Le Temple Jedi 7 (page 4)

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  • Avatar Cole_PrCol

    Cole_PrCol

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    Taris – Antenne locale de la Coro Net One

       Dalia Perkar – Ici Dalia Perkar pour un flash spécial d’information
       « Une nouvelle explosion a secoué Taris, cette fois loin de la capitale. Le sinistre, sans conteste d’origine criminelle aurait fait, selon les premiers rapports près de deux cent victimes et une quarantaine de blessés ».
       « L’attentat visait une réunion de « gens du milieu », qui selon des sources anonymes, souhaitaient saper l’influence des Mandaloriens « peu propice aux affaires ».
       « Contacté, le gouverneur Beviin, chef désigné de ce qui est surnommé par les autochtones « la Force d’Occupation Mandalorienne » s’est refusé à tout commentaire ».
       « Fait remarquable, le commandant Mandalorien Céra Ordo accompagné de la déléguée Jedi Kinsa Talik et d’une jeune femme, sans doute padawan, aurait été aperçu sur les lieux juste avant l’explosion et serait reparti aussitôt après celle-ci. Selon les premiers éléments de l’enquête toutefois, l’intervalle de temps entre l’arrivée du commandant au spatioport et l’explosion serait trop court pour qu’il puisse en être considéré comme responsable, d’autant que la padawan, visiblement mineure, a failli elle aussi être victime de l’attentat. »
       « Il n’en reste pas moins que le Commandant Ordo semble détenir des informations sur cette vague d’attentats, qu’il devra communiquer aux médias s’il ne veut pas être accusé de collusion avec les terroristes… »
       « Enfin, des produits toxiques, sans  doute hallucinogènes ont pu être répandus lors de l’explosion, car des témoignages insistants et récurrents évoquent la présence de l’acteur  Noaderlo Copridai aux côtés du commandant… La Direction de l’Hygiène et de la Sécurité……………... »

                                                                                   ********

    Orbite d’Ord Mantell – Roue du Jubilé

       Sphex Laurspuur abattit ses cartes, ramassa ses gains, vida son Moloko et sortit du casino, se dirigeant vers son nouvel hôtel, qui n’avait plus rien de miteux, tout en consultant une nouvelle fois le datapad.

       Arrivé sur la station quelques heures plus tôt, le Contact avait récupéré dans une consigne la seconde moitié de son paiement pour ses actions sur Taris. Cent cinquante mille crédits et ce datapad contenant un message non signé de son commanditaire.

       Ses yeux gris, sur lesquels tombait une frange couleur paille qu’il repoussait avec agacement lisaient et relisaient l’avertissement.

    Joint paiement pour travail effectué selon les consignes.
    Future assignation de missions supplémentaires envisageable
    Attention ! Identité d’emprunt a 97,9% de chances d’être compromise.
    Eventualité de poursuites initialement estimée à 3,2 % réévaluée à 94,3 % suite à dernières datas.
    Prenez mesures en conséquence.
    Détruisez présent support.

       Il aurait été suivi ? Et quelqu’un aurait réussi à percer son identité ? Sphex tirait son chapeau à ceux qui le traquaient… A moins que ce ne fut que de la chance…

      Il aurait pu s’enfuir à nouveau et disparaître, en s’assurant cette fois de ne laisser aucune trace, mais… Il avait envie de s’amuser. Avec trois cent mille crédits, on pouvait faire beaucoup de choses...A commencer par prévenir toute incarcération par les autorités locales. Ensuite… quoi ? Louer des gros bras… ou pattes ? Se procurer un équipement qui ferait de lui une forteresse vivante ? Et puis… Le Derby des Forceurs de Blocus allait bientôt avoir lieu… Ce serait l’occasion de participer ! Il y avait tant de possibilités… !

       Pas inquiet le moins du monde, Sphex lança le datapad à un droïde nettoyeur/recycleur.

       Il vivait aussi pour le frisson. Finie la prudence, rien ne l’empêcherait de profiter de sa fortune nouvellement acquise !

    jeudi 15 juillet 2021 - 09:26 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar xeniamnleo

    xeniamnleo

    4122 Crédits

    Le petit groupe d’enquêteurs était à nouveau réuni après l’interrogatoire plus qu’efficace de Kinsa. La Jedi semblait perdre patience, elle n’était pas la seule. La dernière explosion qui avait failli leur coûter la vie les avait tous tendus. Ceno paraissait pourtant le plus contrarié, il observait quelques hologrammes sur son comlink et les soupirs qui s’échappaient de son casque trahissaient un agacement grandissant.

    Kinsa : Alors qu’est-ce qu’on attend, si on file sur Ord Mantell maintenant c’est ecore jouable pour rattraper cette pourriture. 

    Zadyssa : Oui il n’a que quelques heures d’avance sur nous

    Ceno serra son poing et se tourna vers le groupe. 

    Ceno : Vous avez raison, il faut y aller au plus vite, mais je ne peux vous accompagner.

    Ses compagnons ne purent cacher leur surprise, ce qui pressa le Mandalorien dans ses explications. 

    Ceno : Je dois rester ici, la dernière bombe a provoqué une vague de rage chez les journalistes. Si je pars maintenant ils ne seront que trop content d’interpréter cela comme un aveu de faiblesse voire un désintérêt pour la souffrance du peuple de Taris. 

    Kinsa : Je comprends mais toutes les forces sont nécessaires pour attraper le terroriste.

    Ceno : Nous avons déjà assez mauvaise presse, nous ne pouvons pas nous permettre de leur donner plus de grain à moudre à ces grattes datablocs. 

    Il marqua une pause, observant l’approbation de Kinsa d’un hochement de tête, puis se tourna vers Xeniam. 

    Ceno : Ton vaisseau peut tous vous accueillir ?

    Xeniam : Ça devrait aller, on se chargera pas trop en bagages. 

    La blague de l’explorateur pour détendre l’atmosphère ne fit pas fait mouche, au contraire. L’ambiance pesante rappelait au Guildeur son manque d’interaction sociale lors de son exil forcé et combien le retour à la vie normale serait encore long.

    Ceno : C’est décidé alors. Je vous contacterais si j’en apprends plus ici. Bonne chance.

    Le ton solennel ne laissait pas de doute sur la nature définitive de la phrase. Xeniam fit signe à Kinsa et Zadyssa de le suivre. Ils se hâtèrent pour attraper une navette et rejoindre le spatioport où le vaisseau de l’explorateur était stationné. Le MBX-BR qui trônait devant leurs yeux n’avait pas fière allure, ce qui ne manqua pas d’interpeler les Jedi. 

    Zadyssa, discrètement vers Kinsa : J’espère qu’il l’a fait contrôler son vaisseau depuis son retour du trou de ver. 

    Kinsa : Je crois que c’est juste un style que se donnent les Guildeurs.

    Xeniam, faignant jusque-là de ne rien entendre : Les pièces de rechanges sont dures à se procurer sur des anciens modèles comme celui-là. Mais ça devrait tenir le coup jusqu’à Ord Mantell…enfin normalement.

    La Twilek et l’humaine se regardèrent un peu déroutées puis suivirent Xeniam à l’intérieur. Le groupe se dirigea directement vers la cabine dont le désordre ne déparait pas avec l’extérieur du vaisseau. Xeniam démarra tous les systèmes de navigation et s’installa au poste de pilotage tandis que ses acolytes prirent place derrière lui. Les manœuvres de décollage et de sortie de l’atmosphère de Taris se firent rapidement et de manière plutôt confortable, à la surprise des passagères du Guildeur. Cependant, après un court temps d'arrêt durant lequel Xeniam calcula les coordonnées pour Ord Mantell, Zadyssa et Kinsa furent secouées lors du saut en hyperespace, et les vibrations trahissaient alors l’état de l’engin les transportant. A nouveau, les Jedi s’échangèrent un long regard inquiet mais les turbulences initiales furent bientôt de moindre amplitude et le reste du voyage se passa relativement sans accrocs jusqu’à la sortie d’hyperespace qui, sans surprise, s’avéra un peu plus mouvementée. Néanmoins, les enquêteurs pouvaient déjà observer Ord Mantell devant eux.

    Xeniam : Et voilà il n’y avait vraiment pas de quoi s’inquiéter, et en un temps record !

    Kinsa et Zadyssa ne purent contenir un rire nerveux mais durent reconnaitre que le vaisseau avait malgré tout permis un voyage très rapide vers leur destination. Apres avoir pénétré dans la dense atmosphère de Ord Mantell, le Guildeur amorça une descente vers Wolport et son spatiosport. L’explorateur pensait que la capitale constituerait un solide point de départ dans la traque de leur suspect. 

    Le vaisseau enfin posé sur la planète, les enquêteurs prirent le temps de la réflexion. Les casinos et les chantiers de démontage de croiseurs interstellaires étaient les principales activités de la planète. Elles avaient toutes deux en commun de réunir beaucoup d'épaves. L’appât du gain avait perdu plus d'un voyageur trop curieux et nombre de visiteurs de la planète s'y retrouvaient bloqués car criblés de dettes à rembourser. On ne blaguait pas avec l'argent dans le milieu du jeu: ses grosses huiles auraient fait passé n'importe quel Hutt pour un ewok. Bref, beaucoup de zones d'ombres planaient sur les différents propriétaires de salles de jeu. Il y avait fort à parier qu’un criminel en fuite eut quelques accointances avec la pègre locale tenancière des casinos. Il fallait donc commencer l'enquête en ces lieux. C'est en tout cas à cette conclusion que les trois compagnons arrivèrent après leurs échanges. 

    Xeniam: J'espère que vous savez bien jouer au Sabacc ! 

    Kinsa: Mais par où commencer ? Il y a tellement d'établissements… 

    Xeniam: Je viens de lire sur le flux de la console que le Savrip Doré existe encore, on peut commencer par celui-ci. 

    Zadyssa: Tu y as encore des contacts comme sur Taris ?? 

    Xeniam: Pas du tout!

    Ses interlocutrices le fixèrent alors avec de grands yeux, ne sachant si il était sérieux ou tentait à nouveau une mauvaise blague. L'explorateur sourit. 

    Xeniam: C'est juste le dernier dans lequel j’ai gagné haha.. 60000 crédits vous imaginez ! Il marqua une très courte pause. Et comme je suis superstitieux… 

    Le doute fit place à la stupéfaction dans les expressions de Kinsa et Zadyssa. 

    Xeniam: Ne faites pas ces têtes , quelque chose me dit que dans cette enquête nous devons aussi nous en remettre un peu à la chance...


    Ce message a été modifié par xeniamnleo le samedi 17 juillet 2021 - 00:24

    samedi 17 juillet 2021 - 00:21 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar waren

    waren

    15310 Crédits

    Scarif 

    Les pas des Stormtroopers résonnérent à travers le grand hall gris platine ou des échafaudages métalliques se trouvaient, ici des techniciens ainsi que des robots répartis en différemment endroits s'occupaient de souder des matériaux ou intégrer des circuits de branchement, dans un balet d'étincelles et de bruits d'outillages. En haut de l'escalier en parfait état quand à lui se trouvait le Moff local, les bras grand ouvert, le sourire large. Faras Kandor pour sa part arborait sur son visage l'inverse. Une pince de fusion tomba par terre, fesant sursauter les stormtroopers, ainsi que Bulma qui degaina son sabre blanc. Un pardon maladroit sortit de la bouche de l'humain au teint à moitié pâle. Faras fronça les sourcils. Il alla droit au but sans se soucier de l'assemblée présente. Le Moff invectiva le gouverneur sur la présence d'un vaisseau sorosuub à l'extérieur du site, que ses hommes était devenu trop tir-au-flanc, que le BSI ferait une enquête à coup - il y aurais sûrement un autre Moff de nommer. L'officier essaya de se dérober mais Faras déclara qu'il reprenait la situation. Prard'Bal'masieko fut tenter de tuer le Moff mais elle se ravisa. Et tandis que la cohorte montait les marches, le chevalier sentit quelque chose dans la Force, comme un petit ricochet dans l'eau. Elle secoua la tête et fit signe à un Stormtrooper. 


    Prad "Dites aux Moffs que je les rejoints, je dois vérifier.. enfin, contrôler une chose." 

    L'impérial bifurqua à droite, puis tout en resserrant le manche de sabre, passa sa main sur les parties mural de la citadelle en écartant les techniciens intrigués sur son chemin. Par moment, elle cessait, redresser la tête cherchant quelque chose au dessus puis reprenait sa quête. Par tâtonnements, tel une chauve-faucon, elle utilisait la force comme un radar pour avancer jusqu'à sa proie. Ou plutôt deux apparemment.. Oui. Elle voyait deux silhouettes lumineuse dans ce halo sombre, visible uniquement par elle, la Force transperça les étages comme un éclair. Les silhouettes grises étaient sans importance, des Stormtroopers, des réparateurs que ses yeux écartés. Elle trouva vite l'étage.


    Prad "Tiens donc, voyez vous cela.."

    Cole "Je.. nom de.. On devrais pas rester ici. J'ai un Very Bad présentiment."

    Salut à tous les fans des cinq armées.


    samedi 17 juillet 2021 - 00:25 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

    8206 Crédits

    Deux jours plus tard

    - Alors c’est lui ? demanda Kinsa.
    - Ouais. Le seul Xeniam de la galaxie, c’est moi.
    - Il a vraiment pas de chance, n’empêche, commenta Zadyssa. Parmi tous les disparus de la galaxie, il a choisi le seul qu’il ne fallait pas.

    Au gré de plusieurs parties de Sabbac (qui avaient conduit à la ruine et au désespoir), ils avaient finalement réussi à trouver des renseignements. Et un peu par hasard, il fallait l’avouer : un joueur n’avait pas compris comment l’homme avec qui il avait joué plusieurs jours auparavant avait pu changer de visage entre-temps. Il avait passé au moins dix minutes à chercher à prouver que c’était un changeforme. Après investigation, Xeniam s’était rendu compte que quelqu’un avait pris son identité et s’amusait à dépenser d’énormes sommes d’argent dans tout et n’importe quoi.

    - Il s’est inscrit à une course, dit-il. Ça s’appelle le Derby des Forceurs de Blocus et ça commence dans quatre heures.
    - Ça se voit qu’il vient de gagner son argent. Il ne se soucie même plus d’être prudent, remarqua Kinsa.

    La course commençait en haut d’une plate-forme qui donnait immédiatement sur une descente de plusieurs centaines de mètres de la forme d’un entonnoir. Elle éliminait d’office une dizaine de vaisseaux puis continuait sur la planète.
    Kinsa se leva.

    - On s’y rend et on essaie de le choper sur place.

    Le hall était plein à craquer. Les coureurs s’agitaient tandis que les spectateurs se frayaient un chemin pour acheter un billet et, bien sûr, parier sur leur chouchou. Guidé par deux organisatrices vers son véhicule, Zadyssa aperçut leur cible. Qui les aperçut aussi et se tendit immédiatement.

    - M*rde. Il nous a vus !

    Il avait l’air hésitant et s’était arrêté, comme s’il pesait le pour et le contre. C’était pas bon signe. S’il décidait d’abandonner la course et de se faire la malle, avec la foule qu’il y avait, ils le perdraient de vue en un instant et impossible de le rattraper. Zadyssa eut soudain une idée délirante. Mais si elle fonctionnait, c’était plus ou moins gagné.

    Bon. Je fais jeune. Ça va passer tout seul.


    Elle attrapa le bras de Kinsa et la regarda dans les yeux.

    - Kinsa, je veux faire la course !
    - Quoi ?
    - Je veux la faire ! Laisse-moi la faire !

    Kinsa, les yeux ronds, ne comprenait pas du tout.

    - Mais qu’est-ce que tu fous ? Tu ne sais même pas piloter !
    - Si je sais ! criai-je avec la voix qui montait dans les aigus.
    - On est en mission, tu me fous quoi, là, Zadyssa ?
    - J’ai dit que je voulais ! T’es méchante, tu me laisses jamais rien faire !

    Zadyssa lui donna un coup de pied dans le tibia, prit sa bourse et profita du vide qui s’était créé autour d’eux pour partir en courant. Un rapide coup d’oeil lui apprit que la méfiance de leur cible s’était envolée en même temps que sa dignité. Un mal pour un bien. Sauf que maintenant, il fallait qu’elle achète un vaisseau et participe à cette fameuse course sans mourir au passage.
    Kinsa n’avait pas bougé, toujours aussi surprise. Cette image tira un large sourire à Zadyssa.

    Dix secondes avant le départ. Zadyssa qui avait acheté son véhicule dans l’un des nombreux stands à proximité se remémorait comment le faire avancer. Elle n’avait même pas retenu le type de vaisseau. En fait, elle savait à peine en faire décoller un. Fort heureusement, celui-ci n’avait pas besoin de décoller, il ne pouvait pas s’élever au-dessus d’un ou deux mètres. Il fallait donc juste qu’elle le fasse avancer.

    3...2...1...Partez !

    C’est parti ! pensa Zadyssa… qui ne bougea pas d’un pouce. Putain. Le frein à main. J’avais oublié.

    Elle fut plaquée contre son siège par l’accélération et ses mains se serrèrent sur le volant. Elle n’était pas du tout rassurée. Deux coureurs venaient de se rentrer dedans en créant une belle explosion et un autre avait perdu la moitié de son speeder après avoir été plaqué contre la paroi sur une centaine de mètres. Quant à sa cible, elle venait de passer l’entonnoir.

    - M*rde, il se débrouille bien.

    Son retard sur le départ lui permit néanmoins de passer la première étape sans encombre.

    - Kinsa, descends sur le circuit. On devrait pouvoir l’avoir maintenant.
    - Je te jure que ta comédie n’était pas nécessaire ! répéta-t-elle pour la, au moins, dixième fois.
    - Au moins, il est coincé dans la course, là. Sinon, il serait parti.
    - J’arrive pas à croire que je t’ai laissée faire ça.
    - Tu ne m’as pas laissée faire. Tu as buggé et c’est Xeniam qui t’a ramenée sur Ord Mantell. C’est différent.

    Elle raccrocha en voyant ce qui l’attendait. Après la longue ligne droite, un virage serré plongeait dans la montagne, sans lumière. À l’approche de celui-ci, tous les coureurs ralentirent, notamment la cible qui venait de s’y engager. Zadyssa étant parmi les dernières, il ne restait que les amateurs qui avaient eu envie de tester une course pour s’amuser. Alors elle en profita pour accélérer et doubler tous ceux qui la séparaient de son homme… avant de comprendre pourquoi ils avaient choisi de ralentir : elle ne passerait jamais le virage sans se prendre la paroi.

    - Wooouuaaaah !

    Elle donna un violent coup de volant et eut le réflexe salvateur d’utiliser la Force pour amortir le choc.

    - OK, je gère, murmura-t-elle en ramenant son volant à sa position initiale, le souffle court.

    Comme pour la contredire, un bout de la carcasse du speeder se détacha tandis qu’elle s’engageait sur une pente qui descendait dans ce qui ressemblait à une ancienne mine, probablement créée juste pour la course. Dans le noir complet.

    - Ils veulent nous tuer en fait !


    Elle aperçut soudain du mouvement quelques mètres devant. C’était lui. Il avançait pratiquement au ralenti. C’était le moment. Sans vraiment réfléchir, Zadyssa accéléra un coup et lui fonça dedans. Elle ignorait ce qui s’était exactement passé après, mais elle se retrouva la tête en bas, sonnée et toujours attachée.

    Toute ankylosée, elle se détacha et se laissa glisser sur le sol. Le deuxième Xeniam faisait de même avec des gestes très saccadés et s’apprêtait à partir en courant quand Zadyssa alluma son sabre laser.

    - On ne bouge plus.

    Ce message a été modifié par Zadyssa le dimanche 18 juillet 2021 - 14:58

    dimanche 18 juillet 2021 - 14:56 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    12797 Crédits

    Raison n°1 pour laquelle je n’étais pas prête à avoir des enfants de sitôt, contrairement à beaucoup de femmes de mon âge : je n’avais aucune idée de comment faire quand ma padawan piqua une crise pour participer à la course alors que ses talents de pilotage laissaient vraiment à désirer. En voyant Zadyssa voltiger, je me félicitai intérieurement de lui avoir donné quelques leçons : même si elles avaient été rudimentaires, elles lui avaient sans doute éviter de se crasher au premier virage venu. Toutefois, cela ne m’empêcha pas une quasi crise cardiaque lorsqu’elle fonça sur notre coupable, m’arrachant un petit cri d’angoisse. Hors de question qu’elle échappe à Sovereign et qu’elle meure ici pour une stupide enquête !
    Finalement, tout fut bien qui finit bien : Zadyssa nous ramena un homme raisonnablement apeuré de se faire pointer un sabre laser au visage, auquel elle avait rapidement passé les menottes, une présence d’esprit dont je la félicitai entre deux sermons - c’est à dire, la secouer par les épaules comme une grande soeur inquiète.

    - Mais tu te rends compte de ce que tu as fait, tu aurais pu mourir, et aussi bêtement qui plus est, c’était in-con-scient !

    Un soupir s’échappa de mes lèvres lorsque j’aperçus les hordes de journalistes qui pointaient leurs caméras vers nous. Ils étaient venus pour la couverture médiatique de la course, mais ils avaient bien entendu trouvé des potins plus intéressants en notre personne… Depuis la retransmission en live sur Coruscant, ils paraissaient nous suivre partout, tels des fourmis ennuyeuses qui ne faisaient que nous déranger dans notre travail et nous mettre une pression supplémentaire, et honnêtement très peu bienvenue. Le temps de répondre à quelques questions avec toute la diplomatie dont j’étais humainement capable - ou plutôt twilekement capable, nous embarquions l’usurpateur dans le vaisseau de Xeniam pour lui poser quelques questions. J’appris donc à cette occasion qu’il se nommait Sphex, et qu’il avait été grassement payé pour l’attentat, avec comme preuve un message dans son datapad.

    Joint paiement pour travail effectué selon les consignes.
    Future assignation de missions supplémentaires envisageable
    Attention ! Identité d’emprunt a 97,9% de chances d’être compromise.
    Eventualité de poursuites initialement estimée à 3,2 % réévaluée à 94,3 % suite à dernières datas.
    Prenez mesures en conséquence.
    Détruisez présent support.

    Les seules informations supplémentaires qu’il avait pu leur donner étaient des observations qu’il avait faites : une attitude militaire et une réticence à montrer leur visage, ainsi que des vêtements qui étaient manifestement d’emprunt. D’après lui, tout pointait aux Néo-Mandaloriens, ce qui amena Zadyssa et Xeniam à tourner leurs têtes vers moi. Peut-être que j’étais naturellement biaisée, mais je ne croyais pas une seule seconde que mon peuple avait fait ça.

    - Les chiffres et les probabilités, c’est pas le genre des Mandos. On ne fait pas des maths dans les batailles et les stratégies, on y va avec notre coeur. Donc ça m’étonnerait… On a aucune preuve en tout cas. Ne pas montrer son visage, c’est la base de tout commanditaire qui ne veut pas se faire dénoncer à la moindre chose qui dérape… 

    Laissant échapper un grommellement agacé, je décidai de renvoyer l’homme sur Taris, où il serait jugé. Ce serait en même temps un bon moyen de juger de l’implication potentiellement des Néo-Mandaloriens… Ou le cas échéant, de quel clan il s’agissait, car je doutais que Jaia ordonnerait une telle chose. Peu importe la suite, notre travail s’arrêtait en même temps que la piste, et après avoir remercié Xeniam pour ses services, lui disant de saluer Wes Hamera de ma part, je repartis avec Zadyssa sur Yavin IV pour…une petite surprise.
    En effet, après maintes discussions avec le Conseil Jedi actuel, en d’autre mots maître Jorus, maître Alask, maître Sol’As Mordi et maître Koran, nous avions décidé que ma padawan était prête à devenir Chevalière malgré son court temps de formation : les bases lui avaient inculquées par quelqu’un d’autre que moi, et j’avais parfait ces enseignements tout en lui transmettant ce que j’avais appris. Je ne considérais pas que je n’avais plus rien à lui apprendre, mais qu’elle était assez avancée pour être considérée indépendante.

    - Tu m’accompagnes pour faire mon rapport, Zad ?

    En réalité, le rapport avait déjà été fait, mais c’était seulement une excuse pour qu’elle ne se doute de rien. Lorsque nous pénétrâmes dans la nouvelle salle du Conseil, j’allai me ranger parmi les maîtres avec un sourire fier tandis que Jorus prenait la parole et la lumière dans la pièce s’abaissait jusqu’à nous soyions plongés dans la pénombre.

    - Zadyssa Yunixy. D’après ta maître Kinsa Talik et nos propres observations, tu as atteint le niveau d’un Chevalier Jedi comme les autres, malgré les circonstances difficiles qui ont marqué ta formation. Peu de padawans peuvent se vanter d’avoir participé à d’évènements aussi cruciaux pour le futur de la galaxie.

    Avec les maîtres, j’allumai mon sabre laser et adressai à Zadyssa un regard plein d’affection.

    - Il n'y a pas d'émotion, il y a la paix, commença Jorus.
    - Il n'y a pas d'ignorance, il y a la connaissance, enchaîna Sol’As.
    - Il n'y a pas de passion, il y a la sérénité, déclara Aynor.
    - Il n'y a pas de chaos, il y a l'harmonie, suivit maître Koran.
    - Il n'y a pas la mort, il y a la Force, complétai-je.

    La lame de Jorus s’abaissa tour à tour sur l’épaule gauche et droite, avant de couper d’un mouvement précis sa tresse de padawan, signifiant son passage de l’état d’apprentie Jedi à membre à part entière de l’Ordre. Alors que les lumières se rallumaient, je m’approchai de ma padawan - non, de mon ancienne padawan, et la serrai dans mes bras.

    - Je suis fière de toi, murmurai-je. Vod’ika (petite soeur)

    dimanche 18 juillet 2021 - 23:24 Modification Admin Réaction Permalien

  • PSW
  • Avatar Enoliwen

    Enoliwen

    2679 Crédits

    La jungle luxuriante résonnait de pépiements d’oiseaux, de bruissements d’ailes et de feulements. J’avais hâte d’arriver, mais ce détour par le silence de la nature était nécessaire. Plus ce bourdonnement incessant d’éclats de voix, de rire, de discussions vides de sens dans lequel j’avais passé les derniers jours. Je me sentais épuisé et j’avais besoin d’une pause, d’un endroit où réfléchir au calme. Sur le vaisseau avec lequel j’étais arrivé, il était impossible de s’isoler un tant soit peu. C’était un vol marchand, où se côtoyaient des personnes de tous les genres et les espèces. Au début, cela m’avait émerveillé : j’avais grandi dans un hameau, où ne vivaient que des Bothans de professions classiques comme professeur, technicien, marchand ou éleveur. Tout le monde se connaissait et les seuls étrangers qui passaient, des Bothans nomades ou des marchands ambulants, ne restaient jamais bien longtemps. Notre village était petit mais il y avait tout le nécessaire pour vivre en autarcie alors je n’avais jamais quitté la vallée pour aller où que ce soit, si ce n’est le village d’à côté où se tenaient une fois par an la Grande Foire, et où habitaient mes cousins et le reste de ma famille.

    Ma famille… je poussai un soupir. La seule mention de mes cousins avait conduit mes pensées, par association d’idée, à mes parents, or c’était précisément ce à quoi je ne souhaitais pas penser en cette après-midi de printemps. Cela faisait maintenant plus de deux semaines que j’avais quitté mon village et, bien que je m’en plaigne, le bruit du vaisseau avait été une distraction bienvenue. Impossible de réfléchir aux évènements qui m’avaient conduit là, à bord de cette navette surchargée. Même le soir, alors que tous étaient censés dormir, les compartiments résonnaient de conversations plus ou moins chuchotées, de rires et de disputes le plus souvent provoquées par des buveurs ivres et batailleurs. Le bourdonnement des machines était couvert par les quolibets et les hommes qui s’interpellaient d’un bout à l’autre des salles et les lumières clignotaient comme les enfants se pourchassaient dans couloirs et que certains tentaient d’aller se servir un verre en douce. Tentaient, parce que les capteurs de mouvements réduisaient à néant leur espoir de passer inaperçu. S’ensuivait généralement une poursuite à travers le vaisseau, les cris et les menaces du veilleur de nuit.

    J’avais bien tenté, au début, de faire le point sur les évènements des dernières semaines, mais j’étais sans cesse distrait et quelque chose me retenait de trop insister. Des souvenirs m’étaient revenus, sans que je sache cependant d’où ils venaient et ce qu’ils concernaient. Néanmoins, je les savais importants et aussi avais-je résolu de m’y plonger une fois au calme.

    Je fermai donc les yeux un instant, me laissant happer par mes souvenirs.


    « … un individu appelé Dark Sovereign … avec les Jedi… revenus après vingt ans d’hibernation… »

    Écoutant distraitement d’une oreille, je tressaillis à la mention de ce mot. J’avais parfois du mal à me rappeler que, s’il était interdit chez moi de le prononcer, c’était un terme courant dans le langage commun, surtout en ces temps de conflits. Et bien qu’il soit peu populaire dans mon village, où il était rarement prononcé sans une once de dégoût ou d’amertume, cela faisait la troisième fois que je l’entendais en moins d’une semaine. Les combats avaient pour l’instant épargné ma région, mais un marchand de passage nous avait rapporté qu’il y avait eu une incursion à quelques kilomètres d’ici, et que tous ceux qui avaient tentés de se soustraire aux forces en présence avaient disparu. De temps en temps, dans les rues, on entendait murmurer des passants.

    - Comment se porte tes champs ? demandait l’un.

    - Mal, soupirait son voisin. La récolte sera mauvaise cet automne.

    - Et les chasseurs ? J’ai entendu qu’ils étaient de retour par ici.

    - Bah, tu les connais. Ils vont, ils viennent, ils fout*** le bordel et ils repartent.

    Cette information avait provoqué une sensation de froid en moi, une peur d’autant plus insidieuse que je n’en connaissais pas la cause. C’était un sentiment qui me semblait connu, remontant à un souvenir lointain, enfoui à la frontière de ma conscience. Je ne connaissais pas la nature de ce trouble qui me prenait au plus profond des tripes, mais je savais que je l’avais déjà ressenti et qu’il avait quelque chose avoir avec la profonde cicatrice que j’arborais de l’épaule à l’avant-bras.

    Ce souvenir datait d’il y a quelques semaines à peine. Il avait été une sorte de déclic qui m’avait remémoré des épisodes plus lointains, dont je n’avais aucune mémoire.

    Alors que je me laissais rattraper par le moment présent, un autre souvenir, bien plus ancien, se rappela à moi. Teinté du même effroi que le précédent, bien que plus flou à cause de son ancienneté, il m’intrigua et je le laissai venir à moi.

    « — Tu ne dois en parler à personne, Enoliwen. Personne, tu m’entends ?

    Je hochai la tête, terrifié. Ma mère avait un regard froid, dangereux, presque fou. Et dans sa voix pointait une telle colère, une telle frayeur, un tel… dégoût ? Mais dégoût de qui, de quoi ? Se pouvait-il que ce soit de moi ? Je ne me souvenais plus des évènements qui avaient conduit à ce souvenir, ni de ce qui avait pu provoquer une telle réaction.

    — Il ne s’est rien passé, d’accord ? reprit-elle. Il ne s’est rien passé et il ne se passera rien, à condition que tu ne parles jamais de ce que tu croies savoir, entendre ou ressentir. Il va falloir que tu arrêtes de mentir parce que tout le monde voit clair dans ce que tu essayes de faire, c’est bien compris ?

    J’acquiesçai à nouveau. Je ne comprenais pas tout à fait de quoi elle parlait, mais je savais qu’il me fallait obéir, et vite. Alors je hochai la tête et promis, avec toute la ferveur dont j’étais capable, de ne jamais parler de ça, quoi que ce soit. Mais j’étais fatigué, mon épaule m’élançait terriblement, j’aurais voulu qu’elle me prenne dans ses bras au lieu de me reprocher quelque chose que je ne me souvenais pas avoir fait…

    Dormir, il ne me restait plus que ça en tête. Dormir, puisque j’étais si fatigué. Dormir… »

    Mon souvenir s’arrêtait là. Je ne me souvenais que vaguement de ce moment, surtout parce qu’on me l’avait raconté après coup. Je m’étais blessé, dans des circonstances dont je ne me souvenais pas, si ce n’est qu’elles avaient provoqué chez moi cette froide terreur, et j’avais dû rester à la maison quelques temps avant de pouvoir sortir à nouveau. Cependant, après ça, tout avait changé : les enfants me fuyaient, les parents serraient leurs nouveau-nés plus fort quand je m’approchais. Certains avaient tout bonnement disparu et personne ne semblait savoir ce qu’ils étaient devenus. Je devais avoir six ou sept ans au moment de cet accident, et jamais plus je n’avais vu ma mère s’énerver de cette façon.

    Enfin… jusqu’à il y a quelques semaines, lorsque je lui avais parlé des Jedi pour la première fois. En entendre parler sur l’Holonet ne la dérangeait pas, mais il avait suffi que je prononce ce mot pour qu’elle devienne blanche de fureur, qu’elle m’accuse de trahison et d’abandon.

    Abandon… Ce mot me faisait frémir. Lui aussi avait trait à cette angoisse qui faisait trembler mes mains à l’heure actuelle, pourtant assis dans la jungle de Yavin IV. Abandon… était-ce réellement ce que j’avais fait, en m’esquivant silencieusement sans même un au revoir ? Peut-être n’était-ce pas la peur qui me rongeait, mais la culpabilité de les avoir laissés ?

    Mais alors, cela voulait dire que c’était aussi la culpabilité qui noyait le souvenir précédent. Et pourtant… non, ce n’était pas juste. Fouillant ma mémoire, je réalisai que l’abandon avait bien sa place dans cet épisode, mais c’est plutôt moi qui l’avais ressenti. Je me souvenais de longues heures où j’avais attendu, caché dans le noir, tremblant en attendant qu’on vienne me chercher et, voyant que nul ne venait, croyant qu’ils m’avaient abandonné à mon sort… Je ne savais plus pourquoi ni comment, mais je me souvenais d’avoir couru, effrayé, poursuivi par quelque chose… Quelque chose qui avait forme humaine, mais une telle haine dans les yeux… Quelque chose qui me détestait pour ce que j’avais fait, ce que j’étais… Mais quoi ?

    Un troisième souvenir me submergea soudain, résonnant de cette interrogation : qu’avais-je fait ?

    « BRAOUUM ! »

    La forêt retentissait sous le tambour de la pluie, balayée par le vent du violent orage. Nous étions en plein mois de juillet, au beau milieu de l’après-midi, mais il faisait aussi sombre qu’au crépuscule.

    Je n’aurais pas dû me trouver là. Mon père m’avait demandé de faire attention, car une forte tempête était prévue dans la journée. « Rentre au plus vite si tu entends le tonnerre gronder, m’avait-il dit. Cela peut être dangereux. » Cependant, l’orage ne m’effrayait pas. J’aimais être en présence des forces de la nature, sentir la terre trembler comme si tout allait soudain s’écrouler. C’était dans ces moments que je ressentais le plus cette étrange force qui me guidait, me prévenait d’une quelconque manières des trous à éviter, des branches tombantes.

    Sauf que cette fois, c’était trop vrai. Le monde était bel et bien en train de s’écrouler, comme en témoignait l’arbre qui se précipitait vers le sol. Vers moi. Un chêne seulement âgé de quelques décennies, frappé par la foudre à l’orage précédent. Un arbre mort, que le vent n’avait eu aucun mal à déraciner… Et qui s’apprêtait maintenant à m’écraser.

    Reprenant mes esprits, m’arrachant à ma contemplation, je tendis les mains dans un geste dérisoire pour me protéger. Dans un sursaut de stupeur, une douleur aigüe me plia en deux et je fermai les yeux pour ne pas voir la mort tomber… Et entendis un craquement assourdissant qui me projeta dans les airs et me fit retomber quelques mètres plus loin, inconscient.

    Je repris mes esprits sous la pluie battante. Les yeux papillonnant, j’aperçus l’arbre, couché bien loin de l’endroit où je me trouvais quelques instants plus tôt. Et pourtant, il allait me tomber dessus, j’en étais sûr ! Je l’avais même vu tomber, m’écrasant sous son poids… Malgré cela, c’était indéniable : il avait atterri quelques mètres plus loin, me laissant la vie sauve.

    Je me souvins avoir couru raconter ça au village, me frayant un chemin à travers les arbres. Cependant, là-bas, personne ne m’avait cru et mes parents s’était efforcés de me faire taire, la peur au fond des yeux. Je m’étais enfui, retenant mes larmes, avec le sentiment d’avoir été trahi. Et pourtant, c’était bien vrai ! Je ne savais pas clairement ce qui m’était arrivé mais il était sûr que l’arbre, qui s’apprêtait à m’écraser, avait été repoussé au loin par une force mystérieuse.

    J’entendis soudain une voix dans mon dos. Une voix douce, qui me disait : « moi, je te crois. Je sais que tu ne mens pas, à propos de cet arbre. Il allait t’écraser, et tu l’as repoussé. » Je hochai la tête en me retournant, séchant mes joues d’un revers de la main. L’homme à qui appartenait cette voix si douce, si rassurante, continua : « si les autres ne veulent pas te croire, c’est qu’ils ont peur de toi. Approche, moi je te crois » répéta-t-il. J’allais avancer mais quelque chose me fit sentir que derrière cette voix si calme se cachait quelque chose de sombre, de dangereux. Plus il parlait et plus je décelais sous cette douceur une aversion, un dégoût, une rancune profonde et quelque part, de cette peur qu'il disait ne pas ressentir. Et lorsqu’il me vit reculer, lorsqu’il comprit que j’avais vu, que j’avais senti, une noire lueur s’alluma dans ses yeux. Une lueur que le quelque chose nomma haine dans mon esprit. Alors je me remis à courir, mû non plus par la colère mais par la peur, par le besoin d’échapper à cette chose qui assurément me voulait du mal.

    J’ouvris les yeux en sursaut dans la jungle de Yavin IV. Les éléments me revenaient peu à peu, me permettant de reconstituer ce qui s’était passé.

    Après m’être remis à courir, j’étais sorti du village et j’avais couru dans la vallée. J’avais zigzagué entre les tertres, quitté le chemin et atterri sur la berge de la rivière. Je connaissais la région comme ma poche, mais la panique brouillait mon esprit et je me retrouvais maintenant face au large ***illégal*** gonflé par la pluie. Pataugeant dans la vase, j’entendis derrière moi l’homme déboucher lui aussi sur la rive. Je savais qu’il y avait le long de la rivière de nombreuses grottes cachées par la bourbe. Si je parvenais à en atteindre une, je pourrais m’y cacher en attendant que l’autre s’en aille… Je pris l’un des chemins de côté et profitai de la courbe du sentier pour me faufiler dans un trou, espérant que l’homme ne me trouve pas. Tremblant, je tendis l’oreille et l’entendis s’arrêter devant ma cachette. Il ricana, grogna et s’assit : il était prêt à attendre.

    Caché dans mon trou, grelottant de peur et de froid, je me senti abandonné de tous. Dans la vallée j’entendis retentir des appels, mais ce n’était pas moi que l’on cherchait. En y repensant, c’était plutôt des plaintes qui résonnaient, des cris de rage ou de frayeur. On semblait m’avoir oublié, et la colère m’emplit. Comme il aurait été plus simple que rien ne soit arrivé ! Si cette force n’existait pas, si elle ne m’avait pas poussée à rester dehors pendant l’orage, je ne serais pas là, assis dans la boue à attendre le départ d’un inconnu malveillant.

    Cependant l’homme était là et prêt à attendre que je sorte, ce que bien sûr je fis. Après de longues heures à espérer, à guetter dans le noir, l’ayant entendu s’éloigner pour ne plus revenir, la faim et la soif me tenaillant le ventre et certain qu’il avait abandonné, je sortis de la cavité et me mit à courir. Il faisait de nouveau clair, à présent. J’entendis soudain des pas derrière moi et, par réflexe, ralentis pour jeter un coup d’œil. Le reconnaissant, je tentai de repartir mais glissai dans la boue et manquai de m’étaler au sol. L’homme me rattrapa, me serra contre lui et me plaqua son couteau sur la gorge.

    « Je te hais », disaient ses yeux. « Je n’ai rien fait ! », clamaient les miens.

    L'homme renifla et me murmura quelque chose à l’oreille. Je tentai de me débattre mais c’était vain, il était bien plus grand et fort que moi. Un humain contre un Botan, qui plus est un enfant, il n'y avait aucun doute sur qui allait gagner. J'allais abandonner quand, soudain, quelque chose s’échappa de mes mains et son pied ripa dans la boue. Mû par un instinct de survie je me faufilai entre ses bras relâchés pour garder l’équilibre et pris mes jambes à mon cou. Sentant que je lui échappais, il bondit en avant et mon bras me brûla soudain d’une douleur cuisante. Cependant, il avait usé de son équilibre tout juste retrouvé pour me sauter dessus et il s’étala de tout son long dans la boue.

    Je déguerpis, mi courant mi dérapant, en direction du village. À peine aperçus-je les premières maisons que je glissai et tombai évanoui.


    De nombreuses questions me restaient en tête. Que s’était-il passé après cet épisode ? Je ne me souvenais pas clairement de ce moment, j’étais si petit... Et quel était cette chose qui m’avait sauvé la vie ?

    Il me semblait parfois que quelqu’un me parlait à l’oreille, quelqu’un qui savait ce que les autres ne savaient pas, comme si j’étais perpétuellement entouré d’une chose qui me guidait. Je sentais les endroits profonds de la rivière, quel arbre était mort pendant l’hiver, quelle vache était pleine ou allait mettre bas. Les premières fois que j’avais eu ce genre de certitudes, je les avais formulées à voix haute, expliquées à ceux qui m’entourait. Cependant, avec le temps et après cet épisode, j’avais compris qu’il me fallait le cacher, que ce n’était pas une bonne chose et que ça risquait de m’attirer des ennuis. J’avais appris à la dissimuler, à la haïr. À faire semblant de sursauter quand quelqu’un s’approchait pour me surprendre, à m’étonner que mon poignard atteigne la cible alors que je savais pertinemment qu’il allait y arriver, je l’avais vu avant même de le lâcher… Je sentais quelque chose qui m’entourait à tout instant, une présence inconnue qui me disait où aller. Était-ce cela qui m’attirait inévitablement ici ? Qui m’avait décidé à partir sur cette planète inconnue, si loin de chez moi ? Je détestais cette chose qui me murmurait « tu n’es pas comme eux » constamment. Je n’en voulais pas. Cependant, quelques semaines auparavant, j’avais entendu parler des Jedi sur l’Holonet. Et quelque temps après, un homme était arrivé dans la vallée. Bien que tout le monde le regardât avec méfiance, je l’avais observé, parce que quelque chose me disait qu’il me ressemblait. À force de l’épier, je m’étais demandé si, après tout, il n’existait pas un moyen d’apprivoiser cette force, de la contrôler au lieu de la laisser me pourrir la vie.

    Dans la jungle, les oiseaux gazouillaient gaiement au-dessus de ma tête. Le temps était ensoleillé et les quelques rayons qui filtraient la canopée suffisaient à réchauffer ma peau. Je pris une profonde respiration pour me reconnecter à l’instant présent, sur Yavin IV, aux portes de l’Académie Jedi. Je passai le reste du chemin à m’imprégner du calme qui régnait dans la jungle, écoutant les bruits de la forêt. Ces questions étaient de moindre importance par rapport à ce que je m’apprêtais à faire, et je ne voulais pas que mes émotions négatives me précèdent et m’annoncent avant même mon arrivée. Perdu dans mes pensées et toujours plongé dans cette présence fluide et enveloppante, je revins brutalement au présent et la réalité m'écrasa. Littéralement.

    Je fus plaqué au sol par quelque chose de plutôt lourd et venant de nulle part qui me tomba dessus sans prévenir.

    - Désolée ! cria la chose un peu trop lourde dans mon oreille.

    - Aouch ! Q'est-ce que vous faites ?! Qui êtes-vous ?!

    - Qui êtes vous ?

    - Quelqu'un sur qui vous venez de tomber ! répliquai-je en la poussant. D'où est-ce que vous venez, d'ailleurs ?

    - Hum... (elle leva la tête et pointa les arbres au dessus de nous) Là.

    Stupéfait, je m'immobilisais.

    - Vous étiez en train de... voler ?

    Elle ri et se releva.

    - Presque ! Je sautais d'arbre en arbre. Je m'appelle Zadyssa, d'ailleurs.

    Ce message a été modifié par Enoliwen le lundi 19 juillet 2021 - 01:10

    lundi 19 juillet 2021 - 01:10 Modification Admin Réaction Permalien

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                L’appellation du plus grand océan de ma planète n’est aucunement usurpée, lorsque l’on se rend compte et que l’on nous témoigne à quel point la gigantesque étendue d’eau entre les continents peut vous engouffrer si vous coulez naturellement ou si vous n’avez pas conscience de la « profondeur ». Vous pourrez toujours chercher à nager dans ses eaux magnifiques aux teintes turquoises ou cobalt mais vous vous rendrez compte que vous éloigner du rivage est une très mauvaise idée. Même la faune terrestre, du tendre herbivore au carnassier prédateur, sait parfaitement que l’Océan Profond ne vous fera aucun cadeau lorsque vous vous enfoncerez en son sein. Et encore, je ne vous parle même pas des nombreuses créatures marines et sous-marines qui rôdent sous la surface, à se délecter de la flore environnante ou encore d’inconscients qui erreraient. Heureusement, la population de la planète a su longtemps créer des opportunités pour traverser et naviguer sur l’océan sans craindre ni perturber l’équilibre fragile mais primitif de ce monde.
    Surtout lorsqu’une Tho Yor s’est enfouie en son sein.

    Je me tiens bien droit, le regard portant au loin à l’horizon, sur le plancher de la proue d’un voilier aéroglisseur de longue génération. Un modèle assez ancien mais parfaitement entretenu pour naviguer encore quelques siècles sur l’océan, surtout entre les mains d’un petit équipage familial de selkaths qui vivent de l’activité marine depuis bientôt quatre décennies. Alors que le voilier est d’ordinaire manœuvré par le père de famille, c’est aujourd’hui l’aîné de la fratrie qui est au gouvernail et qui conduit le navire sur la surface calme et infinie de l’océan aux reflets cobalt et saphir. Le reste de la fratrie, la cadette et le benjamin, passe en revue chaque câble et corde du mât de misaine pour orienter les voiles selon la direction du vent. De temps à autre, la cadette s’approche de l’orbak pour s’assurer qu’il va bien : les bêtes terrestres étant anxieuses hors du sol de leur habitat naturel. L’orbak est calme et semble profiter de la ballade sur les flots pour se reposer et profiter de l’air marin, lui changeant les idées. Le silence est présent sur le voilier, depuis le départ où j’ai sollicité la location du voilier pour me rendre à l’emplacement du célèbre temple perdu au milieu de l’océan. Les parents n’annoncèrent que c’était leur jour de repos et qu’ils souhaitaient profiter du beau temps, mais ils autorisèrent tout de même leurs enfants à piloter le navire aéroglisseur pour me rendre ce service et leur permettre de mettre en pratique leurs capacités seuls.
    Voilà donc plus de trois heures que le voilier aéroglisseur vogue, en direction du croisement entre le tropique austral et le méridien dans l’hémisphère orientale, et je guette le moindre point au lointain. La posture bien droite, les bras le long du corps et le bas de ma bure je’daii collée à mes jambes par le vent. Puis enfin, je marque un demi-sourire en coin en apercevant la silhouette d’une île.

    À vrai dire, une île très particulière. Mahara Kesh est à la fois un temple je’daii et une île artificielle datant de plus de trente millénaires : une structure flottante au milieu de l'Océan, érigée autour de sa Tho Yor qui transportait autrefois les ancêtres de peuples aquatiques tel que ceux des selkaths. Ce que je découvre est une île rectangulaire de roche taillée, un immense bloc pyramidal aux murs d’architecture tythan qui a été construit autour de la Tho Yor. Je remarque, lorsque nous approchons davantage, les extensions triangulaires qui hébergent les canons lasers à chaque coin qui ont servi à défendre le temple lors de vieilles guerres. Le voilier aéroglisseur commence peu à peu à dévier légèrement de sa trajectoire, quand l’aîné selkath tourne le gouvernail pour ranger progressivement le navire vers l’unique ponton d’accès à l’île artificielle. Les deux autres lancent les cordes d’amarrage puis tirent dessus pour que l’embarcation vienne de loger contre le quai de pierre. C’est une fois que le voilier est accosté, cordes attachées aux bornes, que je commence à quitter le pont.
    Non sans donner quelques dernières instructions à la fratrie selkath sur mon absence.

    Aîné selkath : - Vous pensez rester combien de temps à Mahara, voyageur ? Parce que si vous voulez qu’on reste ici à vous attendre, on ne pourra pas rester plus longtemps que quatre heures.
    Cadette selkath : - Nos parents préfèrent que nous revenions avant le crépuscule pour éviter que nous ou le voilier se perdent au milieu de l’océan. Nous n’avons rien emporté pour un séjour prolongé une fois accosté au temple, voyez-vous.
    Moi, empathique : - Rassurez-vous, je ne compte pas vous retenir plus longtemps. Vous pourrez repartir une fois que ma monture et moi-même serons descendus à quai.
    Benjamin selkath : - Mais comment vous comptez quitter l’île si jamais nous nous en allons ?
    Aîné selkath : - À moins que vous ne vouliez qu’on revienne vous chercher plus tard, n’est-ce-pas ?
    Moi, en récupérant l’orbak : - Je vous demanderais, à votre famille et vous, si vous pourriez revenir au bout de trois jours. Si au bout de trois jours je ne suis pas revenu au quai, repartez aussitôt et…
    Cadette selkath : - Attendez voyageur ! Inutile de procéder ainsi. Utilisez plutôt ça pour nous contacter. Nous viendrons vous repêcher dès que vous aurez enclenché le signal.

    La jeune fille me tend une balise portative et je la remercie de tête, prenant note de ne pas la perdre et de m’en servir une fois que j’en aurais terminé ici. Je quitte donc le voilier avec l’orbak, afin de rejoindre le sol dur et émoussé du quai et je regarde un instant le voilier repartir sur la mer. C’est ensuite que je m’engage sur le chemin ascendant de la structure qui me mène jusqu’à la plateforme du temple.
    Cette partie surélevée du temple était plate mais elle abrite huit petites tours en son centre, chacune correspondant à une enceinte de formation. Ces édifices encadrent le sommet de la Tho Yor, qui semble demeurée la seule partie alors immergée de la mystérieuse pyramide. Encore aujourd’hui, c’est une tour à l'allure bleutée qui se dresse juste au-dessus de la Tho Yor. Encore aujourd’hui, elle va accueillir en son sein un voyageur venu passer l’épreuve de la guérison.
    Je profite encore de cette fraîche période de midi, après trois jours de chevauchée et trois heures de traversée en mer, pour prendre mon déjeuner. Après quoi, j’irais entrer dans le temple.


    Pendant ce temps, au temple massassi de Yavin IV…

                Ilan est stressé. Ilan est plus que stressé, il ne sait pas quoi faire durant une aussi longue attente. Les quelques aspirants et padawans recensés depuis ses derniers mois, allant et venant quotidiennement dans les couloirs de l’Académie, le croisent en train de faire les cent pas devant la porte à double battant qui donne sur la salle de réunion du Conseil sur Yavin. Il sait qu’il doit être patient et que les maîtres doivent plus que tout régler des obligations auprès de la République reconstruite et de diverses affaires concernant les vestiges de la guerre. Mais il attend depuis un semblant d’éternité de deux heures, immobile et serein pendant la première majeure partie et ensuite tremblant à l’approche de l’impatience lors de cette seconde partie du temps. Pour Ilan, la patience est une des nombreuses choses auxquelles ses propres limites ne vont pas bien loin. Et pourtant, cela représente bien assez pour avoir pu acquérir le fruit de sa formation.

    Cela fait six mois depuis que la guerre est terminée, que le régime totalitariste de l’ex-chancelière déchue Cki s’est écroulée avec sa mort et que les vingt longues années de terreur et de conflit ont prises fin avec le triomphe de la Coalition rebelle. Le jeune korunnai s’est donné la peine de poursuivre ses entraînements pendant que son mentor, le jeune chevalier Galen Arek, était parti à ses risques et périls sur la planète Coruscant ; il a suivi avec attention et tact les quelques sessions collectives au maniement du sabre-laser et de la pratique de la Force, persévérant à l’aide des exercices proposées par la maître Jedi twi’lek azurée sous sa tutelle et des conseils prodigués par le manuel d’art Jedi que lui a prêté mon maître en son absence. Une fois la paix revenue, tout semblait s’accélérer.
    Ilan intégra très vite les locaux de l’Académie de la lune luxuriante et commença une formation « normale » comme beaucoup d’autres qui avaient connu la flotte Jedi et l’isolement de l’espace. Le jeune padawan eut la chance de pouvoir accompagner son maître durant les missions à laquelle ce dernier était affecté pour rétablir la paix et la justice dans les bordures galactiques. Le gardien Jedi s’était arrangé avec le Conseil pour qu’Ilan puisse mettre en application toute l’attente et la théorie qu’il avait eue durant l’expérience de la flotte, ce qui aida le jeune korun dans son appréhension au monde extérieur et aux dangers que peuvent rencontrer chaque jour les Jedi. Filous, contrebandiers, criminels, insurgés, mauvais joueurs et individus malhonnêtes, Ilan était ravi d’avoir eu son maître à ses côtés pour apprendre à quel point la galaxie restait un environnement imprévisible et enclin au chaos.

    Ces six mois, période courte à laquelle il enchaînait les interventions aux côtés du jeune soldat de paix, lui ont même permis de recevoir sa première mission en solo. Une occasion de montrer au Conseil qu’il a su tirer profit de toute l’expérience qu’il a reçue. Certes, Ilan aurait souhaité un peu plus d’action mais s’occuper de veiller sur le doyen du conseil d’administration de l’Espace Bothan n’était pas si ennuyeux. Le vieux bothan était même ravi de pouvoir partager un regard neuf sur la politique renouvelé de son gouvernement, où un tiers de l’assemblée souhaitait revenir à l’indépendance pendant que la forte majorité désirait un partenariat plus souple et fiable avec la République. Ayant une fois vu son mentor adopté une posture neutre mais bienfaisante sur les questions politiques, Ilan avait choisi de rendre compte des avantages et désavantages des deux partis avant de proposer une alternative envisageable. Pour autant, Ilan était tout aussi ravi de remplir la partie active de son rôle lorsque des assassins radicaux ont envahi la suite du doyen bothan. Bien que seul face à trois adversaires, Ilan ne s’était pas perfectionné dans l’Ataru et le Djem So pour rien : un quart d’heure lui suffit pour neutraliser les assassins au sabre et à les remettre aux forces bothanes de l’ordre. Une fois le mouvement radical désamorcé, Ilan remercia le vieux conseiller pour l’accueil et quitta Bothawa pour revenir à l’Académie.

    Un mois a passé depuis qu’il était parti en mission. Et aujourd’hui, il attend de bonne heure devant l’entrée de la salle du Conseil. Les deux battants s’ouvrent enfin, ce qui l’enchante après une si longue attente, mais c’est aussitôt sa demi-sœur de Metellos et la twi’lek mandalorienne qui en sortent. Ilan s’attendaient à voir venir les maîtres mais il profite tout-de-même de l’occasion pour saluer.

    Ilan : - Salut Zad’. Je vois que tu as l’air heureuse, il s’est passé quelque chose à votre mission ?
    Zadyssa : - C’est sûr, je suis plus qu’heureuse. Je viens d’être consacré « chevalier » par le Conseil.
    Ilan, surpris et consterné : - Vraiment ? Si vite ? C’est… c’est… Mes félicitations, vraiment.
    Kinsa : - Zad m’a fait une peur bleue en s’engageant dans une course pour attraper notre terroriste poseur de bombes, mais dans l’ensemble elle s’est bien débrouillée. Cela ne fait peut-être que quelques mois que je l’ai eue comme apprentie mais j’ai trouvé qu’elle avait suffisamment prouvé de mériter sa place dans la chevalerie de l’ordre.
    Zadyssa : - Et maintenant, Kinsa et moi on va souhaiter ça dignement et s’organiser pour participer à de prochaines missions. Vous pourriez vous joindre à nous, ton maître et toi, si vous voulez.
    Ilan : - Je te remercie mais j’ai déjà à faire, je reviens tout juste de ma mission et le Conseil m’attend.
    Kinsa : - Dans ce cas, nous allons te laisser. Bonne chance avec le Conseil. Et salue Galen de ma part.

    Et voilà les deux filles qui s’en vont errer dans l’enceinte du temple, prévoyant de fêter l’adoubement entre elles dans un coin tranquille ou à la salle commune. Pour Ilan, le moment présent est de faire son rapport au Conseil. Comme les portes sont toujours ouvertes, il s’avance et entre dans la pièce. Il pénètre dans la grande salle où se tiennent dans leurs sièges les différents membres distingués de l’organe dirigeant des Jedi. Il reconnaît sans mal les maîtres Jorus Beku-N, Aynora’lask, Solas Mordi et même la chevalière Lynesh Gi venue aider occasionnellement, mais il découvre un autre maître Jedi ayant joué un rôle de vétéran de la guerre durant vingt ans. Au milieu de cette pièce, face aux maîtres, Ilan apaise son esprit puis il fait état de son compte-rendu de sa mission, décrivant ce qu’il a fait pour aider et protéger le conseiller bothan durant la période de vote du conseil d’administration. La grande twi’lek azurée tient dans une main un databloc résumant les témoignages du même conseiller sur la participation du jeune padawan, faisant office de preuve de la véracité de son expérience et de l’impact positif sur le vote final.
    Jorus, au centre de tous en tant que nouveau grand-maître, s’adresse au jeune korunnai.

    Jorus : - Ilan Yunixy, nous te remercions pour cet exposé concret de ta mission. Il semblerait que nous ayons bien fait de t’envoyer œuvrer à protéger l’un des plus éminentes figures du conseil bothan.
    Aynor : - Maintenant que sa voix a permis aux siens de renouveler l’entente cordiale avec la République, les chances de paix et d’échange sont revenues à la normale et les ressources sociales et informatives du système bothan pourront contribuer à redresser la confiance dans la galaxie.
    Siskun Koran : - Pour un padawan tout récemment recruté, c’est un grand pas qui a fait un bien grand bond.
    Ilan : - Je vous remercie pour votre attention et votre soutien, maîtres. J’ai agi selon mon instinct et ce que j’ai pu comprendre dans le bon maintien des relations entre des divers gouvernements.
    Solas : - Mes amis, nous devrions peut-être lui accorder le bénéfice de ses efforts.
    Lynesh Gi : - Je n’y vois aucun inconvénient. Malgré ce court laps de temps, il a démontré ce qu’il pouvait offrir à l’Ordre. Il le mérite, ça ne fait aucun doute.
    Yota : - Je trouve qu’il est encore jeune pour ça. Il ne s’agit que de sa première mission et il doit davantage faire ses preuves pour mériter sa place.
    Lynesh Gi : - Peut-être, mais reconnaissez qu’il a su mener à bien une mission aussi risquée alors que nous aurions pu la confier à un chevalier. Il a au moins prouvé qu’il a le talent de servir nos rangs.
    Jorus : - Bien, j’estime que nous sommes tous plus ou moins d’accord sur ce point. (Bref silence) Ilan, le Conseil semble unanime à ton sujet et il semblerait que ces six mois parmi nous ont porté leurs fruits.
    Aynor : - Avant toute chose, nous te laissons demander à Galen de venir nous rejoindre. Sa présence est importante pour ce que nous allons décider sur ton cas.

    Le jeune korun est stupéfait, voire intrigué. Il pensait qu’ils auraient déjà convoqué Galen.

    Ilan : - Euh… Maîtres, veuillez m’excuser, mais je pensais que vous sauriez où se trouve Galen.
    Jorus : - Comment ? Tu ne sais pas où se trouve ton maître ?
    Ilan : - Justement, je ne l’ai pas vu à mon retour et je pensais qu’il m’attendait avec vous.
    Aynor : - C’est bizarre… J’aurais pensé qu’il t’avait accueilli à ton arrivée ou à la salle commune, comme à son accoutumée. Et maintenant que j’y pense… je ne l’ai vu nulle part dans l’académie aujourd’hui.
    Lynesh Gi : - Serait-il parti en mission dernièrement ?
    Siskun Koran : - Cela m’étonnerait, je ne l’ai pas vu dernièrement quand il lui était possible de s’occuper de nouveaux cas habituels requérant ses services. Cela fait presque un mois que ça traîne, par ailleurs.
    Yota : - Aurait-il été contacté directement par la République ?
    Aynor : - Je l’aurais su si le BSR, le Sénat ou même la chancelière aurait eu besoin de son aide.

    Ilan commence à paniquer. Il semblerait que personne ne sache où est passé Galen. Ce que l’actuel grand maître confirme après avoir médité sur ces dernières informations.

    Jorus : - J’ai le mauvais pressentiment… que nous ignorons tous de ce qu’il ait advenu de Galen.
    Aynor : - Il y a forcément quelqu’un qui doit savoir. (Elle réfléchit puis se souvient.) Reyn, sûrement.
    Ilan : - C’est sa sœur, après tout.
    Jorus : - Dans ce cas, aller la voir et demandez-lui ce qu’elle sait de l’absence de son frère.

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le samedi 08 janvier 2022 - 16:49

    mardi 20 juillet 2021 - 10:29 Modification Admin Réaction Permalien

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    Cole_PrCol

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    Scarif - Base impériale près de la Citadelle.

       A peine Cole et Kallistya s'étaient ils extirpés des égouts de la Citadelle que les vociférations de Krégovla explosèrent dans leur oreillette :

       Krégovla - ...lice a été emmenée, et il y a un croiseur en orbite !
       Cole - Tu peux répéter ? Plus calmement ?

       Le Dug, paniqué, s'exécuta, les traits de l'ancien Gotal, désormais plus faciles à lire, témoignèrent d'une inquiétude croissante au fur et à mesure que l'ingénieur l'informait de la situation. Pendant ce temps, l'Iktotchi s'affaira à replacer correctement la dalle ouvrant sur le passage secret.

       Finalement, après avoir enjoint à Krégovla de rester calme et de se préparer à repartir, sans eux si nécessaire, Cole interrompit la conversation.
       Cole, à sa compagne - Je.. nom de.. On devrais pas rester ici. J'ai un very bad pressentiment.

       Alors qu'il prononçait ces paroles -sa compagne leva un sourcil, interloquée- un Impérial tourna le coin et se retrouva face à eux.
       Un Chevalier. Une Chiss. Son armure d'un rouge vif offrait un contraste saisissant avec sa peau bleue, à l'image de ses yeux de braise, aussi durs et inflexibles que ses gantelets de cortose. Son sabre laser à lame blanche était dégainé.

       Balma - Immobilisez-vous tout de suite et identifiez-vous !

       Le premier réflexe de Kallistya fut de saisir son arme mais elle s'interrompit avant la fin de son geste. Dans aucun des multiples futurs possibles qu'elle entrevit en quelques dixièmes de secondes, elle ne s'en sortait vivante après avoir dégainé...

       Avec des gestes très lents, Cole mit la main dans la poche intérieure de son blouson avant d'en tirer son insigne et de le présenter à la Chiss.
       Cole - Ash Rookwving, BSR. Je crois que la situation exige que vous nous conduisiez à votre supérieur.
       Balma - Chevalier Prard'Bal'Masieko. Balma. Je vous y conduis tout de suite. Ne tentez rien. Sous peine d'une exécution immédiate.

       Cole nota que si leur guide gardait Kallistya à l'oeil, elle n'avait pas demandé d'escorte, ni à ce qu'ils soient désarmés. Elle avait une foi absolue en ses capacités. Avec raison, sans doute.

       Ils traversèrent les couloirs en rénovation, suivis par les regards étonnés des techniciens jusqu’à un bureau assez vaste dans lequel se trouvaient trois personnes.
       L’un d’eux, affichant les galons distinctifs des moff apparaissait conforme à l’état de la base : négligé, la posture trop détendue, son regard marine fuyant celui de l’autre officier présent dans la pièce.
       La soixantaine, droit comme un « i »  en dépit de son regard dans lequel se mêlait colère et lassitude, l’uniforme impeccable, l’autre homme leva un sourcil étonné en voyant Balma revenir avec deux autres intrus.
       Cole se fit la réflexion que le premier aurait été corruptible. Le second quant à lui irradiait un froid professionnalisme et une grande expérience. Le chasseur de primes préférait avoir affaire au nouvel arrivé sur les lieux, qui n’avait plus rien à prouver.
       Faras – Qui nous amènes-tu là, Balma ?
       Balma – Deux autres intrus, qui prétendent appartenir au BSR.

       Elle tendit l’insigne de Cole à la troisième personne présente, un jeune officier devant servir d’aide de camp à Kandor. Utilisant un appareil à sa ceinture, le second scanna le badge avant de le tendre à son supérieur.
       Preston Gee – Ces papiers sont authentiques.
       Après un examen superficiel, le Moff rendit l’insigne à l’ancien Gotal.
       Faras – Et que font des espions du BSR sur cette planète qui a perdu toute importance stratégique, Monsieur, hum, Rookwing ?

       L’officier le scrutait, intrigué, tentant sans doute de déterminer à quelle espèce appartenait Cole. Quant à Suckasz, il se dandinait nerveusement d’un pied sur l’autre, laissant à Kandor la direction des opérations, même si la passation de pouvoir n’avait pas encore officiellement eut lieu.

       Cole - Si nous étions vraiment des espions, je ne disposerai pas de ces papiers et surtout, je ne les aurai pas livrés si facilement.
       « Mon équipe et moi-même sommes en mission officieuse. La Tour conserve encore à l’heure actuelle des informations sensibles aux yeux de la République. Si elles ne seraient d’aucun intérêt pour l’Empire qui en a assurément déjà connaissance, la Nouvelle République ne souhaite pas que n’importe qui puisse s’infiltrer ici et piller les bases de données. Nous avons été envoyés pour évaluer les mesures de sécurité du site. Je n’irais pas par quatre chemins : c’est une passoire. »

       Kandor jeta un regard assassin à Suckasz qui se récria :
       Suckasz – Pourquoi n’avoir pas déposé une demande officielle d’inspection ?
       Cole – Quel aurait été l’intérêt si vous aviez été prévenus et que vous aviez pu vous préparer ? Cela n’aurait en rien reflété la réalité de la situation. Sans compter que les services impériaux n’auraient sans doute pas vu d’un bon œil que des Républicains veuillent inspecter un de leurs sites...
       Faras – Vous conviendrez que vos méthodes sont plutôt cavalières…
       Cole – Mon unité est formée pour adopter le modus operandi des entités les plus à même d’initier ce genre d’opérations frauduleuses : pirates, guildeurs, etc... Je suis moi-même un ancien criminel – réformé, je précise. Les résultats de la simulation d’infiltration en sont d’autant plus crédibles…
       Faras – Je vois. Je compte remédier à cette situation aussi tôt que possible.
    « Il n’en reste pas moins que vous avez pénétré sur un territoire impérial sans autorisation. Qu’est-ce qui m’empêcherai de vous mettre aux arrêts et d’enterrer toute cette histoire ? »
       Cole – De un : je vous rends service en pointant vos failles. Sincèrement, je n’ai nullement l’intention de nuire aux intérêts de l’Empire. De deux : je vous crois parfaitement en mesure de vite corriger le tir concernant la sécurité des lieux, et mon rapport pourrait tout à fait refléter cette conviction. De trois : toute mon équipe ne se trouve pas sur cette planète. Si je ne reviens pas très vite, mes supérieurs seront rapidement informés qu’un agent du BSR est détenu sans motif acceptable par l’Empire. Cela pourrait occasionner quelques tensions…

       Faras Kandor grinça des dents. Cela aurait pu s’apparenter à une menace, mais relevait d’un constat hélas trop vrai. La situation politique entre les deux factions restait pour l’instant trop instable pour risquer que la moindre étincelle mettât le feu aux poudres si tôt après la fin de la guerre.
       Faras – En ce cas, vous ne verrez aucune objection à ce que nous vous fouillions, ainsi que le yacht par lequel vous êtes arrivé ?
       Cole – Notre coopération vous est toute acquise.
       Faras – Bien. Preston, prenez les mesures nécessaires. Balma, avec moi. Non, pas vous Suckasz.
       Suckasz – Mais je suis le commandant de cette base !
       Faras – Vous l’étiez. Et vous pourrez vous estimer heureux si la Cour Martiale ne vous envoie pas dans les mines. Jusque-là, tenez vous tranquille.

       S’isolant avec la Chiss et tout en nettoyant ses lunettes, le Moff demanda :
       Faras – Qu’en penses-tu Balma ?
       Balma – Il ment quant aux raisons de sa venue ici. Il dit la vérité sur le fait qu’il ne compte pas nuire à l’Empire, la nature de son équipe, son passé criminel. Il s’inquiète vraiment des conséquences de sa possible détention sur le plan politique.
       Faras – Et l’Iktotchi ?
       Balma – Grise. Elle ne maîtrise pas ses émotions, mais ne tend ni vers le côté Obscur, ni le côté clair.
       Faras – Ton opinion ?
       Balma – Je ne sais pas. Ils sont dangereux. Mais ce ne sont pas des ennemis.
       Faras – Je vois… Je vais les laisser partir. Mais ils m’intriguent. Je ferai un rapport à Rance. "Quant à toi... Tu ne vas pas rester ici inutilement aux côtés d’un vieil homme. Suis-les dans les prochaines semaines et essaie d’en apprendre le plus possible sur eux…"
       Le Chevalier acquiesça discrètement, après quoi ils revinrent vers les autres personnes présentes dans le bureau.

       Faras – Au rapport, sous-officier Gee !
       Preston – Bien, Moff Kandor. Nos invités ici présents n’ont visiblement rien emporté ne leur appartenant pas. Et le yacht avait déjà été inspecté. A l’exception des systèmes provoquant de fausses pannes, il n’y a rien à signaler. Il y a juste eu un incident mineur avec la prisonnière.
       Faras – Comment cela ?
       Preston – Quand le trooper matricule FBN-3846   a tenté de fouiller la prévenue, celle-ci s’est débattue et… Disons que s’il en avait été en mesure de le faire au départ, le soldat ne serait désormais plus capable de se reproduire…
       Faras – Les risques du métier…
       « Bien, je pense que nous en avons terminé, M. Rookwing… Je compte sur vous pour que votre rapport nous soit favorable. Dans les prochaines semaines, le BSI devrait transmettre à vos employeurs des compte-rendus alléguant des avancées de ce site en matière de sécurité. Cela afin d'éviter toute nouvelle intrusion non sollicitée... Je ne vous retiens pas plus longtemps…

       Après les politesses d’usage, Cole prit congé avec ses compagnons et réintégra le Moi, Génie. SEW avait échappé aux investigations et le fichier  IMXG-001 restait à l’abri dans sa mémoire.

       Mais il allait falloir s’expliquer avec Perséus Arek. Le chef du BSR ne serait pas content...




    samedi 24 juillet 2021 - 14:56 Modification Admin Réaction Permalien

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    galen-starkyler

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                Le jeune padawan d’Haruun Kal parcourt à grands pas le hall du temple secondaire de l’Académie, d’une démarche hâtive et nerveuse, et il arpente le long corridor qui mène directement à la seule pièce commune où il pourrait la trouver à cette heure-ci. Si elle continue de respecter les mêmes horaires qu’avec le tenancier de la salle. Il ralentit à temps pour se présenter devant la porte principale d’entrée, qui s’ouvre en coulissant à son approche, et il pénètre à l’intérieur en se laissant aussitôt dans une observation complète de l’endroit. La majeure partie de la Salle Commune, composée des tables et chaises dédiées à la restauration et à la détente, est vide et seul le coin réservé aux quelques (rares) habitués des lieux est occupé.
    Son rapide coup d’œil lui fait comprendre qu’il ne la trouve pas ici, malgré le fait que le droïde astromech bleu et argent soit là à faire office de commis de service. Ilan décide d’aller à la rencontre de l’astromech, profitant de sa présence dans la pièce pour l’interroger sur deux questionnements précis qui le turlupine.

    Ilan : - Salut R1. Dis-moi, je cherche Galen depuis un moment et je ne le trouve pas. Tu sais où il est ?
    R1-P7 : - Twoouh-woouh-wioouh, beeewouh-tillouh-wwouh.
    Ilan : - Comment ça tu ignores dans quel pétrin il est allé se fourrer ? À t’entendre, on dirait que tu insinues qu’il est allé chercher des ennuis récemment. Il t’a dit ce qu’il faisait depuis tout ce temps ?
    R1-P7 : - Wooup-wouh, tilleep-twooup-biiiwoup.
    Ilan : - Je n’comprends pas là, il semble bien que Galen et toi êtes complices depuis un sacré bout de temps. S’il ne t’a rien dit et si tu n’as aucune idée, c’est qu’il y a du souci à se faire. Et Reyn, elle est où ?

    Au même moment, les deux filles qui se prélassaient à la table des habitués s’approchent d’eux en venant voir ce qui provoque autant d’agitation chez le jeune korunnai.

    Zadyssa : - Il y a un problème Ilan ?
    Ilan, pivotant vers sa sœur : - Je cherche Reyn. Je me suis dit que je la trouverais ici à la Salle, à faire son service habituel de barmaid, mais elle n’est pas là. Je demande à R1 s’il a vu.
    Kinsa : - Il est vrai que je n’ai pas vu Reyn aller-et-venir dans la Salle comme à l’accoutumée, surtout en période de midi où elle assiste son frère. Elle s’est peut-être isolée pour s’entraîner.
    Ilan : - J’ai vérifié les salles d’entraînement, elles son vides et il n’y a aucun signe de son passage récemment dans chacune d’elles. À croire qu’elle aussi s’est volatilisée.
    R1-P7 : - Twwiouh-bwiouh-wiouh-waouh.
    Ilan : - Ah bon, elle est dans la chambre de méditation ? Je comprends mieux pourquoi je ne pouvais pas la repérer à l’aide de la Force, si elle s’est installée là-bas. Je dois vite la voir avant qu’elle ne bouge.

    Sans crier gare, il se retourne en un rien de temps et s’élance pour prendre la sortie de la salle. Mais c’est sans compter sur la poigne préventive de la jeune twi’lek mandalorienne qui le retient en le voyant partir si vite sans s’expliquer.

    Kinsa : - Ilan, tu pourrais me dire pourquoi tu t’agites autant ? La dernière fois que nous nous sommes vus, tu étais certes stressé mais parfaitement calme. Et maintenant, tu pars au quart de tour.
    Ilan, se libérant habilement et sans forcer : - Désolé Kinsa, mais si je ne vais pas voir Reyn immédiatement, je ne saurais jamais où est encore parti Galen.
    Kinsa : - Que veux-tu dire ? Qu’est-ce qui se passe ?
    Ilan : - Galen a encore disparu.

    Sans laisser le temps à la jeune chevalière de s’indigner ou de demander le pourquoi du comment (même si on l’entend lâcher un « comment ?! » stupéfié), Ilan se précipite vers la porte coulissante et la franchit pour repartir hors du temple secondaire. Il court à toute vitesse pour entrer à nouveau dans le temple massassi principal, traverser le grand hall pour prendre les escaliers, monter au premier étage en faisant attention à ne bousculer personne et arpenter le couloir de l’aile ouest pour rejoindre la seconde pièce la plus isolée parmi les pièces pédagogiques dédiés à la contemplation, la compréhension et l’épanouissement à la Force. La porte d’entrée devant lui est certes verrouillée mais il constate qu’elle ne l’ai qu’à moitié : il lui est donc possible de demander l’autorisation d’accès, en pianotant habilement sur la panneau mural de contrôle, et le voilà pénétrant dans la pièce dès que le battant coulissant s’ouvre devant lui. Une fois à l’intérieur de la grande pièce ronde et vide de mobilier, il la trouve enfin au beau milieu du sol.

    Reyn Arek, reconnaissable à sa figure humaine de petite fille brune aux longs cheveux effilés et ses traits typiques à sa famille, est assise en tailleur en lévitant à moins de cinq décimètres du sol, les yeux fermés et la respiration lente. Sa tenue de padawan, essentiellement blanche et reprenant des éléments vestimentaires des anciennes tenues légères de la tradition Jedi, comporte un haut moulant à manche moyenne sous une tunique-tabard sans-manche de belle étoffe, un leggings mi-court et une paire de brassards en synthécuir. Au sol, une sorte de robe de bure fabriquée en laine bio et tout aussi blanche repose en étant pliée habilement en quatre.
    Ilan connaît à présent assez bien la jeune humaine pour se douter que, malgré qu’elle est encore moins de la dizaine, elle s’est suffisamment ouverte à la Force pour en ressentir les moindres mouvements. Elle se doute donc que le jeune padawan est entré dans la chambre et qu’il s’apprête à l’interpeler.

    Ilan : - Reyn, enfin je te trouve ! Je te cherche partout depuis un moment !
    Reyn, muette mais bonne télépathe : - Je me suis installé dans cette chambre pour être au calme et profiter de l’isolement pour m’ouvrir davantage à la Force. En tant que future Sentinelle, je me dois d’être en communion parfaite avec l’harmonie de l’univers et de la vie. De chercher un équilibre dans mon apprentissage et ma vocation. Mais tu n’es pas ici pour m’entendre parler immersion à la Force.
    Ilan : - C’est au sujet de Galen. Ton grand frère et mon maître, pour te rappeler.

    Il est arrivé de temps à autre que l’expérience à la méditation prolongée provoque au réveil des troubles de la pensée et de la mémoire, rendant parfois certains Jedi amnésiques ou désorientés dans leur appréhension de l’espace et du temps. Dans le cas de Reyn, ses derniers voyages dans le champ de la Force pour gagner en affinité lui ont souvent fait perdre la notion du temps ou des brides de souvenirs en lien avec qui elle est. Mais même concentrée et les yeux fermés, elle lui répond.

    Reyn (télépathie) : - Je sais qui il est, je te remercie.
    Ilan : - J’aimerais que tu me dises où il est, s’il-te-plaît.
    Reyn (télépathie) : - Impossible.
    Ilan, agacé : - Reyn, j’ai besoin de sa présence à la demande du Conseil pour le bilan de ma mission et la suite de ma formation ! J’ai passé un mois seul sur une planète étrangère à mener une mission confiée que j’ai réussie. Je n’ai pas de temps à perdre à attendre que tu ais fini de…

    Reyn pivote sa tête et ouvre les yeux, dans le regard démontre qu’elle est indignée et énervée, et le fait qu’elle quitte sa posture en lévitation en reposant ses pieds dénudés sur le sol tapissé marque l’arrêt complet de sa séance. Elle fait face au korunnai en la coupant dans son élan, presque impassible.

    Reyn (télépathie) : - Je ne peux pas te le dire parce qu’il est introuvable ! Il a vraiment disparu, Ilan !
    Ilan, choqué : - Quoi ?! Mais comment ?!
    Reyn (télépathie) : - Personne n’a prêté vraiment attention mais il s’avère que Galen n’était pas vraiment remis de son expérience de la guerre. Certes, il était comme à l’accoutumée et il faisait de son mieux pour remplir son rôle de défenseur et de pédagogue. Mais ce n’était qu’en apparence. Peu après que tu partes te rendre dans l’Espace Bothan, il a aussitôt pris la route et il s’en est allé vagabonder à travers les étoiles. J’ai essayé de le repérer à travers la Force, pour savoir où il était depuis tout ce temps, mais à chaque fois je suis bloqué à une barrière invisible et indescriptible qui le camoufle.
    Ilan : - Il s’est rendu invisible dans la Force ?
    Reyn (télépathie) : - Cela n’a rien à voir avec une invisibilité. C’est comme s’il s’était lavé de tout ce qu’il était, comme s’il s’était revêtu d’une enveloppe vierge qui le rend immaculé dans la Force. J’ignore complètement ce qui lui arrive mais je sais une chose, Galen n’est plus vraiment lui-même et son absence semble avoir effacé toute trace de lui. Il est toujours là quelque part, vivant et entier, mais il n’est plus aussi visible dans la Force qu’il ne l’était. C’est un peu comme s’il avait…
    Ilan : - Remonter le temps ou réinitialiser son affinité à la Force ?

    La jeune padawan muette le regarde, surpris et inquisiteur, et Ilan se demande aussitôt s’il n’aurait pas fait part d’une idée saugrenue. Lui-même il ne pense pas que Galen serait en mesure de remonter le temps sur lui, même en se mettant à la recherche d’un trou de ver adéquat pour revenir plusieurs années en arrière. Et si c’était le cas, le cours de la guerre aurait sûrement été perturbé.
    C’est là que Reyn illumine son visage en saisissant ou comprenant quelque chose qui lui avait échappé.

    Reyn (télépathie) : - C’est peut-être ça. Galen s’est certainement mis en tête de reprendre à zéro tout ce qui fait de lui un utilisateur de la Force, en renonçant à son affinité Jedi pour redevenir un vrai Jedi.
    Ilan, perdu : - Comment ça ?
    Reyn (télépathie) : - En résumé, il serait parti sans prévenir ni laisser de trace pour refaire son apprentissage de Jedi, afin de devenir un meilleur chevalier qu’il ne l’était il y a vingt ans et aujourd’hui. Souviens-toi qu’il a eu quelques traumatismes et dérapages qui ont influencé sur sa formation et la manière dont il a été fait chevalier. Son exil, la crise sur Rhommamool, la déchirure de la Force… Galen doit être quelque part là où il pourra se purger de cette expérience et acquérir une nouvelle force de combattre et de maîtriser la Force comme un véritable chevalier. (Petit blanc, le temps de comprendre le fin mot.) Et quoi de mieux pour tout reprendre de la meilleure façon selon lui que de se rendre sur…
    Ilan : - Tython.

    Les deux jeunes padawans sont arrivés à la même conclusion, à laquelle ils comprennent que Galen se trouve depuis tout ce temps sur sa planète natale, seul endroit où il aurait eu l’idée de repartir de zéro et de refaire son apprentissage selon sa vision de la chevalerie. Seulement, il subsiste une question à laquelle ils n’ont pas de réponse concrète… Quel sorte d’apprentissage entreprend donc Galen pour s’être rendu sur Tython ?
    Une question à creuser tout en se rendant faire part du constat au Conseil.


    Ce message a été modifié par galen-starkyler le samedi 14 août 2021 - 21:23

    samedi 14 août 2021 - 20:25 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Ordo

    Ordo

    20023 Crédits Modo

    Sur Taris

    Kinsa (holo) - Xeniam vous apporte le colis. Ils ne devraient plus tarder maintenant. Zadyssa et moi retournons sur Yavin IV.
    Cera - Bon travail, Kinsa. Je m'occupe du reste.
    Kinsa (holo) - ... un petit message pour Aynor ou...?
    Cera - Qu'est-ce que tu... ? Tsss ! Laisse tomber... Contente-toi de transmettre mes respects au Conseil.
    Kinsa (holo) - Ce sera fait, père ^^ Kinsa terminé.

    Ordo désactive son holobracelet et observe la ville en contrebas, étendant ses sens. La plus haute tour de Taris offre un panorama impressionnant sur la cité. L’effervescence, le tumulte d'innombrables vies, des ondes énergétiques en constant mouvement, brouillent ses perceptions, ce qui finit par le déranger et, comme à son habitude, l'ancien Jedi fait le vide dans son esprit et se focalise sur son objectif, à savoir : déterminer si le chef Beviin, désormais gouverneur de ce monde, est impliqué dans les récents attentats à la bombe qui ont ravagé des édifices d'importance stratégique, remettant en cause l'occupation à long terme des néo-Mandaloriens sur ce monde. Le rapport de l'escouade KZX va dans ce sens, pourtant Cera se refuse à croire que Jorg Beviin soit un traître. Un obscur groupuscule Mandalorien pourrait être coupable, mais Jorg les aurait sûrement trouvé.
    Le cyborg attends de pieds ferme dans son bureau paré depuis peu d'armes et d'artefacts issus des anciennes guerres. Il sera difficile de percer les intentions de Jorg à jour. Chef de clan impitoyable, mais aussi un guerrier redoutable et respecté, aux idées solidement encrées dans la communauté Mandalorienne, Beviin n'a rien à envier aux autres chefs de clan, bien au contraire. Il arrive d'un pas pressé dans le bureau où Cera attends depuis plus d'une heure.


    Beviin - Bon, je me suis rendu disponible mais c'est bien parce-que c'est vous, Seigneur Ordo.

    Il ôte son casque qu'il place sur un totem-rancor, pas tellement prévu à cet effet, puis retire ses gants qu'il jette nonchalamment sur son bureau avant de prendre place derrière et d'inviter Cera à s'assoir. Ce-dernier s’avance en face de son interlocuteur. "C'est bien parce-que c'est vous." L'hypocrisie est déjà présente avant même de débuter l'entretien. Jorg sait très bien qu'il lui est obligé de répondre aux convocations du bras droit de Mandal'ore, ses fausses formules de politesse ne sont qu'une façade.

    Ordo - Je préfère rester debout.
    Beviin - Grand bien vous fasse. Bon, j'imagine que vous voulez évoquer les attentats.
    Ordo - C'est exact.
    Beviin - Permettez-moi de vous témoigner ma reconnaissance pour avoir défendu nos frères face aux journalistes. Je n'aurais pas eu la patience, personnellement.
    Ordo - Vous êtes le gouverneur, c'est votre rôle. Je ne serai pas toujours présent pour arrondir les angles.
    Beviin - Évidemment. C'est pour cela que je viens de nommer un porte-parole en la personne de mon gendre, Brenor Skirata.
    Ordo - Attendez... Skirata ? Je croyais que le clan avait été totalement anéantis lors de la bataille de Fondor.
    Beviin - Presque totalement. Il restait quelques membres, principalement des non-combattants. Depuis, leur clan a progressivement été assimilé par le clan Beviin.
    Cera - . . .

    Ce genre de manœuvre n'a rien d'étonnant de la part de Jorg Beviin. Il est passé maître dans l'art de se faire des alliés dans le dos des autres clans. Le simple nom de Skirata, clan sacrifié de Mandal'ore le Rédempteur, rattaché au sien, peut peser favorablement sur son influence. Tout indique depuis l'accession au trône de Jaia Tepal, Mandal'ore la Consacrée, que Jorg complote pour prendre sa place. Il semble qu'il attende le bon moment. Mais cela n'inquiète pas l'enquêteur qui n'est pas là pour ça. Finalement, peu importe à Cera les intrigues politiques internes, tant que Mandal'ore va dans son sens et œuvre pour la gloire de son peuple. Toutefois, il est aussi vrai que Jaia est plus influençable et moins irritante que Jorg.

    Beviin - Alors ? Soyons concrets, vous avez du nouveau ?
    Cera - Oui. Nous avons arrêté le principal suspect. Il est rapatrié sur Taris en ce moment-même pour être mis en examen en attendant son procès, mais il n'y a aucun doute sur sa culpabilité.
    Beviin - Magnifique !

    L'homme d'une soixantaine d'années, un peu plus vieux que Cera, affiche un visage réjouit. Il se lève et félicite chaleureusement son homologue. Difficile de douter de sa sincérité.

    Beviin - Bravo ! Vous m'enlevez une épine du pieds ! Est-ce à vous que nous devons ce succès ?
    Cera - Non. Nous le devons à Kinsa Talik, aidée de sa padawan et d'un agent de la Guilde.

    À ces mots, Beviin change radicalement d'expression.

    Beviin - Talik, hein ? Je vois...

    Il retourne derrière son bureau et s'y assoit de nouveau avec une posture plus droite, tandis que Ceno joint ses mains dans son dos, un léger sourire satisfait derrière son casque.

    Beviin - Comprenez que cette nouvelle n'est pas pour me réjouir, quand la descendance d'un traitre réussit là où mes propres hommes n'ont pas avancé d'un pouce.
    Ordo - Elle est ma fille adoptive désormais, et elle est bien plus capable que la plupart de nos guerriers. Vous devrez bien reconnaitre sa valeur un jour ou l'autre.

    Il fronce les sourcils puis empoigne un datapad nerveusement.

    Beviin - S'il s'avère qu'il s'agit bien de notre homme, elle recevra les honneurs qui lui sont dus.
    Ordo - J'y veillerai.

    Le regard qu'ils échangent à ce moment-là, même si l'un d'eux porte son casque, est manifestement emprunt de défi.

    Beviin - Autre chose ? Si nous en avons terminé, je vous prierais de bien vouloir retourner à vos occupations, j'ai fort à faire.
    Ordo - Rien de bien important, je tenais juste à vous signaler que les données récoltées sur le suspect pointent les Néo-Mandaloriens comme commanditaires des attentats...

    De nouveau, ce regard de défi, et Jorg commence à perdre son calme.

    Beviin - Qu'est-ce que vous dites...? C'est insensé ! C'est débile !
    Ordo - Une enquête plus approfondie est nécessaire. Mais vous devrez certainement vous en expliquer devant le juge.

    Le Gouverneur se lève brusquement :


    Beviin (gueulant) - C'est moi le seul juge sur cette planète !!!
    Ordo - Justement. Vous ne serez pas crédible en tant que tel aux yeux du peuple Tarisien.
    Beviin - Qu'est-ce que vous voulez dire ?! Vous cherchez à me provoquer ??
    Ordo - Non, ce n'est pas mon intention.
    Beviin - Kof ! Et quelle est-elle au juste ?!
    Ordo - Je ne cherche que le bien des nôtres, tout comme vous...
    Beviin - Ça suffit, ce petit jeu a assez duré ! Gardes !

    La double porte du bureau s'ouvre et deux membres du clan Beviin parmi les plus dévoués y entrent, lances en mains.

    Beviin - Veuillez raccompagner le Seigneur Ordo hors de ce secteur !

    Les deux gardes s'approchent de Cera rapidement, mais arrivés à sa portée et face à la visière du Jedi Noir qui vient se braquer sur eux, ils deviennent plus précautionneux et évitent le contact physique. Beviin n'en rajoute pas pour éviter d'aggraver la situation bien qu'il le désire fortement.

    Ordo - Pas la peine de déranger ces soldats, j'allais partir.

    Il tourne les talons et prends la direction de la sortie, sous escorte, tandis que Beviin fulmine. Avant de quitter la pièce, Ordo détourne son casque une dernière fois vers le gouverneur.

    Ordo - Ne soyez pas idiot, Jorg. Choisissez un juge Tarisien.

    Puis il s'en va tranquillement, estimant qu'il a remplit sa fonction.
    Tout en parcourant les couloirs puis en descendant par le turbolift, Ordo repense aux réactions de Beviin. Non, rien n'indique qu'il ait pu être à l'initiative de telles attaques contre son propre peuple. Il espère juste qu'il suivra son conseil. Mais si ce n'était lui, alors qui ? Ce mystère doit être résolu coûte que coûte
    .

    Un peu plus tard

    Ordo rejoint le Rebel Spire et prends contact avec ses agents.

    dimanche 15 août 2021 - 13:17 Modification Admin Réaction Permalien

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Encyclopédie

  • MSE-6 Droïde Souris --- Les droides MSE-6, petits et insignifiants, étaient connus sous le nom de « Droide Souris ». (Droïdes & Transports - Droïdes mécanos)
  • Bordok --- Petite espèce chevaline vivant sur la lune forestière d’Endor, les Bordoks ressemblent à des poneys. (Espèces & Civilisations - Animaux)
  • Jettster Dexter --- Créature à quatre bras ayant énormément bourlingué et roulé sa bosse en divers lieux de la galaxie (vendeur d’arme, faisant affaire avec divers mercenaires), ce qui fait de lui une mine d’informations et de connaissances importantes, tel est Dexter Jettster . (Personnages - Civils)
  • Marais-gunnie --- Cette petite créature vivait dans les marais est indigène aux bayous de Nim Drovis. (Espèces & Civilisations - Animaux)
  • Gang des Guaviens --- Le gang des Guaviens était une organisation criminelle particulièrement crainte 30 ans après la chute de l'Empire. (Organisations - Criminelles)

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