Le Temple Jedi 6 (page 48)

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  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Le Chu'Unthor est attaqué ! Tandis que Galen se précipite vers son chasseur, je préfère rester sur place en compagnie des Jedi qui n'ont pas de vaisseaux. Aynor organise la défense : je me retrouve avec une dizaine d'autres dans un hangar où la République tente de débarquer ses troupes. La plupart de mes compagnons paraissent assez peu habitués au combat ; je devine qu'il s'agit essentiellement de Consulaires, même si un Pantoran semble être un Gardien expérimenté.

    Je me dirige vers lui, et dans le même mouvement, mets mon casque mandalorien dans une attitude de défi, tout en attirant mon sabre laser et mon blaster dans ma main :

    Moi : Salutations, maître.
    Pantoran : Salutations, Kinsa Talik.
    Moi : Comment connaissez-vous mon nom ?

    Il a un petit sourire avant de sourire :

    Pantoran : Les Twi'leks mandaloriennes ne courent pas les rues, vous savez. Siskun Koran, enchanté.

    Je lui serre la main avant de me recentrer sur des préoccupations plus urgentes : la République qui s'approche dangereusement. Un transport de troupes notamment menace d'atterir et de nous submerger. Mentalement, je fais l'inventaire du matériel que j'ai sur moi et trouve rapidement quelque chose de potentiellement utile : une grenade, parfaite pour être lancée sur un vaisseau. Je ne me fais pas prier pour mettre mon plan à exécution et arrive à toucher les moteurs avec le système de visée de mon casque.

    Alors que je vois le transporteur chuter, je ne peux m'empêcher de ressentir un léger pincement au coeur en pensant aux gens qui étaient à l'intérieur. Peut-être il y avait-il des parents là-bas, et peut-être des enfants ne verront-ils jamais leur père ou leur mère revenir...à cause de moi. C'est triste, mais en même temps je me dis que c'est la seule manière de perpétuer l'ordre Jedi, d'éviter à ce qui reste de Jei d'être tués.

    Même si j'essaie de me convaincre que c'est nécéssaire, j'ai toujours ce sentiment que c'est injuste. Mais l'heure n'est pas aux états d'âme : un deuxième transporteur talonnait le premier et avant que nous puissions faire quoi que ce soit, a débarqué ses troupes et je ne le sens pas du tout... J'aurais bien demandé des renforts, en temps ordinaire, mais là nous devons nous débrouiller tous seuls.

    Moi : Allons botter les fesses de ces traîtres !
    Siskun : Bien dit !

    Nous formons un noyau combattant tout en faisant en sorte que les Consulaires soient bien placés. Je lance une grenade fumigène dans le tas de soldats qui sont complètement déboussolés ; grâce à mes blasters, j'en descend deux qui tentaient de nous prendre à revers. Virevoltant, tirant, faisant danser mes sabres, tranchant les blasters, usant de la Poussée de Force, m'élevant avec mon jetpack pour avoir une vue d'ensemble, me baissant pour éviter un tir, tournoyant comme un tornade, je combats sur tous les fronts pour endiguer la marée humaine qui risque d'entrer dans le Chu'Unthor.

    Je ne pense plus à rien, mon objectif est limpide : affaiblir au maximum les forces de la République pour l'empêcher de pénétrer plus avant, ne laisser passer personne. Je fais taire mes réticences en invoquant la situation extrême dans laquelle nous nous trouvons. Je ne sais pas combien de temps je me bats, mais une chose est sûre, toute le stress accumulé depuis le début de la crise de Rhommamool y est évacué. J'ai l'impression de combattre mes démons : ce qui s'est passé avec mon père, Ceno, la trahison de la République, le déchirement de la Force... En pensant à ce dernier point, l'horreur me saisit soudainement. En cet instant, je suis vulnérable au Côté Obscur. Je n'ai plus mes défenses naturelles en la présence du Côté Lumineux, et cela me fait peur. Dés lors, je fais plus attention à mes gestes : j'assomme la plupart des fois, tue uniquement quand c'est nécéssaire. Enfin, quand nous avons l'impression de commencer à dominer, quand je suis exténuée, un étrange sentiment qui me glace les veines m'envahit. Un sentiment très analogue à celui de Rhommammool...

    Ce message a été modifié par Kinsa-Talik le samedi 15 octobre 2016 - 10:59

    mardi 11 octobre 2016 - 18:01 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar camara

    camara

    3135 Crédits

    [HJ: désolé à tous pour l'attente, ça a été très difficile de rédiger ce post tant attendu, et sorry pour les fautes, je n'ai pas fait de relecture pour poster le plus rapidement possible, donc ça risque de bouger ;) ]


    « Mon problème, c’est TOI ! »

    Ce voyage allait être long, très long… le vaisseau était horriblement silencieux. Je me sentais mal d’avoir poussé à bout Ange. Elle qui m’avait pris en charge et sauvé in extrémis de la purge… et je ne trouvais rien de mieux que de la provoquer.
    Mais pire que de me sentir mal, je me sentais coupable. Coupable d’être vivante et de n’avoir rien pu faire pour tous ces apprentis, pour Shoshana, pour Mirax… des larmes brouillèrent ma vue et mon poing dans la poitrine s’intensifia. Secouant la tête je me dirigeais vers la cabine d’Ange et tapait timidement sur la porte verrouillée. Je n’avais pas le temps de sangloter.

    Mara – Ange…
    Ange, à travers la porte FOUS MOI LA PAIX ! La notion d’espace vital tu connais ?!
    Mara, inspirant profondément - Ganner m'a laissé ça pour toi...et désolé si j'ai mis les pieds là où il ne fallait pas...mais je reste sur ma position: je veux t'accompagner.
    Ange, toujours à travers la porte - Tu me fatigues. J’ai pas envie de me retrouver en mission d'infiltration avec un panneau lumineux sur lequel il est inscrit "buffet gratuit"
    Mara - je peux, peut-être, servir de leurre ?
    Ange - Et prendre le risque que tu te fasses tuer ? La réponse est non.

    Je laissais passer un silence. Nous étions bornées toutes les deux à camper sur nos positions. Je ne voulais pas de nouveau la blesser, ni l’énerver encore plus avec mes histoires. Mais j’en avais besoin, je devais lui dire que je ne remettais pas ma vie en danger pour le plaisir.

    Mara – Ange… des padawans comptaient sur moi là-bas… Mirax… sous mes yeux… j’ai été impuissante…

    Je marquais une pause, tentant de garder me contrôle, il serait malvenu de m’effondrer maintenant avec tout ce que j’avais traversé jusqu’à présent.

    Mara - une petite fille… Shoshana… m’avait été confiée pour que je la sorte de là… je n’ai rien pu faire. Dès que je ferme les yeux, je revoie leurs visages… j’ai besoin, pour faire mon deuil… Je veux savoir pourquoi elles ont été tuées. Je veux comprendre… me dire qu’elles ne sont pas mortes pour rien… je ne peux m’empêcher de penser que c’est de ma faute…

    J’entendis le bruit du loquet et la porte coulissa. Je me retrouvais nez à nez avec la corellienne qui se massait tellement fort les tempes que des marques rouges apparaissaient.

    Ange – qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça… tu m’épuises Sarkin.

    Je lui tendais la poche que Ganner m’avait laissée en guise d’offrande « du pardon ». Elle me la prit des mains la jeta sans trop regarder sur sa couchette et quitta la pièce sans m’adresser un seul regard. L’alarme signifiant que nous approchions de notre destination venait de retentir à l’intérieur de l’Angel’s Fury.
    Je l’avais suivi et était resté debout à l’entrée du cockpit tout en la regardant amorcer la sortie de la vitesse lumière avec son aisance habituelle.
    L’engin se posa et elle se leva pour commencer à s’armer.

    Ange – tu as un blaster ?
    Mara – heu oui oui, dans mon sac.
    Ange – prend le avec toi en plus de ton sabre. Il sera plus discret. Et nous allons repasser par où nous étions entré. En espérant que l’odeur les rebute plus que leur gout pour la Force. Arme toi le plus possible.

    Après que nous nous soyons équipées, Ange et moi nous quittâmes le vaisseau en direction du Temple. De la fumée s’échappaient à certains endroits. Les moteurs du motospeeder arrêté, je sautais de l’engin et après de bref regard à gauche et à droite, je m’engouffrais de nouveau dans les égouts « boueux ». La leader par intérim de la guilde sauta à mes côtés, une fois notre petit moyen de transport bien caché à la surface.
    Tout se faisait en silence, je tentais de me faire le plus discrète possible. Je respirais doucement et calmement, mon nez s’était habitué à l’odeur. Je ne lâchais pas d’une semelle ma coéquipière qui progressait assez rapidement dans les tunnels.
    Elle me fit passer devant et m’aida à monter à travers la brèche qu’elle avait créée quelques temps auparavant.
    Nous grimpions toutes les deux dans cet étroit conduit, nos vêtements s'accrochant sur les parois. Quelques kilos de plus et mes chances de passage à certains endroits étaient nulles.
    J'avais l'impression d'avoir rampée pendant des heures quand une faible lumière apparut devant moi : notre porte de sortie. Je m'extirpais de là, après un énième effort, respirant à plein poumon dans ces cabines de douches si familière.
    Le Temple était calme. Aucun bruit aux alentours. Nos armes en main, une fois le réfectoire traversé, nous progressions discrètement dans les couloirs, totalement désert. Et étrangement... propre ? Quelques traces de brûlures au sol et sur les murs mais les corps avaient disparu, aussi bien ceux des apprentis que des immondes créatures.

    Nous étions montés aux niveaux supérieurs. Plus le temps passé, plus je m'inquiétais. Plus rien, nous ne trouvions rien. Nos investigations nous avaient amené près des quartiers du Grand Maitre de L'Ordre. Au même endroit ou Shoshana était montée sur mon dos...

    Mara – j'étais persuadée avoir croisée un de ces monstres par ici
    Ange – ça ne me dit rien de bon...

    Et soudain, un cri, glaçant le sang, se fit entendre. Un cri poussé à bout de force. Ange réagit au quart de tour, m'adressa un regard et se précipita dans sa direction.

    Ce message a été modifié par camara le vendredi 14 octobre 2016 - 11:08
    Ce message a été modifié par camara le dimanche 16 octobre 2016 - 15:37

    jeudi 13 octobre 2016 - 22:52 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kaarde

    Kaarde

    16840 Crédits Modo

     La bataille faisait rage. Et nous étions trop peu nombreux.
    Dans l’espace et les hangars du Chu’Unthor tout le monde combattait. Les Jedi étaient en nette infériorité numérique mais ils étaient bien déterminés à vendre chèrement leur peau. La peur régnait dans nos rangs et menaçait de nous engloutir, aussi avais-je envoyé les autres maîtres encadrer nos troupes. J’étais à la passerelle avec Lyhesh Gi pour coordonner notre défense.

    Lyhesh. - Les croiseurs ennemis sont à portée, ils pilonnent nos boucliers !
    Moi. - Rendez-leur la politesse ! Pas moyen d’atteindre le croiseur interdicteur ?
    Lyhesh. - Non, il est hors de portée et les autres croiseurs forment un écran défensifs. Peut-être que certains de nos chasseurs pourraient l’atteindre, mais c’est risqué.

    Donc pas moyen de s’échapper. Notre seule chance était d’éliminer un adversaire (je n’arrivais pas encore à me résoudre à qualifier la République d’ennemi) plus nombreux que nous.

    Moi. - La situation à bord ?
    Lyhesh. - L’ennemi a profité de l’affaiblissement de nos bouclier pour débarquer des troupes dans certains de nos hangars. Nos Jedi opposent une résistance acharnée. La République regrettera de s’être retournée contre nous.
    Moi. - Rien n’est joué.

    Je m’appuyais des deux mains sur le rebord de la table holo, soucieux.

    Moi. - J’ai comme un mauvais pressentiment…

    Pour l’instant nous résistions bien, mais cette tactique ne donnerait rien de bon sur le long terme. Il fallait absolument trouver une ouverture décisive pour frapper l’adversaire. Et si l’occasion se présentait il faudrait en outre prier ce qui restait de la Force que ce ne soit pas un piège.

    Lyhesh. - Explosion, au niveau de l’Interdicteur ! Il me semble… Oui ! Il a perdu un de ses dômes de puits gravifique !
    Moi. - Qui ?
    Lyhesh. - C’est le chasseur de Galen Arek, il a réussi à se faufiler de justesse. À présent une bonne partie de la chasse ennemie est après lui, il revient au Chu’Unthor.
    Moi. - Couvrez sa retraite avec nos canons de défense ! Et profitons de l’occasion… Doc, tu me reçois ?
    Doc (comlink). - Oui ?
    Moi. - Galen a ouvert une voie vers l’Interdicteur. Toi et ton escadron, foncez et faites le maximum de dégâts !
    Doc (comlink). - Avec plaisir !
    Lyhesh. - Qu’il se dépêche. Nous n’avons plus de boucliers déflecteurs.

    L’exploit de Galen avait brièvement perturbé la tactique de l’adversaire. Pendant une trentaine de seconde les forces de la République allait tenter de comprendre ce qui s’était passé, éventuellement chercher si nous n’avions pas des chasseurs furtifs, envisager de changer de tactique. Ce délais était plus que suffisant pour des Jedi.
    Doc et son escadron, faisant fi de la chasse adverse, fonçaient droit vers le croiseur Interdicteur.

    Kinsa (comlink). - Ici hangar principal, nous avons repoussé la première vague d’assaut mais je sens un danger plus grand…
    Aynor (comlink). - Ici Aynor. Oui, moi aussi je pense qu'ils nous réservent quelque chose.
    Lyhesh. - Vaisseaux d’abordage en approche !

    En effet une quinzaine de petites fusées à la proue acérée fonçaient sur le Chu’Unthor, téléguidées par la flotte républicaine. Les senseurs indiquaient de grosses formes de vie à bord, alors que la Force... non. D'après la Force ces vaisseaux auraient dû être vides et pourtant ils ne l'étaient pas. De plus les pilotes des chasseurs qui les escortaient avaient peur.... La République allait donc jusque là ? Nous envoyer les mêmes monstres qui avaient tué Mirax et Bloli ?
    Je crispai les doigts sur le rebord de la table tactique. Ça allait être serré !

    Lyhesh. - Sans nos boucliers ils n’auront aucun mal à percer la coque !
    Moi. - Lyhesh, préparez un saut hyperspatial immédiatement.
    Lyhesh. - Mais le croiseur interdicteur…
    Moi. - Sera bientôt neutralisé ! Si la Force est avec nous, nous pouvons effectuer le saut avant d’être atteints par les vaisseaux d’abordage.

    Lyhesh Gi s’attela aussitôt à la préparation du saut tandis que je surveillais l’approche des vaisseaux d’abordage. Nos chasseurs et nos canons de défense parvinrent à en abattre quelques un, mais ils restaient trop nombreux. Un silence de mort régnait dans le Chu’Unthor à présent, chaque Jedi étant suspendu à l’attente de ce qui allait se passer.

    Moi. - Abordage dans 10… 9… 8…
    Doc (comlink). - Hiiiiiyaaa !

    Une prodigieuse explosion éclaira l’intérieur de la flotte républicaine. Doc et ses chasseurs avaient réussi à détruire au moins deux autres des dômes gravifiques de l’Interdicteur !

    Lyhesh. - Ils ont réussi, nous sommes libérés du champ d’interdiction ! Saut hyperspatial dans 3… 2… 1…

    BRAOOUUUM !
    Une explosion fit trembler toute la structure du Chu’Unthor. Et nous n’étions pas passés en vitesse lumière.

    Moi. - On a été touchés ?!
    Lyhesh. - Non, c’est… l’hyperdrive, elle a explosé ! Elle a explosé toute seule !
    Moi. - Elle a fait QUOI ?!
    Lyhesh. - Il doit y avoir un saboteur à b….

    CLANG ! CLANG ! CLANG !
    Les vaisseaux d’abordage venaient de percuter et percer notre coque à plusieurs endroits. Leurs terrifiants occupants étaient maintenant libres d’investir le Chu’Unthor.

    Moi. - Vite, Lyhesh ! Scellez toutes les écoutilles étanches autour des zones d’abordage !
    Lyhesh. - Fait ! Mais le système d'holo-surveillance confirme que ce sont bien les monstres, et avec leur acide je doute que les cloisons les ralentissent longtemps ! De plus sans hyperdrive nous sommes complètement à la merci de la République !
    Moi. - Kaarde Naberry à tous les Jedi, soyez attentifs ! Nous avons un saboteur à bord ! Je répète, nous avons un saboteur à bord !
    Kinsa (comlink). - C’est impossible ! Nous n’avons laissé passer personne !
    Aynor (comlink). - Alors il devait être caché dans nos rangs bien avant l’attaque. Kaarde, tu penses à ce que je penses ?
    Moi. - Oui, et ça ne me plaît pas. À tous les Jedi combattants, gardiens et sentinelles, contenez les cracheurs d’acides. Ceux qui savent piloter, préparez tous les vaisseaux multiplaces à une éventuelle évacuation ! Les maîtres, retrouvez-moi en salle des moteurs !

    Je coupai la communication et décrochai mon sabre de sa ceinture.

    Lyhesh. - Vous n’allez quand même pas abandonner le Chu’Unthor ?
    Moi. - Pas si je peux mettre la main sur le saboteur et réparer ses dégâts !


    Ce message a été modifié par Kaarde le vendredi 14 octobre 2016 - 18:13

    vendredi 14 octobre 2016 - 13:21 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

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    Ange ne s’était jamais complu de son mauvais caractère et, pour dire vrai, elle ne l’avait pas toujours eu. Malheureusement pour elle, la seule personne encore vivante qui pouvait l’attester se trouvait à un endroit de la galaxie qu’elle ignorait, pour la simple et bonne raison que l’Ange d’aujourd’hui lui avait fait comprendre qu’elle pouvait tout simplement aller se perdre dans l’estomac du Sarlaac. Une petite voix au fond d’elle parvenait désormais à se l’avouer : elle regrettait plus que tout au monde d’avoir dit au seul homme qu’elle avait véritablement aimé – sans  détours, coups fourrés et autres subterfuges pour fuir la réalité – de sortir définitivement de sa vie. Cependant, elle n’était pas parvenue à jeter l’unique moyen qui lui avait été donné pour le retrouver. Froissé, abîmé, tâché, il avait une place d’honneur dans sa tenue du quotidien. Le on ne sait jamais n’avait aucune place à prendre dans cette décision. Elle ne pouvait pas le contacter mais elle ne pouvait pas non plus l’abandonner. Il ne s’agissait pas d’une question d’honneur. Bien loin de là. L’honneur, Solo le respectait comme on se respectait mais vomissait dessus dès qu’il s’agissait de servir ce pourquoi elle se battait : sa famille. Elle n’aimait pourtant pas le montrer, non pas parce qu’elle ne le désirait pas, mais parce qu’elle vivait très mal le sentiment de reconnaissance, parce qu’il vous mettait sur les devants de la scène, parce qu’elle n’agissait pas pour qu’on lui en donne mais parce qu’elle estimait cela normal. Non, si elle ne voulait pas reprendre contact avec Gunnar, c’était parce que revenir sur sa décision lui renverrait une image amoindrie de la femme qu’elle avait été. L’Ange d’aujourd’hui ne valait pas celle du passé et il était hors de question que Celle d’aujourd’hui n’entachât à ses yeux Celle du passé.

    Bien souvent, elle regrettait de ne plus être celle qu’elle avait été. Aussi loin qu’elle s’en souvenait, elle avait toujours été une gamine introvertie. La mort de ses parents, l’orphelinat, l’absence d’une vie normale. Toutefois, son entrée chez les Jedi était parvenue à colmater une bonne partie des brèches de sa petite enfance. D’introvertie, elle s’était mise à parler et parfois à plaisanter. Auprès de bons professeurs et de Maître Neeja, son espièglerie boudeuse s’était même réveillée. Il lui arrivait de ronchonner mais, même dans les tâches qui lui déplaisaient, Ange s’était toujours appliquée à faire du mieux qu’elle pouvait. Quand elle était parvenue à consolider ces nouvelles bases sur laquelle bâtir une vie, tout s’était de nouveau effondré. Maître Neeja parti, l’Ordre Jedi décimé et pour seul quotidien Maître It’Kla et cette peur qui vous nouait l’estomac. Cette vie en exil sur Caamas et sur Alderaan après la destruction de cette première planète fit perdre à la jeune fille beaucoup de cette candeur infantile. Adulte bien avant l’heure, Ange s’était focalisée sur la seule partie de son passé qui pouvait le lui rendre. Elle avait retrouvé son frère, elle avait trouvé Gunnar. L’Empire ne lui avait pas tout pris. Pas encore.

    Après que le défunt Empereur eut enfin réussi à lui voler sa vie, elle avait changé, ne sachant plus trop à quoi se raccrocher. Désormais, elle fuyait. Puisque toute forme d’attachement lui était refusée, pourquoi s’en créer ? La peur de décevoir, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur de ne pas être celle que l’on attendait qu’on soit. Elle s’était ainsi édifié une épaisse carapace qu’une poignée de personnes avait un jour réussi à percer. Elle préférait décevoir, c’était plus facile à vivre que d’aboutir involontairement à ce constat. Ange était terrorisée par l’idée de ne pas être à la hauteur de ce qu’on désirait qu’elle soit. L’échec. Mieux valait-il tomber de bas que de trop haut, que de prendre le risque de perdre une personne chère à nouveau.

    Toutefois, en marge de cette philosophie défaitiste, Ange parvenait à tisser des liens qui, bien qu’elle essayât à maintes fois de les briser, s’évertuaient à résister à toute l’énergie qu’elle mettait à ne pas les laisser subsister. Ce qu’il fallait comprendre avec Ange était que plus elle s’éprouvait à rompre tout contact avec une personne, plus elle y tenait et plus elle pouvait se montrer telle qu’elle était, telle que l’Ange d’avant avait été. Quand elle s’en rendait compte, elle tachait de remédier au problème. Quand elle l’oubliait, elle l’était la fervente amie dont on avait du mal à se passer. Avec Ange, il fallait savoir jouer sur les deux tableaux comme elle le faisait. Et ce n’était jamais facile pour elle, comme pour les autres.



    Quand le cri avait pénétré le silence mortifère qui les enveloppait, Solo s’était précipitée dans sa direction. Le désespoir. Un être pensant. Un cri d’agonie. Elle ne pouvait pas être plus précise. Elle ralentit le pas à proximité des appartements du Grand Maître, méfiante. Elle adressa un signe de tête à Mara qui décrocha le blaster qu’elle portait à sa ceinture en même temps qu’elle.

    La porte grinça et dévoila un appartement vide et évincé de toute vie. Ce grand nettoyage lui serra l’estomac et la mit profondément mal à l’aise. Ses deux iris bleus croisèrent le regard de sa compagne qui inspira profondément. Immobiles, elles restèrent sans rien dire quelques secondes quand un bruit sourd se propagea dans la pièce. Elles se fixèrent, muettes. Un placard. L’origine était un placard.

    Si la peur s’était emparée d’Ange dès lors où sa main s’était figée sur ce qui la séparait de l’auteur de ces plaintes, celle qui lui coupa le souffle lorsqu’elle découvrit ce que la porte masquait la surpassa encore. Ses genoux se dérobèrent sous son poids, un hoquet de surprise lui barra la gorge tandis qu’une amère colère naquit sournoisement dans son estomac.

    Le corps meurtri et presque inanimé de son ancien padawan gisait sous ses yeux. Ses contusions, une mine défaite et des vêtements dans un état plus pitoyable encore l’habillaient. Jorus, ligoté sur le sol, lui adressa un regard qu’elle n’oublierait jamais. Elle se pencha au-dessus de lui, défit le bâillon qui lui lacérait le visage et délivra ses mains et ses jambes des menottes d’un menu coup de sabre-laser. Des semaines. Elle lui passa une main dans les cheveux qu’elle caressa et lui sourit du mieux qu’elle le pouvait en de pareilles circonstances.

    Ange, articulant avec difficulté : Je suis là. C’est fini.

    Les mots lui manquaient mais ils n’étaient pas nécessaires. Certains liens ne meurent jamais. Peu importe le temps, peu importe la distance, peu importe la Force, celui qui unissait ces deux êtres n’avaient cure de démonstrations physiques ou verbales. Le Maître et le Padawan communiquaient. Elle savait. Il savait. Un frêle rictus se dessina sur les lèvres de son ancien apprenti. Il soupira et ferma les yeux, paisiblement. Ange était là. Il n’y avait rien à ajouter.

    Ange, soupirant bruyamment : Il va falloir faire vite.
    Mara, s’agenouillant à ses côtés : Il souffre de déshydratation et de sous-nutrition, je ne…
    Ange, la coupant : Il tiendra.

    La Corellienne défit le menu sac qu’elle portrait sur son dos et renversa le contenu du médikit qu’elle avait emporté.

    Ange : Utilise tout ce que tu peux, tout. On rentre sur Myrkr.

    Elle entendit Mara articuler, comme au loin, quelques mots mais n’y prêta aucune attention. Elle s’empara de son comlink : les choses pressaient et un très mauvais pressentiment commençait à lui glacer l’échine. Elle composa le numéro de son interlocuteur et attendit qu’une voix lui réponde.

    Ange : C’est moi. Tu es seul ?
    Kaarde : Non, nous…
    Ange, le coupant : Isole-toi. Maintenant.

    Elle attendit quelques instants qu’elle estima suffisants et poursuivit :

    Ange : Tu sais pourquoi j’appelle ?
    Kaarde : Des nouvelles concernant la mission que je t’ai confiée ?
    Ange, méfiante : Quelle mission ?
    Kaarde, hésitant : La liste des créatures qui nous suivies, tu s…

    Une alarme retentit alors dans l’appareil, avalant ce que répondait l’homme.
    Solo avait passé trop de temps de l’espace, trop de temps à guerroyer dans la galaxie, pour ne pas reconnaître le bruit strident qui s’intensifiait dans ses oreilles.

    Ange : Qu’est-ce qui se passe ?
    Kaarde, criant pour couvrir le bruit : C’est à n’y rien comprendre. On se fait traquer par des croiseurs de la Coalition. Les bons successifs dans l’hyperespace n’ont rien changé. Un Interdicteur…

    Elle n’écoutait plus.
    Tout venait subitement de s’éclairer.
    Elle ouvrit la bouche pour continuer mais le son resta suspendu dans ses cordes vocales.
    Elle réfléchit quelques instants, sonda les tréfonds de sa mémoire à la recherche de quelque chose d’enfoui, de profondément masqué. Un souvenir. Il lui fallait un souvenir, un souvenir que seuls Kaarde et elle avait partagé, quelque chose de lointain qu’elle présumait n’avoir jamais divulgué.

    Ange, froide : Premier de l’an. 156. Raconte.

    Une pause.
    Elle s’y était attendue mais le Grand Maître de l’Ordre ne s’attarda pas pour répondre. Il expédia sa demande en phrases concises et attendit. Ils s’étaient compris.

    Ange, soulagée : On pense à la même chose.

    Il répondit par l’affirmatif.

    Ange, inspirant difficilement : Jorus et avec moi. Etat stable pour le moment mais très faible. Mara garde un œil sur lui. Il a été séquestré pendant de longues semaines. Au Temple. Au fond d’un placard dans sa chambre. Peut-être plus. Il souffre de sous-nutrition et de déshydratation. Je le ramène sur Myrkr.
    Kaarde, après un long silence et la voix ne masquant pas la surprise de cette Révélation : Ca explique beaucoup de choses…
    Ange : Oui, beaucoup. On se retrouve sur Myrkr mais, avant, si tu retrouves ce fils de Hutt de Change-peau, fous-lui la raclée de sa vie pour moi et récupère le Crédit Corellien que Jorus portait au cou, j’y tiens. (Elle marqua une pause et grimaça.) Que la Force soit avec toi.
    Kaarde : Avec toi aussi, Ange.


    Ce message a été modifié par AngeSolo le dimanche 16 octobre 2016 - 17:11

    dimanche 16 octobre 2016 - 16:56 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Ordo

    Ordo

    18172 Crédits Modo

     Thème musical

    Le Ghost vrille et virevolte entre les tours du secteur du sénat, poursuivis par trois patrouilleurs des FSC des plus coriaces. Leurs chasseurs sont rapides et pourvus d'armes puissantes, ils n'hésitent pas à tirer sur le monoplace de Cera Ordo. Un rayon vient s'échouer sur son bouclier déflecteur arrière.

    Cera - Haar'shak! Vous ne m'aurez pas!

    L'engin furtif du Mandalorien pourrait disparaître si seulement ils lui laissaient un répit mais les policiers sont prêts à tout pour rattraper le fuyard, ils imitent les manœuvres les plus risquées tentées par le Jedi noir. L'un de leur chasseur s'encastre dans un bâtiment au détour d'une épingle serrée, mais les deux autres semblent être pilotés par d'excellents éléments.

    Cera - J'en ai assez!

    Le Mando n'hésite plus, il largue deux mines protoniques. Le premier chasseur des FSC esquive les charges en volant par dessus, leurs collègues n'ont pas ce réflexe et voient les charges au dernier moment, ils sont pulvérisés aux contact de ces-dernières! L'explosion embrase le ciel noir de la capitale, détournant l'attention de la dernière patrouille, suffisamment pour que le Ghost échappe à leurs radars.

    Flic 1 - Où il est passé?!
    Flic 2 - Attention! Il est là!!

    Le Ghost reparaît derrière eux comme par miracle après un looping parfaitement exécuté. Aussitôt Cera tire deux salves qui viennent endommager les réacteur des FSC. Leur chasseur est très vite détruit, il tombe irrémédiablement vers les étages inférieurs, tandis que Cera active ses systèmes furtifs et dirige son propre chasseur loin de là, vers l'endroit qu'il connait le mieux...

    Aussi rapidement et discrètement que possible, le Ghost avec à son bord l'ancien Sabre des Jedi zigzague dans la ville haute, échappant aux radars, jusqu'à faire le tour du secteur du Temple Jedi...

    Enfin apparaît le bâtiment sacré et ses quatres tours, de la fumée s'en échappe encore. Il y a d'importants dégâts visibles un peu partout. S'ils ont eu le droit au même traitement que sur Rhommamool, il ne doit plus rester beaucoup de Jedi à l'intérieur. Et s'il y avait encore ces monstres? Ou pire encore... Cera décide de se poser au large de l'édifice et de continuer à pieds. Il prends bien soin de cacher le Ghost et d'activer son propre système de camouflage optique pour s'approcher sans être vu.

    Les rues autour du Temple sont froides et bondées de soldats Républicains. L'espion marche très lentement, silencieusement, pour ne pas se faire repérer. À l'angle du cartier, des troupes l'empêchent d'aller plus loin. L'atmosphère est lourde. Il ressent le côté obscur émaner de son ancien foyer... Quelques présences sont perceptibles à l'intérieur. Il décide de continuer malgré la sécurité renforcée, mais pénétrer le Temple ne sera pas chose aisée. Toutes les entrées sont surveillées, le Mandalorien regrette à cet instant de ne pas avoir étudié les plans du Temple, il aurait été utile d'en connaitre les passages secrets. Il s'en retourne dans le cartier voisin pour faire le tour de la zone et s'en remet à la Force pour guider ses pas.

    Sans vraiment savoir où il va, Cera Ordo tombe sur un accès aux étages inférieurs. Les basfonds... Pourquoi pas. Il doit sûrement y avoir un passage menant au Temple depuis les égouts. Il s'y engage après une courte réflexion. L'endroit est putride et pullule de déjections et autres appétissants grumeaux. L'air recyclé du casque n'empêche pas une forte odeur nauséabonde de parvenir à ses narines, heureusement le bras droit de Mandalore a l'estomac bien accroché. Il patauge dans les immondices, il se fie à son instinct pour avancer. La direction semble être la bonne, puis au bout d'un moment, après quelques embranchements, il n'est plus très sûr. Son sens de l'orientation est mis à l'épreuve.

    Tout à coup, il ressent la présence d'un... Non, de deux individus qui s'approchent. Regardant tout autour de lui, le Mando ne trouve aucun interstice assez large pour accueillir sa corpulence. Pas le choix, il faudra affronter cette menace de face. Il dégaine son blaster et se place dans le coin de l'embranchement suivant. Mais il n'a pas le temps de regarder qui se trouve dans le tunnel adjacent que la voix d'une femme s'élève:


    Mara - Qui va là?!


    Ce message a été modifié par Ordo le dimanche 16 octobre 2016 - 20:41

    dimanche 16 octobre 2016 - 20:38 Modification Admin Réaction Permalien

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    ProjetT

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    Des lors que l’alerte avait été donnée, j’avais filé à l’infirmerie.
    Lors de la première phase pendant laquelle nous avons tenté de fuir à travers l’hyper-espace, sans succès, Shina, Ellia et moi préparions l’infirmerie au pire. Kit de terrains, brancards, tout avait été préparé pour intervenir si la situation devait dégénérer.


    Ce qui ne manqua pas d’arriver. Des lors que les boucliers furent tombés et les hangars envahis par les troupes de la République, je laissai Shina et Ellia et installa un Poste Médical Avancé dans un local de stockage proche des hangars. Et je ne tardais pas à devoir intervenir, directement sur le terrain.
    Armé de mon sabre et de kit d’urgence, j’intervint rapidement pour « patcher » l’épaule d’un padawan blessé par un tir perdu. Je retournai quelques tirs à leurs envoyeurs tout en me dirigeant vers un autre groupe en difficultés plus loin, un autre jeune ayant besoin de soin.
    Derrière moi, un jeune chevalier pris un tir mal redirigé dans la poitrine. Je plonge à son secours, constate qu’il doit être évacué en urgence. Je le saisi tant bien que mal à travers la Force pour l’emmener à mon poste avancé, lui colla un patch de bacta sur la blessure et envoya 2 apprentis venu à mon aide le transporter en urgence à l’infirmerie sur une civière.


    Plus loin, je tombe sur un soldat de l’alliance blessé. Il est crible d’impact, et ne survivra pas longtemps. Je lui injecte un calmant, qui l’aidera à supporter la douleur de ses derniers moments.
    Alors que je m’éloigne, il m’interpelle.
    Soldat : Pourquoi ? Pourquoi m’aidez-vous ?
    Moi : Je suis un guérisseur, je me bats en premier pour la Vie.
    Soldat : Je ne comprends pas… vous nous trahissez, et…
    Moi : Nous ne vous avons pas trahi. Jamais.
    Soldat : Nos Généraux nous ont dit…
    Moi : Vous Généraux sont manipulés. Nous avons tous été manipulé. Jedi, République, Tous.
    Le Soldat ne sait que répondre. Ses forces l’abandonnent. La vie le quitte doucement, mais je le sens paisible.
    Moi, murmurant : Puisse la Force conduire ton âme vers un repos et une paix éternelle, Soldat.  
    Je ferme ses yeux vidés de leur étincelle de vie. Je ne m’attarde pas, prend un nouveau kit d’urgence et retourne à ma besogne.
    La première vague est éliminée. Et je perçois, comme les autres, la nature de cette nouvelle vague.


    Je me redresse, les yeux tournés vers l’Espace.
    Moi : Non, ils n’auraient pas……
    La Force me confirme ce sentiment.
    Je me tourne vers les apprentis.
    Moi : Retournez à l’infirmerie. Emmenez avec vous ces blessés.
    Puis vers le plus âgé d’entre eux :
    Moi : Dis à Ellia d’activer le protocole S-8 Epsilon dès que tout le monde est à l’abri à l’intérieur. Et dis-lui d’inverser la polarité du champ de protection.
    Apprenti : Qu’est-ce que ce protocole ?
    Moi : Quarantaine totale de l’infirmerie. Isolation maximale. Mais pas pour protéger le vaisseau d’un risque contagieux à l’intérieur de l’infirmerie. Plutôt pour protéger l’infirmerie du risque extérieur qui est en train de débarquer.
    Je lui intime d’un geste de se dépêcher.


    L’apprenti file sans demander son reste. Je prends d’autres kits, me tourne vers le hangar du milieu duquel les Jedi se regroupent autour de Kinsa et d’un Pantoran, et me prépare au pire à venir…


    Ce message a été modifié par ProjetT le lundi 24 octobre 2016 - 18:48

    mardi 18 octobre 2016 - 01:36 Modification Admin Réaction Permalien

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    galen-starkyler

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    La bataille pour le Chu’Unthor ne fait que continuer. Dans l’espace comme à bord du vaisseau, il y a de rudes combats entre des survivants Jedi et une armée de la République. C’est hors de tout ce désordre belliqueux que je cours à travers les corridors du Vaisseau-Académie pour atteindre le pont de commandement. Je suis en cet instant heureux parce que je porte dans ma main un objet qui peut être notre salut à tous : le Codex de Tython. Cet holocron mystique en forme de rhombicuboctaèdre contient de grandes et anciennes connaissances, certaines peuvent s’avérer utiles et voilà pourquoi je dois prévenir les maîtres. R1 à mes côtés, je cours de toutes mes forces et avec le sourire. Soudain…
    Nouvelle secousse. Sur les bords du vaisseau. Comme la première ne me plaisait guère, la seconde ne me plaît encore moins au moment où mon comlink s’allume en mode « information ».

    Kaarde(voix radio):- Kaarde Naberry à tous les Jedi, soyez attentifs ! Nous avons un saboteur à bord ! Je répète, nous avons un saboteur à bord !
    Moi(indirectement): - Un saboteur ? Ça expliquerait la première secousse.
    Kaarde(voix radio) :- À tous les Jedi combattants, gardiens et sentinelles, contenez les cracheurs d’acides. Ceux qui savent piloter, préparez tous les vaisseaux multiplaces à une éventuelle évacuation !
    Moi (indirectement) : - Les cracheurs d’acide ?! (Je suis alors pris d’une frayeur.) Oh non, Reyn !

    Je me relance dans la course, utilisant cette fois la vitesse de Force pour aller plus vite. J’atteins l’un des ascenseurs principaux et l’emprunte, pour ensuite entrer dans l’aile de commandement.
    Je découvre trop tard qu’il n’y a plus personne sur le pont. Les maîtres Jedi ont disparu. Je regarde de partout dans l’aile mais ne voit aucune trace d’eux ; mon angoisse se fait plus grande en ne voyant pas ma petite protégée dans les parages, elle que j’avais laissée impunément seule.

    Moi : - Reyn ! Reyn ! REYN !!

    J’entends un gémissement aigu quelque part vers la plateforme de commandement, semblable à celui que la petite humaine avait fait. Je me dirige lentement et doucement vers la plateforme, pose ma main sur le dossier du fauteuil et me place sur le côté pour regarder. Je découvre ma pauvre petite Reyn crispée derrière ses genoux et en pleurs ; elle me regarde et paraît émue de me revoir malgré ses larmes aux yeux. J’ouvre les bras pour l’accueillir et elle s’y jette sans hésiter, ne demandant rien de plus que du réconfort.

    Moi : - Je suis désolé Reyn. Je n’aurais pas dû te laisser seule ici, j’aurais dû t’emmener à l’abri. Pardonne-moi.

    Reyn reste un moment dans mes bras, le temps que sa peur s’apaise ainsi que sa tristesse. Puis, je la repose au sol pour lui proposer de grimper sur mon dos : il faut que l’on ne reste pas dans cette salle et que l’on empêche l’ennemi de progresser. Reyn est maintenant sur mon dos, ses bras autour de mon cou tandis que les miens porte ses jambes ; je regagne la sortie en courant. L’ascenseur se referme derrière nous et nous descendons de deux étages. Je repense durant la descente au fait que les sales monstres cracheurs d’acide soient arrivés à atteindre le Chu’Unthor alors que nous sommes dans l’espace ; soit ils peuvent se déplacer dans l’espace, soit la République les a aidés. J’opte pour la seconde idée. L’ascenseur arrive finalement au rez-de-chaussée et nous nous engageons dans les corridors. C’est là que je vois R1 qui arrive de manière nerveuse, et je le comprends.

    R1 : - Bwwwiiih bwwih wwih wwih woouh.
    Moi : - Désolé de t’avoir abandonné, mon vieux. Mais c’était urgent. (Je me tourne un peu de profil pour le laisser voir Reyn.) Reyn, je te présente R1-P7, mon droïde astromech coéquipier et co-pilote. R1, je te présente Reyn, une petite pada du Temple que j’ai sauvé et dont j’ai la responsabilité.

    Le droïde et la petite se saluent mutuellement, puis nous allons tous les trois en direction des hangars. Pendant que je cours, avec la petite sur mon dos, je reprends la conversation avec mon camarade à roulettes.

    Moi : - Au fait R1, prends garde autour de toi ! On est abordés par des ennemis autres que ceux de la République. Pour te décrire un peu, ça ressemble à…
    ??? : - SKRRRRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIYYYYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
    Moi : - … ça !

    Je m’arrête net dans ma course et fait face à l’obstacle devant nous. Reyn se met à hurler de peur et R1 émet des bruits semblables à des soupirs d’angoisse. Une créature écailleuse, hexapode et dénuée d’yeux se tient devant nous, la gueule grande ouverte et sa longue queue fouettant lentement l’air. C’est un cracheur d’acide. La bête avait finie de creuser son entrée dans les murs du vaisseau à l’aide de son acide, alors qu’elle était cachée dans une fusée d’abordage. Devant ce monstre, ma première réaction est de reculer et de tendre Reyn à R1.

    Moi : - Fais de ton mieux pour la protéger, R1 ! Je m’occupe de lui !

    Le droïde astromech saisit la petite humaine entre ses deux bras articulés et recule de quelques pas ; Reyn gesticule en gémissant, exprimant son envie de ne pas me quitter. Je la comprends un peu, puisque je suis dorénavant la seule personne qu’elle a. Je me mets en posture de combat et dégaine mon sabre-laser par télékinésie ; la lame bleue azur jaillit et je la place en garde médiane puis me concentre sur ma cible. Le cracheur d’acide sent ma présence malgré sa cécité, visualisant sûrement mon aura dans sa tête. Il se positionne pour attaquer, se prépare à sauter… et bondit sur moi. Je fais une roulade avant et trouve l’opportunité de passer ma lame de sabre sous son ventre écailleux. Le cracheur d’acide atterrit sur le côté mais se relève. Je le l'ai même pas blessé. Je me redresse puis me positionne pour attaquer à mon tour. Le monstre est plus rapide que moi et se retourne pour m’attaquer avec sa queue. Me rappelant ce qui est arrivé à Kinsa la dernière fois, je réalise un grand saut au-dessus de l’énorme fouet qui passait. Les pieds revenus au sol, je l’attaque sur son flanc droit et passe mon sabre sur ses côtes. Je remarque que sa carapace est impénétrable, que je ne laisse que des marques de sabre et qu'il n'a même pas mal. Le cracheur d’acide se défend avec ses pattes mais je les esquive une à une. Enfin, pas toutes. La dernière n’entaille mon bras gauche que peu et une longue griffure. Zut, ça fait un mal de chien. Je continue d’enchaîner les attaques et les parades, je ne laisse aucune nouvelle opportunité à cette grotesque bête à me toucher.
    Je recule de deux pas puis, au moment où le cracheur veut s’élancer, j’utilise une Poussée de Force contre lui. L’explosion d’air est tellement forte qu’il est projeté à une dizaine de mètres de sa position. Il s’écrase violemment contre un mur puis au sol, lourdement.

    Moi : - Ouais ! (Mais la bête se relève.) Oh !

    Le sabre toujours en main, je me concentre dans ma prochaine tentative. Tel un fauve, le cracheur d’acide s’élance vers moi en courant et la gueule ouverte. Lorsque seulement cinq mètres nous sépare, je cours à mon tour puis bondis. Durant cet instant où je plane vers le monstre, je souhaite de tout prix que j’atterrisse sur son encolure. Je demande à la Force, si elle veut bien m’écouter, de m’accorder un tel instant. Et elle le fait.
    Je me retrouve sur son dos, accroché à l’encolure de toutes mes forces. Le cracheur d’acide s’arrête de courir pour bondir de partout, tel un bovin sur qui on fait du rodéo. Sauf que l’animal a des pattes à griffes et une longue queue qui claque. Je me tiens de toutes mes forces sur son dos, pour ne pas tomber ; je sens à un moment trois gros coups de fouet dans le dos mais je supporte de mon mieux la douleur. Je sens que mon pauvre dos va être marqué à vie. Et puis, au bout d’un moment, je brandis mon sabre-laser dans le vide et enfonce directement la lame dans le cou du monstre. Le cracheur d’acide hurle de douleur, son cri étant plus aigu et violent que d’habitude. Pourtant, ma lame n'a pas pu traverser sa carapace et je change de tactique pour plaquer instantanément ma lame de sabre contre la nuque de la bête. Celui-ci commence à perdre le contrôle de ses mouvements et finit par trébucher sur lui-même, tombant sur le côté et la tête en avant. Je me dégage à temps pour ne pas me retrouver coincé. Le cracheur d’acide est écroulé à terre et respire lourdement. Je m’approche de lui et il monte sa tête pour tenter de… me cracher son acide. Plus rapide que lui, je me sers de la poussée de Force pour lui faire ravaler sa salive. Le cracheur d'acide s'étouffe dans son glaire et perd connaissance pour un moment. 

    Exténué mais vivant, j’éteins mon sabre-laser et revient vers mon droïde. Reyn, qui était derrière lui, se dirige vers moi en courant et je la prends dans les bras. Elle n’a rien et ça me rassure.

    Moi : - Allez ! Partons d’ici au plus vite ! On doit rejoindre Kinsa et les autres aux hangars. Et si jamais on revoit un cracheur d’acide sur notre chemin, il faudra que je l’affronte. Par-contre, s’il y en a deux… on ne s’arrêtera pas de courir.

    Reyn à nouveau sur mon dos et R1 à mes côtés, nous reprenons notre chemin. Je dois impérativement aider les autres à la défense. Pourvu que nous restons tous sain et sauf, ainsi que le Chu’Unthor.

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le mercredi 19 octobre 2016 - 06:44

    mardi 18 octobre 2016 - 06:36 Modification Admin Réaction Permalien

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    camara

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    Quelques heures auparavant, dans les quartiers du Grand Maitre de l’Ordre.

    Pendant qu’Ange défaisait les liens de Jorus, j’étais allée chercher dans la chambre une couverture et je m’étais précipité sur lui dès qu’elle s’était levée. Pas de temps à perdre, j’inspectais mon patient sous toutes les coutures et après avoir relevé son état et ses plaies visibles, je l’enroulais pour le maintenir au chaud.

    Mara – tenez le coup Jorus, nous sommes là maintenant.

    Je lui adressais un sourire qui se voulait réconfortant et commençais à faire l’inventaire du matériel que je possédais. De mon sac je sortis des petites barres d’encas très riche que je m’étais préparé au cas où je me perdais dans l’espace. Je commençais à les broyer pour qu’elles soient le plus fin possible. J’avais complétais le médikit d’Ange avec le mien. Sur l’une des deux poches à perfusions je coupais le cathéter pour transformer le tube en une longue paille. J’ouvris la poche de solution saline et j’incorporais la chapelure de nourriture que je venais de créer, à l’intérieur. Je la refermais avec soin et en attendant que ma mixture fonde, je lui cherchais une veine. Je devais en trouver une qui ne le gênerait pas ou ne nous gênerait pas pendant nos déplacements. J’estimais que le torse serait un bon endroit. Toutes ses connaissances, je les avais appris sur le tas et j’espérais ne pas me planter. Il fallait l’alimenter et le réhydrater le plus vite possible. Restant calme, sur de moi, je commençais à désinfecter la zone tout en la tapotant pour faire réagir les vaisseaux sanguins.

    Mara – je vais installer une poche à cet endroit, ça risque de piquer.

    Attrapant la seconde perfusion neutre, après une grande inspiration et sans trembler, j’avais réussi à poser le dispositif et laissais le goutte à goutte se faire. Je scotchais la poche de solution sur son torse et le recouvrais pour qu’il n’ait pas froid. La nourriture s’étant complètement dissoute dans la première, j’approchais le tube de sa bouche.

    Mara – et celle-ci, c’est pour manger. Ça risque de ne pas être très bon, désolé. allez-y doucement pour ne pas s’étouffer.

    Il était trop faible pour parler mais au moins il ne perdait pas conscience et me comprenait. Ce qui me facilitait grandement la tâche.
    Alors qu’il sirotait doucement son « festin », je m’occupais à désinfecter et bander toutes les plaies. Il avait des ecchymoses un peu partout sur le corps, il n’avait pas simplement été enfermé, ses ravisseurs s’était donné un malin plaisir à le ruer de coups.
    Après qu’elle ait coupé la communication avec Kaarde, Ange avait disparu de la pièce. Je n’avais pas remarqué son absence jusqu’à ce qu’elle revienne avec un chariot assez grand pour transporter un homme.

    Ange – l’infirmerie a été pillée mais j’ai trouvé ça en route.

    Je terminais les pansements sur les poignets meurtris du maitre Jedi et avec la corellienne, aidées de la couverture, nous hissâmes Jorus sur ce brancard de fortune. Pour ne pas qu’il tombe, elle l’attacha tout en faisant attention de ne pas plus le blesser et vérifiait par la même occasion les maigres soins que j’avais apporté à son ancien apprenti.

    Mara – j’ai fait ce que j’ai pu… Je ne pouvais pas utiliser la Force pour m’aider… ça devrait tenir jusqu’au vaisseau.

    Ange – ça ira comme ça. On y va.

    Chacune d’un côté du blessé, nous commençâmes à le tirer dans le couloir, tout en essayant de faire le moins de bruit possible.

    Mara – Ange, il ne passera jamais avec nous dans les tunnels !
    Ange – je sais, il va falloir faire plus d’espace. Ça prendra le temps qu’il faudra mais nous ne pouvons pas prendre le risque de passer ailleurs.

    Discrètement, nous arrivâmes dans les sanitaires. Solo sorti son sabre et l’alluma. Je fis de même et toutes les deux nous nous mîmes à forer le sol pour que notre protégé puisse emprunter le même trou de secours que nous, sans qu’il quitte son brancard.
    Nous nous relayons chacune notre tour pour éviter de trop nous épuiser. Quand l’une creusait, l’autre trainait petit à petit Jorus, tout en le protégeant des éclaboussures de liquide nauséabonds ou de jets de gravats. Notre descente fut lente, très lente. Nous avons due agrandir les tuyaux de bout en bout. Creuser, encore et toujours, faire avancer Jorus, avec cette angoisse d’être attrapés ou pire, d’être flairés par les immondes créatures. Nous n’en avions pas croisé une seule et c’est ce qui me faisait peur.

    Après des heures d’acharnement, à bout de force, le bruit des écoulements se firent entendre. Encore quelques mètres pour atteindre le grand labyrinthe des canalisations et marcher.
    Ange sauta la première. Elle raccrocha son sabre à sa ceinture et tendit les bras pour attraper le bas du chariot. Derrière son ancien padawan et le tenant fermement je fis glisser doucement le chariot en sa direction. Manœuvre délicate et périlleuse qui aurait été beaucoup plus facile si nous avions pu utiliser mes faibles aptitudes en télékinésie mais le risque était trop grand. De la « boue » dégoulina le long de mon épaule et de ma poitrine. je retenais un haut le cœur pour ne pas vomir sur mon patient. Jorus atterrie en douceur au sol et je les rejoignis rapidement tous les deux.
    Une fois avoir repris mon souffle, je vérifiais que les perfusions n'avaient pas bougé : nous avions réussi la mission impossible de garder notre cher Jorus aussi propre qu'à son entrée dans notre issue de secours.
    Notre progression se faisait lentement dans ces égouts devenus si familier mais moins difficile quand dans notre tunnel creusé. Pourtant, ma tête tournait, j'avais de plus en plus de mal à respirer et froid. Les voix, revenues dans ma tête, me criaient de faire demi-tour. Quelque chose approchait, ça ne pouvait pas être une de ces horreurs terrifiantes car ce qui approchait, empestait le Côté Obscur.
    J'adressais un geste à Ange pour lui signaler que quelque chose n'allait pas. Elle décala le chariot dans l'angle pour le mettre à l'abri, notre convalescent s'arrêta de boire sa « potion ». Elle se mit devant lui, armée de la tête au pied. J'allais voir un peu plus devant, les sens aux augets, blaster dans une main, mon sabre dans l'autre. La lame turquoise et argentée, se reflétait sur les parois gluante des canalisations. L'empreinte obscure de la présence était de plus en plus forte.

    Mara - Qui va là?!

    lundi 24 octobre 2016 - 19:33 Modification Admin Réaction Permalien

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    Aynor

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    J'avais pris la tête d'un petit groupe de Jedi afin de défendre un des hangars d'accès au Chu'Unthor. La lutte était inégale. Pourtant je gardai en moi un optimisme forcené que je tentai de communiquer à tous. Si je cédai j'avais le sentiment que cela les emporterait tous et je ne pouvais m'y résoudre. Peu importe s'il ne restait plus grand-chose de la porte blindée qui avait été déployée dans les tout premiers instants de la bataille créant une ouverture, comme un plaie, laissant les troupes de la République se déverser dans le hangar. Peu importe si nous étions en infériorité manifeste. Peu importe que la Force réponde ou non présente. Peu importe tout ce chaos. 

    Dans l'urgence nous avions formé une barricade en une sorte d'arc de cercle devant le sas qui séparait le hangar du reste du vaisseau. La plupart d'entre nous équipés de fusil ou pistolets blaster nous tentions de tenir à distance le déferlement de troupes. Il nous fallait gagner du temps.

    Matel Elmiqi – Je les trouve bien timorés dans leurs assauts. Nous ne sommes qu'une petite douzaine et ils pourraient nous submerger aisément.

    Je pesai les propos de l'expérimenté Chevalier Jedi par rapport à la situation. Ce n'était pas infondé. Ils auraient pu agir beaucoup plus rapidement.


    Kinsa (comlink) – Ici hangar principal, nous avons repoussé la première vague d'assaut mais je sens un danger plus grand …

    Aynor (comlink) – Ici Aynor. Oui, moi aussi je pense qu'ils nous réservent quelque chose.

    Lyhesh (comlink) – Vaisseaux d'abordage en approche !

    C'était donc ça. Une nouvelle vague. Il fallait donc encore tenir, inlassablement et laisser le temps à nos pilotes, là-bas dans l'espace, de trouver un moyen de percer les défenses de l'interdictor. Alors Kaarde pourrait nous faire bondir en hyperespace. Par chance les chasseurs et autres vaisseaux du hangar, ou parfois leurs carcasses, offraient autant d'obstacles entre eux et nous. Aussi progressaient-ils lentement, d'autant plus qu'ils ne pouvaient pas débarquer en trop grand nombre à la fois. Mais ils progressaient tout de même. Ils finirent inévitablement par installer des batteries lourdes pour nous canarder et il ne fut bientôt plus possible de tenir notre position.

    Aynor – Laissez les s'approcher encore un peu !

    Je dégainai mon sabre et me concentrai au maximum. J'aurai voulu m'immerger dans la Force mais je ne trouvai en réponse à mes appels qu'une voix distante. Mes parades n'étaient pas très assurées. Quelques tirs renvoyés tout de même. Quelques secondes gagnées. A un moment donné l'espoir envahit notre groupe car le Chu'Unthor sembla s'éveiller de sa torpeur. On ne pouvait guère l'entendre bien sûr car nos tympans étaient assourdis par le fracas de la bataille. C'est de le sentir vibrer sous nos pieds qui insuffla en nous une énergie nouvelle. 

    Matel Elmiqi – On dirait que les moteurs hyperdrive se mettent en route.

    Il devait avoir raison, oui, les moteurs hyperdrive avaient démarrés et cela signifiait que les nôtres avaient, d'une manière ou d'une autre, incapacité l'interdicteur. L'hyperespace s'offrait à nous. Les républicains aussi avaient du le sentir car les tirs s'estompèrent. Puis il y eu une terrible explosion accompagnée d'une secousse. Nos espoirs furent douchés.

    Aynor – On se replie derrière le sas et on le scelle !

    Mon sabre fit barrage aux derniers tirs et derrière moi la porte du sas se referma d'un coup sec. 

    Aynor – Hey ! J'ai fallis y laisser un bout de lekku !

    Matel – On a rien touché, les écoutilles se sont fermées toute seule.

    Hauts-Parleurs – Kaarde Naberry à tous les Jedi, soyez attentifs ! Nous avons un saboteur à bord ! Je répète, nous avons un saboteur à bord !

    Je pris en main mon comlink, attendis quelques instants avant d'engager la communication.

    Aynor (comlink) – Alors il devait être caché dans no rangs bien avant l'attaque. Kaarde, tu penses à ce que je pense ?

    Kaarde (comlink) – Oui, et ça ne me plaît pas. 

    Hauts-Parleurs – A tous les Jedi combattants, guerriers et sentinelles, contenez les cracheurs d'acides. Ceux qui savent piloter, préparez tous les vaisseaux multiplaces à une éventuelle évacuation ! Les Maîtres, retrouvez-vous moi en salle des moteurs !

    Aynor – Matel je vous confie le groupe. Obstruez autant que possible l'accès. Je dois filer rejoindre Kaarde.

    Matel – Tu peux compter sur nous.

    Ambiance ambiance

    Je filai à toute vitesse à travers les coursives. Mon pouls tambourinait mes tempes et mon crâne aussi sûrement que les assauts de la République secouant sans ménagement le Chu'Unthor tout entier. Chaque intersection appelait la plus grande des vigilances car à présent je m’attendais à voir surgir à tout moment l'une de ces bêtes de cauchemar. Parfois durant quelques secondes le silence s'abattait, angoissant, tout autour de moi. Je percevais les échos des affrontements lointains. Des explosions, des cris. Rien de réjouissant. Puis la musique lancinante de l'alarme reprenait de plus belle. 

    * Un présence dans la Force *

    Je connaissais cette aura ! Et ne tardai pas à me retrouver nez-à-nez avec celui dont elle émanait.

    Galen – Ca va pas tarder à grouiller de cracheur d'acide, faut pas traîner !

    Aynor – Contente de te savoir en vie en tout cas… - mon regard se tourna vers la jeune humaine qu'il portait sur le dos - … ainsi que la petite Reyn.

    R1 – Bwiiih wuuuu.

    Aynor – Toi aussi R1, toi aussi.

    Nous fîmes très brièvement le point sur la situation. Ainsi donc nous devions à l'escadron de nos chasseurs une belle victoire, bien que de courte durée.  Il nous fallait du soutien, c'était plus qu'évident, mais comment en trouver ?

    Aynor – Je peux utiliser R1 ?

    Galen – Euh … ça dépend pour quoi ...

    Aynor – Envoyer un message. De manière la plus rapide et sécurisée qu'il soit possible.

    L'enthousiasme de mon Padawan à me décrire les fonctionnalités innovantes de cryptographie pourvue par le nouveau module crypto de R1 était certes communicatif et instructif mais je du l'interrompre car le temps pressait. Je me penchai vers le droïde et lui demandai de commencer à enregistrer.

    Aynor – Bonjour Cenovii. Je serai brève. Je te fais parvenir les coordonnées du Chu'Unthor à bord duquel nous nous trouvons ainsi que l'essentiel des données tactiques dont nous disposons à propos de la flotte Républicaine qui nous assaille. Je te laisse décider quoi en faire. Terminé.

    R1 coupa l'enregistrement et je lui confiai un datapad afin qu'il transmette en même temps que le message toutes les données utiles.

    Galen – Et c'est ça votre super plan ? Faire appelle à lui … il nous a abandonné et il a juré allégeance aux mandaloriens. Pourquoi nous viendrait-il en aide ?! 

    Aynor – Rien ne dit qu'il le fera. Mais s'il vient, et quel que puisse en être le motif, ça pourrait être l'élément qui tranchera entre notre survie précaire ou notre extinction. C'est une carte qu'il faut jouer … Je dois rejoindre Kaarde à présent. Ou que tu ailles, fais attention à toi … et à elle. Que la Force soit avec vous.

    Quelques minutes plus tard j'approchai enfin de la salle des machines. Une fumée épaisse s'y dégageait encore. Le sol était trempé du à l'activation des dispositifs anti-incendie. Je me demandai comment il serait possible de réparer quoi que ce soit. Il ne devait plus rester grand-chose du moteur hyperdrive. Je pénétrai d'un pas peu assuré, et avec précaution, dans l'antre de la salle des machines. Alors que la fumée se dissipait quelque peu je distinguai plusieurs silhouettes. Les Maîtres avaient répondus à l'appel. Parmi eux je reconnu Kaarde, sabre laser allumé et positionné devant lui. Face à lui je vis la silhouette de Jorus, sabre éteint en main.


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    mardi 25 octobre 2016 - 13:08 Modification Admin Réaction Permalien

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    AngeSolo

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    Elle n’avait rien entendu mais Ange avait observé le brusquement changement d’attitude chez Mara. Elle s’était redressée et avait défocalisé son regard du malade qui gisait sous son regard attentif. La Corellienne qui n’avait rien senti se tenait, quant à elle, sur ses gardes. Son ouïe, plus aiguisée que la moyenne de par son ancienne profession de cambrioleuse dont la renommée n’était plus à faire, avait avoué son impuissance. La conclusion qu’il fallait en tirer était d’une simplicité éloquente. Mara n’avait pas perçu quelqu’un ou quelque chose mais l’avait senti.

    Instinctivement, elle avait allumé son sabre-laser – Ange avait fait de même - hélé l’intrus et s’était ensuite adressée à Solo, l’air terriblement soucieux.

    Mara, en remontant la couverture sur Jorus : Ange… On a de la visite. Il… (Elle marqua une pause.) Le Côté Obscur…

    La Corellienne lâcha un juron intérieur. Il ne leur manquait plus que cela pour peaufiner le tableau catastrophique de la situation dans laquelle elles se trouvaient et elle n’eut aucun mal à extrapoler leur position à l’échelle galactique. Sa lame argentée, plus révélatrice que le lichen phosphorescent qui grimait les égouts, leur dévoila une ombre massive, blaster au poing. Elle resta quelques instants à les fixer et se ravisa tout en s’approchant d’eux.

    Alors, elle reconnut le Mandalorien.
    Cette rencontre ne lui plaisait guère.
    Elle désactiva son arme mais la garda à portée.
    Mara l’imita.

    Ceno : On dirait bien que vous m’avez devancé.
    Ange, méfiante : Qu'est-ce que tu fous là, Boite de Conserve ?
    Ceno, en rengainant son blaster : Je venais inspecter le Temple, à la recherche des responsables du massacre de Rhomammool.

    L’homme en armure s’approcha alors de Jorus. Sa tête pivota lentement, indiquant aux femmes qu’il évaluait très certainement son état.

    Mara, en s’interposant violemment : Son état est stable.

    Ceno interrompit son avancée, toisa celle qui venait d’intervenir et maintient toutefois sa position. Malgré elle, l’instinct aussi conservateur que maternel de Solo s’éveilla. Ses phalanges se mirent à blanchir. Si elle n’avait aucune raison de croire ce qui semblait être l’ancien Jedi comme menaçant, les circonstances de cette rencontre la rendaient scrupuleusement méfiante.

    Ceno : Je ne suis pas une menace. J'ai des informations importantes à transmettre aux Jedi. Jorus est-il le seul survivant ?

    Le temps manquait.
    Elle préféra ainsi jouer carte sur table.

    Ange, en ricanant : Le Côté Obscur est aux petits soins du Grand Maître de l'Ordre. J'ai un peu de mal à comprendre. Je ne te laisserai pas approcher Jorus, Ceno.
    Ceno, le ton grave : Ne me réduisez pas à l'état de simple esclave du Côté Obscur. Tout ce qui m'intéresse est d'éliminer la menace qui plane sur nous tous et pas seulement sur les Jedi. (Il enchaîna après une brève pause.) Qu’y a-t-il dans le Temple ?
    Ange, sur ses gardes : Rien. Tout a été... aseptisé. Il n'y a plus rien à chercher en haut.

    La Corellienne l’aperçut alors relever le casque vers la surface, sans rien dire.

    Mara, à Solo : Ange…
    Ange : Je sais. (A Ceno : ) On ne tient pas à s’éterniser. On emmène Jorus en lieu sûr et vite.
    Ceno : Laissez-moi vous aider.

    La remarque eut pour effet de jeter un nouveau froid dans cette conversation.

    Ceno, n’obtenant aucune réponse poursuivit : Jorus sait peut-être quelque chose.
    Ange, fronçant les sourcils : Je le sais. Kaarde le sait. J'pense que tu peux comprendre aisément que vu l'urgence de la situation, je suis comme qui dirait peu emballée à l'idée de collaborer avec une Boite de Conserve dont l'étiquette suinte la jolie mention "L'obscurité, c'est la santé !" Une bonne raison. Il me faut une bonne raison où je te jure que ceci (Elle tapota son sabre-laser.) fera office d'ouvre-boite.
    Ceno : Je sais que la Chancelière Sät’sa Cki n'a rien à voir avec tout ça, elle n'est qu'un pion ! On doit échanger nos informations. Inutile de perdre du temps, allons-y, je vais ouvrir la marche.

    N’attendant aucune réponse des deux femmes, il leur emboita le peu vers la sortie des égouts.
    Mara adressa une œillade interrogatrice à Solo, ne sachant quelle démarche suivre et s’en remettant ainsi à elle. D’un mouvement mesuré de la tête, elle lui fit de le suivre. La proposition ne lui plaisait guère mais les autres alternatives ne dégraderaient leur position qu'à vitesse subluminique.

    Ange, sur le qui-vive : Et qu'est-ce que tu sais d'autre, au juste ?

    Le Mandalorien ne répondit pas de suite, avançant lourdement en inspectant chaque angle avant d’avancer et vérifier chaque nouveau tunnel qu’ils empruntaient. Quand il estimait la voie sûre, il leur faisait un geste, geste qui agaçait prodigieusement la Corellienne qui réprimait son envie de fustiger la masculinité machiste de leur escorte.

    Ceno : L'attention de la Chancelière a été détournée pendant l'attaque de Rhomammool par un certain Bommbassa qui crée des problèmes dans ton secteur.

    A la mention de cette raclure galactique, Solo laissa fuser une vingtaine de jurons les uns plus fleuris que les autres dans une dizaine de langues. Tôt ou tard, elle aurait la peau de ce fumier.

    Ceno, avec un dégout non-dissimulé : Elle semble ne rien contrôler du tout... D'autres agissent dans l'ombre et tirent les ficelles de la République. Ceux-là même qui ont facilité son accession à la chancellerie, la sachant faible et manipulable. Quelle pitié que Kaarde et Tyria n’aient rien vu venir. Je ne peux pas affirmer à 100% que la Chancelière était sincère mais sa faiblesse, elle, est bien réelle.

    Ange digérait toujours ces allégations et s’assombrissait à mesure où elle spéculait sur les zones d’ombre qui lui restaient encore à découvrir. Sans émettre le moindre son, elle s’était rapprochée de Jorus et passait de nouveau une main dans ses cheveux. Mara, quant à elle, n’ajouta rien, préférant enregistrer chaque parole de cet échange toujours aussi tendu.

    Ceno, poursuivit alors, la voix laissant filtrer remords ou résignation : Je… J’ai quitté l’Ordre. Lorsque le Côté Obscur s'est déchainé, j'ai constaté l'impuissance des Jedi. J'aurai plus de moyens d'agir aux côté de Mandal'ore.
    Ange, d'une voix neutre : Je ne suis pas là pour juger ce départ. J'suis sûrement la moins bien placée pour le faire même si... mes convictions... disons, philosophiques, condamnent la voie que tu es en train de suivre. (Elle marqua une pause et devint encore plus sombre.) L'heure n'est pas à agir mais à préserver. L'Ordre, notamment.

    Ses yeux se perdirent alors dans le vide.

    Ange : J’ai la certitude que tout ceci n’est qu’un début.
    Ceno : Je ne sais pas ce qu'il est advenu des survivants. Je leur ai laissé mon vaisseau pour qu'ils s'échappent. Ils ont dû rejoindre une enclave secrète sur une planète perdue. Mais nos ennemis semblent bien renseignés. Où qu'ils soient, ils les trouveront.
    Ange, après quelques secondes d’hésitation et se fiant à son instinct : Kaarde est dans de sales draps.
    Ceno, se retourna brusquement alors qu’il continuait à avancer : Tu sais quelque chose ? Si tu sais quoique ce soir, tu dois me le dire.
    Ange, évinçant la question : Quand as-tu vu Jorus pour la dernière fois ?


    Ce message a été modifié par AngeSolo le jeudi 27 octobre 2016 - 19:15

    mercredi 26 octobre 2016 - 22:10 Modification Admin Réaction Permalien



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