'est ce qui me permettais d'utiliser la Force avant autant de puissance.

    Il n'y a pas de chaos, seulement l'harmonie.

    Le chaos, justement je le détruisais. Mes actes apporterais je l'espérais, un jour l'Harmonie dans la Galaxie.

    Enfin le ménage fût fait. La dernière abomination rendit l'âme sous les coups de mon sabre. Du sang s'écoulait de mes nombreuses blessures. Mes jambes vacillèrent, je mis un genou en terre... Une main se posa sur mon épaule.

    Tyria : Mirax ! Ça va ?!


    Je n'eut pas le temps de répondre. Le calme relatif qui était revenu dans le Hall fût brutalement rompu par un cri atrocement strident. Une créature deux fois plus grosse et monstrueuse que les autres avait fait irruption et saisit un pauvre Padawan terrorisé qui se trouvait non loin d'elle... Aucun doute il ne pouvais s'agir que de la Reine de ces horreur.


    Mirax : Ca n'est pas terminé !! Fuyez tant que vous le pouvez encore, je m'occupe de ces créatures. Sans quoi elle vous traqueront sans relache jusqu'au bout de la Galaxie.

    Je me relevais avant de quitter comme une fusée le Hall Polux Horn Terrik.

    Tyria : Mirax NON !

    Je pistais la créatures grâce aux cris du Padawan et aux traces de jets d'acide. Je la rattrapais enfin dans une des baies d'envol du Temple. La bête jeta les restes rongés du pauvre Padawan, et cracha un jet d'acide sur un vieux transporteur posé là depuis des années. L'antique vaisseau explosa instantanément achevant de donner un coté apocalyptique à la scéne. J'allais devoir manoeuvrer autour des débris en feux, ce qui ne me faciliterai pas la tâche. Je le savais, c'était là le combat de ma vie qui m'attendais. Plus encore que le duel qui m'avait opposé à Baaaaaaal, plus encore que les combats menés pendant la Guerre du SEZ, pire que les nombreux Sith que j'avais affrontés. Je n'avais pas droit à l'erreur.

    Mais rien... rien n'entamerai ma détermination. Le combat fût redoutable, nous nous infligeâmes réciproquement des blessures absolument terrible. Mais la Force était avec moi comme jamais. Je me battis comme jamais, attaquant, parant esquivant... C'était le combat de ma vie... Je laissais la Force guider mon corps, chacun de mes mouvements. Et lorsque enfin la créatures s'effondra terrassée. Je m'écroulai non loin d'elle et sombrais dans l’inconscience. Même les plus puissants guérisseurs de l'Ordre ne pouvaient plus rien pour moi.

    Je rouvrit les yeux, pour voir Tyria penchée au dessus de moi. Elle avait posé ma tête sur ses genoux et... Serait-ce des larmes que je voyais briller dans ses yeux ?

    Mirax : Pourquoi ? Pourquoi es-tu resté ? Je t'avais dit de fuir !
    Tyria : Pour te laisser en arrière ? Jamais !
    Mirax : Il est trop tard pour moi. J'ai eu une belle vie, bien remplie, je ne regrette rien. Continue de vivre la tienne... Et ne regrette rien... Va-t-en maintenant ! Vite !
    Tyria : Pas sans toi ! Je ne peux pas.
    Mirax : Si tu peux... Il me reste encore assez de force pour te botter le cul jusqu'à un vaisseau...


    Je levais la main avec difficulté pour lui donner une balise d'appel.

    Mirax : Le Terrik's, Marmotte. Ne les laissent pas tomber entre les mains de nos ennemis s'il te plait.

    Tyria hocha la tête.

    Mirax : Et si d'aventure, tu croises un jour le... Fantôme de ton père... Dis lui... Qu'il à été le seul que j'ai  jamais vraiment aimé.

    Elle répondit mais je ne parvint pas à comprendre ses mots.

    Je fermais les yeux. Je plongeais une dernière fois dans la Force. Mon esprit toucha celui de Tyria, une dernière fois en guise d'adieu. Puis je tentais d'atteindre l'esprit de tous ceux qui m'avait été cher un jour : Kaarde, Bloli,  Ange, Camara, Doc, Aynor, Weedge, Polux et même un certain Seigneur Sith. Ils étaient tous tellement loin... Mais les distances n'avaient plus d'importance pour un pur esprit.

    Adieux mes amis, mes enfants... Ne soyez pas tristes... Il n'y a pas de mort, seulement la Force...


    Je lâchais prise enfin... Me laissant emporter de l'autre coté. Mais je n'étais pas seule... Bloli était là.

    Ce message a été modifié par Mirax_Terrik le vendredi 10 juin 2016 - 20:28

    vendredi 10 juin 2016 - 20:20 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar baaaaaaal

    baaaaaaal

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    Je savais que ce serait difficile.
    Affronter les spectres des anciens Sith est pourtant un passage obligé si je veux redevenir l'ombre de ce que j'étais. Et je ne pouvais pas non plus les affronter séparément. Il fallait au moins dix holocrons réunis pour permettre à ces projections d'être aussi proches que possible de véritables spectres de Force.
     Je savais que ce ne serait pas facile. D'avance je me doutais que Dark Bane serait contre moi. Depuis qu'il a révolutionné l'histoire des Sith avec sa règle des deux il se croit le plus grand Sith ayant jamais existé et ne tolère pas que ses idées soient remises en cause.
    Dark Revan aussi, ambitieux et dévoué à la cause comme il était, devait être contre moi. Mais étant donné qu'il s'est illustré des deux côtés de la Force, contre les deux camps, il la ramène heureusement un peu moins.
    J'ai toujours eu de la curiosité pour l'enseignement de Dark Traya et Dark Nihilus, tout deux aussi mystérieux qu'imprévisibles. Malheureusement pour moi il font encore honneur à cette réputation.
    Je me retrouve davantage en Exar Kun qui, malgré ses armées, était un grand solitaire comme moi. Marka Ragnos et Naga Sadow aussi auraient pu me soutenir, pour avoir dirigé un Ordre Sith nombreux. Mais tous trois ne me pardonnent pas le coup du superlaser, l'acte seul pour lequel je n'aurais jamais dû remettre les pieds sur Korriban.
    Dark Timoros et Dark Krayt, quant à eux, ne sont que de pathétiques bouffons qui ont failli régner sur la galaxie de mon vivant et se sont finalement illustrés par des prises de décisions catastrophiques. Je ne les ai jamais redoutés lorsque je les observais chuter de loin et je ne les crains pas davantage aujourd'hui.
    Dark Sidious, en revanche... il est le plus retors de tous. Il m'a déjà fait beaucoup de mal de son vivant, et pour ça je le hais. Je ne me soucie guère d'avoir son approbation, mais j'aurais tort de l'ignorer. Quel tour va-t-il encore me jouer ? Quelle torture m'attend ? Qui sont ces autres Sith qu'il juge plus dignes que moi ?
    Et surtout que va-t-il se passer au Temple Jedi ?



    Sachant que quelque chose de déplaisant l'attendait, Baaaaaaal se laissa entraîner dans la vision que lui offraient les dix spectres Sith.
    Il faisait nuit sur cette partie de Coruscant, l'orage grondait, et le Temple des Jedi était presque vide de ses membres, comme lorsque Baaaaaaal lui-même l'avait autrefois assailli. Mais quelque chose le frappait davantage : la Force avait changé, tandis qu'il s'était isolé sur Korriban. En tant normal l'ex-Seigneur Noir se serait délecté d'une telle prédominance du Côté Obscur, et il soupçonnait ses anciens exploits d'y avoir beaucoup contribué, mais aujourd'hui il était beaucoup plus lucide. Ça n'augurait rien de bon.
    Enfin il les vit. Comme une masse grouillante. De loin on eut dit une armée d'asticots grouillants. De près, c'étaient des créatures de cauchemar. D'énormes octupèdes à longues queues, surarmés en dents et griffes, crachant des jets d'acides sur chaque Jedi à leur portée. Ils semblaient d'ailleurs capables de flairer aisément les infortunés Forceux. Ils étaient si nombreux qu'ils menaçaient de recouvrir entièrement le Temple sous leur masse.

    Dark Sidious. - Contemple les Shaax, Baaaaaaal le Traître. Le nouvel instrument de la renaissance des Sith.

    Baaaaaaal ne prit pas la peine de lui répondre. Au même moment des milliers de Jedi sur Coruscant et ailleurs hurlaient et rejoignaient presque simultanément la Force, lui rappelait l'attentat aux bombes psychique qu'il avait lui-même perpétré jadis. Mais surtout la vision se focalisa sur ELLE.
    Et il comprit aussitôt ce qui allait se passer.

    Baaaaaaal. - Mirax.

    Mirax Terrik, avec le courage qu'il lui connaissait, faisait face aux shaax. L'acide, les coups et les lacérations auraient dû la tuer rapidement, mais la grande guérisseuse se releva pourtant. Baaaaaaal éprouva de la peine à la voir ainsi prolonger inutilement son supplice.
    Tyria était aussi sur les lieux, ajoutant au malaise. C'était comme si les deux femmes avaient été volontairement réunies au même endroit par les fantômes Sith pour pouvoir le punir lui. Mirax, pourtant la plus blessée se précipita dans le Hall Polux Horn Terrik pour secourir Tyria.

    Baaaaaaal. - Arrêtes, Mirax !

    Mais il savait que la Terrik ne s'arrêterait pas, même si elle pouvait l'entendre. Même si les Shaxx ne la tuaient pas, la Force qui était en train de la consumer de l'intérieur se chargerait de l'achever, elle était condamnée.
    Au prix de suprêmes efforts, Mirax  triompha de la Reine Shaax en présence. Elle passa ses derniers instant près de Tyria, en ce même lieu où Baaaaaaal avait été « tué » deux ans auparavant.

    Mirax, à Tyria. - Et si d'aventure, tu croises un jour le... Fantôme de ton père... Dis lui... Qu'il à été le seul que j'ai  jamais vraiment aimé.

    Et pour preuve de cet amour elle avait justement gardé, jusqu'au bout, le secret de la survie de Baaaaaaal.
    L'étincelle de vie vacillante de Mirax Terrik s'éteignit brusquement, et l'ex-Maître Sith sentit la conscience de la femme qu'il avait tant aimée atteindre une dernière fois la sienne.

    Baaaaaaal. - MIRAAAAAAAX !

    La vision lui montra enfin Tyria et Ange (Ange ?!) fuyant le Temple, prises au piège par les Shaax et chutant dans le vide, puis disparut. Elles aussi étaient condamnées, et lui était là, à des années lumière, isolé sur une planète qui voulait sa mort.

    Dark Sidious. - Héhéhéhéhéhéhé... Alors... Baaaaaaal le Traître... comprends-tu quelle est ta place, à présent ? Tu as fait ton temps.

    Baaaaaaal serrait les dents à s'en fissurer les molaires et écumait de rage. Pour la première fois depuis deux ans il n'avait plus envie de se retenir.

    Baaaaaaal. - Soyeeez... mauuuuudis...
    Dark Krayt. - Attention, il va... !
    Baaaaaaal. - RHAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!

    Il n'avait plus déchaîné la Force et la Foudre Sith depuis sa « mort ». Le fantôme de Dark Krayt fut le premier à en pâtir et se volatilisa comme de la brume.

    Baaaaaaal. - Pathétique !

    Il déchira littéralement le spectre de Dark Bane.

    Baaaaaaal. - Minable !

    Dark Timoros et Naga Sadow, en bon lâches qu'ils étaient, voulurent prendre la tangente. Baaaaaaal les écrasa dans une poigne invisible.

    Baaaaaaal. - Indigne !

    Les spectres restant se ressaisirent et se mirent en ligne devant Palpatine avant de déchaîner leurs éclairs sur Baaaaaaal. Sa propre foudre ne suffisait pas à faire écran. Les diverses amulettes Sith qu'il portait pour se protéger explosèrent les unes après les autres, tandis que sa peau brûlait à petit feu.

    Baaaaaaal. - Vous avez commis une terrible erreur...

    Un nouvel hurlement de rage et la Force se déchaîna. Les cinq spectres qui protégeaient Palpatine valsèrent et s'évaporèrent.

    Baaaaaaal. - … vous m'avez mis en colère.

    Palpatine se contenta de le toiser. Il pouvait encore faire du dégât, et rien qu'avec des mots. Lentement, Baaaaaaal s'avança vers lui tel un fauve blessé.

    Dark Sidious. - Quand comprendras-tu que c'était toi le laquais du Côté Obscur, et non l'inverse ? Tu étais venu en quête de puissance, Baaaaaaal ? Eh bien voici ta seule chance d'en regagner : soumets-toi au nouveau pouvoir. Joins-toi à ceux qui ont tué ta bien-aimée. C'est seulement ainsi que tu pourras rejoindre à nouveau les Sith ! A moins que tu préfère redevenir le faible Gunnar ?
    Baaaaaaal. - JE SUIS... BAAAAAAAL ! L'Indomptable ! Le Fléau de la Galaxie ! Et en ce jour, je jure la perte de ce nouveau pouvoir dont vous êtes si fier !

    Et il plongea son poing à l'intérieur du corps éthéré de Dark Sidious.

    Dark Sidious. - Que crois-tu faire ainsi ? Me tuer à nouveau ? Hahahahaha !
    Baaaaaaal. - Je peux te faire taire à jamais.

    Et à l'intérieur de la forme spectrale les doigts de Baaaaaaal se serrèrent sur la petite forme pyramidale qui garantissait à Palpatine sa présence en ce lieu. L'holocron Sith se brisa dans la poigne implacable de Baaaaaaal, et Sidous ne fut bientôt plus qu'un mauvais souvenir.

    Dark Sidious. - Nooooon...
    Baaaaaaal. - Seigneurs des Sith, je ne vous crains pas ! Je vous ai tenu tête ! J'ai eu le dessus sur vous ! Avant de vous laisser regagner vos tombes, j'exige une chose de vous. Dites-moi ce que je dois affronter ! Dites-moi... qui vient d'exterminer les Jedi ?

    Comme un souffle glacé, les voix des neuf derniers spectres portèrent un mot, un seul, à l'oreille de Baaaaaaal. Puis elles se turent, les holocrons redevinrent inertes, et la pièce retrouva son calme.

    Baaaaaaal. - Sovereign, hein.



    Salut à tous les fans à tiques !


    Ce message a été modifié par baaaaaaal le samedi 11 juin 2016 - 10:06

    samedi 11 juin 2016 - 09:59 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    10745 Crédits

    La pensée qu'une cohorte d'une centaine de Jedi survit encore, au sol, me redonne espoir. Nous ne sommes pas seuls. Toute ma fatigue subitement envolée, je regarde avec une certaine excitation Kaarde organiser le groupe :

    Kaarde : Aynor, Oraclem, contactez Coruscant. Je voudrais savoir ce qui se passe et si au Temple ils sont dans la même situation. Kinsa, tu vérifies toutes nos ressources pour l'instant. Galen, Eckmül, dirigez-nous vers la position que nous indiquait l'appel de Bloli. Nous devons les rejoindre.
    Tous : Oui Maître !

    Individuellement, nous n'avons que ce que nous portons sur le dos, mais je sais que l'Arrow n'est jamais vide de ressources. En fouinant un peu, je redécouvre la réserve de nourriture où je pioche quelques noix et de l'eau, que j'apporte aux autres : d'abord à Aynor et Oraclem, qui, la mine sombre, m'annoncent :

    Aynor : Pas de nouvelles, personne ne répond. Et je ne pense pas que "pas de nouvelles, bonnes nouvelles" s'applique maintenant...
    Moi : Pfff...ça craint.

    Je soupire avant de me diriger vers le cockpit, où sont le reste de notre équipage improvisé. Tous accueillent la nourriture et l'eau avec soulagement. Nous avons tous besoin de reprendre nos forces.
    Enfin, nous arrivons à l'endroit de la dernière transmission de Bloli, mais l'endroit est désert. C'est bizarre... Nous descendons prudemment par la rampe du vaisseau, sauf Oraclem et Eckmül, qui restent à l'intérieur pour pouvoir réagir rapidement en cas de danger.

    À peine sortis du vaisseau que nous constatons le désastre. Kaarde se précipite vers un corps allongé au sol, sans vie.

    Kaarde : Non ! Bloli ! Pas toi !

    Nous restons en arrière, serrés les uns contre les autres, puis je m'avance pour explorer un peu les catacombes. À l'entrée, je réprime un haut-le-coeur. Des cadavres de Jedi, partout. Toute la cohorte de Bloli, morte. C'est...tout simplement, un désastre. J'ai le courage d'avancer encore un peu, d'une vingtaine de mètres, puis reviens précipitamment sur mes pas faire mon rapport aux autres :

    Moi : Ils ont tous été tués violemment, il n'y a aucun survivant. Et la chose qui les a tués...Elle a aussi massacré des Death Watch. J'ai eu l'impression qu'il y a une...sorte d'acide, aussi. Quoi qu'il en soit, ce serait mieux de décamper d'ici.

    À ce moment-là, un cri résonne, peu derrière nous. Nous nous retournons lentement, et, aussitôt, avons envie de nous retourner à nouveau. Je hoquette, reculant d'un pas. Décrire cette créature est impossible, d'ailleurs en la regardant je ne me suis pas fixée sur les détails...mais ses immenses gueules, on ne pouvait pas les rater. Là, j'avoue que j'ai commencé à trembler de tous mes membres, comme les autres.

    Tous restent immobiles. La créature, et nous, comme si chacun attendait le mouvement de l'autre. C'est dans cet instant en suspens que je me mets à réfléchir à toute vitesse, et trouve soudain une idée. Mais Aynor me devance.

    Aynor : Eckmül, Oraclem, faites feu sur cette chose !

    Ils s'exécutent, mais les simples tirs n'ont que très peu d'effet, l'énervant plus qu'autre chose. Elle fonce vers nous. Nous nous écartons tous d'un bond, mais je n'ai pas été assez rapide. La queue, telle une masse, m'a frappé en pleine poitrine. Le choc me coupe le souffle. Je me rends compte que, sans mon armure, j'aurais probablement été tuée. Par chance, j'ai atterri sur la passerelle de l'Arrow. Péniblement, je me relève, et imitant les autres qui se précipitent déjà dans le vaisseau, j'y entre. La passerelle se replie et l'Arrow décolle. Je pense que je n'ai jamais été aussi contente d'entendre ses moteurs vrombir.

    samedi 11 juin 2016 - 20:00 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar ProjetT

    ProjetT

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    L’inconscience. De mon point de vue, depuis un moment, ça ne changeait pas grand-chose, étant coupé de mon propre corps, ne pouvant qu’a peine influencer ses mouvements depuis que l’autre, l’esprit noir implanté par Baaaaaaal avait pris la place.
    Mais cet état avait l’avantage de nous mettre à égalité. La lutte était une lutte d’esprit, ni l’un ni l’autre n’ayant d’emprise sur le physique.
    Mais en l’état de la Force, je n’étais pas trop à mon avantage. L’obscurité était partout. Dans ce lieu, hors du temps et de l’espace, j’existais, parfaitement dissocié de cette autre version, comme 2 entités propre. Miroir l’un de l’autre. La lumière et l’obscurité.
    Dans ce lieu, j’avais un corps qui était le mien, à moi seul. Il avait le sien. Je me relève péniblement, faible. Il me fait face, me regarde avec un air supérieur. Il semble plus grand que moi. Plus imposant. Son aura brille d’une lueur sombre, maléfique, obscure.
    Malgré tout, je lui fais face, et fait apparaître dans ma main un sabre laser. Mon propre sabre. Je l’allume. Sa lame jaune, pourtant brillante comme un soleil, peine à éclairer, comme si les ombres la consumaient.
    Lui : Ah tu veux jouer….
    Il fait aussi apparaître un sabre. Identique au mien, si ce n’est que le métal est noir. La lame rouge apparaît.
    Je me mets en position. En garde. Il attaque. Je recule. Mes répliques sont molles, comme si mon sabre pesait une tonne. Il n’hésite pas à me porter des coups. Aux bras, aux jambes.
    Lui : Tu n’as pas encore compris ? Tu ne peux rien. Ta lumière chérie n’est plus. Le côté obscur est victorieux.
    Le duel s’éternise, à sens unique. Je me relève, toujours, m’accrochant à la seule force qui me reste, ma propre lumière.
    Lui : Je vais souffler cette lumière. L’éteindre à jamais.
    Moi : Tu ne peux pas et pourra jamais. Même sans la Force, tous les Jedi ont au fond d’eux cette lumière. Et elle restera, a jamais…
    C’est alors qu’une étoile se mit à briller. Une super nova. Une aura tellement puissante dans la Force, tellement lumineuse. Elle me redonne Force et espoir.
    Lui : Quoi ? C’est impossible ! La Lumière a été éradiquée….
    Je reconnaissais cette aura, je l’aurais reconnu entre mille.
    Voix : Bats toi... Bats toi… Bats toi….
    Je me relève, encore, et, pousse par cette lumière, arrive à prendre le dessus, et fait reculer mon double.
    Quand soudain, l’étoile explose… Laissant un vide dans la Force et dans mon cœur…
    Moi : Non… Non… NNOOONNNN!!!
    Lui : Pathétique…
    Il se met à rire….
    Devant son air satisfait, comprenant ce qu’il s’est passé… Une incontrôlable colère me prend, j’attaque de plus belle, le dépasse, et ma lame jaune alors transperce son cœur…

    Mon double lâche son sabre, commence à disparaître…
    Lui : Tu as perdu…
    Je lâche mon sabre à mon tour… Le brouillard noir qui s’échappe de mon double s’évapore, mais une partie me colle et se mélange à ma lumière.
    Lui : Ta lumière… sera a jamais ternie… par le côté obscur…
    Il disparaît complètement. Mon double maléfique n’est plus. Mais à quel prix ?

    Je me réveille soudainement, de retour dans le monde réel, retrouvant les sensations physiques, le froid de la soute, les liens qui m’enserrent, mais ceci n’est rien devant la douleur de mon cœur et de mon âme à ce moment précis…
    Je laisse échapper un long hurlement, des larmes coulant à flots…


    samedi 11 juin 2016 - 21:33 Modification Admin Réaction Permalien

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    galen-starkyler

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    Nous sommes arrivés à l'emplacement de la dernière transmission de la Jedi Bloli Meyst. À peine nous voilà sortis du vaisseau que l’ex Grand Maître Jedi se précipite vers son amie dont le corps est inerte, dépourvu de vie et lacéré. Kaarde en a les larmes aux yeux. Alors que la plupart d’entre nous étions encore en arrière, je voyais Kinsa qui s'avance pour explorer les catacombes. Toute la cohorte de Bloli était aussi morte. Tués violemment, selon la jeune twi’lek mandalorienne. Des Death Watch étaient présents parmi les cadavres.

    Kinsa : - J'ai eu l'impression qu'il y a une...sorte d'acide, aussi. Quoi qu'il en soit, ce serait mieux de décamper d'ici.

    À ce moment-là, un cri résonne, peu derrière nous. Depuis l’embouchure ombragée des catacombes, une grande et terrifiante créature pourvue d’immenses gueules nous regarde. Et le comble, c’est que sa salive est l’acide dont Kinsa avait parlé à l’instant.

    Moi : - Ho ho ! Ça sent pas bon.

    La créature et nous restions immobiles. Puis Aynor cria à Eckmül et Oraclem de faire feu. Leurs tirs n'ont que très peu d'effet, l'énervant plus qu'autre chose. La créature fonce vers nous et sa queue, telle une masse, frappe Kinsa en pleine poitrine. Elle se retrouve en vie sur la passerelle de l'Arrow. Nous nous précipitons déjà dans le vaisseau et le faisons décoller. À l’intérieur du cockpit, Oraclem commence à manœuvrer pour nous mettre à distance du monstre. Kinsa, soutenue par Eckmül et moi, l’amenons vers un des sièges passagers tandis que Kaarde et Aynor s’assurent du déroulement de notre décollage.

    Eckmül : - Kinsa, est-ce que tu as mal quelque part ?
    Kinsa : - Non ça va, je te remercie. Je l’ai échappé belle grâce à mon beskar’gam.
    Aynor : - Je n’ai jamais vu cette créature de ma vie. D’où diable sort-t-elle ?
    Kaarde : - Je ne sais pas. Mais si elle est responsable de la mort de Bloli et des autres, elle va le payer cher.

    Pendant qu’ils discutent, je me rends dans le cockpit et demande à la miraluka de me passer les commandes. Je m’installe dans le siège du pilote, laissant Oraclem rejoindre les autres, et saisis le guidon de manœuvre pour diriger le vaisseau face à la bête. Depuis la vitre de transpacier, je vois l’étrange créature passer par-dessus les corps morts de ses victimes et regarder l’Arrow au-dessus de sa tête. Je prends deux minutes pour établir une connexion avec cette créature par la Force ; peu à peu, je sens que cette bête monstrueuse n'est pas sensible à la Force. Non, elle est tout simplement vide. C’est une abomination du néant. Je continue de faire stagner l’Arrow dans les airs et réfléchi à ce que je dois faire. Je ne dois en aucun cas sous-estimer ce monstre. J’entends soudain du remouds derrière moi. Kinsa se dirige vers moi et se place à ma droite.

    Kinsa : - Galen ! Qu’est-ce que tu fais bon sang ?!
    Moi : - Je voulais savoir à quoi on avait affaire. Cette créature, quoi qu’elle soit, est vide de l'intérieur et sans- âme. On peut même penser qu’il s’agit d’un monstre Sith.
    Kinsa : - Un monstre Sith ? Ce genre de créature n’existe que dans les légendes liées à la planète Korriban. On n’est pas sûr que ça en soit un !
    Moi : - Eh bien, en tout cas, moi je continue de le considérer comme un monstre Sith.

    Au même moment, la créature bondit dans les airs, tel un fauve à l’affût d’un oiseau. Surpris par son élan et la hauteur, je redresse le manche et fait monter en vitesse l’Arrow. Le vaisseau monte et la bête rate son coup d’un bon décimètre. Elle atterrit sur ses pattes et prépare une prochaine tentative. De notre côté, Kinsa, assise dans le siège de copilote, me crie dessus. Si je n’étais pas aussi attentif, ce monstre aurait fait basculer le vaisseau vers l’avant et nous serions tombés. Argh, qu’on me préserve de l’irascibilité des Mandaloriens ! Entretemps, les deux maîtres Jedi arrivent avec un air plus que surpris.

    Aynor : - Kinsa ! Galen ! Que s’est-t-il passer ?
    Moi : - Le monstre Sith a failli atteindre la carrosserie de l’Arrow pour s’y accrocher.
    Kaarde (intrigué) : - Le monstre Sith ?
    Kinsa : - Galen a eu l’idée de l’appeler comme ça cette chose, qu'il est une coquille vide selon lui.
    Aynor : - Ce n’est pas une si mauvaise idée. Bien que je ne vois aucune ressemblance avec les vrais Monstres Sith.

    L’Arrow est maintenant à trois mètres cinq au-dessus du sol et je ne sais toujours pas quoi faire devant ce monstre Sith. La créature est sur le point de recommencer à sauter, ses pattes pliées pour débuter la projection d’un bond. Concentré et anxieux à la fois, je lance à la va-vite une idée.

    Moi : - Qui aie pour un coup de canon-laser sur lui ?
    Kinsa : - Vas-y !
    Aynor : - Tire, Galen !

    J’appuie sur l’un des boutons du manche. Le canon de proue déchaîne aussitôt une salve de tirs sur la bête, qui la reçoit en pleine poitrine et sur le dos. La créature gémit de douleur et s’écroule sur le côté. Pendant deux minutes, nous observons une éventuelle réaction mais le corps monstrueux est immobile.
    Kinsa saute de joie en sachant la créature, Kaarde est rassuré que la mort de la cohorte de Bloli est vengée tandis qu’Aynor me félicite d’avoir abattu ce monstre. Malheureusement, ils ont plutôt tort de crier victoire tout de suite.

    Moi : - Je crois que ce n’est pas terminé.
    Kinsa : - Comment ça ?
    Moi : - Regardez…

    Kaarde, Aynor et Kinsa regardent à nouveau l’emplacement de la créature et sont muets d’effroi. Le monstre Sith se relève soudainement pour monter sa tête vers notre vaissea. Et cette fois, l'horrible être quadrupède avec une tête à plusieurs gueules, hurle un son strident à vous crever les oreilles. Une abomination, je dis. Le monstre Sith s'apprête à nous projeter de l'acide sur nous, avec sa gueule.
    Un autre grand détail nous frappe : sa poitrine est dénuée d’écailles ou de cuir épais, laissant entrevoir sa chair noire et les battements de son organe vital. Mais oui, la poitrine ayant été touchée la première fois a laissé des séquelles. C’est alors qu’il me vient un vent de génie. Au moment où la bête lance son acide, je pointe le viseur droit sur sa poitrine et j’appuie fortement sur l’autre bouton du manche. Une grosse torpille plasma jaillit du canon, détruit le crachat d'acide en plein vol et se plante en plein dans la poitrine du monstre. La chair explose et la bête hurle un son fort et strident, tandis que tout son corps se dessèche rapidement. Une fumée noire sortant du trou de la poitrine. J’ai vaincu un monstre Sith, bien que ça n’en est peut-être pas un.


    Ce message a été modifié par galen-starkyler le mercredi 15 juin 2016 - 16:19

    mardi 14 juin 2016 - 08:34 Modification Admin Réaction Permalien



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