Le Temple Jedi 6 (page 16)

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    Bencenovii

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    Coruscant


    Arrivés aux Casernes des Néo-Mandies, Ceno et Kinsa se dirigent avec Dua jusqu'à son atelier qui fait aussi office de laboratoire. Lorsque les deux Jedi entrent, ils observent avec attention ce qui ressemble à une grande salle d'expérimentation de gadgets en tous genre. D'un côté un guerrier Mandalorien crame un mannequin avec un lance-napalm, de l'autre des ingénieurs semblent travailler sur un gros missile lui-même fixé sur un speeder de course, au fond de la pièce un dernier Mando disparaît purement et simplement grâce à un système de camouflage. Des tas d'objets étranges se baladent sur des établis, Kinsa ne peut s'empêcher d'attraper ce qui ressemble à un sabre laser, mais l'ingénieur Sullustéen lui prends des mains aussitôt.

    Dua Juun - Ne touchez surtout pas à ça!
    Kinsa - Qu'est-ce que c'est? On dirait un sabre laser comme les nôtres.
    Dua Juun - En réalité c'est un faux manche de sabre qui renferme un détonateur thermique.
    Ceno - . . .
    Dua Juun - C'est par là.

    Le trio pénètre dans une plus petite salle. Là, deux caissons s'ouvrent et révèlent deux Besakar'gams très particuliers. Le premier ressemble à celui que Ceno a perdu sur Jandoon, mais il est un peu plus épuré, moins massif. Le second a un design de casque tout à fait inédit pouvant accueillir les lekkus de Kinsa.

    Dua Juun - Voici le Beskargam Predator, celui que tu avais n'était qu'un prototype, nous l'avons amélioré. Il est plus flexible pour permettre des mouvements plus fluides.
    Ceno (examinant l'armure) - Ses systèmes sont-ils les mêmes que ceux du prototype?
    Dua Juun - En partie, nous avons supprimer certaines armes trop gourmandes pour basculer de l'énergie au profit d'un meilleur système respiratoire et d'un jet-pack plus performant. Tu pourras en outre rétracter ton casque pour respirer à l'air libre pendant une heure, et voler jusqu'à 0,5 Ma. L'armure absorbe aussi mieux les chocs.
    Ceno - Cela me semble bien.
    Dua Juun (vexé) - Bien? Espèce de... Une équipe de vingt personnes a travaillé sur ce beskargam pendant deux mois! C'est le dernier cri de la technologie Mandalorienne!
    Kinsa - Et celle-ci est donc pour moi?
    Dua Juun (toussotant) - Rhm Rhm. Oui. La padawan du Réunificateur se devait de porter une armure tout aussi unique que celle de son maître. Le Beskar'gam Twi'lek a été conçu pour le confort de son porteur, il est aussi résistant que léger, et possède les habituels jet-packs, rayons paralysants, systèmes de camouflage optique et vision thermique...
    Kinsa - Génial!
    Ceno - Il n'y a plus qu'à les peindre. Je vais de nouveau opter pour le gris strié de bleu, c'est comme cela que l'on me reconnaît maintenant. As-tu une préférence pour la couleur Kinsa?
    Kinsa - Grise, striée d'orange, couleur de l'honneur.
    Dua Juun - Nous allons mettre un établi à votre disposition.

    Deux heures plus tard, les Mandos-Jedi sont équipés de la tête au pieds, le symbole des clans Talik et Ordo inscrits sur leur cuirasse respective, une bure de Jedi par-dessus l'armure. Les voilà fin prêts pour rejoindre Eckmül, Aynor et les autres Jedi. L'enclave de Jakku doit être sauvée, le Seigneur Sith Dark Spencer capturé, une mission encore plus dangereuse que les précédentes commence, car aucun Jedi ne se doute de la découverte surprenante qu'ils vont faire.

    lundi 29 juin 2015 - 14:34 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Tyria_

    Tyria_

    13547 Crédits

    « Sarkin, c’est quoi encore ce bordel ? »

    Les préparatifs nécessaires à la grande évasion s’étaient déroulés sans accro. Bien que quelques-uns se montrèrent extrêmement anxieux, la majorité des mineurs se rallia au plan qu’exposa Baralt. Les gardes étaient suffisamment armés et nombreux afin de ne jamais pouvoir être débordés par les esclaves… Mais que pouvait-il bien faire face à une Jedi entrainée et peu regardante sur les amputations ?
    Les quelques heures qui passèrent me servir à tomber inopinément sur ces pauvres erres, à les contraindre à oublier toutes belligérances avant de confier leurs comlinks à des esclaves qui se chargeaient de faire des rapports réguliers. Baralt devait se charger de Monsieur le besogneur de Rancor avec qui « il avait un compte à régler. » Lorsqu’il réapparut livide dans la caverne où tous les mineurs se rassemblaient pour l’évacuation, j’aurais dû comprendre que ce n’était pas la mort du chef de la Sécurité qu’il le mettait en émoi. Le frisson qui me parcourut l’échine aurait lui aussi dû me mettre la puce à l’oreille. Avec le recul, je me demande encore pourquoi la Force l’a placée là. Etait-ce nécessaire pour la suite ? Afin de comprendre ce qui était important ? Ou était-il impossible de démêler ma vie de la sienne ?

    La personne à l’origine de cette magnifique interjection souffla bruyamment pour signifier qu’elle attendait une réponse. Je la dévisageai le temps de trouver les mots justes. Le sang sur ses bottes, la veine palpitant sur son front, ses yeux rouges cernés et sa moue trahissant une amertume que je n’avais encore jamais vue chez elle m’avertirent que la partie était déjà jouée. Et qu’en l’occurrence, j’avais perdu.

    Moi – Je me serais attendue que tu sois en train de fêter dignement la victoire de la Guilde et des Seigneurs de l’Epice.
    Ange – C’est bon, Sarkin, me fait pas passer pour ce que je ne suis pas !
    Moi – Une amatrice d’orgie ?

    << Baralt, je sais que tu peux m’entendre. Non, ne me dévisage pas. Reste neutre. Agis selon ce qui était convenu. De mon côté, je vais faire le nécessaire. >>

    Le temps que je communique brièvement par télépathie avec l’esclave, la créature féroce qui se tenait devant moi et qui par le passé pouvait prétendre être Ange Solo réitéra sa question.

    Ange – Qu’est-ce que tu fous, Sarkin ? Je ne me répéterai pas.

    Je fis mine de me gratter la tête.

    Moi – He bien. Je libère les esclaves de cette mine.

    La main de la Guildeuse se crispa sur sa ceinture. « C’est bon signe ça. Si j’étais quelqu’un d’autre, elle m’aurait déjà fait la peau. Elle veut en découdre. Elle est à bout de nerfs. Elle refusera toute libération. Ça peut marcher.» Je me mis à arpenter le sol devant elle.

    Moi – Et je sais déjà que tu es contre. Sinon, je t’en aurais fait part. Tu sais bien que je ne suis pas du genre à te faire des cachotteries. Ne fais pas cette tête. Je ne t’ai jamais rien caché. Hormis Polux mais l’ordre émanait de Kaarde et je ne voulais pas choisir entre vous deux… Même si mon absence de choix s’est avéré en être un au final.
    Ange – Droit au but, Sarkin !
    Moi – J’y viens. J’y viens. (Je soupirai) J’ai beau retourner la situation dans tous les sens, nous sommes dans une impasse. Je ne les abandonnerai pas ici. Et je te connais trop bien, Ange. Tu ne me laisseras pas faire. Je n’ai pas envie de me brouiller avec toi. Sam tient aussi énormément à toi.

    Ange prononça mon nom en desserrant à peine les dents pour témoigner de son impatience grandissante.

    Moi – La question est de savoir comment on pourrait régler cette affaire sans effusion de sang ou que cela ne prenne des proportions énormes. Et en fait, je ne vois qu’une seule manière de le faire. (J’arrêtai de déambuler pour me tourner vers elle de manière un tantinet théâtrale) Je te propose un affrontement au sabre. Celle qui gagne, fais ce qu’elle veut de l’autre. Je gagne, je libère les esclaves. Tu gagnes, tu pourras faire ce que tu veux d’eux… Et de moi.
    Ange – Sarkin, tu sais très bien que cette solution n'est pas viable. Tu ne peux pas libérer tout le monde en un claquement de doigts. Et tu comptes faire quoi pour les autres, hein ? Tous ceux que tu laisses, tous ceux que tu ne sauveras pas ?
    Moi – J’aurais sauvé ceux qui peuvent l’être. Je laisse à ta conscience ceux qui croupiront à jamais dans ses mines parce que tu refuses de te servir de ta position pour faire quoi que ce soit.
    Ange - Tu sais pas de quoi tu parles, Sarkin ! T'en sais absolument rien ! Pendant que tu t'es tirée, comme une fleur, pendant quatorze longues années, certains en ont plus fait pour cette cause, que tu ne le feras jamais! Garde ta morale à la con pour ceux qui veulent l'entendre ! Je te le répète, ce n'est pas une solution !
    Moi – Tiens. Je crois que c’est l’impasse dont je parlais tout à l’heure. (Je dégainai mes sabres et fit une rapide révérence) Solo. Quel que soit l’issue, c’est un honneur d’affronter l’ancien maître d’arme de l’Ordre.
    Solo – Fais pas ça, Sarkin

    « Ce ton… » Les quelques traces de suppliques dans la voix d’Ange me firent hésiter un instant. Cette mégère bougonne et grossière ne demandait jamais grâce. Et elle manifestait encore moins de l’âpreté.

    Moi – Solo. Je ne peux pas les laisser. Colle-moi ma raclée qu’on en termine avec cette histoire. Et après si tu veux, on parlera de ce qui ne va pas.
    Ange, portant la main à son sabre – M’y oblige pas.
    Moi, l’ignorant – Pas d’amputation. On ne se défigure pas. Et par pitié, laisse les articulations de mes épaules en paix : elles deviennent fragiles avec l’âge.
    Ange – Sarkin…

    J’allumai mes sabres et fondit sur la Corellienne avec brusquerie. Si mon coup avait porté ses fruits, elle aurait été désarmée. Le combat aurait été fini et pour une fois, les choses se seraient passés convenablement dans cette foutue galaxie. Ma lame se contenta de fouetter l’espace qui était occupé encore un instant plus tôt par Ange. Elle mit à profit ce laps de temps pour me lancer une poignée de sable dans les yeux.
    Pestant tout ce que je pouvais contre la brulure laissée par les grains de poussières et les particules d’épices, je m’abandonnai à la Force afin de ne pas être distancée par Solo qui continuait de bondir et de virevolter. Je lançais un de mes sabres qu’elle dévia sans peine. La pauvre lame alla ricocher dans un coin de la caverne et provoquant quelques dégâts au passage.

    A l’évidence, Ange Solo avait décidé de se la jouer pénible…


    Ce message a été modifié par: Tyria_ le 02-07-2015 00:05

    mercredi 01 juillet 2015 - 23:58 Modification Admin Réaction Permalien

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    AngeSolo

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    Si Solo s’était abstenue de faire le moindre commentaire quant aux émotions contradictoires qui s’étaient dressées dans son esprit les unes en face des autres, terribles et victorieuses, telles deux colonnes rangées impeccablement avant de s’élancer corps et âmes sur le champ de bataille, elles s’immisçaient pourtant avec une telle force et une telle vigueur dans la moindre parcelle de son cerveau qu’il lui était désormais impossible d’ignorer les effets antinomiques de la présente situation.

    Son esprit, poussé par un étrange mécanisme de sauvegarde, s’était alors scindé en deux.

    Pendant qu’une partie d’elle défendait, à voix haute et avec véhémence, une position idéologique à laquelle elle croyait et pour laquelle s’était battue de longues années durant alors qu’elle était encore à la tête de la Guilde et qu’elle comptait abuser de son statut de magnat du syndicat du crime pour assainir les pratiques les plus dissolues et condamnables auxquelles se livraient un nombre toujours plus croissant de malfaiteurs, l’autre s’horrifiait de la tournure qu’étaient en train de prendre les événements.

    Il serait vraisemblablement faux d’affirmer qu’Ange doutait de ses capacités de tenir tête à un membre effectif de l’Ordre jedi, quand bien même elle se voyait déchue de cet appui de poids qu’était la Force, ou que la mort la plongeait dans un état cataleptique la rendant inapte à livrer un combat. Elle était terrifiée, terrifiée par l’identité de l’adversaire qui se tenait en face d’elle et qui l’avait contraint, bien malgré elle, à dégainer cette armée si particulière, cette arme qui signifiait à la fois le début et la fin. Le pommeau qu’elle tenait fermement dans sa main représentait tout ce pourquoi elle était encore en vie, toutes les valeurs qui avaient guidées ses pas et qu’elle continuait à servir – elle ne pouvait le nier – seulement sous un jour plus obscur et discutable. Ce n’était pas un jouet que Tyria l’avait contrainte à dégainer mais une arme mortelle qu’elle, privée de la Force comme elle le demeurait, ne pourrait se permettre de quitter des yeux un seul instant sans prendre le risque d’y laisser sa peau.

    Ange ne comprenait pas comment elle en était arrivée là, sa lame allumée, répondant aux premiers assauts, machinalement, instinctivement, de la jeune femme qui se trouvait à quelques centimètres d’elle, à peine, et qui, deux jours plus tôt se trouvaient à rire aux éclats à côté d’elle dans cette atmosphère de Servacos, délicieusement chargée d’épices. La voie qu’empruntait Tyria lui nouait la gorge, elle prenait de nouveau la mesure avec cette ligne de conduite qui l’avait menée sur une si dangereuse pente des années auparavant. Toutefois, la Corellienne ne pouvait s’accorder le luxe de laisser divaguer son esprit sur des considérations qu’elle savait pour le moins capitales. Ce constat lui donnait la nausée.

    Solo était fatiguée.
    Se retrouver son ancienne lame à la main lui permettait d’échapper à tout ce que la réalité avait de sensible. Le péril de mort lui offrait ce délectable privilège de ne plus pouvoir penser, de ne plus pouvoir s’inquiéter sur l’état d’esprit de son adversaire mais, surtout, de se focaliser sur cette douleur lancinante qui menaçait d’heure en heure de faire flancher sa raison. Une fois de plus, elle fuyait la plus importante de ses responsabilités, elle le savait mais elle ne pouvait – et ne voulait – faire autrement.

    Ange, sur la défensive, para le faisceau violet de Sarkin qui s’apprêtait à s’abattre sur son visage, bloqua et repoussa violemment la seconde lame d’un moulinet intérieur qui laissa momentanément le flanc de la Kuati plus à découvert qu’il ne l’était l’instant d’avant.

    La Corellienne eut tout juste le temps de s’apercevoir qu’elle ne parviendrait pas à esquiver le prochain revers si elle choisissait de délaisser sa posture précédente pour une beaucoup plus offensive. Elle s’y tient donc et eut ainsi tout le luxe d’arrêter le nouvel assaut de la lame jaune qui se dressait pour fendre son crâne en deux. Elle bondit sur sa gauche et désaxa la lame violette qui s’abattait non loin de sa jambe droite. La lame jaune siffla de nouveau, lui laissant tout juste les secondes nécessaires pour éteindre son sabre et effectuer un flip arrière. Elle se remit aussitôt en garde, para la lueur mortelle qui s’abattit devant puis derrière. Elle orienta sa lame argentée à la verticale, Sarkin venant de bondir dans dos, lui assénant une nouvelle combinaison de coups encore plus audacieuse. Solo effectua un pas de côté, se retourna et effectua un demi arc de cercle en parant la nouvelle attaque de la Kuati.

    Des perles de sueur s’échappèrent de ses tempes, d’autres glissèrent dans son dos, signalant à l’ancienne jedi qu’il ne lui serait pas possible de garder un rythme aussi soutenu. Si sa condition physique était plus excellente, elle ne pouvait pourtant pas rivaliser avec son adversaire qui, certes, avait la Force mais qui, surtout, n’était pas une débutante.

    Coups et parades se remirent à pleuvoir, Tyria virevoltant autour de la Corellienne, elle, les pieds bien ancrés dans le sol poussiéreux de la mine, anticipant au maximum les attaques qu’elle s’évertuait à mener avec efficacité. Ange nota une faille aussi inespérée que furtive dans la redoutable posture de son adversaire. Elle savait qu’elle n’aurait que peu d’opportunités à saisir. Il lui fallait juste attendre le moment propice, celui qui lui permettrait de glisser entre les deux lames de la Kuati mais qui, inévitablement, la forcerait à exposer une partie de son corps. Il ne lui restait qu’à déterminer laquelle.

    Pour la seconde fois, Sarkin s’aida de ses aptitudes télékinésiques et projeta son sabre violet au loin. Solo l’évita de justesse en se propulsant au sol, non pas en arrière, mais en avant, à quelques centimètres seulement de la position où se trouvait Tyria. Elle entendit la lame venir se heurter contre la paroi située au-delà de son champ de vision, lui signalant qu’elle avait peu de temps pour agir mais que l’opportunité tant attendue était arrivée.

    Elle se relevant, Ange lança une nouvelle poignée de sabre en direction des pupilles de la Kuati qui ne se fit pas avoir deux fois. Sarkin pivota sur elle-même, évita la projection et dégagea la lame de Solo qui s’abattait verticalement à quelques centimètres au-dessus de sa tête et la repoussa, permettant néanmoins à la Corellienne de lui administrer un puissant coup de pied dans les côtes. Sarkin laissa échapper un hoquet de surprise, le souffle coupé. Puis, effectuant un salto arrière, elle récupéra le sabre qu’elle venait de rappeler à elle et qui fusait maintenant droit sur elle. Elle fondit sur Solo, plus rapide encore, effectuant deux moulinets en sens contraires, réduisant l’assaut offensif d’Ange à néant.

    Respirant bruyamment, Ange parvient à bloquer la totalité des coups qui s’enchainaient mais perdait du terrain : Sarkin la contraignait à reculer. Elle sentait une des parois de la grotte se rapprocher dangereusement de sa nuque. Elle devait se dégager ou elle se retrouverait coincée. Elle ne pouvait pas céder, elle ne pouvait pas se voir le dos au mur, impuissante. Elle sentait presque ces deux lames lui mordre la chair, abrégeant, sans doute, cette fatigue emmagasinée depuis des mois et cette souffrance liée à… Tony

    Contre toute attente, Ange changea de tactique. Téméraire, elle s’efforçait de regagner un peu de terrain sur Tyria, s’exposant plus que de raisonnable à de nouveaux coups qu’elle n’évita que par chance ou par adresse, on ne savait trop. La mort devenait soudainement une alliée. Le goût du risque ne pouvait ne pouvait se solver, quelques en soit l’issue, par une victoire : sa fin ou empêcher Tyria de réitérer ces mêmes erreurs commises par le passé.

    Y penser fut cependant de trop, Ange évita de justesse la lame violette qui l’aurait décapitée si elle ne s’était pas baissée mais ne fut pas assez rapide pour anticiper l’autre lame qui s’abattait sur elle. Elle n’eut pas le temps de relever son sabre pour parer le second coup : elle se contenta de l’esquiver mais trop lentement. Le sabre sectionna net la manche de son léger chemisier, brûlant au passage une partie de son épiderme. Elle lâcha un juron, libérant la vive douleur qui suivit le coup tandis que, reculant, son talon se heurta à la paroi de la mine.

    Tyria profita de l’avantage que son coup lui avait fourni et logea sa lame sur le flanc droit de Solo tout en figeant la pointe de son pied dans l’épaule encore fumante de la Corellienne. Ange tituba. La cause lui sembla alors si perdue qu’instinctivement elle activa le second bouton de son sabre laser. Sa lame changea de couleur et de longueur, la lueur argentée cédant le pas à celle dorée et la lame de dimension conventionnelle doubla. Elle balaya rageusement l’espace situé juste devant elle, se dégageant ainsi du mur. Sarkin évita la mortelle menace en effectuant deux successifs sauts périlleux arrières et se remit en garde, esquivant de justesse la lame, de nouveau couleur argent, de la Corellienne.

    Ange souffrait. Elle ne savait au juste ce laquelle de ces blessures la torturait le plus : son bras meurtri ou savoir que Sarkin ne reculerait devant rien pour libérer les esclaves.

    -------------------------------------
    Leader de la Guilde à la retraite
    Ministre de la Perversité et maît... euh... Secrétaire du Président

    "Vous désirez ? Un soda ? Un coca ? Moi ?"

    Ce message a été modifié par: AngeSolo le 05-07-2015 11:58

    jeudi 02 juillet 2015 - 17:11 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Tyria_

    Tyria_

    13547 Crédits

    Cette passe d’arme était en train de dégénérer. C’était souvent le cas lorsque je me retrouvais en compagnie d’Ange Solo. La plus banale et la plus assommante des situations avait toujours tôt fait de se détériorer. Il y avait quelque chose dans notre duo qui pervertissait systématiquement les événements. Le bon sens aurait dû nous pousser à nous éviter comme la peste. Et la logique nous amener à nous détester viscéralement. C’est d’ailleurs ce qu’il avait manqué de se produire à notre rencontre. La mission classique s’était transformée en une sordide mésaventure. Nous avions eu vite fait d’accuser l’autre d’être la source de tous les maux. Mais d’aucuns se presseraient pour dire que nous n’avons ni bon sens, ni logique (ou alors que lorsque l’on faisait preuve de l’un, l’autre disparaissait immédiatement). De ce fait et par l’aberration la plus totale, nous en étions venues à nous apprécier franchement. La haine et l’exaspération se muèrent en une relation dysfonctionnelle et attachante.

    Tout ça pour dire que bien que connaissant cet état de fait, j’étais dans l’obligation d’admettre que j’avais – encore une fois – sous-estimé notre duo. Ange s’était montrée d’une extrême prudence pendant tout le début de l’affrontement. Me laissant l’initiative... Evitant la confrontation directe… Mes coups manquèrent de faire mouche face à son manque de pugnacité. Hormis le fait que j’aurais eu l’air sacrément maligne si j’avais décapité par mégarde mon amie, c’étaient des coups qui lors de mon apprentissage ne méritaient guère mieux que les railleries de la part de Solo.

    Découvrant une once de sens commun, j’avais commencé à moins profiter des ouvertures laissées par la guildeuse. Je songeais même à la laisser gagner. Parce qu’au final… Le Jeu en valait-il la chandelle ? Est-ce que j’étais réellement prête à mettre aux orties une relation aussi longue pour une poignée de soulards que la Force avait destinée à une vie pitoyable ? N’étais-je pas encore en train de me fourvoyer ? Sans parler de la stupide abnégation de Solo... Elle se faisait une affaire d’honneur de me remettre sur le droit chemin. Quitte à se laisser botter le cul en bonne et due forme.
    Du bon sens, en somme ! Et donc inévitablement, Ange fut prodigieusement courroucée par le revirement de mes attaques. Comment je m’en suis rendue compte ? Oh. Simple. Quand elle écrasa le pommeau de son sabre contre mon arcade sourcilière avant d’essayer de coller un coup perpendiculaire sur la rotule de mon genou.

    J’aurais sincèrement voulu pouvoir lui gueuler dessus. Mais elle me bondit dessus enchaînant les séquences d’attaques. Cette espèce de brute me contraignit rapidement à changer de forme de combat et à me réfugier derrière la défense impénétrable du Soresu. Enfin. Impénétrable. Ca ne l’empêcha pas de me coller un coup de tête.
    Afin de réussir à mettre de la distance entre elle et moi, il me fallut enchaîner plusieurs sauts de Force. La Corellienne prit cet instant de répit pour dégainer son blaster et me tirer dessus.

    « Mais. Je »

    Complètement prise au dépourvue, je ne déviais même pas le tir. Par la Force ! Mon heure ne devait pas être venue car la décharge d’énergie ne fit pas autant de dégâts qu’elle aurait dû. Moi qui avais tant pesté contre l’atmosphère surchargée de particules d’épice de Servacos, cette dernière venait de me sauver la vie. Tout en se rapprochant, Ange vida le chargeur de son arme sur moi. Cette fois-ci, je parai chacun des tirs. Le blaster émit un sifflement suraigu et Solo eut juste le temps de me le jeter au visage. Evidemment il explosa… Un bouclier de Force dressé au dernier moment. Ce fut ce qui me permit de garder ma tête sur mes épaules. Mes oreilles tintèrent violemment. Je manquai de perdre l’équilibre. Il me fallut faire un effort surhumain pour ne pas m’écrouler.
    Ange continua son avancée dans ma direction. Je lançai un sabre vers elle. A l’instar de mes tentatives précédentes, elle l’envoya bouler nonchalamment.
    Enfin sur moi, elle saisit son arme à deux mains. Ange mit toutes ses forces dans chacune de ses attaques suivantes. J’encaissai avec de plus en plus de difficulté. Finalement, elle me désarma avec un ultime et puissant assaut qui me repoussa contre terre. J’étais à bout de souffle. Blessée. Incapable de me relever.
    Elle maintint sa lame au-dessus de sa tête, prête à l’abattre, le visage déformée par une expression que je ne voudrais jamais qualifier. A quel moment son énervement s’était-il transformé en… Ça ?

    Le regard de Solo se perdit et revint à quelque chose de plus sensé. Ce fut le moment que choisit Baralt pour démarrer le tunnelier géant qui trônait dans la caverne. Depuis le départ, il n’avait jamais été question de servir du monte-charge principal de la mine. Cela aurait pris trop de temps et les Seigneurs de l’Epice auraient pu disposer les renforts à l’entrée de la mine.
    Hélas, Ange était arrivée un rien trop tôt et nous n’avions pas eu le temps de mettre en marche la formidable foreuse. Pis encore, elle était encore fermement maintenue par des attaches. Tout ce combat n’avait été qu’un prétexte pour me laisser le temps de les détruire. J’avais entamé la bataille en implorant la Force que mon adversaire ne s’en rende pas compte. Et je n’aurais pas cru que ma requête soit si bien écoutée. Chaque fois que j’avais lancé mes sabres, Solo les avait déviés avec aisance. Je n’avais eu qu’à abuser du fait que mon opposante soit coupée de la Force pour contrôler la direction dans laquelle il finissait.

    Je ramenai mes sabres à moi tout en détalant aussi sec à l’aide de la Force. Dans un ultime effort, je bondis pour rejoindre le tunnelier sur lequel l’ensemble des esclaves avait embarqué. Il démarra en trombe au même instant. Baralt me rattrapa par l’épaule quand je manquai de m’écrouler.

    Baralt – C’était qui s’te furie ?
    Moi, avalant difficilement – Une bonne amie.
    Baralt – Ben ma vieille, j’ai bien cru qu’elle allait te tailler en pièces.
    Moi – Moi aussi, Baralt. Moi aussi.

    Et SoloSolo tourna la tête vers la foreuse qui s’éloignait. Nos regards se rencontrèrent. Elle voulut me dire quelque chose. Je préférai détourner le regard.

    Ce message a été modifié par: Tyria_ le 03-07-2015 00:10

    jeudi 02 juillet 2015 - 22:45 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar waren

    waren

    14548 Crédits

    Lieu : Planéte Aervey systéme Grillad

    Le chasseur impérial sortit de l'hyperespace, juste au dessus de la planéte gazeuse, non loin un croiseur affilié au même camp pointait le bout de son nez. Sur le pont, la venue de cette appareil fut aussitôt remarquer par les opérateurs, le plus proche du capitaine informa son supérieur qui lui demmanda son identifiant sous peine de faire feu. La transmition en aurekbesh surpris le responsable, qui autorisa le TIE à venir se poser dans le hangar, puis il contacta le commandant du Vaillant qui était en train de se raser dans son cabinet. Au bout de plusieurs bips sonores émanant de son comlink, ce dernier s'empara de ce dernier assez frustré, la mousse encore visible sur le coté droit. Mais c'est sur un ton calme et posé qu'il répondit à son second..

    "J'espére que vous ne me déranger pas pour des broutilles."
    "Non monsieur, mais nous avons reçu le signal d'un des notres."
    "Avez vous suivit la procédure habituel, quel est le nom du pilote ?"
    "Nous avons identifié le code de Waren Horn."

    L'officier supérieur se mordit la lévre inférieur, cet homme était un contrebandier, ancien membre de la guilde censé être mort et travaillant pour le Moff Musselier. Ce pourrait t'il que ce dernier ai simulé son décés pour pouvoir effectué quelques manoeuvres sournoises pour l'empreur Fel ? Il répondit de faire patienter la vermine dans une des salles d'interrogatoire du vaisseau puis racrocha pour finir son rasage, tandis que Waren finissait son amarrage dans le grand hangar du Vaillant, tout en essayant de chasser l'odeur des épices de carubaa dans le cockpit sous les yeux des techniciens situé derriére la vitre en duracier. Une fois les clanches vérouillés, deux stormtroopers et un sergent arrivérent sur la passerelle, accompagnés de blasters.

    vendredi 03 juillet 2015 - 06:02 Modification Admin Réaction Permalien

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    AngeSolo

    22814 Crédits

    Elle éteignit son sabre et laissa son bras retomber, impuissante, le long de son corps tandis que l’immense machine disparaissait de son champ de vision, encore sous le coup de cette information nouvelle que son cerveau venait d’intégrer. Sa mâchoire se crispa douloureusement. Tout cela n’avait été qu’une mascarade. Elle n’avait rien vu. Mais, pis encore, elle se sentait profondément trahie.

    En cet instant, Ange comprit qu’elle serait irrémédiablement seule, seule dans cette caverne, seule dans cet univers, totalement seule. La mine, prodigieusement silencieuse désormais, lui renvoyait, par un jeu d’échos ou, plutôt, par son absence d’échos, cette solitude qui pesait un poids de plus en plus lourd et qui devenait de plus en plus difficile de soutenir. Il n’y avait donc plus rien à attendre de Sarkin, plus rien, plus rien.

    Si en d’autres circonstances, Solo aurait pu éprouver de l’admiration quant au fait qu’une des rares personnes figurant dans très succincte échelle d’estime serait parvenue à la berner, la situation, aujourd’hui, l’en empêchait. La Kuati s’était, en effet, attelée à suivre une voie condamnée par avance par la Corellienne et - c’était ce qui blessait profondément Solo - elle le savait. A cette pensée la gorge d’Ange se noua, la forçant à se pencher hâtivement vers le sol. Le contenu de son estomac s’y déversa. Elle ferma les yeux et se redressa.

    Ses pensées s’embrouillèrent en un amas confus de traits contradictoires qu’elle ne parvenait plus à comprendre et organiser. La colère coulait dans ses veines, contre elle, contre son impuissance mais contre cette femme qu’elle croyait à tort son amie. Elle sentait cette étouffante rancœur s’installer dans chacune de ses cellules sans qu’elle ne puisse exercer sur elle le moindre contrôle. Instinctivement, elle fit appel à la Force. Elle se focalisa sur cette partie de son esprit plus sereine que les autres, cet espace de paix intérieure qui lui avait procuré plus d’une fois ce réconfort dont elle avait besoin pour continuer, pour continuer et s’abstenir de sombrer dans ce marais où se languissait dangereusement ses plus bas instincts. Elle se concentra, se concentra, et… n’y rencontra que du vide… Le néant : voilà toute l’aide dont elle bénéficiait à présent.

    Ange s’évertua à figer son esprit sur un moment heureux de son existence, un moment en deçà de tout tourment, de toute pensée négative mais, là encore, elle n’y parvenait pas. Ce n’était que des instants, des instants trop rapidement balayés par cette vie si mouvementée.

    Tu sais bien que je ne suis pas du genre à te faire des cachotteries.

    Les jointures de ses doigts se resserrèrent sur la poignée de son sabre-laser.
    Elle hésita.
    En ne savait plus si la tournure que prenait cette mission sur Servacos relevait de ce qu’elle estimait être son devoir ou si elle pouvait s’accorder le droit de tirer un trait sans jamais se retourner.

    Ne fais pas cette tête.

    Devait-elle tout plaquer maintenant ou finir ce qu’elle avait commencé afin de mettre les voiles la conscience tranquille ? Et après ?

    Je ne t’ai jamais rien caché.

    Il n’y avait plus d’après.
    Ange s’abandonna corps et âme à son instinct, courant à la suite du tunnelier qui cheminait vers la surface. Suant à grosses gouttes dans sa course effrénée, elle taisait sa raison. Elle entendait les gardes aboyés en tous sens, après l’infernal engin, après sa personne qui bondissait sans leur prêter la moindre attention. Elle assomma un des geôliers au moyen de son sabre dont elle se servit comme d’une matraque et s’empara de ce qui ressemblait à un speeder bike monté sur des patins répulseurs. Son véhicule, plus maniable et plus léger, rattrapa rapidement le tunnelier. Ni une, ni deux, Ange sauta sur la carlingue, s’agrippant à ce qu’elle pouvait pour ne pas tomber et escalada rageusement l’engin jusqu’à atteindre un endroit un tant soit peu plus stable. Il lui fallait arrêter le tunnelier et cette idée désastreuse qui avait germé dans l’esprit de Tyria…

    Elle déglutit péniblement et poursuivit son ascension, plus haut, toujours plus haut et se hissa finalement sur une longue plateforme horizontale où se dressaient trois têtes foreuses d’une taille impressionnante et une paire de bottes qu’elle reconnut instantanément. La Corellienne se remit sur ses deux jambes et dégaina son sabre.

    Ange, l’air mauvais : Sarkin ! Tu m’as menti !
    Tyria, l’air jovial : Tu tires des conclusions hâtives…
    Ange, hurlant : Des conclusions hâtives ? As-tu seulement conscience de ce que tu es en train de faire !
    Tyria : Si tu veux mon avis, tu surréagis.
    Ange, agacée : Moi, je surréagis ? Tu comprends rien, Sarkin... T'as jamais rien compris...
    Tyria : Euh… Est-il toujours question de moi, là ?

    Sans trop comprendre ce qui venait de se passer ni pourquoi elle venait d’allumer sa lame, Ange se jeta sur Sarkin, bien décidée à clore une fois pour tout ce chapitre devenu un tantinet trop long à son goût.

    dimanche 05 juillet 2015 - 17:39 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Tyria_

    Tyria_

    13547 Crédits

    Le tunnelier traçait sa route à travers la roche de Servacos et nous ramenait avec une certaine tranquillité vers la surface. Le brondissement de la gigantesque machine me sembla un instant n’être qu’un léger bruissement. La voix de Baralt qui hurlait pour couvrir le bruit se transforma en murmure. Je laissai mon esprit s’échapper autant par fatigue que par quête de réconfort. Loin. Très loin, je sentis les présences familières de Sam et de Kaarde. Si tout allait bien pour la jeune fille, le Maître Jedi semblait dans une situation qui n’avait pas l’air enviable.
    Quelque chose me ramena à proximité. J’eus l’impression qu’on m’avait amputé une partie de moi et qu’un gouffre béant occupait une partie de mon être. La sensation disparut presqu’aussitôt derrière une chape de plomb. Je rouvris les yeux en sentant la main de Barralt sur mon épaule.

    Baralt – Lorn, reste avec moi !
    Moi – On a de la compagnie.
    Baralt – Les sevaris ?
    Moi – Pire.

    Je me redressais en grognant sous l’effort. Mon regard se porta au loin dans le tunnel fraichement creusé. Un speeder-bike fit son apparition. Baralt jura dès qu’il la vit. Elle avait l’air plus déterminé que jamais. Et aussi d’avoir abandonné sa santé mentale sur la route.

    Moi – Tu vois. J’aurais été déçue qu’elle abandonne aussi vite.

    Baralt me lança un regard outré et lâcha un juron pour exprimer tout son désarroi quant à mes fréquentations.

    Moi – Elle va surement essayer d’arrêter de tas de boue.
    Baralt – Et comment on l’en empêche ?
    Moi – Je vais tâcher de l’occuper. A la surface, il y aura un transport. Tu fais grimper tout le monde dedans et vous décampez. Vaner sera un gars de confiance.
    Baralt – Je sais bien que mon grand cœur de grand con va encore me jouer des tours… Mais et toi ?
    Moi, haussant les épaules – Je devrais juste avoir quelques gros soucis. Elle se contente de gueuler très très fort d’habitude.
    Baralt – D’habitude…

    Je sortis dans la cabine sans laisser le soin à Baralt d’exprimer le fond de sa pensée. Je rejoignis un emplacement d’où elle pourrait rapidement me voir et me rejoindre. Suffisamment loin de la cabine pour que son premier réflexe ne soit pas de prendre les commandes sans pour autant trop nous rapprocher du champ magnétique qui empêchait que des tonnes de gravats ne nous tombent dessus.
    Le temps pour la Corellienne de me rejoindre, je me remettais dans mon rôle de l’écervelée de service. Dès qu’elle arriva, je lui servis mon sourire de circonstance.

    Ange, l’air mauvais – Sarkin ! Tu m’as menti !
    Moi, l’air jovial – Tu tires des conclusions hâtives…
    Ange, hurlant – Des conclusions hâtives ? As-tu seulement conscience de ce que tu es en train de faire !
    Moi – Si tu veux mon avis, tu surréagis.
    Ange, agacée – Moi, je surréagis ? Tu comprends rien, Sarkin... T'as jamais rien compris...
    Moi – Euh… Est-il toujours question de moi, là ?

    Pour toute réponse, elle attaqua avec autant de subtilité qu’un hutt se jetant sur un buffet. Vu la férocité de ses frappes, je m’estimai heureuse d’avoir encore ma tête sur mes épaules à la fin de la première passe d’arme.
    Ange… Enfin le simulacre de corellienne remplacé par une IA de droïde assassin balaya horizontalement l’espace devant (et dans lequel j’étais). Manquant de me faire faucher en deux pour de bon, je repoussai Solo sans ménagement à l’aide de la Force. Elle alla rebondir quelques mètres plus loin sur la plateforme et… Sa lame se ficha dans le panneau de commande du champ magnétique. Le bougre s’éteignit en crachotant des étincelles.

    Jurant, je bondis et interceptai un premier rocher avec ma lame. Ange se releva et m’attaqua.

    Moi – Nan mais t’es sérieuse !

    Définitivement sur répondeur, la guildeuse entama une nouvelle séquence d’attaques. A chaque blocage, je lâchai un juron. « Pourquoi est-ce que c’est précisément maintenant que je pense au bocal à jurons de Sam ? »
    Le combat continua. Attaque. Blocage. Parade. Destruction de caillasse. J’étais consciente que j’avais déjà profondément entamé mes forces par la première partie du combat. Et si je voulais avoir l’espoir de tenir jusqu’à la surface, je devais temporiser coute que coute. Je bondis dès que je pus afin de mettre un peu de distance entre mon adversaire et moi. Ange se retrouva sur la trajectoire d’un énième bloc. Trop occupée à vouloir me hacher menu, l’ex-Jedi ne le vit pas. Je concentrai toute ma puissance pour le repousser tandis qu’Ange me chargeait lame devant. Elle n’éteignit sa lame qu’au dernier moment. Si bien qu’au lieu de m’embrocher, elle me percuta de plein fouet avec son épaule.
    Ce n’est qu’en voyant un roc passer en trombe, arracher une partie de la prothèse de Solo et continuer son bonhomme de chemin que je compris qu’elle venait de me sauver la mise. (Evidemment, ça ne l’empêcha de se remettre à m’assaillir séance tenante)

    Le tunnelier émergea ENFIN à la surface et le soleil m’éblouit pendant un instant. Loin de calmer Solo, l’achèvement de notre session personnelle de lapidation sembla faire redoubler son ardeur au combat. Elle me repoussa encore et encore jusqu’à m’obliger à descendre de la gigantesque machine.
    La violence de ses attaques alla crescendo. Un coup particulièrement puissant m’arracha mon arme. Elle enchaina aussitôt la frappe suivante. Je connaissais cette séquence. L’attaque devait frapper en diagonale du haut vers le bas. Ainsi Ange Solo allait me tuer.
    Le temps semble se figer. « Elle ne va pas arrêter son coup. » Le regard haineux d’Ange. « Je vais mourir. » Je suis épuisée. « Elle va me tuer. » Je ferme les yeux. « Je ne veux pas que ça se termine ici. » Je sens le début de sensation de brûlure provoqué par la lame.« Non. » Le sabre commence à entamer ma veste et ma peau. « Ca ne se terminera pas ici ! »

    Alors que la lame allait s’abattre sur la jeune femme, la Force fut déchaînée en un instant. Ange fut balayée vers l’arrière avant d’être saisie à la gorge par une poigne invisible.


    Ce message a été modifié par: Tyria_ le 06-07-2015 00:34

    lundi 06 juillet 2015 - 00:11 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

    22814 Crédits

    Violemment projetée en arrière, Solo se contenta d’avoir le réflexe de conserver son sabre-laser dans sa main et de le lâcher quand elle sentit une poigne invisible lui enserrer la gorge. Instinctivement, elle porta son unique main valide tout contre son cou tandis que ses pieds quittaient le sol sans qu’elle n’y puisse rien. L’air lui manquait, elle voyait son champ de vision s’amenuiser, des tâches noires danser devant ses yeux. Elle ne put que deviner les contours indistincts de la Kuati qui avançait, déterminée, dans sa direction.

    Ses bottes s’agitaient dans le vide, essayant désespérément s’influer, en vain, sur le cours de la situation. Son oxygène s’épuisait et les traits de plus en plus durs de Sarkin s’approchaient de son visage dont la teinte révélait l’avancée de son étouffement.

    Ca y est. C’était la fin. Si Ange avait imaginé bien des scénarios où sa vie lui glissait en train les doigts, celui-ci n’en faisait pas parti. Elle ne s’était jamais attendue à mourir des mains de la jeune femme qui se trouvait en face d’elle et surtout pas de cette manière. Néanmoins, elle se sentit comme soulagée. Tout allait enfin finir. Elle allait enfin pouvoir dormir, dormir d’un sommeil éternel, dormir et rattraper tous ces derniers mois à fixer pendant des heures ces plafonds des chambres qui l’avaient accueillie. Seule la douleur de ses poumons qui s’enflammaient ternissait ce curieux tableau final.

    Ses paupières s’alourdissaient, Ange se délectait de ce sentiment de fin. Parmi ses dernières pensées, un grand nombre d’entre elles s’adressèrent à ceux qu’elle avait déjà perdus et qu’elle allait bientôt rejoindre, à Tony… L’image de la veille lui vint en mémoire et lui broya davantage sa trachée. Non. Elle ne pouvait pas mourir maintenant. Il lui restait encore une chose à accomplir après, après elle pourrait partir.

    Les solutions qui s’offraient alors à la Corellienne pour sortir de cette situation pour le moins funeste étaient plus que limitées. Surtout, Ange manquait de temps. Il lui était impossible d’élaborer à la va-vite un plan de secours. Non. Elle ne pouvait être plus démunie… Il ne lui restait plus qu’à… Il ne lui restait plus qu’à… Cette pensée l’épouvantait mais, mourir, mourir sans s’acquitter de cet ultime devoir la terrifiait davantage.

    Ange se concentra sur cette partie de son esprit qu’elle avait mis tant d’années à façonner, tant d’années à consolider et à ne rien laisser ni sortir, ni entrer. Le temps n’était plus à l’hésitation. Elle s’attela à desceller, les uns après les autres, ces sceaux qui lui permettaient de tenir à distance la Force, la Force et tout ce que cela impliquait. A plusieurs reprises, elle manqua de défaillir mais tint bon. Quand elle arriva à la dernière de ses barrières mentales, elle sut qu’elle n’aurait que quelques instants pour agir : se projeter et se préserver de la vague morbide qui s’emparerait d’elle à la seconde où la Force recoulerait dans ses veines.

    Elle leva le sceau.
    Elle leva le sceau et le monde se déchaina.
    Elle se projeta autant qu’elle le put dans l’esprit de Sarkin, déversant dans le sien toutes ces émotions, les siennes, ceux des autres, toutes ces voix qui hurlaient en même temps. Elle se focalisa sur celle de Tony, sur la manière dont elle avait vécu les événements, sur ce qu’elle avait ressenti, sur ce qu’elle s’était interdit de ressentir. Elle se revit face à cette boite, cette tête sans vie qui la contemplait, ce comlink qui s’était mis à sonner, qu’elle avait dû extraire et la voix qui lui avait parlé.

    Solo parvint à aspirer une bouffée d’air. L’étreinte se desserrait mais pas encore suffisamment pour qu’elle puisse s’en extraire. De nouveau, elle se concentra sur son propre ressenti et ceux des spectres qu’elle devinait tout près d’elle, ici et ailleurs dans la galaxie. Elle tâcha se minimiser son implication, essayant de ne devenir qu’un médium, son corps et son esprit ne servant que de relai apte à canaliser mais surtout renvoyer l’obscurité de la face humaine.

    Elle tomba sur le sol. A quatre pattes, face contre terre, elle respira à plein poumon, n’osant regarder Sarkin qu’elle n’entendait pas bouger à quelques centimètres elle. Elle ramassa son sabre, releva la tête et la vit les deux mains plaquées sur ses oreilles, immobile, les lèvres formant un angle intéressant. La plaisanterie avait assez duré. Ange expira longuement, se força à se calmer et, consciencieusement, remis en place ces sept sceaux qui la maintenaient éloigné de… ça… Elle était en vie, ce seul fait complait, le reste n’avait aucune importance.

    Loin d’avoir purgé ses passions, ce petit intermède n’avait fait que raviver cette rage alors mis sous silence tant que sa vie était menacée, tant que la Force l’en avait détournée. La Corellienne alluma son sabre et s’élança sur la Kuati, déterminée à mettre hors d’état de nuire cet adversaire qui l’avait poussé dans ses plus sombres retranchements. Si elle en voulait à Sarkin de lui avoir menti, de l’avoir trahi, maintenant, s’ajoutait le reproche de l’avoir forcée à se reconnecter bien malgré elle à la Force.

    Sarkin, en parant le premier coup que portant la Corellienne sur sa droite, entama la sortie de sa torpeur. Ange avançait dangereusement, enchainant des coups toujours plus vicieux. D’un moulinet de la main droite, elle abattit sa lame non loin de l’oreille de Tyria qui la bloqua d’une main beaucoup moins assurée que précédemment. Solo hurlait et la contraignait à reculer. Les yeux de la Kuati sortaient du brouillard, ses membres ne répondaient que par réflexes. Elle n’attaquait plus mais se défendait.

    Solo, parfaitement lucide quant au risque auquel elle s’exposait, sacrifia ce qu’il restait de sa prothèse gauche en désarmant Sarkin de son premier sabre. Un éclair passa alors dans le regard de cette dernière puis elle bascula en arrière : Ange venait de lui administrer un puissant coup de talons juste au-dessus de sa rotule. Un léger crac s’en suivit, indiquant que l’articulation venait de se déboiter. La Corellienne en profita pour lui ôter son autre lame et apposer la sienne à quelques millimètres de sa carotide.

    Sans trop savoir ce qui la retenait de mettre un terme définitif à ce combat, Ange hésita, le regard dans le vague. Elle respirait bruyamment, ses épaules se soulevant au rythme de chacune de ses inspirations. Il lui suffisait de laisser glisser la lueur argentée et tout était fini. Tout.

    Au loin, elle entendit une voix l’appeler. Elle n’y prêta aucune attention, se concentrant sur le sang qu’elle voyait pulser le long de cette si délicieuse artère. Mais la voix insistait. Les quatre lettres qui formaient son prénom reprenaient du sens. Il fallait redevenir Ange, il fallait ramasser, rassembler, tout ce non-sens, toute cette colère qui lui avait échappée. Elle ne pouvait pas perdre le contrôle. Elle n’en avait pas le droit. Rien ne lui ferait oublier. Rien, pas même cela.

    Elle ferma les yeux.
    Tout ne pouvait pas finir ainsi, maintenant.
    Cette rancune ne pouvait pas s’exprimer. Ce n’était pas à elle de juger, ce n’était pas à elle de décider : cette vie ne lui appartenait pas. Ce n’était pas à elle de payer, elle n’y était pour rien. Ce qu’elle avait fait… Non, pour cela non plus elle ne méritait pas ça… Il fallait se calmer… Refouler… Ranger tout cela dans un recoin de son esprit et… oublier… La Force n’était plus… Elle devait le faire seule. Elle l’avait déjà fait seule, ce n’était pas la première fois.

    Elle ouvrit les yeux et dévisagea ces deux pupilles qui la fixaient.

    Tyria, la voix tremblante : Ange ? Est-ce que ça va ?
    Ange, après un long silence : Je ne sais pas… Je ne crois pas…

    Voyant le regard non serein de la Kuati la fixer sans relâche son sabre qui n’avait pas bougé d’un iota, elle l’éteignit. Triste. Elle était… si triste. Sarkin se redressa comme elle le put, en serrant les dents.

    Tyria : Tu…
    Ange : Je… Tony est mort…
    Tyria, dans un souffle : Je sais…


    mardi 07 juillet 2015 - 00:28 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Bencenovii

    Bencenovii

    14850 Crédits


    Aux confins de la bordure extérieure, L'YT-1930 baptisé Arrow continue de tracer son sillon dans l'hyperespace. Ses occupants: pas moins de huit Jedi. Ils forment une équipe de secours envoyée en mission spéciale pour défendre l'enclave secrète de Jakku. Comment le maléfique Spencer l'a découvert reste un mystère, mais tout porte à croire qu'une attaque est imminente. Dans la cabine principale de l'Arrow, les jedi se tiennent en cercle autour d'un holoprojecteur duquel émane l'image du Chevalier Yota. Ce-dernier, comme à son habitude, ne mâche pas ses mots, et délivre un rapport inquiétant à sa manière.

    Yota - Franchement ça sent la grosse bouse de bantha ici... Et je m'y connais, si je dis que ça sent la bouse, c'est que ça sent bien bien la grosse bouse.
    Ka-Tu-Un (déconcerté) - Tu ne peux pas être plus explicite?
    Yota - J'vois pas comment?!
    Ceno - Estimation du nombre d'unités ennemies.
    Yota - Un paquet! Il y a du mouvement partout autour de l'enclave!
    Keller - Ils les encerclent...
    Ceno - Estimation de vos capacités défensives.
    Yota - Tu te fous de moi? Il n'y a qu'une poignée de padawans en couches-culottes ici! Seuls deux chevaliers sont présents en plus de moi.
    Aynor - C'est la cible idéale pour Spencer, j'ai un très mauvais pressentiment.
    Yota - Oui c'est une façon plus polie de dire que ça sent la bouse à mort! Envoyez un maximum de monde!
    Ceno - Nous arrivons.
    Aynor - Tiens bon!
    Yota - Magnez-vous le BrzZzZz... crois que TchHhHhH .... les fils de BzZzzZt ....
    Aynor - Yota!! Tu nous reçois?!
    Yota - TchHhH oupe les commKzzZzzZ... ....attaquent l'encla... BBbzt... Qu'est-ce que?! CHhHhHHhhhhhh...

    L'holoprojection vacillante de Yota disparaît devant les mines inquiètes des huit Jedi. Tous tentent de garder leur sang froid malgré l'urgence de la situation. La tâche est plus ardue pour Aynor et Ceno, proches de Yota, qui ont décelé dans sa dernière expression une vision d'horreur. Encore trois heures pour atteindre Jakku, chacun sait que le temps est compté, mais que pour l'heure ils ne peuvent rien faire. Moram Chak et Syl'Ans s'esquivent furtivement vers le cockpit tandis que Keller rassure Eckmül, resté blème après la coupure des communications. Kinsa se rapproche des trois Maîtres Jedi qui continuent d'échanger autour de l'holoprojecteur.

    Kinsa (inquiète) - ... Et si on arrivait trop tard...?
    Aynor - Kinsa...
    Ka-Tu-Un - Nous devons avoir confiance en Yota, ils défendra les padawans jusqu'au bout.
    Ceno - Préparez-vous.

    Cenovii s'en retourne dans sa cellule de régénération non sans avoir demandé à ses padawans de méditer afin de concentrer la Force, ils en auront besoin. Si vraiment Spencer et les Sith sont là-bas, le Mando-Jedi fera tout pour qu'ils n'en réchappent pas une nouvelle fois. L'Ultime bataille va bientôt commencer.

    -------------------------------------
    Cyber-Mando-Jedi

    Ce message a été modifié par: Bencenovii le 11-07-2015 00:30

    samedi 11 juillet 2015 - 00:26 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Tyria_

    Tyria_

    13547 Crédits

    Nous restâmes un moment à nous dévisager sans que l’une ou l’autre ne soit capable d’esquisser un geste ou une parole. Le bruit aux alentours dura un petit moment avant de s’estomper pour de bon. Il ne resta que le silence. Et il ne fut pas de trop pour donner un semblant d’ordre à mes idées.

    « Blouge. C’est bien comme couleur. Ni bleu. Ni rouge. Je devrais réciter ce satané code Jedi. Et pas penser à une stupide couleur qui n’existe même pas. Et je devrais briser ce silence. Il est infâme. Il me met à l’aise. Elle me met mal à l’aise. Ce qu’il s’est passé me met mal à l’aise. Cette planète me met mal à l’aise. Tout me met à l’aise. Tyria ? Arrête de penser. Et brise ce silence au lieu de te flooder. Oui madame. »

    Moi – Je propose qu’on établisse une nouvelle règle : ce qui s’est passé sur Servacos, reste sur Servacos.

    Ange ne broncha pas. Son mutisme avait sans doute valeur d’approbation.

    Moi – Tu veux en parler ?
    Ange – Non.
    Moi – Tu veux boire quelque chose ?
    Ange – Non.
    Moi – Tu veux te foutre de moi ou bien même m’insulter ?

    Solo marqua une hésitation avant d’arriver à la conclusion que ça n’en valait pas la peine.

    Ange – Non.
    Moi – J’essaye de te remonter le moral.
    Ange – Ouais. Bah arrête : c’est gonflant. Et ça ne marche pas.
    Moi – Tu veux qu’on retrouve celui qui a fait ça et qu’on lui fasse la peau ?

    La Corellienne se raidit.

    Ange – Je ne t’ai rien demandé.
    Moi – Je sais que tu ne m’as rien demandé. Si tu m’en avais parlé, j’aurais tout laissé tomber et on serait immédiatement partie en chasse.

    Elle serra son poing et se renferma dans son silence. « Mode d’emploi d’Ange Solo : Refouler tant que c’est possible puis exploser de colère lorsque la coupe est pleine. Elle refoule donc elle gère encore. »

    Moi – On devrait partir d’ici. Tu as ton comlink ?

    J’obtins ledit appareil pour toute réponse. Je constatai qu’elle avait un grand nombre d’appels en absence de Marlon.

    Marlon – Solo ? Tu me reçois ?
    Moi – C’est pas Solo mais je te reçois.
    Marlon – Sarkin ? Où est Ange ? Elle va bien ? Pourquoi tu es encore sur Servacos ?
    Moi – Alors sans trop rentrer dans les détails. On est en plein désert. Ange va… Hum… (Elle lança un regard assassin dans ma direction) Bien. On a eu quelques mots. J’ai insulté Corellia et elle a tenu à me faire ravaler mes paroles. Rien de bien méchant. Hum… Tu peux venir nous chercher ?

    J’aurais voulu qu’il insiste. J’aurais voulu qu’il cherche à en savoir plus. Et surtout, j’aurais voulu tout lui expliquer. Comme ça, ça aurait été aussi le problème de quelqu’un d’autre. Seulement, il n’insista pas et promit seulement d’arriver le plus rapidement possible.

    Moi – Ange ? Tu veux un câlin ?

    Elle ne répondit pas.

    Moi – Ange ? Tu veux remettre mon genou en place ?

    Solo sourcilla, soupira et se rapprocha de moi. Je me laissai choir dans le sable. Elle fit craquer les articulations de sa main sans rien dire.

    Moi – Tu sais que c’est mieux de faire la conversation avec la personne dans ces cas-là ? Ça permet à la personne qui se fait remboiter d’avoir une distraction et de…



    Je rouvris les yeux à l’ombre d’une barge. Après avoir tendu l’oreille, je me relevai en grognant sous l’effort. « Bon, au moins, je peux faire des flexions… » Ange était avec Marlon.

    Moi – Pendant longtemps ?
    Ange – Pas assez.

    Le regard de Marlon alternait entre Ange, le tunnelier et moi. Je secouai la tête pour lui suggérer de la fermer.

    Moi – Tu pourrais nous ramener au spatioport ?
    Marlon – Vous avez plutôt besoin de soins.
    Moi – On trouvera ce qu’il faut sur notre route.
    Ange – Je dois récupérer quelque chose avant.
    Moi – Quelque chose ?
    Ange – Oui.

    Le ton sinistre d’Ange acheva Marlon. Il abdiqua en levant les bras au ciel et grimpa dans la barge suivi de Solo. Je les rejoignis non sans remarquer qu'en temps normal j'aurais fait le lien entre notre véhicule et mon amie. Mais je préférais taire ma remarque. Autant pour ménager ses nerfs que préserver ma santé.

    Ce message a été modifié par: Tyria_ le 11-07-2015 23:48

    samedi 11 juillet 2015 - 23:47 Modification Admin Réaction Permalien



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