FanFiction [JDR] : L'Enfance (page 3)

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    Zadyssa

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    Merci pour les commentaires ! Durant le prochain chapitre, on avancera un peu plus dans l'histoire car Zadyssa est plus âgée. Et dans celui-ci, il y... je vous laisse découvrir^^. Bonne lecture !

    CHAPITRE XIV - La directrice (Je crois qu'il va falloir que je commence à mettre des chiffres, ce sera plus lisible^^)

    - Vous vous rendez compte de ce que vous avez fait ?! hurla la directrice. Vous auriez pu vous blesser, ou pire encore !

    Les deux enfants baissèrent la tête. Conscient de la gravité de leur acte, bien qu'il était difficile de l'ignorer vu la façon dont tous le monde les regarder. Zadyssa soupira, se rendant compte qu'ils auraient dû prévenir les animateurs au lieu de vouloir agir seul.

    - Je pense que je vais devoir me résoudre à appeler vos parents... nous devons avoir une petite discussion avec eux...
    - Mais on a rien fait de mal ! se défendit Xavier. Euh... on a pas eu mal.
    - Vous saviez très bien qu'il était interdit de grimper aux arbres - et vous l'avez fait ! Certes, vous ne vous êtes pas fait mal, mais ta petite chute, Xavier, aurait pu te blesser. Toi ou quelqu'un d'autre. Imagine que tu serais tombé sur Zadyssa.

    Les deux coupables tentèrent vainement de se faire plus petit qu'il ne l'était déjà, sans succès. Après une attente d'une trentaine de minutes, les parents des deux enfants arrivèrent dans le bureau. Le regard sévère de sa mère fit comprendre à Zadyssa qu'elle n'était pas contente du tout. Après quelques secondes de délibérations, la directrice décida de voir les deux cas chacun leur tour et d'opter ensuite pour une décision finale.

    Keira choisit de commencer. "Ainsi, ce sera plus vite clôturé" - comme elle disait. Assise en face de la principale et aux côtés de sa mère, Zadyssa aurait voulu se glisser sous le sol, mais elle dût se résoudre à écouter et patienter.

    - Madame Yunixy... débuta-t-elle.
    - Madame la directrice... répliqua Keira.
    - Je ne pensais pas vous revoir de sitôt. Dire que j'avais cru être clair après l'incident de la balle télékinétique...

    Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase et fut coupée par Zadyssa :

    - Télékiné-quoi ? demanda-t-elle.
    - Plus tard, fit Keira.
    - Donc je disais que je pensais avoir été entendue. Il m'avait semblé que vous convaincriez votre fille de cesser de semer la pagaille partout, termina la directrice.
    - Ce n'est pas ma faute si vous ne savez pas encadrer les enfants, rétorqua, un sourire au lèvre Keira.

    La principale grommela quelques paroles inintelligibles avant de se reprendre :

    - Je ne vous permet pas de nous critiquer !

    Elle fit une courte pause pour se calmer puis continua :

    - Étrangement, c'est toujours votre fille qui est au cœur de tous les problèmes... Je cherche simplement à savoir si vous ne mijotez pas quelque chose de douteux qui ne deviendrait pas n'importe quoi comme ce qu'il s'est passé l'année précédente !

    Cette fois, ce fut au tour de Keira de perdre son sang-froid :

    - Non mais vous pensez vraiment que je n'ai que ça à faire ?! En plus, c'est faux, ce n'est pas elle qui a fait tomber votre machin où sont posés tous les verres !

    Un peu perdue au milieu de la conversation, Zadyssa essayait tant bien que de mal de suivre le fil. Elle ne comprenait pas très bien comment elles étaient passées de sa bêtise à...  une dispute ? En tout cas, elle suivait l'échange de paroles attentivement. Finalement, les deux femmes finirent par prendre conscience de sa présence et sa mère lui demanda de se retirer, le temps qu'elles s'expliquent...

    Bien que curieuse de savoir ce qui allait se passer, Zadyssa obéit et quitta la pièce et s'assit contre le mur du couloir et se demanda où était passé Xavier et son père. Résistant à l'envie d'aller à leur recherche, elle attendit patiemment ou presque la fin de la dispute. Parfois, elle entendait des éclats de voix. Environ une dizaine de minutes plus tard, Keira sortit en fureur de la pièce tandis que la directrice hurlait à Xavier et son père de venir.

    Intriguée, Zadyssa se leva pour rejoindre sa mère qui se calmait petit à petit.

    - Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle d'une petite voix.
    - Oh non, rien du tout, répondit sa mère, disons que je déteste qu'on insinue des choses fausses.

    Devant le silence de sa fille, elle reprit la parole :

    - Raconte-moi plutôt ce qu'il s'est passé... De ce que j'ai compris, tu es montée dans un arbre, avec Xavier. C'est vrai ?

    Zadyssa hocha la tête et lui raconta toute l'histoire, puis attendit avec appréhension la réaction de sa mère. Après quelques minutes passées dans la vague, elle fit part de son verdict :

    - Bon, l'essentiel, c'est que tu n'as rien. Je te demanderai simplement de ne plus recommencer. Je sais que tu t'en veux, et c'est une punition suffisante. Mais madame la directrice ne sera sûrement pas de cette avis.
    - Dis maman, pourquoi tu m'as demandé de partir ?
    - Parce que l'on devait régler des problèmes d'adultes, répondit Keira.
    - Pourquoi ?
    - Parce que la situation l'imposait.
    - Pourquoi ? demanda une nouvelle fois, Zadyssa.
    - Parce qu'elle pense qu'Éroi a fait exprès de faire venir ces mercenaires et qu'elle pense que tu cherches à semer une nouvelle pagaille. Je n'arrive toujours pas à croire qu'elle puisse s'imaginer qu'une enfant de quatre ans ferait une chose pareille !
    - Pourquoi elle pense ça ? s'étonna la jeune enfant.

    Keira eut un instant d'hésitation avant de baisser la voix pour répondre à Zadyssa :

    - Elle a perdu son fils - il a été enlevé. Et parce qu'elle est très triste, elle cherche des coupables sur qui elle pourra déverser toute sa colère et sa tristesse. Même si ces personnes n'y sont pas pour grand-chose.
    - Et... c'était qui son fils... ? demanda d'une toute petite voix Zadyssa.
    - Tu le connais, c'est ou c'était Milo.

    Zadyssa ne sut quoi répondre et elle n'eut pas à le faire : la mère de Milo sortit de son bureau, Xavier et son père sur ses talons pour annoncer aux deux enfants qu'ils étaient privés d'activités scolaires jusqu'à la fin de l'année (qui approchait bientôt de toute façon).

    vendredi 22 juillet 2016 - 17:51 Modification Admin Réaction Permalien

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    Padme111

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    Alors comme à ton habitude, très belle rédaction! Les conflits parents et direction d'école, c'est vraiment quelques choses de courant. Pourtant ici, la fin montre toutes la tristesse de la perte d'un enfant. Une pensé pour Milo. 

    La directrice me semble bien sévère car la punition me semble disproportionnée, mais comme déjà dit, la perte d'un enfant fait perdre l'objectivité. 

    Si j'avais du être punie à chaque fois que j'ai monté dans un arbre étant gamine, je pense que j'aurai pété un câble, MDR.

    lundi 25 juillet 2016 - 10:34 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

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    Tout d'abord, merci d'avoir patienté plus d'un mois pour avoir la suite ! (même si vous n'aviez pas le choix xD) Donc voilà, techniquement, les prochains chapitres seront postés tous les mercredi :) Bonne lecture !

    CHAPITRE XV - La venue d'Éroi

    Zadyssa avait dorénavant six ans. Elle apprenait donc à lire et écrire et ne se débrouillait pas trop mal, au grand bonheur de Keira qui était fière de sa fille ; d'autant plus qu'elle n'avait plus fait d'autre bêtise. Du moins, pour le moment. Ses liens d'amitiés avec Romane, Xavier et Mélania s'étaient étoffés, signifiant ainsi qu'ils étaient tous venus au moins une fois chez chacun d'entre eux - au grand désespoir de leurs parents qui se retrouvaient généralement avec quatre enfants bien agités sur les bras.

    Aujourd'hui, ses amis étaient venus jouer chez Zadyssa. Keira leur avait donc demandé de faire une activité calme, pour une fois. Les enfants avaient donc opté pour un cache-cache dans la maison, et c'était Zad qui comptait...

    un...deux....trois....quatre... Tandis qu'elle attendait d'arriver à trente, la jeune enfant se demandait déjà où ils avaient bien pu se cacher... cinq... six.... sept...huit.... Sûrement pas dans sa chambre, il n'y avait pas tant de recoin où ils pourraient se glisser.... onze...douze....treize...quatorze.... La salle à manger ? Impossible, ils embêteraient sa mère.... vingt...vingt-et-un...vingt-deux.... L'entrée ? C'était probable.... vingt-cinq....vingt-six.... vingt-sept... Le salon ne faisait qu'un avec la salle à manger, donc ça revenait au même que la précédente pièce... vingt-huit... vingt-neuf.... Ne restait plus que la cuisine, la salle de bain et quelques placards et armoires... trente !

    - J'arrive ! s'écria Zadyssa.

    Elle se dirigea d'un pas rapide vers la cuisine. Son premier réflexe fut de regarder derrière la porte. Personne. Tant mieux, cette partie allait donc être plus intéressante que les précédentes ! Zadyssa fouilla dans tous les recoins de cette première pièces avant d'en déduire qu'il n'y avait pas un chat, là-dedans. Passant tout de même par le salon, elle fut surprise de constater que le rideau était plus en.... relief que l'autre. Le retirant, elle y découvrit Romane et s'exclama :

    - Trouvée !

    Maintenant, il ne restait plus que Mélania et Xavier.... Direction la salle de bain ! Elle y découvrit cette dernière, dans le panier à linge-sale et lui informa qu'elle était découverte dans un rire. Ne restait plus que Xavier. Elles passèrent la maison au peigne-fin mais n'y virent aucune trace de leur ami. Alors qu'elles allaient demander à Keira si elle l'avait vu, le jeune humain se pointa devant elles, un sourire aux lèvres :

    - J'ai gagné !
    - Tu étais caché où ? demanda Romane.
    - Haha ! Je ne le dirai pas... !
    - Ce qui fait que... Romane, c'est à toi de compter, déclara Zadyssa.

    Avant qu'ils n'aient eu le temps de recommencer une partie, l'on toqua à la porte.

    - Romane, Mélania, Xavier, ce sont vos parents ! les informa Keira.

    Les trois intéressés durent se résoudre à quitter les lieux en disant au revoir à Zadyssa et sa mère. La jeune fille savait ce que cela voulait dire ; elle attendait ce moment depuis si longtemps qu'elle était toute excitée ! Éroi passait les voire, après six mois d'absences, il revenait enfin ! Sa mère le lui avait dit, il était très occupé, en ce moment. Ainsi, sa venue se résumait presque à un miracle.

    Impatiente qu'elle était, Zadyssa ne cessait de demander toutes les minutes quand est-ce qu'il arrivait, quand enfin, on toqua une seconde fois. Sans laisser le temps à sa mère de faire quoique ce soit, la jeune enfant courut ouvrir et retenu son souffle en découvrant le visage de la personne qui se tenait dans l'encadrement. Un grand sourire envahit son visage lorsqu'elle découvrit ses traits :

    - Papa !

    Elle lui sauta au cou. Ce dernier, quelques peu étonné, s'avança pour que Keira puisse refermer la porte avant de reposer sa fille à terre pour saluer l'humaine.

    - Je ne vais pas dire que l'on t'attendait... fit-elle.
    - Non.
    - Non. Alors, les nouvelles ? demanda Keira.

    Éroi jeta un regard en biais à sa fille, avant de fixer la mère de l'enfant.

    - Il n'y en a pas. Je ne vois pas du tout où ils pourraient être, et pourtant, j'ai passé au peigne fin chaque planète où ils auraient pu se rendre...

    Keira soupira avant de s'asseoir, soudain lasse, sur le canapé. Éroi suivit le mouvement et fit de même.

    - Papa joue à cache-cache ? s'étonna Zadyssa.

    Les deux adultes eurent un moment de consternation avant d'éclater de rire sous les yeux étonnés de la petite fille. Au moins avait-elle détendu l'atmosphère....

    - Non, pas du tout, ce n'est pas ça, répondit Éroi. Même s'il faut avouer que tu n'es pas loin de la vérité...
    - Tu finiras par comprendre... plus tard, rajouta Keira.
    - C'est quand, "plus tard" ? demanda la fillette.
    - Quand tu seras assez grande pour saisir ce qu'il se passe.
    - Et c'est quand ? insista-t-elle.
    - Je ne sais pas... finit par avouer Keira.

    Il y eut soudainement un énorme blanc qui dura plusieurs longues minutes. Finalement, ce fut Keira qui brisa le silence, en demanda le plus bas possible quelque chose à Éroi :

    - Tu ne l'as toujours pas retrouvé ? chuchota-t-elle.
    - Non... lui aussi a disparu...
    - Qui a disparu ? demanda à voix haute Zadyssa.

    Ses parents l'ignorèrent royalement et continuèrent leurs messes basses. À tel point que Zadyssa dut tendre l'oreille pour écouter.

    - On n'aurait jamais dû accepté... soupira Keira.
    - C'est vrai... mais on ne peut plus faire marche arrière, maintenant. Ce qui est dit, est dit. Malheureusement, rétorqua Éroi.
    - Tu es vraiment sûr que l'on ne peut pas gagner plus de temps ? insista-t-elle.
    - Non... on a déjà réussi à négocier plusieurs années de plus... il ne voudra rien entendre.
    - Entendre quoi ? les interrompit Zadyssa.

    Les adultes avaient l'air de l'avoir oublié, car ils sursautèrent avant de se reprendre.

    - Rien, rien du tout, fit Keira.

    Pour lui faire oublier la discussion qu'elle venait d'entendre, Éroi s'approcha d'elle, un blaster en main, et lui demanda :

    - Tu en as déjà vu un ?

    Zadyssa fouilla dans sa mémoire, à la recherche de souvenir concernant cette étrange objet. Elle était certaine d'en avoir déjà aperçu, mais elle ne se souvenait plus quand, ni où. Elle devait être jeune, quand ç'avait été le cas. Accentuant ses recherches, elle finit par en tirer un mot : balater.

    - Hum... c'est... un balater... ?

    Éroi eut un petit rire avant de se tourner vers Keira.

    - Tu ne lui as pas appris à s'en servir ?
    - Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, elle n'a que six ans ! Elle a largement le temps avant de devoir apprendre à l'utiliser !
    - Je peux toujours lui enseigner les bases... juste les bases... ?

    Grand silence durant lequel Zadyssa remarqua que sa mère devait être en train de peser le pour et le contre. Elle se demandait bien quelle serait sa réponse....

    - D'accord... lâcha-t-elle.

    Éroi se dirigea donc vers sa fille et lui expliqua plusieurs fois la façon dont il fallait viser, appuyer sur la détente, mettre et enlever la sécurité avant de lui proposer de viser un point sur le mur.

    Intriguée, la jeune enfant fit comme on le lui avait apprit, prit le temps de viser... puis appuya sur la détente. Le léger problème fut qu'elle bougea le bras au moment du tir. Ce faisant, il heurta un objet métallique et revint tel un boomerang vers les trois humains. Ses parents se couchèrent à terre en entraînant leur fille avec eux.

    Relevant la tête, Éroi dit :

    - OK, OK, on verra ça plus tard...

    ***

    Éroi partait aujourd'hui. Aussi, Zadyssa comptait profiter un maximum de cette journée. Malgré tout, elle se posait pleins de questions. Notamment à propos de cette fameuse discussion, qu'avait eu Éroi et Keira. Ils avaient semblé vraiment inquiet... Ce qui l'inquiétait aussi.

    Son inquiétude fut renforcée lorsqu'il leur annonça qu'il ne reviendrait pas avant un certain temps, qui serait long. Quelque chose lui disait que son père partait à la recherche de ce fameux "il"...

    mercredi 31 août 2016 - 12:20 Modification Admin Réaction Permalien

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    Zadyssa

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    CHAPITRE XVI - Porté disparu ?

    Zadyssa venait d'avoir sept ans. Elle n'avait pas revu son père depuis qu'il était parti, il y avait un an. De plus, elle entendait parfois sa mère pleurer ; elle qui lui avait pourtant toujours semblé forte... La jeune fille se demandait si c'était parce que Éroi n'était toujours pas revenu - et dans ce cas, pourquoi avait-elle commencé à pleurer il y avait quelques semaines ? Elle ne comprenait, et ça lui faisait peur...

    Aujourd'hui, elle était allée jouer chez Xavier. Comme ils habitaient à quelques pattés de maisons seulement, ils avaient reçu l'autorisation d'aller et venir tout seul à condition de prévenir un de leurs parents et de revenir avant le couché du soleil. Ce qui allait bientôt être le cas. Aussi, les deux amis décidèrent de le regarder. Ils grimpèrent sur un muret qui leur permettait ensuite d'accéder à un toit plat qui laissait une vue assez dégagée. 

    Assis côte à cote, les pieds pendant dans le vide, ils observaient la lumière virer dans des couleurs aux teints chauds. Leurs yeux reflétaient l'émerveillement que leur procurait cette vision. Et tandis que le soleil se couchait, la lune et les étoiles commençaient à apparaître...
    Remarquant une ombre dans le ciel, Zadyssa leva les yeux avant de dire :

    - Qu'est-ce que c'est ? J'en ai vu plein de ville volante, quand maman m'a emmenée dans un autre secteur...
    - Papa m'a dit que là-haut, il y a des gens qui vivent. Mais des gens qui ont plein d'argents ! Et maman m'a dit que c'est parce qu'il n'y a plus de place par terre.
    - En tout cas, ça doit être jolie de voir le couché de soleil, là-bas...

    Aucun des deux enfants ne prirent la parole. Ils redescendirent comme ils étaient venus dans le plus grand silence avant de se quitter pour rejoindre leur foyer respectif.

    Lorsque Zadyssa entra, elle ne trouva personne pour l'accueillir. En contrepartie, elle entendit des éclats de voix particulièrement triste :

    - Tu mens ! C'est impossible... cria ce qui lui semblait être la voix de Keira.

    Intriguée, la jeune enfant s'approcha à pas de loup et se colla contre le mur, proche de la porte ouverte, et tendit l'oreille. Elle put ainsi identifier une seconde voix. Cette dernière lui procura un sentiment de malaise, et lui fit avoir un mauvais pressentiment. Comme si elle était porteuse de mauvaise nouvelle :

    - Keira... je t'en prie, ne complique pas les choses...
    - Je ne les complique pas ! Je t'assure que tu fais fausse route !
    - Puisque je te dis que ça fait trois semaines que Éroi devrait être de retour ! s'exaspéra la seconde voix.

    Le cœur de Zadyssa fit un soubresaut avant de battre la chamade. Elle commençait à comprendre que la mauvaise nouvelle concernait son père...

    - Il ne peut pas avoir disparu ! hurla Keira. J'aurais dû l'accompagner...

    Les larmes montèrent aux yeux de Zadyssa.

    - Éroi n'est pas du genre à être en retour. Et généralement, lorsque que quelqu'un est absent pendant aussi longtemps, c'est que...
    - Tu mens ! s'écria Zadyssa, se plaçant dans l'encadrement. Papa avait promit qu'il reviendrait !

    Au même moment, il lui semblait qu'un étau lui serrait le cœur. Elle connaissait cette sensation... sans savoir d'où, elle savait que cela signifiait que quelqu'un qu'elle connaissait venait de partir. Zadyssa devina également qu'il s'agissait d'Éroi. Les larmes coulèrent davantage, sur ses joues. Elle fit volte-face et partit en courant dehors.

    Keira la retrouva assise sur le même toit sur lequel elle observait le coucher de soleil, quelques minutes plus tôt. Zadyssa ne quittait pas des yeux le ciel étoilé. Sa mère s'assit à côté d'elle avant de fixer les cieux, elle aussi.

    - Elles sont jolies, tu ne trouves pas ?

    Zadyssa ne répondit pas.

    - Zadyssa. Regarde moi. La disparition d'une seule personne ne doit pas entraver ta joie de vivre.
    - Mais... il ne reviendra pas... sanglota l'enfant.

    Keira fronça les sourcils un instant, avant de reprendre :

    - Si tu te sens mal, à l'avenir, regarde les étoiles. Tu remarqueras combien elles sont nombreuses. Tu verras combien tu es petite par rapport au monde qui nous entoure. C'est pourquoi la disparition d'une seule et unique personne ne peut être la source de quoi que ce soit. Les étoiles ne se laissent pas impressionner par les ténèbres qui les entourent, elles continueront de briller quoi qu'il arrive. Comme toi tu dois continuer de vivre normalement quoi qu'il se passe.

    Touchée, Zadyssa laissa son regard dériver vers le ciels étoilés et sécha ses larmes. Keira l'attira contre elle tandis que sa fille posait sa tête contre son épaule avant de fermer les yeux... et de s'endormir.

    mercredi 21 septembre 2016 - 09:23 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Padme111

    Padme111

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    Je verse une petite larme pour Zadyssa, c'est une histoire bien triste. 

    J'aime beaucoup la façon d'écrire et les émotions... Continue

    mercredi 21 septembre 2016 - 19:11 Modification Admin Réaction Permalien

  • PSW
  • Avatar darkknight

    darkknight

    2931 Crédits

    C'est pleins de super chapitres que nous voyons là! Ils ont tous une signification particulière, surtout le dernier, c'est assez touchant les paroles de Keira sur les étoiles! 

    Continue ta fan fic!

    vendredi 23 septembre 2016 - 17:59 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

    7987 Crédits

    Merci pour les commentaires ! :D Et comme convenu, voici le prochain chapitre qui parlera de l'effet qu'a produit la mystérieuse disparition de son père, sur Zadyssa.

    CHAPITRE XVII - Le cauchemars

    Cela faisait une à deux semaines, que Zoom - car c'était lui - était venu leur annoncer la disparition d'Éroi. Il ne cessait de répéter à Keira qu'il était mort tandis que cette dernière persistait à croire à un espoir et affirmait qu'il se trompait. Mais le plus étrange dans tous cette histoire, c'était Zadyssa qui prétendait avoir sentis le départ de son père. Les trois opinions divergentes causaient quelques disputes qui ne rassurait pas du tout l'enfant. D'autant plus que Zoom comptait rester un petit moment car - d'après ses dires - il avait perdu la trace de Tareiky et attendait désespérement qu'il le contact par comlink, persuadé que s'il l'avait perdu, il viendrait chez Keira. Zadyssa s'interrogeait beaucoup sur la présence de ce Twi'lek qu'elle n'avait jamais vu. Elle ne perdait jamais une occasion de le questionner.

    - Alors, tu viens d'où ? demanda une nouvelle fois Zadyssa.

    Il soupira un long moment avant de répondre :

    - Je viens de nulle part, je parcours la galaxie en allant de planète en planète à la recherche de crédits. Je te l'ai déjà dit.
    - Ben oui, mais tu es allé sur quelles planètes ? dit Zadyssa.
    - Des tas ! Trop pour toutes te les citer.

    Keira entra à son tour dans le salon et mit fin à la conversation :

    - Allez, il se fait tard. Il est temps d'aller au lit, Zadyssa.

    L'intéressée fit la moue mais ne répondit pas et monta se coucher, s'endormant en un clin d'œil.

    Il faisait froid. Horriblement froid. Ou alors, cette sensation n'était que le prix d'une impression... L'obscurité était partout, également. Pourtant, des points lumineux fendirent soudainement le néant. Ils étaient d'une étrange pureté. Intriguée et légèrement apeurée, Zadyssa ouvrit les yeux - ne s'étonnant même pas d'apercevoir le même paysage. Tout d'un coup, les points brillèrent de manière plus intensive. Augmentant leur luminescence chaque seconde. Aveuglée, elle se couvrit les yeux de son bras. Peu à peu, la lumière se dissipa, et elle rouvrit les yeux. Le seul problème, c'était qu'il faisait noir. Il n'y avait que ça. Pas la moindre once de couleur. Juste l'obscurité et le froid. Effrayée, elle tourna la tête dans tous les sens, persuadée qu'ainsi, elle verrait de nouveaux ces points brillants défiant le néant.

    Malheureusement, tous ses efforts n'y firent rien. Elle avait beau courir droit devant elle, l'obscurité régnait toujours en maître. Alors qu'elle croyait tout espoir perdu, ce qui ressemblait plus au ciel vira au rouge sang. Intriguée, elle n'eut pas le temps de se poser de questions que le décor changea. Zadyssa se trouvait désormais dans un complexe de métal. Elle n'aurait su dire si c'était un bâtiment ou un vaisseau. Ce qui était certain, c'est qu'elle était dans ce qui ressemblait le plus au point de ralliement de tous les chemins. En contrepartie, il y avait un gigantesque trou pourvu de barrière de sécurité - heureusement.

    Elle n'eut pas le temps de plus s'attarder sur le paysage ambiant qu'elle eut la désagréable impression d'être observée. Elle ne saurait dire pourquoi ni qui ou quoi l'observait, mais l'intuition persistait. Puis soudain, elle les vit. Dans l'ombre d'un couloir. D'un rouge sang. Effrayée, Zadyssa recula avant de heurter la rambarde de sécurité. Elle se mit alors à la longer, à pas de loup.

    Soudainement, elle vit la chose lui foncer dessus. Ses yeux rouge créèrent comme deux trais de même couleur, suite à sa vitesse. L'enfant ferma les yeux avant de les rouvrir tout aussi vite. Sans qu'elle n'ait pu comprendre ce qu'il s'était passé, une grande partie de la rambarde avait disparu. Elle voulut s'appuyer à nouveau pour la longer, mais elle se rendit compte trop tard qu'il n'y en avait plus, derrière elle. Elle faillit se rattraper mais la chose se déplaça juste devant elle, la fixant de ses yeux rouge. Terrifiée, elle hurla et recula d'un pas... qui trouva le vide.

    Ce qui suivit fut une chute interminable, bercée par le son du hurlement de Zadyssa. Elle avait l'impression qu'elle ne se terminerait jamais et que les yeux qui l'observaient grossissaient à vue d'œil.

    Hurlant, la jeune fille se redressa d'un coup. Keira entra trombe dans la chambre de sa fille tandis que les larmes commençaient à couler, sur ses joues.

    - Qu'est-ce qu'il y a ? s'inquiéta Keira.

    Zadyssa ne répondit pas, tentant désespérément de chasser les images encore fraîches imprimées sur sa rétine.

    - Tu as dû faire un cauchemars... Peut-être que tu voudras me raconter ? essaya une nouvelle fois sa mère.

    L'intéressée secoua négativement la tête.

    - Le dessiner, alors... ?

    Zadyssa marqua un temps d'hésitation, avant de répondre par l'affirmative. Sa mère lui tendit alors une feuille blanche. Sa fille demanda simplement un crayon rouge et dessina ce qui ressemblait approximativement des yeux.

    - Des.... yeux rouges ? s'étonna Keira.
    - Oui. La dernière chose que papa a vu, c'est des yeux rouges, je crois.

    Keira ne put cacher son étonnement. Surtout que de ce qu'elle voyait, Zadyssa ne savait pas du tout d'où elle tirait ses propos.

    mercredi 28 septembre 2016 - 15:50 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Padme111

    Padme111

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    Comme à ton habitude, tu arrives à écrire une chapitre qui tient en allène! On commence à lire et on ne s'y arrête que parce que c'est la fin.

    Pas toujours simple d'écrire ou de décrire un cauchemar, mais là tu t'en es fort bien sorti. Comme tout les cauchemars, il y a une grande partie de flou. J'aime beaucoup et j'attends la suite! 

    vendredi 30 septembre 2016 - 09:46 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

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    Merci pour le commentaire :D

    CHAPITRE XVIII - Le carnet

    Encore une fois, Zadyssa se réveilla en sueur - tremblante. C'était la troisième fois qu'elle faisait le même cauchemars en une semaine. Elle avisa les rayons de soleil qui commençaient à baigner la pièce dans l'atmosphère de la nouvelle journée, et en déduisis qu'elle pouvait se lever. De toute manière, elle n'avait aucunement l'envie de se rendormir. De plus, c'était les vacances, il n'y avait pas spécialement besoin d'être en forme...

    Entrant dans le salon, elle se laissa tomber sur le sofa et attendit une dizaine de minutes que sa mère n'arrive.

    - Déjà réveillée ? s'étonna Keira.
    - Je n'arrivai plus à me rendormir.
    - Dis plutôt que tu as encore fait un mauvais rêve et que tu es encore descendue.
    - Ça marche aussi.

    Keira s'assit à côté de sa fille et la dévisagea quelques secondes avant de reprendre la parole :

    - Tes cernes sont très marqués. Tu as besoin de dormir, Zadyssa.
    - Mais j'y arrive pas !
    - C'était le même ?
    - C'est toujours le même.

    Keira réfléchit un instant.

    - Alors tu dois le connaître par cœur, non ?
    - Euh... Oui, je crois, répondit Zadyssa, ne comprenant pas très bien où elle voulait en venir.
    - Tu peux le combattre, ce rêve, si tu t'en sens capable.

    La jeune fille frissonna, en y repensant.

    - Non. Moi, je veux qu'il disparaisse.

    Sa mère hocha la tête, songeuse, puis se leva et disparu une bonne minute avant de revenir, tenant deux cahiers dans la main. L'un semblait avoir vécu une bonne centaine d'année, l'autre était comme neuf. Les deux étaient noirs, et souples. Intriguée, Zadyssa se demandait ce à quoi ils pouvaient bien servir...

    - C'est là-dedans que j'enferme mes mauvais rêves, pour qu'ils ne me dérangent plus, avoua Keira en secouant légèrement le carnet abîmé.
    - Ah bon ? s'étonna Zadyssa.
    - Oui. Regarde Je l'ai eu quand j'avais à peu près ton âge, je devais avoir huit ou neuf ans... 

    Elle ouvrit la première page et les deux filles tombèrent sur un écriture approximative et bourrée de fautes qui décrivait un cauchemars durant lequel les cahiers de cours prenaient vie et voulaient manger l'enfant qu'était Keira - guidés par l'enseignante de son époque. En le relisant, elle éclata de rire.

    - Je m'en rappelle ! J'avais tellement peur de cette prof que j'en ai fait des cauchemars ! Plusieurs fois, d'ailleurs.
    - Et après ?
    - Après, je ne voulais plus aller à l'école. Alors mes parents m'ont donné ce cahier pour que je cesse d'avoir peur. Ils espéraient aussi que je m'améliore en Basic, je pense.
    - Et quand tu l'as écrit ?
    - Eh bien, je n'ai plus fait ce rêve.
    - C'est magique ! s'émerveilla Zadyssa.

    Keira eut un sourire avant de lui tendre le carnet neuf et un stylo. S'appliquant à écrire proprement, Zadyssa fit ce que sa mère lui avait conseillé et quand ce fut finit, elle referma d'un coup sec le livre.

    - Et maintenant ?
    - Et maintenant, tu retournes dormir !

    Se rendant compte à quel point elle était épuisée, Zadyssa obéit et s'endormit comme une pierre dans un sommeil sans rêve.

    samedi 08 octobre 2016 - 13:03 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Padme111

    Padme111

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    J'ignore si c'est prouvé. J'ignore si c'est du vécu. 

    Franchement, j'aime énormément l'idée d'écrire ses rêves ou cauchemars dans la but de ne plus en faire. Très bon chapitre!

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    samedi 08 octobre 2016 - 19:56 Modification Admin Réaction Permalien

  • PSW
  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

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    Merci pour le commentaire, Pad Je ne sais pas si c'est prouvé, et ce n'est pas vécu. Ça m'est juste venu comme ça. Mais après avoir fait quelques recherches, il paraît que c'est conseillé.

    CHAPITRE XIX -La navette sautée !

    Aujourd'hui, il fallait se lever tôt. À peine l'aube pointait que Zadyssa était debout, surexcitée. Elle débarqua en trombe dans la chambre de Keira, l'obligeant par le même temps à se réveiller.

    - Allez, il faut se lever, sinon, on va être en retard, dit-elle d'un air sérieux.

    Keira ne put étouffer un sourire.

    - J'avais dit tôt, mais je ne pensais pas à cette heure-là ! rétorqua-t-elle.

    Mais face à l'enthousiasme de sa fille, elle dût se résoudre à prendre son petit-déjeuner et à s'habiller en vitesse. Une demie-heure plus tard, elles étaient prêtes et furent rejointes par Zoom.

    - Tu viens aussi ? s'étonna Zadyssa.
    - Moi aussi j'ai envie de voler un peu !

    Quelques temps plus tard, ils étaient dans un hangar remplit de vaisseaux, speeders et droïdes. Zadyssa jetait des regards partout, s'approchant du moindre objet pour l’imprégner dans sa mémoire et posant question sur question. Un homme finit par venir vers eux. Il avait une carrure plutôt imposante, ce notamment grâce à une large cicatrice qui lui barrait le visage. Il serra la main aux deux adultes et ils parlèrent de choses qui intéressaient peu la jeune enfant qui avait finit de faire le tour de tout ce qu'il y avait d'intéressant. 

    Enfin, après une vingtaine de minutes de discussion, l'homme les emmena devant une navette plutôt élancée. Émerveillée, Zadyssa tourna autour durant un certain temps avant que sa mère ne l'interpelle :

    - On embarque ?
    - Vrai ?
    - Oui !

    Installée sur un siège passager à l'arrière, la jeune fille détaillait le tableau de bord sans comprendre à quoi correspondait tel ou tel bouton. Keira s'installa aux commandes et lui demanda de s'attacher. "On ne sait jamais", avait-elle ajouté. Ce à quoi Zoom avait certifié qu'elle ne ratait jamais son décollage.

    Le moteur se mit à vrombir et la navette trembla légèrement avant de s'élever lentement au-dessus du sol. Franchissant l'immense porte du hangar, elle survola la planète-ville qu'était Metellos. Zadyssa se détacha et se pressa devant un hublot.

    - Ooouuuaaah ! lâcha-t-elle.

    La jeune fille remarqua que Keira s'échauffait les poignets et que l'expression de Zoom se décomposait. Zadyssa n'eut pas le temps de poser de questions que sa mère la somma de s'attacher.

    - J'espère qu'il y a des sacs à vomi, dans ce cargot. Sinon...
    - Pourquoi tu dis ça ? s'étonna Zadyssa.
    - Parce qu'il ne supporte pas les slaloms ! répliqua en riant Keira.

    Se tenant fermement aux rebords de son siège, Zadyssa annonça d'un signe de la tête qu'elle était prête et s'attendit au pire. Brusquement, la navette accéléra et la jeune fille fut plaquée contre son dossier. L'instant suivant, elle ferma les yeux au moment où elle changeait soudainement de cap et revenait tout aussi vite dans sa direction d'origine. Se fiant à ses sensations, Zadyssa en déduisit que cela faisait un bon moment qu'elle jouait à ce jeu. Se forçant à ouvrir les yeux, elle remarqua difficilement à travers le hublot que Keira frôlait chaque antennes et autres choses de cet acabit qui sortait légèrement de la masse de maisons. Ce faisant, ça signifiait également qu'elle volait à très basse altitude...

    À peine l'eut-elle remarquer que la navette fut orientée vers le ciel. Après deux ou trois loopings, le vaisseau s'immobilisa et le cœur de Zadyssa se relâcha.

    - Alors, c'était comment ? demanda Keira, tout sourire.

    Détachant lentement ses ceintures de sécurité, Zadyssa se laissa tomber sur ses pieds et fit difficilement deux pas avant de répondre :

    - C'était... ça allait vite.

    Keira éclata de rire avant de l'inviter à prendre les commandes. Un peu appréhensive mais enthousiasme, Zadyssa accepta et se mit à genou sur la chaise. Sa mère lui expliqua brièvement ce qu'elle devait faire avant de lui proposer de faire deux à trois virages. La jeune fille reproduisit les gestes qu'elle avait vu et la navette obéit. Un large sourire se dessina sur le visage de Zadyssa. Le même peignait celui de sa mère. Le silence fut brisé par Zoom :

    - Oh non ! Mini-Yunixy s'y met aussi ! gémit-il d'un air désespéré.

    Passé l'instant d'incompréhension, les deux filles explosèrent de rire. Zadyssa réitéra plusieurs fois les virages jusqu'à un moment critique où elle emmena les manettes trop vers la droite. La navette partit dans une vrille folle. Surprenant tous ses passagers et s'orientant par le même temps en piqué. Zadyssa hurla, surprise. La pesanteur s'installa et tous eurent la sensation de voler. Malheureusement, ils plongeaient également droit vers le sol.

    Keira essaya désespérément de ne pas avoir le tournis avant de réussir par atteindre le siège principale. Grâce à celui-ci, elle se propulsa vers les manettes et les atteignit. D'un mouvement brusque, elle rétablit la stabilité dans la navette. Elle parvint à rattraper Zadyssa avant qu'elle ne heurte le sol mais entendit Zoom s'écraser comme une pierre.

    - Aïe ! s'écria-t-il.

    Après avoir rapidement vérifié qu'il n'était pas mal en point, Keira amorça la procédure d’atterrissage : il était temps de rentrer !

    mercredi 12 octobre 2016 - 17:50 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Padme111

    Padme111

    26337 Crédits

    MRD  Super génial le premier tour en navette spéciale! Je présume que Zadyssa deviendra un bon pilote? 

    Continue tes aventures, c'est toujours aussi agréable à lire. 

    LIKE! 

    lundi 17 octobre 2016 - 18:51 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

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    Je ne sais pas encore si Zadyssa deviendra un bon pilote, il faut que j'y réfléchisse. Mais il me semble qu'elle n'a pas retouché aux commandes d'un quelconque vaisseau, depuis. Sans plus attendre, voilà la suite et le chapitre qui clôtura la première partie de cette fan-fiction. Le suivant fera la transition. Et je le posterai cette semaine car je pars en vacance, ensuite (histoire de vous laisser avec plusieurs questions pendant un peu plus d'une semaine^^)

    CHAPITRE XX - La tête dans les étoiles

    Accompagnée de ses fidèles amis, Zadyssa rejoignit le hangar dans lequel elle avait vu pour la première fois des vaisseaux de près, il y avait quatre mois. Dans un mois, elle aurait huit ans. Et sa mère lui avait promit qu'un mois plus tard, elle essayerait de nouveaux de piloter. Mais aujourd'hui, Keira avait loué une navette - la même que la précédente - pour les emmener voir l'espace.

    Zadyssa était tout excitée. Autant si ce n'était plus que la dernière fois. La présence de Romane, Xavier et Mélania y était probablement pour quelque chose. Bien qu'ils se voyaient tous les jours, ils ne passaient plus leur temps libre les uns chez les autres. La faute au temps.

    - Alors, on embarque quand ? s'impatienta Zadyssa, un large sourire aux lèvres.
    - Quand tu auras finis de crier.

    Ses trois amis pouffèrent dans leur coin avant de se reprendre.

    - On montera quand j'aurais reçu des nouvelles de Zoom, fit Keira.
    - Pourquoi il est si long ? demanda Zadyssa.
    - Il a retrouvé la trace de Tareiky, il est donc parti vérifier... Ce n'est pas quelque chose qui se fait en un clin d'œil !
    - Alors pourquoi on attend qu'il vous réponde, si ça ne se fait pas en un clin d'œil ? s'étonna Xavier.
    - Et c'est qui ce Zoom ? continua Romane.
    - On l'attend parce qu'il m'a certifié qu'il m'enverrait de ses nouvelles aujourd'hui, pas plus tard que maintenant, répondit Keira, ignorant volontairement la question de Romane.

    Au même moment, son comlink bipa. L'humaine adressa aux enfants un regard qui voulait clairement dire : "Je vous l'avais bien dit !". De ce que Zadyssa comprit, Zoom se trouvait en compagnie de Tareiky. Il leur fit comprendre qu'il resterait avec lui un certain temps. Après une dizaine de minutes de discussions supplémentaires, la patience (ou pas) des enfants fut récompensées : ils étaient désormais tous bien attachés dans les sièges passagers.

    - Et c'est parti ! s'exclama Keira, le cœur léger.

    Le moteur vrombit. La navette décolla élégamment vers les cieux. Traversant les différentes couches de l'atmosphère de Metellos pour finir par arriver dans l'espace. Les tremblements de la navette cessèrent et Keira suggéra aux enfants de se détacher. Ils ne se le firent pas dire deux fois. Courant au hublot, Zadyssa fixa, émerveillée, sa planète natale vue de l'espace. Au loin, elle apercevait également la lueur des étoiles, toujours vaillante face aux ténèbres.

    - C'est joli... finit par lâcher Xavier.

    Les amis n'eurent pas le temps de rêver plus longtemps : Keira les interpella. D'après ses dires, elle allait organiser des jeux...

    - J'ai ramené une de vos balles télékinétiques... Est-ce que ça vous dirait de faire quelques petits concours ?
    - Oooouuuuuiiiiii ! s'exclamèrent les intéressés.

    Ainsi donc, elle leur expliqua rapidement que le gagnant était celui qui amènerait la sphère dans le camp adverse. Romane et Mélania commencèrent, sous les encouragements de Zadyssa et Xavier. Ce fut Mélania qui l'emporta, sous le regard dépité de son amie qui fut vite consolée par Keira.

    - Allez, Zadyssa, Xavier, c'est à vous, annonça Keira.

    La jeune enfant installa le diadème métallique qui la reliait à la sphère sur sa tête avant de s'asseoir le plus confortablement possible en tailleur. Elle fronça les sourcils et fixa son regard sur la balle. Elle sentait aisément la tension opposée - aussi se força-t-elle à se concentrer davantage. C'était à qui aurait le plus de volonté. Une minute passa. Puis deux. La sphère était toujours au milieu et n'avait pas bougé. Zadyssa respirait lentement, se centrant seulement sur la balle. Et enfin, après un long temps d'attente, la sphère partit telle une fusée vers Xavier. Ce dernier avait probablement relâché sa concentration. Zadyssa cachait difficilement sa joie.

    Ils jouèrent à ce jeu-là une bonne demie-heure avant que Keira ne propose de changer. Elle prit une planche de bois qui était là depuis le débout mais que Zadyssa n'avait jamais remarqué et la cala du mieux qu'elle pouvait pour qu'elle fasse office de cible. Par la suite, elle tendit un blaster à Romane.

    - Il est réglé à la puissance minimum, il ne vous fera rien. Les règles sont simples : celui qui arrive à atteindre le centre de la cible en premier gagne !

    Romane tira. Son tir fut dévié par le fait qu'elle avait bougé son bras au départ. Elle avait donc raté. Le prochain à passer fut Xavier. Il prit le blaster avec assurance, tira et atteignit le centre. Étonnée, Keira mit plusieurs secondes à réagir avant de lui annoncer qu'il devait attendre de voir comment se débrouillaient Mélania et Zadyssa. La première tira proche du centre, mais pas assez prêt pour battre le jeune garçon. C'était donc au tour de Zadyssa. La jeune fille prit le temps de viser... et tira. Elle battu Mélania mais pas Xavier.

    - Hahaa ! J'ai gagné ! s'écria-t-il, tout content.
    - Tu verras, la prochaine fois, c'est moi qui gagnerai ! rétorqua Zadyssa.

    Et ils firent une seconde manche. Puis une troisième. À la quatrième, Zadyssa dut s'avouer vaincue sous le sourire amusé de sa mère.

    - Tu te débrouilles remarquablement bien avec un blaster, Xavier, le félicita-t-elle.
    - C'est mon papa qui me l'a apprit, cet été !
    - En attendant, il est temps de rentrer ! fit Keira.
    - Oooh non ! maugréèrent les enfants.
    - Vous ne comptiez quand même pas rester pour toujours la tête dans les étoiles ? s'exclama en riant Keira.

    mercredi 19 octobre 2016 - 16:56 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Padme111

    Padme111

    26337 Crédits

    C'est très sympathique ce chapitre. Les idées de jeu, les quelques instants dans l'espace... Ça change beaucoup des chapitres avec action. Est-ce le calme avant la tempête? 

    En tout les cas, bonne vacances Zadyssa!

    mercredi 19 octobre 2016 - 18:22 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Salut !
    Tu vas te dire : "Oh, une revenante !" et tu n'auras pas tort, dans l'absolu^^. En fait, je suis toujours ta fic, mais à chaque fois j'ai une de ces flemmes de poster un com', alors... Enfin, bref !
    La fic est toujours aussi bien, je suis ravie de découvrir en détails l'enfance de ma pada adorée. Tu as réussi à bien écrire une scène de cauchemar et je sais que c'est un exercice difficile donc bravo !

    mercredi 19 octobre 2016 - 18:23 Modification Admin Réaction Permalien

  • PSW
  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

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    Tout d'abord, merci pour les commentaires ! Alors, voici un chapitre qui est - je présume - particulièrement triste. Enfin, j'ai fait de mon mieux pour retranscrire les émotions de Zad^^. On arrive dans une période que personne ne connaît (non, pas même ceux qui connaissent l'histoire de mon perso). Donc, j'attends les coms', parce que j'ai plus travaillé ce chapitre que les autres ;)


    CHAPITRE XXI - Souviens-toi



    C'était une matinée comme les autres. Zadyssa dégustait son petit déjeuner en compagnie de sa mère ; l'école avait reprit et elle ne devrait pas tarder à s'y rendre. D'autant qu'elle avait eu huit ans depuis une semaine, déjà.


    — Dis-moi, Zadyssa, tu as revu tes multiplications, comme je te l'ai demandé, hier… ? demanda Keira.
    — Euh… (jetant un rapide coup d'œil à l'heure:) on va être en retard, il faut y aller.


    L'enfant se leva et s'apprêtait à quitter la cuisine. C'était sans compter Keira qui la rattrapa en deux grandes enjambées et lui lança le regard sévère.


    Au même moment, un bruit sourd résonna dans la maison. Une seconde plus tard, un écran de fumée noir envahit l'habitation –
    les deux humaines n'eurent pas le temps de s'en soucier : des pas approchaient. Toussant, Zadyssa s'agrippa à la main de sa mère qui dégaina son blaster. Apeurée, la jeune fille fixait l'origine du bruit, s'attendant à toute instant à voir une quelconque chimère apparaître. La fumée finit par se dissiper ; un homme se tenait sur le seuil de l'entrée de la cuisine. C'était un humain dont les yeux noirs faisaient transparaître sa sévérité et sa colère.


    — On se retrouve enfin, Keira… dit-il.
    — Tu le connais ? s'étonna Zadyssa.


    L'individu porta son regard sur l'enfant qui frissonna de peur. Keira réagit au quart de tour – portant la main à sa ceinture, elle trouva ce qu'elle cherchait et le lança contre le mur qui donnait sur le salon, l'homme bloquant l'unique sortie. Elle recula vivement en arrière, protégeant sa fille en même temps.
    Il vola en poussière.


    — C'était quoi, ça ? demanda Zadyssa.
    — J'ai fait explosé le mur, répondit Keira.
    — Tu as des bombes ?!
    — J'ai toujours des explosifs sur moi, au cas où…
    — Quoi ?!


    Keira eut un bref sourire avant de se relever en vitesse, embarquant Zadyssa en même temps, qu'elle poussa sans ménagement sur le sofa. La jeune fille resta, comme paralysée. Elle ne comprenait pas du tout ce qu'il se passait. Elle ne savait même pas qui était cet homme. D'autant plus que sa mère paraissait le connaître… et lui aussi, si elle se fiait à ce qu'il avait dit, quand il était entré.
    Parlant du loup… il passa par le mur brisé en faisant attention à ne pas se prendre les pieds dans les débris, puis fit face à Keira. L'espace était bien plus grand que dans la pièce précédente. N'attendant pas plus longtemps, l'humaine envoya une salve de tirs contre l’intrus. Ce dernier se jeta à terre et roula de côté pour y échapper, avant de faire de même. Keira les évita tous également.


    — Tu aurais perdu la main ? ricana-t-il.
    — Euh… non. Elle est toujours intacte.
    — C'était une expression ! s'énerva l'homme.
    — Et moi, j'aime bien jouer dessus !


    Zadyssa tremblait. Elle ne comprenait rien, et ce n'était pas du tout rassurant.
    Elle n'avait jamais vu sa mère se battre. Et pour être honnête, elle n'en avait pas envie. Elle aurait bien aimé aider… mais elle aurait été plus inutile qu'autre chose. Figée, Zadyssa ne pouvait que regarder, et attendre de voir.


    L'échange se perpétuait. Les deux adultes s'envoyaient tirades et tirs à la face. C'était aussi impressionnant qu’effrayant. Ils parlaient de choses que la jeune fille ne comprenait pas. Une histoire d'échange et de promesse, de ce qu'ils se disaient.
    Un tir perdu faillit l'atteindre, et avant même qu'elle n'ait eu le temps de réagir, quelqu'un la plaqua au sol.


    — Reste-là, et fais-toi petite, lui ordonna Keira.


    Zadyssa hocha lentement la tête, continuant malgré elle de regarder ce qu'il se passait. Sa curiosité l'emportant sur la peur.
    Couchée à même le sol, elle vit le tir qui signerait la fin du combat frapper sa cible au ralentis. La jeune fille cligna plusieurs fois des yeux, pour être sûre de ce qu'elle voyait. Son cœur battait la chamade. Elle pouvait sentir son sang passer à toute allure dans ses veines. Mais elle ne pouvait pas croire ce qu'elle voyait. Un nuage de larmes lui brouilla la vue. Ce qu'elle hurla lui fit comprendre que ce n'était pas un de ses cauchemars.C'était bien trop réel et précis.


    — Nnnnoooonnnnn ! Maaammmaaannn !


    Un tir l'avait atteint à la poitrine. Son blaster lui échappa des mains, et elle se laissa tomber au sol. Oubliant les conseils de sa mère, Zadyssa se releva et courut à ses côtés. Un t o r r e n t* de larmes lui inondaient les joues.


    – Maman… ne me laisse pas… sanglota Zadyssa.


    Si elle s'était sentie triste lorsqu'elle avait apprit que son père
    avait disparu, ce n'était rien à côté de ce qu'elle éprouvait maintenant. Ses larmes coulaient en continue, incontrôlables.


    – Tu… te souviens… de ce que je t'ai dit… sur les étoiles… ? parvint à demander Keira – sa respiration était de moins en moins régulière.


    Zadyssa hocha la tête.


    — Tu… me promets… que tu t'en… souviendras…
    — C'est… c'est promis.


    Zadyssa sentait que sa mère avait de plus en plus de mal à lui parler.


    — Mais… moi, je ne veux pas te perdre !
    Je… serais partie, de toute manière… un jour… ou l'autre.
    — Mais pas maintenant !


    La jeune fille fixait sa mère d'un regard paniqué et empli de tristesse.


    — Je… n'aime… pas te voir pleurer…


    Keira tendit lentement sa main pour effleurer la joue de sa fille –
    sa peau était incroyablement froide. Ce simple geste semblait lui coûter un effort considérable. L'instant d'après, un bruit de tir résonna et ses yeux se révulsèrent. Zadyssa n'en pleura que davantage. De plus, il lui semblait avoir entendu dans un murmure : « je t'aime ».
    Elle aurait voulu être seule et ne pas avoir à se soucier de quelqu'un, pour pleurer toutes les larmes de son corps, mais c'était sans compter l'assassin. Elle n'avait pas peur. Elle était juste triste et en colère. Ce fut à ce moment qu'elle repéra son carnet, posé à côté de sa mère. Elle ne savait pas comment il était arrivé là, mais elle se dit qu'elle en aurait très probablement besoin. Elle le glissa dans sa tunique et s'apprêtait à se retourner quand elle se sentit partir involontairement dans un profond sommeil. Zadyssa tenta tant bien que de mal de résister, mais elle tomba dans les vapes. 


    Tout n'était que noir. Et au fond, ça ne la dérangeait pas. De toute façon, elle ne savait même pas ce qu'elle allait devenir, puisqu'elle était orpheline...


    *Oui, désolée, j'ai dû mettre le mot avec des espaces car sinon, il ne s'affichait pas...

    Ce message a été modifié par Zadyssa le dimanche 23 octobre 2016 - 15:00

    dimanche 23 octobre 2016 - 14:46 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

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    Nous y voilà ! La fameuse partie qui me trotte dans la tête depuis trèèès longtemps. J'espère qu'elle vous plaira. Bonne lecture !

    CHAPITRE XXII - Ena

    Ses joues étaient toujours baignées de larmes. Assise contre un mur, en partie cachée derrière une lourde caisse contenant des choses inconnues, Zadyssa avait placé sa tête contre ses genoux ; essayant tant bien que de mal d'oublier les remouds incessant.

    Elle s'était réveillée là, le souvenir de ce qui lui était arrivé encore frais. Bien trop frais. En ce moment, elle se sentait très seule. Elle ne savait même pas ce qu'elle allait devenir. La jeune fille repensa ce qui lui semblait être la veille. Hier encore, elle était allée à l'école, avait revenu ses amis : Xavier, Romane, Mélania... et sa mère était encore en vie. Elle étouffa un sanglot. Zadyssa ne savait même pas combien de temps elle avait dormi. Un jour, une heure ? Elle ne voyait pas la différence.

    Elle se recroquevilla davantage sur elle-même et ferma les yeux. Elle avait envie de croire qu'il ne s'agissait que d'un mauvais rêve ; qu'elle se réveillerait le lendemain matin dans son lit et que sa mère lui demanderait une fois encore si elle avait bien fait ses devoirs... Ses souvenirs s'entremêlaient, repassant en boucle les événements de la veille, optant parfois pour quelques flash aussi heureux que triste. Sa mère lui avait souvent dit qu'elle avait une excellente mémoire visuelle ; mais jamais elle ne s'était manifestée d'elle-même de cette façon. 

    Soudainement, brisant le silence, une voix de petite fille résonna dans la pièce barricadée. Étonnée, Zadyssa releva le visage et aperçut une jeune humaine, en face d'elle. Surprise, elle eut un mouvement de recul avant de se rapprocher. C'était une petite rouquine aux yeux noisettes rieurs et rassurés. Zadyssa se demandait bien pourquoi... Elle n'eut pas le temps d'engager elle-même la conversation ; l'enfant le fit :

    - Salut, moi c'est Ena. Et toi, tu t'appelles comment ? Tu viens d'où ? Pourquoi t'es là ? Quand est-ce qu'il t'a récupérée ? T'as quel âge ? Pourquoi tu pleures ? Il s'est passé quelque chose de grave ? Tu sais, la caisse risque de glisser vers toi si le vaisseau fait une embardée, tu dois pas rester là.

    Légèrement déconcertée par ce débit de parole et les multitudes de questions qu'elle lui avait posée, Zadyssa se reprit vite en main et fit en sorte de lui répondre le plus précisément possible :

    - Euh... salut Ena. Je m'appelle Zadyssa, et j'ai huit ans. Je ne sais pas pourquoi je suis là. Et je ne sais pas qui tu es. Je ne sais pas pourquoi tu es là non plus. Je viens de... Metellos.
    - Oh, tu ne sais pas grand chose... Et tu pleures pourquoi ?

    Zadyssa détourna les yeux puis finit par les fixer sur Ena.

    - Parce que... parce que je crois que ma mère est... est partie.
    - Ah ! T'inquiète pas, je suis sûre qu'elle reviendra ! Moi, mes parents vont revenir me chercher, c'est sûr ! Ce gros méchant m'a enlevé il y a une semaine !
    - Et tes parents n'étaient pas là ? demanda Zadyssa.

    Ena hocha négativement la tête.

    - Tu as quel âge ?
    - Sept ans.

    Zadyssa parut réfléchir un instant. Faisant le tri dans toutes les informations que lui avaient données Ena. Elle se dit que ce n'était vraiment pas juste que cette petite fille ait été arrachée à ses parents...  En plus, elle était plus jeune qu'elle ! Elle devait se montrer forte, pour la rassurer. Puis regardant à nouveau Ena, Zadyssa ne put s'empêcher de se dire qu'elle n'en avait en fait pas besoin, la rouquine semblait persuadée que sa mère et son père allaient la retrouver. Au final, ce fut sa confiance qui lui redonna courage.

    - On est où ? s'informa Zadyssa en se relevant et en séchant ses larmes.
    - Dans un vaisseau, pourquoi ?

    La jeune fille s'approcha des barreaux qui faisaient de cette endroit une cellule. Se demandant bien pourquoi.

    - Et dans une prison... marmonna-t-elle.

    Elles n'eurent pas le temps de dialoguer davantage : le vaisseau amorça la procédure d'atterrissage. N'étant pas attachée, elles se retrouvèrent collées contre la paroi se situant à l'opposée des barreaux. L'instant suivant, elles étaient projetées de l'autre côté. Gémissant de douleur, Zadyssa secoua la tête pour recouvrer ses esprits et chercha des yeux Ena. La petite rouquine était allongée un mètre plus loin.

    - Ça va ? s'inquiéta Zadyssa.
    - J'ai vu mieux... maugréa-t-elle.

    Le corps endoloris, les deux enfants se relevèrent, intriguées. Quelques instants plus tard, un homme se pointa devant leur cellule. Le reconnaissant parfaitement bien, Zadyssa fut prise d'une vive colère qui se calma aussitôt qu'il s'approchait d'elles, l'air aussi sévère que militaire.

    - Bien le bonjour, chères enfants. Il fait beau, vous ne trouvez pas... ? Quoiqu'il en soit, êtes-vous prête à découvrir votre nouvelle vie ? Bon, j'avoue que vous n'avez pas réellement le choix. Allez, je suis certain que vous vous y plairez bien. Après un temps d'adaptation, bien sûr !
    - Ramenez-moi chez moi ! s'écria Ena.
    - Mais c'est ce que je compte faire, ma petite. Je vais te présenter ta nouvelle maison.
    - Ben je préfère l'ancienne.
    - Allons, tu ne l'as même pas vue. Attends donc, avant de tirer des conclusions trop vite.

    Zadyssa ne préférait pas intervenir dans l'échange. Aussi observait-elle le déroulement de la situation. Elle n'avait pas le temps d'avoir peur, ni de fuir. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était attendre de voir.

    Une minute plus tard, blaster en main, l'homme les faisait descendre du vaisseau. Il y avait des maisons à perte de vue. Mais aucune ne semblait habitée. Le silence était pesant. Seul le bruit du vent semblait leur rappeler qu'elles possédaient encore leur sens sonore. Il les fit marcher une dizaine de minutes avant qu'elles ne finissent devant un gigantesque complexe. Celui-ci semblait habité. Des cris en jaillissaient parfois.

    - C'est quoi... ? demanda Zadyssa, apeurée.
    - Votre nouvelle maison, assura avec un sourire l'homme.
    - Je veux rentrer chez moi, lâcha-t-elle.

    L'homme lui adressa un regard dur puis se tourna vers Ena qui semblait prête à courir pour fuir. Il parut le remarquer et dit :

    - Ça ne sers à rien. Il n'y a aucun habitants sur un rayon de dix kilomètres, autour de ce complexe. Je suis comme qui dirait... prévoyant.

    Forcées à avancer, les deux enfants se retrouvèrent bien vite dans une salle géante - les murs de cette pièce étaient tapissés d'armes de toutes sortes. Le sol semblait être fait pour la pratique des arts martiaux. Se tournant vers l'homme, Ena s'exclama :

    - Vous comptez nous entraîner ? Pourquoi ?!
    - Belle déduction. C'est vrai, c'est mon but. J'ai un fils, Fitz, je veux qu'il ait un compagnon d'arme digne de ce nom, pour l'aider à avancer dans son futur métier.
    - Et ce sera quoi son futur métier ? s'étonna Zadyssa.
    - Oh, je ne sais pas encore. Un truc dans l'illégalité, probablement. Comme moi. Je veux qu'il soit reconnu. Pour ça, il faut l'entraîner dès son plus jeune âge. Comme vous. Je vais faire une sélection, dans quelques années.
    - Tu es bizarre... dit-elle.

    Il ne releva pas la remarque mais parut comme piqué au vif. Toutes les raisons qu'il avait donné n'intéressait pas, mais alors pas du tout Zadyssa. Un rapide coup d'œil vers Ena lui confirma qu'elle pensait la même chose.

    - Et si on ne veut pas... ? demanda la rouquine.
    - Eh bien, je ne vous ai pas demandé votre avis, rétorqua-t-il, l'air satisfait.

    Sur ces entre-faits, ils empruntèrent un long couloir pour finir dans une pièce légèrement moins grande que la précédente, mais bondée d'enfants, cette fois. Il devait en avoir une cinquantaine. Tous se trouvaient sur des sortes de plateformes semblable à des cases d'étagères mais en beaucoup plus grands. Le tout fait avec le stricte minimum. Ça ressemblait plus à une cabane qu'autre chose. La seule chose de différent, c'était qu'il n'y avait pas d'arbre, juste les murs de la pièce.

    - Votre petit chez-vous, précisa-t-il avant de quitter les lieux en refermant la porte derrière lui.

    Laissée là, les deux enfants se regardèrent en haussant les épaules avant de se rapprocher à petit pas, gênées. Effectivement, tous les regards étaient tournés vers elles. Accompagnés de chuchotements. Ne sachant que faire, Zadyssa resta sur place. Ena fit de même. Une minute plus tard, un adolescent humain à la peau beige et aux cheveux bruns clair se dirigea vers elles. Ses yeux verts se posèrent sur les nouvelles arrivantes. Il se tourna vers une Togruta, puis dit :

    - Je croyais qu'il avait récupéré tous le monde !
    - Apparemment non...

    Se souvenant qu'il n'était pas seul, il se présenta :

    - Salut, je me nomme Milo ; et j'ai quinze ans. Et vous ?

    mercredi 02 novembre 2016 - 15:51 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    12671 Crédits

    Chapitres 21 et 22 lus !
    La mort de Keira est émouvante (décidément, je hais Law Rittaf !) même si je la sentais venir^^.  On ressent bien la tristesse de Zadyssa.
    Le personnage d'Ena a l''air sympa, mais je plains ces pauvres enfants ; je ne savais pas que Zad avait des compagnons d'infortune, cela dit. Serais-ce lié à l'enlèvement d'enfants que les parents de Zadyssa avaient tenté d'empêcher, puisqu'on retrouve Milo ?
    En tout cas, c'est toujours très bien !

    dimanche 06 novembre 2016 - 15:30 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

    7987 Crédits

    Merci pour le com' ! Ça a un lien avec ce passage, oui. Et c'est normal que tu n'étais pas au courant, il y a une raison^^. Sinon, je pense que je vais faire deux chapitres par semaine ; parce que j'ai l'inspiration, tous en tête, et que c'est donc trop long d'attendre les mercredi^^. Ce chapitre est très court, mais c'est normal (d'ailleurs, le prochain sera plutôt long). Bonne lecture !

    CHAPITRE XXIII -Petites explications

    Zadyssa cligna un instant des yeux. Ce nom... il lui disait quelque chose. Tout comme le visage du garçon lui semblait familier. À le fixer, elle en oublia la question et ce fut Ena qui le lui rappela.

    - Oh oui, pardon. Je m'appelle Zadyssa. J'ai huit ans.

    Là, ce fut à son tour d'être figé sur place. Les deux se détaillaient, attendant que l'un ou l'autre ne disent quelque chose. Finalement, ce fut Ena qui brisa le silence :

    - Qu'est-ce qu'il se passe ?
    - Hum... Zadyssa, tu sais de quel secteur tu viens ? demanda Milo.

    L'intéressée eut un instant de réflexion avant de donner sa réponse. Lorsque ce fut fait, l'adolescent hocha longuement la tête. Si longtemps que Zadyssa perdit patience :

    - Dis, j'ai l'impression de te connaître, mais je ne sais plus d'où...
    - Oui... tu te souviens de ce qu'il s'est passé il y a cinq ans ? demanda-t-il.
    - Euh... un peu, avoua-t-elle. Tu as été enlevé, c'est ça ?
    - Exact. Et j'étais censée t'amener dans un lieu sûr. Mais bon, ce n'était pas trop le cas... Tu sais ce que devienne mes parents ?! Ils me cherchent ? Ou ils m'ont oublié ?

    Se souvenant vaguement d'une discussion qui remontait à plusieurs années, Zadyssa mit un temps avant de répondre.

    - Je crois que ta maman est très triste. Mais je ne connais pas ton papa.

    Milo hocha la tête. Une pointe de tristesse dans le regard. Finalement, après une longue minute, il dissipa tous le monde et les fit grimper à une échelle grossièrement construite. Ils atteignirent une plate-forme de bois où patientaient plusieurs adolescents apparemment plus âgés que les autres. Il y avait une Togruta, une Cathar et deux humains.

    - Salut à vous deux, débuta la Togruta. Je vais vous expliquer un peu comme on fonctionne. Et... ce qu'on prépare....
    - Ah, vous préparez quoi ? demanda Zadyssa, l'interrompant au passage.
    - Techniquement, on ne coupe pas la parole aux autres... chuchota Milo. Même si j'avoue l'avoir fait plus d'une fois.
    - Donc, je disais... En fait, je vais recommencer, mal débuté. Désolée. Law - il s'appelle comme ça - souhaite "redonner son éclat à Metellos", fit-elle en imitant sa voix - ce qui déclencha l'hilarité des enfants. Bon, en toute honnêteté, il lui manque juste une case.
    - Ou deux, marmonna Zadyssa.
    - En fait, il pense qu'en contrôlant les réseaux de contrebande il arrivera à ses fins. Et c'est simplement impossible donc... Et si je continue comme ça, on y sera encore demain. J'accélère. Il compte se servir de son fils pour y arriver parce que....
    - Parce qu'il pense que ça m'intéresse alors que non. Et qu'il me croit doué, intervint un des deux humains.

    Le second s'avança et leur expliqua qu'il s'agissait de Fitz. Que Law l'avait placé dans le même cas que tous les enfants qu'il avait arraché à leurs familles et que ces derniers venaient tous de Metellos - d'où la tentative d'enlèvement ciblée.

    - Vous imaginez bien que nous ne comptons pas attendre sagement que le temps passe. Alors nous nous sommes dit que lorsque nous serons suffisamment doués et grands, nous organiserons une petite révolte, continua la Togruta. Certes, Law n'est pas seul, mais ils ne sont pas non plus très nombreux. En fait, nous attendions que tous ait au minimum douze ans. Mais votre arrivée retarde notre objectif.

    Et ils en restèrent là.  La Togruta à la peau violette qui semblait fort sympathique les emmena sur une plate-forme libre - après avoir joués aux singes pour y parvenir. Ni Zadyssa, ni Ena n'osèrent demander comment se faisait-il qu'elle était vide. Elles se regardèrent longuement, se demandant bien où elles étaient tombées et ce qui allaient leur arriver.

    Il y avait deux lits, tous deux collés contre la parois du mur. Zadyssa se laissa tomber sur l'un des deux, serrant contre elle le carnet qu'elle avait prit, fixant le plafond en pensant à ce temps si proche qui lui semblait pourtant très lointains.

    mercredi 09 novembre 2016 - 12:39 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    12671 Crédits

    C'est vrai que le chapitre est court comparé à ce que tu as tendance à nous offrir^^. Les "retrouvailles" de Zadyssa et de Milo sont émouvantes, et je t'avoue que je pensais que Fitz partageait les idées de son père. Un nouvel allié en perspective ?
    Comme d'habitude, j'adore !

    mercredi 09 novembre 2016 - 13:09 Modification Admin Réaction Permalien

  • PSW
  • Avatar Padme111

    Padme111

    26337 Crédits

    En retard, en r'tard, je suis toujours en r'tard...

    Alors Chapitre Souvient-toi:

    C'est presque dommage d'avoir dit que le chapitre était triste car du coup, je me suis attendu à la mort de Kiera. Mais mis à part cela, je le trouve très bien écrit et oui, on ressent vraiment les émotions de Zad. Le mystère reste totale sur l'assassin. Triste, mais j'aime!

    Chapitre Ena:

    Très intriguant, j'aime toujours l'écriture! Tu réussis fort bien à mener le lecteur à se poser beaucoup de question sur l'avenir de la petite Zad. Dans son commentaire, Kinsa parle de Law Rittaf. Et donc, avec une mimi recherche, je tombe rapidement sur la fiche de Zadyssa dans wiki. Je n'ai pas tout lu, loin de là afin de découvrir d'avantage la suite ici dans ta fic. 

    J'aime énormément la fin et de découvrir le retour de Milo!

    Chapitre Petite explication:

    Comme Kinsa, je trouve les retrouvailles entre Milo et Zad très émouvante tout comme la surprise de voir Fizt ne pas partager les idéologies paternelle. Excellent chapitre qui met en appétit pour la suite. Franchement, l'histoire devient de plus en plus intrigantes et palpitante. 


    Bien mieux qu'un résumé sur une fiche, j'aime beaucoup ta fan-fiction. LIKE continue!!!


    jeudi 10 novembre 2016 - 10:15 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

    7987 Crédits

    Merci pour les commentaires ! J'étais censée poster demain, mais comme c'est mon anniv', je me suis dit qu'il n'y avait pas que moi qui avait droit à des cadeaux ;)

    CHAPITRE XXIV – JEUX VERSUS RÉALITÉ

     Zadyssa dormait paisiblement. Elle s'était endormie tout habillée sur son nouveau lit. En contrepartie, quelqu'un la secouait doucement. Tant et si bien que la jeune enfant crut que tous ce qui s'était passé n'était qu'un rêvernet que sa mère la réveillait ou parce qu'elle hurlait, ou parce qu'elle était en retard.


    Ouvrant lentement les paupières, le visage de Keira s'effaça peu à peu, remplacé par celui de la Togruta. Surprise, Zadyssa hurla d'effroi. L'adolescente eut un mouvement de recul avant d'éclater de rire et de dire :


    Je ne savais pas que je faisais si peur !


    La jeune fille la regarda, l'air un peu perdue. Ena qui se levait doucement à côté avait un petit sourire en coin de bouche, amusée. 


    Non, désolée, c'est pas ça. J'ai juste fait… un rêve.


    Elle hocha lentement la tête.


    Très bien. Je me présente, Corail. Vous, il me semble que c'est Ena, et Zadyssa.


    La première acquiesça tandis que la seconde écarquillait les yeux, étonnée. Un sourire se dessina sur le visage de la Togruta.


    Tu te souviens, maintenant ? J'avoue avoir été légèrement vexée que tu ne m’aie pas reconnue.

    Vous connaissez tous Zadyssa, ou quoi ? s'étonna à son tour Ena.

    Non, pas tous. Mais ceux qui étaient présents lorsque ses parents ont vainement essayé dernstopper l'enlèvement, oui. C'était la petite dernière.

    Vous allez voir, les miens, ils vont nous retrouver et mettre une bonne raclée à Law ! s'exclama d'un air de défi Ena.


    Zadyssa eut un triste sourire. Elle était contente que son amie soit si sûre d'elle, mais elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle, ne pourrait plus jamais revoir sa mère. Ses yeux s'embuèrent, et elle détourna le regard pour éviter que Corail ou Ena ne le remarquent.


    Enfin bref, je suis venue pour vous faire un petit briefing concernant votre journée. Tout d'abord, Law va vous prendre à part pour un petit test. Pas d'inquiétude, on est tous passé par là.

    Qu'est-ce qu'on va devoir faire ? ne put s'empêcher de demander Zadyssa, inquiète malgré les paroles de la Togruta.

    Ça dépend des personnes… enfin, ce qui est certain, c'est qu'il va vous demander de choisir.

    Entre quoi et quoi ? s'informa Ena.

    Je n'en sais rien ! répliqua Corail.

    Il y eut un moment de flottement.


    Et toi, tu as eu à choisir quoi ? demanda Zadyssa.


    Corail détourna un instant le regard avant de soupirer et de se lancer :


    Entre la vie ou la mort. Ou plutôt la liberté et la captivité.


    Il y eut un grand silence lourd de sens. Les deux enfants se regardèrent, ne comprenant pas très bien le sens de ses phrases. Saisissant leur incompréhension, la Togruta partit dans des explications :


    On était dans une rue sans embranchements qui filaient tout droit vers le reste de la planète-ville. Je devais choisir de rester, ou partir. Sauf que le léger problème, c'est qu'à quelques mètres, il y avait un champ de mines…


    Zadyssa et Ena n'osaient plus rien dire. Pétrifiées de terreur.


    Et… comment tu savais… ? demanda d'une petite voix Zadyssa.

    Oh. Quelqu'un était déjà passé avant moi. J'ai vu l'explosion, j'en ai fait la déduction…


    Le regard des deux enfants se croisa. Elles étaient complètement paniquées.


    C'est censé nous rassurer… ? fit la rouquine.


    Corail les détailla un instant, puis reprit la parole :


    - Il vous suffit de faire le choix le plus incongru, simple, non ?


    Les intéressées hochèrent la tête, stressées. Elles se demandaient bien comment Corail pouvait paraître si rassurée et si sûre d'elle…


    - Au fait, voilà de nouveaux vêtements. Je vous attends en-bas !


    L'habit en question n'était constitué que d'une simple tunique blanche accompagnée d'un pantalon gris et de bottes marrons. Le tout était malheureusement trop grand pour elle. Zadyssa cacha son carnet sous son oreiller et descendit, appréhensive, l'échelle. Se demandant si elle était solide, se posant mille et une question sur le choix qu'elle aurait à faire… En fait, elle n'était pas du tout rassurée et s'interrogeait sur le pourquoi du comment sa vie avait basculé de cette manière. La vision du corps inerte de sa mère lui revint en mémoire et il lui fallut un effort surhumain pour la chasser et se concentrer sur ce qu'elle avait à faire.


    Ena était déjà en-bas, enrncompagnie de Corail. Zadyssa chercha des yeux Milo et les autres enfants, mais elle n'en vit aucun. Ce qui ne la rassura pas…


    - Dis, ils sont où les autres ? demanda-t-elle. 

    - Déjà partit s'entraîner, répondit-elle.
    –- C'est obligé ?


    Pour toute réponse, la Togruta acquiesça. Ce qui tira un gémissement à l'humaine. Puis brisant le silence, Law fit son entrée. Les deux enfants eurent un mouvement de recul mais Corail ne cilla pas, se contentant de le fixer d'un air mauvais.


    - On va commencer par Miss Delv, dit-il l'air faussement royal.


    Ena se redressa, appréhensive tandis que Zadyssa et Corail se voyaient dans l'obligation de quitter la pièce. L'entraînant à l'extérieur, la Togruta fixait l'humaine, chacune attendait que l'autre ne prenne la parole.


    - Dis, c'était qui les autres que j'ai vu hier, à part Milo ? demanda Zadyssa.


    L'intéressée soupira ; peut-être attendait-elle une autre question. Mais elle répondit tout de même. Ainsi, elle apprit que le plus jeune des deux humains, celui aux cheveux noirs, c'était Fitz. Bien qu'elle l'ait déjà vu une fois. Le second, un rouquin à la peau mat, c'était Maeldan. Etrnil avait dix-sept ans. La Cathar, quant à elle, s'appelait Eolia.


    Enfin, après une dizaine de minutes d'attente, Ena ressortit, l'air satisfaite, une petite vibroépée en main. Corail approuva d'un signe de la tête tandis que Zadyssa restait intriguée.


    - Euh… je suis censée faire quoi ? Demanda-t-elle.
    - Entrer.
    - Non, mais, quel choix ?Et si je fais le mauvais ?


    La jeune fille remarqua que Corail semblait choisir ses mots. Seulement, elle n'eut pas le temps de donner son verdict : Law l'appela, flanqué de deux hommes à l'allure bien costauds.


    - Ça ne rigole pas, commenta Corail. 

    - Simple mesure dernprécaution, renchérit-il.


    En moins de temps pour le dire, Zadyssa fut traînée à l'intérieur et se retrouva bien vite devant un Law à l'air sévère et sûr de lui.


    Quelqu'un lui tendit un plateau sur lequel était posé un blaster usagé et une sphère télékinétique accompagnée de son diadème.


    - Je présume que Corail t'a déjà expliqué le principe. Tu vas devoir choisir entre ce jouet et une arme ; entre ton ancienne…
    - Youpi ! s'écria Zadyssa. Une sphère télékinétique, j'adore ça ! Merci !


    Elle la coinça sous son bras, prit le diadème dans l'autre main et partit en courant. Laissant Law en plant. Elle rejoignit Corail, toute contente. Cette dernière, étonnée, détailla un instant ce qu'elle tenait et secoua la tête. L'air furax, elle la prit par le bras et l'emmena dans leur grande pièce de vie. Arrivée là, elle fit volte-face :


    - Que devais-tu choisir ?


    Zadyssa, occupée à fairerntourner la sphère autour de la Togruta eut un moment de réflexion avant de répondre :


    - Entre un blaster et unernsphère télékinétique. Tu veux essayer ? C'est super !

    - Non, je ne veux pas ! Je comprends bien que tu veuilles jouer, mais je t'avais dit de prendre le plus incongru ! Tu y as réfléchi combien de temps ? s'exaspéra-t-elle. 

    - Pas longtemps, avoua la jeune fille.


    Corail n'eut pas le temps de luirnrépondre : Law leur ordonna de rejoindre la salle d'entraînement. Toujours avec sa sphère – puisqu'elle l'avait « gagnée » - Zadyssa rejoignit Ena qui s'entraînait déjà avec les autres. Elle avait un sourire aux lèvres et semblait douée pour le combat. Peu envieuse, la jeune humaine se mit dans un coin et s'amusa à faire pleins de figures différentes avec sa sphère. Elle trouvait qu'elle s'était bien améliorée, depuis le temps où elle avait débuté en la matière. Elle se rappelait qu'avant, elle ne parvenait que difficilement à lui faire faire une ligne droite. Désormais – avec de la concentration – elle pouvait l'orienter sur une courbe. Cet exercice était toutefois compliqué : pour la faire tenir à bonne hauteur et avancer dans la bonne direction, elle devait se représenter en image mental ce qu'elle voulait qu'elle fasse. Du moins, était-ce comme ceci qu'elle s'exerçait. La jeune humaine savait que Xavier ne cessait de se répéter les ordres qu'il pourrait donner à la sphère, dans sa tête ; et ça marchait ! Si Zadyssa avait déjà essayé plusieurs fois cette méthode, elle n'y était jamais parvenue.


    - Tu veux t'entraîner avec moi ? demanda Ena.


    L'intéressée sursauta.


    - Tu m'as fait peur ! s'exclama-t-elle.


    Il y eut un court silence.


    - Et non ; je ne veux pas. C'est pas intéressant.

    - Parce que tu trouves plus intéressant de jouer avec une sphère, toute seule ?


    Zadyssa la fixa un instant, avant de lui tendre le diadème et de lui demander d'essayer la sphère. Dubitative, Ena se prêta au jeu mais ne put pas faire mieux que la tenir en lévitation. Elle n'esquissa aucun déplacement. Zad eut un sourire amusé.


    - Manque de concentration, dit-elle.

    - Tu rigoles ?! fit Ena, l'air vexée. Tu sais qu'il faut beaucoup beaucoup beaucoup de concentration pour battre quelqu'un de plus âgé que toi à la vibroépée.

    Non. C'est juste de la technique. Et c'est pour ça que c'est pas marrant. Alors qu'avec la sphère, il faut juste de la concentration, pour pouvoir lui faire de meilleurs courbes. Après, ce que je savais déjà faire, ça devient de la technique.

    - C'est pareil !

    Non. Parce qu'une fois que tu as la technique pour t'améliorer, c'est rapide. Alors qu'avec une sphère télékinétique, c'est toujours aussi dur. Donc c'est plus amusant.


    Ena réfléchit un instant, ne comprenant pas trop. Finalement, elle haussa les épaules et retourna avec les autres. Quelques temps plus tard, ce fut Milo qui vint la voire.


    Tu devras t'exercer.

    Pourquoi ça ?

    On t'a déjà dit qu'on comptait se rebeller. Si tu n'es pas entraînée, tu ne tiendras pas longtemps.

    Mais je ne peux pas faire quelque chose bien si je n'ai pas envie ! se défendit-elle.


    À court d'arguments, Milornrepartit.


    La fin de la journée approchait et bientôt, tous quittèrent la salle d'entraînement. Zadyssa tenta de s'éclipser discrètement, en vain. Corail la rattrapa en deux trois mouvements pour continuer leur conversation inachevée. Elles se retrouvèrent rapidement sur sa plate-forme qu'elle partageait avec la Cathar. Cette dernière quitta les lieux en les voyant arriver.


    Quelque peu appréhensive, Zadyssa fit face à la Togruta qui avait l'air beaucoup plus calme que dans la matinée.


    Alors, pourquoi n'as-tu pas pris le blaster ? Je présume que tu n'as même pas écouté le petit discours qu'il t'avait préparé. Bien que je comprenne très bien le deuxième cas de figure.


    Zadyssa la dévisagea un instant avant d'avouer en détournant les yeux :


    Il voulait que je prenne lernblaster avec lequel il avait tué maman.


    Le regard de Corail passa de larnsurprise à la compassion puis à l'incompréhension. Néanmoins, elle ne fit pas de commentaires particulier. Tant et si bien que le silence perdura longtemps jusqu'à ce que Corail le brise :


    D'accord. Je peu comprendre. Mais il faut que tu saches que si tu n'as pas pris le blaster, ça va te retomber dessus. Un jour ou l'autre.


    Zadyssa ne releva pas la remarque.


    Sinon, tu peux m'expliquer pourquoi tu ne t'es pas entraînée comme tout le monde ? Je te signale que si on veut se révolter sans avoir trop de pertes occasionnelles, il faut que chacun donne du sien. Ça ne t'intéresse pas de retrouver ta liberté ?!


    Bien sûr que si ! répliqua-t-elle. Mais dans tous les cas, j'ai nulle part où aller !

    Toi peut-être, mais d'autres oui. Tu pénalises tout le monde en agissant ainsi ! s'emporta Corail.
    Mais dans tous les cas, je vais pénaliser tout le monde ! Tu crois vraiment que je vais être forte dans quelque chose que j'ai jamais fait ?
    Mais essaie au moins ! Regarde Ena, elle est plus jeune que toi est pourtant, elle donne du sien. Même si elle a été arrachée à ses parents !

    Le ton commençait sérieusement à monter.


    Ben oui, mais moi tout ce que je veux, c'est revoir ma maman ! hurla d'une voix suraiguë Zadyssa.

    J'en ai marre à la fin ! Tu ne m'écoutes pas ! Tu ne cherches même pas à comprendre ce que je te dis ; je me demande bien comment faisait ta mère pour te supporter ! Tu es ingérable !


    Les larmes aux yeux, la jeunernfille fit volte-face et partit en courant. Ignorant au passage les excuses de Corail qui venait de saisir qu'elle était aller trop loin et ne s'était pas contrôlée.

    Ce message a été modifié par Zadyssa le vendredi 11 novembre 2016 - 19:59

    vendredi 11 novembre 2016 - 19:24 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Padme111

    Padme111

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    Bon Chapitre où l'on apprend plus sur ce que Law attend des enfants. J'aime beaucoup la pauvre Corail qui essayé de donner de bon conseil à Zadyssa et qui malheureusement échoue. Pas simple de gérer un enfant dans le deuil. Pas simple pour ce jeune groupe de préparer une révolte afin de s'enfuir de là. 


    Comme d'habitude, j'aime beaucoup l'histoire. Attention que des "rn" se sont glissés ça et là dans ton texte. Du reste, 1 an de plus ne fait qu'améliorer ton style! Continue. 

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    lundi 14 novembre 2016 - 11:38 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

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    Merci du commentaires :D Oui, je sais qu'il doit encore y avoir quelques "rn"... j'ai passé une bonne demie-heure à tenter de tous les enlever... Désolée du retard de ce post, il y avait des problèmes de wifi... mais du coup, j'ai avancé dans la rédaction des chapitres suivants^^.


    CHAPITRE XXV – Zéphyron



    La solitude. Dans toute la myriade d'émotions que ressentait Zadyssa, c'était celle qui se démarquait le plus. Bien entendu, au sens propre du terme, elle ne l'était pas : Ena dormait à quelques mètres d'elle, mais elle ne pouvait s'empêcher de se sentir très seule.

    La jeune enfant ne s'était toujours pas remise de sa récente dispute avec Corail. Non pas qu'elle lui en veuille, mais parce que cette dernière avait touché un point sensible. Sa mère lui manquait beaucoup trop. Jusqu'à présent, elle avait toujours vécu avec elle. Elle était son unique point de repère et il avait subitement disparu. De même pour ses amis : Romane, Xavier, Mélania… elle aimerait pouvoir les faire apparaître d'un simple claquement de doigts ; malheureusement, c'était impossible.

    Zadyssa soupira. Cela faisait une bonne heure et demie qu'elle était rentrée encourant et au bord des larmes dans sa « chambre ». Et depuis, la plupart des enfants s'étaient couchés. Mais elle ne trouvait pas le sommeil. Et pour cause, elle avait peur de cauchemarder. Autant la veille, elle avait dormi comme une pierre, terrassée par la fatigue et l'enchaînement incessant d'événements incontrôlables, autant là, elle les sentait venir de très loin.

    Fixant le plafond, Zadyssa entendit du bruit venant de l'échelle. Intriguée, elle se redressa juste à temps pour voir émerger une paire de montrals violettes. Corail. La voyant se hisser, la jeune enfant détourna le regard et fit semblant de l'ignorer. Ce qui ne marcha évidemment pas.

    — Zadyssa…

    La Togruta n'était pas énervée. Ni exaspérée. Pour la première fois, la jeune humaine détecta une certaine compréhension et compassion qu'elle n'avait encore jamais ressenti chez Corail. Ce qui l'étonna, au premier abord. Jetant un petit coup d’œil de côté, Zadyssa se rendit compte qu'elle n'attendait que ça. La Togruta la fixait de ses yeux bleus, et finit par dire :

    — Je suis désolée.

    Elle était sincère.

    — Je suis désolée,de m'être emportée, tout à l'heure. Je n'aurais pas dû te dire ça…
    — Pourtant, tu l'as dit, répliqua l'intéressée.

    La jeune humaine savait qu'elle aurait dû la laisser finir, mais elle voulait vérifier que Corail était bel et bien prête à parler de sujets sensibles, car elle se doutait que si la discussion commençait, elle finirait là-dessus.

    — Oui… je sais… je suis désolée. Je ne voulais pas te blesser. Je voulais juste aider… Je sais que tu as perdu ta mère. Je présume que ce n'est pas simple de faire comme si de rien n'était face à des enfants et adolescents qui ont déjà dépasser ce stade…

    Le silence était pesant. Corail lui laissa le temps d'assimiler ce qu'elle lui avait dit avant de continuer.

    — Tu sais, j'admire beaucoup Keira.

    Zadyssa releva la tête, étonnée.

    — Pourquoi ça ?
    — Elle m'a sauvée, moi et mon frère - alors qu'elle n'y était pas obligée et que personne n'avait risqué de le faire. Bon, j'ai été capturée à nouveau et Suno est décédé mais… j'ai pu goûter à la liberté quelques heures de plus.
    — Au final, son intervention n'a servi à rien…

    Cette fois, Corail ne sut que répondre. Ou alors, elle ne trouvait pas les mots justes pour retranscrire ce qu'elle aimerait dire. Finalement, après un assez long silence, la Togruta reprit la parole.

    — Tu sais, si tu n'arrives pas à gérer tout ce qu'il se passe autour de toi, n'essaies pas.

    — Comment ça ?Je comprends pas trop…

    Zadyssa fixait Corail, attendant la réponse. Elle ne comprenait pas réellement où elle voulait en venir. D'autant qu'elle détestait ne pas comprendre, alors pourquoi ne pas essayer de saisir ce qui l'entourait ?

    — Eh bien, ce que je veux dire, c'est que tu as encore ton âme d'enfant. Tu peux t'y réfugier…
    — Je ne comprends toujours pas, fit Zadyssa.

    Corail réfléchit un court instant, avant de continuer.

    — Tu peux encore avoir l'innocence de te relever sans trop de séquelles. Je veux que tu aies l'innocence de continuer ta vie sans te poser de questions sur les conséquences de ce qui t'arrivera.

    Il y eut un silence prolongé du fait de la réflexion de Zadyssa. Elle tourna et retourna les phrases de Corail avant de finir par saisir la signification du mot qui lui posait problème. Elle acquiesça lentement puis profita de l'occasion pour se lever et prendre sa sphère télékinétique tout en faisant attention à ne pas réveiller Ena qui dormait à point fermé.

    — Tu veux essayer, cette fois ? Demanda-t-elle, un sourire aux lèvres.

    Corail accepta et Zadyssa lui expliqua comment elle se débrouillait pour parvenir à la déplacer mentalement. La Togruta s'y essaya sans parvenir au résultat attendu. Après une dizaine de minutes d'essais, elle abandonna et se laissa tomber sur le lit de l'humaine.

    — Haha ! Noix de coco n'a pas assez de concentration ! S'exclama-t-elle, usant pour la première fois du surnom qu'elle avait trouvé à Corail depuis un certain temps.
    — Noix de coco ? Répéta-t-elle, incertaine d'avoir bien compris.
    — Le diminutif de Corail : « Coco ». Mais il n'est pas assez bien… alors que « noix de coco », c'est mieux !
    — Si tu le dis…

    Zadyssa récupéra le diadème et fit tourner la sphère autour de la Togruta.

    — Tu le voix bien, ce n'est pas très compliqué !

    Corail se tut. La jeune humaine pouvait presque voir ses rouages en marche. Enfin, après un temps d'absence, elle s'exclama :

    — Ce n'est pas ta concentration, que tu travailles, Zadyssa ! C'est ta mémoire.
    — Comment tu peux savoir ?
    — Tu dis que tu imagines la sphère bouger dans le décor adapté. Sauf que pour ce faire, il faut que tu te souviennes de plusieurs détails précis. Tu as probablement une mémoire photographique. Ça expliquerait pourquoi tu te souvenais du blaster avec lequel Law avait tiré alors que tu ne devais pas réellement t'en soucier.
    — Une mémoire photo-quoi ? Je ne fais pas de photos, moi…

    Corail la regarda, consternée, avant d'éclater de rire. Une fois qu'elle se fut calmée, elle expliqua à la jeune humaine le sens de « photographique » dans cette tournure.

    — Et ça change quoi ? Finit par demander Zadyssa.
    — Eh bien, c'est génial !

    Corail s'amusa à décrire tout ce qu'elle pourrait faire si elle avait une telle mémoire tandis que la principale intéressée écoutait d'une oreille distraite. Effectivement, elle préférait faire effectuer des spirales à sa sphère en se demandant où était la différence entre exercer sa mémoire et sa concentration.

    Quelques minutes plus tard, voyant que Zadyssa n'écoutait plus, la Togruta se tut et fit mine de partir.

    — Attends, la retint l'humaine, est-ce que… tu peux rester… ? J'ai peur de faire des cauchemars…

    Corail hésita un instant avant d'accepter. Elle attendit que la jeune enfant ne s'endorme avant de faire de même.


    Le lendemain, Zadyssa se retrouva rapidement dans une nouvelle pièce qui lui était inconnue et qui semblait être au centre du complexe. Au centre, il y avait une sorte de trou géant et peu profond entouré de gradins. La jeune humaine comprit rapidement qu'il s'agissait d'une arène. Jetant un coup d’œil à Ena, elle vit que la rouquine semblait aussi peu rassurée qu'elle.

    — Tu crois qu'on va faire quoi ? Demanda-t-elle.
    — Aucune idée. Mais ça n'a pas l'air…accueillant, répondit l'aînée.

    Assises entourées d'enfants de leurs âges, Zadyssa reconnu Maeldan, Corail, Eolia et Fitz, au loin. Tous avaient le visage sombre, ce qui n'augurait rien de bon.

    Soudain, un bruit sourd retentit. Suivit d'un grincement qui résonna.

    Une personne casquée jeta un jeune Bothan qui ne devait avoir pas loin de dix ans au pelage orangée-jaune dans l'arène. Il ne semblait pas avoir peur. Il avait plutôt l'air… exaspéré.

    — Qu'est-ce qu'il va lui arriver ? S'inquiéta Zadyssa.

    Ce fut une jeune Arkanienne qui lui répondit :

    — Pas grand-chose, normalement. Dans le pire des cas, il écopera d'une sale blessure. Il a mordu a la main Law… qu'est-ce que je n'aurais pas donné pour voir ça !

    Elle ria. Seulement, les deux humaines n'étaient toujours pas rassurés. Elles ne le furent pas plus lorsqu'une sorte de fauve sanguinaire atterrit à son tour dans l'arène et que tous autour d'elles semblaient consternés. Et encore moins quand la même Arkanienne qui riait quelques temps plus tôt, dit :

    — Ça va mal tourner…

    Zadyssa n'eut pas le temps de demander pourquoi : Law, armé d'un amplificateur de son prit la parole, tel un commentateur :

    — Salut à tous, très cher publique ! Aujourd'hui, nous allons assister à un  combat épique ! Le Bothan contre le Cathar. Laquelle des deux espèces sortira vainqueur ?

    Zadyssa cessa d'écouter le discours peu intéressant de Law, distraite par Eolia qui semblait au bord de l'évanouissement. Elle paraissait choquée. La jeune enfant savait qu'elle était elle-même une Cathar, mais elle ne comprenait pas ce qui pouvait être l'origine d'une telle émotion. La réponse lui fut donnée lorsqu'elle se leva et cria :

    — Zéphyron ! Tu m'entends ? Tu me reconnais ? S'écria Eolia.

    Un silence se fit dans l'assemblée. La jeune Cathar était en larmes. Zadyssa ne comprenait pas jusqu'au moment où Law reprit la parole, un sourire narquois au visage.

    — Il ne te reconnaîtra pas, Eolia. Vous savez, vous, les Cathar, vous êtes très sensible à un certain produit. Il vous rend fou. Alors, si tu veux tenter ta chance contre ton frère, fais donc.

    La jeune Cathar éclata en sanglots. Zadyssa eut un pincement au cœur. Ni Eolia ni Zéphyron ne méritaient ça. A vrai dire, le seul ici qui pouvait avoir quelque chose à se reprocher, c'était Law lui-même. Mais c'était également le seul qui ne semblait pas éprouver de remords… Mais qui sait ?Peut-être avait-il une bonne raison de mettre tout ceci en place. Et Zadyssa serait curieuse de savoir laquelle. Autre que « redorer l'image de Metellos », qui était ridicule.

    Le duel s'engagea rapidement. Le Bothan qui répondait au nom de Gaka était armé d'une petite vibroépée semblable à celle d'Ena. Cette dernière frémit, à côté de Zadyssa. Les deux combattants s'élancèrent l'un sur l'autre. Ni l'un ni l'autre ne touchèrent leur cible. La jeune humaine tremblait, pas ravie du tout d'assister à ça. A vrai dire, elle songeait à fermer les yeux.

    Un cri de Zéphyron la surprit. Le Cathar semblait blessé à la patte. Furieux, il se servit de ses atouts de félins et de la peur du jeune Gaka pour lui donner un coup de griffes à l'épaule. La suite des choses s'accéléra et Zadyssa finit par baisser la tête, fermer les yeux et se boucher les oreilles pour se couper du monde extérieur et oublier le combat qui se dressait sous ses yeux. Les larmes coulaient sur ses joues.

    Ce fut Ena qui la ramena à la réalité en la secouant. Elle aussi semblait bouleversée.

    — Il… c'est finit…

    Relevant la tête, Zadyssa se rendit compte que tous étaient blêmes. Orientant son regard vers l'Arkanienne, celle-ci la questionna des yeux.

    — Oui… c'est la première fois que Law laisse un duel finir de cette façon. Je sens que les choses vont s'accélérer, maintenant…

    Comme pour le confirmer, Law continua :

    — Bon, puisque notre petit Gaka a échoué, on va envoyé une autre personne dans l'arène, qu'est-ce que vous en dites ?

    Un silence lui répondit.

    — Très bien, je prends ça pour un oui. Oh, je sais ! Nous allons tester nos nouvelles recrues ! On va y envoyé Ena Delv et Zadyssa Yunixy. Mais comme on est sympas, on les envoie ensembles, histoire qu'elles aient un minimum de chance. Bien entendu, elles n'utiliseront que les armes des tests. Donc une vibroépée et une sphère télékinétique.

    Il ria tandis que Zadyssa et Ena palissaient de concert. Elles mirent un certain temps avant de tilter. S'en suivit une terreur sans nom. Les deux humaines tentèrent tant bien que de mal de résister aux hommes qui les soulevèrent aisément du sol pour les conduire sans difficulté dans l'arène. Ils quittèrent la pièce et furent conduites dans des souterrains leur permettant l'accès au gouffre. Séparées, Zadyssa se retrouva seule avec sa sphère télékinétique et sa peur. Elle tremblait de tous ses membres. Certes, elle n'avait pas vu ce qu'il était advenu de Gaka, mais elle pouvait le deviner. Et ça la terrorisait.

    Contre toute attente, une silhouette familière se dessina dans le sombre couloir par lequel elle était arrivée. Zadyssa avait bien pensé fuir par là, mais elle devinait facilement qu'elle serait rattrapée et ramenée illico presto au même endroit. Il s'agissait de Fitz. Bien qu'il s'efforça de paraître rassuré, il ne s'en trouvait pas moins inquiet.

    — Tu penses que ça va aller… ? Demanda-t-il.

    Zadyssa haussa les épaules. Cependant, son visage démontrait parfaitement son état d'esprit actuel.

    — OK… Surtout, ne réfléchis pas trop, quand tu seras dedans. Sinon, tu ne pourras rien faire. Et… je n'ai pas trop d'autres conseils à te donner…

    L'intéressée hocha la tête, la peur au ventre. Elle se demandait si elle ne resterait pas plutôt pétrifiée de terreur. Elle ne parviendrait pas à faire un pas devant l'autre, elle le sentait.

    — Je ne veux pas y aller… gémit-elle.
    — Je comprends… mais je n'y peux rien. Je suis peut-être le fils de Law, mais je n'ai jamais eu voix au chapitre. Pour rien. J'aimerai retourner au côté de ma mère, tu sais…
    — Tu as une mère ?! S'étonna Zadyssa.

    Fitz parut consterné avant de rétorquer :

    — Tu crois que je suis né comment ?
    — Euh non, désolée, c'est juste que je ne pensais pas…

    Fitz éclata de rire.

    — Oh, ne t'inquiète pas, je comprends tout à fait. Enfin bref,là n'est pas la question. Corail m'a dit que tu avais une mémoire photographique – sers-t'en !
    — Plus facile à dire qu'à faire… maugréa Zadyssa.

    Elle sentit les larmes lui piquer les yeux. Elle était terrifiée et elle n'avait aucune envie de se battre contre un Cathar rendu fou.

    — Bonne chance, finit par dire Fitz.

    Zadyssa acquiesça, pas rassurée du tout. Voyant que le rythme cardiaque de l'humaine commençait à s'emballer, il tenta de la rassurer :

    — Ne t'inquiète pas, ça va aller.

    Certes, ce n'était pas crédible, mais ça avait le mérite de la réconforter, elle en avait bien besoin.

    — Merci.

    Elle parvint à faire un pas, puis un autre et finit par atterrir dans l'arène. Ses jambes s'entrechoquaient à rythme régulier. Ena arriva au même moment qu'elle et dans le même état. Leurs regards se croisèrent et chacune trouva un peu de confort dans la peur de l'autre.

    Zadyssa respira un bon coup et plaça son diadème sur sa tête. Elle remarqua Corail et Maeldan, qui se tenaient côte à côte, le teint aussi livide qu'encourageant. Eolia avait les joues baignées de larmes et semblait se morfondre tandis que Fitz les encourageait du regard.

    Le fauve fut lâché. Ses yeux jaunes striés de rouges se posèrent sur les deux humaines. Il grogna avant de s'élancer sur elles. Zadyssa et Ena se jetèrent à terre pour l'éviter. Elles-mêmes étonnées de leurs réactions.

    Étant séparées, le Cathar dut choisir sa première proie. Il opta pour Ena. Probablement à cause de sa chevelure rousse qui la faisait sortir de l'ordinaire. Pétrifiée sur place, Zadyssa n'osait plus bouger. Elle aurait dû venir en aide à son amie, mais elle avait trop peur pour esquisser un geste.

    Ena esquiva de justesse un coup de griffes. Zadyssa se demandait bien comment elle y parvenait… Armée de sa vibroépée, la rouquine tenta une attaque frontale qui l'envoya mordre la poussière.

    Voyant ceci, Zadyssa voulut courir lui venir en aide, mais son corps ne lui répondait plus. Elle ne pouvait que trembler sur place, et attendre.

    Le combat ne dura même pas une minute : un coup de griffes lacéra l'abdomen d'Ena qui perdit connaissance peu après.

    Comme par hasard, Zadyssa retrouva ses moyens à ce moment-là, et se précipita vers la petite rouquine. Tenant à distance Zéphyron à l'aide de sa sphère télékinétique. Ce dernier semblait en avoir peur ; et la situation aurait pu être drôle s'il n'y avait pas eu Ena.

    — Enaa ! Ena, Ena, ça va ? S'inquiéta Zadyssa tout en sachant qu'elle ne lui répondrait pas.

    Son regard s'attarda sur sa profonde blessure et le sang qui s'en écoulait. La jeune humaine détourna le regard en grimaçant.

    — Ouch, ça c'est moche… commenta-t-elle.

    Elle n'avait pas oublié le Cathar. Elle le tenait toujours à distance bien qu'elle n'avait pas la capacité prédire ses mouvements et qu'elle ne l'avait pas regardé depuis qu'elle était au chevet de son amie. Elle ne saurait dire comment. Simplement, elle semblait sentir ses déplacements. Ce ne pouvait être grâce à sa mémoire photographique… mais elle n'avait pas le temps d'y réfléchir. Vint le moment où Zéphyron prit conscience que la sphère ne représentait aucun danger. Il la contourna et sauta sur l'humaine, la plaquant au sol.

    Terrorisée, Zadyssa se mit à pleurer. Elle ne dut son salut qu'à Eolia :

    — Zéph, arrête ! S'il-te-plaît…

    Peut-être avait-elle réussi à toucher un point sensible du Cathar car celui-ci se redressa légèrement. Zadyssa en profita pour s’éclipser discrètement. Malheureusement, il ne fut pas déconcentré bien  longtemps. Reprenant l'ascendant, le Cathar se précipita sur l'humaine qui ne comprit pas très bien la suite des choses. Toujours était-il qu'elle sentit comme une décharge à la tête. Des tâches noirs apparurent devant ses yeux, dansant dans ses orbites, tandis qu'un liquide chaud s'écoulait d'une vilaine plaie au crâne. Elle s'évanouit mais ne ressentit pas le choc de la chute. Peut-être était-elle déjà tombée…

    Ce message a été modifié par Zadyssa le mardi 22 novembre 2016 - 17:39

    mardi 22 novembre 2016 - 09:05 Modification Admin Réaction Permalien

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    Zadyssa

    7987 Crédits

    Oui, deux chapitres après un court laps de temps, je sais, mais il faut bien rattraper son retard^^ et il était déjà écrit, alors autant en profiter ;) Bonne lecture !


    CHAPITRE XXVI – Le choix



    Zadyssa avait affreusement mal à la tête. Il lui semblait que son crâne allait exploser. Des images dansaient devant ses yeux. Celle d'un Cathar, d'une rouquine évanouie, des visages inquiets, des larmes… Gémissant, elle ouvrit les yeux, se demandant comment elle avait pu faire un cauchemar aussi effrayant que réaliste…


    Trois visages étaient penchés au-dessus d'elle. Celui d'un jeune homme de dix-sept ans à la peau mat, d'une Togruta qui devait avoir approximativement le même âge et d'un humain plus jeune encore. Zadyssa lui donnait douze ans – ou treize.


    Elle se redressa en réprimant un gémissement et sa mémoire lui revint rapidement. Il s'agissait de Maeldan, Corail et Fitz. Se laissant tomber sur l'oreiller, elle soupira.


    — Ben alors, pas contente de nous voir ? ironisa Fitz.

    — Oh, ça va, ras-bas-joie ! répliqua Maeldan, amusé.


    Zadyssa ne comprenait pas très bien où elle était, ni ce qu'il s'était passé.


    — Euh… Kesquisépassé ? éructa-t-elle.


    Corail lui tendit un verre d'eau, l'intimant à le boire en entier. Zadyssa obéit, se demandant depuis combien de temps elle n'avait pas mangé, au vue du vide intersidéral qu'elle ressentait dans son estomac.


    Après que Ena aie été blessée, je suis descendu dans les sous-sols, pour intervenir, commença Fitz, la tête basse. Le temps que j'arrive, tu étais déjà inconsciente.

    — Voyant que Fitz n'arriverait jamais à temps, j'ai décidé d'intervenir, avec Milo, continua Maeldan. Nous avons décidé de sauter directement dans l'arène. Il s'est foulé la cheville au passage. Mais bon, on a essayé de tenir en respect Zéphyron, mais il était déjà doué, de base, alors maintenant qu'il n'a plus de jugements…

    — Et ils n'auraient rien pu faire si je n'avais pas piqué une fléchette tranquillisante aux gardes, renchérit Corail.


    Zadyssa hocha la tête lentement. Assimilant difficilement les informations qui lui parvenaient.


    — Et… il est où Milo, maintenant ? demanda-t-elle. Et Ena ? Elle va bien… ?


    Leurs regard s'assombrirent. Après un long silence, ce fut finalement Corail qui reprit la parole :


    — Eh bien… avant mon intervention… Zéphyron a quand même eu le temps de se défouler et… le pied de Milo est… irrécupérable.
    — Ah… fit Zadyssa, ne sachant comment réagir.


    Elle était reconnaissante qu'ils lui soient venus en aide, mais elle ne voulait pas que l'un d'eux ne se blessent. Et surtout pas Milo.


    — Mais Ena est hors de danger.


    Le cœur de Zadyssa se dégonfla. Elle était soulagée. Cependant, une nouvelle question lui vint à l'esprit :


    — Pourquoi nous avoir aidé nous, et pas Gaka ?


    Cette fois, ce fut Maeldan qui répondit, l'air contrarié.


    — Parce que Law nous a prit de court. Il n'a jamais laissé un de ses « protégés » se blesser. Encore moins être tué. Maintenant… ça fait quelques temps déjà qu'il laisse certains combats aller plus loin que nécessaire, mais jamais trop. Je présume qu'il veut que les choses s'accélèrent. Et nous aussi, devons accélérer l'heure de notre petite révolte, si on veut pouvoir le prendre de court, à notre tour.


    Les deux autres hochèrent la tête tandis que Zadyssa mit un certain temps avant de comprendre le sens de son petit discours. Il lui semblait que son cerveau fonctionnait au ralentis.


    Mais toi aussi, tu nous as fait une peur bleue, Zadyssa, dit Corail.

    — Ah ? Pourquoi ?

    — Ça faisait trois jours que tu étais inconsciente, on a cru que tu ne te réveillerais jamais ! Une sacrée blessure que tu avais là…


    Elle sentit le poids de la fatigue lui tomber dessus et repartit dans un profond sommeil.



    Zadyssa se réveilla en fin de journée. Cette fois, elle était seule. Quittant son lit, elle remarqua qu'elle n'était pas dans sa « chambre », mais dans ce qui se rapprochait le plus d'une infirmerie. Les murs étaient tapissés de blanc. Tant et si bien qu'elle avait même l'impression de faire tâche, lorsqu'elle marchait. Elle passa devant une sorte de baie vitrée. S'attardant devant, elle fut surprise de constater qu'il s'agissait de la pièce dans laquelle était soignée Ena. La jeune fille remarqua qu'elle était bandée, et son cœur se serra. Au moins n'était-elle plus en danger.
     Zadyssa se demandait comment ils étaient parvenus à convaincre Law de soigner les blesser. Mais n'ayant personne à qui poser cette question, elle dut se résoudre à la garder dans un coin de sa tête.


    Elle était encore horrifiée. Encore une fois, tout se passait trop vite pour qu'elle puisse comprendre quoique ce soit. D'un autre côté, peut-être était-ce mieux, après tout. Ainsi, elle ne s'attardait pas sur les nombreux détails terrifiant et traumatisant qui pimentaient peu à peu son quotidien.


    Continuant son avancée, elle chercha le moyen de quitter ce secteur pour retourner auprès de ses amis. Elle n'avait pas envie d'être toute seule, c'était bien trop effrayant.

    Zadyssa s'était perdue. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle était sous le complexe et probablement encore dans la région de l'infirmerie, comme l'en démontrait les murs blancs. Soupirant, elle traversa un nouveau couloir et tourna à droite.


    Contre toute attente, elle remarqua un carré de lumière naturelle. Ainsi, il faisait jour. Ce fut à ce moment qu'elle tilta. Un carré de lumière ? Une issue, assurément ! Peut-être pourrait-elle fuir ce lieu de fous dans lequel elle était tombée. Pleine d'espoir, Zadyssa s'approcha et remarqua à sa grande joie qu'il s'agissait d'une porte ouverte donnant sur la ville. Elle était étonnée, mais heureuse. Elle s'apprêtait à faire demi-tour pour chercher Corail et les autres en espérant tomber sur le bon endroit, cet fois, quand elle entendit des bruits de pas approcher.


    Zadyssa ne savait pas quoi faire. Pétrifiée sur place, elle les écoutait arriver irrémédiablement…


    — Va falloir y aller, dit une voix.

    — Enfin ! renchérit une autre. Depuis le temps que j'attendais ce moment… ça va être explosif !


    Il s'agissait d'un homme et d'une femme, assurément. Probablement deux de ces gens à la solde de Law. La jeune humaine se demandait bien comment ils pouvaient accepter de faire ça… ça n'avait aucun sens !


    Mais pour le moment, elle devait se contenter de trouver une solution. Ou elle sortait dehors, dans le froid, ou elle trouvait un moyen de leurs expliquer la raison de sa présence ici. Elle ne pouvait se résoudre à partir sans prévenir les autres… Pressée par la situation, Zadyssa sentit son cœur s'accélérer. Que faire… Son instinct lui dictait de fuir. Sa raison, de rester dans un lieu connu avec du soutien…


    Elle jeta un regard à cette porte ouverte, qui lui soufflait de la traverser, puis détailla le couloir blanc, qui signait une certaine captivité. Zadyssa se rappelait très bien l'histoire de Corail,les mines… Mais là, elle n'était pas dans le cadre d'un choix. Un moins que…


    La jeune humaine secoua la tête, désemparée. Elle ne savait que choisir. De plus, les voix se rapprochaient de plus en plus vite. Bientôt, ils seraient là. Et elle devrait faire son choix. Seulement, aucune des deux solutions ne lui semblaient potables.


    — Je ne vais quand même pas choisir à la plouf ! souffla-t-elle.


    Son regard ne cessait de passer de la porte qui semblait avoir été délibérément ouverte au couloir.


    — Oh, et puis zut !


    Elle se jeta au dernier moment dans l'encadrement et se colla contre le mur, une main sur sa bouche, afin d'être la moins perceptible possible. Ils vérifieraient assurément que personne ne s'était enfuie…


    Le froid s'insinuait dans ses vêtements peu protecteurs, soulevant ses cheveux bruns au passage et la faisant grelotter. Ce bref moment où la chaleur d'un foyer lui donnait envie de retourner à l'intérieur. Cependant, comme elle l'avait prédit, ils s'arrêtèrent au niveau de la porte ouverte.


    — C'est bizarre, ça… Law ne nous a pas prévenu…

    — Tu crois que c'est lui, ou un de ces gamins qui aurait réussi à fuir ?

    — Je n'en sais rien… Mais quitte à se tromper, autant la refermer, ne sait-on jamais…


    Sitôt dit, sitôt fait. Une fois que le mécanisme se fut stoppé, Zadyssa put de nouveau respirer convenablement. Elle se décala légèrement, dévisageant le mur qui était désormais presque lisse. Oubliée, le moyen de sortie.


    — Mince…


    La jeune humaine se tourna vers les multitudes de rues qui s'offraient à elle. Laquelle choisir… ? Zadyssa finit par en prendre une qui semblait aller tout droit, le plus loin possible de cet endroit. Pour qu'elle n'ait plus à songer à ce Law qui avait fichu en l'air sa petite existence. En revanche… abandonner ses nouveaux amis étaient contre tout entendement. Se disant qu'elle pourrait réfléchir à comment les libérer sur le chemin, elle se mit à avancer.




    Tout était très silencieux. Trop, même. Le seul bruit perceptible était celui qu'elle faisait lorsqu'elle marchait et celui du vent qui soufflait inlassablement. Si fort qu'elle semblait perdre l'équilibre à chaque pas. Zadyssa grelottait. Elle marchait depuis une heure, déjà. Elle était morte de trouille mais se disait qu'après avoir parcouru les dix kilomètres, elle n'aurait plus à se soucier d'une quelconque liberté ou autre. Elle s'en voulait, de laisser là ses nouveaux amis. Aussi se disait-elle qu'elle pourrait les aider en demandant à la police d'intervenir.


    Continuant de marcher, au bord de la fatigue et morte de faim, elle vit une grande barrière se dresser sur son chemin. Intriguée, elle s'en approcha en se demandant pourquoi elle n'avait pas pris le temps de manger et remarqua un écriteau : « Attention barrière électrique ! ». Et elle resta là, se demandant si elle ne pourrait vraiment pas aller plus loin. À moins bien sûr, d'appeler à l'aide. Mais elle avait bien trop peur pour risquer de briser le silence. Les minutes passèrent lentement…


    Je vois que tu as choisi de fuir, dit Law, brisant le silence.


    Zadyssa se retourna, surprise. Son cœur battait la chamade.


    Je ne saurais dire si c'est le bon. Ce qui est certain, c'est que si tu me suis, tu n'auras pas à subir la Sélection. Puisque tu as fui, tu y échapperas. Mais tu ne reverras plus jamais tes amis et tu ne devras plus jamais revenir sur Metellos.


    En fait, peu lui importait, de revenir ou non sur sa planète natale. Et dans tous les cas, elle se demandait bien comment il pourrait l'en empêcher.


    C'est quoi cette histoire ?

    Eh bien, tu dois bien te douter que cette porte ouverte n'était pas une erreur de ma part. Bien sûr que c'était fait exprès.

    Pourtant…

    Oh, ces deux-là ? Je n'ai prévenu personne. Sinon, ce n'aurait eu aucun intérêt. Certains ont la compassion facile, ils n'hésitent pas à vous aider.

    Ceux-là sont gentils, alors.

    Ce n'est pas aussi simple, rétorqua-t-il.

    Ah oui ?

    Si je t'expliquai, tu ne comprendrais pas.


    Il ne lui laissa pas le temps de répliquer.


    Je me demande bien ce qu'ils vont penser, en voyant que tu les as abandonner. Mais ce qui sera plus intéressant de voir, c'est que vas-tu choisir : les prévenir ou te préserver comme tu l'as fait contre mon petit Zéphyron ?


    Zadyssa ignora la fin de la question. Alors comme ça, ils n'étaient pas au courant ? Mais… que risquaient-ils ? Ça, Law ne l'avait pas dit ! Aussi, demanda-t-elle.


    Tu n'as toujours pas compris ? La Sélection ! Nous allons organiser une petite offensive et le dernier enfant qui tiendra sera le vainqueur !


    Le cœur de Zadyssa manqua un battement. Bien sûr, elle était terrifiée, mais elle savait ce qu'elle avait à faire. Ce qu'elle devait faire.


    Si tu vas les rejoindre, tu seras toi aussi prise dans le jeu.


    Zadyssa n'écoutait plus, de toute manière.


    La jeune humaine fit volte-face et partit en courant vers le complexe.

    Ce message a été modifié par Zadyssa le mercredi 23 novembre 2016 - 14:15

    mercredi 23 novembre 2016 - 12:37 Modification Admin Réaction Permalien

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