Le Temple Jedi 6 (page 42)

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  • Avatar waren

    waren

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    Lieux : Muunulist

    De loin, le vaisseau semblait être un ancien navire marchand,  stationné en orbite de la planète.  Peu adapté au combat si l'on exceptait son gabarit.  A droite, un cargo Kahol escortait seul ce vaisseau, rien ne laissait présager un quelconque piége. C'était mal connaître l'expérience du capitaine du Vaillant. Il était improbable que les Muuns ai placé un convoi aussi vulnérable sous la protection des Kaholins, mal informé des dernières techniques de combats spatiales, aussi quand le cargo explosa pour libérer des centaines de chasseurs Reapers cachés en son nid les impériaux avaient déjà envoyés leurs escadrons de TIE.

    Konami - Intéressant. Mais l'idée n'est pas innovante, dissimuler des chasseurs dans un cargo as déjà été tenté par le passé, par contre les Reapers sont des chasseurs pirates prévu pour des attaques éclairs et non pour des escortes. L’Officier qui supervise cette opération as fait une erreur. Nous allons perdre des pilotes certes, mais pas autant que nos adversaires, cette escarmouche ne durera pas plus de douze minutes et quand cela sera finit nous aurons une ligne dégagé sur le navire. En attendant, veuillez visez ces astéroïdes,  leurs fragmentation empêcheront les rebelles Muuns de calculer une route de fuite. Il perdront du temps à en dresser une nouvelle. Contacter l'Empereur Horn sur Dubrillon. Dites lui que la victoire est à nous.

    dimanche 04 septembre 2016 - 18:51 Modification Admin Permalien

  • Avatar ProjetT

    ProjetT

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    Fuyant le Temple, Coruscant et ces monstres, nous avons fui à bord de l’Arrow, le vaisseau de Ceno.
    Nous n’avons eu aucun souci pour quitter la planète. En fait, personne ne semblait nous avoir remarquer, même pas le contrôle de vol habituellement si stricte.
    Mon cœur était blessé de la perte de celle qui fut ma mère. Mais elle ne voulait pas que nous soyons triste. Ces derniers mots que nous avons perçus était explicite.  Mais se retrouver en ce lieu, là où elle a failli mourir une fois il y longtemps, ou elle est partie cette fois ci… ce même endroit exact.
    Je décroche son sabre de ma ceinture, le prend dans ma main. L’observe. Le pèse. Le sabre de ma mère. Le sabre d’un maitre guérisseur. Étrangement, je trouvais le sabre « chaud » dans ma main. Comme si quelqu’un l’avait tenu longtemps, un instant avant moi. Comme si la chaleur de la main de Mirax enveloppait encore le sabre. Non... Pas seulement.
    J’allais voir mon Maitre Aynor et lui demander son aide.


    Aynor : que puis-je pour toi ?
    Moi : Je veux tenter quelque chose. Tenter de comprendre ce qu’il s’est passé et comment Mirax est morte... Et pourquoi nous avons tous perçu sa mort et ses mots malgré le déchirement…
    Aynor : comment comptes-tu t’y prendre ?
    Moi : Vision, en m’appuyant sur son sabre. Revoir ces derniers moments.
    Aynor : Tu es sur ? La vision risque d’être douloureuse.
    Moi : Certain. C’est... une intuition. Mirax n’a peut-être pas que sauvé Tyria et les quelques survivants du Temple. Elle a laissé... autre chose.


    Je lui présente le sabre, l’incite à le prendre. Aynor comprend, le prend… son regard exprime qu’elle a compris. Elle a dû le sentir aussi.


    Aynor et moi nous mettons en position pour méditer, face à face. Elle pose le sabre de Mirax entre nous. Je pose le mien à côté, pour utiliser une fois de plus mon cristal pour focaliser autant que possible la Force déchirée. Nous nous concentrons.
    J’imaginais que ce serai bien plus difficile. Mais non. Il fut assez facile de plonger dans la Force et dans le temps, dans les derniers moments de ma mère. Nous revoyons son combat face à la Reine de ces abominations. Nous ressentons comment elle a reconstitué la Force lumineuse en elle, comment elle l’a concentrée.
    Cette concentration de la Force… cette puissance immense qu’elle peut nous donner, et cette douleur à la fin quand le corps, mis à mal par l’incroyable tension d’une telle concentration, lâche prise et disparait… Cette sensation unique fit écho dans mon esprit. Comme si… je l’avais déjà vécu ? Comment ? Est-ce ainsi que Clickman était mort, en concentrant la Force au-delà des limites ?


    Aynor et moi nous réveillons. Nous savons ce qui s’est passé. Et nous comprenons le pourquoi de cette sensation quand nous tenons le sabre de Mirax.
    Ce sabre est devenu un concentré de Force lumineuse. Et possiblement tout ce qu’il en restait dans toute la galaxie.

    Ce n’était pas juste une chance de survie que Mirax nous avait laissé en éliminant cette Reine.
    A travers son sabre, elle nous avait laissé la Force elle-même en héritage. Un espoir de rendre à la Force son équilibre.


    dimanche 04 septembre 2016 - 21:15 Modification Admin Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

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    Sa signature venait d’apparaître aux yeux de tous et les murmures allèrent de plus belle. Chacun se sentait presque obligé d’y aller de son commentaire. Parler leur permettait de résister, même de lutter. C’était agir et ne pas s’avouer vaincu.

    Ange, elle, se taisait. Des connexions venaient de s’établir. Elle héla discrètement Mireille. Elle hocha la tête et elle disparut. Solo s’enfonça davantage sans son fauteuil, son regard croisant celui de Wes. Elle baissa les yeux, incapable de gérer plusieurs problèmes à la fois.

    Hoza, se raclant la gorge : Wes, tu peux afficher les données en rapport avec la saturation d’holonet ?

    Le Corellien s’exécuta.
    L’idée avait déjà germé.

    La Twi’lek : Je suis du même avis qu’Hoza. Je pense que le problème que nous avons rencontré il y a quelques mois n’a été qu’une diversion, un moyen de détourner notre attention pour pouvoir nous toucher en plein cœur.

    Solo laissa échapper un rictus qui ne manqua de faire converger quelques pupilles dans sa direction mais elle n’ajouta rien. Mireille n’était toujours pas revenue.

    Wes, observant toujours Solo : Oui. On s’est fait avoir comme des bleus.
    Un humain, soupirant : C’est bon, Wes, te rend pas malade avec ça. Tous les gens présentent autour de cette table savent que tu as été plus qu’efficace et que tu vérifies avec une plus grande minutie encore tout ce qui entrait et sortait de nos réseaux.
    Le Dévaronien : Ouais, laisse tomber, mec. On nous a tendu un piège comme les Forceux se sont faits avoir comme des Lépis avec l’assassinat du Chancelier…

    Le reste de la phrase fut engloutie par la porte qui s’ouvrit, dévoilant l’envoyée de Solo, les mains pleines, pleines de cette si macabre fatalité. Elle la déposa juste devant Ange qui, sans rien dire, la fixait, fatalement, entourée d’un silence encore plus pesant que ce poids qui lui croulait déjà sur les épaules.

    Elle ferma les yeux, déglutit péniblement et drapa son esprit de cette insensibilité si salvatrice. Son âme n’était plus là, enfermée à double tour dans le fin fond de son cerveau, comme cette tête prisonnière qui siégeait devant elle.

    Et elle se leva, ouvrit la boîte et la poussa violemment au beau milieu de la tête.

    Des hochets de surprise jaillirent, quelques cris et des regards interrogateurs plus terrifiés encore. Mais, ils ne rencontrèrent que du vide. Solo n’existait plus, il n’y avait en face de ces individus qu’une entité de la Guilde, dénuée de toute humanité, n’incarnant que le professionnalisme.

    Ange, sans la moindre expression : J’ai reçu ça sur Servacos. Un comlink dans la bouche, toujours présent pour analyse. On voulait me faire savoir que ma tête aurait été, je cite, délicieuse si elle avait été entre ses mains. A lui. Je pense qu’il ne s’agit que d’une seule et même personne : le Courtier de l’Ombre puisque c’est ainsi qu’il semble se nommer. L’équipe envoyée sur Borleias a sans doute été trop près du but. Un rescapé, un. Il faut qu’on retourne là-bas.

    Et elle sortit.
    Elle ne voulait pas répondre aux questions, elle ne voulait pas avoir cette discussion. Elle ne voulait pas expliquer, s’expliquer et se justifier. Elle voulait juste sortir, partir et respirer. La page, elle savait qu’elle ne pouvait pas la tourner mais s’absenter quelques instants à soi lui serait salvateur.
    La fuite, elle le savait. Une fois de plus. C’était tellement plus facile.

    Une voix : Ange ! S’il te plaît.

    Elle continua d’avancer quand une main se posa sur son épaule. Elle ferma les yeux, ne bougea pas. La voix lui faisait maintenant face. Ses paupières se levèrent. Elle jura intérieurement.

    Wes, inquiet : Je suis sincèrement désolé pour Tony. Vraiment.
    Ange, bas : Merci.
    Wes, lui tenant l’épaule alors que Solo se retournait : Si t’as besoin de quoi que ce soit…
    Ange : C’est passé.
    Wes : T’es pas toujours obligée de faire semblant d’être comme ça.
    Ange, s’énervant : Commence pas à m’em*erder…
    Wes, lui coupant la parole : T’iras pas sur Borleias. Pas après ça.

    D’une mine sans expression, elle passa à un visage déformé par la colère, repoussant la main du Corellien et pointa un index menaçant dans sa direction.

    Ange : Parce que tu crois peut-être que tu vas faire autorité ici et m’empêcher d’aller sur Borleias, toi, Wes Hamera.
    Wes : Là, tu deviens méprisante.
    Ange : Va te faire voir, Hamera.
    Wes : Si t’es pas foutu de prendre soin de toi…
    Ange, ricanant : Quoi ? Toi ? Me fais pas rire…
    Wes, lui saisissant avec force le poignet : Arrête tes conneries. T’iras pas. Hoza n’ira pas. Que tu le veuilles ou non, ça sera comme ça. Le Leader sera d’accord avec moi. J’peux te jurer, Solo. T’iras pas, pas sur Borleias.

    Un flux de sentiments contradictoires se massa sans son esprit.
    Battre en retraite.

    Wes, se radoucissant : Va à l’infirmerie.
    Ange, à court d’idées : Va te faire voir, Hamera, chez les Hutt ! Fais-toi bouffer par le Sarlacc !
    Wes : Je passerai tout à l’heure.

    Et elle jura bruyamment, tourna les talons et se dirigea vers l’infirmerie.
    Penser à autre chose, il fallait penser à autre chose et évacuer d’une manière ou d’une autre toutes ces pensées qui l’empêchaient de ne pas être. Elle ne pouvait pas y réfléchir. Pas là, pas maintenant. Plus tard, c’était bien plus tard.
    Elle débarqua en trombe, percutant presque littéralement le Dr Rainer qui se stoppa net.

    Ganner, l’air dubitatif : T’as l’air d’une excellente humeur, dis-moi. Cette réunion a dû être du tonnerre.
    Ange, faisant la moue : J’ai pas besoin de ta tête mais de tes mains.

    Elle ôta sa chemise, prit place sur un des lits et lui présenta son dos.


    jeudi 08 septembre 2016 - 22:19 Modification Admin Permalien

  • Avatar Kaarde

    Kaarde

    17321 Crédits Modo

     Le retour au Chu’Unthor, dernier abri sûr pour les Jedi dans toute la galaxie, aurait dû nous donner une bouffée d’espoir. Au lieu de ça ce fut un retour brutal à la réalité et une terrible confirmation : très peu de Jedi avaient survécu.
    Ce fut l’humaine Lynesh Gi, responsable du Chu’Unthor, qui nous accueillit en bas de la rampe de débarquement de l’Arrow. Elle ne perdit pas de temps à nous féliciter ou essayer de nous rassurer.

    Lynesh. - Comment avez-vous pu quitter Rhommamool ET Coruscant indemnes ?
    Eckmül. - L’Arrow a un excellent système de camouflage et furtivité.
    Galen. - De plus le Temple n’était plus occupé, à part par quelques monstres.
    Kinsa. - Ces quelques bestioles survivantes ont justement investi les niveaux inférieurs du Temple. Nous n’avons pas pu pousser plus loin les investigations.
    Lynesh. - C’est fort dommage. Nous ne pouvons donc pas enquêter dans notre propre Temple.
    Moi. - J’entrevois bien un moyen, mais il n’implique aucun d’entre nous… Lynesh, vous seule pouvez savoir… combien reste-t-il de Jedi ?

    La responsable du Chu’Unthor hésita longuement à me répondre. La pauvre semblait porter un poids immense sur les épaules.

    Lynesh. - Je vais être honnête et directe. Avec vous à bord, et je ne m’attends pas à en voir revenir d’autres après, nous ne sommes pas plus de deux cents Jedi dans le Chu’Unthor. Et encore, pas tous valides.

    La révélation jeta un froid glacial. Deux cent Jedi. A l’échelle de la galaxie, à l’échelle de l’Ordre au faîte de sa puissance, ce n’était… rien.

    Lynesh. - Maître Naberry, Maître Lask… que devons-nous faire ?

    Je fus d’abord étonné d’être encore considéré comme un Maître et une source de conseils, étant donné les récents événements qui m’avaient complètement discrédités. Mais, à bien y réfléchir, le meurtre de Mahan et la révélation de mon secret honteux de la Guerre du SEZ paraissaient tellement lointains en comparaison de ce qui venait d’ébranler tant la Force que les rangs Jedi.
    Je me retournai. Weedge, Kinsa, Galen, Eckmül, Oraclem, la petite fille recueillie au Temple… ils avaient encore besoin de moi. J’étais encore le mentor de deux cents jedi. Je ne pouvais pas baisser les bras maintenant, alors que depuis Coruscant je ne pensais qu’à m’exiler à la recherche de Tyria. Mon ancienne padawan allait devoir attendre, hélas.

    Moi. - Pour commencer... dites-moi quels sont les maîtres déjà à bord.
    Lynesh. - Maître Jorus Beku’n est arrivé peu avant vous, avec Maître Doc Beldom et sa… prisonnière. Il y aussi Maître Sol’As Mordi, mais il est en état de choc.
    Aynor. - Comment est-ce possible ? Lui si calme et maître de ses nerfs, d’habitude.
    Lynesh. - Il est l’unique survivant de l’Académie de Yavin 4.
    Aynor. - Grands dieux…
    Moi. - Bon, pour commencer nous allons instaurer une réunion de crise immédiate. Nous devons partager le plus d’infos possible, et décider rapidement de nos prochaines actions.
    Aynor. - Ça tombe bien, Weedge a fait une découverte intéressante que je souhaiterais partager avec le Conseil.
    Moi. - Lynesh, j’ai une mission spéciale pour vous… Voici R2-H3. Tyria Sarkin a laissé des infos cruciales dans ce droïde, et il semble que vous soyez la seule à pouvoir les décrypter.
    Lynesh. - Je m’y met tout de suite !
    Moi. - Je suis désolé que nous ne prenions pas le temps de pleurer nos morts… mais nous ne pouvons nous offrir ce luxe pour l’instant !

    Et la Force seule savait comme je voulais pleurer les pertes de Mirax et Bloli. Lynesh s’éclipsa avec le droïde astromech en direction d’un atelier de révision.

    Moi. - Kinsa, Weedge, Galen, Eckmül, Oraclem… je veux que vous vous reposiez et que vous preniez soin de notre petite rescapée du Temple. Considérez-vous comme enfin à l’abri. Vous avez tous traversé et surmonté des épreuves terribles que très peu de Jedi ont connu en plusieurs milliers d’années d’histoire. Je ne saurais être plus fier de vous, mais malheureusement je vais sans doute vous en demander davantage à l’avenir. Aussi soyez prêts. Lorsque vous vous estimerez suffisamment frais et dispos je veux que vous aidiez Lynesh Gi à faire fonctionner le Chu’Unthor et assurer sa sécurité. Elle va être très prise par le décryptage des données. Et Aynor, Jorus et moi risquons d’être trop focalisés par nos plans futurs pour veiller sur les deux cents Jedi qu’il nous reste. Je compte sur vous. En fait... tout le monde compte sur vous. Que la Force soit avec vous !

    Les cinq padawans rompirent les rangs et quittèrent le hangar de débarquement.

    Moi. - Ils sont encore si jeunes, je me demande comment ils font pour tenir.
    Aynor. - Ce ne sont plus des enfants, et je pense qu’ils ne tarderont pas à nous le prouver.
    Moi. - Pars devant réunir les maîtres pour la réunion de crise. Je passe un coup d’holo et je vous rejoins.
    Aynor. - Tu veux tenter de joindre Tyria ?
    Moi. - Non, je pense plutôt faire appel aux services d’une connaissance pour finir de fouiller le Temple. A tout de suite.

    Je me rendais alors sur la passerelle principale du Chu’Unthor et établissait une communication ultra cryptée avec Myrkr, QG de la Guilde. Je devais parler à Ange Solo, et par chance elle était disponible. Pas de très bon poil, visiblement, mais disponible.

    Ange. - Tiens, tu es vivant, toi ? Il faut croire que les holonews avaient raison de te prendre pour un complotiste. Ou alors la carotène t’a bien conservé. Comment va Sarkin ? Et mon ancien padawan ?
    Moi. - Je suis malheureusement logé à la même enseigne que tous les Jedi, c’est-à-dire en tant que proie. Quant à Tyria elle est vivante mais hors d’atteinte. Et Jorus est avec moi à l’abri.
    Ange. - Où ça ?
    Moi. - Tu penses bien que je ne peux pas te le dire, mais tu dois certainement avoir ta petite idée.
    Ange. - Que veux-tu ? Tu ne prends sûrement pas le risque de communiquer avec la Guilde pour donner des nouvelles.
    Moi. - Non, j’ai besoin d’une personne de confiance non-Jedi pour explorer les niveaux inférieurs de ce qu’il reste du Temple de Coruscant.
    Ange. - Oh non, et tu as pensé à moi pour retourner là-bas ?
    Moi. - Retourner là-bas, tu dis ?
    Ange. - Euh, oui. Je suis passée en catastrophe sur les lieux peu après la grande attaque. Longue histoire.
    Moi. - Mais c’est parfait, tu as donc déjà fait une reconnaissance !
    Ange. - Ça va, t’emballes pas. Et qu’est-ce que tu veux trouver là-bas, au juste ? Et pourquoi ce doit être fait par une non-Jedi ?
    Moi. - Les Jedi ont été décimés par des créatures hybrides, apparemment, et très dangereuses. Nous avons besoin d’en savoir un maximum sur elles, mais elles flairent très facilement les Jedi et sont irrésistiblement attirées par eux, ce qui rend impossible pour nous de les étudier. Comme quelques une occupent encore le Temple il nous a en outre été impossible d’enquêter longtemps sur place pour trouver d’éventuels survivants ou des indices sur l’attaque. Est-ce que…
    Ange. - Ça va, ça va, j’ai compris ! Écoutes, j’ai d’autres soucis pour l’instant, mais… il est bien possible que j’aie les mains libres, présentement.
    Moi. - Merci, Ange !
    Ange. - Je n’ai pas dit que ça me réjouissait, hein ! Mais tu m’en devras une, et il y a certains trucs dont je devrai justement te parler. Solo, terminé !

    Ange Solo allait vraisemblablement nous aider à tirer au clair l’attaque du Temple et l’existence des monstres chasseurs de Jedi. Mais il restait tant à faire. Je pris une profonde inspiration et allai d’un pas vif rejoindre la réunion de crise.
    Au travail !


    Ce message a été modifié par Kaarde le vendredi 09 septembre 2016 - 23:43

    vendredi 09 septembre 2016 - 23:28 Modification Admin Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

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    Nous voilà à bord du Chu’Unthor, le célèbre Vaisseau-Académie et le dernier lieu de ralliement pour notre Ordre. Le nombre total de survivants Jedi est d’environ deux cent, d’après le chevalier Lynesh Gi, et ils ne sont pas tous valides. L’autre nouvelle qui fait froid dans le dos est le massacre à l’Académie de Yavin IV, notre foyer à Kinsa, Eckmül et moi. Nos semblables n’ont décidément pas de chance. Une fois la conversation avec le chevalier Gi terminé, Kaarde nous demande d’aller nous reposer et que nous prenions soin de la petite rescapée du Temple. Lorsqu’il ajoute « considérez-vous comme enfin à l’abri », je fais la moue en me disant que c’est vite dit. Nous sommes donc Eckmül, Oraclem, Weedge, Kinsa, la petite fille et moi qui partent vers les dortoirs du Chu’Unthor afin de prendre du repos.

    Nous nous retrouvons chacun dans une chambre et, par désignation, je fus choisi pour veiller sur la petite. Je constate rapidement que la chambre est une pièce de logement assez caractéristique d’un grend vaisseau comme celui-ci : cubique, deux à trois banquettes-lits pour dormir, munie de tiroirs dessous et une table pliante. Je me dis que les autres se reposent confortablement un moment sur leur lit. Moi, je me suis assis sur un petit tabouret de plastacier et je m’occupe de la petite humaine survivante au massacre du Temple. Elle est assise sur le sol devant moi, avec ses bras autour des jambes. Je lance la conversation avec elle.

    Moi : - Alors ! Je vais m’occuper de toi, jeune fille. Tu as de la chance d’être encore en vie et que je t’ai trouvé. (Elle ne répond pas et semble préférer m’écouter avec attention.) Ma pauvre, tu as dû en voir beaucoup des morts et de ces créatures. Tu avais un maître ? (Elle me fait « oui » de la tête.) Des amis ? (Une nouvelle fois « oui » de la tête.) Et… est-ce qu’ils sont… ? (Elle hésite un moment et refait « oui » de la tête.) Je suis navré pour eux. C’est vraiment horrible ce qui leur ait arrivé, tout comme à la mère de Weedge, le jeune zabrak qui est avec nous.

    Je regarde cette petite fille si silencieuse et attentionnée. Elle était terrorisée et sanglotant de peur quand je l’ai trouvée mais je la vois maintenant apaisée sans toutefois rassurée, à rester assise à me regarder comme un enfant à qui on raconte une histoire. Et puis, je me rappelle une chose…

    Moi : - Oh, que je suis bête ! Je m’adresse à toi mais je ne me suis pas présenté. Je m’appelle Galen Arek, padawan du maître Jedi Aynor Alask et natif de Tython. Et toi, comment tu t’appelles ?

    C’est alors que je la vois baisser les yeux et je lis de la dépression sur son visage.

    Moi : - Hé, qui y-a-t-il ? (Elle lève sa main gauche et me montre sa gorge. Je pensais au départ qu’elle avait quelque chose sur la peau mais je compris ce qu’elle voulait me dire par son geste.) Tu ne parles pas ? (Elle confirma par un « non » de la tête.) Ah, d’accord. Ce n’est pas grave. Mais… tu sais écrire ?

    À son expression faciale d’étonnement, je sens qu’elle a comprit où je voulais en venir et cherche de quoi écrire. Je lui tends volontiers une feuille de papier et un crayon puis elle commence à tracer des lignes et des courbes. Elle me tend ensuite la feuille et je vois marquer dessus : « Je m’appelle Reyn. »

    Moi : - « Reyn » ?

    C’est alors que j’entends toquer à la porte. La petite l’a entendu aussi et se lève précipitamment du sol, inquiète, et se cache sur le lit. Je la rassure en lui disant que je gère la situation et je me lève pour m’approcher de la porte. Plaqué contre la porte, je laisse passer cinq secondes de silence avant de demander.

    Moi : - Qui va là ?
    Kinsa : - Galen ! C’est moi, Kinsa. Je peux entrer ?
    Moi : - Oui, vas-y.

    La porte s’ouvre et ma camarade entre. Pendant que je retourne devant le lit auprès de la petite, la jeune twi’lek mandalorienne s’avance lentement et observe.

    Kinsa : - Comment va-t-elle ?
    Moi : - Ça peut aller. À part qu’elle a sursauté quand tu as toqué.
    Kinsa : - Vraiment ? Désolé, je pensais pas.
    Moi : - Ne t’inquiète pas. Elle est juste un peu perdue et je pense être le seul à qui elle fait confiance, pour l’instant. Elle finira par s’habituer à toi aussi.
    Kinsa : - Je l’espère. (Elle se rapproche d’elle.) Salut ! Moi c’est Kinsa Talik, de Mandalore. Je suis une Jedi. Tu t’appelles comment ?

    La petite humaine ne répond pas à la question, elle reste silencieuse et détourne même les yeux. Kinsa se redresse, étonnée.

    Kinsa : - Tu penses qu’elle est encore sous le choc ?
    Moi : - Non, pas du tout. C’est juste que Reyn est muette.
    Kinsa : - Je vois. Attends une minute ! « Reyn » ?
    Moi : - Oui. Reyn. C’est comme ça qu’elle s’appelle.
    Kinsa : - Mais comment peux-tu connaître son nom si elle ne parle pas ?

    Je lui montre alors la feuille de papier où Reyn a marqué son nom et Kinsa le consulte. Après réflexion, elle comprend mieux et me rend la feuille, que je repose sur la table.

    Moi : - Bon ! À part le fait que tu viens prendre des nouvelles de Reyn, tu es venue pour autre chose, non ?
    Kinsa : - Oui, exactement. Pendant ma sieste, je repensais à ce que Lynesh Gi a dit concernant l’Académie de Yavin. Un seul survivant de là-bas, tout comme la petite Reyn au Temple. Ces créatures ont ravagé deux points centraux de l’Ordre Jedi, là où se concentraient le plus de Jedi. Je me rends compte à quel point tout ce qui nous arrive est déstabilisant et terrifiant. Et puis… tu te souviens quand tu parlais de quelqu’un qui était derrière tout ça ?
    Moi : - Évidemment ! Je n’arrête pas d’y penser. Pourquoi ? Tu te dis la même chose ?
    Kinsa : - J’en ai pas parlé dans l’Arrow durant le trajet, jusqu’à la révélation de Lynesh Gi sur les deux cent Jedi survivants, mais je me pose oui la même interrogation que toi.

    Ce qui fait que l’on est deux à se dire que quelqu’un est à l’origine de tous ces évènements. Cependant, à cause du déchirement de la Force, il est impossible de savoir à qui nous avons affaire.
    Mais maintenant, il faut passer à autre chose.

    Moi : - Pour le moment, je pense qu’il faut se concentrer sur notre survie. Kaarde a beau dire que nous devons nous considérer comme à l’abri mais je pense que ça va continuer. Je pense que je vais monter au pont de commandement, pour aider Lynesh Gi à faire fonctionner le Chu’Unthor et assurer sa sécurité. Reyn viendra avec moi pour sa protection. Et toi ?
    Kinsa : - J’ai terminé mon roupillon donc, je te suis !

    Nous quittons la chambre tous les trois et nous dirigeons vers le pont de commandement du vaisseau.
    Une fois arrivé, je m’aperçois que manœuvrer le Chu’Unthor sera une véritable partie de plaisir.

    samedi 10 septembre 2016 - 11:36 Modification Admin Permalien

  • PSW
  • Avatar ProjetT

    ProjetT

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    J’avais rejoint la chambre qui nous avait été désignée avec les autres. Mais changea vite d’avis.
    « Considérez-vous comme enfin à l’abri » avait dit Kaarde, mais je ne me sentais pas l’abri du tout. J’avais l’impression que mon pire ennemi était encore là, épiant chacun de mes gestes. Cet ennemi, c’est moi-même. Cet autre moi. L’avais-je vaincu ? Ou juste repousse un temps ? Je l’ignore. Mais son obscurité était encore là.
    J’errais dans les couloirs, tournant aléatoirement, sans but, perdu dans mes pensées. Je ne savais que faire.


    J’avais encore le sabre de Mirax à la ceinture, Aynor me l’ayant laissé pour le moment. « Je te ferai appeler dès que le Conseil voudra l’examiner. Pour le moment, il est mieux avec toi », m’avait dit mon Maitre. D’un côté, il avait un aspect apaisant, mais d’un autre me rappelai douloureusement pourquoi il était venu à moi. Je savais Doc dans les parages, mais je n’étais pas prêt à l’affronter après cela.

    Mes pas me conduisirent dans une salle de repos, avec une grande baie vitrée donnant sur l’infini de l’espace. Je restais fige la, les yeux dans le vague, seul.

    Les Jedi partirent 20 000 de Coruscant pour Rhommamool. De ceux-ci, peu revinrent. L’académie et ses milliers d’apprenti, padawan, avaient été décimés. Le temple aussi. Il ne restait que nous. A peine 200.
    J’ignorais combien de temps j’étais reste là, peut être des heures. Je fus soudain pris d’une faim dévorante, et parti trouver de quoi manger. Quelques Jedi étaient là, dont j’ignorais le nom. J’évitais soigneusement tout contact. J’avais parfois l’impression d’être une bombe à retardement, et pour les protéger je devais les fuir.
    Non. Fuir ne résoudrait rien. Je devais me battre, à ma façon. Je retournais à l’Arrow, récupérer les sacs de matériels médicaux récupérés au Temple avec Aynor. Les sacs mortuaires avaient disparu, mais l’essentiel du reste était là. Nous avions juste rechargé la pharmacie de l’Arrow de quelques éléments manquant, mais sans plus.
    Je me dirigeais vers l’infirmerie du vaisseau, armes de mes sacs.


    Moi : Bonjour.
    De nombreux Jedi, tous blessés, sur des lits, et une jeune humaine au teint clair et au cheveux mauve qui circulent entre eux pour les soigner. Elle se retourne.
    Jedi : Bonjour... Weedge Terrik.
    Moi : Vous me connaissez ?
    Jedi : Oui. Et non. J’ai connu Clickman, étant toute jeune apprentie à l’infirmerie du Temple. Et j’étais au courant de votre arrivée à bord. Je suis Ellia Cadav. Ravie de faire ta connaissance.
    Moi : De même. Voici un peu de matériels récupéré au Temple avant de fuir. J’avais espéré trouver des survivants mais…
    Ellia : Merci bien. Cela servira très vite.
    Moi : J’avais espère aussi pouvoir vous assister et mettre mes maigres capacités à disposition.
    Elle prend mon visage entre ses mains, et m’observe les pupilles…
    Ellia : Certainement pas dans cet état mon jeune ami. Tu connais la règle d’or…
    Moi : Oui. Ne jamais soigner sans être soi-même en pleine forme. Au risque de d’échouer, de perdre le patient, et soi-même au passage.
    Ellia fouille dans une armoire.
    Ellia : Tiens.
    Elle me jette un sachet.
    Ellia : Fait toi une infusion avec ça et va dormir. Ça va t’aider à dormir, et surtout à te relaxer. Tu en as bien besoin. Reviens quand tu seras en pleine forme. Ton aide sera la bienvenue.
    Moi : Merci.
    Je m’exécute, focalisé sur cette nouvelle tâche. De nombreux Jedi avait besoins de soins.


    mardi 13 septembre 2016 - 04:03 Modification Admin Permalien

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    Kaarde

    17321 Crédits Modo

    Je rejoignais enfin la réunion de crise des derniers maîtres de l’Ordre Jedi, dans la salle de réunion du Chu’Unthor. Aynor, Doc, et Jorus étaient déjà là, debout, en pleine discussion, tandis que le céréen Sol’As Mordi était accoudé à la grande table holo, prostré dans son silence.

    Jorus. - Ah, Kaarde ! Je me réjouis de te revoir.
    Moi. - Tiens donc ? Tu ne penses plus que je suis un Seigneur Sith ?
    Jorus. - Euh…
    Moi. - Vous avez été bien imprudents, tout les deux, et prompts, en révélant à Sät’sa et surtout à Tyria que j’avais été Dark Hyllyard. Vous saviez pourtant pertinemment que ce n’était qu’une couverture !
    Aynor (gênée). - Écoutes, c’est Jorus l’expert en côté obscur, et quand il a avancé cette théorie…
    Jorus. - Elle était plus que plausible ! Je suis désolé, Kaarde, mais… le manque de témoignages sur ta période passée avec Baaaaaaal et tous les récents événements faisaient de toi le coupable idéal. Même moi je ne voulais pas y croire, jusqu’à ce que tu tues ce garde pour t’évader de prison.
    Moi. - Ce n’était pas moi, c’était ce forceux changeforme qui m’avait déjà abusé en imitant Mirax. Il m’a fait évader en prenant l’apparence de Tyria.
    Aynor (amusée). - Je me disais, aussi… il n’y a bien que Tyria pour te convaincre de faire une bêtise.
    Doc. - Bon, de toute façon il est clairement établi à présent que nous avons tous été dupés dans cette histoire ! La question est : à ce stade, que savons-nous ?

    Aynor alla s’asseoir sur le rebord de la table holo.

    Aynor. - Nous ne savons pas qui sont nos ennemis, à part ce changeforme impossible à identifier, mais il est certain que quelqu’un a mis en branle un plan immense.
    Moi. - Récapitulons… tout commence avec l’assassinat de Mahan, qui me discrédite et jette l’opprobre sur les Jedi… tandis que le Côté Lumineux s’affaiblit déjà...
    Jorus. - A ce moment-là le Sénat oblige l’inexpérimentée nouvelle chancelière à mettre l’Ordre sous tutelle…
    Doc. - Quelqu’un fait évader Kaarde et le pousse vers Rhommamool…
    Aynor. - Grâce à la mise sous tutelle le Sénat envoie des milliers de Jedi se faire piéger sur Rhommamool...
    Moi. - Et là, c’est le drame. Le Côté Lumineux de la Force se déchire, nous ne savons pas comment…
    Jorus. - Et le Sénat nous déclare traîtres, poussant l’armée à pointer ses canons sur nous...
    Doc. - Et comme si ce pseudo Ordre 66 ne suffisait pas des milliers de bestioles anti-Jedi déferlent sur Rhommamool, ainsi que sur le Temple Jedi, et…
    Sol’As. - Et Dark Spencer attaque l’Académie.

    Toutes les têtes se tournèrent vers Sol’As Mordi, qui n’avait pas encore pipé mot depuis le début de la réunion. J’allais m’agenouiller devant lui pour chercher son regard fuyant.

    Moi. - Dark Spencer, vous dites ? C’est lui qui est derrière tout ça ?!
    Sol’As. - Non, justement. C’est… il… il a attaqué l’Académie, oui… avec ses Undeads, et… tué beaucoup d’étudiants… j’étais complètement à sa merci… puis les cracheurs d’acides ont déferlé…
    Doc. - Les mêmes bestioles que sur Coruscant et Rhommamool ?!
    Sol’As. - Je p… je pense, oui… elles attaquaient tout le monde sans distinction, même Dark Spencer… je… je… c’est à leur intervention que je dois la vie. C’était… c’était terrible !

    Un silence pesant tomba sur la réunion. Ainsi, même le terrible Dark Spencer était visé par la conspiration ? Nos pistes se brouillaient.

    Moi. - Écoutez-moi, Sol’As. J’ai besoin que vous vous concentriez. L’Ordre Jedi n’est pas encore mort, et il a besoin de vous, il a besoin de son dernier maître guérisseur !
    Sol’As. - Le… dernier ? Vous voulez dire que… ?
    Moi. - Oui, je regrette… Mirax et Bloli ne sont plus parmi nous, mais je pense qu’elles voudraient que vous continuiez leur tâche.
    Doc. - Ellia Cadav est débordée, à l’infirmerie, elle aurait bien besoin de votre aide.
    Sol’As. - Oui… Oui ! Je vais essayer de me rendre utile. Merci, Maîtres !

    Le céréen essuya ses larmes et marcha résolument hors de la salle de réunion, suivi par nos quatre regards.

    Doc. - Bon, au moins nous savons que l’ancien apprenti de Baaaaaaal n’est pas responsable. Avec un peu de chance il comptera parmi les victimes, lui aussi.
    Moi. - Quelle est la situation actuelle, alors ?
    Jorus (désignant des secteurs sur une carte holo). - Là où les monstres ne sont pas apparus c’est l’armée qui s’est chargée d’abattre les Jedi isolés. Je dis ça d’après les observations faites par Lynesh Gi depuis le Chu’Unthor.
    Moi (inquiet). - Et sur Phoenix ?
    Jorus. - Rassure-toi. Tant que la République tient à ses relations diplomatiques elle respectera la neutralité de Phoenix et n’y enverra aucune troupe. Padmée est à l’abri, pour l’instant, surtout qu’elle est mariée à une importante figure politique. Cependant je pense que la République n’aura plus tant de scrupules, si jamais nous décidions de demander asile aux phoeniciens.
    Aynor. - Oui, inutile d’attirer le danger sur Pad et sur Phoenix. De son côté je pense, enfin j’espère, que Ceno sera à l’abri au sein des Mandaloriens.

    Au moins ma sœur semblait à l’abri, relativement. Une infime lueur rassurante au milieu des ténèbres.

    Jorus. - Bon… que savons-nous sur nos adversaires, à ce stade ?
    Moi. - Ils semblent contrôler le Sénat Galactique… ils ont pu déchirer le Côté Lumineux de la Force… et ils ont ces cracheurs d’acides à leur disposition.
    Aynor. - Ce qui suppose des ressources formidables. Ces bestioles chasseuses de Jedi sont forcément le fruit de longues recherches et manipulations génétiques secrètes, autrement nous en aurions entendu parler depuis longtemps ! Il faut absolument en savoir plus sur leur origine !
    Moi. - J’ai déjà mis une connaissance alliée sur le coup. J’espère avoir bientôt des infos.
    Jorus. - Qui est cette « connaissance alliée » ?
    Moi. - Héhé, surprise. Tu devrais apprécier.
    Doc. - Sans pouvoir poser un pied sur Coruscant nous ne pouvons percer les ténèbres du Sénat. Reste le déchirement du voile de la Force… Jorus, comment c’est possible, un truc pareil ?
    Jorus. - Euh… Eh bien, je suppose qu’un personne seule ne peut être à l’origine du phénomène, et que de nombreux facteurs entrent en cause. La Force a commencé à être déséquilibrée il y a cinq ans, à la fin de la Guerre du SEZ, lorsque Baaaaaaal a exterminé ses propres apprentis et beaucoup de nos padawans avec ses bombes psychiques.
    Moi. - Oui, nos rangs étaient déjà amoindris par la guerre, à ce moment-là. Et ça ne s’est pas arrangé après, avec la Bataille du Temple Jedi.
    Jorus. - Voilà, avec nos rangs qui ne se sont jamais bien reconstitués depuis la guerre la Force n’a jamais pu se reconstituer. Je suppose que… je suppose que quelqu’un de suffisamment puissant et savant dans le Côté Obscur,… qui aurait eut l’idée après l’attentat des bombes psychiques puis consacré ces cinq années à observer la Force, aurait pu précipiter le phénomène.
    Doc. - Et sans reconstituer l’intégralité de l’Ordre Jedi, il y a moyen de restaurer le Côté Lumineux de la Force ?
    Jorus. - Non.
    Aynor. - Si !

    Si Jorus était vexé qu’Aynor le contredise dans son propre domaine, il le dissimula bien. En fait il était sûrement aussi intrigué que Doc et moi.

    Aynor. - Mirax nous a laissé une clé pour restaurer la Force !
    Jorus (surpris). - Mais… Mais Mirax est…
    Aynor. - Avant de mourir, elle a été capable de concentrer la Force en elle et d’abattre plusieurs de ces monstres, et cela malgré le déchirement du Côté Lumineux !
    Jorus. - Je veux bien, mais… elle en est morte. Elle n’a laissé aucune trace de cette concentration de Force !
    Aynor. - Si, justement, elle est parvenue à nous la transmettre… dans son sabre laser !
    Moi. - Tu veux dire que ce sabre contient…
    Aynor. - La dernière trace de Force lumineuse de la galaxie, oui ! C’est mince, mais ça reste un espoir de rendre à la Force son équilibre !
    Moi. - Oui, peut-être… en y consacrant du temps.
    Jorus. - Il faut absolument que j’examine ce sabre !
    Aynor. - Tu pourras le demander à mon padawan. C’est Weedge qui veille dessus actuellement et qui a fait cette découverte.

    Jorus était fébrile. Il fallait croire qu’il n’avait pas envisagé un espoir si inespéré. Ou qu’il regrettait d’avoir autrefois milité pour que Mirax soit exclue de l’Ordre, suite à sa romance avec Baaaaaaal.

    Doc. - Donc nous avons une personne qui enquête sur les cracheurs d’acide, et un mince espoir de restaurer un jour la Force. Mais je pense qu’il y a plus important dans l’immédiat.
    Moi. - Quoi donc ?
    Doc. - Nous sommes toujours pourchassés, blessés, privé de ressources, peu nombreux. Nous avons besoin de chevaliers et d’espoir !
    Aynor. - J’ai un moyen d’avoir l’un et l’autre.

    Une fois de plus toutes les têtes se tournèrent vers la twi’lek au sourire malicieux. Que nous réservait-elle, cette fois ?

    Aynor. - Kinsa… Galen… Eckmül… Pris dans cette crise majeure, ils ont démontré qu’ils avaient de grandes épaules, tu l’as dit toi-même, Kaarde. Ils sont un exemple pour les autres Jedi survivants… plus que ça, ils représentent un espoir.
    Moi. - Oui, je vois où tu veux en venir. Je vais tout de suite prévenir Lynesh Gi pour organiser une grande cérémonie à bord. Nous avons trois nouveaux Chevaliers à accueillir !
     

    Ce message a été modifié par Kaarde le jeudi 22 septembre 2016 - 00:45
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    jeudi 22 septembre 2016 - 00:45 Modification Admin Permalien

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    camara

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    Allongée sur un lit de l’infirmerie, je m’étais endormi après les bons soins du charmant Docteur Ganner.

    Mon sommeil, bien que réparateur grâce aux breuvages de mon hôte, fut de courte durée. Une Ange Solo encore et toujours furieuse débarqua en claquant porte et talons et se jeta sur le couchage d’à côté, à moitié nue. Je ne pus m’empêcher de laisser échapper un soupir. La corellienne leva la tête vers moi.

    Ange – t’es encore là ?

    Mara – j’ai fait de cet endroit ma nouvelle zone de confort !

    Ange, un sourire en coin - Grand bien te fasse. C'est pas mon problème. 

    Mara - je dors où je veux et avec qui je veux.

    Ange - Et ? Moi aussi. Lui aussi.

    Mara, levant les yeux au ciel – QUOI LUI AUSSI ?! Jamais ça t’arrive d’en laisser aux autres ?

    Ange, ne comprenant pas – tu me parles sur un autre ton jeune fille ! Personne n’appartient à personne ici. 

    Mara – comme si je pouvais rivaliser avec toi…

    Ange – Qu'est ce que tu me racontes ? 

    Mara – oui et tu vas ENCORE me le voler celui-là aussi…

    Ange, s'énervant - Quoi ? Mais tu vas te calmer avec ton délire de persécution. Reste morte, ça t'évitera de t'échauffer les neurones pour rien.

    Mara – MAIS JE N’ETAIS PAS MORTE !

    A ressasser de vieilles histoires, le ton montait entre nous deux. Elle était déjà bien énervée à son arrivée et j’envenimais les choses. Nous n’en venions pas aux mains à cause de nos blessures mais nous y étions presque. Nous haussions de plus en plus la voix. Rainer apparut juste à temps entre nous deux avec son matériel médical et son sourire ravageur.

    Ganner – du calme les filles, il y en aura assez pour toutes les deux. Et de toute façon, petite Mara ne peut pas quitter l’infirmerie, avec les sédatifs que je lui ai filé, elle est incapable de se lever sans tomber.

    Ange – ça ne changera pas à d’habitude, c’est sa façon de marcher.

    Mara – Tu m’as drogué ?!

    Ganner – détend-toi, c’est juste un fort antalgique. Ça atténue les douleurs et te désinhibe un peu. Comme un bon Brandy.

    Il se tourna vers Ange, seringue à la main, et commença à enlever les cataplasmes sur son dos.

    Ganner – voyons un peu ce que tu as là… joli travail, propre malgré la plaie infectée… mais je doute que tu es réussi toute seule.

    Ange – un bantha un peu trop bavard m’a aidé.

    Mara, lui tirant la langue tu sais ce qu’il te dit le bantha !

    Je soupçonnais Ganner d’avoir rajouté une dose dans ma perfusion car le reste de notre dispute fut assez flou, j’étais comme sur un petit nuage, doux et agréable. J’émergeais quelques heures plus tard, toute seule, avec de vagues visions étranges de ce qui s’était passé après les soins d’Ange.

    Au pied du lit, des vêtements à ma taille m’attendaient ainsi qu’une trousse de soins. A l’intérieur, chaque fioles étaient étiquetées, certaines à mon nom, d’autres avec celui d’Ange Solo. Pourquoi me les avait-il confiés plutôt que de lui donner directement ?

    Ange avait due déguerpir avant moi une fois ses affaires terminées car l'endroit était désert. Après une longue et apaisante douche, j'enfilais rapidement ma tenue et sortis de l'infirmerie pour la chercher et lui remettre les fioles qui lui étaient destiné. 

    J'avançais assez rapidement dans les couloirs. Même si je n'avais pas eu l'occasion de beaucoup de me promener, je commençais à me repérer dans les lieux. Entre deux croisements je faillis renverser Wes qui ne regardait pas où il marchait, visiblement lui aussi furieux.

    Mara – Wes ! Tu sais où est Ange ?

    Wes – qu’elle aille où elle veut !

    Mara – elle a laissé ça sur mon lit, je cherche à lui rendre...

    Wes, avec un rire nerveux sur ton lit… ?

    Mara –  ...à l’infirmerie. Quelque chose ne va pas ?

    Wes – elle repart pour Coruscant. Contre mon avis.

    Mara – mais c’est du suicide !

    Wes – exact. C’est suite à l’appel de Kaarde Naberry. Je n’en sais pas plus. Tu devrais te dépêcher si tu ne veux pas la rater. Le Fury sera prêt dans 30 minutes.

    Maitre Kaarde… il avait échappé à la purge… s’il lui avait réussi, alors d’autre Jedis étaient encore en vie ! Je n’aimais pas vraiment cette idée mais il fallait que j’y retourne. Je n’avais plus envie de me cacher et de me tenir à l’écart !

    Mara – je… je veux l’accompagner.

    Wes – elle ne veut personne avec elle. Une mission « Solo » apparemment…

    Mara – Wes… tu m’aiderais à m’infiltrer dans son vaisseau ? 

    Wes – pourquoi veux-tu absolument y retourner ?

    Mara – j’ai ses médicaments avec moi… et mes amis sont vivants… là-bas…

    Wes – tu sais que tu vas passer un sale moment quand elle va se rendre compte que tu es de nouveau dans ses pattes ?

    Mara – je prends le risque !

    Il regarda vite fait aux alentours et me fit signe de le suivre. Interceptant Ange Solo dans le hangar, il alla à sa rencontre en créant un énième conflit pour détourner son attention et me laisser me faufiler dans le vaisseau.

    En prenant soin de ne rien toucher, j’ouvris le premier placard à ma droite et m’accroupis à l’intérieur.

    La porte fermée, à moitié dans le noir, je faisais le vide autour de moi pour éviter de respirer bruyamment. Les minutes parurent des heures avant que je ne puisse entendre la corellienne s’installer et sentir l’Angel’s Fury décoller.

    Ce message a été modifié par camara le vendredi 23 septembre 2016 - 11:26

    jeudi 22 septembre 2016 - 12:49 Modification Admin Permalien

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    galen-starkyler

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    Je m’aperçois que manœuvrer le Chu’Unthor sera une véritable partie de plaisir. La salle de commandement de ce vaisseau n’a rien de différent avec celle d’un croiseur de classe Venator, quoique qu’il n’y ait qu’un seule tour. Les commandes et tout le système de pilotage-astronavigation sont répartis dans deux larges fossés demi-ovales que l’on peut accéder par d’étroits petits escaliers en arrivant. Au milieu de la plateforme qui sépare les deux fossés, une autre plateforme de forme circulaire et rotative se trouve. Cette plateforme supérieure possède un panneau technologique muni de diverses commandes tactiles, sans oublier le siège gris en plastacier qui trône derrière le panneau. Bref, c’est comme ça que je vois l’aile de commandement du Chu’Unthor.

    Kinsa et moi avons franchi l’entrée principale de l’aile peu après avoir pris l’ascenseur pour rejoindre le niveau. Reyn marche à mes côtés, reprenant de l’angoisse en voyant ces lieux qu’elle n’avait jamais vue ; elle a cependant sa main droite dans ma gauche, ce qui lui permet d’être rassurée. Notre petit trio s’avance donc dans cette aile du vaisseau, où la chevalière Jedi Lynesh Gi est installée sur la plateforme rotative du siège. Nous voyant arrivés, elle cesse ce qu’elle fait sur le panneau tactile et se redresse pour bien s’adresser à nous.

    Lynesh Gi : - Bien le bonjour, les jeunes. Je vous souhaite la bienvenue dans l’Aile de Commandement. Je suis…
    Kinsa : - Lynesh Gi, humaine et chevalier Jedi. Oui, nous savons qui vous êtes puisque nous étions là quand vous parliez avec maître Kaarde.
    Lynesh Gi : - Ah oui, je me rappelle. Jeune fille, tu dois être l’apprentie de notre cher Mando-Jedi.
    Kinsa : - Oui, c’est ça. Kinsa Talik, mandalorienne tout comme Cera Ordo alias Cenovii, mon « ancien » maître.
    Lynesh Gi : - Oui, je comprends. Et toi, jeune homme, si je me souviens bien, tu es le padawan d’Aynora’lask, Weedge.
    Moi : - Perdu. Aynor A’lask est bien mon maître mais je ne suis pas Weedge. Je suis l’autre apprenti d’Aynor.
    Lynesh Gi : - Alors tu es… Galen. Le jeune garçon qui a fugué l’Académie il y a longtemps.
    Moi : - Ce n’est plus considéré comme une fugue, mais plutôt un exil involontaire qui m’a permis de reprendre foi en tant que Jedi. Je suis revenu depuis et me voilà.

    J’explique ensuite la raison de notre venue ici : Kaarde nous avait demandé d’apporter notre aide pour faire fonctionner le Chu’Unthor et sa sécurité, pendant qu’elle travaille sur le décryptage des données de R2-H3. Lynesh nous remercie et nous propose de nous laisser dans cette aile pendant qu’elle va se rendre avec l’astromech dans l’aile d’Informatique. La chevalière humaine nous laisse donc tous les trois avec les commandes du vaisseau, quittant l’aile avec R2-H3 pour la salle voisine.
    Kinsa s’avance vers la plateforme au siège et hésite un moment à y prendre place ; elle décide finalement de rester debout, sur le côté du panneau tactile. Je monte à mon tour sur la plateforme et pose Reyn sur le siège, trop grand pour elle. Au moins, cette plateforme circulaire rotative peut accueillir trois à quatre adultes. Je me mets face au panneau tactile tandis que la jeune twi’lek mandalorienne me parle.

    Kinsa : - Tu te sens capable d’utiliser ce genre de commandes ? Kaarde ne nous a pas donné une tâche facile, avec tous ces panneaux et écrans de contrôle. Il n’y a même pas un guidon de manœuvre.
    Moi : - C’est pas faux. C’est le gros problème avec les croiseurs et les corvettes, d’avoir des ordinateurs comme seul moyen de commandes et pas de guidon pour manœuvrer. Cependant, on dirait qu’il est possible d’en avoir un pour ce vaisseau.
    Kinsa : - Un guidon de manœuvre ? Mais ce n’est pas possible. Le Chu’Unthor est trop grand et trop lourd pour être piloté par une ou deux personnes seules.
    Je lui montre le panneau tactile devant moi, sans forcément frôler ou toucher quelque chose.
    Moi : - Cet écran holotactile de contrôle est pourtant équipé d’un système de « guidon de manœuvre », d’après le mode d’emploi. Comment il s’active ? Je ne sais pas. À quoi ça va ressembler ? Aucune idée.
    Kinsa : - On devrait peut-être commencer à activer les défenses extérieures et le champ de sécurité, avant de faire n’importe quoi qui nous mettrait en danger.
    Moi : - Je m’y mets.

    Je passe en revue les différentes commandes de ce panneau puis trouve ce que je cherche. Aussitôt, je tape avec rapidité mais prudence sur les boutons d’activation du champ de force extérieur et les défenses de sécurité, afin qu’elles agissent par détection de menace potentielle. Une fois ça de fait, je bidouille encore les commandes du panneau pour être sûr que tout fonctionne dans le système du Chu’Unthor.

    Moi : - Voilà ! Le champ de bouclier est activé et armé. J’ai réglé la sécurité du vaisseau sur le mode « vigilance conflictuelle ».
    Kinsa : - Bon, au moins on aura anticipé la préparation de ce vaisseau à une éventuelle attaque. (Elle porte ensuite son attention sur Reyn pendant un long moment puis me regarde.) C’est étrange.
    Moi : - De quoi ?
    Kinsa : - Tu vas peut-être me trouver stupide mais j’ai l’impression que Reyn et toi avez un air de famille.

    La petite humaine, qui jusque là n’avait pas bougé de sa position recroquevillée sur le siège, prête attention à ce que vient de dire ma camarade. J’observe un moment Reyn, histoire de savoir où voulait en venir Kinsa, et constate avec beaucoup d’attention qu’il y a en effet comme un air de ressemblance entre elle et moi. Sentant le poids de mon visage sur elle, Reyn se cache derrière ses genoux et semble rougir.
    Soudain, une série répétitive de « bips » aigus et allongés résonne dans la salle. Je remarque que Reyn se cache encore plus derrière ses jambes. C’est en sentant une vibration dans ma poche que je comprends que c’est mon comlink qui fait ce bruit. Je le sors et regarde qui m’appelle.

    Moi : - Ça alors ! C’est ma liaison cryptée. Je dois répondre ! (Je décroche l’appel et la lumière holographique affiche le symbole de l’Ordre Jedi au lieu d’une personne.) Allô ?
    ??? : - Bwwiioup bwwwiooh wwwiouh. Brriouwwweeep fwwwioup.
    Kinsa (moqueuse) : - On dirait que même la communication est cryptée.
    Moi : - Non, pas du tout. C’est R1 qui appelle, là.
    Kinsa : - R1-P7 ? Ton droïde astromech ? D’accord, je comprends mieux pour les bruits.
    Moi : - Tu disais, R1 ? (Mon ami droïde continue de parler dans son langage.) Tu as réussi à t’échapper de Yavin IV ? Et tu pilotes en ce moment mon chasseur ? (Il reprend de plus belle la communication.) Où ça ? (Il répond encore dans son langage.) D’accord, je t’envoie les coordonnées du Chu’Unthor pour que tu nous rejoignes. (Je lui transmets les coordonnées puis) Fais gaffe à ne pas te faire attraper par les navires de la République, s’il-te-plaît, ils sont contre nous maintenant. Rappelle-moi quand tu auras atteint le Chu’Unthor.

    Je raccroche la communication et l’efface pour empêcher quelqu’un de l’intercepter ou la trouver. Kinsa m’interpelle après ça.

    Kinsa : - Alors ?
    Moi : - R1 s’est enfui de l’Académie au moment où deux étranges visiteurs se sont rendus vers le bâtiment et qu’ils ont été attaqués par les créatures chasseuses de Jedi. Actuellement, il n’est pas loin de l’orbite de Taris et il va venir au Chu’Unthor. Pour me retrouver.
    Kinsa : - Peut-être il aura des informations intéressantes à nous transmettre concernant l’attaque de l’Académie.
    Moi : - C’est possible. Mais ce qui nous avancerait le plus, c’est le « Qui ? » de toute cette crise.

    C’est alors que l’entrée de l’aile voisine s’ouvre et la chevalière humaine revient vers nous, le droïde R2-H3 derrière elle. À son sourire, je pense qu’elle terminer la tâche de décryptage.

    Moi : - Vous avez terminé ?
    Lynesh Gi : -En effet. J’ai réussi le décryptage des données de ce droïde et je les ai transférer sur cette holo-clé numérique.
    Kinsa : - On peut donc voir les données. Génial !
    Moi : - Et maintenant ?

    Lynesh Gi : - Maintenant il ne me reste plus qu’à me rendre à la réunion du Conseil et…

    L’entrée principale de notre salle s’ouvre et un droïde protocolaire s’avance.

    Droïde protocolaire : - Maître Gi, vous devez vous rendre impérativement dans la salle où a lieu la réunion des Maîtres. Maître Naberry dit que c’est urgent.
    Lynesh Gi : - Oui, ça va ! J’allais m’y rendre de toute façon. Bon, les jeunes, je vous laisse avec les commandes du vaisseau. Je reviens tout de suite.

    L’humaine suit en trottinant le droïde protocolaire, la lourde porte se refermant derrière elle. Excepté R2-H3, nous ne sommes plus que tous les trois dans cette aile. À jouer les membres d’équipage de bord du Vaisseau-Académie.

    Moi : - Schtroumpf.
    Kinsa : - Hein ?
    Moi : - Non, laisse tomber. Je me disais qu’il était long ce silence alors j’ai sorti un mot quelconque.

    La jeune twi’lek et moi nous remettons au travail, consultant les facteurs de bon état du vaisseau et les diverses commandes à mémoriser pour une éventuelle utilisation. De son côté, Reyn descend doucement et furtivement du siège et marche en direction de l’immense baie vitrée qui sert de pare-brise et de panorama à cette aile. Bien qu’il fasse froid et qu’elle est vêtue de haillons d’une robe à manches longues, les jambes nues, elle ne semble pas prêter attention à la température ambiante et se colle contre la baie vitrée, scrutant l’espace. C’est la première fois qu’elle découvre vraiment l’espace, de ses propres yeux. Toutes ses étoiles lointaines lui brillent dans les yeux, comme si elle contemplait l’univers au plus profond de son âme.
    Puis soudain, elle sent une présence à travers ses étoiles. Une menace. Elle retourne et fait des bruits pour attirer l’attention de nous deux. Je redresse la tête en voyant Reyn gigoter et gémir en montrant l’espace. Je me rapproche de la baie vitrée et regarde dans la direction qu’elle montre. Au départ, je ne vois rien. Puis je sens à mon tour une présence. Qui se dirige droit vers nous. Comme une menace.

    Moi : - Nom de Vador !

    jeudi 22 septembre 2016 - 20:34 Modification Admin Permalien

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    AngeSolo

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    Solo était de reboutonner son chemisier avec la désagréable impression de se sentir observée. Détournant volontairement les yeux de la source qu’elle sentait poser un regard sur elle, elle s’activa à quitter l’infirmerie au plus vite.

    Ganner : Toi, tu nous fais du Solo, princesse.
    Ange, agressive en se retournant brusquement : T’es pas payé pour jouer les psys.

    Il lui adressa un joli sourire, le menton négligemment posé sur sa main cybernétique avant que l’autre ne se mette à la recherche d’épices à fumer dans sa chemise froissée sur le sol. Allumant la drogue, il s’allongea un peu plus sur le lit sur lequel se trouvait quelques instants plus tôt la Corellienne. Puis, d’un vague mouvement du bras, indiqua la direction dans laquelle se trouvait Mara.

    Ganner, avalant une nouvelle bouffée : Tu comptes faire quoi, d’elle ?
    Ange, enfilant sa première botte : J’en sais rien. Elle a dit qu’elle voulait rester.
    Ganner, lui tendant l’épice : Tu vas la prendre ?
    Ange, haussant les épaules tout en acceptant : Peut-être.
    Ganner : Ca serait bien. Elle, un autre. (Il lui adressa un rictus explicite.) T’aimes pas rester seule.

    Pour toute réponse, elle lui flaquant un magistral coup dans l’épaule. Il avala brusquement la fumée et se mit à rire de bon cœur.

    Ganner : Tu vois, qu’est-ce que je te disais.
    Ange, enfilant sa seconde botte et se relevant : Va te faire voir.
    Ganner, lui attrapant le poignet : Reste encore un peu. Les analyses ne devraient plus tarder.
    Ange : Pas le temps. Tu sais déjà qu’elles seront négatives.
    Ganner, songeur : Comme toujours. (Il manqua une pause et ajouta : ) Mon petit miracle de la science.
    Ange : Tu sais ce qu’il te dit le miracle…

    Et elle lui adressa un signe obscène avant de quitter les lieux sans demander son reste. S’en suit alors un entrechoc de pensées les unes plus dérangeantes que les autres. Cela n’avait été qu’un interlude. Son lot d’incertitudes revenait de plus belle à son grand désarroi. Ganner savait y faire, elle l’avait presque oublié. Oublié. Elle se gaussa intérieurement. Cela faisait presque vingt ans qu’elle le connaissait et qu’il la connaissait. Oublié. Elle n’avait pas oublié.

    Jurant contre elle-même et son attitude autodestructrice, elle prit l’initiative de s’éloigner physiquement du problème. S’équipant, elle quitta le Quartier Général et partit s’égarer à foulées modérées dans la jungle.


    Dégoulinant de sueur de la tête aux pieds, ce fut après un périple d’une heure et demie que la Corellienne remit justement le pied dans cet environnement si familier, l’esprit quelque peu apaisé. Montant les marches deux à deux, elle regagna ses quartiers. Une douche, un peu de sommeil et une nouvelle journée pourrait recommencer.

    Les quartiers qui lui avaient été alloués depuis son retour officiel dans les affaires s’avéraient plus modestes que du temps où elle était Leader. Du confort, du fonctionnel, rien de plus. Ange n’avait jamais compté parmi ceux qui chérissaient le luxe et disposer d’un espace trop volumineux ne faisait qu’accroître le côté impersonnel de tous les logements qu’elle occupait. Un courant d’air. Elle n’était qu’un courant d’air qui ne se sentait véritablement chez elle que lorsqu’elle s’autorisait quelques jours de répit, chez elle, sur Corellia, dans son petit deux pièces en plein cœur de Coronet. Ici, elle n’appréciait que l’immense baie vitrée lui offrant une vue aussi spectaculaire qu’inouïe sur la forêt luxuriante de la planète et la terrasse sur laquelle elle débouchait.

    Elle glissa son pass, traversa le salon et se dirigea vers cette dernière, ayant l’envie de profiter des derniers rayons du soleil et de la brise sur son visage avant de se laver. Deux pas dehors et elle constata qu’elle n’était pas seule. Cette silhouette si familière profitant aussi du coucher du soleil.

    Ange, vociférant : Ca va, tranquille, je ne te gêne pas, j’espère !
    Wes, ne se retournant pas : Un peu. La pollution sonore n’existait pas quelques secondes auparavant.

    Pour toute réponse, elle lâcha une dizaine de jurons et se plaça à côté de lui, les pieds dans le vide.

    Ange, entre ses dents : J’aime pas qu’on investisse mon espace vital.
    Wes, du tac-o-tac : J’ai dit que je passerai te voir.
    Ange, ôtant d’une de ses mèches de cheveux un bout d’une substance non-identifiée : Génial. Tu m’en vois ravie.

    Un silence gênant s’installa.

    Wes, un peu gauche : Ange, je voulais…
    Ange, le coupant net : Nous n’allons pas avoir cette conversation.

    Nouveau silence gênant, interrompu heureusement par le comlink de la Corellienne qui s’agita.
    Kaarde.
    Elle décrocha.
    Le Grand Maître de l’Ordre lui demandait son aide. Retourner sur Coruscant. Enquêter.
    Cette nouvelle fut comme une bénédiction. Elle avait enfin un prétexte pour s’éloigner de lui et de tous les problèmes qui allaient avec. Simple. Concis. Elle allait pouvoir respirer et s’accorder le temps nécessaire pour verrouiller « le cas Wes Hamera » à double. Elle accepta, bien évidemment, et raccrocha.

    Wes, furieux : Tu m’expliques ?
    Ange, monocorde : Je ne te dois rien. Tu ne me dois rien.
    Wes, lui attrapant le bras : Tu te fous moi ? C’est ta manière de te venger de Borleias, c’est ça ?!
    Ange : Moi ? Me venger de Borleias ? Le monde ne tourne pas autour de toi, Hamera !

    Et elle se leva.
    Et il se leva.

    Wes : C’est quoi, ton problème, au juste ?
    Ange : MON problème ? TON problème !
    Wes, perdant son sang-froid : MON problème ?
    Ange : T’as parfaitement entendu ! Je ne suis pas une…
    Wes, lui coupant la parole : J’crois qu’il va falloir remettre les pendules à l’heure. Tu croyais quoi ? Que j’allais te laisser te jeter corps et âme dans une mission suicide en quête d’une quelconque culpabilité fantôme ? C’est ta tête qui était mise à prix sur Borleias, j’te le rappelle ! Et tu veux quoi ? Que je te reste les bras croisés en te regardant toi-même la livrer sur un plateau ? Jamais !
    Ange, s’emportant de plus belle : C’est pas tes oignons !
    Wes : Ce sont mes oignons, foutue Corellienne !

    Elle ne répondit pas et prit la direction de la sortie, l’homme la talonnant.

    Wes, lui saisissant le poignet et la forçant à se retourner : C’est du suicide. Reste.
    Ange : J’irai si ça me chante.
    Wes, résolu : Je t’accompagne.
    Ange, s’époumonant : C’est hors de question ! Je n’irai pas risquer la vie d’une personne supplémentaire. La mienne est bien suffisante. Le Temple. Les Jedi. C’est mon affaire.
    Wes, à court d'idées : Je te défends d’aller sur Coruscant, Solo !
    Ange, se dégageant, l’air de défi : Ou sinon quoi ?

    Elle fit un pas en avant et lui lança Le Regard. Il ne dit rien. Son visage se crispa. Il lâcha une dizaine de jurons et quitta la terrasse puis la pièce, furieux. Ange, quant à elle, sentit un poids invisible lui opprimer le thorax quand elle le vit partir. Elle soupira et se convainquit de ne pas en trouver l’origine.

    Enfin, elle se dirigea vers la salle de bain.


    Ce message a été modifié par AngeSolo le vendredi 23 septembre 2016 - 06:48

    jeudi 22 septembre 2016 - 23:17 Modification Admin Permalien

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  • TIE/rpt Raptor --- Ce laid appareil basé sur la coque du TIE/ln a été conçu par le Warlord Zsinj après la bataille d’Endor et n’avait, mis à part sa cellule, rien à voir avec les modèles de chez Sienar. (Vaisseaux - Chasseurs)
  • Gulper --- C'était une créature indigène aux marais et aux bayous de Nim Drovis. (Espèces & Civilisations - Animaux)
  • Peko-peko --- Vivant sur la planète Naboo, le Peko-peko est le plus grand spécimen volant de la planète, dont il existe deux espèces : le géant et l’albatross. (Espèces & Civilisations - Animaux)
  • Jesmin --- Cette espèce de varech était indigène à la planète aquatique Calamari. (Espèces & Civilisations - Plantes)
  • Darth Ruyn --- Ce Seigneur Sith Twi’lek faisait partie du nouvel Ordre Sith instauré par Darth Krayt bien des années après la Bataille de Yavin. (Personnages - Sith)

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