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Le prix de ce jeu dépasse l'entendement... Sous fond de Jailbreak PS5

Sortie de base sur PlayStation 2, ce portage mal aimé de Star Wars Racer redevient attractif pour de mauvaises raisons.


Il aura fallu plus de vingt ans et une scène underground toujours aussi patiente pour que Star Wars Racer Revenge refasse parler de lui. Sorti en 2002 sur PlayStation 2, oublié aussi vite qu’il avait déboulé dans le sillage du pourtant plus marquant Episode I: Racer, le titre de LucasArts connaît aujourd’hui une seconde vie totalement inattendue. Non pas pour ses qualités ludiques, mais parce qu’il se retrouve au centre d’une potentielle faille majeure exploitée sur PlayStation 5. Une situation pour le moins ironique, symptomatique d’un écosystème où le passé continue de hanter le présent, et où la rétrocompatibilité devient parfois un talon d’Achille.


Un jeu mineur devenu pièce maîtresse

À l’origine, Star Wars Racer Revenge n’a jamais été un incontournable. Jeu de course arcade honnête mais sans éclat, il peinait à justifier son existence face à son prédécesseur, plus ambitieux et plus mémorable. Son retour sur PS4 en 2019, via une édition physique limitée signée Limited Run Games, relevait davantage de la curiosité pour collectionneurs que d’un véritable événement. Avec environ 8 500 exemplaires produits, cette version PS4 semblait promise à une discrète carrière sur les étagères des amateurs de raretés. Jusqu’à ce que la scène hacking s’y intéresse de très près.




Une faille enfouie dans la rétrocompatibilité

La raison de ce regain d’intérêt tient en une découverte technique attribuée à un chercheur connu sous le pseudonyme Gezine. En explorant certains menus spécifiques du jeu notamment le Hall of Fame il aurait mis en évidence une vulnérabilité exploitable sur PS5, via la couche de rétrocompatibilité PS4. Contrairement aux failles logicielles classiques, souvent rapidement colmatées par des mises à jour système, celle-ci reposerait sur du code ancien, hérité directement de l’architecture d’origine du jeu. Un reliquat du passé, interprété par la console moderne sans véritable garde-fou. C’est précisément ce point qui inquiète : la faille ne se situerait pas dans le firmware de la PS5 en lui-même, mais dans la manière dont celui-ci gère certains contenus legacy. En clair, Sony ne pourrait pas la corriger aussi facilement qu’un bug standard.



Jailbreak : promesse, pas encore réalité

Attention toutefois à tempérer l’emballement. À l’heure actuelle, aucun jailbreak grand public n’est disponible. L’exploit existe, il est documenté, mais reste en phase de développement. Les chercheurs impliqués n’ont pas encore publié d’outil utilisable par le grand public, préférant visiblement sécuriser leur méthode avant toute diffusion. Posséder Star Wars Racer Revenge ne garantit donc absolument rien à court terme. Le jeu constitue une clé potentielle, pas une solution clé en main. Un détail que beaucoup de spéculateurs semblent avoir volontairement ignoré.

Une flambée des prix révélatrice

Sans surprise, le marché de l’occasion s’est immédiatement emballé. Là où la version PS4 du jeu s’échangeait auparavant pour quelques dizaines d’euros, les prix ont parfois été multipliés par dix, voire davantage, en l’espace de quelques jours. Un phénomène tristement classique dès qu’un objet devient associé à une faille ou à un potentiel jailbreak : rareté artificielle, spéculation opportuniste et confusion entretenue entre exploit théorique et utilisation réelle. Cette flambée pose d’ailleurs une question plus large sur la récupération commerciale des travaux de la scène hacking, souvent menée par des passionnés, mais exploitée par des revendeurs sans scrupules.


Si la vidéo ci-dessus ne fonctionne pas, vous pouvez la visionner en cliquant ici.


Sony face à ses vieux démons


Pour Sony, l’affaire est délicate. La PS5 a jusqu’ici bénéficié d’une sécurité relativement solide comparée à ses devancières. Mais cette découverte rappelle une vérité bien connue : plus une plateforme cherche à embrasser son héritage, plus elle s’expose aux failles du passé. La rétrocompatibilité, argument marketing fort, devient ici un vecteur de risque. Et si la faille s’avère réellement non patchable, les options de Sony pourraient se limiter à des mesures drastiques : blocage du titre, restrictions d’accès, voire retrait pur et simple du jeu sur certaines configurations. Des solutions peu populaires, mais déjà observées par le passé sur d’autres écosystèmes.


Une scène jailbreak toujours en embuscade


Au-delà du cas Star Wars Racer Revenge, cette affaire illustre la persévérance de la scène jailbreak console. Loin des fantasmes de piratage massif, ces recherches s’inscrivent souvent dans une logique d’exploration technique, de préservation et de homebrew. Reste que chaque avancée de ce type ravive les tensions habituelles entre constructeurs, chercheurs et utilisateurs, sur fond de droits numériques, de contrôle des plateformes et de propriété réelle du matériel. En l’état, Star Wars Racer Revenge n’est ni le Graal du jailbreak PS5, ni la fin annoncée de la sécurité de la console. Il est en revanche un symbole fort : celui d’un jeu mineur devenu central par accident, et d’un passé vidéoludique capable de ressurgir là où on ne l’attend plus.


Un rappel, aussi, que dans l’univers du hardware fermé, aucune architecture n’est éternellement étanche  surtout lorsqu’elle s’appuie sur des fondations vieilles de plusieurs décennies.


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    darkalain

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    Encore un coup de la Fédération du Commerce?

    jeudi 08 janvier 2026 - 16:45 Modification Admin Réaction Permalien



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