Le Temple Jedi 6 (page 15)

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  • Avatar Kaarde

    Kaarde

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    Aux pâtisseries Roger Rabbit, Weedge, Polux et moi étions en train de piétiner joyeusement.

    Weedge. - Nouvelle impasse, alors ? Je ne pense pas que nous puissions décemment investiguer les 45 000 points de vente sur Coruscant.

    Moi. - Pourtant il doit bien y avoir quelque chose. Cet emballage a sciemment été laissé sur la scène du crime pour nous attirer ici. Il va arriver quelque chose.

    Weedge. - Un mauvais pressentiment ?

    Moi. - Non. Pure spéculation, pour une fois. La Force est trop brouillée.

    Polux. - Cet emballage de financier aux carottes était peut-être là pour te provoquer en te rappelant... tu sais, ta petite aventure au Nova. Enfin tu saisis le message : « Muhahaha ! Piètre Jedi, c'est moi qui suis derrière ta petite crise de Lepi, je suis le vil et surpuissant génie caché dans ton ombre qui causera votre perte à tous et je t'ai bien enc... ! »

    Moi. - Merci Polux, j'avais saisi !

    Weedge. - C'est fou, tout ce qu'on peut faire tenir sur un simple papier d'emballage.

    Moi. - Bref, je suggère de visiter les lieux malgré tout. Nous avons l'autorité nécessaire.

    Polux. - Tu saurais sentir la présence de l'ex-Chancelier, s'il était là ?

    Moi. - Oui, s'il n'est pas inconscient ou dans la sphère d'influence d'un ysalamiri. Mais ça reste malgré tout difficile. Soyez aux aguets, Dropi, ou Dropa, pourrait être dissimulé parmi les travailleurs Lepis de la pâtisserie.

    Je n'avais pas besoin de préciser que l'affaiblissement de nos pouvoirs expliquait en grande partie mes difficultés à localiser Mahan.
    Nous n'avions pas fait deux pas hors de l'accueil que nous étions assaillis par des visages et des holocams hélas très familiers.

    Moi. - Mais que... ?

    Weedge. - Les journalistes que nous avions éloignés du bureau de Mahan ! Ils ont fait vite !

    Journaliste 1. - Grand Maître Naberry ! Grand Maître Naberry, un mot s'il-vous-plaît !

    Moi. - Euh, écoutez messieurs, nous sommes en plein...

    Journaliste 2. - Vous avez visiblement décidé d'enquêter sur la disparition de l'ex-Chancelier Gaius Mahan tout juste destitué, mais avez aussi décidé d'écarter la presse de l'évènement. Que répondez-vous ?

    Po. - Mais attendez, quelle est la question ?

    Journaliste 3. - Pourquoi vouloir museler la presse ? Ne peut-on pas attendre de la part des Jedi, prétendus défenseurs de nos libertés, d’œuvrer en faveur de la liberté d'expression ? Pourquoi cacher la disparition de Mahan ? Êtes-vous coupables ? Êtes-vous impliqués ? Avez-vous quelque chose à vous reprocher ? Avez-vous des préjugés contre les sullustéens ? Et pourquoi vous attarder à la boulangerie ? Avez-vous faim ? Aimez-vous la carotte ? N'est-ce pas complètement déplacé à un moment où vous devriez activement rechercher une personne disparue ? Et pourquoi opérer à découvert alors que de tout évidence il ne faut pas que les ravisseurs vous sachent à leur poursuite ? Et à ce propos, pouvez-vous nous livrer vos derniers éléments de l'enquête ? Quoi, vous ne répondez pas parce que vous voulez museler la presse ? Mais répondez, les coruscantiis veulent savoir !

    Po. - Grrrmbl... À défaut de carotte, je vais leur faire aimer le bâton, moi !

    Moi. - Attends une seconde... Mahan ! Il est ici !

    Les Journalistes. - Où ça ?

    Moi. - Rhaa, mais ce n'est pas à vous que je... Peu importe. Venez, les garçons, à l'arrière de la pâtisserie !

    Nous nous élançâmes dans la ruelle pour contourner l'immense pâtisserie. Bien sûr les journalistes n'hésitèrent pas longtemps avant de nous suivre.

    Weedge. - Il s'est manifesté dans la Force ?

    Moi. - Oui, parce qu'il était en pleine panique à l'intérieur de l'usine. À présent il en sort. Peut-être est-il en danger. Pressons !

    Il ne nous fallut que peu de temps et quelques ruelles pour intercepter le sullustéen au moment où il débouchait sur une large place publique. Mais à notre grande surprise il n'était pas seul.

    Polux. - Maman ?!

    Moi. Mirax ?!

    Un instant, le temps d'un clignement d’œil, j'eus la rassurante impression que Mirax venait de libérer l'ex-Chancelier et que tout finissait bien. Puis Gaius Mahan eut sa surprenante réaction.

    Mahan, horrifié. - C'est lui, c'est le Seigneur Sith Dark Malicious! KAARDE NABERRY EST UN SEIGNEUR SITH !!!

    Moi. - Gné ? Euh, Mirax ?

    Mirax. - Défendez-vous, Gaius !

    Aussitôt "Mirax" se plaça sabre au clair entre nous et le sullustéen, à qui elle confia un blaster qu'il s'employa aussitôt à utiliser contre moi. Je dû dégainer mon propre sabre pour dévier les décharges mortelles. Mahan semblait enragé et particulièrement déterminé à m'occire.
    Et évidemment les journalistes sur nos basques n'avaient pas perdu une miette de tout ça, sans compter que sur cette place il y avait de nombreux témoins innocents. Puisque nous étions sous le feu des projecteurs il allait falloir jouer tout en finesse.

    Moi. - Les gars, occupez-vous de Mirax ! Je gère avec Mahan !

    Mahan. - Meurs, sale traître !

    Polux. - Les carottes sont cuites !


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    Ce message a été modifié par: Kaarde le 15-06-2015 19:32

    lundi 15 juin 2015 - 00:56 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Tyria_

    Tyria_

    13547 Crédits

    La nuit tombait tranquillement sur le désert de Servacos. La réunion s’était achevée sur fond de crise diplomatique : Vaner n’avait pas caché que la Coalition n’était pas loin de quitter la table des négociations. Ange, malgré ses affirmations de la veille entre deux instants concupiscents, n’avait pas tempéré les ardeurs des Seigneurs. (Elle avait même brillé par son absence de réaction quand Vaner avait tenté une ultime approche) Evidemment, il n’en avait pas fallu plus pour que ces demeurés d’esclavagistes ne se sentent plus pisser.

    Le ton était monté. Des paroles avaient été criées. Des coups de poignards avaient été mimés. Des excédents salivaires volèrent avec classe. Et c’est ainsi que moins de deux heures plus tard, Vaner et moi avions été diligemment déposé à proximité de notre vaisseau.

    Vaner – Bon. Ca a dégénéré plutôt rapidement.
    Moi, avec un sourire entendu – Tu appelles ça dégénéré ? Comment va-t-on pouvoir qualifier la suite ?

    Sentant la température baisser rapidement, je m’emmitouflais dans ma bure. Vaner se laissa aller à contempler l’horizon. Ses traits étaient figés par la gravité de sa réflexion. Même au cours des différentes séances de négociations, je ne l’avais pas vu arborer un tel sérieux. Je posai ma main sur son épaule.

    Moi – Ne t’inquiète pas.
    Vaner – Comment fais-tu pour être si sereine ?

    J’hésitai un instant. D’où tenais-je une telle confiance dans les événements à venir ?

    Moi – Je dois bien avouer que je ne sais pas. J’ai juste cette conviction qu’il ne va pas y avoir de drame dans l’immédiat. Ou alors, c’est qu’il a déjà eu lieu. Et si c’est le cas, on n’y peut plus grand-chose.
    Vaner, circonspect – C’est tes machins de Jedi, c’est ça ?
    Moi – Peut-être.
    Vaner – Il est encore temps d’abandonner cette idée, tu sais.

    Je lui décochais un coup de poing dans l’épaule avec un air bravache.

    Moi – Mais tu m’as pris pour qui ! Et surtout, je me suis pas fadée toute cette mascarade de « Chevalier Jedi Tyria Sarkin, pour vous servir » pour que dalle.
    Vaner – Tu es vraiment très loin de l’idée que je me fais des Jedi.
    Moi, avec un sourire satisfait – Je peux t’assurer que la grande majorité de mes pairs partagent ton avis. Aller. On se retrouve dans 48H.

    Je lui fis un clin d’œil avant de remettre les lunettes de protection. Alors que je m’élançais vers le désert, Vaner me héla :

    Vaner – Et si ça tourne mal ?
    Moi – Dis à mon ancien maître que c’était l’idée d’une écervelée !

    Et il en lâcherait un juron à faire décorner un bantha. Cette idée acheva de me mettre du baume au cœur tandis que je trottais à travers la plaine désertique. Mon objectif était de rallier une des mines d’épices qui se trouvait non loin du spatioport, l’infiltrer et organiser la fuite des esclaves. Vaner de son côté devait revenir avec un transport qui permettrait l’évacuation.

    Le cout engendré par cette perte combinée à la récente baisse du court des épices sur Coruscant allait placer ces maudits seigneurs dans une situation économique difficilement tenable. Mon comparse Kuati et moi avions bon espoir que ces difficultés permettraient aux esclavagistes de revoir leur position et d’accepter l’offre de la Coalition Galactique.

    Il restait toutefois une inconnue dans l’équation : la Guilde et par conséquence, Ange. L’organisation criminelle pouvait faire le choix (logique) de soutenir financièrement Servacos afin de montrer à la Coalition qu’elle ne comptait pas se laisser impressionner. Elle en avait très largement les moyens. Cependant, même si l’ex-Leader était connu son appât du gain plus que féroce, elle possédait cette qualité assez unique au sein de sa profession : l’éthique. Ange n’était pas une adepte de l’esclavage. En dépit d’une amitié de plus de 25 ans, je restais bien incapable de prédire qu’elle serait la réaction de la Corellienne.
    Pis encore, j’étais même forcée d’admettre que tout dépendrait de son humeur à l’instant où elle apprendrait que Tyria Sarkin et la Coalition Galactique avait fait perdre un paquet de crédits à la Guilde.

    « Et malgré ça, je reste sereine. »

    Les quelques jours de présence sur la planète m’avait aussi permis de me réaccoutumer à son atmosphère épicée. Bien sûr, je serais moins alerte qu’en temps normal mais l’effet restait tout de même limité. Si la chose semblait gérable pour le moment, il était clair le retour sur Coruscant risquait d’être bien moins agréable lorsque je devrais faire face aux joies du manque.

    J’allongeai mes foulées et modifiai ma respiration comme appris lors de mon apprentissage afin de courir sans m’épuiser. La mine se trouvait à une trentaine de kilomètres. Avec la Force, je parviendrais à la rallier largement avant la fin de la nuit. Ensuite je n’aurais plus qu’à attendre l’arrivée de l’équipe de jour.


    Ce message a été modifié par: Tyria_ le 15-06-2015 19:37

    lundi 15 juin 2015 - 19:22 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar ProjetT

    ProjetT

    6264 Crédits

    Po: Les carottes sont cuites !

    Polux et moi prenons nos sabres respectifs et les allumons. Je plonge dans la Force, et écoute mon cristal. Qui m'appris ce que je me doutais déjà.

    Je lance a Po un message dans la Force qui peut se traduire par « Entre dans mon jeu ». Cette « Mirax » n’était en rien notre mère, et j'avais décider de l'embrouiller. L’identité réelle de Po était un secret, et ma renaissance

    Moi : Weedge, prépare toi.

    Po me lance un drôle de regard mais voit ou je veux en venir.

    Po: OK Galak. Mais a quoi ?
    Moi : Et bien a neutraliser Mirax !
    Po : C'est plus facile a dire qu'a faire !

    Po et moi nous lançons en attaque. Et inversons soudainement nos positions. Nous nous lançons dans une tentative de perturber un maximum notre adversaire en tournant autour, nous plaçant a l'oppose l'un de l'autre, mais sans rester mobile. L'obliger a bouger, a tourner, esquiver ses coups…

    La technique de combat de cet individu a l'apparence de notre mère était loin de celle de l'originale, et autrement plus violente. Impossible d'en determiner d'avantage, notre perception de la Force etant toujours perturbée et nous étions focalisé sur ce combat. Qui était cet individu, nous ne le savions pas, ni a quel jeu il joue. Nous devions en tout cas tenir le temps que Kaarde fasse entendre raison a Mahan. Ce qui semblait mal parti.

    La seule chose qui nous sauvais, c'est que cet individu devait jouer son propre jeu, a savoir agir plus ou moins comme Mirax le ferai - car nous etions filmés! L'usage de tout pouvoir inhabituel était donc exclu. De notre coté, nous jouions aussi le jeu, je jouais plus agressif comme Po le ferai, tandis qu'il jouait lus défensif. En gros personne n’était vraiment lui même.

    Mais ca semblait marcher. Notre adversaire rentrait dans notre jeu, confondant nos capacités, attaquant nos points faibles, qui n’était pas la, évidemment. Mais notre adversaire ne prenant quand même pas de gants avec nous, et nous devions protéger les journalistes qui n'en perdaient pas une miette.


    Ce message a été modifié par: ProjetT le 22-06-2015 14:35

    mardi 16 juin 2015 - 03:35 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

    23267 Crédits

    S’il va sans dire qu’Ange avait été parfaitement consciente non seulement du fait en lui-même mais également de la portée symbolique du message qu’il contenait, à l’instant précis où cette image macabre s’était révélée, où elle s’était imprimée sur sa rétine avant d’être réfléchie, néanmoins, cette lucidité, celle qu’elle se plaisait à considérer comme une qualité intrinsèque à sa personnalité et inhérente à sa faculté de se maintenir en vie malgré une existence, qui s’approchait maintenant plus du siècle que de la décennie, plus dangereuse encore que mouvementée, avait cessé de fonctionner. Elle n’était plus qu’un réceptacle, vide, qui se laissait transpercé par son environnement mais n’enregistrait et n’analysait plus aucune de ses données. Ange était dans le déni. Elle avait fermé consciencieusement cette boîte et sa conscience, fermé la porte et retourné mécaniquement à ces négociations devenues depuis quelques jours son quotidien.

    Jusqu’alors, elle ne s’était jamais donné la peine de se laisser imprégner par tous ces désagrégements – plus ou moins funestes – que la vie, comme pour tout un chacun, lui avait imposés. Il fallait les accepter parce qu’il fallait continuer à vivre, parce que rechigner sur son sort ne servait à rien et, plus que tout, parce qu’il était plus aisé de fuir la réalité que de l’accepter. Ange avait toujours brillé par sa capacité à ne pas faire face à ce qui l’effrayait et qui se résumait grossièrement à accepter d’éprouver des émotions et, plus difficile encore, à les exprimer ou les formuler.

    Aujourd’hui encore – et sans vraiment saisir qu’elle avait de nouveau fait appel à ce sacro-saint mécanisme d’autodéfense qui la rendait plus lâche qu’héroïque -, elle tâchait d’étendre un écran entre cette vérité qu’elle ne voulait admettre et ce qu’elle désirait que cette vérité devait être. Hélas, cette vague d’émotions était à l’image des sentiments qu’elle s’était efforcée de dénigrer depuis ces cinq dernières années et contenait, d’ailleurs, des maux laissés volontairement en suspens et que la perte d’un être cher ravivait et décuplait. Ainsi, son inconscient, dans un souci d’économie d’énergie, avait sans doute estimé qu’il était plus sage de couper toute interaction avec la réalité afin d’éviter que ne se disperse l’esprit dont il avait la charge.

    Les négociations l’avaient à peine effleurée : leur fin n’avait été saisie qu’à l’instant où Marlon l’avait tirée de son aphasie en l’aidant à quitter la table. Et, doutant profondément de sa capacité à regagner ses quartiers en constatant qu’elle avait à peine avancé de quelques centimètres, il l’avait emmenée dans les siens. Inquiet, c’était évident, il s’était contenté d’agir de la sorte, sachant pertinemment qu’il n’obtiendrait aucune réponse s’il s’informait sur son état d’esprit. On ne posait pas à Ange ce genre de questions, personne ne posait à Ange ce genre de questions.

    Il lui avait rempli un verre ou, plutôt, offert une bouteille et s’était assis en face d’elle sans dire un mot. Ange n’avait pas cillé des yeux, se contentant de vider trait sur trait le contenu ambré. Ange était loin d’être quelqu’un de loquace. Ange parlait quand elle voulait quelque chose. Ange râlait et c’était tout. Non, après tout, ce n’était pas tout justement. Et, c’était pour ça que les grands yeux noirs du Sevari ne pouvaient se résoudre à ne plus la contempler sans éprouver un profond sentiment de mal-être.

    Une fois la première bouteille vide, il lui en tendit une autre et s’assit assez près d’elle, lui rappelant ainsi non seulement sa présence mais surtout que le moins soutien qu’il pouvait lui prodiguer lui serait accordé. Ange resta de marbre, complètement étrangère à ce corps qui s’était rapproché du sien jusqu’à ce que finalement il ne lui soit plus possible de l’ignorer. Reprenant alors subitement conscience de son ancrage dans la réalité et de cette présence bien que très largement appréciée mais qui, dans le cas présent se limitait à n’apparaitre que sous l’étiquette de violation de l’espace vital, la Corellienne éjecta violemment le jeune homme d’un coup de talon bien placé dans l’estomac. Éberlué et ne comprenant pas la raison de sa présence sur le sol ainsi que de la douleur générée par le brutal heurt de son dos sur le sol, le Sevari resta quelques instants interdit avant de balbutier les mots suivants

    Marlon, se massant la nuque : Non mais tu es complètement dingue ! Les années passent mais tu ne t’arranges vraiment pas !
    Ange, le regard mauvais : Ah parce que c’est moi la dingue ? Animal !
    Marlon, interloqué : Animal ? Moi, je suis un animal ? Tu veux qu’on reparle de…
    Ange, haussant la voix : Ferme-la, Marlon. (Regardant à droite et à gauche.) Je sais même pas ce que je fus ici.
    Marlon : Je ne sais pas… peut-être que quelqu’un de suffisamment bien attentionné s’est dit qu’il était plus judicieux de te ramener chez lui que de te laisser en position stationnaire devant une table vide alors que tout le monde quittait la salle des négociations et que tu restais plantée là comme…
    Ange : Fais gaffe à ta comparaison…
    Marlon, blasé : Me force pas à en trouver une plus éloquente encore…

    La Corellienne ne dit rien. Le Sevari ne dit rien.
    Ils restèrent quelques instants à se regarder dans le blanc des yeux.

    Marlon, agacé : Je ne te demande pas ce qu’il y a, tu vas…
    Ange : T’as raison, tout va bien.
    Marlon : Tellement bien que les négociations se sont finies sur une conclusion… pardon, sur une absence de conclusion, conclusion à l’image de ton implication dans la discussion. Pour quelqu’un qui…
    Ange, l’interrompant : Tu veux dire que…
    Marlon : Oui, Solo. Les négociations sont terminées, chacun retourne à ses petites occupations. Tu retournes à tes petites occupations, je retourne à mes petites occasions, ta copine Tyria retourn…
    Ange, méfiante : Sarkin s’est tirée ?
    Marlon : Oui, Sarkin s’est tirée.
    Ange : Sans broncher ?
    Marlon : Sans broncher.

    Un long silence plana à nouveau, mimant la difficulté qu’avait Ange à formuler une pensée cohérente au sein de son esprit avant qu’elle ne jaillisse à voix haute.

    Ange, soupirant : Attends-toi à ce qu’il y ait du mouvement, Marlon. Sarkin ne renonce jamais aussi facilement. Si les négociations n’ont pas été dans son sens, je peux t’assurer qu’on risque d’avoir de ses nouvelles bien plus tôt qu’on ne l’aurait imaginé…

    jeudi 18 juin 2015 - 20:18 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Tyria_

    Tyria_

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    Près de six heures plus tard, ma course se termina au pied d’un contrefort rocheux qui surplombait magistralement l’entrée de la mine d’épices.

    L’absence de lune sevaris ne fut pas très pénalisante au début de mon parcours : une faible lueur s’étendait à l’horizon. Ce faisceau triangulaire était assurée par la réflexion des rayons lumineux de l’étoile de Servacos sur les particules de poussières spatiales laissées les queues de comètes traversant le système stellaire.

    Les dunes laissèrent peu à peu place à un terrain plus accidenté gageant que j’approchais de mon but. Malgré tous mes efforts, la Force et la lumière zodiacale je ne pus éviter de chuter à plusieurs reprises. L’irrégularité du relief, s’accentuant à mesure de ma progression, m’imposa de ralentir graduellement mon allure. Si bien que je finis les derniers kilomètres en marchant.

    Je m’approchai autant que possible afin de pouvoir observer les environs du puits. Lors de l’élaboration de cette opération « coup de poing », j’avais immédiatement jeté mon dévolu sur cette mine. Je m’étais justifié auprès de mon compagnon en arguant que sa proximité avec le spatioport la rendait idéale pour toute action.

    A la vérité, une autre raison m’avait poussé à la choisir : c’était dans cette excavation que j’avais lamentablement échoué des années plus tôt. J’avais préféré omettre ce détail à Vaner n’espérant pas qu’il comprenne comment un Chevalier de la République avait pu se retrouver dans une telle situation. De même, il aurait pu s’imaginer que j’étais motivée par une quelconque envie de vendetta. Et même si Vaner se serait sans doute approché de la vérité plus que je n’aurais voulu l’admettre, ce n’était pas la vengeance qui légitimait mon choix…

    Dès les premiers instants passés à étudier le dossier, j’avais compris qu’il y avait peu de chances que la Coalition parvienne à abolir l’esclavage sur Servacos. Les Seigneurs de l’Épice avaient mis des dizaines d’années pour parvenir à un système quasi-impossible à renverser. Une partie de l’épice extraite était commercée légalement à travers toute la galaxie afin d’assaisonner la nourriture. S’il en prenait l’envie aux institutions galactiques de taxer l’Andris au prix fort, l’opinion publique aurait tôt fait de se montrer très défavorable. Pour ne rien arranger, la Guilde était à même de procurer un soutien financier, logistique et tactique plus que conséquent si les événements devaient se dégrader. Toute tentative de blocus pouvait possiblement finir en bain de sang.
    Non, diplomatie et belligérance étaient vouées à lamentablement échouer. J’étais finalement arrivée à la conclusion que si ce dossier devait se terminer sur un revers alors il était de mon devoir de tenter le diable en libérant certains esclaves. Les Seigneurs saisiraient alors que leur système ne serait pas toujours à l’abri d’un idéaliste ou d’un inconscient ; et que tôt ou tard viendrait le jour où quelqu’un mettrait un terme à l’esclavage sur Servacos. Et au final, j’aurais surtout l’occasion de sauver des personnes que je connaissais et n’avait pu emmener avec moi lors de ma fuite.


    Une fine pellicule de sueur nimbait mon dos et était pas loin d’être suffisante pour me faire greloter. Je portai ma concentration sur l’étude des lieux afin d’essayer de l’oublier. Les baraquements qui se trouvaient jadis au pied de l’escarpement avaient disparus. Les petites frappes qui administraient la mine avaient dû finalement se décider à garder les esclaves confinés dans la mine. A l’époque, il était possible de sortir à l’air libre. Tout fuyard devait traverser le désert à pied pour espérer rejoindre le spatioport. Si vous ne mourriez pas de déshydratation en quelques heures, l’absence de lunettes de protection vous irritait rapidement les yeux. Aveugle, il devenait impossible de s’orienter et qui réduisait vos chances de survies. Malgré cela, il se trouvait toujours un esclave suffisamment désespéré (ou inversement) et tenter de s’échapper.

    Ce changement d’organisation allait grandement me compliquer la tâche pour la suite. Si je voulais contacter les esclaves, je devais m’introduire dans la mine. Ce qui impliquait de passer les différents postes d’observation des gardes sans me faire repérer jusqu’au monte-charge. Ensuite, il me faudrait attendre quelqu’un ait besoin de descendre. Après… Après j’aurais tôt fait d’improviser.
    J’abandonnai ma bure de Jedi sous un rocher et rangeai mes sabres dans la doublure de ma veste. De prime abord, je paraitrai inoffensive.

    « Si Kaarde avait la plus petite idée de ce que je m’apprête à faire, il en perdrait aussitôt son sang-froid et rappliquerait sur Servacos. Heureusement pour moi, l’enquête sur Mahan doit suffisamment l’occuper pour qu’il ne tente pas de me contacter dans l’immédiat. Dans le pire des cas, il contactera Vaner qui se chargera de me fournir un alibi. »

    J’eus un bref instant de doute sur l’alibi que pourrait fournir Vaner avant de repousser cette idée dans les méandres de mon esprit. Ce n’était pas le moment de laisser mon esprit vagabondé. D’autant plus quand cela concernait des détails échappant à mon contrôle.


    Rejoindre l’entrée de la mine fut chose aisée. Le terrain était relativement dégagé afin de permettre le transport de l’épice extraite. Les gardes ne s’attendant pas à ce qu’un demeuré se mette en tête de pénétrer dans la mine n’étaient guère attentif. Et s’ils voulaient prévenir les tentatives d’évasion, ils leur suffisaient de contrôler tout ce que le monte-charge ramenait à la surface.

    A l’aide de la Force, je sautais sur le toit du monte-charge et m’installai aussi confortablement que possible. Je n’avais plus qu’à attendre que quelqu’un ait besoin de descendre ou de monter.


    Ce message a été modifié par: Tyria_ le 19-06-2015 23:43

    vendredi 19 juin 2015 - 23:38 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Je suis vannée.  Après avoir affronté un apprenti Sith et ses malfrats, il me semble que c'est la moindre des choses. À présent, maintenant que l'adrénaline est retombée, je sens la fatigue couplée à un stress de plusieurs heures prendre le dessus. Nous sommes dans l'Arrow et je suis inquiète pour Ceno.  J'espère qu'il va bien. Dans ma tête,  mes pensées se bousculent. Je ne sais plus quoi penser. Nous escortions des diplomates sur Grilamen pour soudain se retrouver pris dans un complot de toute autre envergure. J'ai peur. Sincèrement. Nous sommes dans le cockpit de l'Arrow. Je vois soudain Coruscant apparaître. La planète - ville est toujours aussi imposante. Aynor pose un regard sur moi et me souffle:

    Aynor : Nous nous séparerons bientôt.  J'irai avec Eckmül faire le rapport au Temple Jedi. Quant à toi et à Ceno,  vous irez à la caserne mandalorienne.  Dua Juun viendra vous chercher quand nous atterrirons. 

    J'acquiesce. Et en effet, dés que la passerelle est dépliée,  Aynor et Eckmül partent immédiatement et une minute plus tard, je vois Dua Juun arriver, un masque sous le bras. Je le salue d'une brève inclinaison de la tête.  Je "connais" un peu le  vieux Sullustéen,  car je l'avais rencontré sur Mandalore lors de notre mission. Cette histoire de clone de Cenovii et de Death Watch m'avait perturbée à l'époque et je suis persuadée que tout cela n'était pas définitivement résolu.

    Juun : Ah, padawan Talik!  Je me souviens de notre rencontre.  Menez moi à Cera Ordo.
    Moi : Ceno, vous voulez dire?  Ouais, ok.


    Je conduis le scientifique à la  cellule de régénération de mon maître. Je comprends que le masque est un équipement de survie temporaire.  Je suis soulagée de voir que Ceno a récupéré étonnamment vite. Puis nous sortons du vaisseau et nous nous dirigeons vers la caserne mandalorienne.

    dimanche 21 juin 2015 - 17:52 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

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    Étendue le dos contre le matelas confortable de la suite et l’homme qui était à côté d’elle, les yeux ouverts et errants dans le vide, Solo se forçait – sans s’en rendre vraiment compte – à ne penser à rien. Marlon s’était endormi du sommeil du juste depuis une éternité, lui semblait-il, et, elle, fixait ce plafond informe et terne dans le noir quasi-total de la pièce. Immobile pour ne pas le réveiller, elle se tenait, là, stoïque et pourtant nerveuse. Sans doute se rendait-elle compte que quelque chose n’allait pas.

    A pas de loup, elle se hissa hors du lit et de la chambre pour gagner le grand salon et cette immense baie vitrée qui donnait, à cette heure-ci, sur cette silencieuse nuit désertique. La mer de sables, à peine moins sombre que cette chambre sans lune, lui apportait une certaine sérénité, ce calme que seul l’infini de la nature pouvait apporter. Sentir la finitude de l’existence humaine et sa portée si infime face à ce si vaste et si immuable univers avait quelque chose de rassurant. Tous ces yeux qui contemplaient cette voute céleste s’ouvraient et se fermaient mais le noir profond de l’espace, lui, demeurait le même, juge des hommes et du temps, souverain suprême.

    Son comlink, posé sur le sol non loin de ses jambes croisées en tailleur, se réveilla et bipa frénétiquement. La fréquence d’Hamera apparut, ramenant son esprit vers des réalistes plus proches et plus prosaïques. Machinalement, elle décrocha.

    Ange, d’une voix neutre : Solo.
    Wes, mal à l’aise : Ange ? Je… (La voix soupira.)
    Ange, calme, ses pupilles scrutant l’invisible horizon : Je t’écoute.
    Wes : Je suis désolé. Je ne sais comment t’annoncer ça… (Son timbre était mal assuré.) J’ai d’affreuses nouvelles de la mission sur Borléias.

    La Corellienne ne répondit pas, absorbée par cette ombre qu’elle croyait distinguer au loin.

    Wes : Tu es toujours là ?
    Ange, sereine : Oui. Borléias, dis-tu ?
    Wes, ravalant sa salive et respirant bruyamment : Ce rendez-vous était une embuscade…

    Ce fantôme ne lui était pas inconnu, elle en était persuadée. Sa présence familière avait quelque chose de rassurant, elle ne pouvait se l’expliquer. L’avait-elle déjà rencontré ? Ici. Ailleurs. Là-haut.

    Wes : … atterrissage, la Force seule sait comment…

    Elle sentait chacun de ses pas sur ce brasier désertique, éteint à cette heure de la journée.

    Wes : … Hoza est entre la vie et la mort… L’état de Raj n’est guère plus rassurant… Je ne sais même pas com…

    Elle pouvait le sentir s’enfoncer sous ce tombeau de poussière.

    Wes : … le cargo… Un de ses lekkus a été sectionné… Je ne sais même pas s’il va pouvoir s’en rem…

    … Et attendre… attendre…

    Wes : … Ce que j’essaie de te dire… Tony… On n’a pas de nouv…

    Son regard se sentit alors attiré par ses deux sabres qui se prélassaient non loin de ses genoux.

    Wes : … Tony est officiellement porté disparu… Une équipe a été envoyée sur place pour savoir ce qui s’est passée. Si tu…

    Les événements de la veille flottèrent dans son esprit. Servacos… Pourquoi est-elle ici ?

    Wes : … Ange, tu m’écoutes ?

    Les négociations… Son esprit se focalisa sur les négociations. Tyria. Tyria n’était certainement pas rentrée sur Coruscant. Elle n’en était pas persuadée, c’était plus que ça. Elle aurait pu miser sa vie sur cette impression.

    Wes : … Ange ?
    Ange, se raccrochant à la voix du Corellien : J’ai entendu.
    Wes : Si tu veux rentrer sur Myrkr.
    Ange : Les négociations ne sont pas toutes à fait terminées.
    Wes, interloqué : Mais…
    Ange, le coupant net : Tony va très bien, j’en suis persuadée. C’est une affaire d’un ou deux jours, rien de plus.
    Wes, pensif : Tu es sûr que ça va ?
    Ange : Comme un charme. Je te rappelle quand je serai au spacioport. Solo, terminé.

    Ses yeux se perdirent une fois de plus dans l’immensité désertique.
    Quelque chose n’allait pas.
    Elle se leva, bien décidée à retrouver cette ombre qu’elle avait vue se perdre dans cette mine, perdue, un peu plus loin dans le silence de la nuit.

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    Leader de la Guilde à la retraite
    Ministre de la Perversité et maît... euh... Secrétaire du Président

    "Vous désirez ? Un soda ? Un coca ? Moi ?"

    Ce message a été modifié par: AngeSolo le 22-06-2015 18:40

    lundi 22 juin 2015 - 18:20 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Tyria_

    Tyria_

    13547 Crédits

    « Une dose de suggestion de Force. Quelques pincées de discrétion. Et entrer dans cette mine est un jeu d’enfant. »

    Je me gaussais allégrement de la facilité de ma tâche. J’avais bien dû patienter quelques heures au sommet de mon monte-charge que quelqu’un daigne descendre dans ce trou. Dès que ce fut le cas, je me faufilais tranquillement hors de ma cachette avant de m’enfoncer dans la mine à la recherche des « quartiers de vie » des esclaves… Qui ne fut pas difficile à trouver. C’était le seul endroit qui sentait les latrines et où quelqu’un se serait mis en tête de faire à manger. (La faim qui me tirailla à ce moment-là me laissa perplexe)

    Baralt – Je n’ai jamais couché avec une gammoréene !

    La voix que j’entendis me fit sursauter. « Serait-ce possible ? » Trois soiffards étaient en train de jouer au jeu « Je n’ai jamais ». Suite à l’affirmation du premier, les deux autres levèrent leur verre pour boire.

    Baralt – Venant de Hambert, d’accord… Mais toi ?

    Son interlocuteur haussa les épaules.

    Baralt – Leskel, Leskel… Tu caches bien ton jeu.
    Leskel – J’aime les femelles bien en chaire. Mmmh. Je n’ai jamais fui par la fenêtre d’une amante.

    Hambert but.

    Leskel – He bien… Devait pas être commode, le mari de celle que tu t’es faite…
    Hambert – Mais non. C’était un ami à moi. J’ai pas voulu lui faire de peine.
    Baralt, sarcastique – T’es un ami en or…
    Moi – Je n’ai jamais réussi à m’échapper de ce trou !

    Les trois compères se retournèrent tel un seul homme. J’en profitai pour attraper une des chopes avant de la vider. Le coup de poing que se reçut mon foie me le fit regretter rapidement. « Maintenant je comprends mieux l’odeur qui règne dans les parages. »

    Hambert – Et vous êtes qui ma bonne dame ?
    Moi – Tu supposes quoi ? Que j’ai une bonté d’âme ? Ou que ma bonté est plus d’ordre terrestre…
    Hambert – Que…
    Moi – Baralt, tu pourrais faire l’effort de me reconnaître !
    Baralt – Parce qu’on se connait ?
    Moi – Y’a dix ans qu’on se connait mon gars !

    Il fut sceptique.

    Baralt – Ma jolie, si je t’avais rencontré y’a dix ans, je m’en souviendrais !
    Moi – Là, je commence à me demander si je dois le prendre mal… M’enfin. Je pensais passer à la postérité.
    Baralt – Pour ?
    Moi – Je me suis évadée.
    Baralt – Y’a 10 ans, on en voyait plein tenter de mettre les voiles. S’ils revenaient pas, c’est qu’ils étaient morts.
    Moi – C’est pas faux… Bon, et si je te dis Tyria Lorn ?
    Baralt – …
    Moi – Ce sentiment d’échec. J’aurais cru qu…

    Baralt bondit et me souleva du sol.

    Baralt – LOOOOORN ! Ca m’a fendu le cœur quand tu t’es barré avec ce bon à rien de Tusk ! (Il cracha par terre) Qu’est ce qui t’a pris de détaler avec lui ? Il t’avait mis en cloque ?
    Moi – Non, ça il a eu la décence de le faire après…
    Baralt – Sainte mère de l’épice !
    Moi – Et depuis il a tenté de me tuer…
    Baralt – Qu’est-ce que je disais ! Un taré ! T’as jamais su choisir les bons gars.

    « Encore deux minutes et il va m’expliquer pourquoi… »

    Leskel – Je comprends pas. Tu l’as connais ? Elle est partie ? Et elle est revenue ?
    Baralt – Me dis pas que tu as encore échoué dans ce trou.
    Moi – Non, je suis venue volontairement…
    Hambert – Elle est complètement jetée !
    Moi – … Pour permettre l’évasion de tout le monde !
    Baralt – Vo’t gosse à Tusk et toi doit être fini à la pisse.
    Moi – Baralt, tu redis du mal une seule fois de ma fille et je te défonce littéralement la gueule.
    Baralt – Littéralement ?
    Moi – On retrouvera les morceaux un peu partout.
    Baralt – Si seulement t’avais eu plus de gouts.
    Moi – Et toi, toutes tes dents.
    Hambert – En fait, je commence à bien l’aimer la donzelle. Et puis son pet’ au casque doit la ren…
    Moi –BREF ! Est-ce qu’il sera possible d’aborder certains sujets avec discrétion et sans digression ?

    Le silence d’incompréhension qui suivit eu au moins le mérite d’être agréable. « Nota bene : Utiliser des mots simples comme si je m’adressai à Solo. »

    Moi – On peut aller dans un coin tranquille sans faire mille suppositions sur ma santé mentale ?
    Baralt – Suis-moi.

    Je fis un rapide résumé de la situation à Baralt. L’abolition de l’esclave, la mise en application du dernier décret et l’arrivée d’une délégation sur la planète. Baralt n’en éprouva pas moins de la suspicion à mon égard.

    Baralt – M’enfin… T’es bien renseignée, je trouve, sur toute cette histoire.
    Moi – Je fais partie de la délégation de la Coalition. Il avait été jugé que mes connaissances sur Servacos pourraient servir.
    Baralt – Et ils ont pas tilté en te voyant débarquer ?
    Moi – Tu n’as pas été foutu de me reconnaître.
    Baralt – Et donc ? T’es là pour la libération? Pourquoi t’es seule alors ?
    Moi – Les négociations sont… Les Seigneurs n’entendront pas raison. Et je pense que la fin de l’esclave sur Servacos n’est pas pour tout de suite. Je suis parvenue à convaincre le représentant de la République de mener une démonstration de force pour que l’échec ne soit pas complet.
    Baralt – Ton représentant t’a écouté ? Et pourquoi ça ?
    Moi – Parce qu’on écoute toujours un Jedi.
    Baralt – T’es devenue un Jedi ?
    Moi – Je l’étais déjà avant.
    Baralt – Pourquoi tes copains Jedi sont pas venus te chercher y’a dix ans ?
    Moi – C’est une longue histoire. Mais je te la raconterai quand on aura fichu le camp d’ici. J’ai un plan. Mais pour ça, on va avoir besoin de voler le tunnelier afin de pouvoir remonter jusqu’à la surface. Là-haut, un vaisseau permettra l’évacuation.
    Baralt – Tu y crois vraiment ?
    Moi – Bien sûr.
    Baralt – Et les Jedi sont d’accord ?
    Moi – Ils ne sont pas encore au courant de mes attentions. Sinon ils seraient en train de débarquer pour me boucler dans le Temple Jedi.

    Baralt resta silencieux un instant afin de peser le pour et le contre. Il lacha finalement un profond soupir.

    Baralt – Je veux pas finir mes jours dans ce trou, Lorn. Mais j’ai pas envie de mourir non plus aujourd’hui.
    Moi – Alors fais-moi confiance. Et on s’assurera ensemble qu’il ne se produise ni l’un ni l’autre.
    Baralt – Va falloir détourner l’attention du chef de la sécurité.
    Moi – Ca risque d’être compliqué ? Il est dangereux ?
    Baralt – Dangereux ? On dit qu’il a tué son père et qu’il besogne les rancors.
    Moi – Qu’il… Je regrette déjà d’avoir cette image en tête. On va tacher de neutraliser ce gus et demain, on s’arrachera de cette foutue planète.



    Ce message a été modifié par: Tyria_ le 28-06-2015 18:57

    dimanche 28 juin 2015 - 18:55 Modification Admin Réaction Permalien

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    AngeSolo

    23267 Crédits

    En catimini, Ange franchit, pour la seconde fois en si peu de temps, la porte de la chambre où dormait paisiblement Marlon, étendu avec la dignité d’un prince dans des draps de soie blanche. Cette posture que la Corellienne regarda d’un œil admiratif en tenant compte du bordel sans nom qui régnait dans son lit après une bonne nuit de sommeil, lui arracha un sourire. Puis, à pas de loup, elle récupéra ses affaires égrainées un peu partout sur le sol de la pièce et se volatilisa aussi silencieusement qu’elle était apparue.

    S’habillant à la va-vite et déterminée à percer le mystère de cette énigmatique ombre fugitive qui s’enfonçait dans le désert, elle ne remarqua pas la présence du Sevari, derrière elle, dans son plus simple appareil.

    Marlon, dans un bâillement : Qu’est-ce que tu fous encore à une heure pareille ?
    Ange, se retournant et boutonnant un des rares boutons de son chemisier : Je pensais que tu dormais. J’ai comme qui dirait le besoin de prendre l’air et de m’entendre penser.
    Marlon, se grattant la tête : Tu ferais pas mieux de retourner te coucher ?
    Ange, bouclant sa ceinture : Ca fait des mois que je n’ai pas fermé l’œil de la nuit.
    Marlon : D’où la surconsommation d’épices ?
    Ange : D’où la surconsommation d’épices. Je vais vérifier si une petite escapade dans le désert ne serait pas d’un meilleur effet.
    Marlon, s’approchant d’elle et l’embrassa sur la joue : T’es complètement barrée, ma petite Solo, mais passe une bonne nuit. Oublie pas de rentrer avant l’aube.
    Ange : Je tâcherai de…

    Quand son pied nu foula pour la première fois le sable à peine tiède de l’immense masse désertique de Servacos, Solo sentit enfin le poids de la liberté à portée. Elle s’accorda le loisir de parcourir à petites foulées quelques mètres sans que la semelle de ses chaussures ne lui entrave cette sensation que les grains procuraient à chaque fois qu’ils vous mordaient la chair et qui, l’espace d’un instant, lui redonnait le goût et le plaisir de s’accorder le droit d’éprouver quelque chose. Très vite, pourtant, elle renfila ses bottes, consciente que ses forces l’abandonneraient bien assez tôt si elle s’en tenait à cette irraisonnable lubie.

    Ange ne savait pas vraiment ce qu’elle cherchait : elle se contenta de laisser ses pas la guider dans cette interminable mer de sables. Sans quitter cette diffuse impression qui s’était emparée d’elle quelques heures auparavant, elle déambula dans cette étendue silencieuse sans avoir la moindre notion du temps qui s’était écoulé. Elle percevait seulement que l’espace qui la séparait de cette ombre s’amenuisait à mesure où son avancée progressait et que les rayons du soleil déchiraient le voile obscur qui recouvrait l’horizon.

    Un bruit sourd se rapprochait d’elle mais la Corellienne, trop obsédée par la chimère qu’elle poursuivait, n’y prêta aucune attention avant que l’ombre d’une barge ne ternît la clarté de l’aurore.

    Une voix, de moins en moins lointaine : J’crois que j’ai comme qui dirait eu raison de te qualifier de barje toute à l’heure ?
    Ange, découvrant Marlon, aux commandes d’une barge à quelques centimètres d’elle : Je t’ai jamais demandé de jouer les chevaliers jedi, tu sais.
    Marlon, arrêtant l’engin : Monte, je te dépose où tu veux avant de filer travailler.
    Ange, levant un sourcil : Travailler, toi ?
    Marlon, soupirant : Ca m’arrive. Faut bien que je fasse honneur à mon titre quelques jours par an.

    La barge redémarra et s’élança vers le désert sans fin.

    Marlon : Tu comptes te rendre où comme ça ?
    Ange, haussant les épaules : J’en sais rien. J’avais besoin de m’entendre penser.
    Marlon, levant les yeux au ciel : Ok, c’est la deuxième fois que tu me renvoies ces fadaises, je n’insisterai pas.

    Le véhicule filait à toute allure, le Sevari n’osant pas changer de cap. Jetant des coups d’œil aussi furtifs qu’inquiets en direction de sa compagnie dont les yeux bleus se perdaient au loin. Soudain, alors, il remarqua ses sourcils se froncer et son doigt désigner un endroit précis, là bas, à l’horizon.

    Ange : Qu’est-ce qu’il y a là-bas ?
    Marlon : Une mine, tout ce qu’il y a de plus banal. Tu veux faire du tourisme ?

    Le nouveau mutisme de Solo le laissa pantois mais il obtempéra, jugeant qu’il était préférable d’obéir aux étranges marottes de la jeune femme que d’essayer de la faire changer d’avis. Eteignant le moteur, il la regarda descendre, visiblement ennuyé de ne pouvoir l’accompagner. Ange n’avait pas l’air dans son assiette et cela ne présageait rien de bon, pour elle ou pour tout ce qui pouvait s’interposer entre sa personne et l’objectif qu’elle s’était fixé. L’informant qu’il prendrait de ses nouvelles dans l’heure, il lui assura également que dès lors où elle désirerait retourner à ses quartiers, il s’accommoderait de lui faire parvenir un transport aussi vite que possible. Elle le remercia et, sans perdre de temps, elle s’engouffra dans l’immense gueule béante qui s’offrait à elle.

    Déterminée et ne sachant trop ce qu’elle cherchait, la Corellienne s’enfonça dans le gigantesque dédale creusé dont l’air se raréfiait mais surtout s’embaumait d’une nauséabonde odeur d’égouts à mesure où elle s’éloignait de la surface.

    Une voix : Hé ! Toi ! Là !
    Ange, d’un ton de grande dame offensée : Pardon ?

    La Corellienne fit volte-face, blessée par ce souffle nasillard qui venait de l’interpréter. Non, de la héler et, qui plus est, de la tutoyer.

    Un type : Ouais, toi, là, l’humanoïde habillée comme une catin, c’est à toi que je parle !

    Ange, abasourdie, resta quelques secondes sans voix.
    Si, jusqu’alors, elle déambulait plus dans le pays des rêves que dans la réalité, cette nouvelle injonction éclipsa tout à fait l’onirisme de son environnement. Serrant les poings, la Corellienne sentit le sang martelé ses veines, l’insistant presque à verser celui de l’homme qui l’avait offensé à titre de sacrifice expiatoire exemplaire.

    Un type, sortant un fouet : Tu vas manger, petite trainée. T’as pas à sortir de tes quartiers sans qu’on…

    En moins de temps qu’il fallut à l’individu pour terminer sa phrase, Ange lui avait déjà sauté dessus, asséné un coup de poing magistral dans l’estomac et dans son anatomie la plus virile, et saisit la vibrolame qui sommeillait jusqu’alors dans l’une de ses bottes. Surpris, le geôlier n’avait rien vu venir : ni ces deux genoux qui encadraient fermement son visage, ni cette main qui s’emparait à l’instant de sa langue. D’un geste net et précis, elle sectionna le muscle et se dégagea de cette masse hurlante qui s’agitait en tout sens.

    Ange lui administra un nouveau dans l’entrejambe – s’en suivit d’une nouvelle série de sons étouffés – et pointant dans sa direction un doigt menaçant.

    Ange, like a sir : Prends ça comme un avertissement, espèce de Gundark lubrique ! Ce n’est pas ainsi qu’on s’adresse à des gens qu’on ne connait pas ! (Puis, en s’éloignant.) Faut pas déconner non plus, catin ! Catin ! Je t’en donnerais des catins ! Ma tenue est tout ce qu’il y a de plus décent ! Nan mais…

    Maugréant après le malheureux qu’elle avait délaissé sans un regard pendant, encore, de très longues minutes, la Corellienne prolongea son errance jusqu’à se trouver nez à nez avec - maintenant cela ne faisait aucun doute – cette chimère qu’elle avait cru distinguer des heures plus tôt.



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    Leader de la Guilde à la retraite
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    "Vous désirez ? Un soda ? Un coca ? Moi ?"

    Ce message a été modifié par: AngeSolo le 29-06-2015 00:19

    lundi 29 juin 2015 - 00:07 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar obiwan87

    obiwan87

    9719 Crédits

    Après la bataille, nous sommes retournés sur Coruscant afin de pouvoir rapporter la nouvelle au Conseil. Je suis dans un speeder avec Aynor. Le paysage urbain défile à toute vitesse derrière nous. Cenovii et Kinsa sont parti chercher leur nouvelle armure à la caserne mandalorienne. C’est un moment très important pour Kinsa, je crois que c’est une sorte de rite d’initiation chez les madaloriens.

    Eckmül : Maître Aynor, pourquoi le conseil ne s’implique pas plus dans la traque de Spencer? Il me semble que sa capture est une nécessité.
    Aynor : La Guerre est éternelle, jeune padawan, Spencer n'est pas le premier ni le dernier Sith que les Jedi combattront. Si nous l’éliminons maintenant, une plus grande menace pourrait prendre sa place. Même si nous ne pouvons laisser faire ce psychopathe, il est une assurance sur le fait que d’autres Sith n'apparaissent pas.
    Eckmül : Mais le but ultime de l’Ordre Jedi n’est-il pas de rétablir la paix dans la galaxie en apportant la lumière à toute sa population?
    Aynor : Si, dans le plus beau des cas, mais cela impliquerai que tout le monde soit un être de lumière. La liberté des uns et des autres implique que l’on laisse le choix à chacun. Nous devons donc assurer un équilibre pour qu’aucun des deux camps ne prenne le dessus, comprends-tu?
    Eckmül : Merci pour vos conseils maître ! Cela m’a beaucoup éclairé sur la réalité.
    Aynor : De rien, padawan, la leçon de la vie est très longue, c’est pour cela qu’il est nécessaire pour tous les jedis de commencer très tôt leur formation.

    Nous arrivons au conseil. Nous entrons tous les deux dans la salle. Aynor m’a interdit d’intervenir dans la conversation, elle seul doit parler. J’attends donc patiemment à côté d’elle.

    Aynor : Maitre Jedi, je viens vous faire mon rapport sur la mission de Jandoon.

    Aucun membre du conseil n’est là en personne, mis à part la nouvelle Chancelière Sät'sa Cki, les hologrammes des Jedi servent d’intermédiaires. Il manque toutefois le Grand Maître Kaarde Naberry, sûrement très occupé à l'heure actuelle.

    Sät'sa Cki : Le conseil écoute.
    Aynor : Je reviens de Jandoon où nous avons découvert la base secrète de Spencer, nous avons démantelé son groupe et anéantis ses clones, toutefois son apprenti s'est enfui, et les Sith courent toujours. Je préconise une traque, il est temps que leurs actes cessent, nous ne pourrons assurer la sécurité galactique tant que ces terroristes sont en liberté, il faut les arrêter.
    Eckmül : Mais…
    Aynor : Silence et écoute…
    Sät'sa Cki : (les mains croisées) Nous en convenons tous. Le Chevalier Yota a établi une liaison, nous allons recevoir son rapport en complément du votre.
    Yota : (apparaît en hologramme) Le mouchard que j’avais placé sur la carlingue de Bones m'a conduit jusqu'au système de Jakku.
    Sät'sa Cki : Jakku?
    Aynor : Il y a là-bas une enclave Jedi secrète, comment l'ont-t’ ils découvert?!
    Yota : Pour l'instant Bones se tient tranquille, il est probable qu'il attende son maître avant de passer à l'action. Il faut protéger l'enclave, il n’y a que des padawans et quelques jeunes Chevaliers, ils ne feront pas le poids face au Seigneur Sith s'il se montre en personne.
    Aynor : Il est de première instance de s’occuper de sa capture.
    Sät'sa Cki : D’accord, Maître Cenovii et ses apprentis accompagneront Maître Aynor pour intercepter Spencer sur Jakku. Je vais ordonner le déploiement d'une force militaire en soutien.
    Yota : Dépêchez-vous, la Force est perturbée ici, j'ai un très mauvais pressentiment.
    [/col]
    L'hologramme de Yota disparaît, lui qui habituellement est un boute-en-train, semblait très inquiet. Je quitte la salle avec Aynor après avoir salué la Chancelière, nous nous dirigeons vers le spatioport où Moram Chak, Ka-Tu-Un et Syl'Ans, les jedi qui nous ont aidé sur Jandoon, nous attendent sur le tarmac. Il n'y a plus qu'à attendre Cenovii et Kinsa.
    -------------------------------------
    padawan jedi Bith de Cenovii venant de felucia sur le jdr

    Ce message a été modifié par: obiwan87 le 29-06-2015 03:33

    lundi 29 juin 2015 - 03:32 Modification Admin Réaction Permalien



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