Le Temple Jedi 6 (page 98)

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  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

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    Quelque part dans la galaxie, à l’abri de tous regards, une silhouette se matérialisa devant une ombre bien plus sombre encore.


    La silhouette, respectueuse : Sovereign.
    Sovereign, le ton menaçant : Ma patience est épuisée, Coutier.
    Le Courtier : J’ai fait ce que vous m’aviez demandé. Même avant que la flotte de la République ne vienne aux coordonnées que je lui avais indiquées, j’ai tout fait pour que le Général périsse, quand la Main s’est approchée de la…
    Sovereign, lui coupant la parole : Seuls les faits comptent : il a réussi à s’échapper malgré vos vaines promesses !
    Le Courtier : Je…
    Sovereign¸ l'arrêtant : Faites attention, Courtier. Au moindre mot qui me déplairait, vous perdez toutes vos facultés.
    Le Courtier, sentant sa pression artérielle soudainement augmentée : Je… Je sais où frapper.
    Sovereign, dévoilant ses dents : Je vous écoute. Savourez : ce sont peut-être les dernières bouffées d’air que vous respirez.
    Le Courtier, percevant la poigne invisible sur sa trachée : Le cœur du Général… C’est là qu’il faut frapper.
    Sovereign : Tic-Tac, Courtier. Le temps n’est plus aux devinettes.
    Le Courtier, au bord de l’évanouissement : Ange… Ange… Solo… Elle…

    L’oxygène revint.
    Il respira bruyamment.

    Le Courtier, impassible : C’est pour elle que la Main a failli tous les condamner. Elle était sur la station. En vingt ans, c’est la seule erreur tactique qu’il s’est autorisée. Il la connaît et il est vraisemblablement prêt à tout risquer.
    Sovereign, la voix songeuse : Ange Solo…
    Le Courtier : Elle sait qui il est : elle peut vous apporter son identité et, mieux encore, sa capture exhibée, elle est une monnaie d’échange contre laquelle il ne pourra rien faire d’autre que négocier.
    Sovereign, ailleurs : Ange Solo…

    Il eut un silence.

    Sovereign, sur un ton de défi : Devrais-je moi-même m’en occuper ?
    Le Courtier, ravalant sa salive : Non. Je vais m’en charger.
    Sovereign : Votre choix, vous l’avez, Courtier. Sa tête ou la vôtre. Choisissez bien celle que vous préférez sacrifier et n’espérez pas pouvoir vous défiler.

    Ce message a été modifié par AngeSolo le lundi 06 mai 2019 - 08:06

    dimanche 05 mai 2019 - 23:04 Modification Admin Permalien

  • Avatar Cole_PrCol

    Cole_PrCol

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    Espace – Un astéroïde creux aménagé dans le système solaire de Teyr.

       Cole marchait de long en large, sur les nerfs.
       Il avait rejoint le point de rendez-vous près de quatre heures plus tôt. Et toujours aucune trace de Ganner.
       Le Général Gunnar avait beau être persuadé que le projet de destruction des Chantiers de Fondor serait une réussite, il s’était tout de même ménagé une voie de retraite.
       Sur cette ancienne route marchande hyperspatiale partant de Fondor se trouvait un mini champ d’astéroïde. Le Général avait fait creuser les plus gros blocs de roche et les avait transformés en base de relais. Les vaisseaux pouvaient s’y ravitailler en munitions et carburant et procéder à des réparations d’urgence.
       Les installations restaient sommaires mais permettaient de s’octroyer un réel répit car les astéroïdes, essentiellement composés de minerais ferreux et de glace, permettaient à leurs occupants d’échapper à tout senseur.

       L’état d’Ange ne s’était pas amélioré. Ganner l’avait prévenu : si la luxation n’était pas réduite dans les six heures suivant le déboîtement de la hanche, une nécrose risquait de se déclencher qui occasionnerait des séquelles irréversibles.

       Ce qui restait de la flotte coalisée était revenue environ une heure plus tôt, ayant sans doute dû effectuer plusieurs sauts hyperspatiaux afin de semer d’éventuels poursuivants. Avec les systèmes furtifs du Dreamer, Ihroki avait pu emprunter la route directe.
       Pourtant Ganner ne s’était pas présenté. A voir par le cockpit de son ARC l’état des vaisseaux rescapés, Cole n’avait pas de mal à penser que le médecin devait être débordé. Mais quand même…

       L’état et le nombre. Ils avaient été laminés par les troupes Républicaines.
       Même s’il n’était pas resté jusqu’à la fin de la bataille, Cole avait assisté à l’arrivée imprévue de la première vague de renforts.
       Ils s’étaient faits Ackbarisés en beauté.
       D’où venait la fuite ? Comment Sovereign avait-il pu les tromper ainsi ? Traîtrise ? Vicious ? Quelque chose leur échappait…

       Mais Cole avait d’autres soucis pour le moment. Ange ne cessait de perdre et reprendre connaissance, se plaignant de la douleur et de la soif à chaque réveil.
       Cole – Bon sang, Ihroki, je suis au bout de mes réserves d’antalgiques! Il n’y a rien à bord de ce rafiot qui pourrait la soulager ?
       Avec nonchalance, l’Ewok ouvrit un compartiment en hauteur avec les flux de lumière de ses gants. Sous les yeux éberlués de l’explorateur, une avalanche de médikits en tomba et se répandit sur le sol.
       Cole, avec un regard assassin Tu n’aurais pas pu me le dire plus tôt ?
    Elle lui renvoya un visage paré d'une expression innocente accompagné d’un haussement d’épaules signifiant clairement « tu n’avais rien demandé ».
    La mécanicienne était restée imperturbable toutes ces dernières heures. Non par indifférence mais parce qu’elle était persuadée que tout se passerait bien. Et tant que ni Cole, ni son cher vaisseau, ni elle n’étaient affectés, elle s’en moquait un peu.
       Cole, s’affairant à se procurer le nécessaire Et quand est-ce que tu t’es procurée tout ça ?
       La pilote désigna le côté de son visage ravagé. Logique. Mais il se fit la réflexion qu’il devrait vérifier l’état de ses comptes en banque...

       Enfin, les senseurs repérèrent une navette venant dans leur direction.
       A la surprise du chasseur, ce ne fut pas Ganner qui en descendit.
       Mara – Ca fait longtemps, Cole. Papy Ganner était trop occupé et son départ aurait été trop suspect, vues les circonstances. C’est moi qui vais procéder à la réduction.
       Cole, incertain Bonjour Mara. Tu… Tu es sûre d’en être capable ?
       Mara – Cela fait des mois que je traîne mes guêtres entre l’atelier et l’infirmerie. Et Ganner m’a parfaitement expliqué comment faire. Pour une transplantation cardiaque, je promets rien, mais pour remettre une hanche déboîtée, je devrais pouvoir me débrouiller… Je crois…

       La jeune femme semblait plus assurée que la dernière fois que l’avait rencontrée le Gotal.

       Mara, plus sombre et déterminéeEt puis… Je vous ai vus combattre. Je L’ai vu... Doc... Moi aussi je veux faire ma part… (plus enjouée) Et félicitations pour ce sauvetage de la dernière chance, au fait ! Wes nous avait dit… On pensait tous..
       Ses yeux s’embuèrent une seconde, mais elle en chassa l’humidité d’un revers de manche.
       Mara – Bref ! Où se trouve la grande malade ?
       Cole - Dans le Dreamer. Vu qu’il n’y a pas d’installation médicale digne de ce nom ici, je n’ai pas jugé bon de la déplacer davantage.
       Mara – Tu as bien fait mais on va quand même la transporter dans la navette. Elle est mieux équipée.
       Cole – Elle ne supporte plus qu’on la touche. Et elle est de mauvaise humeur.
       Mara, avec une pointe de dédain Pour changer… Mais j’ai apporté de quoi parer à ça.

       Ils revinrent tous deux à son chevet. Ange était de nouveau éveillée.
       Mara – Salut Tatie Ange !
       Solo, faiblement - Calamité Sarkin… ‘Manquait plus que ça… Ganner veut se venger, c’est ça ?
       Mara l’ignorant On va devoir te déplacer.
       Solo – Pitié, achevez-moi tout de suite…
       Mara, avec enthousiasme (feint?) - Ganner savait que tu ne serais pas d’accord. Tiens, c’est aussi de la part de ta fille, d’après lui…
       Et sans prévenir, la jeune femme sortit de sa combinaison verte un pistolet injecteur contenant une fiole de liquide doré. Elle l’enfonça dans le bras de sa patiente.

       Estomaqué par le comportement inattendu de la Nabienne, Cole fut horrifié quand il vit le résultat de la substance sur la malade.
       Son visage se déforma.
       Un sourire lui mangea le visage d’une oreille à l’autre.
       Ange, euphorique Hey Cole !... J’chuis complètement défoncée…
       Et les cornes du Gotal le lui confirmèrent : pour la première fois depuis quarante ans qu’il la connaissait, la Correllienne avait complètement perdu le contrôle d’elle-même, comme si elle était vraiment sous l’emprise de drogue et d’alcool.

       Mara – Allez on y va. Ca va calmer complètement sa douleur et dans dix minutes, elle s’endormira, et il faudra effectuer la réduction.
       Ils la transportèrent d’un vaisseau à l’autre.
       Ange, les yeux rivés vers la voûte rocheuse durant le transfert, rigolant à moitiéOh les jolis Mynocks. Ils sont libres, eux… !

       Une fois dans la navette, plus spacieuse, Mara put examiner la malade plus à son aise et avec un matériel plus approprié. Complètement plongée dans son diagnostic, elle en devenait une autre femme.
       Mara, promenant le scanner médical au dessus du corps d’Ange Je vois. Luxation antérieure obturatrice de type I. La Force soit louée, ça aurait pu être pire. Etat de la tête fémorale : légère nécrose détectée. Il était temps que j’arrive, mais avec des nanomeds, je devrais pouvoir traiter ça… Pas de lésion osseuse, c’est toujours ça… Autres atteintes ? Cartilage de la tête fémorale endommagé, rien de surprenant… Déchirures légères du ligament et des fibres musculaires, là encore, merci la nano-robotique… Par miracle, pas de lésion nerveuse… Toujours de la chance dans son malheur, celle-là…
       Ange, toujours consciente et sous l’effet des anesthésiants Je veux Wes… Là, maintenant... Câlin...
       Mais elle finit pas s’endormir complètement.

       Mara – Parfait. Cole, je vais avoir besoin de ta force de brute.
       Cole, indigné de brute ?
       Mara – de force brute, je voulais dire... Oui c’est ça… Et ne discute pas, l'anesthésiant ne fera pas effet très longtemps, et si elle se réveille pendant la réduction, on l’entendra depuis le système solaire voisin…

       Avec méthode, en suivant les indications de l’ancienne Jedi qui tripotait nerveusement le cristal à son cou, Cole et la jeune femme effectuèrent une traction de la hanche dans l‘axe du fémur, ce dernier et le genou fléchis à quatre-vingt dix degrés. Finalement, alors que tous deux suaient à grosse gouttes tant à cause du stress qu’en raison de la nécessité de fournir un effort certain mais éminemment contrôlé pour ne pas endommager la tête du fémur, ils entendirent un claquement satisfaisant, leur révélant qu’ils avaient réussi.

       Mara, s’essuyant le frontL’avantage avec tout ça, c’est qu’elle ne pourra pas nous botter le derrière avant plusieurs semaines. Allez à toi, maintenant, tu es brûlé de partout...

       Elle fit fi des protestations du Gotal et se mit à lui appliquer des pansements de bacta sur toute la fourrure. Ihroki ricanait sous cape.
       Ange se réveilla peu après, encore sous l’emprise du produit.
       Ange – Qzm’vez fait ? J’ai toujours mal…
       Mara, l’ignorant Bon Cole, te voilà paré. Je dois finir de m’occuper d’Ange et de ses autres contusions. Je sais que les corps humains te sont indifférents et qu’elle n’est pas pudique mais je préférerai que tu ailles te reposer dans le Dreamer.
       Cole – Tu aurais pu faire ça avant pendant qu'elle dormait…
       Mara, malicieuse Oui mais c’est plus drôle si elle est réveillée.
       Ange, paniquée Cole ! Espèce de carpette puante mitée à l'acide ambulante, reviens !! Ne me laisse pas toute seule avec elle ! Coooooole !

    lundi 06 mai 2019 - 15:10 Modification Admin Permalien

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    AngeSolo

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    Des bruits lointains parvinrent à ses oreilles tandis qu’une multitude de spasmes nerveux irradiaient son corps, son cerveau vérifiant la motricité de sa chair meurtrie. Elle sentait la pression de l’oxymètre sur son index droit et un cathéter enfoncé dans le pli de son coude gauche. Elle avait la gorge un peu sèche et la langue pâteuse mais elle était vivante.

    Quand elle ouvrit les yeux, les traits blanchis et d’une beauté d’une autre époque lui sourirent. Le docteur Ganner tenait de part et d’autre de son cou un stéthoscope d’un âge similaire à la profession qu’il avait jadis endossée.

    Ganner, l’air fatigué : Bien dormi, Princesse ?

    Ange lui adressa une éloquente grimace et tenta aussi vainement que péniblement de se redresser.

    Ange, abdiquant : Mara n’est pas là ?
    Ganner : Elle te manque déjà ?
    Ange, lui lançant un regard apeuré : Tu rigoles ? Elle a attendu que les analgésiques ne fassent presque plus effets pour me torturer !
    Ganner, malicieux : Elle s’est plutôt bien dém*rdée…
    Ange¸ essayant vainement d’attraper son oreiller : Va te faire f*utre, Ganner Rainer.

    Un rictus douloureux barra les traits de la malade qui s’effondra sur son lit.

    Ange : T’es juste venu te payer ma tête ou, en dépit d’un mariage avorté, tu m’apportes quand même un caf’, en signe du bon vieux temps ?
    Ganner : Après t’avoir auscultée, si tu es une docile petite fille.

    Des images à la logique discontinue se succédèrent dans son esprit, emportant avec elle leurs inquiétudes intrinsèques que les événements funestes et l’euphorie de ces dernières heures lui avaient fait oublier. Solo lui adressa un regard d’une gravité dont il ne pouvait se méprendre. Une esquisse rassurante apparut sur le visage du Guildeur qui s’illumina tandis qu’il se penchait sur elle pour y déposer un baiser.

    Ganner : Tout va bien.

    Une vague où se mêlaient à part égale angoisse et soulagement s’empara d’elle. Ganner serra sa main dans la sienne et découvrit ses jambes malades constellées d’ecchymoses. Il sortit un stylo de sa poche et caressa sa peau aux nuances verdâtres.

    Ganner, relevant la tête : Tu sens quelque chose ?

    Elle hocha la tête, affirmative.

    Ganner : Tu peux bouger tes doigts de pied ?

    Ange s’exécuta.
    Sa jambe droite, légèrement endolorie, lui obéit, propageant, à chaque sollicitation musculaire, une douleur un peu sourde mais négligeable en comparaison de ce qu’elle avait enduré depuis la mise hors service des boucliers de Fondor.

    Le médecin, observant les réactions corporelles de sa patiente, rajusta le goutte-à-goutte qui ne tarda guère à faire effet. Une agréable torpeur répondit à l’augmentation de la dose médicamenteuse, plongeant la Corellienne dans un univers ouaté où le monde physique devenait secondaire.

    Ganner, professionnel : Tu pourras remercier ta tortionnaire quand tu sortiras d’ici. Pas de lésions nerveuses. Cartilages, muscles, ligaments, ont été touchés ; rien d’irrémédiable... Mais tu risques de souffrir dans les jours à venir. Pas de lésions vasculaires graves. Tu as eu de la chance. Une thrombose qui virait en embolie et c’était fini.

    Il se leva et attrapa une paire de béquilles qu’il posa à proximité du lit de l’infirmerie.

    Ganner : Je te garde en observation encore quelques heures et, ensuite, tu te remets en mouvement afin d’éviter de perdre des degrés de motricité.
    Ange, dans un soupir sarcastique : Merci, docteur.
    Ganner, en ricanant et en lui tapotant sa cuisse valide : Tu connais mes honoraires.

    La Corellienne lui lâcha un sourire amusé.

    Le natif de Fondor tourna les talons et s’arrêta, comme pris d’une soudaine hésitation. Il fit volte-face et lui adressa une mine inquiète. Ayant visiblement pesé le pour et le contre, il s’assit sur le bord du lit de sa patiente sans toutefois oser croiser ses deux iris.

    Ganner¸ la voix chevrotante : Ecoute, Solo. Je ne sais pas si c’est à moi de te dire ça mais…

    Il soupira bruyamment.

    Ange¸ lui attrapant son poignet humain : Tu en as trop dit. Qu’est-ce qui se passe ? Quelque chose de grave ? Wes va bien ?
    Ganner : Oui. Il t’a veillé toute la nuit. Je l’ai mis sous tranquillisants dans la pièce d’à côté. Il se repose.
    Ange, soulagée : Tu m’as foutu les jetons.
    Ganner, se raclant la gorge : Ouais… C’est le Général.

    Elle était suspendue à ses lèvres.
    Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine.

    Ange, suppliante : Ganner, achève.
    Ganner, mal à l’aise : Pendant la bataille, avant l’arrivée de la République, il a quitté la formation, a demandé un cessez-le-feu et s’est arrimé à la station.

    La manière dont ses yeux se fermèrent ne laissa place à aucun doute. Une boule d’anxiété explosa dans sa gorge tandis que sa main se posait sur son ventre, point de naissance d’une excitation réjouissante.

    Ganner, se relevant : Je préfère que tu l’apprennes par moi.
    Ange, déglutissant d’appréhension : Le Debriefing ?
    Ganner : Je ne sais pas s’il aura lieu. Mais sache que….

    Il laissa échapper une inspiration lourde de sens.

    Ange, la main tremblante : Merci.
    Ganner : Je t’en prie.

    Ses doigts glissèrent sous sa blouse d’où il sortit un comlink qu’il lui tendit.

    Ganner : Wes t’en a reprogrammé un nouveau. Si tu veux le contacter… Il n’est pas au courant pour toi.
    Ange, ne sachant pas où se mettre : Merci, Ganner.

    Il l’embrassa une nouvelle fois sur le front et quitta la pièce, la laissant seule avec ce flux et reflux de pensées incontrôlées qui lui donnaient la nausée.



    lundi 06 mai 2019 - 18:38 Modification Admin Permalien

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    Padme111

    26337 Crédits

    A bord du FireDrager,

    Le hangar était encore en effervescence ! Le personnelle de maintenance, les pilotes, les mécanos, les techniciens… tous grouillèrent tel des fourmilles au travail. Ils essayaient autant que possible de réparer les installations endommager soit par l’attaque, soit par deux vaisseaux ayant réaliser une entrée fracassante dans ce lieu. Le responsable de maintenant fut abasourdit par l’Aurora ! L’officier savait que ce chasseur appartenait à l’Ordre Jedi mais ignorait qui le pilotait. Le Jedi était là à genoux sur le sol métallique. 

    Le responsable de maintenance arrivait à la hauteur du nouveau venu et se racla la gorge. Il voulut parler d’un ton maitrisé qui se voulait neutre, mais sa voix trahissant son irritation, sa colère et sa fatigue. Il cherchait à lui trouver une bonne excuse, à la suite des dégâts que cet atterrissage venait d’engendrer, ainsi que pour le massacre causé par cette bataille. 

    Le responsable de maintenance – Je peux compatir pour les pertes subit, mais nous en sommes tous là. Dites-moi que vous étiez en panne de carburant et que monter à bord était votre seule option pour passer en hyperespace ?

    Kaarde – Elle… Pad… c’est… c’était ma sœur. 

    Le responsable de maintenance comprenait alors beaucoup mieux la situation et réalisait seulement que l’homme effondrer devant lui n’était d’autre que le grand maître de l’Ordre Jedi qui n’avait pas franchement eu très bonne réputation ces derniers temps. Cependant, l’officier chercha à rester calme et décida mentalement de le laisser s’expliquer avec l’amiral. 

    Le responsable de maintenance – Ah… Ok. Ça explique ceci [montrant les dégâts et l’Aurora]. L’Amiral Pirolus a demandé à voir le pilote. J’ignore si elle sait qui vous êtes. 

    Il appela un garde de la sécurité qui n’attendait que son signale. Kaarde n’avait pas envie de discuter, mais on ne lui laissa pas le choix. Il dut suivre l’homme sans commentaire. 

    ***

    En entrant dans le bureau de l’amiral, Kaarde se retrouva face à face avec une femme qu’il n’avait vu qu’une seule fois… au mariage de Vyvacy et Pad. 

    L’amiral Pirolus – Kaarde !? Ah oui, je comprends mieux votre débarquement ! 

    Kaarde – Amiral. 

    Si elle l’avait tout de suite reconnu, lui mis un moment avant de se souvenir qu’il s’agissait de la sœur de son beau-frère. 

    L’amiral Pirolus – Sincère condoléance, vraiment. 

    Elle lui tendit une main qu’il n’avait pas envie de sérer, c’était trop tôt. Le Jedi comprit qu’elle cherchait à être compatissante, mais lui n’avait pas encore accepté le sacrifice de sa sœur. Néanmoins, il accepta la poigné de main par politesse. 

    Kaarde – Merci.

    L’amiral Pirolus – Je me dois de rester sur la passerelle afin d’assurer notre arrivé au point de rendez-vous. Dans l’immédiat, c’est une bonne chose que vous soyez là, même si… 

    Elle allait parler des dégâts causés par l’entrer sans autorisation de l’Aurora sur le FireDrager, mais elle se ravisa. Si ce fut Vyvacy qui était mort, les dégâts passeraient au second degré de préoccupation. Elle n’était pas insensible, mais militaire. Au fond de son cœur, elle avait de la peine que Pad soit morte. Apprendre à gérer des pertes humaines, même de sa famille faisait parti de sa formation. En côtoyant Pad, elle avait saisi que les Jedi exprimaient plus leurs émotions. 

    L’amiral Pirolus – Dexter a littéralement fuit la passerelle, après… Mes hommes m’ont affirmé qu’il est remonté sur l’épave qu’est devenu son cargo. Je le connais depuis quinze ans. Il va mal. Soyez utile et rester auprès de lui. 

    Kaarde – Il était là…

    L’amiral Pirolus – Oui, il était là lorsqu’elle est … partie. 

    Kaarde – J’y vais. 

    ***

    Lorsque le Jedi arriva devant la carcasse de l’Hilote, le garde de la sécurité le laissa seul, tout en ne le quittant pas des yeux. Kaarde trouva la rampe posée de travers puisqu’il n’y avait plus de train d’atterrissage arrière. Il se contorsionna pour monter en se demandant comme le colosse de deux mètres avait pu passer. 

    Dans les coursives du MIII01-DMW, flottait encore les odeurs froides après un incendie. Connaissant mal ce vaisseau, l’endeuiller cherchait son chemin tout en enjambant des débris et en se baissant lorsque les poutrelles ou câbles frôlaient sa tête. En arrivant à ce qui servait de salon, Kaarde fut surpris car c’est un aleena et non un besalisk qui était assis dans le divan et il était seul avec son data-diagnostic. 

    Le petit alien – Crapéko ! La Lame de la Guilde a-t-elle survécu ?

    Kaarde – Euh… je ne sais pas. Où est Dexter ?

    Crapéko – Enfermer dans sa chambre, il refuse de parler ou de sortir, mais il est là. J’étais son copilote et instructeur durant la bataille. Et vous êtes le grand manitou des forceurs. 

    Kaarde – Oui, je suis aussi … j’étais… le frère de … son maître. 

    Crapéko – Kaarde, oui. Je vois. Ok, je vais voir si les mécanos du destroyer peuvent me fournir de quoi rafistoler cette épave ! J’vais vous laisser de l’intimité avec le grand balourd.

    Rapidement, le Jedi se retrouvait seul et approchait de la porte que lui avait indiqué Crapéko. Il frappa sur la tôle, mais n’eut aucune réponse. Alors, en usant de la Force, il frôla l’esprit de Dexter, tout en usant d’empathie. Tout ce que le maître pu percevoir fut l’image de sa sœur âgée dans les bras du cyborg puis une explosion dans le froid et la neige. Kaarde recula. L’émotion était forte ! Une douleur insoutenable mélanger à une détresse peu commune. Naberry se ressaisi et insista de nouveau. 

    Kaarde – Dexter… Ouvre, je t’en prie. 

    A sa grande surprise, la porte s’ouvrit. Le quadrumane se tenait dans l’encadrement. Il avait une blessure à peine soignée à la crête, un bras en écharpe, les autres ballants et le regard vide. 

    Dexter – Elle … 

    Kaarde s’approchant – Je sais. Je l’ai senti. 

    Dexter – C’est ma faute. 

    Kaarde – Quoi ? Non ! Elle a toujours eu beaucoup de mal à se ménager. C’était sa décision. 

    Dexter – Non, c’était la mienne. Elle voulait que nous partions, elle voulait fuir. Elle savait maître. Elle savait que cette bataille était perdue, que c’était un piège ! Elle était venue que pour moi, pour me sauver. Non, qu’elle ne vous aimait pas. Non, c’était tout le contraire ! Elle ne pouvait se résoudre à vous voir mourir et si elle restait, elle savait. Je savais, qu’elle aurait tout donner pour tous vous sauvez. Et… alors qu’elle voulait… elle voulait … vivre… rejoindre Vyvacy… Je l’ai convaincu de rester. Je l’ai tué Maître… 

    Son débit de parole fut normal, et même très ponctuer. Le réptiloïde voulait fournir des explications simple et précises sur le comment et le pourquoi du sacrifice de Maître Brûle. Les larmes montaient en lui, jusqu’à inonder son œil valide. Il baissa la tête, immobile. Pendant un cours instant, le grand maître de l’Ordre Jedi se senti désappointé face à la détresse et culpabilité du padawan. Il voulu compatir en pausant une main réconfortante sur l’épaule de géant, mais celui-ci ne lui permit pas de terminer son geste. Dexter passa entre l’humain et le mur afin de se placer au centre du salon. Naberry cherchait à être rassurant, compassant mais il réalisa ne pouvoir partager son chagrin qu’avec le cyborg. 

    Kaarde – Elle me manque… Elle nous manquera à tous. Je te comprends, mais ma sœur a toujours été au cœur…

    Dexter l’interrompant et relevant la tête afin de lui faire face – De la bataille ? Oui. Mais cette fois-ci c’était différent. 

    Kaarde – Comment ? 

    Dexter – Elle m’a laissé un message pour vous. Elle a copié mon père mort sur Ilum. Sur le moment, je l’ai haïe pour cela, mais après m’être laissé à ma peine, je pense que cela m’aidera à cicatriser comme ce fut le cas après le message papa. Je n’ai pas encore écouté le mien, mais j’ai compilé le votre sur cette clé de données. 

    En prenant l’objet des doigts du besalisk, Kaarde tenta encore un geste réconfortant que le cyborg refusa encore en retournant vers la porte de sa chambre. Le natif de Myrkr comprenait que l’image d’explosion et de neige devait correspondre à la mort de Lou Cho. 

    Kaarde – Ne t’isole pas Dexter. 

    Dexter – Pour l’instant, j’en ai besoin. Vous pouvez utiliser une des autres chambres afin d’être tranquille si vous le désirer. Il me faudra du temps pour accepter ce qui s’est passé Maître Naberry. Le temps, est la seule chose qui permet de cicatriser. 

    Sans plus un mot, le réptiloïde s’enferma à nouveau dans ses quartiers laissant seul le frère de son maître. 

    Ce message a été modifié par Padme111 le vendredi 10 mai 2019 - 12:40

    vendredi 10 mai 2019 - 12:39 Modification Admin Permalien

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    galen-starkyler

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    La bataille au-dessus de la planète Fondor vient de rapidement passer au vinaigre malgré que les croiseurs capitaux de la Coalition Galactique unifiée viennent de porter un grand coup dans l’une des grandes ressources paramilitaires de la République totalitaire. Bien que les chantiers navals et la station spatiale Astéria sont dorénavant hors service pour un long moment, la grande flotte de la République ennemie continue de nous faire contrepoids pour espérer nous éliminer dans une tempête de turbolasers et de tirs lourds de chasseurs ; les escadrons présents côté Rébellion tiennent longtemps mais les effectifs diminuent… et certains personnages majeurs dans l’alliance tombent abattus.

    Une chose est sûre, la majorité des grands vaisseaux de la Coalition ont à présent un champ libre pour passer en saut hyperspatial et quitter l’orbite déchaînée de Fondor avant de finir en champ de carcasses. Il en fallut donc de peu pour que le Lame de la Guilde, la flotte Mandalorienne, la flotte de Ver’Mer ou encore la flotte Impériale puisent s’échapper de ce terrible guêpier. Quoi qu’il en soit, j’ai terminé de participer à défendre la retraite collective et je fonce tout droit vers le Tarentule II avant qu’il ne passe directement en hyperespace. Ce que bien des chasseurs du corps de pilotage Jedi s’évertuent.

    Je fonce droit vers le hangar principal, modérant la vitesse pour ne pas m’écraser à l’atterrissage, et me pose enfin dans le croiseur principal de la flotte Chu’Unthor… au moment où celle-ci fuit enfin en hyperespace. Nous sommes enfin loin de la terrible bataille spatiale qui nous tiraillait.
    R1 fait se relever mon cockpit et je descends de mon chasseur pour être au sol, mon casque sous le bras gauche, marchant pour soulager mon stress qui me serrait depuis cette longue retraite à défendre, et j’observe les alentours. Nous sommes de nombreux pilotes Jedi à avoir réussi à revenir entiers et saufs, une autre part est manquante en tant que pertes dans l'assaut. Sur une soixante-dizaine de rescapés depuis Myrkr, une quinze vient de succomber sous les coups ennemis. Il y a quelques touches par-ci et par-là qui démontrent la rudesse du conflit. Ils et elles se serrent le bras pour se soulager l'âme, s’accordent un moment de tendresse ou encore se félicitent cordialement en bavardant. Certains se consolent pour avoir perdu un camarade ou un ami dans l'effort. La réalité est aussi rouge que marquée au fer : la République savait et nous étions proches de connaître la défaite ultime. La Force nous protège à nouveau cependant.
    En parlant de Force… j’ai senti durant le saut hyperspatial un choc terrible qui m’a serré l’âme.

    Moi : - Pad…

    J’aurais pu me révolter contre ce jeu du sort si j’étais resté le même. Mais quatre ans d’autarcie m’ont appris que les meilleurs qui s’en vont ne sont pas à déplorer mais à honorer. Kaarde voudra peut-être proposer un moment de silence à sa mémoire, quand il reviendra, mais je préfère profiter de cet instant pour contempler le firmament au travers du voile hyperspatial. Padmée Naberry Brûle était un des maîtres Jedi que j’ai bien connu et que j’ai toujours respecté ; son enseignement et sa sagesse m’ont été utiles durant mon apprentissage il y a vingt ans.

    Moi, face à l’entrée du hangar : - Jamais nous ne t’oublierons, honorable grand maître. Puisse la Force te préserver à jamais.

    Je conserve un temps de silence après ce dernier message, assez long pour respecter tout ce qu’elle était, puis j’adresse un salut militaire de la main droite dans le vide, imaginant qu’elle me voit depuis l’au-delà.
    Je suis rejoint par quelques maîtres Jedi bien connus, dont l’un secoué par la bataille et en combi de pilote.

    Doc : - Je pense qu’elle apprécie ton geste Galen. Surtout que tu as été performant dans cette bataille.
    Moi : - Je l’espère. Elle va beaucoup nous manquer, même après vingt ans sans l’avoir revue de près.
    Aynor : - Pad devait avoir ses raisons et elle fait de son mieux. Être l’ancien Grand Maître des Jedi l’a fait souffrir de son vivant et elle a accompli son dernier service en nous offrant son soutien. Sans sa méditation de bataille, nous serions anéantis face à la flotte Républicaine.
    Jorus : - Même sans avoir eu le temps des retrouvailles espérées, son intervention ne sera pas vaine. Jamais nous n’éclipserons des annales de notre Ordre le nom de Padmée Naberry Brûle parce qu’elle a été un élément fort en ces derniers temps. Mais le mieux serait que Kaarde soit de retour pour en parler le plus.
    Perseus : - Et d’autres encore peuvent témoigner avec lui. Laissons-lui le temps de faire son deuil pendant que vos chevaliers et autres survivants pansent leurs blessures, je suis sûr qu’il en a besoin.
    Moi : - À l’aide qu’il est, il doit être encore sur le FireDrager. Aux côtés de feu sa grande sœur…

    Je m’imagine notre Grand Maître à genoux auprès du corps de Pad, en pleurs et en peine. Je m’imagine toute la souffrance qu’il doit endurer en arrivant trop tard devant les conséquences du sacrifice de la vénérable Jedi. Je ne peux que comprendre ce qu’il ressent, surtout avec le poids que pèsent sa responsabilité et son statut. Et je ne peux que lui adresser indirectement mon empathie à travers la Force.
    Je me change les idées en passant à un autre sujet et me tourne vers les maîtres du Conseil.

    Moi : - Je ne sais pas si je suis bien placé pour le demander, mais quel est le bilan de cette bataille ?
    Doc : - De ce que je vois, quinze de nos pilotes Jedi confirmés sont partis rejoindre la Force aussi, de nombreux chasseurs sont gravement endommagés, tandis que quelques-uns des plus chanceux parmi tous ceux présents auront besoin de passer à l’infirmerie.
    Jorus : - Les quelques résidents actifs de la flotte ont su repousser les soldats Républicains qui tentèrent de s’infiltrer dans le Tarentule ou bien le Mirax Terrik, protégeant le hangar principal et autres voies d’accès pour éviter des dommages supplémentaires. Les nouvelles recrues n’ont pas été touchées.
    Aynor : - Lynesh est actuellement occupé à s’assurer que le vaisseau est intact et qu’aucun Shaax n’ait réussi à infiltrer nos rangs. J’aimerais te le dire maintenant Galen, Kinsa est encore sur le Lame.
    Moi : - Bah, je la connais. Elle cherchera à se rendre utile parmi les Guildeurs pendant ce temps. Et puis elle a la jeune fille de Metellos qui lui sert de padawan avec elle, Zadyssa Yunixy. Je n’ai pas à m’inquiéter.

    En parlant de padawan, je me rends compte que je viens d’oublier… que le mien est encore à bord du Main Écarlate et qu’il est tout seul parmi des étrangers.

    Moi : - M*rde ! Ilan ! Il est encore…
    Perseus : - Non, rassure-toi. Ton apprenti a eu le bon réflexe de contacter ta corvette pendant l’attaque de Fondor et j’ai pris l’initiative d’aller le récupérer à l’aide du Raider. Il est en ce moment avec ta sœur, à s’entraîner aux cadences du sabre.
    Moi : – Ouf, j’ai eu peur. J’étais si préoccupé par cette foutue bataille que j’ai complètement oublié mon propre padawan. Je fais déjà un piètre mentor.
    Aynor, empathique : - Galen, tu avais une mission. Et Ilan était en sécurité pendant ton absence. Bien que tu aurais du le laisser avec nous pour éviter ce genre de problèmes, tu n’as pas à te dénigrer comme ça alors que tu commences tout juste à comprendre ce que c’est d’être un maître.
    Jorus : - Que cela te serve tout de même de leçon. Prendre avec soi un apprenti mal préparé est un risque dans une guerre de cette ampleur. Et ce jeune Yunixy a besoin que tu l’inities d’abord en douceur.
    Moi : - C’est compris. Je ferais plus attention.

    C’est sûr que maintenant je vais devoir me consacrer au maximum à enseigner à Ilan ce que c’est d’être un utilisateur de la Force Claire tiraillé entre la survie et l’appel de la justice. Le temps que le trajet en hyperespace se termine, je pense que je pourrais continuer de lui faire travailler quelques notions de défense au sabre et l’usage des pouvoirs psychiques de base ; un peu de théorie ne lui ferait non plus pas de mal mais il me faudra alors le laisser de temps à autre sous tutelle collective dans la flotte. Il devrait y avoir des jeunes avec qui il pourrait s’épauler en mon absence.
    Mais pour l’instant j’ai une autre affaire à laquelle les maîtres me rappellent à l’ordre sans soucis.

    Jorus : - Bien, trêve de bavardages. Galen, je crois qu’il est temps pour toi de t’occuper de notre prisonnière maintenant que tu es revenu de mission et de bataille.
    Moi : - Ah oui, Fanny Keto. Elle est encore au frais à m’attendre revenir.
    Perseus : - Maître Beku-N et moi lui avons fait l’interrogatoire peu après que tu étais parti et l’Ordre a pu en apprendre un peu plus sur la situation actuelle à l’intérieur de la République. Avec quelques précisions que j’ai apportées dues à mon ancien statut.
    Jorus : - Maintenant que nous avons de nouveaux éléments pour comprendre comment le pouvoir central et les forces armées se sont organisés durant ces vingt ans, nous aurons peut-être des chances de mieux nous préparer pour l’avenir. À présent, il est temps de discuter du cas de cette chasseresse de Forceux.
    Doc : - Le mieux ne serait-il pas d’attendre que Kaarde revienne pour en rediscuter ? Son opinion sur ce problème doit aussi compter dans la décision et peut-être trancher.
    Aynor : - Vu les circonstances actuelles, nous ne pouvons que passer par une seule alternative. Si Galen veut bien s’en charger puisqu’elle est là en partie à cause de lui. Le général Arek pense qu’elle s’est transformée durant son séjour dans nos cellules.
    Perseus : - Fanny Keto a prit conscience que sa seule échappatoire était de patienter jusqu’au retour de Galen et présente de moins en moins les signes d’une prochaine révolte. Cela n’est pourtant qu’un début et la garder sous liberté conditionnelle nous permettra de voir ce qu’elle peut devenir ou redevenir.

    Quand mon père explique les choses de cette manière, c’est probablement pour dire que Fanny Keto reste encore une potentielle menace pour l’Ordre voire la Rébellion elle-même. Le simple fait qu’il parle de « liberté conditionnelle » m’indique aussitôt de quoi il en retourne et cela me fait stupéfier intérieurement. Je laisse cependant Aynor, Jorus et mon père me présenter eux-mêmes l’alternative.

    Jorus : - Galen, en tant que décision du Conseil dans l’attente d’un verdict plus prononcé avec Kaarde, nous te chargeons de surveiller la chasseresse Keto pendant sa liberté conditionnelle. Ce qui implique, oui, que tu devras potentiellement l’emmener avec toi pour les prochaines missions à venir.
    Moi : - Je ne suis pas sûr que l’emmener avec moi soit une idée judicieuse mais ça donne matière à réfléchir. Si elle peut servir d’une manière ou d’une autre, avec la liberté conditionnelle, je ne dis pas non.
    Perseus : - Le mieux serait que tu ailles directement à sa cellule avec ton maître et moi. Tu pourras constater par toi-même ce qu’elle est advenue durant ton absence et lui parler de sa nouvelle condition.
    Moi : - Dans ce cas, laissez-moi le temps d’aller me passer un petit brin de nettoyage et je m’y rends juste après avec vous. Piloter durant une dure bataille laisse souvent des marques peu agréables.

    Je quitte donc momentanément le Conseil et mon père pour aller rejoindre ma corvette amarrée solidement au Tarentule II, pour profiter des services de mon petit espace privé afin de paraître présentable devant la captive qui m’a poursuivie il y a un bon moment auparavant. En sachant que je vais probablement me coltiner Fanny Keto pour la suite de cette guerre, j’ai intérêt à être sain.

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le vendredi 10 mai 2019 - 21:26

    vendredi 10 mai 2019 - 20:16 Modification Admin Permalien

  • PSW
  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

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    La porte avait été fermée, son brouilleur activé et sa solitude, une certitude salvatrice qui la plongeait toutefois dans une anxiété où ses doigts mouvaient en une spasmodie incontrôlée. Sa fréquence n’était pas enregistrée dans les entrailles de l’appareil électronique : c’était inutile. Elle était là, comme gravée au fer blanc, en évidence, quelque part, dans cette mémoire qui la définissait.

    Elle devait l’appeler. Elle lui devait bien ça et avoir ce genre de conversation qui vous rendait nerveux avant même de l’envisager. On transpirait à grosses gouttes, on avalait son courage à l’état liquide dans sa propre bouche et on sautait à pieds joints vers l’inconnu. On faisait le grand saut en fermant les yeux avant de lire sa propre fin dans le ferrobéton.

    Elle retint son souffle qui résonnait et ce fut sa voix.

    Gunnar, surpris : Ange ? Mon ange, c’est bien toi ?

    Ouais, c’est bien moi.
    Cette put*in de moi.

    Gunnar : Est-ce que tu vas bien ?
    Ange, tendue : Ça pourrait aller plus mal. Quelques contusions, des brûlures, les cheveux peroxydés et une hanche démise remise depuis peu.

    Un soupir.
    Il était soulagé.
    Et elle aurait aimé en dire autant.

    Gunnar, haussant la voix : Par la Force, qu’est-ce qui t’a pris ?
    Ange, sur la défensive : Ce qui m’a pris ? Mais tu le sais très bien, ce qui m’a pris ! C’est toi qui a signé le papier !
    Gunnar : Le plan ? C’était ça, ton plan de secours ? Un suicide passé sous silence ?
    Ange, s’emportant à son tour : Non, mais tu te fous de moi ? Tu savais très bien où cette désactivation de boucliers allait me mener ! Tu as validé la mission ! M*rde , Gunnar ! Tu le savais ! La station devait se faire pilonner et sauter !

    On entendit un appel d’air.
    Elle le devança.

    Ange : Me fous pas tous les torts sur le dos. C’est toi qui viens de nous f*utre dans la m*rde ! Qu’est-ce qui t’a pris de t’amarrer à la station ? Tu comptais faire quoi, au juste, participer aux feux d’artifices ? griller ta couverture ? offrir à Sovereign ta gu*ule sur un plateau ? nous faire perdre la guerre ? Pourquoi ? Pourquoi t’as fait ça ?
    Gunnar, calmement : Pour toi. Évidemment.

    Trois mots et elle eut le souffle soupé, sa colère avec, cette colère-palissade qui cachait bien plus que ce qu’elle désirait. Lui, venait de l’escalader et elle ne disait rien.

    Gunnar : Quand la République a débarqué, j’ai dû prendre une décision, sûrement une des plus dures qu’il m’ait été de prendre de toute mon existence. Je t’ai perdue une fois et, là, c’est moi qui t’abandonnais.

    Elle déglutit péniblement et ferma les yeux.

    Gunnar : Pourquoi, mon ange, pourquoi ?
    Ange, la voix traînante : Il le fallait. J’étais la plus qualifiée, j’étais le potentiel de réussite le plus élevé. Tu le savais.
    Gunnar : Ange, il ne s’agit pas de cela.
    Ange : Gunnar, s’il te plaît…

    Il attendit.
    Ses paupières se turent, ses dents rentrèrent dans sa chair.

    Ange, bafouillant : Je ne sais pas… prouver… à moi-même, à toi…. Je ne sais pas plus… Je ne sais pas…. que cette page d’hier n’a jamais été tournée. Je voulais te faire gagner cette guerre et que tu ne puisses jamais l’oublier.
    Gunnar : Je ne t’ai jamais oubliée.

    Un croquis de sourire d’adolescente s’esquissa à la commissure de ses lèvres.

    Ange : Et, à eux, tu comptes leur dire quoi ?
    Gunnar, embêté : Je vais… improviser…
    Ange : Tu aurais dû penser aux conséquences. Ils vont t’enterrer vivant.
    Gunnar, espiègle : Depuis quand un Sith pense aux conséquences ?

    Elle rit.

    Gunnar : Et à qui doit-on ce miracle de te savoir sauvée ?
    Ange : Mon filleul.
    Gunnar : Je ne sais pas si je dois m’en inquiéter mais, à l’occasion, fais-moi penser à le remercier.
    Ange, ricanant : Cole, t’en inquiéter ?
    Gunnar, léger : Je lui pardonne. Il t’a quand même sauvée. Cet homme sera gracié.
    Ange, le corrigeant : Ce Gotal.
    Gunnar : C’est pareil. Tu as compris l’idée.
    Ange, le ton badin : Je me le tiens pour dit, Mon Roi.
    Gunnar, à l’identique : Ma Reine…

    Il eut un silence.

    Ange : On se voit au débriefing ?
    Gunnar : Mon ange, tu ne devrais pas te reposer ?
    Ange : Tu vas avoir besoin de soutien. Moi et mes trois jambes et demi, nous te serons très utiles, je te le garantis. Et, on ne discute pas un ordre royal. Roi ou pas, j’ai le pouvoir de te foutre au cachot.
    Gunnar : Ça pourrait peut-être me plaire, tu sais.

    Son sourire s’évanouit.
    Elle devint plus sombre.

    Ange : Il faut qu’on trouve cette taupe, Gun’. Peu importe le prix, on ne me volera pas cet après, une nouvelle fois.
    Gunnar : Je sais.


    Ce message a été modifié par AngeSolo le lundi 26 août 2019 - 22:50

    samedi 11 mai 2019 - 00:11 Modification Admin Permalien

  • Avatar Zadyssa

    Zadyssa

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    Je revoyais encore et encore les images de cette bataille désastreuse. Alors que tout indiquait que nous allions gagner, alors que tout était prévu pour gagner, alors que nous gagnions, la République avait déjoué tous nos plans. Notre flotte n'avait rien pu faire et il y avait eu des morts, trop de morts. Et moi, je n'avais rien fait, j'étais restée impuissante. Même quand le vaisseau avait été abordé, je n'avais rien fait. Et je détestais être impuissante. Pourtant... je ne pouvais en effet rien faire. Si j'avais essayé, je me serais fait tuer ; et c'était ça le plus dur à vivre. Ce n'était pas de voir tous ces morts, non, c'était de ne rien pouvoir faire pour les en empêcher.

    La seule personne que je connaissais réellement, c'était Kinsa, alors je n'osais imaginer ce que devait être une telle situation pour quelqu'un qui avait plusieurs proches dans cette bataille...

    Nous attendions désormais dans une salle vide où Kinsa n'arrêtait pas de faire les cent pas, visiblement inquiète. J'avais cru comprendre que son peuple s'était fait décimer, ça devait être pour ça, alors j'évitais de la déranger. Nous étions en route jusqu'à un point de rendez-vous pour le débriefing alors, voyant que nous avions du temps, je sortis une barre énergétique et mangeai. J'aimerais bien avoir un vrai repas mais ce n'était vraisemblablement pas pour tout de suite. Et j'étais épuisée, aussi... Je m'assis donc à même le sol, dans un coin de la pièce, et laissai reposer ma tête contre le mur à côté. Je m'y endormis rapidement. 

    Bien évidemment, mes cauchemars ne me laissèrent pas tranquille, pas après une telle journée, pas après tant de morts. Pas après tant d'impuissance. Cette fois, le massacre était sur deux plans : le premier sur la terre, mes petits camarades tombaient les uns après les autres à cause de Law et des jumeaux et le deuxième dans les airs, la République nous y prenait par surprise. Tout se confondait mais tout était trop précis et je me réveillai en hurlant, le souffle court.  Je me rappelai alors que je n'étais pas seule dans la pièce : Kinsa s'était rapprochée, inquiète.

    Kinsa : Tu as fait un cauchemar ?

    J'hésitai mais la réponse était tellement évidente qu'elle ne l'attendit pas et s'assit à côté de moi.

    Kinsa : Tu veux en parler ?

    Je ne répondis et préférai m'appuyer de nouveau contre le mur. Le silence se prolongea, je voyais bien qu'elle voulait dire quelque chose mais ne savait pas quoi.

    Kinsa : C'était à propos de... la bataille ?

    J'acquiesçai lentement en lui lançant des regards furtifs. Je n'avais jamais vraiment parlé de mes cauchemars ni même de ce que je ressentais, et je n'étais pas à l'aise avec.

    Kinsa : C'est cruel, mais… On finit par s'y habituer, même si au début on croit que ça n'arrivera jamais. Et même comme ça...ça fait toujours mal.
    Moi : ... Ça fait huit ans que j'essaie...
    Kinsa : Je sais. Ça prend beaucoup plus longtemps que ça. Moi-même, je ne suis pas sûre d'y être habituée…
    Moi : Ah bon ?
    Kinsa :
    Ouais. Ce qu'on dit...ce qui ne tue pas te rend plus forte… C'est vrai. Si tu arrives à te relever, c'est que tu es forte, et à chaque fois, c'est plus facile de se relever.

    J'eus une moue dubitative. Je n'étais pas sûre que Law m'ait rendu plus forte. À vrai dire, c'était plutôt le contraire : c'était à cause de lui que j'avais des cauchemars. Alors...

    Moi : Ben... j'avoue que j'ai plutôt vécu le contraire.
    Kinsa : Tu es là. Tu t'es relevée.

    Je penchai la tête de côté. Je ne pensais pas qu'on puisse appeler cela "s'être relevée".

    Kinsa : Écoute, je… Je regrette de t'avoir embarquée dans tout ça. Tu mérites mieux qu'une vie à craindre le danger.
    Moi : Moi je ne regrette pas.
    Kinsa : Pourquoi ?
    Moi : Parce que je peux apprendre à ne plus être impuissante.
    Kinsa :
    Tu n'es jamais vraiment impuissante. Même le plus petit acte peut faire la différence.
    Moi : Ça n'a jamais servi à rien.
    Kinsa : Tu ne l'as peut-être pas vu à ce moment-là, mais… Tu le verras après.

    Moi : Ça ne risque pas, ça ne les a pas sauvé.

    Oui, Maeldan, Corail, Ena... ils étaient tous morts. Mais pas moi.

    Kinsa : ... N'a pas sauvé qui ?
    Moi : ... Des gens qui sont morts.
    Kinsa : Tu... veux en parler ?

    Pas maintenant... Je hochai négativement la tête alors elle n'ajouta rien. Je fis alors quelque chose qui me surprit moi-même tout autant que Kinsa : je laissai reposer ma tête contre son épaule. Les secondes s'écoulèrent jusqu'à ce qu'elle me dise :

    Kinsa : Tu es en sécurité, ici.

    Je me détendis alors et refermai les yeux. Peut-être que je n'aurai pas de vrai repos comme ça plus tard alors je devais en profiter.

    ***

    Law patientait sagement dans l'ascenseur, lissant soigneusement ses habits fraîchement achetés. Il devait faire bonne impression auprès de cet homme. C'était lui qui dirigeait Metellos, c'était lui l'homme derrière toutes ces erreurs. C'était donc lui sa cible. Il n'allait pas l'abattre, non. Avec le retour des Jedi, ce serait problématique, ils allaient forcément s'en rendre compte un jour ou l'autre, car Law n'était pas dupe : il était persuadé que la République ne parviendrait pas à tous les tuer. Beaucoup avait déjà essayé au fil des années et leur soudain retour ne faisait que confirmer ce qu'il pensait. Alors mieux valait faire profil bas. Et puis, ça en devenait un jeu : prendre loyalement sa place.

    En le voyant, il fit disparaître son sourire et se fit grand. Aujourd'hui, il allait lui présenter ses idées, celles-là même qui allaient lui coûter sa place. Grâce à elles, il parviendra à son but final : redorer le blason de Metellos, autrement dit prendre la place de Coruscant. Les routes commerciales jusqu'à Metellos étaient dangereuses mais il allait les rendre nécessaire. Il en était persuadé, il trouvera un moyen de faire de Metellos une planète qui reste dans les mémoires. Il l'avait même déjà trouvé.

    Pendant son entrevue, Law cacha son sourire satisfait. Il avait réussi à atteindre ce stade, il était capable de devenir le dirigeant de cette planète. Et le peuple le remerciera.

    ***

    Fitz Rittaf pénétra dans une cantina des bas-fonds de Coruscant, espérant y trouver ceux qu'il cherchait depuis plus d'un an. Les huit rescapés. D'après un informateur, l'un d'eux était ici ; il le mènerait aux autres membres du groupe. Il était persuadé qu'ils accepteraient : il allait leur offrir sur un plateau d'argent la vengeance qu'ils espéraient tous.

    Il aperçut la personne qu'il cherchait dans un coin de la pièce, seule à une table. Il s'assit alors à la sienne et quand il croisa son regard, il sut qu'elle l'avait reconnu. Quand il lui annonça en une phrase ce qu'il voulait faire, ses yeux se mirent à briller.

    Il allait tuer Law, il allait tuer son père.

    samedi 11 mai 2019 - 13:49 Modification Admin Permalien

  • Avatar Cole_PrCol

    Cole_PrCol

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    Le Lame de la Guilde.

       Cole était de retour sur le vaisseau mère. Cela faisait presque une journée qu’il avait confié Ange à Mara et que Ganner l’avait reprise en charge.
       Il avait ramené le Silent Dreamer sur la Lame. Ihroki se reposait à l’intérieur. Lui-même s’était cherché un refuge à la baie d’observation.
       A l’époque où il avait été Ranger, il avait eu l’habitude des dortoirs communs. Aujourd’hui, il ne les supportait plus. De plus, dormir, vraiment dormir, aurait été une très mauvaise idée.

       L’adrénaline et les stimulants l’avaient soutenu. Il avait aussi trouvé sur l’holonet des techniques d’auto-hypnotisme permettant d’effectuer de micro-siestes aptes à soutenir l’organisme en dépit du manque de sommeil. Mais il se sentait épuisé. Des semaines sans sommeil véritable, ça faisait cet effet. Mais s’il s’endormait, s’il s’endormait vraiment, il ne se réveillerait plus.

       Alors il apaisait son esprit, loin de l’agitation des hangars ou de la passerelle de commandement, contemplant les étoiles, une aiguille sous le menton et une autre sous le poignet au cas où il piquerait du nez.
       Tant de morts… Mais personne qu’il connaissait personnellement cette fois, le commandeur Sakanga excepté. Mais l’explorateur ne l’avait rencontré que brièvement et il s’était agi d’un Vong. Un membre de cette espèce ne pouvait espérer mieux qu’une mort de guerrier.

       Ce qui préoccupait davantage Cole, c’était la cohésion de la Coalition qui venait d’en prendre un coup.
       La manœuvre stratégiquement incompréhensible du Général Gunnar avait totalement plombé la confiance des autres dirigeants de la Coalition concernant le leadership du commandant de la Main Ecarlate. La dissension grondait et le Gotal espérait de tout coeur que le fer de lance de la résistance aurait une explication satisfaisante à fournir à ses alliés. Sans cela, et même s’il n’était pas parvenu à abattre son ennemi numéro un, Sovereign aurait gagné, car sans cohésion, il n’y avait aucun espoir de mettre fin à son règne. Fondor était une défaite cinglante, et pas seulement militaire.

       Du côté positif, les Jedi revenaient en grâce. Ils avaient aussi subi des pertes mais proportionnellement moins que les autres factions. Leurs prouesses guerrières avaient été remarquées par tous. Il n’y avait pas un seul des pilotes rescapés, toutes factions confondues, qui ne devait sa survie à l’action d’un combattant de la Force. Et la rumeur comme quoi un grand maître s’était sacrifié pour permettre leur improbable évasion s’était vite répandue, même si peu comprenaient par quel moyen.
    La méditation de bataille. Scy’ar Tal en avait parlé à Cole du temps des Rangers, même s’ils ne l’avaient jamais contemplé par eux-mêmes. Mais l’explorateur savait que les rumeurs étaient vraies. Toute la Coalition devait sa chance de pouvoir combattre un autre jour aux Jedi.  A Padmée Naberry. La Force ait son âme.

       Il sentit son champ électro-magnétique avant d’entendre le bruit des béquilles tapant le sol.
       Il se tourna vers Ange qui s’avançait vers lui. Cela ne faisait que quelques heures que Ganner l’avait libérée et elle se déplaçait déjà avec une énergie incroyable. Difficile de croire qu’elle était à l’agonie la veille.
       En la regardant, Cole imagina à quoi elle aurait ressemblé si le temps avait eu prise sur elle. Il visualisa sans peine une matriarche âgée et voûtée, houspillant tous ceux qui croisaient son chemin et donnant sans raison valable de vigoureux coups de canne aux infortunés à portée. Il sourit à cette pensée.

       Ange, revêche Hey. Je ne vois pas ce qu’il y de drôle.
       Cole – Rien. Juste content de te voir en forme.
       Ange - ‘Faut qu’on parle.
       Cole – Je m’y attendais.
       Ange – T’es vraiment un crétin fini. Tu n’aurais jamais dû prendre tous ces risques pour me sauver.
       Cole – Depuis le temps, tu me connais. Je ne peux pas rester tranquille cinq minutes.
       Ange – Ouais. Une autre de tes sales habitudes. Comme celle d’avaler tout et n’importe quoi. J'ai côtoyé des junkies  plus prudents. Et en matière de drogue, je m’y connais.
       Cole – Sans cela, je serais cané depuis longtemps. Tu ne m’aurais pas revu après ton exil chez les Jedi. Ca fait quarante ans qu’on se connaît Ange. ‘Fallait bien que ça arrive à un de nous à un moment…
       Ange, rétive J’me fous de ce que t’a dit cette Doc Enguirlandeur ou je ne sais quoi. Je t’ordonne de prendre un deuxième avis auprès de Gan…
       Cole, la coupant C’est fait. J’y suis allé ce matin, prévoyant ta réaction. Il confirme, il ne peut rien pour moi.
       Ange proféra une bordée de jurons longue comme un tentacule buccal de Sarlaac et tout aussi ragoûtante.
       Cole - … Mais d’après lui, les Jedi guérisseurs pourraient avoir une solution. Ils auraient conçu un appareil qui permet de dissocier les molécules malades. Seul un utilisateur de Force peut l’employer sans risquer de tuer le patient. Habituellement, un cancer peut être soigné en quelques jours grâce à cette technique. Dans mon cas, ce sera plus dur et plus long, car pratiquement chaque cellule de mon organisme devra être traitée l’une après l’autre et le poison purgé de chacune d’elles.
       Ange, déterminée Mais une solution existe. Je vais contacter Kaarde… Tu vas me faire le plaisir…
       Cole – C’est déjà fait. Le Chevalier Weedge Terrik a accepté de me recevoir et de me suivre. Je prends une navette pour le Mirax Terrik dans cinq heures.
       Ange – Après le débriefing donc… Parfait. Gun… Le Général Gunnar voulait te remercier. Après ça, tu ne quittes plus ce rafiot avant d’être complètement guéri ! Je ne suis pas heureuse de te confier aux bons soins d’un résidu d’éprouvette, mais si ça peux te sauver...
       Cole, sarcastique Si je veux...
       Ange – Mais p*t*n quel chi**r ! J’taurais pondu moi-même que j’aurais pas pire fait… !
       Cole – J’ai eu un bon prof. Il n’y a pas eu beaucoup de Gotal qui ont eu la chance d’influer comme ça sur le cours des choses… C’est grâce à toi…
       La Correlienne se contenta d’une bouillie de grommellements pour réponse.
       Ange – Fais. Toi. Soigner. La Guilde a besoin de toi.  Ne le fais pas... Et, je te jure, par la Force, que je trouverai un moyen de te hanter !  Et crois-moi, le repos éternel, tu pourras t'asseoir dessus."

       Et elle s’en alla, devant se préparer au débriefing.

       Cole resta encore un long moment près de la baie vitrée.
       Si les Jedi pouvaient le soigner, ce serait une nouvelle étape pour lui. Le début d’une nouvelle vie peut-être, qui coïnciderait avec le renouvellement de la Galaxie.

       Cole n’avait aucun doute qu’ils finiraient par détrôner Sovereign.
       Ce que l’explorateur craignait, c’étaient les sacrifices qu’il faudrait encore consentir pour y parvenir.

    Ce message a été modifié par Cole_PrCol le samedi 11 mai 2019 - 18:36
    Ce message a été modifié par Cole_PrCol le samedi 11 mai 2019 - 18:38

    samedi 11 mai 2019 - 18:24 Modification Admin Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

    25499 Crédits

    Ça n’allait pas, ça n’allait vraiment pas.

    Une fois les drogues médicinales évacuées de son organisme et un peu de vigueur retrouvée, sa connexion avec la Force cessa d’en pâtir. Ange put de nouveau sentir ce courant invisible traverser tout son être de sa félicité morbide. Au milieu du fleuve, les pieds dans l’écume, l’eau s’était brusquement mise à lui glacer cet épiderme qu’elle lui offrait. Le message n’était pas clair aussi plongea-t-elle la tête la première dans l’onde, ne faisant plus qu’un avec elle.

    Kaarde.
    C’était évident.

    La Corellienne laissa son esprit s’immerger davantage, laissant l’énergie mystique solliciter le Maître Jedi à quelques kicks de sa position. Quand elle y parvint, tout devint plus clair. A peine quelques heures à osciller entre les rives et le cours des choses lui avait échappé. Elle lui apprenait son retour d’entre les morts et la descente de sa sœur du monde des vivants. Les images s’enchainèrent, de la joie à une profonde tristesse. Solo lui figura son parcours et ce qui lui avait coûté avec plus de vérité que les mots ne l’auraient fait tandis que le Jedi lui peignait tout ce qu’elle avait funestement manqué. Mais ce n’était pas tout. Cette certitude se glissa en elle aussi sûrement que le frère de son ancien amant respirait. Elle n’insista pourtant pas, se contentant d’affirmer plus sereinement sa présence dans la Force. Naberry la remercia et ce fut tout jusqu’à ce que le monde physique ne la rattrapât.

    Elle détourna les yeux de son moi intérieur et sortit la tête de l’ondée qui perlait sur sa nuque encore humide.
    Wes venait de poser sa main sur son épaule sur laquelle la sienne alla se lover.

    Wes, un peu inquiet : Il y a quelque chose qui ne va pas ?
    Ange : Rien de très important. J’étais… ailleurs…
    Wes : Tu es sûr ? Tu ne devrais pas te reposer ?
    Ange, la moue dédaigneuse : C’est Ganner le médecin ici. S’il a dit que je pouvais me lever, c’est que je peux me lever, ok ?

    Il leva les bras au ciel sans insister.

    Ganner, se gaussant : Tu l’as entendue, Hamera ?
    Wes, de mauvaise foi : Va te faire f*utre, Gadget. Va lustrer ton bras, ça nous fera des vacances. A tous.
    Ange : Bref. Où est-ce qu’on en était ?

    Les deux hommes se tournèrent vers l’humanoïde qui les contemplait avec cette lassitude non feinte qui, contagieuse, s’était imprimée jusque sur les traits certes tuméfiés mais rajeunis par les mèches aux reflets de miel de la jeune femme.

    Hoza : Au nombre de cadavres à la morgue. Cette guerre va nous mettre sur la paille.
    Ganner, l’air grave : Je ne parle pas de capituler mais... où est-ce qu’elle va nous mener ? Je baisse plus de paupières que je n’en vois s’ouvrir. Les comptes sont presque à sec…
    Wes : Je suis du même avis et Myrkr est tombée.


    La Corellienne ouvrit la bouche pour protester et n’en trouva pas la force. L’incrédulité suspendue à ses lèvres, elle les toisa tour à tour.

    Ange, horrifiée : Non… Non… Non… Mais vous vous entendez parler ?

    Elle tapa violemment sur la table ou, tout du moins, crut que c’était elle : Hoza l’avait devancée.

    Hoza, lâchant verve et phéromones : Jamais, Solo, jamais ! A aucun moment, je ne compterai arrêter ! Peu importe l’énergie qu’il me faudra donner, peu importe si c’est ma propre tombe que je dois creuser !

    Une malaise parcourut l’assistance.
    Le Falleen les contemplait, le visage ravagé par cette plaie qui ne s’était jamais refermée.

    Hoza : Jamais ! Ce fils de put*, c’est à la petite cuillère que je lui referai le portrait !

    Le sourire de Tony se matérialisa dans son esprit et se cristallisa en une mine ravagée par le givre.

    Hoza, se calmant brusquement et lançant un regard à Solo : Je sais que tu n’as pas oublié. Personne n’a oublié.
    Ganner, le regard au sol : C’est ce que je disais, Ange. Il n’est pas question d’arrêter… Je me demande juste où tout cela va nous mener…
    Wes : Et où le Général va nous mener…

    Il anticipa son geste à peine sa bouche s’était-elle bée.

    Wes, sur la défensive : Ange, je n’insinue rien. J’ai même rien envie d’insinuer. On en a déjà parlé. Tu ne sais pas pourquoi il a fait ça. Pour te sauver et faire demi-tour juste après… ? Je te demande juste d’accepter une chose, une seule, et je parlerais pour nous trois – enfin, je crois. C’est la première fois, en vingt ans, qu’il nous la fait à l’envers. La Coalition est réduite à une poignée... Il va nous mener où comme ça ? Va-t-il continuer... Pour quoi, dans le fond ? Un idéal ? Une quête ? Une obsession personnelle ?
    Ange, énervée : Mais comment veux-tu que je le sache ?! Je me gelais le cul, coincée, sur une flotte abandonnée !
    Hoza : Je rejoins Wes sur ce point, Solo. Continuez oui, avancez et ne plus savoir où allez car on ne sait pas, finalement, par qui et où on se fait guider…

    Le docteur se racla la gorge.

    Ganner, temporisant : Sans compter cette taupe qui commence sérieusement à m’inquiéter. Est-elle seulement seule ?
    Hoza : Et chez nous… ou uniquement chez nous… Les recherches ne donnent rien. Personne n’entend parler de rien depuis ce salopard qu’on a fait sauter.
    Wes : Je confirme : le DarkHolonet n’a jamais été aussi stérile.

    Elle n’ajouta rien.
    Qu'y avait-il à ajouter ?


    lundi 13 mai 2019 - 23:16 Modification Admin Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

    13229 Crédits

    Le long couloir qui longe la partie de détention dans le Tarentule II ne me paraissait pas aussi long à traverser, depuis mon dernier souvenir, jusqu’à atteindre la cellule correspondante. Mes pas foulent le sol en duracier lisse et propre, le martelant sans faire de grands fracas et presque couvert par ceux de mon ancien mentor qu’est la grande twi’lek azurée de Ryloth et ceux de mon père ex-général en cavale. Me voilà donc en chemin vers la suite de cette dure journée de traversée vers le point de retraite convenu, après avoir passé un brin de toilette et remis une tenue propre qui respecte intégralement mon choix vestimentaire authentique et personnel. Je me sens un peu stressé pendant que je marche dans ce couloir, à me demander de quelle manière je vais amener cette chère captive à se laisser faire ; une question qui me taraude l’esprit et me rend nerveux en repensant à ce jeu du chat et de la souris entre nous.

    J’arrive enfin devant le champ magnétique de la cellule correspondante, me poste devant bien droit et me commence à inspirer puis expirer pour me calmer. Je me dois de paraître naturel, d’être moi-même et de rester ce jeune chevalier Jedi gardien qui se permet un peu de jouer les héros de la galaxie malgré lui. Je fais signe à mon père que je suis prêt, celui-ci se décide à déverrouiller l’entrée, et je sens un flux empathique venant d’Aynor pour me soutenir.
    La cellule m’est désormais accessible et j’entre à l’intérieur en faisant deux pas, Aynor et mon père derrière moi pour m’épauler. Ce que je découvre en l’espace de trois secondes me surprend un peu malgré que j’aie été prévenu à l’avance : la jeune blonde cinagarienne est là, assise à l’envers avec les jambes pliées contre le mur du fond, et elle est occupée à jouer avec la data-console que lui a prêté Reyn volontiers. Elle ne prend conscience de ma présence que deux secondes après que je me sois arrêté de bouger.
    Sa réaction à mon encontre n’a pas changée malgré qu’elle me lorgne la tête à l’envers.

    Fanny, surprise : - Kayliburn !
    Moi : - Encore moi, oui. Et arrêtez de m’appeler Kayliburn.
    Fanny : - Vous détestez tant que ça qu’on vous interpelle par votre nom de code ?
    Moi : - Si c’est pour le prononcer à chaque fois, c’est relou.
    Fanny : - Je ne recommencerais plus alors. Ou pas^^

    Elle se redresse sur elle, en prenant soin de mettre en sauvegarde rapide sa partie de Knight Squadron, et se place de manière à paraître bien droite et fraîche malgré la longue attente qu’elle a eue. Je devine de suite que sa détention lui a fait perdre un peu de muscle et de gras, la rendant plus émaciée que fine.

    Fanny : - Bon, je suppose que la bataille s’est rapidement soldée par une retraite.
    Moi : - Dites-moi vraiment ce que vous avez deviné depuis votre cage.
    Fanny : - Et bien… premièrement, j’ai senti aux remouds de ce grand vaisseau que votre flotte devait être engagée dans une nouvelle bataille et que vous étiez en mauvaise posture à un moment donné. Et malgré le fait que le couloir soit insonorisé, j’ai perçu que la tension était à son comble.
    Perseus : - Elle ne veut pas l’admettre mais elle m’a demandé ce qui se passait pour la bataille.
    Fanny, frustrée : - Vous venez de gâcher mon moment général.
    Moi : - J’en déduis que vous êtes maintenant au courant pour le but de cette bataille.
    Fanny : - Je n’ai eu que les détails sur la présence de la Coalition Galactique et leurs efforts mais j’ignore complètement de quoi il était question. Du moins, je peux deviner que vous avez eu votre lot de pertes.
    Moi : - Quelques escadrons entiers démantelés et de bons pilotes qui se sont sacrifiés. Mais au moins, le but principal de cette intervention spatiale aura eu un succès attendu.
    Fanny : - Ah oui ? Et lequel ?
    Moi : - Une station et des chantiers navals réduits à néant pour plusieurs années.

    C’est ce détail de bilan de la terrible bataille qui met la jeune femme dans une posture stupéfaite-étonnée-incompréhensive, ne réalisant que peu à peu de quoi il est question.

    Fanny : - Une station et des chantiers… ? Attendez… Vous avez attaqué Fondor ?!!
    Aynor : - Nous ne répondrons pas à votre question pour la simple et bonne raison que cela concerne uniquement la Coalition. Vous n'aurez donc pas le détail sur ce qui s'est déroulé en dehors de votre cellule pendant ce temps. Il en va de la sûreté de tous dans cette flotte.
    Perseus : - Comprends ceci Fanny, ce n'est pas parce que tu as passé tout ce temps en détention que l'Ordre Jedi va t'accorder sa confiance aussi aisément. À leurs yeux, tu as un casier moral et judiciaire qui te passe comme susceptible de rester encore longtemps ici jusqu'à ce que tout revienne dans l'ordre.
    Fanny : - Je vois. En fin de compte, c'est pas plus mal que je ne sache rien.
    Moi : - À la bonne heure ! Comme ça, ça nous évitera que vous ne faites un sale coup en restant dans l'ignorance. Enfin, ça vous laisse quand même dans le doute, hein ?
    Fanny : - Avec tous ces mouvements qui m'ont eu l'air proches de la catastrophe, je reconnais que ça m'énerve un peu de ne pas savoir dans quel pétrin j'allais périr bêtement et sans avoir agi pour ma peau. Enfin, je devrais être ravie d’avoir survécu à cette bataille malgré moi. Grâce à vous.

    Voilà quelque chose qui me surprend autant que ça m’amuse : elle vient en quelque sorte de nous remercier pour lui avoir évité de mourir en pleine bataille spatiale, si les choses avaient mal tournées. Je dois avouer que la jeune blonde cinagarienne devant moi n’a plus vraiment la même détermination depuis qu’elle est derrière les barreaux. Ce qui peut s’avérer positif pour la suite.

    Fanny : - Bon, passons. Je déduis à votre présence que le moment est venu.
    Moi : - Kaarde Naberry avait décidé à votre sujet que je devrais m’occuper de vous une fois ma mission et cette bataille sur Fondor terminées. Etant donné qu’il est occupé à des affaires familiales d’urgence, le Conseil Jedi s’est arrangé pour que la suite de votre sentence puisse arranger tous le monde.
    Fanny : - Je comprends. Avant de mourir, je souhaite comme dernière volonté…
    Moi, la coupant net : - Vous êtes désormais en liberté conditionnelle et placée sous mes ordres.

    Il faut à présent s’imaginer une tronche stupéfaite-étonnée-dubitative-choquée de la part de la chasseresse, pendant qu’elle ne sorte le seul mot violent qui lui vient à l’esprit pour exprimer sommairement tout ce qu’elle ressent.

    Fanny : - QUOI ?!
    Moi : - Ne faites pas comme si vous n’avez pas bien entendue. Vous êtes placée sous liberté conditionnelle jusqu’à nouvel ordre et je suis chargé de vous surveiller H24 7j/7, quitte à vous amener avec moi en mission quand l’occasion me l’autorise. C’est un consensus auquel vous devriez bien réfléchir avant de refuser.
    Fanny : - Vous appelez ça un consensus ?! J’aurais juste un pied hors de la cellule à vous entendre. Je viens de passer un long moment à rouiller dans cette cellule, plongée dans mon ennui et à vous attendre ! C’est mesquin de votre part de me faire une chose pareille !
    Moi : - Vous allez vous calmer oui ?! S’énerver de cette manière pour si peu ! Je vous rappelle que vous êtes dans une flotte remplie de Jedi et que vous êtes rattachée à la République. C’est déjà compliqué de vous garder au frais sans envisager de conséquences désastreuses, alors si vous commencez votre révolution…
    Fanny : - Si ça peut me permettre d’avoir un verdict plus assoupli pour avoir été « sage » pendant votre absence, je la ferais ma révolution. Et arrêtez-moi autant que vous voulez Kayliburn, je persévérais.
    Moi, énervé : - Argh, arrêtez de m’appeler Kayliburn ! J’ai un prénom et un nom de famille m*rde !
    Perseus, exaspéré : - Bon ça suffit les enfants, vous disputer n’arrangera rien.
    Aynor : - D’autant plus que cette décision n'est conclue que s'il s'avère que la demoiselle Keto a bel et bien appris de son isolement en détention. Ma présence ici étant de sonder vos intentions, je vous préconise de coopérer sans faire trop de vagues. Comparé à ce que laisse faire le Général Gunnar dans son vaisseau, nos méthodes et pratiques sont bien plus acceptables. Et ne vous laisse pas à la merci d'un Sith frénétique.
    Moi, calme : - Si c'était le cas, vous seriez à l'heure qu'il est retrouvée déchiqueté par Spencer dans sa salle de torture à bord du Main Écarlate.

    Fanny ravale aussitôt sa salive à l’idée d’avoir échappé à ce sort, connaissant probablement la triste réputation du cathar Seigneur Sith. En tout cas, elle a l’air plus convaincue qu’avant.

    Fanny : - D’accord, j’accepte.

    Je me recule pour laisser la grande twi'lek bleue se poster devant la jeune fille. En se postant proche de mon père, j'observe la scène où les capacités psychiques de la maître Jedi sondent la jeune blonde qui reste calme et muette. Au vu de ce que je peux sentir, notamment par mon lien avec Aynor, le flux empathique créé ne laisse pas transparaître de mauvaises ondes ; s'il existait encore quelqu'un capable de lire la véritable nature de chacun, cette situation serait adéquate. De mon point de vue, je ne perçois ni tension ni choc statique dans le flux. Rien que le visage perturbé de la jeune chasseuse malgré un calme apparent et une profonde concentration venant de mon ancien maître. Un court moment plus tard, soit deux minutes selon moi, Aynor relâche son emprise empathique et nous donne son verdict avec un air stoïque.

    Aynor : - J'ai terminée de la sonder. Vous aviez raison général Arek, votre ancienne élève montre des signes positifs de sa détention et elle n'a plus aucune intention malsaine à notre égard. Elle peut sortir.
    Moi : - J'en déduis que ça ne veut pas dire qu'il faut baisser sa garde.
    Aynor : - C'est exact. Une chasseuse de Forceux comme elle reste un danger pour notre communauté et pour la Rébellion elle-même. C'est la raison pour laquelle ta tâche de la surveiller est primordiale pour éviter qu'elle ne décide à un moment ou un autre de revenir sur ses intentions.
    Moi : - Je vais y veiller au grain. J'y mettrais mes deux yeux pour avoir une longueur d'avance.
    Perseus : - Te connaissant je ne doute pas de ton engagement. D'autant plus que cette course-poursuite a aiguisé tes sens à son égard, elle y réfléchira deux fois avant d'agir. Je me trompe jeune fille ?
    Fanny, soupirant : - Même après avoir tourné le dos à la République, vous avez toujours le chic de me rappeler ce bête incident. Si à présent je dois aussi considérer votre fils à un yuzzem taciturne...

    En un quart d’heure plus tard, elle se retrouve pourvue d’un bracelet-émetteur de prisonnier à sa cheville gauche que mon général de père lui a installé, avant qu’elle ne le cache sous sa manche de pantalon, et elle peut enfin quitter sa cellule en se tenant à mes côtés. Elle a conscience que je ne vais certainement pas la lâcher d’une semelle, ce que je compte bien faire naturellement. Le temps que nous remontions au niveau standard du grand vaisseau pour rejoindre les autres salles et zones d’espace collectif, je lui fais savoir de manière non verbale que je conserve temporairement son sabre-laser pour éviter qu’elle nous fausse compagnie. Elle n’en a apparemment rien à faire, au vu de son sourire narquois.

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le jeudi 16 mai 2019 - 18:50
    Ce message a été modifié par galen-starkyler le lundi 10 août 2020 - 17:03

    mardi 14 mai 2019 - 21:02 Modification Admin Permalien

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