Le Temple Jedi 6 (page 47)

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    Kaarde

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    Je rejoignais enfin la réunion de crise des derniers maîtres de l’Ordre Jedi, dans la salle de réunion du Chu’Unthor. Aynor, Doc, et Jorus étaient déjà là, debout, en pleine discussion, tandis que le céréen Sol’As Mordi était accoudé à la grande table holo, prostré dans son silence.

    Jorus. - Ah, Kaarde ! Je me réjouis de te revoir.
    Moi. - Tiens donc ? Tu ne penses plus que je suis un Seigneur Sith ?
    Jorus. - Euh…
    Moi. - Vous avez été bien imprudents, tout les deux, et prompts, en révélant à Sät’sa et surtout à Tyria que j’avais été Dark Hyllyard. Vous saviez pourtant pertinemment que ce n’était qu’une couverture !
    Aynor (gênée). - Écoutes, c’est Jorus l’expert en côté obscur, et quand il a avancé cette théorie…
    Jorus. - Elle était plus que plausible ! Je suis désolé, Kaarde, mais… le manque de témoignages sur ta période passée avec Baaaaaaal et tous les récents événements faisaient de toi le coupable idéal. Même moi je ne voulais pas y croire, jusqu’à ce que tu tues ce garde pour t’évader de prison.
    Moi. - Ce n’était pas moi, c’était ce forceux changeforme qui m’avait déjà abusé en imitant Mirax. Il m’a fait évader en prenant l’apparence de Tyria.
    Aynor (amusée). - Je me disais, aussi… il n’y a bien que Tyria pour te convaincre de faire une bêtise.
    Doc. - Bon, de toute façon il est clairement établi à présent que nous avons tous été dupés dans cette histoire ! La question est : à ce stade, que savons-nous ?

    Aynor alla s’asseoir sur le rebord de la table holo.

    Aynor. - Nous ne savons pas qui sont nos ennemis, à part ce changeforme impossible à identifier, mais il est certain que quelqu’un a mis en branle un plan immense.
    Moi. - Récapitulons… tout commence avec l’assassinat de Mahan, qui me discrédite et jette l’opprobre sur les Jedi… tandis que le Côté Lumineux s’affaiblit déjà...
    Jorus. - A ce moment-là le Sénat oblige l’inexpérimentée nouvelle chancelière à mettre l’Ordre sous tutelle…
    Doc. - Quelqu’un fait évader Kaarde et le pousse vers Rhommamool…
    Aynor. - Grâce à la mise sous tutelle le Sénat envoie des milliers de Jedi se faire piéger sur Rhommamool...
    Moi. - Et là, c’est le drame. Le Côté Lumineux de la Force se déchire, nous ne savons pas comment…
    Jorus. - Et le Sénat nous déclare traîtres, poussant l’armée à pointer ses canons sur nous...
    Doc. - Et comme si ce pseudo Ordre 66 ne suffisait pas des milliers de bestioles anti-Jedi déferlent sur Rhommamool, ainsi que sur le Temple Jedi, et…
    Sol’As. - Et Dark Spencer attaque l’Académie.

    Toutes les têtes se tournèrent vers Sol’As Mordi, qui n’avait pas encore pipé mot depuis le début de la réunion. J’allais m’agenouiller devant lui pour chercher son regard fuyant.

    Moi. - Dark Spencer, vous dites ? C’est lui qui est derrière tout ça ?!
    Sol’As. - Non, justement. C’est… il… il a attaqué l’Académie, oui… avec ses Undeads, et… tué beaucoup d’étudiants… j’étais complètement à sa merci… puis les cracheurs d’acides ont déferlé…
    Doc. - Les mêmes bestioles que sur Coruscant et Rhommamool ?!
    Sol’As. - Je p… je pense, oui… elles attaquaient tout le monde sans distinction, même Dark Spencer… je… je… c’est à leur intervention que je dois la vie. C’était… c’était terrible !

    Un silence pesant tomba sur la réunion. Ainsi, même le terrible Dark Spencer était visé par la conspiration ? Nos pistes se brouillaient.

    Moi. - Écoutez-moi, Sol’As. J’ai besoin que vous vous concentriez. L’Ordre Jedi n’est pas encore mort, et il a besoin de vous, il a besoin de son dernier maître guérisseur !
    Sol’As. - Le… dernier ? Vous voulez dire que… ?
    Moi. - Oui, je regrette… Mirax et Bloli ne sont plus parmi nous, mais je pense qu’elles voudraient que vous continuiez leur tâche.
    Doc. - Ellia Cadav est débordée, à l’infirmerie, elle aurait bien besoin de votre aide.
    Sol’As. - Oui… Oui ! Je vais essayer de me rendre utile. Merci, Maîtres !

    Le céréen essuya ses larmes et marcha résolument hors de la salle de réunion, suivi par nos quatre regards.

    Doc. - Bon, au moins nous savons que l’ancien apprenti de Baaaaaaal n’est pas responsable. Avec un peu de chance il comptera parmi les victimes, lui aussi.
    Moi. - Quelle est la situation actuelle, alors ?
    Jorus (désignant des secteurs sur une carte holo). - Là où les monstres ne sont pas apparus c’est l’armée qui s’est chargée d’abattre les Jedi isolés. Je dis ça d’après les observations faites par Lynesh Gi depuis le Chu’Unthor.
    Moi (inquiet). - Et sur Phoenix ?
    Jorus. - Rassure-toi. Tant que la République tient à ses relations diplomatiques elle respectera la neutralité de Phoenix et n’y enverra aucune troupe. Padmée est à l’abri, pour l’instant, surtout qu’elle est mariée à une importante figure politique. Cependant je pense que la République n’aura plus tant de scrupules, si jamais nous décidions de demander asile aux phoeniciens.
    Aynor. - Oui, inutile d’attirer le danger sur Pad et sur Phoenix. De son côté je pense, enfin j’espère, que Ceno sera à l’abri au sein des Mandaloriens.

    Au moins ma sœur semblait à l’abri, relativement. Une infime lueur rassurante au milieu des ténèbres.

    Jorus. - Bon… que savons-nous sur nos adversaires, à ce stade ?
    Moi. - Ils semblent contrôler le Sénat Galactique… ils ont pu déchirer le Côté Lumineux de la Force… et ils ont ces cracheurs d’acides à leur disposition.
    Aynor. - Ce qui suppose des ressources formidables. Ces bestioles chasseuses de Jedi sont forcément le fruit de longues recherches et manipulations génétiques secrètes, autrement nous en aurions entendu parler depuis longtemps ! Il faut absolument en savoir plus sur leur origine !
    Moi. - J’ai déjà mis une connaissance alliée sur le coup. J’espère avoir bientôt des infos.
    Jorus. - Qui est cette « connaissance alliée » ?
    Moi. - Héhé, surprise. Tu devrais apprécier.
    Doc. - Sans pouvoir poser un pied sur Coruscant nous ne pouvons percer les ténèbres du Sénat. Reste le déchirement du voile de la Force… Jorus, comment c’est possible, un truc pareil ?
    Jorus. - Euh… Eh bien, je suppose qu’un personne seule ne peut être à l’origine du phénomène, et que de nombreux facteurs entrent en cause. La Force a commencé à être déséquilibrée il y a cinq ans, à la fin de la Guerre du SEZ, lorsque Baaaaaaal a exterminé ses propres apprentis et beaucoup de nos padawans avec ses bombes psychiques.
    Moi. - Oui, nos rangs étaient déjà amoindris par la guerre, à ce moment-là. Et ça ne s’est pas arrangé après, avec la Bataille du Temple Jedi.
    Jorus. - Voilà, avec nos rangs qui ne se sont jamais bien reconstitués depuis la guerre la Force n’a jamais pu se reconstituer. Je suppose que… je suppose que quelqu’un de suffisamment puissant et savant dans le Côté Obscur,… qui aurait eut l’idée après l’attentat des bombes psychiques puis consacré ces cinq années à observer la Force, aurait pu précipiter le phénomène.
    Doc. - Et sans reconstituer l’intégralité de l’Ordre Jedi, il y a moyen de restaurer le Côté Lumineux de la Force ?
    Jorus. - Non.
    Aynor. - Si !

    Si Jorus était vexé qu’Aynor le contredise dans son propre domaine, il le dissimula bien. En fait il était sûrement aussi intrigué que Doc et moi.

    Aynor. - Mirax nous a laissé une clé pour restaurer la Force !
    Jorus (surpris). - Mais… Mais Mirax est…
    Aynor. - Avant de mourir, elle a été capable de concentrer la Force en elle et d’abattre plusieurs de ces monstres, et cela malgré le déchirement du Côté Lumineux !
    Jorus. - Je veux bien, mais… elle en est morte. Elle n’a laissé aucune trace de cette concentration de Force !
    Aynor. - Si, justement, elle est parvenue à nous la transmettre… dans son sabre laser !
    Moi. - Tu veux dire que ce sabre contient…
    Aynor. - La dernière trace de Force lumineuse de la galaxie, oui ! C’est mince, mais ça reste un espoir de rendre à la Force son équilibre !
    Moi. - Oui, peut-être… en y consacrant du temps.
    Jorus. - Il faut absolument que j’examine ce sabre !
    Aynor. - Tu pourras le demander à mon padawan. C’est Weedge qui veille dessus actuellement et qui a fait cette découverte.

    Jorus était fébrile. Il fallait croire qu’il n’avait pas envisagé un espoir si inespéré. Ou qu’il regrettait d’avoir autrefois milité pour que Mirax soit exclue de l’Ordre, suite à sa romance avec Baaaaaaal.

    Doc. - Donc nous avons une personne qui enquête sur les cracheurs d’acide, et un mince espoir de restaurer un jour la Force. Mais je pense qu’il y a plus important dans l’immédiat.
    Moi. - Quoi donc ?
    Doc. - Nous sommes toujours pourchassés, blessés, privé de ressources, peu nombreux. Nous avons besoin de chevaliers et d’espoir !
    Aynor. - J’ai un moyen d’avoir l’un et l’autre.

    Une fois de plus toutes les têtes se tournèrent vers la twi’lek au sourire malicieux. Que nous réservait-elle, cette fois ?

    Aynor. - Kinsa… Galen… Eckmül… Pris dans cette crise majeure, ils ont démontré qu’ils avaient de grandes épaules, tu l’as dit toi-même, Kaarde. Ils sont un exemple pour les autres Jedi survivants… plus que ça, ils représentent un espoir.
    Moi. - Oui, je vois où tu veux en venir. Je vais tout de suite prévenir Lynesh Gi pour organiser une grande cérémonie à bord. Nous avons trois nouveaux Chevaliers à accueillir !
     

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    jeudi 22 septembre 2016 - 00:45 Modification Admin Réaction Permalien

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    camara

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    Allongée sur un lit de l’infirmerie, je m’étais endormi après les bons soins du charmant Docteur Ganner.

    Mon sommeil, bien que réparateur grâce aux breuvages de mon hôte, fut de courte durée. Une Ange Solo encore et toujours furieuse débarqua en claquant porte et talons et se jeta sur le couchage d’à côté, à moitié nue. Je ne pus m’empêcher de laisser échapper un soupir. La corellienne leva la tête vers moi.

    Ange – t’es encore là ?

    Mara – j’ai fait de cet endroit ma nouvelle zone de confort !

    Ange, un sourire en coin - Grand bien te fasse. C'est pas mon problème. 

    Mara - je dors où je veux et avec qui je veux.

    Ange - Et ? Moi aussi. Lui aussi.

    Mara, levant les yeux au ciel – QUOI LUI AUSSI ?! Jamais ça t’arrive d’en laisser aux autres ?

    Ange, ne comprenant pas – tu me parles sur un autre ton jeune fille ! Personne n’appartient à personne ici. 

    Mara – comme si je pouvais rivaliser avec toi…

    Ange – Qu'est ce que tu me racontes ? 

    Mara – oui et tu vas ENCORE me le voler celui-là aussi…

    Ange, s'énervant - Quoi ? Mais tu vas te calmer avec ton délire de persécution. Reste morte, ça t'évitera de t'échauffer les neurones pour rien.

    Mara – MAIS JE N’ETAIS PAS MORTE !

    A ressasser de vieilles histoires, le ton montait entre nous deux. Elle était déjà bien énervée à son arrivée et j’envenimais les choses. Nous n’en venions pas aux mains à cause de nos blessures mais nous y étions presque. Nous haussions de plus en plus la voix. Rainer apparut juste à temps entre nous deux avec son matériel médical et son sourire ravageur.

    Ganner – du calme les filles, il y en aura assez pour toutes les deux. Et de toute façon, petite Mara ne peut pas quitter l’infirmerie, avec les sédatifs que je lui ai filé, elle est incapable de se lever sans tomber.

    Ange – ça ne changera pas à d’habitude, c’est sa façon de marcher.

    Mara – Tu m’as drogué ?!

    Ganner – détend-toi, c’est juste un fort antalgique. Ça atténue les douleurs et te désinhibe un peu. Comme un bon Brandy.

    Il se tourna vers Ange, seringue à la main, et commença à enlever les cataplasmes sur son dos.

    Ganner – voyons un peu ce que tu as là… joli travail, propre malgré la plaie infectée… mais je doute que tu es réussi toute seule.

    Ange – un bantha un peu trop bavard m’a aidé.

    Mara, lui tirant la langue tu sais ce qu’il te dit le bantha !

    Je soupçonnais Ganner d’avoir rajouté une dose dans ma perfusion car le reste de notre dispute fut assez flou, j’étais comme sur un petit nuage, doux et agréable. J’émergeais quelques heures plus tard, toute seule, avec de vagues visions étranges de ce qui s’était passé après les soins d’Ange.

    Au pied du lit, des vêtements à ma taille m’attendaient ainsi qu’une trousse de soins. A l’intérieur, chaque fioles étaient étiquetées, certaines à mon nom, d’autres avec celui d’Ange Solo. Pourquoi me les avait-il confiés plutôt que de lui donner directement ?

    Ange avait due déguerpir avant moi une fois ses affaires terminées car l'endroit était désert. Après une longue et apaisante douche, j'enfilais rapidement ma tenue et sortis de l'infirmerie pour la chercher et lui remettre les fioles qui lui étaient destiné. 

    J'avançais assez rapidement dans les couloirs. Même si je n'avais pas eu l'occasion de beaucoup de me promener, je commençais à me repérer dans les lieux. Entre deux croisements je faillis renverser Wes qui ne regardait pas où il marchait, visiblement lui aussi furieux.

    Mara – Wes ! Tu sais où est Ange ?

    Wes – qu’elle aille où elle veut !

    Mara – elle a laissé ça sur mon lit, je cherche à lui rendre...

    Wes, avec un rire nerveux sur ton lit… ?

    Mara –  ...à l’infirmerie. Quelque chose ne va pas ?

    Wes – elle repart pour Coruscant. Contre mon avis.

    Mara – mais c’est du suicide !

    Wes – exact. C’est suite à l’appel de Kaarde Naberry. Je n’en sais pas plus. Tu devrais te dépêcher si tu ne veux pas la rater. Le Fury sera prêt dans 30 minutes.

    Maitre Kaarde… il avait échappé à la purge… s’il lui avait réussi, alors d’autre Jedis étaient encore en vie ! Je n’aimais pas vraiment cette idée mais il fallait que j’y retourne. Je n’avais plus envie de me cacher et de me tenir à l’écart !

    Mara – je… je veux l’accompagner.

    Wes – elle ne veut personne avec elle. Une mission « Solo » apparemment…

    Mara – Wes… tu m’aiderais à m’infiltrer dans son vaisseau ? 

    Wes – pourquoi veux-tu absolument y retourner ?

    Mara – j’ai ses médicaments avec moi… et mes amis sont vivants… là-bas…

    Wes – tu sais que tu vas passer un sale moment quand elle va se rendre compte que tu es de nouveau dans ses pattes ?

    Mara – je prends le risque !

    Il regarda vite fait aux alentours et me fit signe de le suivre. Interceptant Ange Solo dans le hangar, il alla à sa rencontre en créant un énième conflit pour détourner son attention et me laisser me faufiler dans le vaisseau.

    En prenant soin de ne rien toucher, j’ouvris le premier placard à ma droite et m’accroupis à l’intérieur.

    La porte fermée, à moitié dans le noir, je faisais le vide autour de moi pour éviter de respirer bruyamment. Les minutes parurent des heures avant que je ne puisse entendre la corellienne s’installer et sentir l’Angel’s Fury décoller.

    Ce message a été modifié par camara le vendredi 23 septembre 2016 - 11:26

    jeudi 22 septembre 2016 - 12:49 Modification Admin Réaction Permalien

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    galen-starkyler

    9134 Crédits

    Je m’aperçois que manœuvrer le Chu’Unthor sera une véritable partie de plaisir. La salle de commandement de ce vaisseau n’a rien de différent avec celle d’un croiseur de classe Venator, quoique qu’il n’y ait qu’un seule tour. Les commandes et tout le système de pilotage-astronavigation sont répartis dans deux larges fossés demi-ovales que l’on peut accéder par d’étroits petits escaliers en arrivant. Au milieu de la plateforme qui sépare les deux fossés, une autre plateforme de forme circulaire et rotative se trouve. Cette plateforme supérieure possède un panneau technologique muni de diverses commandes tactiles, sans oublier le siège gris en plastacier qui trône derrière le panneau. Bref, c’est comme ça que je vois l’aile de commandement du Chu’Unthor.

    Kinsa et moi avons franchi l’entrée principale de l’aile peu après avoir pris l’ascenseur pour rejoindre le niveau. Reyn marche à mes côtés, reprenant de l’angoisse en voyant ces lieux qu’elle n’avait jamais vue ; elle a cependant sa main droite dans ma gauche, ce qui lui permet d’être rassurée. Notre petit trio s’avance donc dans cette aile du vaisseau, où la chevalière Jedi Lynesh Gi est installée sur la plateforme rotative du siège. Nous voyant arrivés, elle cesse ce qu’elle fait sur le panneau tactile et se redresse pour bien s’adresser à nous.

    Lynesh Gi : - Bien le bonjour, les jeunes. Je vous souhaite la bienvenue dans l’Aile de Commandement. Je suis…
    Kinsa : - Lynesh Gi, humaine et chevalier Jedi. Oui, nous savons qui vous êtes puisque nous étions là quand vous parliez avec maître Kaarde.
    Lynesh Gi : - Ah oui, je me rappelle. Jeune fille, tu dois être l’apprentie de notre cher Mando-Jedi.
    Kinsa : - Oui, c’est ça. Kinsa Talik, mandalorienne tout comme Cera Ordo alias Cenovii, mon « ancien » maître.
    Lynesh Gi : - Oui, je comprends. Et toi, jeune homme, si je me souviens bien, tu es le padawan d’Aynora’lask, Weedge.
    Moi : - Perdu. Aynor A’lask est bien mon maître mais je ne suis pas Weedge. Je suis l’autre apprenti d’Aynor.
    Lynesh Gi : - Alors tu es… Galen. Le jeune garçon qui a fugué l’Académie il y a longtemps.
    Moi : - Ce n’est plus considéré comme une fugue, mais plutôt un exil involontaire qui m’a permis de reprendre foi en tant que Jedi. Je suis revenu depuis et me voilà.

    J’explique ensuite la raison de notre venue ici : Kaarde nous avait demandé d’apporter notre aide pour faire fonctionner le Chu’Unthor et sa sécurité, pendant qu’elle travaille sur le décryptage des données de R2-H3. Lynesh nous remercie et nous propose de nous laisser dans cette aile pendant qu’elle va se rendre avec l’astromech dans l’aile d’Informatique. La chevalière humaine nous laisse donc tous les trois avec les commandes du vaisseau, quittant l’aile avec R2-H3 pour la salle voisine.
    Kinsa s’avance vers la plateforme au siège et hésite un moment à y prendre place ; elle décide finalement de rester debout, sur le côté du panneau tactile. Je monte à mon tour sur la plateforme et pose Reyn sur le siège, trop grand pour elle. Au moins, cette plateforme circulaire rotative peut accueillir trois à quatre adultes. Je me mets face au panneau tactile tandis que la jeune twi’lek mandalorienne me parle.

    Kinsa : - Tu te sens capable d’utiliser ce genre de commandes ? Kaarde ne nous a pas donné une tâche facile, avec tous ces panneaux et écrans de contrôle. Il n’y a même pas un guidon de manœuvre.
    Moi : - C’est pas faux. C’est le gros problème avec les croiseurs et les corvettes, d’avoir des ordinateurs comme seul moyen de commandes et pas de guidon pour manœuvrer. Cependant, on dirait qu’il est possible d’en avoir un pour ce vaisseau.
    Kinsa : - Un guidon de manœuvre ? Mais ce n’est pas possible. Le Chu’Unthor est trop grand et trop lourd pour être piloté par une ou deux personnes seules.
    Je lui montre le panneau tactile devant moi, sans forcément frôler ou toucher quelque chose.
    Moi : - Cet écran holotactile de contrôle est pourtant équipé d’un système de « guidon de manœuvre », d’après le mode d’emploi. Comment il s’active ? Je ne sais pas. À quoi ça va ressembler ? Aucune idée.
    Kinsa : - On devrait peut-être commencer à activer les défenses extérieures et le champ de sécurité, avant de faire n’importe quoi qui nous mettrait en danger.
    Moi : - Je m’y mets.

    Je passe en revue les différentes commandes de ce panneau puis trouve ce que je cherche. Aussitôt, je tape avec rapidité mais prudence sur les boutons d’activation du champ de force extérieur et les défenses de sécurité, afin qu’elles agissent par détection de menace potentielle. Une fois ça de fait, je bidouille encore les commandes du panneau pour être sûr que tout fonctionne dans le système du Chu’Unthor.

    Moi : - Voilà ! Le champ de bouclier est activé et armé. J’ai réglé la sécurité du vaisseau sur le mode « vigilance conflictuelle ».
    Kinsa : - Bon, au moins on aura anticipé la préparation de ce vaisseau à une éventuelle attaque. (Elle porte ensuite son attention sur Reyn pendant un long moment puis me regarde.) C’est étrange.
    Moi : - De quoi ?
    Kinsa : - Tu vas peut-être me trouver stupide mais j’ai l’impression que Reyn et toi avez un air de famille.

    La petite humaine, qui jusque là n’avait pas bougé de sa position recroquevillée sur le siège, prête attention à ce que vient de dire ma camarade. J’observe un moment Reyn, histoire de savoir où voulait en venir Kinsa, et constate avec beaucoup d’attention qu’il y a en effet comme un air de ressemblance entre elle et moi. Sentant le poids de mon visage sur elle, Reyn se cache derrière ses genoux et semble rougir.
    Soudain, une série répétitive de « bips » aigus et allongés résonne dans la salle. Je remarque que Reyn se cache encore plus derrière ses jambes. C’est en sentant une vibration dans ma poche que je comprends que c’est mon comlink qui fait ce bruit. Je le sors et regarde qui m’appelle.

    Moi : - Ça alors ! C’est ma liaison cryptée. Je dois répondre ! (Je décroche l’appel et la lumière holographique affiche le symbole de l’Ordre Jedi au lieu d’une personne.) Allô ?
    ??? : - Bwwiioup bwwwiooh wwwiouh. Brriouwwweeep fwwwioup.
    Kinsa (moqueuse) : - On dirait que même la communication est cryptée.
    Moi : - Non, pas du tout. C’est R1 qui appelle, là.
    Kinsa : - R1-P7 ? Ton droïde astromech ? D’accord, je comprends mieux pour les bruits.
    Moi : - Tu disais, R1 ? (Mon ami droïde continue de parler dans son langage.) Tu as réussi à t’échapper de Yavin IV ? Et tu pilotes en ce moment mon chasseur ? (Il reprend de plus belle la communication.) Où ça ? (Il répond encore dans son langage.) D’accord, je t’envoie les coordonnées du Chu’Unthor pour que tu nous rejoignes. (Je lui transmets les coordonnées puis) Fais gaffe à ne pas te faire attraper par les navires de la République, s’il-te-plaît, ils sont contre nous maintenant. Rappelle-moi quand tu auras atteint le Chu’Unthor.

    Je raccroche la communication et l’efface pour empêcher quelqu’un de l’intercepter ou la trouver. Kinsa m’interpelle après ça.

    Kinsa : - Alors ?
    Moi : - R1 s’est enfui de l’Académie au moment où deux étranges visiteurs se sont rendus vers le bâtiment et qu’ils ont été attaqués par les créatures chasseuses de Jedi. Actuellement, il n’est pas loin de l’orbite de Taris et il va venir au Chu’Unthor. Pour me retrouver.
    Kinsa : - Peut-être il aura des informations intéressantes à nous transmettre concernant l’attaque de l’Académie.
    Moi : - C’est possible. Mais ce qui nous avancerait le plus, c’est le « Qui ? » de toute cette crise.

    C’est alors que l’entrée de l’aile voisine s’ouvre et la chevalière humaine revient vers nous, le droïde R2-H3 derrière elle. À son sourire, je pense qu’elle terminer la tâche de décryptage.

    Moi : - Vous avez terminé ?
    Lynesh Gi : -En effet. J’ai réussi le décryptage des données de ce droïde et je les ai transférer sur cette holo-clé numérique.
    Kinsa : - On peut donc voir les données. Génial !
    Moi : - Et maintenant ?

    Lynesh Gi : - Maintenant il ne me reste plus qu’à me rendre à la réunion du Conseil et…

    L’entrée principale de notre salle s’ouvre et un droïde protocolaire s’avance.

    Droïde protocolaire : - Maître Gi, vous devez vous rendre impérativement dans la salle où a lieu la réunion des Maîtres. Maître Naberry dit que c’est urgent.
    Lynesh Gi : - Oui, ça va ! J’allais m’y rendre de toute façon. Bon, les jeunes, je vous laisse avec les commandes du vaisseau. Je reviens tout de suite.

    L’humaine suit en trottinant le droïde protocolaire, la lourde porte se refermant derrière elle. Excepté R2-H3, nous ne sommes plus que tous les trois dans cette aile. À jouer les membres d’équipage de bord du Vaisseau-Académie.

    Moi : - Schtroumpf.
    Kinsa : - Hein ?
    Moi : - Non, laisse tomber. Je me disais qu’il était long ce silence alors j’ai sorti un mot quelconque.

    La jeune twi’lek et moi nous remettons au travail, consultant les facteurs de bon état du vaisseau et les diverses commandes à mémoriser pour une éventuelle utilisation. De son côté, Reyn descend doucement et furtivement du siège et marche en direction de l’immense baie vitrée qui sert de pare-brise et de panorama à cette aile. Bien qu’il fasse froid et qu’elle est vêtue de haillons d’une robe à manches longues, les jambes nues, elle ne semble pas prêter attention à la température ambiante et se colle contre la baie vitrée, scrutant l’espace. C’est la première fois qu’elle découvre vraiment l’espace, de ses propres yeux. Toutes ses étoiles lointaines lui brillent dans les yeux, comme si elle contemplait l’univers au plus profond de son âme.
    Puis soudain, elle sent une présence à travers ses étoiles. Une menace. Elle retourne et fait des bruits pour attirer l’attention de nous deux. Je redresse la tête en voyant Reyn gigoter et gémir en montrant l’espace. Je me rapproche de la baie vitrée et regarde dans la direction qu’elle montre. Au départ, je ne vois rien. Puis je sens à mon tour une présence. Qui se dirige droit vers nous. Comme une menace.

    Moi : - Nom de Vador !

    jeudi 22 septembre 2016 - 20:34 Modification Admin Réaction Permalien

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    AngeSolo

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    Solo était de reboutonner son chemisier avec la désagréable impression de se sentir observée. Détournant volontairement les yeux de la source qu’elle sentait poser un regard sur elle, elle s’activa à quitter l’infirmerie au plus vite.

    Ganner : Toi, tu nous fais du Solo, princesse.
    Ange, agressive en se retournant brusquement : T’es pas payé pour jouer les psys.

    Il lui adressa un joli sourire, le menton négligemment posé sur sa main cybernétique avant que l’autre ne se mette à la recherche d’épices à fumer dans sa chemise froissée sur le sol. Allumant la drogue, il s’allongea un peu plus sur le lit sur lequel se trouvait quelques instants plus tôt la Corellienne. Puis, d’un vague mouvement du bras, indiqua la direction dans laquelle se trouvait Mara.

    Ganner, avalant une nouvelle bouffée : Tu comptes faire quoi, d’elle ?
    Ange, enfilant sa première botte : J’en sais rien. Elle a dit qu’elle voulait rester.
    Ganner, lui tendant l’épice : Tu vas la prendre ?
    Ange, haussant les épaules tout en acceptant : Peut-être.
    Ganner : Ca serait bien. Elle, un autre. (Il lui adressa un rictus explicite.) T’aimes pas rester seule.

    Pour toute réponse, elle lui flaquant un magistral coup dans l’épaule. Il avala brusquement la fumée et se mit à rire de bon cœur.

    Ganner : Tu vois, qu’est-ce que je te disais.
    Ange, enfilant sa seconde botte et se relevant : Va te faire voir.
    Ganner, lui attrapant le poignet : Reste encore un peu. Les analyses ne devraient plus tarder.
    Ange : Pas le temps. Tu sais déjà qu’elles seront négatives.
    Ganner, songeur : Comme toujours. (Il manqua une pause et ajouta : ) Mon petit miracle de la science.
    Ange : Tu sais ce qu’il te dit le miracle…

    Et elle lui adressa un signe obscène avant de quitter les lieux sans demander son reste. S’en suit alors un entrechoc de pensées les unes plus dérangeantes que les autres. Cela n’avait été qu’un interlude. Son lot d’incertitudes revenait de plus belle à son grand désarroi. Ganner savait y faire, elle l’avait presque oublié. Oublié. Elle se gaussa intérieurement. Cela faisait presque vingt ans qu’elle le connaissait et qu’il la connaissait. Oublié. Elle n’avait pas oublié.

    Jurant contre elle-même et son attitude autodestructrice, elle prit l’initiative de s’éloigner physiquement du problème. S’équipant, elle quitta le Quartier Général et partit s’égarer à foulées modérées dans la jungle.


    Dégoulinant de sueur de la tête aux pieds, ce fut après un périple d’une heure et demie que la Corellienne remit justement le pied dans cet environnement si familier, l’esprit quelque peu apaisé. Montant les marches deux à deux, elle regagna ses quartiers. Une douche, un peu de sommeil et une nouvelle journée pourrait recommencer.

    Les quartiers qui lui avaient été alloués depuis son retour officiel dans les affaires s’avéraient plus modestes que du temps où elle était Leader. Du confort, du fonctionnel, rien de plus. Ange n’avait jamais compté parmi ceux qui chérissaient le luxe et disposer d’un espace trop volumineux ne faisait qu’accroître le côté impersonnel de tous les logements qu’elle occupait. Un courant d’air. Elle n’était qu’un courant d’air qui ne se sentait véritablement chez elle que lorsqu’elle s’autorisait quelques jours de répit, chez elle, sur Corellia, dans son petit deux pièces en plein cœur de Coronet. Ici, elle n’appréciait que l’immense baie vitrée lui offrant une vue aussi spectaculaire qu’inouïe sur la forêt luxuriante de la planète et la terrasse sur laquelle elle débouchait.

    Elle glissa son pass, traversa le salon et se dirigea vers cette dernière, ayant l’envie de profiter des derniers rayons du soleil et de la brise sur son visage avant de se laver. Deux pas dehors et elle constata qu’elle n’était pas seule. Cette silhouette si familière profitant aussi du coucher du soleil.

    Ange, vociférant : Ca va, tranquille, je ne te gêne pas, j’espère !
    Wes, ne se retournant pas : Un peu. La pollution sonore n’existait pas quelques secondes auparavant.

    Pour toute réponse, elle lâcha une dizaine de jurons et se plaça à côté de lui, les pieds dans le vide.

    Ange, entre ses dents : J’aime pas qu’on investisse mon espace vital.
    Wes, du tac-o-tac : J’ai dit que je passerai te voir.
    Ange, ôtant d’une de ses mèches de cheveux un bout d’une substance non-identifiée : Génial. Tu m’en vois ravie.

    Un silence gênant s’installa.

    Wes, un peu gauche : Ange, je voulais…
    Ange, le coupant net : Nous n’allons pas avoir cette conversation.

    Nouveau silence gênant, interrompu heureusement par le comlink de la Corellienne qui s’agita.
    Kaarde.
    Elle décrocha.
    Le Grand Maître de l’Ordre lui demandait son aide. Retourner sur Coruscant. Enquêter.
    Cette nouvelle fut comme une bénédiction. Elle avait enfin un prétexte pour s’éloigner de lui et de tous les problèmes qui allaient avec. Simple. Concis. Elle allait pouvoir respirer et s’accorder le temps nécessaire pour verrouiller « le cas Wes Hamera » à double. Elle accepta, bien évidemment, et raccrocha.

    Wes, furieux : Tu m’expliques ?
    Ange, monocorde : Je ne te dois rien. Tu ne me dois rien.
    Wes, lui attrapant le bras : Tu te fous moi ? C’est ta manière de te venger de Borleias, c’est ça ?!
    Ange : Moi ? Me venger de Borleias ? Le monde ne tourne pas autour de toi, Hamera !

    Et elle se leva.
    Et il se leva.

    Wes : C’est quoi, ton problème, au juste ?
    Ange : MON problème ? TON problème !
    Wes, perdant son sang-froid : MON problème ?
    Ange : T’as parfaitement entendu ! Je ne suis pas une…
    Wes, lui coupant la parole : J’crois qu’il va falloir remettre les pendules à l’heure. Tu croyais quoi ? Que j’allais te laisser te jeter corps et âme dans une mission suicide en quête d’une quelconque culpabilité fantôme ? C’est ta tête qui était mise à prix sur Borleias, j’te le rappelle ! Et tu veux quoi ? Que je te reste les bras croisés en te regardant toi-même la livrer sur un plateau ? Jamais !
    Ange, s’emportant de plus belle : C’est pas tes oignons !
    Wes : Ce sont mes oignons, foutue Corellienne !

    Elle ne répondit pas et prit la direction de la sortie, l’homme la talonnant.

    Wes, lui saisissant le poignet et la forçant à se retourner : C’est du suicide. Reste.
    Ange : J’irai si ça me chante.
    Wes, résolu : Je t’accompagne.
    Ange, s’époumonant : C’est hors de question ! Je n’irai pas risquer la vie d’une personne supplémentaire. La mienne est bien suffisante. Le Temple. Les Jedi. C’est mon affaire.
    Wes, à court d'idées : Je te défends d’aller sur Coruscant, Solo !
    Ange, se dégageant, l’air de défi : Ou sinon quoi ?

    Elle fit un pas en avant et lui lança Le Regard. Il ne dit rien. Son visage se crispa. Il lâcha une dizaine de jurons et quitta la terrasse puis la pièce, furieux. Ange, quant à elle, sentit un poids invisible lui opprimer le thorax quand elle le vit partir. Elle soupira et se convainquit de ne pas en trouver l’origine.

    Enfin, elle se dirigea vers la salle de bain.


    Ce message a été modifié par AngeSolo le vendredi 23 septembre 2016 - 06:48

    jeudi 22 septembre 2016 - 23:17 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Aynor

    Aynor

    9445 Crédits

    [EDIT: Modification du déroulement de la cérémonie ]

    A bord du Chu'Unthor, coordonnées secrètes.

    Les derniers jours furent cauchemardesques et les suivants promettaient de les surpasser dans l'horreur. Pourtant il sembla que l'arrivée des rescapés de l'Ordre sur le Chu'Unthor aurait pu marquer une, trop brève bien sûr, période de répit. L'occasion de souffler un peu, de panser les blessures du corps et de l'esprit, la possibilité de s'organiser pour lutter.

    Mais la menace planait plus que jamais sur le Vaisseau Académie et ses passagers. Où que l'on portât son regard au travers des larges baie de transparacier il semblait que le péril pouvait surgir du vide même de l'espace, là, aux confins de la galaxie à des milliards d'années lumière du premier système habité. Car le mal avait été instillé au plus profond des êtres au travers de cette succession vertigineuse d'évènements tragiques. Quelque part par là, au-delà de cette immensité, des présences inquiétantes se faisaient sentir. Pour Reyn et Galen, et beaucoup de ceux qui se trouvaient sur le pont de commandement à ce moment là, l'immensité les séparant de la terreur semblait bien trop petite. Le Chu'Unthor filait, fuyant les étoiles, effectuant à intervalles réguliers des sauts hyperspatiaux calculés selon des vecteurs et algorithmes aussi complexes que secrets.

    Mais …

    Et si ..


    Galen – Nom d'un Vador !

    Se déplaçant à une vitesse supraluminique bien supérieure aux limites connues, si bien que rien ne fut visible avant qu'il ne soit trop tard pour éviter la collision, un raie bleuté pourfandant le champ gravifique de l'énorme structure jaillit causant la stupeur chez le jeune tythonien qui, ne sachant trop comment réagir esquissa un mouvement de recul mais comment fuir et pour aller où ? C'était tout à fait inutile. Son destin et celui de ses compagnons était scellé.
     
    Le choc fut étrangement doux bien qu'extrêmement inconfortable et pour le moins excessivement gênant. Les deux membres supérieurs se refermèrent autour du buste du Jedi qui, sous la surprise, se raidit. Sa joue frôla celle de la twi'lek alors que se poursuivait la manœuvre d'accolade initiée bien malgré lui. La petite Reyn observa ce spectacle d'un regard ahuri et peu satisfait. Qui était cette grande bringue collant ainsi son Galen à ELLE ?

    Galen, guindé Tu es obligé de faire ça … là … maintenant ?
    Aynor – Crois moi, il n'y a pas de meilleur moment !

    Je desserai mon étreinte et déposai un baiser sur sa joue qui s'empourpra légèrement.

    Aynor – Une grande fête va avoir lieu et votre présence est requise, évidemment. Tous *Clein d'oeil à la petite*
    Kinsa – Une fête ? Sans vouloir vous offenser, vous êtes parfois déroutant vous les maîtres …
    Aynor – Ahah. - Je m'éloignai déjà – Ne soyez pas en retard, ce serait dommage que vous ne soyez pas là.

    Non d'un petit Ewok, que ça faisait du bien ! Je n'étais pas peu fière d'avoir porté à l'intention de mes amis du Conseil que l'espoir était encore permis bien que les évènements des derniers jours semblaient l'avoir anéantis à tout jamais.

    Non, tout comme la lumière de la Force n'était pas irrémédiablement perdue, sauvée au prix du plus grand des sacrifices, le plus beau et le plus terrible, l'Ordre Jedi n'était pas décimé. Sous les cendres de jeunes pousses étaient prête à s'épanouir au grand jour.

    Aussi mon enthousiasme pour la cérémonie effaçait quelque peu les attrocités vécues dans ces dernières heures de cauchemard. Je goutaî pleinement cet instant dont je mesurai bien la rareté annoncé pour les temps à venir.

    Kaarde avait ajourné la réunion du Conseil, car bien des choses demeuraient à  décider, mais pour l'heure la priorité était donnée  à l'organisation de l'adoubement des très prochainement ex-Padawan Kinsa Talik, Eckmül Oedipem et Galen Arek. Je filai à travers les couloirs du Chu'Unthor vers les quartiers qui m'avaient été affectés. Il me fallait moi aussi m'apprêter pour la cérémonie.

    Cérémonie d'adoubement.

    Tous ceux qui le purent étaient présents dans la plus grande salle du Chu'Unthor.  Inutile de dire que bien plus nombreux étaient les regrettés absents. J'éprouvai néanmoins une joie sincère, et cela me fit le plus grand bien comme à tous je l'espérai. Cette cérémonie était à bien des égards spéciale, chargée de symboles et promesse d'espoir.

    Au centre de la salle se tenaient alignés Eckmül, Kinsa et Galen. Tout autour d'eux, formant un cercle, nous étions cinq. Kaarde Naberry, Ace Beldom Terrik, Jorus Beku'n, Sol'As Mordi et moi, Aynor Alask. Enfin tout autour de nous des dizaines de Jedi.

    Un silence solennel plana quelques instants sur l'assemblée, silence qui se prolongea dans l'obscurité née de l'extinction des plafonniers. Plongés dans les ténèbres nous étions.

    Alors jaillirent les lames éclatantes de cinq sabres laser projettant, en même temps qu'une odeur d'ozone et un bourdonnement sourd dans toute la salle, une douce lumière au centre de la pièce en révélant les visages des cinq Maîtres Jedi que nous étions et, en notre centre, les trois silhouettes des trois Jedi à l'aube de leur nouvelle mission. Au travers de l'éclat émeraude de la lame de mon sabre mon regard alla de l'un à l'autre des Padawan et se fixa sur Galen. Mon coeur se serra.

    Kaarde - Nous sommes tous Jedi. La Force parle à travers nous. A travers nos actions elle clame son existence et sa volonté. Aujourd'hui nous sommes réunis pour reconnaître sa volonté.

    Le Grand Maître de l'Ordre Jedi marqua une courte pose puis s'avança de trois pas et fit face à Kinsa.

    Kaarde – Kinsa Talik, par la décision du Conseil, par la volonté de la Force, je te nomme Chevalier.

    La lame azur du sabre laser de Kaarde Naberry se posa sur la premièreépaule puis l'autre de Kinsa, frôlant à chaque fois ses lekkus. Elle était adoubée, reconnue par ses pairs comme pleinement engagée sur le chemin tracé par la Force. Elle salua le Grand Maître qui, après un pas en arrière, alla se poster en face de Eckmül.

    Kaarde – Eckmül Oedipem, par la décision du Conseil, par la volonté de la Force, je te nomme Chevalier.

    De la même façon qu'il le fit avec la jeune twi'lek, Kaarde Naberry passa cérémonieusement la lame bleue de son sabre d'une épaule à l'autre  et les grands yeux sombres du bith reflétèrent l'éclat de la lame.

    Enfin, vint le tour de mon apprenti. Je ne réprimai pas en mon fortintérieur une fierté immense qui manqua de me tirer quelqueslarmes. Mais il me fallait encore tenir un peu bien que l'obscuritél'eut certainement dissimulé. Galen se tenait bien droit, impassible et le visage fermé. C'estalors qu'il nous surprit tous en imprimant un mouvement de recullorsque Kaarde fit un pas vers lui. Le Maître Jedi ne put cacher sonétonnement. Je ne comprennais pas davantage la réaction singulièrede mon Padawan. Par la Force, à quoi pensait-il ? Kaarde seresaisit bien vite et questionna Galen.


    Kaarde – Y a t-il quelque chose qui n'aille pas Galen ?


    Tous les regards étaients sur le jeune tythonien. Quelques murmuresdéjà parcouraient l'immense salle.


    Galen – Moi. Je ne peux pas accepter d'être fait Chevalier. Pasmaintenant.


    La lumière se fit de nouveau dans la salle et les lames de nossabres se désactivèrent.


    Kaarde – Et pourquoi ne le pourrais-tu pas ?

    Galen – Je ne suis pas prêt. Il me reste encore tant de choses àaccomplir, tant à prouver … j'en ai la conviction profonde … moninstinct me le dit … je suis vraiment désolé de gâcher lacérémonie …


    Je crois qu'aucun de nous ne savais réellement comment réagir etquels mots choisir. En tout cas je ne le savais pas. Ce devait êtreune situation inédite pour nous tous présents. J'allais m'exprimerà mon tour quand Jorus me devança. J'en fus soulagée car, aprèscoup, je me dis que mes mots auraient été plus dur que je ne lesouhaitais.


    Jorus – Un Jedi doit bien entendu se garder de surestimer sescapacités. Mais il est tout aussi important de ne pas se sousestimer.

    Kaarde – Tu as raison sur un point Galen. Il te reste beaucoup àaccomplir. Ton chemin, ici, ne fait que commencer.

    Doc – De tes premiers balbutiants à l'Académie jusqu'aux champ debataille de Rhommamool, tu as prouvé ta valeur. N'en doute pas.

    Jorus – De quoi as-tu si peur, Galen Arek ?


    Le regard du Padawan s'ancra dans celui du Maître Jedi avec unelueur de défi dans le regard. Puis on put y lire une certainetristesse.


    Galen – Je n'ai peur que d'une chose, vous décevoir tous. Je nepourrais le supporter.


    Rompant le cercle je m'approchai de mon Padawan qui se tourna versmoi en me jaugeant.


    Aynor – Tu as raison d'écouter ton instinct, car il est souvent unmessager de la Force. Toutefois méfie toi des interprétation que tupeux en faire. Néanmoins,  je fais le choix de t'écouter.


    Je me tournai tour à tour vers chacun de mes quatre confrères pourtrouver chez eux l'assentiment à mes paroles. Jorus acquiesca d'unhochement de tête alors que Doc leva un sourcil et haussa lesépaules.


    Kaarde – Très bien. Nous ne pouvons pas t'imposer ça. Même sinous sommes persuadés de ton aptitude à assumer ce rôle, nous telaissons le temps de t'y préparer.


    A présent le Grand Maître de l'Ordre embrassa la salle en adressantun regard à tous et en balayant l'espace de ses bras grand ouverts.


    Kaarde – Kinsa, Galen et Eckmül, comme vous tous ici, vous êtesl'avenir de l'Ordre et lorsque je vous vois, je sais que l'espoir estpermi. Que la Force soit avec nous.


    D'une seule et même voix nous reprimes ses mots et une forêt desabre laser manifesta plus encore que nous faisions corps.

    Finalement le déroulement de la cérémonie fut surprenant mais son dénouement plutôt encourageant. Regardant mon Padawan mes pensées s'apaisairent

    et je compris que cela avait du être dur pour lui. Ce faisant je pensais aussi à mon autre apprenti, Weedge, et me rappelai de la requête de Maître Mordi.


    Aynor – Maître Sol'As Mordi aimerait ajouter quelques mots avant de clore la cérémonie.

    Le céréen s'éclaircit la voix et prit la parole.

    Sol'As – Rien de très solennel, mais je souhaitais profiter de l'occasion que nous soyons ici tous réunis pour officialiser quelque chose.

    Sachant de quoi il retournait, et ayant pris soin de repérer mon second (enfin désormais unique) Padawan je fis s'avancer ce dernier au centre de la foule pour le porter à hauteur du Maître Guérisseur.

    Sol'As Mordi – Weedge Terrik, plus que jamais nous avons besoin de talents uniques comme le tiens. Il y aura de nombreuses batailles à mener, et de vie à préserver. Par les pouvoirs qui me sont conférés, je te nomme officiellement guérisseur de l'Ordre Jedi.

    Des applaudissements nourris accueillirent la nouvelle et tout sembla s'engager pour passer une fin de journée presque insouciante.

    Eckmül – Ils ont même prévu le son et lumière, top !

    La tête du bith passa des uns aux autres et deux secondes plus tard il s'apperçu qu'aucun de ses amis ne partageait son enthousiasme.

    Kinsa – Ah non,  pas maintenant …

    La foule se dispersa bien vite au rythme des sirènes hurlantes qui devaient maintenant résonner dans tout le Vaisseau Académie. L'administratrice Lynesh Gi alla à la rencontre des membres du Conseil.

    Lynesh – Une flotte est sorti d'hyperespace.
    Kaarde – Tout le monde au pont de commandement.

    Ce message a été modifié par Aynor le vendredi 23 septembre 2016 - 01:22
    Ce message a été modifié par Aynor le dimanche 25 septembre 2016 - 21:22

    vendredi 23 septembre 2016 - 01:20 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar ProjetT

    ProjetT

    6232 Crédits

    [Corrigé du fait de la modification d'Aynor au dessus]

    Un peu plus tôt….


    Je me réveillais après une longue sieste, revigoré. Effectivement, l’infusion avait eu un excellent effet et j’étais on ne peut plus reposé. Je me prépare, deux sabres à la ceinture, et me dirige, passe manger un morceau. A la cantine du vaisseau, je tombe sur Jorus.
    Moi : Bonjour Maitre.
    Jorus : Appelle moi juste Jorus quand on est entre nous. Comment vas-tu Weedge ?
    Moi : Pas mal. Reposé, merci à Ellia. Je m’en allais à l’infirmerie mettre mes capacités à bon usage.
    Jorus : Excellente idée. Il ne reste que si peu de guérisseurs…. Tu peux faire la différence.
    Moi : Combien ?
    Jorus : D’apres Lynesh Gi, il ne reste que 3 guérisseurs officiels. Maitre Sol’As et les chevaliers Ellia Cadav et Shina Ten'Shi. Il y a bien quelques jeunes prometteurs, mais qui ont besoin d’entrainement et de guides…
    Moi : Si peu…
    Jorus : Oui… Weedge, puis-je te demander quelque chose ?
    Moi : Bien sûr.
    Jorus : peux-tu me confier le sabre de ta mère ? Pour l’étudier... et comprendre. Peut-être pourra t’on réparer la déchirure de la Force avec ? J’ignore ce qu’il sera possible, mais… il faut tenter.
    Moi : D’accord, prend en soin…
    Jorus : Promis.
    Je lui donne le sabre, avec un léger pincement au cœur. Son regard s’éclaire au moment de le toucher.
    Jorus : Je comprends ce que Aynor voulait dire, oui… Merci Weedge, merci Mirax.
    Moi : Sur ce, je vous… te laisse, Jorus.
    Jorus : que la Force soit avec toi, mon ami.
    Moi : Que la Force soit avec nous tous.


    Je m’éloigne et me dirige vers l’infirmerie. Ellia m’aperçoit et me fait signe. Shina est là aussi, affairée à soigner un autre chevalier. Maitre Sol’As me fait signe d’approcher.
    SolAs : Weedge, heureux de te voir en pleine forme.
    Moi : Merci Maitre. Je viens mettre mes maigres dons de guérison à votre disposition.
    Sol’As : J’accepte avec grand plaisir. Viens, justement j’ai besoin d’aide pour une chirurgie. De nombreux blessés nous avons, suite aux attaques de ces créatures. Notre ami ici semble gêné par un objet resté dans son mollet.
    Il désigne un chevalier endormi sur la table dans la salle à côté.
    Moi : Bien. Maitre. Je vais me préparer de suite.
    Je vais dans le vestiaire, mettre une tenue adaptée. Je garde mon sabre dans la poche. Dans la salle suivante, je stérilise celui-ci, me lave les mains et désinfecte tout afin d’être prêt et vierge de tout contaminant.
    Maitre Sol’As arrive, et commence la chirurgie. Mon travail était d’éviter tout saignement, en utilisant la Force pour protéger les vaisseaux sanguins et apaiser toute douleurs. Un travail minutieux, à cette échelle. Je prends mon sabre dans une main, passe la main au-dessus de la zone opératoire, et me concentre.
    Sol’As [voix étouffée par le masque] : Pourquoi le sabre, mon ami?
    Moi [pareil] : Son Cristal. Il m’aide à focaliser la Force dans ce genre de cas, encore plus là qu’elle est si faible… Et vous reconnaitrez surement ce cristal.
    Sol’As : Oui... le cristal de Wedge « Clickman ». Il a donc été retrouvé.
    Moi : Il m’a conduit à lui, comme son ultime cadeau pour moi avant de rejoindre la Force…
    Après quelques minutes de concentration, je fais signe a Sol’As que je suis prêt. Il commence, utilisant un scalpel laser pour entailler le muscle de façon précise. Il trouve rapidement le coupable des maux de ce chevalier. Une dent. La dent d’une de ces créatures. Il l’enlève, et range cette dent en isolation pour étude ultérieure. Il scanne la région pour s’assurer que rien d’autre ne se trouve dans la région, et cautérise la plaie. Il m’indique alors que je peux relâcher mon attention, que l’opération était terminée.
    Sol’As : Parfait. Conduit le en salle de réveil.
    Je m’exécute.
    Je reste de la journée passa à soigner des blessures. Ellia et Shina était parti, laissant l’infirmerie a Sol’As et moi le temps de se reposer. Sol’As passa beaucoup de temps à m’observer. Quelques jeune padawan étaient là aussi, apprenant et pratiquant des geste simple. Je prenais un certain plaisir à leur enseigner les rudiments.
    Arrive à ce qui était la soirée – selon l’heure du Temple Jedi de Coruscant, car la notion de jour et nuit dans un vaisseau était difficile à qualifier – Ellia et Shina revinrent.
    Sol’As : Juste à l’heure. Weedge, fin de journée pour toi et moi. Va te préparer, une grande cérémonie aura lieu dans la grande salle dans 30 minutes. Va te préparer, il est important que tu sois là.
    Je m’exécute, prend une bonne douche dans le vestiaire de l’infirmerie, et remet ma tenue standard.

    Je me dirige dans la grande salle, et prend le temps d’établir une liaison vidéo pour que ceux à l’infirmerie puisse assister à la cérémonie, eux aussi.
    Je prends place dans la foule de la cérémonie. Dans un groupe de jeune padawans. Maitre Sol’As chuchotait un mot aux autres maitres, je les vis acquiescer. La cérémonie débuta.
    Kinsa, et Eckmül était promu chevalier, et c’était mérité. J’applaudis. Galen refusa cet honneur, ne se sentant pas prêt. Son choix fut accepté et aussi applaudit. Cela demandait un certain courage de faire un tel choix. Puis la lumière revint.
    Aynor : Maître Sol'As Mordi aimerait ajouter quelques mots avant de clore la cérémonie.
    Le céréen s'éclaircit la voix et prit la parole.
    Sol'As : Rien de très solennel, mais je souhaitais profiter de l'occasion que nous soyons ici tous réunis pour officialiser quelque chose.
    Et mon Maitre Aynor se dirigea alors vers moi, et m’invita à rejoindre les maîtres au centre. J’ignorais de quoi il retournait. Elle me guide devant Maitre Sol’As.
    Sol'As : Weedge Terrik, plus que jamais nous avons besoin de talents uniques comme le tiens. Il y aura de nombreuses batailles à mener, et de vie à préserver. Par les pouvoirs qui me sont conférés, je te nomme officiellement guérisseur de l'Ordre Jedi.
    Des applaudissements nourris accueillirent la nouvelle.
    Je saluais les Maîtres, une pointe de fierté m’envahis, et beaucoup d'humilité. J’étais donc devenu le 4eme guérisseur de l’Ordre.
    Ce moment prit vite fin quand les alarmes résonnèrent.
    Lynesh : Une flotte est sortie d'hyperespace.
    Kaarde : Tout le monde au pont de commandement.
    Je fonce vers l’infirmerie. Je sentais que mon nouveau titre serai vite mis à rude épreuve…

    Ce message a été modifié par ProjetT le lundi 26 septembre 2016 - 02:25

    samedi 24 septembre 2016 - 23:23 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Ordo

    Ordo

    18172 Crédits Modo

    [HRP: Salut à tous! Juste un petit message pour vous dire que ce soir est un grand soir pour moi. En effet, afin de marquer la chute dans le côté obscur de mon personnage et avec l'aval de Kaarde que je remercie au passage, j'inaugure mon nouveau compte! Vous l'aurez compris, je suis anciennement Bencenovii! Il y avait également une volonté de ma part d'avoir un compte avec le vrai nom de mon perso, voilà qui est chose faite! Mais revenons à notre histoire...]

    [Post réalisé en collaboration avec Ange Solo]




    Pendant ce temps là sur Coruscant, un Mandalorien est toujours à la recherche de la vérité.

    La situation est à son point le plus critique lorsque tout à coup, les portes du bureau de la Chancellerie s'ouvrent, dévoilant Sät'sa Cki qui s'exclame aussitôt d'un ton autoritaire :


    Sät'sa - Cela suffit ! Maître Ordo, je vous en prie, vous êtes mon invité.

    Alors qu'il allait affronter toute la garde sénatoriale, Ceno est déconcerté par la soudaine apparition de la Chancelière. D'un signe de la main, elle l'enjoint à la suivre dans son bureau et ajoute à l'attention des gardes "Seul." De plus en plus intrigué et voyant que les gardes obéissent et abaissent leurs armes, Cera Ordo se détend légèrement avant d'entrer dans le bureau de son habituel pas lourd. En quelques secondes, il analyse la pièce grâce à ses scanners. Les données affichées sur sa visière ne révèlent aucun mouchard. Le grand mando se place alors immobile face à Sät'sa, dans une posture rude. La Chancelière va vérifier que la porte est bien fermée, elle retourne ensuite à son bureau, l'air soucieuse. Mais cette expression ne suscitera aucune compassion de la part du Jedi noir.

    Cera - Vous êtes bien téméraire de me recevoir ainsi, seule et sans défense... Je devrais vous éliminer sur le champs...

    Après un temps et une mine toute aussi soucieuse, elle répond d'un ton résigné:

    Sät'sa - En regards des événements, je ne peux malheureusement qu'être de votre avis.

    Et elle s'assoit lourdement dans son fauteuil. Cera a beaucoup de mal à contenir sa colère.

    Cera - Pourquoi...? Pourquoi avoir fait ça...? Des milliers de jedi sont morts! Massacrés par vos troupes! Massacrés par la république! Et ces monstres qui ont déferlés sur nous! C'est vous qui les contrôlez!?

    Ceno commence à s'énerver, il balaye d'un seul geste tout ce qui se trouvait devant lui sur le bureau.

    Sät'sa  - Maître Ordo, si ma parole peut avoir encore un quelconque poids après ces tragiques événements – quoique le mot soit faible -, je vous fais la promesse de répondre à toutes vos questions mais, avant, je tiens tout d’abord à vous faire part de mon profond soulagement quant au fait de vous savoir sain et sauf et vous prie, avant de poursuivre cette conversation qui, nous le savons l'un comme l'autre, ne saura pas être sans heurts, de me donner des nouvelles de Maître Naberry et des autres Jedi... Par pitié, dites-moi qu'il y a des survivants.

    Son changement de ton au fur et à mesure qu'elle parle trahit sa détresse. L'ex-Jedi ressent la honte dans sa voix. Il laisse volontairement passer quelques secondes avant de répondre avec un ton méprisant:

    Cera - Cessez ce petit numéro. Vous voulez me faire croire que vous vous préoccupez de leur sort?
    Sät'sa - Comment donner du poids à sa voix quand tout vous accable ?

    Elle marque une pause et se lève. Elle regarde dehors et prononce avec lassitude:

    Sät'sa - Vous avez sûrement raison. Mieux vaut-il sans doute en finir tout de suite. La honte... Il n'y a rien de pire comme sentiment.

    La tentation est grande... Pourtant, Ceno ne sait quoi faire à cet instant. Elle a l'air sincère, mais elle ne peut être lavée de tout soupçon aussi facilement. Elle doit mourir, cela fera toujours un suspect de moins. Malgré cette pensée, le Mandalorien n'arrive pas à se résoudre à tuer cette femme de sang froid. Il tourne devant le bureau et s'arrête lentement jusqu'à se fixer, serrant les poings. Sa voix est marquée par l'hésitation.

    Cera - Si je vous tue... Non seulement je ferai de vous une martyre et condamnerai encore un peu plus ce qui reste de l'Ordre Jedi, mais en plus nous... Je n'aurai aucune réponse... Et je dois comprendre. Pas pour les Jedi... Ils ne m'ont pas écouté, ils méritent ce qui leur arrive. Mais je ferai payer les responsables de cette trahison. Je les trouverai, où qu'ils soient, et je les détruirai.
     Sät'sa - Je ne cherche pas à être une martyre. Jamais ! Pas pour ce que j'ai fait. Elle marque une courte pause. Avant que vous ne décidiez quoique ce soit, puis-je avoir votre parole que vous me laissez exposer ce que je sais ? J'ai trop fait ou plutôt, pas assez. Du reste, mon sort est entre vos mains.
    Cera - Au moindre signe suspect de votre part, je vous tue. Maintenant dites-moi tout ce que vous savez et peut-être que je réviserai mon jugement.
    Sät'sa - Merci... Souvenez-vous ce qui est arrivé au Chancelier Mahan. Ma nomination. La destitution de Maître Naberry. La suite des événements. Avant… Je ne sais même pas comment on peut nommer ça… ce… génocide. C’est le mot. J’ai contacté personnellement Marcus Srent, le Responsable des Renseignements de la Coalition, afin de le charger personnellement de blanchir Kaarde. Lui comme moi savions que quelque chose se préparait. Nos échanges furent nombreux jusqu’au moment où ce dernier m’a affirmé qu’une taupe se trouvait au sein de ses services et qu’il était préférable que nous rompions tout forme de contacts jusqu’à ce qu’il la trouve. Je suis restée sans nouvelle depuis...

    Parallèlement, vous n’êtes pas sans savoir que la situation au Sénat est catastrophique et que le nombre de sénateurs vous soutenant s’amenuise de jour en jour. Depuis deux semaines le prétendant au titre de Gouverneur du secteur Corellien, Lving Bommbassa, ne cesse de gagner en partisans et en prestance. Le jour de l’attaque, j’ai été retenu dans un des cabinets du Sénat pendant des heures. Le sénateur de Chandrilla est alors rentré en trombe dans la pièce où nous nous trouvions et nous a mis au fait de ce qui se passait. J’ai alors été accusée et escortée jusqu’à mon bureau dont je ne suis pas sortie depuis, soigneusement gardée par les deux gardes que vous avez vus. Amis. Ennemis. Je n’en sais strictement rien. Aucune déclaration publique. Rien. Je suis coupée de tout...

    Je ne sais rien. Je n’ai rien vu venir. Je suis inutile. Tout me porte à croire que mon élection n’a pas été un hasard. Vous pouvez tout vérifier. Je ne suis qu’un pion sur un échiquier. Et je ne sais pas quoi faire. Tout ce qu’il me reste : ma fortune personnelle que je laisse à votre entière disposition. Que faire de plus ? Ou est-ce encore une façon d’empirer les choses ! La mort me semble bien douce à côté de ce qui m’attend...
    Cera - . . .

    Ceno écoute attentivement, en sondant la force il ne ressent aucune manipulation. Il prends bien note de toutes les informations, il enregistre tous les noms et les pistes même lointaines qu'ils offrent. Toutefois si tout cela est bel et bien la vérité, ces justifications lui donnent envie d'en finir avec cette minable. Elle Chancelière, la menace qui planait sur les Jedi ne pouvait être que renforcée. Sa nomination ne peut pas être un hasard, c'est certain.

    Cera - Comment avez-vous pu croire que vous seriez à la hauteur? À l'époque, Baaaaaaal n'aurait fait qu'une bouchée de vous.
    Sät'sa - La désillusion ! Je ne vais pas nier que l'attrait du pouvoir m'est inconnu ! Maintenant, il me reste une question. Que faire maintenant ? La solution est-elle de rester à ce poste, me savoir manipuler mais éviter ainsi que celui qui tire les ficelles se trouve à ma place ? Ou démissionner. La voie de la facilité.
    Cera - M'aiderez-vous à découvrir les responsables? Même si je doute que vous ayez les épaules...
    Sät'sa - J'ai été incapable de vous protéger. Maintenant, je suis au fait de ma situation. J'agirai comme il vous plaira : être vos yeux et vos oreilles ici et faire du mieux que je pourrais en mettant toutes mes ressources personnelles à disposition ou repartir pour Panthera.

    Un choix difficile. Ceno réfléchit longuement. La chancelière n'est clairement pas en sécurité ici, mais c'est à elle d'assumer ses erreurs aujourd'hui, elle n'échappera pas à son destin funeste:

    Cera - Vous resterez ici et agirez avec vos moyens. Découvrez qui est derrière le conflit de Rhommammool, je m'occupe du reste. Bien sûr, ce ne sera pas sans danger. Autant vous préparer au pire.
    Sät'sa - Je ne vous décevrai pas. Elle marque une pause et le regarde avec plein de compassion. Abrégez maintenant mes souffrances et dites-moi que Kaarde est vivant !
    Cera - J'ai... Nos liens ont été rompus... Je ne pourrais le dire avec certitude mais... Je pense qu'il l'est... Avec quelques autres Jedi... Une poignée tout au plus.

    Le regard de Sät'sa s'illumine à la mention de Kaarde et s'éteint ensuite.

    Sät'sa - Vous exprimez mon désarroi est insuffisant face à cette nouvelle. Elle fouille dans ses papiers et écris ses coordonnées bancaires qu'elle tend à Ceno. Faites ce qu'il vous faudra pour mettre les autres à l'abri, Maître Ordo.
    Cera - Ne m'appelez plus comme ça... Je suis Cera Ordo, le bras droit de Mandal'ore, je ne fais plus partie de l'Ordre. Les Jedi se sont fourvoyé et je vous le répète, je ne fais pas ça pour eux.
    Sät'sa - Alors faites-le pour vous.

    Elle tend sa main. Le balèze en armure prends les coordonnées après un instant d'hésitation.

    Cera - Et maintenant? Croyez-vous que je puisse repartir tranquillement? Ne devriez-vous pas ordonner ma capture ou quelque chose comme ça?

    Elle hausse les épaules.

    Sät'sa - Je ne sais pas qui sont mes amis ici. Les deux gardes vous laisseront sûrement tranquilles mais attendez-vous à de la résistance. Elle montre la fenêtre. Il vous reste cette sortie. Prenez juste le soin de m'assommer. Au point où j'en suis, les médias se chargeront bien assez vite de mon incompétence.
    Cera - Très bien. Je vais vous amocher un peu, ça fera plus vrai.

    Il s'approche très très près avec un air assez menaçant. La Chancelière sait à quoi s'attendre pourtant elle n'est pas tranquille.

    Cera - Veuillez m'excuser, madame.

    Il lui colle une beigne en pleine poire et Sät'sa y perd une dent, avant de s'écrouler sur le sol, inconsciente. Le Mandalorien profite de cet instant unique, on assomme pas un Chancelier tous les jours, puis il tire une salve de blaster juste à côté de sa tête. Immédiatement les gardes débarquent et envahissent le bureau en tirant à vue. Ceno court vers la baie vitrée, son beskar'gam absorbe quelques impacts jusqu'à ce qu'il saute à travers la vitre. Un garde se rue sur Sät'sa Cki tandis que tous les autres foncent vers la vitre cassée. Tout à coup le Ghost s'élève devant leurs yeux ébahis, un Mandalorien sur son toit. Les phares et le souffle de l'engin empêchent les gardes de tirer. Cera Ordo leur fait un petit salut avant de s'engouffrer dans le monoplace puis il met les voiles. Très vite, il se retrouve poursuivis par une patrouille des FSC.


    Ce message a été modifié par Ordo le vendredi 30 septembre 2016 - 15:21

    mardi 27 septembre 2016 - 23:04 Modification Admin Réaction Permalien

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    AngeSolo

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    Ce fut donc d’un pas énervé que la Corellienne gagna son vaisseau et décolla direction Coruscant. Grommelant plus que d’accoutumée aux commandes de l’Angel, elle mit moins de soin à quitter l’atmosphère en douceur et sauta dans l’hyperespace bien plus tôt qu’elle ne le faisait d’ordinaire, s’assurant ainsi de rompre tout contact avec Myrkr prématurément.

    Elle sentait ce besoin viscéral de se défouler mais, calfeutrée dans cet environnement si clos et familier, les possibilités de le satisfaire s’avéraient réduites. Dormir. Elle palpa les poches de sa veste en vain et prit la direction du salon au travers duquel elle avait jeté ses affaires en vrac avant de mettre les voiles. De l’épice. Cela devrait aider.

    Arrivée, elle s’agenouilla sur un des nombreux sacs et en sortit une petite quantité de drogue qu’elle examina d’un œil expert. Aucune signe de contentement de changea les traits de son visage comme rien ne pouvait contrebalancer cette mauvaise humeur décuplée par le dernier entretien improvisé qu’elle avait eu avec Wes avant de partir. Elle se leva, s’assit sur une des banquettes et ingurgita une dose toute sauf raisonnable de son butin.

    Cette si délicieuse ivresse ne tarda à se répandre dans toutes les parcelles de son corps, décuplant ses sens et filtrant une partie des pensées qu’elle préférait oublier. Elle soupira et ferma les yeux qu’un bruit sourd les lui fit rouvrir. Sa main se crispa sur l’un de ses blasters et son corps se redressa. Quelque chose n’allait pas. Les sens en alerte, elle mit le cap vers l’origine du son que son instinct qualifiait de suspect.

    Après plusieurs essais infructueux, elle ouvrit d’un des placards des quartiers de l’équipage et se trouva nez à nez avec le visiteur indésirable. Elle balança une douzaine de jurons en vieux corellien et rengaina son arme.

    Ange, nonchalante : Sors de là.

    L’intrus hésita un instant et obtempéra. Il se releva et sortit de sa cachette de fortune.
    Un éclair de lucidité passa dans le regard de Solo qui se mit à rire intérieurement. Elle baissa les yeux, se passa une main sur le visage et laissa échapper un rictus nerveux. Elle venait de comprendre.

    Quel fils de Hutt !

    Ange, l’air mauvais : Je me contrefous de savoir la raison de ta présence ici. Une fois arrivées à destination, je te fous dans le premier vaisseau venu.
    Mara, s’esclaffant : Non ! Tu auras besoin de moi !
    Ange, levant un sourcil : Besoin de toi ? Et pourquoi au juste ?
    Mara : Les bêtes qu’il y a là-bas, tu ne sais pas à quoi elles ressemblent.
    Ange : Les bêtes qu'il y a là-bas bouffent du Jedi. (Elle pointe un index dans sa direction.) Toi Jedi. Moi pas Jedi. La subtilité t'échappe ?
    Mara : Technique, je ne suis pas vraiment Jedi…
    Ange, pestant : T'as la Force. Joue pas sur les mots.
    Mara : Et toi, pourquoi tu ne l'as plu ? Grand Maitre d'Arme Solo !
    Ange, faisant la moue : Utilise ta matière grise, tu comprendras.

    La Corellienne croisa les bras et attendit.
    La situation commençait à l’irriter sérieusement. Ange avait besoin de solitude et, depuis plusieurs fois déjà, les personnes qui l’entouraient et les circonstances contrecarraient cette nécessité vitale. Son taux de sociabilité, très bas à l’ordinaire, pointait dangereusement vers le seuil critique.

    Alors qu’elle divaguait sur d’hypothétiques – et tout aussi fictifs – moyens de se débarrasser de Mara, elle constata que la mine de cette dernière venait d’afficher une expression de surprise.

    Ca y est. Le crédit vient de tomber.

    Mara : Je… Je voudrais vraiment t’accompagner. J’ai besoin de découvrir ce qui se passe…

    Solo ne prit pas la peine de répondre, tourna les talons et s’évertua à mettre de la distance.

    Mara, à la recherche d’un nouvel argument : Wes m’a demandé œil sur toi…

    Si cette dernière s’attendait à marquer un point, elle ne fit que rehausser la colère que son interlocutrice – ou plutôt la drogue qu’elle avait prise – tâchait de contenir.

    Ange, serrant les dents : Wes peut aller se faire f***** ! Et toi aussi, par la même occasion !
    Mara, sur le ton de la provocation : Dis-moi, comment tu fais pour collectionner les conquêtes alors que tu es tout le temps agressive ?
    Ange, offensée : Moi ? Collectionner ? Tu t’incrustes sur mon vaisseau et tu me balances de telles conneries à la g*eule ! (Menaçante) Tu veux que je t’en donne de la collection ?
    Mara : Sans façon. En parlant de collection, c’était bien avec Ganner ?

    Trop. C’était trop.
    Mara avait atteint la limite à ne pas franchir.
    Le coup partit et se logea dans son épaule.
    Un cri, des jurons mais elle n’y prêta aucune attention, se contentant de prendre la direction du cockpit à grandes enjambées. Il y avait des sujets à ne pas aborder.

    Mara, vociférant : Mais c’est quoi ton problème ?
    Ange, faisant volte-face : Mon problème ? C’est TOI, mon problème ! MA vie ne TE regarde pas. On ne se parle pas. On ne se regarde pas. On ne se calcule pas. On atterrit et TU fous le camp !

    Suivant son idée initiale mais la modifiant légèrement, elle se calfeutra dans ses appartements et verrouilla la porte.


    mercredi 28 septembre 2016 - 22:04 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kaarde

    Kaarde

    16840 Crédits Modo

    C’était étonnant de diriger une nouvelle cérémonie d’adoubement, de donner des ordres, d’être écouté des Jedi. Je faisais ces choses depuis des décennies et je pensais encore il y a quelques heures que le meurtre de Gaïus Mahan y avait définitivement mis fin. L’histoire devrait-elle donc retenir le nom de Kaarde Naberry comme celui d’un assassin et du dernier dirigeant de l’Ordre Jedi ?
    C’était bien parti, en tout cas, avec ce qui se profilait à l’horizon. Quelques minutes à peine après la fin de la cérémonie des nouveaux Chevaliers tous les Jedi étaient à leur poste. Avec la plupart d’entre eux je me trouvais sur la passerelle.

    Moi. - Alors Lyhesh, à qui avons-nous affaire ?
    Lyhesh. - Vous n’allez pas aimer.
    Moi. - Dites toujours.
    Lyhesh. - Une flotte armée de la République. Encore à bonne distance.

    Les holos indiquaient effectivement la présence d’une flotte conséquente, heureusement hors de distance de combat. Un frisson glacé parcouru l’échine de chaque Jedi présent. Je senti moi-même beaucoup de mes espoirs s’envoler.
    N’y avait-il donc aucune échappatoire ? J’avais pourtant promis aux padawans qu’ils étaient en sécurité, bon sang !

    Lyhesh. - Heureusement que Kinsa et Eckmül ont activé le mode « Vigilance Conflictuelle ». Sans ça ils auraient pu nous surprendre. Cependant je ne m’explique pas comment ils ont pu nous trouver. Le Chu’Unthor est en perpétuel déplacement, et il est quasiment indétectable !
    Aynor. - Hum… soit c’est un coup de chance, soit…
    Doc. - Soit ils ont réussi à suivre un des vaisseaux arrivés récemment à bord. Quels étaient les derniers ?
    Galen. - Euh, l’Arrow et… mon chasseur piloté par R1. Il s’est échappé de Yavin 4 et a rallié le Chu’Unthor pendant la cérémonie.
    Jorus. - Quoi ?! Ton droïde a attiré la République ici ?
    Galen. - Je suis désolé, je… je lui avais pourtant dit de faire attention, et R1 est loin d’être idiot. Il a forcément pris toutes les précautions !
    Moi. - Peu importe comment ils nous ont trouvé ! Grâce au mode « Vigilance Conflictuelle » il est toujours temps de s’enfuir. Lyhesh, faites-nous faire plusieurs bond hyperspatiaux.

    Le lourd vaisseau académie manœuvra lentement, tandis que chaque Jedi à bord attendait nerveusement. Il passa bientôt la barre de la vitesse lumière. Un premier saut aléatoire fut effectué, puis un deuxième pour brouiller les pistes comme le prévoyait la procédure. Le Chu’Unthor réintégra l’espace normal dans le vide intersidéral, à l’écart de tout système. Il fallu une bonne heure de scans longue distance pour annuler l’alerte.

    Aynor. - Bien ! Maintenant nous allons pouvoir souffler et nous organiser pour…
    Lyhesh. - Alerte ! Ils nous ont retrouvés !
    Moi. - Mais c’est impossible !

    Une flotte de la République, exactement la même qu’auparavant, s’était matérialisée derrière nous, ce qui ne pouvait signifier qu’une chose…

    Doc. - Ils nous suivent à la trace ! Il y a forcément un mouchard à bord !
    Lyhesh. - Impossible ! Aucun non-Jedi n’a jamais mis le pied sur le Chu’Unthor depuis son lancement. Et il est régulièrement contrôlé de la proue à la poupe !
    Doc. - Alors dans un de nos vaisseaux légers !
    Lyhesh. - Ils ont tous été inspectés sitôt après leur appontage !
    Doc. - Donc un de nos passagers !
    Jorus. - Oui, je pense qu’il faudrait jeter ce droïde, R1, dans le vide.
    Galen. - Hé !
    Moi. - Mais qui à bord pourrait s’être fait refiler un dispositif de traçage ? Nous n’avons pas eu de vrais contacts avec l’ennemi.
    Aynor. - Mais si, Kaarde ! Toi !

    Pendant un instant je ne compris pas où la belle twi’lek voulait en venir. Puis la chose me frappa comme un coup de massue gamorréenne. Quel imbécile j’avais été !

    Moi. - Mille vornskrs ! La fausse Tyria !
    Aynor. - Réfléchis bien. Lorsqu’elle t’a fait évader, t’aurais-t-elle donné un faux crédit ou un objet quelconque que tu aurais ensuite conservé jusqu’ici ?
    Moi. - Non, rien, à part mon… oh, la… ! Donnez-moi une minute.

    Je m’assis en tailleur et fis voler mon sabre laser éteint juste devant mon nez. Avec un peu de concentration (il en fallait quand même, depuis le déchirement du Côté Lumineux), je parvins à faire s’écarter toutes les pièces les unes des autres, ainsi que je l’avais fait le jour où j’avais assemblé mon arme la première fois puis à chaque entretien. Chaque pièce était là, à sa place,… mais il y en avait une de trop.

    Moi. - Un mouchard ! Elle a mis un mouchard dans mon sabre laser !
    Doc. - Il est encore temps de s’en débarrasser. Lyhesh, amorcez un saut hypersatial, vite !

    Sans plus attendre Doc empoigna le petit dispositif et s’en alla le jeter dans le sas de décompression le plus proche. Lorsqu’il revint sur la passerelle j’avais déjà ré-assemblé mon sabre, et les premiers tirs de la flotte républicaine effleuraient nos boucliers arrières.

    Lyhesh. - Vitesse lumière dans 3, 2, 1… Go !

    Derrière la baie vitrée les étoiles devinrent des stries puis laissèrent la place au tunnel bleuté de l’hyperespace. Tout le monde poussa un soupir de soulagement.

    Aynor. - Dommage que nous ayons dû jeter ce mouchard. Une étude approfondie nous aurait peut-être permis de… Ouch !

    Le Chu'Unthor vibra comme sous l’effet d’un choc ou d’un brusque freinage. Tout le monde se retrouva les quatre fers en l’air.
    Lyhesh Gi fut la première à se relever et à ramper vers les consoles. A l’extérieur le tunnel de l’hyperespace avait disparu.

    Lyhesh. - Je ne comprend pas, ce saut était trop court. On n’aurait pas dû retourner dans l’espace normal si vi… Malédiction ! Nous sommes pris dans un champ d’interdiction !
    Moi. - Il y a un croiseur Interdicteur qui nous attendait ?!
    Lyhesh. - Oui ! Nous sommes passés dans la trajectoire de son champs gravifique, il nous a arraché à l’hyperespace et nous retient ici.

    Les croiseurs Interdicteurs avaient la capacité précieuse de simuler des cônes d’attraction gravifiques reproduisant ceux de corps célestes importants. Tout vaisseau en vitesse lumière qui se retrouvait dans leur champ d’action se retrouvait donc brutalement arraché à l’hyperespace et ne pouvait y retourner.
    Tant que ce croiseur était là, nous étions coincés.

    Doc. - Nous n’avions plus le mouchard ! Comment ont-ils fait ?!
    Jorus. - Ils ont pu disperser des Interdicteurs sur plusieurs de nos points de fuite possible du secteur.
    Aynor. - Quand bien même, les chances étaient minimes.
    Lyhesh. - Une autre flotte de la République vient d’émerger autour de l’Interdicteur ! Ils lâchent les chasseurs !

    La disparition étaient désespérée. Encore une fois. Mais cette fois-ci j’étais bien décidé à ce que tous les Jedi sous ma responsabilité s’en sortent.

    Moi. - Que tout le monde gagne son chasseur ou son poste ! Préparez-vous pour la bataille ! Cette fois nous ne pourrons pas éviter le combat.


    Ce message a été modifié par Kaarde le vendredi 14 octobre 2016 - 13:23

    lundi 03 octobre 2016 - 00:51 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

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    Avant…
    Les derniers survivants de notre Ordre, maîtres et chevaliers principalement, s’étaient rassemblés dans une grande salle pour la célébration d’une cérémonie d’adoubement. Le Conseil était constitué de grands maîtres dont les lames illuminaient la pièce obscure, et Kaarde Naberry avait passé le sien sur les épaules de Kinsa et d’Eckmül dans un serment d’intronisation solennel. Puis quand vint mon tour… j’avais reculé. Je ne me sentais pas devenir Chevalier maintenant parce qu’il me reste encore beaucoup à prouver pour mériter ce titre. Les maîtres ont compris que mon choix était fait et ne me blâmait pas, me considérant comme en attente de recevoir l’illumination. Ce fut ensuite au tour du maître céréen Sol’As Mordi de faire son action et de nommer Weedge au rang de guérisseur. Il en fut ravi.

    Pendant que le vieux maître céréen faisait son discours pour la nomination de Weedge, je mettais mis contre un mur pour laisser plus de prestige à mon camarade zabrak qui reçoit à son tour un certain instant honorifique. Reyn à mes côtés, elle me prévient en tirant un bout de ma veste, que Kinsa et Eckmül arrivaient vers moi. La jeune twi’lek se dresse devant moi et me sermonne à voix basse.

    Kinsa : - Bon sang Galen ! Qu’est-ce qui te prend ?
    Moi : - Quoi donc ?
    Eckmül : - On n’a pas vraiment tous compris la raison pour laquelle tu as décliné ton adoubement.
    Kinsa : - Kaarde, Aynor et les autres maîtres t’accordent le titre de Chevalier parce que tu le mérites. Pourquoi tu as refusé un tel honneur ?
    Moi : - Navré, Kinsa, mais le mot « honneur » fait rarement partie de mon vocabulaire. Je n’ai pas refusé d’être chevalier, j’ai dit que je n’avais pas le potentiel pour le devenir.
    Kinsa : - Remettre en cause la décision du Conseil n’est pas sans problèmes, Galen. S’ils pensent que tu es digne du titre de chevalier, c’est que c’en est ainsi.
    Moi : - Eckmül, Kinsa. Il y a pas que la décision des maîtres qui compte, il y a aussi l’avis du concerné. Un vrai Jedi est celui qui sait distinguer sa véritable place dans l’univers.

    Je décide de quitter ma place pour me faufiler parmi les spectateurs, abandonnant mes deux camarades. Je sais que Kinsa a raison mais je sais aussi que ma vision des choses me rend unique et différent d’elle. En regardant en arrière, je la vois soupirer de détresse. On dirait qu’elle et Eckmül veulent me suivre et ils me rejoignent aux premiers rangs, pour voir Weedge sous les applaudissements. Puis, contrairement à Eckmül qui croyait à des installations pour la fête, je sens que la sirène annonce que quelque chose va mal. L’arrivée alarmante de Lynesh le confirme et nous nous rendons à l’aile de commandement.

    Après…
    Une nouvelle fois, nous nous retrouvons dans une grande impasse avec l’impossibilité de plonger en saut hyperespace à cause d’un croiseur Interdicteur. Alors que l’on vient tout juste d’échapper à la première flotte et balancer un mouchard loin de notre position…

    Lyhesh : - Une autre flotte de la République vient d’émerger autour de l’Interdicteur ! Ils lâchent les chasseurs !
    Kaarde : - Que tout le monde gagne son chasseur ou son poste ! Préparez-vous pour la bataille ! Cette fois, nous ne pourrons pas éviter le combat.

    Le message est parvenu à tous les Jedi et seuls ceux qui savent piloter un vaisseau se dirigent dans le hangar pour aller monter dans des chasseurs Jedi de type Eta-2. Au moment où le Grand Maître a lancé l’annonce, je file en vitesse vers le hangar et contacte par la même occasion mon partenaire droïde ; R1 me confirme qu’il est prêt au hangar principal et qu’il va démarrer mon chasseur pour moi. Je me dépêche d’aller dans ce hangar, passe l’entrée puis descend d’une échelle en glissant, avant de courir atteindre mon chasseur Aile-V évolué. R1-P7, toujours accroché dans sa place, me salue et me dit qu’il n’y ait pour rien dans l’arrivée de la République. Je le rassure en lui annonçant que c’est un mouchard glissé dans le sabre de Kaarde qui est responsable. Une fois monté dans mon chasseur, je décolle du hangar et file dans l’espace, pour rejoindre la bataille.
    Les vaisseaux légers des deux camps se poursuivent les uns et les autres, entraînant toute une série de retournement de situation pour chacun ; certains chasseurs du Chu’Unthor canardent ceux de la flotte Républicaine tandis que d’autres se font canarder par l’ennemi. Je navigue entre quelques-uns et me placent derrière ceux qui ont des difficultés. Lorsque je me trouve derrière un chasseur Aile-X de la République, je le suis à la trace pour bien lui mettre la pression. C’est dès que je l’ai bien dans le cadran que je m’apprête à tirer.

    Moi : - Allez ! Prends-toi mes tirs, pigeon.

    Les canons-lasers de mon Aile-V tirent des centaines de salves bleues sur ma cible, le touchant sur une ou plusieurs parties qui s’endommagent vite. Je continue de semer les chasseurs de la République derrière moi et de tirer sur ceux qui poursuivent mes camarades pilotes. Bientôt, le nombre de vaisseaux au combat est à égalité pour les deux flottes. Je me mêle encore une ou deux fois à la bataille spatiale, faisant tourner en bourrique mes assaillants pour permettre aux chasseurs Jedi de les attaquer à leur tour.
    R1 me signale alors qu’un autre croiseur se rapproche de la bataille. Et quel fut mon étonnement en découvrant à travers le transparacier de mon cockpit que c’est le croiseur Interdicteur mentionné par Lynesh. Je décide de sortir un moment du champ de bataille pour me frotter un peu à ce poids lourd semeur de saut hyperspatial ; l’immense bâtiment est logé aux côtés des deux autres croiseurs. Je me rapproche dangereusement de l’Interdicteur et passe à l’offensive ; les canons du croiseur tentent de m’abattre mais j’esquive leurs tirs avec attention et précision. Je me dirige tout droit vers l’un des dômes de puits gravifique.

    Moi : - R1 ! Prépare les torpilles plasma ! On va bombarder l’un de ses dômes.
    R1 : - BWWWEEIIH BWWWEH !
    Moi : - Mais je sais qu’on joue avec le danger ! Je sais !

    Je me concentre davantage dans ma manœuvre de pilotage, esquivant le plus possible de tirs de canons de l’Interdicteur ; j’atteins enfin le pôle du dôme et verrouille dans mon viseur ma cible. Cible verrouillée ! J’appuie sur le bouton de mon guidon et lance une torpille plasma sur le générateur polaire du dôme. Celui-ci explose sous l’impact de la torpille et la moitié du dôme avec. R1 m’informe de ses capteurs que nous avons fait diminuer le champ d’attraction de 15% et endommager d’une part l’Interdicteur.
    Je décide de ne pas m’attarder dans le secteur et retourne à côté de Chu’Unthor. Seulement, un tir de canon vient se loger dans l’arrière de mon chasseur, provoquant un dysfonctionnement de mon réacteur. Sous l’urgence, je préviens les autres chasseurs ainsi que le pont que je rentre à la base. J’atteins avec succès le hangar principal et atterris. Pendant que les droïdes astromech et pompiers arrivent pour éteindre mon réacteur en feu, je fais déloger rapidement R1 de son poste pour l’éviter de recevoir les flammes jusqu’à lui. Ouf, il a eu chaud. Nous quittons le hangar pour rejoindre le couloir qui mène au pont.

    Moi : - C’est bon ! On peut dire que l’on a aidé de notre mieux la flotte Jedi et que l’on a joué avec le feu. Mais on s’en est sorti !
    R1 : - Twwwioup bwwwiouh wwouh.
    Moi : - T’inquiète ! On a peu de chance de perdre cette bataille puisqu’on a causé plus de pertes à la flotte ennemie que nous…

    Un terrible son de choc se fait entendre, suivi par une secousse de déflagration. Je me retiens de perdre l’équilibre puis me penche en avant pour souffler.

    Moi : - D’accord, je retire ce que j’ai dit. (Je me tourne vers R1.) Sinon, R1, as-tu des informations concernant l’attaque de l’Académie, qui pourrait nous être utiles ?
    R1 : - Rwiouh wwioooh. Wwoouh bwwoouih bweeoup. (Traduction => Bien sûr que j’en ai. Mais je devrais plutôt les faire passer sur l’holotable du pont.) Twweep wiiiouh whiiouh twiouh! (Et j’ai une bonne nouvelle pour toi !)
    Moi : - Quelle bonne nouvelle ?

    C’est alors que R1 s’arrête face à moi et ouvre une de ses parties pour sortir son bras articulé droit, pour ensuite aller chercher dans une des parties dans son dos quelque chose qu’il me montre aussitôt. Et là, je saute au plafond. Le Codex de Tython ! R1 avait pris sur lui cet holocron mystique dans sa carcasse et il me l’a ramené !

    Moi : - Hé ! Sacré R1 ! Tu as récupéré le Codex ! (Je prends l’holocron dans mes mains.) Maintenant, on a une certaine opportunité de reconstruire notre Ordre.

    Je me dis qu’il faut impérativement aller porter le Codex sur le pont pour le signaler aux maîtres. Ceux-ci vont être contents, surtout Kaarde et Aynor. Accompagné par mon fidèle R1, je me lance au pas de course vers le pont de commandement. Je serre dans ma main gauche l’holocron rhombicuboctaèdrique, mon cœur bats à plein. Je me dis que c’est un jour plein d’espoir. Et si c’est possible, je me dis que je pourrais ouvrir le Codex moi-même. Pour en faire profiter mes compagnons autant que moi.
    Maintenant, nous avons le moyen de reprendre confiance en nous. Moi j’ai retrouvé l’espoir.

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le mardi 04 octobre 2016 - 19:12

    lundi 03 octobre 2016 - 19:03 Modification Admin Réaction Permalien



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