Fanfiction - Sang Pur

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    ChistorSith

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    PRÉLUDE


    Cette fanfiction s’inscrit dans la timeline de la section Jeu de rôles de PSW. Elle raconte les débuts du personnage de Kovann Sorrav, apprenti de Dark Spencer, et des raisons à l’origine même de son engagement auprès du Seigneur Noir.

    Vous pouvez naturellement commenter pour dire ce que vous pensez de l’histoire et éventuellement poser des questions.

    Bonne lecture !

    Chapitres
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    Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine…

    SANG PUR

    Près de cinquante ans ont passé depuis la fin de Dark Krayt. Après des décennies de renaissance, l’ORDRE JEDI est à nouveau proche de l’extinction : un Seigneur Sith, DARK SOVEREIGN, a pris le contrôle du Sénat de la République et met en œuvre un génocide à l’encontre de tout individu sensible à la Force, asseyant ainsi sa domination.

    Les gouvernements du Nouvel Empire, des Néo-Mandaloriens, et quelques systèmes loyaux à la République démocratique, forment la Coalition Galactique et mènent depuis plusieurs années une guerre d’usure contre le gouvernement de Sovereign.

    Les rares Jedi survivants sont éparpillés dans la galaxie, à se cacher de la République. Les ennemis sont partout, et les sensitifs doivent prendre garde à ne pas être dénoncés ni découverts. Pourtant, dans les anciens Mondes Sith, un individu profite de ce tumulte pour mener un projet aussi ambitieux que dément. . . .


    Ce message a été modifié par ChistorSith le mercredi 07 février 2024 - 18:21

    samedi 16 décembre 2023 - 19:54 Modification Admin Réaction Permalien

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    ChistorSith

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    Chapitre 1


    Korriban - année 186

    Dans l’obscurité d’une grotte, un grand reptile quittait un tombeau. Son pied traînait, comme sa vibroépée que son bras las laissa tomber. Il s’effondra sur ses genoux.
    Jamais il n’aurait cru vivre pareille épreuve. Endolori, épuisé, il avait dû affronter ce qu’il était venu chercher.

    Son passé, son présent et probablement son avenir l’avaient confronté. Sa survie n’était due qu’à son ambition, son désir de pouvoir et de vaincre. C’était ce qui l’avait fait aller de l’avant, ce qui l’avait poussé à surmonter les illusions aux dégâts pourtant bien réels. Mais maintenant, son corps avait besoin de repos.

    Il porta sa main à sa gourde : la tombe ne lui avait laissé aucun répit, et la sécheresse du lieu poussiéreux lui attaquait la gorge.
    Sa soif étanchée, le Chistori prit la direction de la sortie et passa près de la cinquantaine de carcasses de shyracks qu’il avait dû éliminer pour arriver jusqu’ici, ce qui représentait déjà une épreuve en soi. Son énergie, c’était la planète qui la lui donnait. L’essence des esprits avec lui nourrissait son énergie, plus que ses vivres.
    Sauf ce jour-là, où un – et non des moindres – avait choisi d’être contre lui. Mais il avait triomphé. Il avait mérité son estime.

    Le monde originel des Sith. Siège de leur grandeur et gouffre de leur orgueil. Ce qui fut la capitale du côté obscur de la Force n’était plus qu’une ruine, une tombe oubliée. Un cercueil… qui n’était pas vide pour autant.
    Contrairement aux Jedi, les Sith ne reposaient jamais vraiment. Ils ne pouvaient pas apparaître aux vivants, sauf par l’intermédiaire d’un artéfact, d’un colifichet. Le Chistori ne les rencontra pas. Cependant, il sentait leur présence, et leur contact.

    Kovann Sorrav – tel était le nom de ce seul être doué de vie et d’intelligence – avait posé son vaisseau voilà deux semaines. Quinze jours à se battre contre la nature hostile : combien de shyracks, mais surtout de limaces k’lors, étaient passé au fil de son épée ? Cela ralentissait considérablement sa progression ; sur la même durée sans prédateur, Kovann aurait exploré les moindres recoins de la Vallée des Seigneurs Noirs.

    La pensée de son monde natal lui revint au milieu de cet épuisement, comme un rêve éveillé. Pendant des années, on l’avait persécuté pour son affinité rare au sein de leur espèce. Plus particulièrement depuis onze ans : un jour, subitement, il sentit son lien s’exacerber. La Force... il avait su. On ne lui en avait jamais parlé, mais il avait su ce que c’était.
    Ou plutôt, si, il avait entendu des histoires. Une histoire. Un nom.

    Desann.

    Le Chistori qui le rendait fier. Le seul de son espèce qui avait fait trembler le Nouvel Ordre Jedi. Qui aurait pu le détruire. Celui qui avait su tenir en respect le titanesque Luke Skywalker en combat singulier. Il fut vaincu, certes, mais l’arme à la main, digne et brave.
    Kovann voulait suivre ses pas vers cette gloire, cette peur qu’il avait instaurée. Mais en allant plus loin encore. Il avait longuement réfléchi : l’erreur de Desann fut de ne pas avoir eu de vision à long terme. Il voulait détruire les Jedi à cause du mépris qu’il leur portait. Mais après, quoi ? Régner sur la galaxie ? Comment ? Les Vestiges de l’Empire avaient été trop disparates et trop différents pour y parvenir.

    Il ne commettrait pas les mêmes erreurs. Car il n’avait pas les mêmes ambitions.


    mardi 19 décembre 2023 - 19:12 Modification Admin Réaction Permalien

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    ChistorSith

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    Chapitre 2


    Korriban, Vallée des Seigneurs Noirs – Deux jours plus tard, 186

    Après son épreuve dans la grotte, Kovann se reposa. Deux jours entiers furent nécessaires, où sommeil et méditation s’amalgamaient sans qu’il ne le veuille vraiment.
    Avait-il été suffisamment prêt pour affronter ce tombeau ? Probablement pas, même en ayant triomphé : il n’en tirerait pas les leçons tout de suite.

    Le corps et l’esprit restaurés, le Chistori choisit de poursuivre sa quête. Un autre sanctuaire l’intéressait, et des sources moins anciennes en faisaient mention. Au prix d’une lutte contre la nature hostile et prédatrice, il trouva la tombe : grandiloquente, un palais funéraire.
    Devant la porte étaient éboulés de grands blocs de pierre. Et après plus de cent cinquante ans, on pouvait voir dessus les tranches nettes causées par un sabre laser. Quelqu’un avait voulu sceller grossièrement son accès.
    Personne, vivant ou mort, charnel ou éthéré, ne l’empêcherait d’atteindre ses objectifs.

    Sorrav se nourrit de la puissance de la Vallée. Il sentait la Force couler dans son sang, sur sa peau écailleuse. De ses yeux naturellement jaunes, il fixa les pierres, puis leva lentement les bras. Dans un grondement sourd, un premier bloc frémit. Massif, large, le Chistori dut redoubler de volonté pour le contrôler. Il en était capable : une fois ce tombeau visité, il pourrait repartir.

    Durant ces deux semaines sur Korriban, Kovann avait entrepris de visiter les sépultures de ces Seigneurs qui avaient marqué l’histoire de la galaxie. Leurs pièges, hélas, n’avaient plus servi depuis près de quatre millénaires, et ne fonctionnaient plus. Mais le grand lézard n’était pas venu dans le but de se servir : un sanctuaire devait être respecté. Et ça, les esprits l’appréciaient : il ne volait rien, si ce n’était la connaissance. L’instruction. Ces runes antiques relevaient du mystère, mais il écoutait les tréfonds de la Force, les murmures des fantômes du passé. Il suivait... son intuition.


    Au prix de bien trop gros efforts, le passage fut dégagé. Éreinté, le Chistori traîna du pied jusqu’à l’ancienne académie qu’il occupait, seul avec les fantômes. Le vent sifflait entre les brèches qui tranchaient les pierres épaisses. Les lits de roc, aux matelas effacés par le temps, n’offraient que le luxe de ne pas dormir par terre.
    Dans ses rêves, Kovann voyait l’Académie en plein essor. Il la vivait, plus vraie que nature, plus fourmillante que jamais. Et c’était beau. Tant de lames pourpres, des guerriers avides de combats autant que de savoirs.

    Dans l’après-midi, après son repos, il entra dans la tombe ouverte. Un chemin tout tracé, que le temps n’avait que peu abîmé.
    Il faisait si noir… Pas la moindre lumière, et Sorrav prit sa lanterne en plus de son intuition. Ah, qu’elle lui avait servi, depuis son arrivée !
    Sans surprise, une quantité considérable de k’lors avait élu domicile dans ces ruines. Des limaces marchantes aux tailles diverses, et à l’agressivité variable selon les individus. Les couloirs puaient des fluides écœurants que libéraient les nids et les couvées, ainsi que les déjections. Que cela dut-il être, autrefois, trois mille ans après un abandon… !

    L’épée du Chistori fendait l’air, éclaboussait le sol ou les murs. Sa lanterne éclairait les environs, mais Kovann écoutait la Force : le danger venait de partout, chacun de ses sens était en alerte, il était la proie. Il devait mater cette vermine animale dont l’absence de conscience en faisait des êtres de sacrilège.
    Payant par de nombreux efforts, de blessures aussi, Sorrav parvint au mausolée qui fut, à sa grande surprise, intouché par les limaces.

    Les ténèbres qui habitaient la pièce ne permettaient pas de voir les dégâts qui trahissaient un affrontement. Ah… Aurait-on pu les différencier de l’usure ?
    Et dans cette obscurité, au silence de mort où l’on entendrait maintenant battre son propre cœur, le pied du reptile tapa dans quelque chose. Approchant la lumière, il trouva un corps momifié, sur le dos. Sorrav ne savait pas encore qu’il venait de trouver l’apprentie de son idole.

    Puis il s’approcha tout près du grand sarcophage. Après l’avoir examiné, minutieux, il posa la lanterne et tendit sa longue main griffue. La Force coulait en lui. La faisant passer dans ses propres muscles, il se concentra sur les lourdes portes.
    Un frottement bref se fit entendre…
    Un autre…
    Le Chistori n’arrêtait pas, laissant cette Force obscure plus présente au sein des tombeaux le nourrir, augmenter son contact. Il ne l’avait jamais sentie aussi à ses ordres, aussi puissante et docile qu’ici. À un point qu’il redoutait le jour prochain, très prochain, où il allait devoir quitter Korriban.

    Le sarcophage s’ouvrit doucement, mû par la concentration constante qu’appliquait Sorrav. Une épreuve plus difficile qu’il n’y paraissait : son corps peinait à supporter cet effort continu. Trop fatigué, il relâcha son emprise et les deux portes retombèrent lourdement dans un bruit de tonnerre, qui résonna dans toute la pièce, faisant estimer sa taille invisible.
    Une fois qu’il eut repris son souffle et constaté l’ampleur du travail, Kovann put y retourner. Il se servit des deux mains – une pour chaque porte – et redoubla de volonté. La roche remua. Les esprits ne le tourmentèrent pas : cette profanation servait un but bien précis, que les Sith allaient difficilement désapprouver.
    Il fallut près d’une heure, sur deux tentatives, avant que le Chistori ne pût finir d’ouvrir la sépulture. S’y tenait en effet la momie de l’antique Seigneur Noir. À quatre pattes, soufflant d’épuisement autant que de satisfaction, Kovann se redressa pour s’approcher du corps et en tira une phalange. Toute petite, de l’auriculaire. On voyait à peine le prélèvement. Il n’avait pas besoin de plus. Et une fois qu’il eût rangé ce trésor, Sorrav referma – beaucoup plus facilement – les massifs battants du cercueil. Dans le doute, il récupéra un morceau de cette autre momie : peut-être s’agissait-il, elle aussi, de ce qu’il cherchait ?

    Il se reposa une dernière fois, pour la nuit, puis prit la route aux aurores vers son vaisseau posé loin, très loin. Ce n’était pas par choix : la Vallée consistait en une chaîne de montagnes, un canyon accidenté où la place pour atterrir en toute sécurité se faisait rare ; il avait bien vu quelques plates-formes suspendues en arrivant, mais après trois millénaires, seraient-elles capables de supporter un transport ?
    Une longue marche de plusieurs heures se présenta donc, à éviter les tuk’atas, les hssiss, les k’lors, et autres monstruosités de Korriban.
    Mais les Sith étaient avec lui.

    L’appareil était recouvert de sable ocre, mais l’intérieur aussi net qu’à son départ. Kovann déposa les « reliques » dans un container bien protégé des turbulences et des chocs.

    Après le sable, l’eau.

    mercredi 27 décembre 2023 - 00:57 Modification Admin Réaction Permalien

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    Chapitre 3


    Kamino – Deux semaines plus tard, 186

    Voilà cinq jours que Kovann avait laissé les morceaux de corps aux « long-cous ». Des échantillons à la valeur inestimable. Ce qui ne rassurait guère le Chistori, c’était qu’ils lui avaient fait part de leur besoin d’un entretien si tôt.
    Le Kaminien en charge de son projet s’appelait Boam Se, un individu très neutre et gracieux comme ses congénères, d’une politesse classique. Il invita le reptile à s’asseoir, dans son bureau blanc à la luminosité aveuglante. Ses six doigts effilés se joignirent sous son menton.

    Boam Se » Monsieur Sorrav, nous avons pu analyser les échantillons que vous nous avez apportés. Et je regrette de devoir vous informer qu’il sera particulièrement… « difficile » est un bien maigre mot, de procéder à un clonage.
    Kovann » Pourquoi ça ?
    Boam Se » Il y a trois facteurs majeurs. Deux sont de mauvaise qualité. Ils ont l’air singulièrement anciens, les génomes sont très endommagés. Les réparer n’est pas impossible, mais c’est un travail particulièrement long et coûteux pour un résultat peu garanti. Et cela, à cause de la deuxième raison…

    Le Chistori poussa un profond soupir à travers ses sinus.

    Boam Se » Un seul de vos échantillons appartient à une Humaine. Nous en sommes parfaitement certains, c’est même le plus net de tous. Mais les deux autres, eh bien… leur caryotype n’existe pas dans nos bases de données. La complication n’est pas négligeable. Nous possédons pourtant les codes génétiques de toutes les espèces conscientes ou non de la galaxie depuis le début du clonage.

    Pour le coup, le client fut bien moins surpris par cette nouvelle ; il s’y attendait, même.

    Kovann » Et le troisième point ?
    Boam Se » Nous avons découvert que chacun des échantillons – y compris celui de l’Humaine – possédait des gènes propres aux utilisateurs de la Force ; des midichloriens, en taux fort élevés. Bien que leur clonage ne soit pas impossible, il n’en reste pas moins qu’il crée des individus très instables mentalement. Bien plus que des gens « naturels ».
    Kovann » Je vois…
    Boam Se » À part cela, entre autres découvertes, les échantillons Mark et Lud ont un gonosome Xesh-Yirt.

    Soit X et Y en aurebesh.

    Kovann » Des hommes, donc.

    Il le savait très bien. Comme beaucoup « d’informations » que lui remettait la nuque longue, d’ailleurs. Et ça ne l’arrangeait pas du tout : il avait besoin de femmes ! Mais comment les trouver ? Aucune, dans ce qu’il avait découvert lors de ses recherches, ne s’était fait remarquer par ses exploits. Dans son projet, le clonage n’était qu’une première étape, inévitable mais temporaire. Il fallait revenir au plus vite à la biologie.
    Le client se leva, imité par le cloneur.

    Kovann » Merci pour ce rapport, Monsieur Se.
    Boam Se » Je vous en prie. Mais maintenant, que souhaitez-vous faire ?
    Kovann » Continuez la réparation de Lud et Mark, puis leur clonage. En un seul exemplaire pour commencer.
    Boam Se » Je ne vous cache pas que ça vous demandera de gros moyens financiers, et à nous, beaucoup de temps. Si je peux me permettre une suggestion…
    Kovann » Je vous écoute ?
    Boam Se » Mieux vaudrait-il d’abord se concentrer sur un seul sujet et le mener à bien. Nous garderons évidemment l’autre en réserve. Si nous y parvenons avec un, répéter l’opération ne devrait plus être un si grand défi.
    Kovann » Hum, vous n’avez pas tort. Dans ce cas, le projet le moins endommagé des deux. Et ne vous en faites pas pour le financement : vous l’aurez, en temps et en heure.
    Boam Se » Très bien. Et que fait-on du code de l’Humaine ?
    Kovann » Fi ! Détruisez-le. Elle ne m’intéresse pas.

    Le rendez-vous ne dura pas beaucoup plus longtemps et le grand Chistori serra la main du Kaminien – pas trop fort, il pouvait la lui broyer. Puis il retourna sur son vaisseau et partit en quête de fortunes, pour payer ce projet. Mais il ne serait pas seul pour ça.


    jeudi 04 janvier 2024 - 19:22 Modification Admin Réaction Permalien

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    Chapitre 4


    Lok – Dix ans plus tôt, 176

    Kovann avait été intercepté lors de sa quête des reliques. Un groupe de pirates hétéroclite qui comptaient le vendre comme esclave. Mais tandis que le Chistori était dans sa cellule, son gardien avachi et somnolant dans son fauteuil, une idée lui vint.
    Sondant la Force, il perçut la carte de sécurité qui lui permettrait de couper le champ d’énergie. Concentré, il ouvrit la main dans la direction du Twi’lek. Doucement, la carte magnétique s’extirpa de la poche de veste, flotta jusque vers la cellule, puis glissa dans la fente.

    Le bip d’approbation et la coupure sonore du champ de force firent sursauter le garde qui mit quelques secondes à réaliser ce qu’il venait de se passer. Alors qu’il portait sa main à son blaster, le prisonnier tendit son bras vers lui et le plaqua violemment contre le mur.
    Il ne pouvait pas lui prendre son arme : les mains des Chistori étaient très grandes, trop pour des blasters standards. Alors il maintint une poussée de plus en plus forte, par à-coups. Au bout d’un moment, un craquement sourd se fit entendre depuis l’intérieur du corps du pirate, lequel parut avoir le souffle coupé. Quand Kovann relâcha son emprise, l’individu s’effondra dans un gémissement étouffé, incapable de bouger.
    Inutile de le tuer, pensa le Chistori. Il n’en valait pas la peine, l’objectif était avant tout de l’empêcher de donner l’alerte ; quelques côtes fêlées suffisaient.

    Ouvrant la porte de la prison, le grand reptile chercha la direction du hangar. Il essayait de s’aider de la Force pour chercher les formes de vie, et ainsi éviter les contacts. Il n’était pas là pour faire une tuerie, mais pour décoller.
    Bien malheureusement, il fut repéré et le pirate en question eut le temps de tirer quelques salves, même si son fusil fut dévié à distance. Par effet domino, une alarme retentit et tout le groupe vint l’attendre devant son vaisseau, en joue.

    Il fallait s’avouer vaincu. Cependant, Sorrav n’aurait pas pensé qu’on lui enverrait une charge élevée de rayons paralysants. Une montagne sembla lui tomber sur le crâne.

    Quand il se réveilla, il était entouré de canons, devant un être de forte stature. Un Humain ? Peut-être, ou un proche en tout cas. Il n’avait pas l’air content.

    Homme » Alors comme ça, t’es un Jedi en fuite. Une bonne nouvelle pour nous.
    Kovann » Je ne suis pas un Jedi.
    Homme » Pour moi c’est la même chose : la République cherche tous les utilisateurs de la Force, et ils ont une grosse prime sur la tête.
    Kovann » Écoutez. Vous pourrez gagner bien plus en me gardant avec vous qu’en me livrant à la République.
    Homme » Non, non non non… On me la fait pas, à moi. Tu me baratines avec ça, j’ai aucune garantie qu’on gagnera quelque chose. Par contre, je suis certain d’empocher des dizaines de milliers en t’amenant au premier poste militaire venu.
    Kovann » Réfléchissez ! Vous croyez qu’il se passera quoi, si vous me livrez ? Que la République va vous dire merci, qu’elle va gentiment vous donner une valise de crédits en vous faisant la bise et vous laisser repartir ? Vous êtes des pirates : elle va faire d’une pierre deux coups et vous embarquer dans la foulée.

    Plusieurs des gardes parurent convaincus. L’homme lui-même réfléchit – son regard parlait tout seul.

    Kovann » Et puis regardez-moi : grand, fort, une gueule pas courante qui peut faire peur, et j’ai le pouvoir de la Force ! Imaginez ! Imaginez ce que ça vous apporte, dans un combat !
    Homme » On dit que les Jedi ont perdu leur puissance à la bataille de Rhommamool.
    Kovann » Ce n’est pas mon cas : ça, c’est arrivé aux Jedi. Mais je vous l’ai dit : je ne suis pas un Jedi, et je ne l’ai jamais été. Je ne me sens pas affaibli, au contraire !
    Garde » Attendez, faudrait pas qu’il nous attire ces saloperies, là. Les bêtes.
    Homme » T’as pas tort…
    Kovann » C’est un risque à courir. Mais ces créatures s’en prennent aux gens sensibles à la Force. Vous ne l’êtes pas, vous ? Vous ne risquez rien. Quoi qu’il en soit, le plus grand danger pour vous c’est de me remettre aux autorités. Vous n’êtes pas des chasseurs de Forceux, ni des chasseurs de prime, vous devez être dans leurs dossiers de police. Vous jeter dans leurs bras, même avec un cadeau comme moi, ça va mal finir pour vous aussi.

    Ce lézard était convaincant. Le chef, après un instant de réflexion, lui dit qu’il allait réfléchir à sa proposition.
    Le lendemain, il vint le voir dans sa cellule :

    Homme » Tu sais être persuasif. J’espère que tu n’as pas utilisé tes pouvoirs sur moi.
    Kovann » Si je l’avais fait, vous ne vous seriez même pas posé cette question.

    Il n’en savait bigrement rien, cette phrase était jouée au bluff total. Mais elle fit sourire l’individu.

    Homme » Je veux bien te laisser le bénéfice du doute. Je te laisse un an : si tu nous fais gagner autant que la prime de la République, je te laisserai partir avec ton vaisseau et toutes tes affaires. Mais sinon, on te livre quoi qu’il arrive.
    Kovann » Marché conclu, vous ne serez pas déçus.
    Homme » Ça, j’attends de voir le résultat avant de le dire.

    L’humanoïde ouvrit la barrière d’énergie et tendit la main au Chistori, qui la lui serra sans forcer.

    Homme » Au fait, comment  tu t’appelles ?
    Kovann » Kovann Sorrav. Je suis un Chistori.
    Homme » Je connais pas. Moi, c’est Dyvon Tav’aa. Un Épicanthix.
    Kovann » Je crois que nos espèces vont apprendre à se connaître.


    vendredi 12 janvier 2024 - 18:52 Modification Admin Réaction Permalien

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    Chapitre 5


    Frontière du système Hok – Année 187, trois semaines après le rendez-vous avec Boam Se

    Le Merry Malvin quitta l’hyperespace. Après seulement quelques minutes, ses senseurs indiquèrent l’approche de vaisseaux en vitesse lumière. Les pilotes ouvrirent le champ d’interdiction, arrachant brutalement de leur course trois corvettes.
    Avant même qu’ils eussent le temps de comprendre, les civils furent bombardés de charges à ions. Ils tentèrent bien de répliquer, mais le croiseur pirate était trop bien armé, trop bien protégé pour espérer s’enfuir.
    Plusieurs navettes d’abordage en sortirent une fois que les vaisseaux eussent été neutralisés.

    Les gardes grans se mirent en position pour protéger leur cargaison. Les pirates forcèrent le premier sas au chalumeau, et des échanges de tirs illuminèrent le couloir noir. On se tirait dessus en regardant les éclairs des canons ou avec du matériel à vision nocturne.

    Aussi déterminés qu’entraînés, les Grans furent vaincus. En effet, ils n’avaient pas du tout prévu que ces pirates, menace pourtant constante pour les vaisseaux partant de Hok, avaient avec eux un être à la fois géant et capable d’utiliser la Force.
    Il n’avait certes pas de sabre laser, mais il parvenait à dévier les blasters, à projeter des caisses, à lancer des hommes contre les murs, ou à arracher leurs armes. De ses mains acérées, il estafilait plus ou moins mortellement ses ennemis.

    Les Chistori n’étaient pas monnaie courante dans la galaxie : leur apparence, leur carrure, ça impressionnait – et plus encore dans l’obscurité.

    Kovann » TOC… TOC !

    Il franchit la porte menant au pont, sa voix sèche résonnant dans la pièce. Le capitaine du vaisseau se retrouva désarmé aussitôt qu’il eut mis le reptile en joue.

    Kovann » Les gars, mettez tout ce beau monde dans la pièce à vivre. Et rallumez les lumières.

    Il avait donné tant de preuves de son efficacité, les pirates avaient gagné de tels butins avec lui dans leurs rangs, que le grand lézard s’était hissé parmi les hommes de confiance de Dyvon Tav’aa – il menait l’assaut contre un vaisseau, ce n’était pas rien comme hiérarchie.
    Grâce à la mobilité des bandits, leurs vaisseaux et leur nombre, Kovann arrivait à se faire pas mal d’argent pendant les raids, argent qu’il réinvestissait sur Kamino. Bien sûr, les hommes s’étonnaient de ne pas le voir jouer ses gains, payer des filles ou des épices. C’était probablement le corps le plus pur d’entre tous, et paradoxalement, l’esprit le plus corrompu.

    Dans la grande pièce de réception, l’équipage était à genoux, les mains sur la tête.

    Kovann » Messieurs-dames… Je vous avertis que votre vaisseau est actuellement abordé par des pirates. Coopérez, et il ne vous arrivera rien de fâcheux.

    L’intégralité de l’équipage étant grane, il ne pouvait pas dire « Nous ne toucherons pas à un de vos cheveux ».

    Kovann » Maintenant, veuillez nous aider à accéder à la soute. N’essayez pas de jouer les héros : nous n’en voulons qu’à vos pierres précieuses, pas à vos vies. Vous repartirez sans blessure… si vous obéissez, bien entendu. Et de toute façon, si vous ne nous aidez pas, non seulement nous vous ferons mal, mais nous réussirons quand même à saisir votre cargaison. Alors soyez sages.

    Même avec les gueules de ses hommes, le Chistori avait un sacré bagout. L’attaque éclair que la corvette avait subi choquait encore l’équipage. Le capitaine leva la main et tendit une carte magnétique.
    Sorrav désigna un Weequay : il s’approcha, s’empara de l’objet et se rendit jusqu’à la soute avec un collègue. La porte s’ouvrit à l’entrée de la carte, révélant un grand nombre de caisses. Le collègue revint pour confirmer la bonne foi du capitaine.

    Kovann » Je suis ravi de voir que vous faites preuve de bon sens. À présent, mon équipage et moi-même allons récupérer votre cargaison. Trois hommes vous surveilleront, ils ont ordre de ne vous faire aucun mal tant que vous resterez à genoux. Pensez à vos proches, ne faites pas de bêtise. Vous les retrouverez très bientôt.

    Et le Chistori se rendit jusqu’à la soute, où il s’aida de la Force pour déplacer rapidement des caisses pendant que les autres y allaient à la force de leurs bras. Et pour les containers trop gros, il se servait de son physique seul. Un petit transport de fret s’arrima et accueillit la prise.
    Une fois tout embarqué, Kovann revint auprès de ses otages et fit signe aux gardiens de remonter à bord.

    Kovann » Messieurs-dames, je suis fier de vous. Et pour vous remercier de votre entière coopération, nous vous laissons une dernière caisse de pierres précieuses. Je vous souhaite une agréable fin de voyage ! Et n’hésitez pas à nous mettre cinq étoiles sur LootAdvisor !

    Et il partit au hangar. Le vaisseau décolla, suivi par le transport, et ils retournèrent au Merry Malvin. Ce dernier, une fois tous ses hommes et ses blessés rapatriés, coupa son champ d’interdiction puis disparut dans les profondeurs de l’hyperespace.

    Des pierres précieuses… les Kaminiens allaient adorer ça.


    jeudi 18 janvier 2024 - 20:23 Modification Admin Réaction Permalien

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    Chapitre 6


    Kamino – Début 188

    Nouveau rendez-vous avec Boam Se. Pour Kovann, ça augurait du bon ; plusieurs mois s’étaient écoulés, il avait payé les Kaminiens dans les délais comme promis, alors il était venu avec une certaine impatience.

    Les deux êtres de grande taille marchaient dans un couloir suspendu au milieu des innombrables tubes à embryons. Des clones qui n’étaient pas les siens.

    Boam Se » J’ai une bonne nouvelle à vous annoncer : nous avons réussi à reconstituer le génome de l’échantillon Mark voilà un mois. Le processus de clonage a commencé, et il est resté stable depuis. Il n’y a pas de raison qu’il ne survive pas. Cependant…
    Kovann » Oui… ?
    Boam Se » Eh bien, étant donné que nous ne savons pas de quelle espèce il s’agit exactement, nous ne sommes pas certains de son alimentation. Pour l’instant, le fœtus a une nutrition générique qui est convenue pour toutes les espèces que nous avons clonées. Mais à l’avenir, nous devrons faire des essais quant à la nourriture qui ne serait pas dangereuse pour lui.

    Peut-être était-il temps de lui dire la vérité. Cela les aiderait beaucoup, et de toute façon, ils allaient bien finir par le voir d’eux-mêmes. Le Chistori demanda d’aller dans le bureau du responsable, où ils s’assirent.

    Kovann » Monsieur Se, je sais exactement de quelle espèce il s’agit. J’ai préféré garder le secret autant que possible.
    Boam Se » Oh… Je regrette que vous n’ayez pas confiance dans notre discrétion. Nos clients n’ont le droit d’obtenir des informations que de leurs propres commandes, et de personne d’autre.
    Kovann » Certes. Mais ce projet est très ambitieux : je veux faire revenir la race disparue des Sith.

    La longue nuque effilée recula de stupéfaction. Des Sith, Kamino n’en avait guère de bons souvenirs…

    Kovann » Je vous parle bien de l’espèce. Le peuple antique des Sith de sang pur. Pas les guerriers ennemis des Jedi.
    Boam Se » Oh, je vois…

    Le Kaminien réalisa la tâche qui lui incombait, c’était vertigineux en soi. Et pour troubler ces êtres d’ordinaire si stoïques et placides sans les menacer, il fallait se lever de bonne heure.

    Boam Se » Je comprends mieux… Vos motivations vous appartiennent : vous payez, j’exécute. Mais je comprends pourquoi ils n’étaient pas dans nos bases de données : cette race avait déjà disparu quand Kamino a commencé à cloner.
    Kovann » Les deux échantillons proviennent de Sith de sang pur. Il y a eu de nombreux hybrides avec des Humains par la suite, mais je veux conserver cette pureté. Je tâcherai de trouver des échantillons féminins. Le clonage n’est qu’une solution à moyen terme.
    Boam Se » Je vois où vous voulez en venir. Hum, peut-être le saviez-vous déjà, mais je préfère vous prévenir : ce projet très ambitieux demandera beaucoup de patience. Il faut réparer le génome, et il faut attendre des sujets qu’ils atteignent leur maturité sexuelle – or, nous n’en connaissons pas l’âge chez les Sith. De plus, il faut plusieurs milliers d’individus pour conserver un code génétique sain. Deux couples des mêmes clones créeront des individus que l’on pourrait rapprocher à des frères et sœurs.
    Kovann » Je sais…
    Boam Se » Pour finir, la croissance accélérée endommage grandement les capacités reproductrices, elle crée des malformations génétiques dans cent pour cent des cas, et des dégénérescences mentales. Il faudra donc attendre tout le temps nécessaire.
    Kovann » Je suis conscient que c’est un projet qui n’aboutira qu’après ma mort. Mais je veux quand même essayer.
    Boam Se » Je ferai selon vos désirs, tant que le projet est financé. Je vous partage toutefois tout mon intérêt scientifique là-dedans. Ressusciter une espèce consciente est un défi grandiose !
    Kovann » À qui le dites-vous.

    Ils se levèrent tous les deux, le Chistori présentant ses remerciements, et ils se serrèrent la main.

    Boam Se » Nous sommes à votre entière disposition si vous voulez connaître l’avancement du projet. Je vous donnerai des nouvelles par moi-même au besoin.
    Kovann » Merci. Je vous fais confiance. Nous nous reverrons de toute façon pour le prochain paiement.

    Le reptile quitta la pièce et retourna vers la plate-forme où l’y attendait sagement sa navette. Avant de monter, il resta un instant sur la passerelle en regardant la mer calme sous un soleil sans nuage, laissant les embruns salés passer dans ses narines. Un peu agressifs, mais en même temps vivifiants.

    lundi 29 janvier 2024 - 12:46 Modification Admin Réaction Permalien

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    Chapitre 7


    Kamino – Six mois plus tard, 188

    Le vaisseau de Sorrav atterrit sur une plate-forme encore humide. En sortit le reptile, avec une mallette. On le mena jusqu’au bureau du professeur Se qui se leva. L’être sensible à la Force pouvait percevoir, derrière la placidité du visage, une forme de contentement émaner du Kaminien.

    Boam Se » Monsieur Sorrav, c’est un plaisir de vous voir.
    Kovann » Pareillement. Je viens pour le paiement. Douze mille huit cents.

    Ouvrant la mallette sur la table, plein de crédits en or étaient rangés parfaitement, collés les uns aux autres. L’être blanc remercia son client et referma le contenant.

    Kovann » Comment avance le projet ?
    Boam Se » Bien, bien. Mark se développe sans complication.
    Kovann » Je peux le voir ?
    Boam Se » Bien entendu.

    Le professeur ouvrit la marche hors du bureau et guida son client à travers les couloirs peu fréquentés – cette espèce était trop occupée pour des promenades de plaisir.

    Boam Se » Nous sommes aussi en train de reconstituer le génome de Lud. Maintenant que Mark est complet, et étant donné que sa croissance est visiblement normale, j’ai pris la liberté de nous faire gagner un peu de temps.
    Kovann » Vous avez bien fait. Je paierai le montant qu’il faut.
    Boam Se » Vos pierres précieuses ont déjà énormément avancé vos frais.

    Ils arrivèrent à une porte. Boam prit une carte dans sa poche et l’enfonça dans une fente, et ils purent entrer dans une petite pièce sombre avec une cuve dans laquelle baignait un fœtus à l’aspect humanoïde. Son visage présentait quelques appendices naissants au menton, et des débuts de pointes aux arcades. Ses petites mains possédaient déjà des doigts pointus. Sa peau d’un rose sombre le différenciait d’un Humain standard également.
    Devant ce projet qui prenait forme, le Chistori sentit une hâte au fond de lui et de la fierté.

    Boam Se » Comme je vous l’ai dit, il est en bonne santé. Ses fonctions vitales fonctionnent normalement. D’après les comparaisons effectuées, son développement est similaire aux Humains et proches-humains. Les quelques différences sont minimes.
    Kovann » C’est parfait. Vous n’imaginez pas à quel point je vous remercie.
    Boam Se » Ce n’est rien, monsieur ; je ne fais que ce pour quoi vous me payez.

    Ils quittèrent ensuite la pièce pour retourner au bureau.

    Boam Se » J’ai également réfléchi, à propos de la reproduction que vous aviez mentionnée la dernière fois. Le problème de consanguinité restera le même, néanmoins on peut réussir à passer à la génération suivante avec un certain nombre d’individus, même avec un seul spécimen femelle.
    Kovann » Expliquez-vous.
    Boam Se » Nous pouvons gagner du temps – et en sécurité pour la mère – en procédant à une fécondation et un développement hors utérus. Si vous rapportez un échantillon au gonosome XX, que nous le clonons et qu’il arrive à maturité sexuelle, nous pourrons alors en prélever des ovocytes. En prélevant des spermatozoïdes des sujets masculins…
    Kovann » … Fécondation du premier coup, de plusieurs enfants en même temps et aux codes génétiques différents comme des frères et sœurs…
    Boam Se » Cela restera limité, bien sûr. Mais vous aurez plusieurs individus à la fois, au lieu d’un seul ou deux avec des risques lors de l’accouchement.
    Kovann » Bien sûr. C’est une excellente idée, à ceci près qu’elle risque d’être coûteuse.
    Boam Se » Pas beaucoup plus que s’il s’agissait de clones « classiques ». Ce n’est certes pas un système de reproduction répandu auprès de nos clients, mais nos structures le permettent.
    Kovann » Je vais voir ce que je peux faire. Encore faut-il pour l’instant trouver un sujet féminin.

    L’un des plus grands défis qui attendaient le Chistori.

    Boam Se » Ne vous inquiétez pas. Le projet Mark n’est pas encore né, et Lud pas encore commencé. Et nous pourrons stocker leurs éléments reproducteurs pour les avoir en temps voulu.
    Kovann » Très bien. Et qu’en est-il de la stabilité mentale due aux midichloriens ?
    Boam Se » Le sujet actuel n’a pas montré d’activité anormale. Mais plusieurs fois, il s’est avéré que des êtres clonés sensibles à la Force aient eu une mémoire altérée, des réminiscences incontrôlées du sujet d’origine. En toute transparence avec vous, je ne sais pas ce qu’il en serait avec des clones aussi éloignés dans le temps que les originaux, et en croissance normale ; il est probable que ces incidents mémoriels n’aient été dus à la croissance accélérée. Tout cela n’est que théorique pour le moment, malheureusement.
    Kovann » D’accord, j’en prends bonne note.

    Avec le temps, il avait appris à mieux écouter les échos de la Force pour tenter de trouver des restes de Sith. Mais il restait autodidacte, et les limites se faisaient sentir. Peut-être allait-il falloir songer à rejoindre officiellement les rangs de la Coalition, dans lesquels se trouvait Dark Spencer.
    Kovann méprisait cet être grossier, vulgaire et sans manière. Il avait eu vent de ses actes morbides au cours de ses recherches sur les Sith. Baaaaaaal, même sans être tout à fait d’accord avec lui, trouvait plus grâce aux yeux du reptile de par ses côtés raffinés. Mais il était mort depuis longtemps, et aussi invraisemblable que cela pouvait paraître, Spencer devait être à présent le seul capable de lui apprendre pleinement les voies de la Force.
    En espérant qu’il ne s’agisse pas d’un obstacle à ses desseins. Cet électron libre pouvait être assez con pour tout faire capoter.

    mercredi 07 février 2024 - 18:10 Modification Admin Réaction Permalien

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    ChistorSith

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    Chapitre 8


    Kamino – Trois semaines plus tard, 188

    À peine Kovann eut-il le temps de retourner sur Lok qu’il reçut un message urgent de Boam Se, l’appelant à venir. Ça l’inquiétait : sollicité aussi vite ne présageait rien de bon.

    Le Kaminien se leva en voyant le Chistori entrer dans son bureau. Première chose rassurante : il dégageait une aura plutôt positive, à défaut d’esquisser un sourire sur ce visage droit.

    Boam Se » Monsieur Sorrav… Mark est né.
    Kovann » Comment ?!

    Il manqua de bondir de sa chaise.

    Boam Se » Oui. Le fœtus a montré des signes typiques d’un accouchement. Il a été retiré de sa cuve sans complication.
    Kovann » Je… Je peux le voir ?

    En silence, le filiforme se leva et mena son client dans une autre pièce que la dernière fois. Une chambre où une de ses congénères s’occupait du bébé.

    Boam Se » Je vous présente Daol Tu. Elle a veillé sur le développement de Mark.
    Kovann » Enchanté. Merci pour ce que vous avez fait.
    Daol Tu » C’est un plaisir, monsieur.

    Le Chistori observa l’être minuscule et fragile à la peau rose. Si jeune, si frêle… et pourtant, une aura dans la Force pouvait être sentie.
    Ainsi, Marka Ragnos ressemblait à cela.

    Kovann » La galaxie a bien changé, depuis ton époque…

    Il se sentait heureux comme un père. Pourtant, il n’osait le prendre dans ses grandes mains musclées ; ce n’était pas un enfant chistori, aussi solide.
    Boam et lui retournèrent dans le bureau.

    Kovann » Je vous dois une fière chandelle.
    Boam Se » Je dois avouer n’être pas peu fier. Ce n’était pas un projet garanti. D’autant que le clone paraît sain d’esprit : il n’a eu aucune suractivité cérébrale, comme je vous l’ai dit.
    Kovann » Vous m’aviez dit que c’était courant, chez les clones forceux ?
    Boam Se » En effet. Mais mon hypothèse semble être la bonne : les clones les plus instables étaient ceux créés en croissance accélérée. Instables, et plus faibles également dans la Force. Je pense que Mark conservera beaucoup de son naturel.
    Kovann » Tant mieux.

    Le Chistori avait pris ses précautions : le clonage ne se faisait pas à Tipoca, trop fréquentée, mais dans une autre ville bien éloignée ; avec un peu de chance, la puissance de Mark n’allait pas être aussi facilement décelée. Un des Grands Seigneurs Sith revenus à la vie, ça ne devait pas passer inaperçu. Mais d’un autre côté, les ténèbres enveloppaient depuis plus de dix ans la galaxie ; qui sentirait ce remous ? Les Jedi étaient éteints.

    Kovann » Vous pensez pouvoir commencer le développement de l’autre ?
    Boam Se » La naissance de Mark nous a beaucoup avancés dans la connaissance des Sith. Une fois que le génotype de Lud sera reconstitué, nous procéderons à son clonage, oui.

    Maintenant que le rêve devenait concret et réel, Kovann fut pris d’un doute : et si tout allait aller très vite ? Si jamais il était repéré ? Allait-il réussir à repeupler Korriban, ou Dromund Kaas, ou Ziost ? Sans Sith femelles, ça allait être compromis. Et il était déterminé à ne pas les re-mélanger avec des Humaines.

    dimanche 18 février 2024 - 00:29 Modification Admin Réaction Permalien



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