Les Missions du Chu'Unthor (page 19)

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    La_Mirialane

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    Mission : Une paix trouble


    Au premier coup de sabre, la Mirialane tenait une position de mur et se lançait directement dans l’offensive et des entrechocs puissants. Les décharges d’énergie qu’elle envoyait avec vindicte étaient assurés, précis, nets : elle savait très bien ce qu’elle faisait, à savoir dominer l’autre. Le Chevalier ne se laissait pas faire, et lui aussi adoptait une méthode brutale.

    Tout à coup, leurs lames se verrouillèrent très près des visages. Leurs yeux s’affrontèrent dans un autre duel, sans cligner, même avec l’éblouissement des lasers, et l’Impérial vit dans ce regard une détermination qu’il n’aurait pas imaginée chez une Jedi. Chacun poussait dans ses bras et dans ses jambes, jusqu’à ce que la jeune femme n’en donne un peu plus avec un geste aidé par la Force pour l’obliger à reculer. Il enchaîna sur une brève décharge de foudre, qu’elle absorba juste à temps avec sa lame.

    Les Jedi s’éloignaient par la force des choses et les déplacements. Myrith et son Chevalier ne se laissaient aucun répit, dans un réel désir mutuel de supprimer l’autre. Leurs sabres vrombissaient, déchiraient l’air de leurs claquements d’énergie et de leurs flashs, maniés avec une dextérité similaire. S’exprimait ici presque toute l’agressivité de la Mirialane.
    Par ailleurs, le Chevalier, au bout de quelques minutes, fut décontenancé par la technique de cette inconnue. Alors qu’ils étaient à se regarder en tournant, il analysa le combat et les mouvements de cette fille. Un trouble, alors, émana de lui – ce qui fit naître un sourire mesquin sur la bouche de la Mirialane –, et le combat reprit de plus belle, encore plus viscéral.

    Il n’y avait pas que les armes qui parlaient : Myrith reçut en plein dans la pommette un revers de la main, accentué par la plaque du brassard, et s’en retrouva étourdie un très bref instant, avant d’esquiver un coup fatal et de grandir sa combativité. Sa violence ne s’apaisait pas, et elle poussait même de temps en temps d’irrépressibles râles en donnant des coups avec son corps ou sa lame.
    Bien d’autres poings et semelles furent échangés de chaque côté, Myrith avait déjà des hématomes sur plusieurs parties du corps, et le Chevalier ne présentait plus aussi bien qu’au début non plus. D’autant qu’elle savait taper sur les parties non protégées.

    Pour favoriser la mobilité dont nécessitaient les arts Jedi, l’armure des Chevaliers Impériaux avait nombre d’ouvertures, notamment aux jambes ou à la taille. Dans un mouvement fluide, la padawan saisit une opportunité pour passer derrière son ennemi dans un tournoiement, qu’elle termina en plantant sa lame verte en plein entre les côtes et le bassin, traversant le guerrier sur toute la largeur.
    Il poussa un bref soupir de surprise, Myrith sortit son sabre et laissa tomber l’homme dans un dernier souffle. « Et un de moins… »

    Toujours dans l’ivresse du combat et l’esprit guerrier, Myrith effectua une traction envers un des Impériaux contre Arek. En se relevant, il vit la Mirialane avancer vers lui, déterminée. Dès qu’il remarqua le corps de son collègue à quelques mètres de là, une grimace déforma son visage : ça ne devait pas se passer comme ça ! Les Impériaux étaient réputés meilleurs au combat que les Jedi…
    Il affronta donc Myrith avec une hargne redoublée, ce qui accroissait la volonté de son ennemie. La détermination à tuer de chaque côté, l’esprit de vengeance, provoquaient une escalade de brutalité.

    Alors qu’elle envoyait un coup de sabre, il opposa son gantelet de cortose qui éteignit l’arme. Mais plutôt que de s’écarter, la padawan esquiva un estoc pour venir au contact, et ceignit le poignet avec son coude gauche, tandis qu’elle lui envoyait le droit en plein dans le visage. Avec son avant-bras, par une technique de teräs käsi, elle força son ennemi à lâcher son arme, puis le fit passer sans ménagement par-dessus son épaule.
    Elle allait aussitôt lui monter dessus, mais l’homme lui envoya une poussée de Force qui l’envoya deux mètres dans les airs avant de retomber lourdement sur la colonne vertébrale – heureusement, elle réussit à maintenir sa tête pour ne pas frapper le sol.

    Puis vint Galen. Il avait neutralisé le deuxième Chevalier, et le dernier sentit maintenant le danger venant de derrière. Il sauta sur le côté pour avoir les Jedi dans son champ de vision ; à partir de là, même avec de l’expérience, il allait devoir composer contre deux adversaires. La situation devenait hors de contrôle, jamais ils n’auraient dû l’emporter !

    Désarmée pour quelques minutes, l’apprentie tendit la main et attira le sabre du mort qui s’alluma sans problème. Il était temps d’en finir.

    Le Chevalier avait beau tenter d’écarter ses adversaires, ils revenaient toujours pour l’affronter à deux. Et alors qu’il frappait contre le sabre de Galen, Myrith vit une ouverture parfaite : il tendait son bras, qu’elle trancha d’un coup net au niveau du biceps, zone dépourvue d’armure. Sur le coup, l’Impérial n’émit qu’un bref râle de choc.
    Mais la Mirialane poursuivit son mouvement sans s’arrêter, qu’Arek entrevit : juste à temps, il para la frappe qui allait trancher le cou du mutilé.

    Galen — Myrith ! Non ! Il est désarmé.

    Il sentait l’adrénaline du combat qui l’avait poussée à commettre un crime, heureusement évité. La jeune femme regarda un instant son maître dans les yeux avec frustration, puis relâcha la poussée dans ses bras et baissa son arme avant de l’éteindre. Le Chevalier, pendant ce temps, s’était effondré, sonné par la douleur.

    Galen — Calme-toi. Il est vaincu. C’est fini.

    La respiration nasale bruyante de l’apprentie, progressivement, ralentit, et son œil devenait moins agressif. Mais Galen percevait encore sa vindicte à fleur de peau. Pour autant, elle ne semblait pas regretter son geste.

    Galen — Reprends ton sabre. Et va chercher le sénateur.

    Occuper son esprit avec ces tâches courtes et anecdotiques restait un bon moyen d’apaiser son remous émotionnel. Myrith obéit sans un mot, ramassa son manche ainsi que ceux des Impériaux, puis scruta le hangar pour trouver le Bothan recroquevillé derrière une console éteinte. Quand il la vit devant lui, alors qu’il venait d’être témoin de sa brutalité, il n’en menait pas large.
    La jeune femme le regardait avec moins d’aigreur que les « armures rouges », mais toujours de la colère ; « Pardonnez-moi », leur avait-il dit… pour les avoir attirés dans ce guet-apens, donc. La culpabilité transpirait par tous ses pores, surtout maintenant que les Jedi avaient fait mentir toutes les probabilités.

    Avec le strict nécessaire de respect dû à son statut politique, elle le fit se lever et l’amena auprès d’Arek.


    Ce message a été modifié par La_Mirialane le dimanche 09 novembre 2025 - 13:25

    dimanche 09 novembre 2025 - 13:12 Modification Admin Réaction Permalien

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    galen-starkyler

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    Mission : Une paix trouble


    Il s’en fallu de très peu pour que l’agresseur devienne l’agressé, au moment même où j’ai perçu et ressenti en même temps d’intention colérique de Myrith envers notre dernier adversaire. Je n’ai pas pour habitude de tenir mon propre sabre-laser uniquement de la main gauche, mais il me fallait arrêter l’élan de la lame émeraude de la padawan avant qu’elle ne commette un impair. En exécutant un adversaire désarmé, elle rendrait service autant aux Impériaux qu’au Côté obscur en se montrant aussi impulsive. C’est pour cette raison que mon bras se veut plus ferme que généreux en la bloquant dans son geste empli de colère.

    Fort heureusement, elle finit par se calmer et comprendre son geste avant de s’en effectuer la simple tâche d’aller retrouver le sénateur et de le ramener parmi nous. Le temps qu’elle aille chercher le bothan parti se cacher loin de la bataille, je profite que les deux chevaliers Impériaux encore vivants sont désarmés et inconscients pour leur retirer leur armure proprement et les ligoter à l’aide de câbles environnants. En fouillant, je remarque même que leur plastron porte un insigne au niveau du cœur : une broche en arcetron en forme de cercle légèrement ouvert à la première heure, barré par un segment vertical qui est lui-même barré par deux segments parallèles qui lui sont perpendiculaires sur sa seconde moitié.
    L’emblème d’une fonction assez particulière dans l’administration militaire de l’Empire.

    Moi, dépité : - De mieux en mieux. 

    Je délaisse mes trois prisonniers pour me redresser, épousseter mon pantalon moulant et le bas de mon trench-coat bleu de bure, puis je viens rejoindre Myrith qui amène le sénateur bothan en le tirant fortement par l'épaule pour l'inciter à avancer malgré l'effroi. Alors qu’elle a une démarche trahissant encore sa nervosité, je suis au contraire d’un pas de marche inspirant le calme et le sang-froid.

    Moi : - Respire, Myrith. Tu es encore sous pression et il ne faudrait pas moins d’un rien pour que tu exploses.
    Myrith, tendue et nerveuse : - Navré, je ne peux m’empêcher d’en vouloir à cet individu de nous avoir rouler.
    Moi : - C’est pour cette raison que tu ferais mieux de vider ton esprit et de ne pas trop y penser. La colère est utile quand elle peut nous donner de la puissance dans notre bras pendant un moment de faiblesse, mais elle nous fait aussi perdre le bon sens quand nous devons émettre un jugement neutre. Que tu en veuilles à ces chevaliers Impériaux de nous avoir piégé, je le conçois. Mais n’émets pas de jugement hâtif envers le sénateur. Nous avons besoin de clarifier la chose avant d’en tirer une conclusion.
    Myrith : - Vous l’aviez bien entendu comme moi, pourtant ! Il savait qu’il nous amenait dans ce nid de vers-guêpes et il n’a pas levé le moindre doigt pour nous avertir ! Il est allé se terrer comme un pleutre !
    Moi : - Il a fait ce que n’importe quel civil ou individu non-martial aurait fait : se mettre en sécurité. L’instinct de survie est aussi primitif que la nuit des temps et même un politicien sensé ne peut s’empêcher de fuir pour échapper un temps à la mort. Dis-toi aussi qu’il aurait pu mourir de nos mains accidentellement s’il était resté à découvert ou qu’il aurait été tué par nos adversaires s’il avait choisi de nous prévenir et que nous n’aurions pas pu les vaincre. Alors je te prie de garder ton sang-froid et de t’éclaircir les idées.
    Myrith : - Je vois. Eh bien… merci, maître.
    Moi : - Je t’en prie. C’est mon rôle après tout de veiller à ce que tu puisses effectuer cette mission comme le ferait un Jedi attendu de nos jours. Je suis passé aussi par ce moment, donc je sais ce que c’est.

    Le comportement nerveux et impulsif de Myrith finit par disparaître au profit d’un esprit plus clair et ouvert à d’autres possibilités ; il est à présent temps de nous occuper de notre cher « commanditaire » qu’elle nous a ramené… et qui est parvenu à se libérer dès que la mirialane a relâché sa pression de main sur son col. Le voilà qui tente de s’enfuir en courant et de prendre la direction de la sortie de service du hangar.
    Je n’ai pas eu à me dépenser en employant la vitesse de Force pour le rattraper et le bloquer dans son élan en plaquant ma main droite directement sur le panneau d’accès à la porte coulissante. Le bothan sursaute en me voyant le retenir à l’aide d’un simple « main-sur-le-mur » sans me voir venir.

    Moi, sur un ton cynique : - Vous nous quittez déjà, sénateur ?
    Fey’lenu : - Pitié ! Je n’suis qu’un simple politicien, je ne veux pas me battre !
    Moi : - C’est justement au politicien que vous êtes que je demande votre coopération. Vous nous devez de sérieuses explications sur cette mascarade, Fey’lenu, parce que vous risquez d’avoir de sérieux problèmes.
    Fey’lenu : - Je ne veux pas avoir de problèmes avec la République, mais j’en aurais avec l’Empire si cela se savait que trois de leurs chevaliers ont été mis en déroute. Si vous pouviez assurer ma protection…
    Moi, sarcastique : - N’est-il pas un peu tard pour solliciter une protection ? Surtout maintenant que le guet-apens a échoué et que vous regrettez visiblement de nous avoir mené en bateau.
    Fey’lenu : - Je n’ai fait que ce qu’ils me demandaient, sous la contrainte…

    Myrith est parvenue à me rejoindre après avoir été légèrement surprise par ma vitesse instantanée pour rattraper le sénateur dans sa fuite, et elle a eu le temps de l’entendre mentionner des soucis et parler de contrainte avec un ton apeuré. Je peux sentir à quel point elle est de nouveau outrée et énervée par le comportement pleutre du sénateur bothan, en sachant que c’est par sa convocation pour protection que nous nous sommes retrouvés entraînés dans cette embuscade. Néanmoins, elle ne dit rien et elle reste en retrait pour me laisser mener l’interrogatoire par moi-même. Je peux donc poursuivre ma conversation avec le sénateur félinoïde en jouant finement sur ma posture de médiateur cynique.

    Moi : - Je vous promets que vous ne serez contraint à rien du tout avec moi. Mais, pour votre propre sécurité et votre fessier accessoirement, je vous saurais gré de ne pas me prendre pour une buse et de vous montrer vraiment disposé à me répondre. Allons-nous pouvoir trouver un terrain d’entente, sénateur ?
    Fey’lenu, balbutiant : - Je… Je suis à votre entière disposition… maître Jedi.
    Moi : - Dans ce cas, expliquez-vous. Que font ces chevaliers Impériaux librement sur un territoire membre de la République, à attendre dans l’obscurité pour tenter de se débarrasser de deux Jedi ?
    Fey’lenu : - C’est à cause de l’Opération Knightrise ! Nous avions dépêché il y a longtemps des espions et des investigateurs de notre peuple pour agir sous couverture et dans le plus grand secret, pour surveiller et rapporter les moindres signes suspects d’activité de l’Empire après la ratification du traité. Ils nous ont ainsi appris que l’administration Impériale planifiait de mettre les mondes périphériques de la Bordure sous sa coupe, en commençant par Bothawui dont mon prédécesseur au poste a été capturé et torturé par leurs services de renseignements. Ce n’est que plus tard, il y a un mois de cela, que nous avons appris malgré nous que nos espions ont été repérés et tués. Nous sommes à présent envahis par une brigade de chevaliers Impériaux escortée par un contingent de soldats d’élite sous couvert d’une visite diplomatique afin de « clôturer l’allégeance de Bothawui à l’Empire ». Nos propres Rangers et agents de sécurité ont été neutralisés, emprisonnés ou tués. La plupart de mes compères membres de l’assemblée bothane sont retenus captifs dans leurs appartements pour s’assurer de leur entière coopération. Quant à moi, ayant été nouvellement promu sénateur depuis deux mois environ, ils m’ont ordonné d’user de mes droits pour attirer des Jedi dans cette embuscade pour faire d’une pierre deux coups : réduire le nombre de Jedi et faire croire à un attentat contre le cortège diplomatique impérial. Je vous jure que je ne désirais pas cette mascarade, mais je ne suis pas un guerrier.
    Moi : - Cette « opération Knightrise » dont vous parlez, qu’est-ce que c’est au juste ?
    Fey’lenu : - Une nouvelle directive mise-en-place par l’Empereur Horn dans le plus grand secret, visant à envoyer des escadres strictes de ses chevaliers Impériaux en intervention armée sur les mondes périphériques de la République et ceux indépendants. Une première croisade, dans l’objectif est de préparer le terrain à l’étendue progressive de l’Empire sous couvert de liens sociopolitiques créés avec le régime tout en menant une purge discréditante des Jedi. Bothan n’est que leur première étape dans cette opération, de manière à démontrer peu à peu les fragilités de la paix et de la cohabitation du Triumvirat avec la République. Mais s’ils parviennent à leurs fins, à faire intégrer notre monde sous le masque d’une manœuvre politique on-ne-peut-plus normale, nous ne serons plus en mesure de contrer la progression invisible de l’Empire sur les autres mondes pro-démocratiques.

    La situation me semble à présent assez clair pour moi : tout ceci ressemble à un stratagème organisé dans l’ombre par l’Empire pour ramener le reste de la galaxie sous son autorité exclusive. Et une telle opération menée par des chevaliers Impériaux ne peut signifier que Horn et sa clique prévoient de retourner les moyens pacifiques de la République à leur avantage. C’est un coup de poignard dissimulé par la parole d’élu.
    Une seule chose me perturbe dans cette équation visant à envoyer ces chevaliers mener cette opération.

    Moi : - Ces chevaliers qui nous ont attaqués, ils portaient une broche d’insigne qui trahissaient leur fonction précise au sein de leur corps. Sauriez-vous me dire pourquoi vous avez reçu malgré vous ces régulateurs Impériaux sur votre monde, à la place de leurs semblables ordinaires ?
    Fey’lenu : - C’est parce qu’on nous a envoyé Bellgrayze lui-même.

    J’aurais dû m’en douter, étant donné la nature assez oppressive et dénuée de vertu de ces trois chevaliers Impériaux qui nous attendaient dans ce piège. Il semblerait que nous allons avoir affaire à l’un des membres les plus retors et sans-scrupules des membres haut-placés du corps des chevaliers Impériaux.
    Myrith, n’ayant que peu de connaissance sur le système interne de l’Empire, ose me poser la question après que je le lui autorise d’un hochement de tête en la voyant ignorante de qui nous parlons.

    Myrith : - Qui est-ce, maître ?
    Moi, presque sentencieux : - Drex Bellgrayze, un maître-Inquisiteur au service de Waren Horn. Comparé à lui, Galan Taris et Sirius Bek sont des modèles de vertu. Ce qui signifie que nous allons devoir la jouer très fine, si nous voulons quitter la planète sains et saufs ou venir en aide au gouvernement bothan retenu captif. Parce que ce type est un véritable maniaque de la souffrance froide et calculée.

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le mardi 11 novembre 2025 - 17:21

    lundi 10 novembre 2025 - 16:07 Modification Admin Réaction Permalien

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    La_Mirialane

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    Mission : Une paix trouble


    Évidemment, ça ne pouvait pas être simple. Mais les proportions devenaient rapidement démesurées. Non pas que Saanee refuserait de se frotter à d’autres Chevaliers – et ainsi affaiblir la force de frappe de Waren –, en revanche, la situation jouait en leur défaveur. Elle sentait l’impulsion d’Arek à confronter Drex Bellgrayze, mais elle revint à des choses plus prosaïques :

    Myrith — Et sinon, qu’est-ce qu’on fait de lui ? Et qu’est-ce qu’on fait d’eux ?

    Clairement, sa voix dans la seconde question trahissait un non-dit de « pas de prisonniers ». Et il fallait reconnaître que ça faisait deux boulets à leurs pieds : ils ne faisaient pas – encore – partie d’une organisation militaire ennemie de la République, donc ne pouvaient être considérés comme prisonniers de guerre. Mais pas non plus comme des prisonniers de droit commun.
    Quoi qu’il en soit, jamais, grand jamais, Arek ne s’adonnerait à un acte aussi opposé à la philosophie de l’Ordre. Le deuxième Chevalier, qui avait été neutralisé par Galen, commençait à reprendre ses esprits après avoir été assommé, d’une manière ou d’une autre.

    Galen — Nous n’avons guère d’options : on ne peut pas ouvertement les déclarer prisonniers. Ils devront donc être détenus par les services secrets.

    Myrith connaissait le principe des prisons secrètes, des « sites noirs », et à vrai dire, ça ne la surprenait même pas que la République en possède – au contraire, même, il eut été stupéfiant qu’elle n’en ait aucun.

    Myrith — Hum… Mais on a quand même un problème : traquer un inquisiteur alors qu’on a deux prisonniers dans les pattes et un VIP à protéger, ça va pas être du gâteau… On augmente les risques d’échouer dans un domaine ou dans l’autre, voire dans tous en même temps.
    Galen — Et que suggèrerais-tu, alors ?
    Myrith — C’est vous le Maître. C’est vrai que je donne pas toujours mon avis, mais je tiens à ce qu’on réussisse la mission : protéger le sénateur. Mais le reste, c’est vous qui décidez.
    Galen — Réponds tout de même à ma question : que suggérerais-tu ? Que ferais-tu, si je n’étais pas là ? Ou si nous échangions les rôles ?

    Elle prit une respiration.

    Myrith — Je les ramènerais sur Coruscant. Il faut déjà prévenir le Conseil et la chancellerie. Le sénateur devrait être un peu plus en sécurité sur Coruscant qu’ici, même si je sais que Waren doit aussi avoir des agents et des assassins au Sénat. Mais il sera toujours un peu mieux protégé que sur un monde sous la botte de Horn.
    Galen — Et abandonner ledit monde à son sort ?

    Myrith ne voulait pas trop imposer son avis : ce n’était qu’une padawan, et elle ne se sentait pas aussi à l’aise qu’avec Aynor pour exprimer toute son opinion. Alors, le Bothan profita de ce silence pour bafouiller un peu, attirant l’attention des Jedi :

    Fey’lenu — Euh… m-mais, je vous l’ai dit : si l’Empire finit de gagner Bothawui, on ne pourra plus l’empêcher de faire la même chose à d’autres mondes !
    Myrith — Pas si la République est au courant : c’est l’ignorance de la chancellerie qui a permis à Horn de s’implanter ici, au nez et à la barbe d’Oedipem – enfin, façon de parler.

    La padawan pensait, silencieuse, que le nœud du problème – de tous leurs problèmes liés à l’Empire, d’ailleurs –, la racine du mal, se situait sur le trône de Bastion. Pour elle, Bothawui était déjà perdue, et ils n’allaient pas la libérer à eux deux juste en mettant un inquisiteur hors-jeu. Ce n’était pas un despote local mu par son intérêt personnel ; c’était bien plus tentaculaire, et surtout, hors de leur portée.
    Galen, quant à lui, réfléchissait. Il lui avait dit qu’il pouvait être du genre à prendre des décisions imprévisibles, illogiques… mais elle croisait fort les doigts pour qu’il fasse preuve de sagesse et de prudence, compte tenu de la situation, de leurs prisonniers, et de leur mission première : protéger le sénateur.

    Myrith — C’est vous qui donnez les ordres, maître…

    Ce message a été modifié par La_Mirialane le mercredi 12 novembre 2025 - 00:00

    mardi 11 novembre 2025 - 23:58 Modification Admin Réaction Permalien

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    galen-starkyler

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    Mission : Une paix trouble

    La situation de notre venue à la rencontre du sénateur Fey’lenu commence à prendre une tournure assez désavantageuse pour nous, avec les quelques informations et explications que le politicien bothan vient de nous fournir sur ce qui se déroule sur sa planète. La présence de l’Empire Horn, sous l’apparence d’une délégation cachée menée par un maître-inquisiteur, démontre clairement que ses intentions sont de plus en plus arrogantes et ambitieuses sous le masque de l’hypocrisie. Tenter de rallier Bothawui par des moyens très peu cordiaux tend à menacer aussi bien la sécurité des mondes périphériques membres de la République que le libre-arbitre démocratique de ces mondes et peuples. Intervenir maintenant pour désamorcer un contrôle local de la planète par les Impériaux avait ses avantages mais aussi ses inconvénients, ce que Myrith a pu me faire savoir lorsque je lui ai demandé de me faire sa suggestion sur la meilleure décision à prendre dans ce contexte.

    Je prends le temps de faire mine de réfléchir, une fois qu’elle en a eu fini, et je fais mine derrière mon expression neutre de peser le pour et le contre de sa suggestion afin de prendre la décision finale. Mais j’avais déjà en tête ma décision de prise sur ce qu’il y avait de mieux à faire compte tenu de la situation.

    Myrith : - C’est vous qui donnez les ordres, maître…
    Moi : - La prise de décision passe autant par une bonne analyse des informations que la réflexion collective, d’où le fait que je t’ai incité à me faire part de ton raisonnement. C’est avec toutes les possibilités étudiées que l’on peut envisager la meilleure chose à faire pour démêler la situation actuelle. (Je me tourne légèrement vers le sénateur.) Fey’lenu, je comprends parfaitement dans quel pétrin vous et vos semblables vous retrouvez à cause des manigances de l’Empire et la venue non-justifiée de ses chevaliers pour conquérir votre planète et l’ajouter à ses vassaux asservis. En tant que Jedi, maintenir la paix et la justice des mondes membres de la République est notre devoir principal. Nous n’allons cependant pas porter secours au reste des membres du gouvernement ni confronter les Impériaux.
    Fey’lenu, déçu : - Vous… refusez… Vous nous abandonnez à notre sort ?!
    Moi : - Nous allons vous ramener sur Coruscant pour que vous puissiez témoigner de la présence non-désirable de l’Empire sur Bothawui et à l’intérieur des frontières de la République. En emportant les chevaliers qui nous ont attaqués en guise de preuve de l’orgueil Impérial d’être la seule grande puissance méritante de la galaxie.
    Fey’lenu : - Mais je ne peux pas laisser les miens rester aux prises des Impériaux et de ce Bellgrayze !
    Myrith : - Maître Arek a parlé, sénateur. Nous vous ramenons sur Coruscant et vous irez porter vous-même la nouvelle au Sénat de ce qui se passe sur votre monde. C’est sûrement le meilleur service que vous pourrez rendre à votre peuple, même si cela donne un goût amer de moindre mal pour sauver les vôtres et empêcher une invasion secrète des forces Impériales.
    Moi : - Comprenez, Fey’lenu, que vous devez un service qui pourrait entraîner des conséquences bien pires que l’asservissement de votre planète et de votre peuple. Il vaut mieux prévenir que guérir, afin que chaque force présente au sein de la République ne subisse pas les mêmes répercussions invisibles que sur Bothawui.

    Le sénateur bothan demeure étrangement silencieux, restant d’abord dépité et angoissé, puis il finit par devenir compréhensif de ce que je tente de lui expliquer. Il consent à nous suivre, nous permettant à Myrith et moi de le conduire directement vers notre vaisseau pour le mettre en sécurité et lui permettre de se reposer de toute cette tension pesante.
    Je délaisse la padawan mirialane qui finit de conduire Fey’lenu dans une cabine de passager, pour aller toucher deux mots à l’assistant bothan qui était resté en retrait à attendre quelles retombées allaient ressortir du hangar. Le bothan est encore plus terrifié que son supérieur et n’ose même pas s’enfuir à mon approche, tétanisé par une sorte de peur que je suis récidiviste de nature (une impression plus que collective à l’égard de ceux qui se révèlent puissants et invaincus). Je ne perds pas de temps à me servir sur lui de la persuasion de Force (voire de la confusion) pour lui faire croire une histoire à laquelle je m’apprête à inventer de toutes pièces… une fois que l’assistant se sera évanoui à ma demande.
    Une fois l’assistant bothan inconscient et confus, je retourne vers l’intérieur du hangar pour aller chercher les trois chevaliers hors d’état de nuire dans le hangar ; Myrith me rejoint sans trop de mal, une fois le sénateur bien installé dans notre vaisseau, et elle commence à s’enquérir de mes raisons.

    Myrith : - Maître… Je vous avoue que je suis surprise.
    Moi : - Tu t’attendais à ce que je prenne les armes au lieu de prendre en considération ta logique d’aller mettre en lieu sûr le sénateur, et je te comprends. Si les évènements d’il y a vingt ans en arrière n’avaient pas eu lieu, j’aurais sûrement décidé de foncer droit vers le danger. Ma demande de connaître ta suggestion avait aussi le but de corroborer avec mon avis personnel de ne pas tenter le dévaronien en jouant les héros.
    Myrith : - Vous aviez pourtant eu l’envie de vous frotter à ce maître-inquisiteur lors de notre échange.
    Moi : - Drex Bellgrayze est certes un sale fils de gundark à l’esprit malsain, il n’est toutefois pas idiot. En nous envoyant trois de ses subordonnés dans le but premier de nous faire assassiner et sûrement de maquiller ça en tentative de meurtre de la délégation impériale sur Bothawui, il s’attendait à l’éventualité que ces trois-là soient vaincus et que nous chercherions à intervenir directement. À l’heure actuelle, il doit avoir commencer à envoyer des espions aller voir comment se passe notre confrontation. Afin de mieux décider de la démarche à suivre, afin de mieux réorganiser le reste de ses hommes afin de nous inciter à combattre et à manipuler nos prochaines décisions pour que cela joue en faveur de l’Empire.
    Myrith : - Dans ce cas, nous faisons courir le risque qu’il découvre que nous avons quitté Bothawui en apportant avec nous le sénateur bothan et trois chevaliers Impériaux arrêtés. Les Jedi vont être accusés injustement d’un enlèvement pour nuire à une simple visite diplomatique de l’Empire.
    Moi, rictus en coin : - C’est pour cette raison que nous allons brouiller les pistes à leur insu.

    La mirialane commence à douter de mes intentions après cette réponse peu rassurante, malgré qu’elle m’assiste volontairement à ramener les trois chevaliers Impériaux désarmés hors du hangar pour les mettre dans un recoin sûr. Ce n’est qu’un fois que les trois humains sont bien hors de la scène, et maintenus dans l’inconscience, que je me rends de nouveau dans le hangar pour le parcourir de long en large ; j’observe les emplacements des caméras de surveillance, leurs angles et leur champ de vision, afin de me faire une petite idée de ce qu’elles ont pu enregistrer durant notre rencontre avec le sénateur et les Impériaux. Je passe par le terminal local du hangar et je pirate le système habilement pour accéder à celui des caméras : je prends le temps de les consulter, puis de les trafiquer pour que la scène complète de notre « venue » soit supprimée. Bien évidemment, certains se rendront compte du décalage entre les heures d’enregistrement mais ils ne pourront pas récupérer les images. Une fois cela fait, je reviens sur la zone de notre affrontement pour commencer à installer divers artifices pour perturber la scène. Des éléments aussi métalliques que géologiques, issus de divers mondes où ils ont la particularité d’influer sur la Force et ses capacités ; ce qui pourrait ressembler à première vue à du gravier fin n’est en vérité que du granit albâtre de Myrkr, un minerai très apprécié dans le régime alimentaire des ysalamiris et qui leur permet de développer leur capacité naturelle à générer leurs bulles d’anti-Force. Ce même gravier de granit est naturellement capable de perturber l’environnement psychique et d’altérer les sens, au point de donner l’impression qu’un vide invisible empiète sur les lieux sans que l’on puisse comprendre pourquoi et comment. Et en plus, il se camoufle bien avec la couleur du sol.
    Myrith s’approche un peu plus, au moment où je commence à déposer habilement et subtilement un peu de gravier de granit albâtre sur les zones où nous avons affronté les trois chevaliers impériaux. Elle s’étonne même de me voir miner le geste de saupoudrer sans parvenir à voir « distinctement » ce que je fais tomber.

    Myrith : - Qu’est-ce que vous faites au juste ?
    Moi : - Je rends la tâche compliquée pour nos adversaires en versant du gravier de granit albâtre.
    Myrith : - Je dirais plutôt que vous versez une sorte de poudre translucide. Est-ce que cela est nécessaire ?
    Moi : - Bellgrayze et sa clique s’attendent à ce que nous ayons rencontré des difficultés à combattre ces trois chevaliers lors de nos échanges de sabre-laser et de pouvoirs de la Force. Etant donné que nos adversaires avaient une expérience avancée et une maîtrise ardue de leurs capacités, nous aurions dû être vaincus ou affaiblis en ce moment même devant leur ténacité et leur persévérance. Ce qu’il ignore, c’est qui nous sommes et ce dont nous sommes capables. N’importe quel Jedi aurait pu répondre à l’appel du sénateur.
    Myrith : - En quoi leur niveau et le nôtre entraîneraient une répercussion sur l’importance du duel ?
    Moi : - Parce que ça fait partie de la tactique.
    Myrith : - Quelle tactique ?
    Moi, me tournant vers elle tout en cessant un moment de verser : - La rencontre avec le sénateur Fey’lenu aurait principalement été confiée à des consuls Jedi, qui manipulent bien plus la parole que le sabre, et cela aurait pu être un jeu d’enfant pour les chevaliers Impériaux de les prendre par surprise. Mais comme ils s’attendaient à accueillir des maîtres Jedi en raison de leur expérience et de l’importance des codes de conduite du Sénat, la confrontation aurait dû durer un long moment avant de pouvoir déterminer qui aurait fini par l’emporter. Or, nous avons su réagir et défaire ce combat avec brio et inventivité.
    Myrith : - Donc vous versez du minerai en poudre pour… donner l’impression que nous étions des consuls ?
    Moi : - Je dirais plutôt pour perturber les sens de Force des espions, au cas où certains seraient des psychométriques et qu’ils voudraient « entrevoir » le déroulement de la scène. En recouvrant nos traces de ce gravier, je m’assure que Bellgrayze et ses sbires soient retardés et désorientés dans leur enquête.
    Myrith : - Je commence à comprendre. Vous nettoyez psychiquement la scène pour ne rien laisser traîner.

    J’acquiesce légèrement de la tête, sourire en coin, puis je termine de saupoudrer les traces psychiques de notre présence pour qu’elles disparaissent petit à petit. Au bout de quelques minutes, une impression grandissante d’un vide invisible se manifeste et nos sens de Jedi peinent à ressentir l’environnement ambiant du hangar ; l’endroit reste le même mais il est dorénavant difficile de savoir si la Fore a été utilisé dernièrement ou si des cadences au sabre ont eu lieu dans les environs. Le temps que l’effet du fin gravier efface progressivement nos traces de combat, je prends la peine de chercher et nettoyer les éventuelles traces de sang qui trainent au sol et je redresse les barres métalliques que j’ai utilisé pour piéger mes deux adversaires. Je termine par une dernière petite étape, afin de laisser un bonus, en allant emprunter du poivre blanc dans le local cuisine du spatioport. Myrith s’étonne de me voir revenir avec une poivrière en plastoïde et mouliner pour recouvrir le sol, mais elle se garde de me questionner ou de me reprocher mon gâchis du poivre. Je lui explique par télépathie que je fais ça au cas où il y aurait des « limiers ».

    Je retourne au local remettre la poivrière, je fais signe à la mirialane que l’on peut s’en aller et nous quittons tout deux le hangar comme si de rien n’était. Enfin… je m’assure auprès de l’assistant du sénateur que notre version des faits soit authentique si jamais il vient à être questionné : en usant finement de manipulation mentale et d’empathie avec la Force sur lui, je lui « demande » de déclarer avoir attendu son supérieur hors du hangar comme il le devait et qu’il n’a vu personne entrer ou sortir depuis. Ce qui a l’air d’une banale conversation entre lui et moi, afin de lui proposer un témoignage solide, me permet de le « formater » pour qu’il croit dur comme fer que c’est sa version des faits et qu’il ne nous a jamais vu. Une fois le témoignage construit et vérifié de bout en pièce, l’assistant du sénateur nous quitte et se rend de l’autre côté du hangar pour aller « rejoindre » le sénateur puis signaler son absence injustifiée auprès des forces bothanes.

    De notre côté, la sonnerie d’alarme incident du spatioport aura couvert le départ de notre vaisseau dans les airs et nous nous dirigeons en moins de temps qu’il n’en faut vers l’espace orbital de Bothawui pour commencer à prendre le large vers le reste du vide sidéral. Il ne reste plus qu’à prier la Force que notre mise-en-scène est suffisamment empêcher les Impériaux de découvrir le couac du rendez-vous de Fey’lenu.
    Loin de leurs manigances et sur la route de la prévention vers le cœur de la République.

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le mercredi 21 janvier 2026 - 19:04

    samedi 13 décembre 2025 - 14:00 Modification Admin Réaction Permalien

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    La_Mirialane

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    Mission : Une paix trouble


    Une mise en scène tarabiscotée, très énergivore et chronophage, alors que Myrith pensait qu’ils devaient prendre leurs cliques et leurs claques au plus vite.

    Elle en profita pour faire un tour minutieux du Sirknight Auror : les hommes de Horn pouvaient être assez malveillants pour y intégrer une bombe ou deux, qu’ils explosent en plein hyperespace, au milieu de nulle part et les débris dispersés à des années-lumières les uns des autres.
    Myrith se dit qu’Arek réfléchissait vraiment beaucoup, et peut-être même trop. Cette idée lui était-elle venue spontanément, ou cherchait-il à prouver quelque chose ? Ce n’était pas à elle d’en juger : c’était fait, et il donnait les ordres en sa qualité de Maître Jedi, que ce soit en titre ou en tant que mentor.

    Le Sirknight était maintenant en hyperespace. La Mirialane venait de finir d’entraver les deux Chevaliers avec des menottes anti-Force, que Galen avait « gentiment réquisitionnées » à Fanny Keto. Le Bothan, quant à lui, était dans le dortoir.
    L’apprentie rejoignit l’Humain dans le cockpit.

    Galen — Voilà, j’ai prévenu Aynor que nous allons ramener Fey’lenu pour qu’il témoigne devant le Sénat. Elle m’a dit qu’elle nous attendra au Temple.
    Myrith — Très bien. Et qu’est-ce qu’on fait de leur équipement ?
    Galen — Nous garderons leurs armures sous clé, je pense. Quant aux sabres laser, je vais y réfléchir : leurs composants peuvent toujours nous servir à l’atelier, ou peut-être les garderons-nous, au cas où on nous les demande. Je ne sais pas encore.

    L’apprentie hocha la tête, puis désigna le fauteuil à côté du pilote :

    Myrith — Je peux… ?

    Galen approuva et elle s’assit. Pendant quelques instants, il y eut le seul ronronnement du moteur.

    Galen — Myrith…
    Myrith — Maître ?
    Galen — J’aimerais quand même revenir sur ce qui s’est passé. Quand tu as failli tuer l’Impérial. Il était désarmé.

    Elle ne répondit pas.

    Galen — Je comprends qu’on était dans un cadre tendu, il y avait l’adrénaline. Mais tu en as déjà tué un, tu allais en assassiner un autre. Va pour le premier, c’était un combat, j’imagine qu’il avait encore son arme. Mais le second…
    Myrith — Je ne l’ai pas tué, c’est ce qui compte, non ?
    Galen — Parce que je t’ai arrêtée. Tu l’aurais fait, si je n’avais pas réagi vite.
    Myrith — Peu importe. Je ne suis pas allé les décapiter dans la réserve. J’ai fait ça, c’était pas bien, d’accord, j’ai compris.

    Et elle se ferma à la discussion.

    Galen — Myrith, je ne cherche pas à te faire un sermon. Je veux simplement que tu gardes cette expérience en tête, afin de ne pas la commettre à nouveau. Tu as visiblement été emportée par l’adrénaline, et le sentiment de danger immédiat. Tu dois savoir garder la tête froide ; c’est cela aussi, notre stance « Il n’y a que la paix ».


    Coruscant
    Jour 278

    Après plusieurs jours de voyage, le Sirknight Auror approcha du Temple et vint à quai. Les Jedi firent descendre leurs prisonniers ainsi que le sénateur, accueillis par Aynor, Yota et des militaires. Ces derniers s’occupèrent des Chevaliers Impériaux, alors que les membres du Conseil s’orientèrent vers les autres :

    Aynor — Excellent travail ! Je suis heureuse que le sénateur soit sain et sauf.
    Galen — Beaucoup plus de peur que de mal pour lui, c’est vrai. Mais il a fort à répondre.
    Aynor — Justement, la Chancelière l’attend à son bureau. Je vais l’y accompagner.
    Galen — … Nous ne venons pas ?
    Aynor — Non, il y a d’autres choses à voir avec vous. Je laisserai Yota vous en parler.
    Galen — Est-ce que le Sénat est rassemblé pour recevoir ses révélations ?
    Aynor — Nous allons faire les choses autrement.
    Galen — Quoi ?
    Aynor — Quand tu m’as contactée, j’en ai discuté aussitôt avec Yota et la Chancelière : nous pensons que ce serait une fausse bonne idée.
    Galen — Pourquoi ?
    Yota — L’Empire est au courant, maintenant, que nous connaissons ses méthodes. Mais faire une déclaration publique le confirmerait. Il faut la jouer plus subtil, et qu’il pense que certains mondes ne sont pas avertis. Ça le poussera plus facilement à des maladresses, il pourrait baisser sa garde – et nous, monter la nôtre.
    Galen — Mais les gens devraient savoir ce qu’il se trame !
    Aynor — Pas pour le moment. Pas tant que nous sommes encore en paix officielle. Que les gens le sachent trop tôt pourrait en pousser certains à déclencher une étincelle malheureuse. Avec tout ce qui s’est passé ces derniers mois, la guerre est inévitable : chaque jour de paix supplémentaire nous permet de mieux nous préparer.

    L’Humain parut déçu : peut-être s’attendait-il à un spectaculaire coup de théâtre au Sénat. Mais on jouerait encore aux dupes, comme toujours.

    Aynor — Je vais emmener le sénateur auprès de la Chancelière. Après quoi, je devrai partir : une invitation sur Ondéron, avec notamment Waren et un représentant de Cathar.
    Galen — Aynor ! Ça a tout du piège !
    Aynor — Je ne pense pas qu’ils oseront s’en prendre à une membre du Conseil en déplacement officiel. D’autant que Waren saura probablement que je sais ce qu’il s’est passé. Et puis, je ne serai pas seule : Thore sera présent, lui aussi.
    Myrith — Faites quand même attention : Waren est un traître, un assassin, un menteur, un tricheur… sa place est à genoux devant douze blasters.
    Aynor — Ne t’inquiète pas, j’ai eu bien assez d’occasions de le fréquenter dans ma vie. Je vais maintenant vous laisser, j’ai peu de temps. Yota vous donnera la suite du débriefing. Que la Force soit avec vous, mes padas !
    Galen — Aynor, je ne suis plus… !

    Mais elle avait déjà filé vers un speeder, puis décolla.

    Yota — Bien… Bon, eh ben, euh… j’ai pas grand-chose d’autre à dire, en fait. Galen, ton vaisseau peut-il repartir tout de suite ?
    Galen — Hem… oui ?
    Yota — Bien. On doit partir pour Ossus, on doit y tenir un conclave secret avec d’autres membres de la Coalition. On y parlera entre autres du développement du Triumvirat, de la Nation Droïde, et surtout, de ce que tu as découvert par rapport à Néo-Systino.
    Galen — D’accord. Je fais vite fait une check-list, et on décolle dans trente minutes.
    Myrith — Maître ? Je dois venir aussi ?
    Yota — Oui, comme Aynor doit aller sur Ondéron, elle m’a demandé à ce que tu nous accompagnes : tu as été témoin direct de Matrice, et les droïdes t’ont dit des choses que tu pourras rapporter.

    Et une fois l’appareil prêt, ils montèrent à bord et prirent la direction de l’ancien monde Jedi.


    FIN DE LA MISSION


    Ce message a été modifié par La_Mirialane le mercredi 21 janvier 2026 - 22:23

    mercredi 17 décembre 2025 - 00:50 Modification Admin Réaction Permalien

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