Le Temple Jedi 6 (page 46)

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    Kaarde

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     L’instant était solennel. Aynor, Weedge et moi nous tenions silencieusement au milieu du Hall Polux Horn Terrik dévasté. Plus aucun corps, ni de Jedi ni de créature, n’était resté. Sans doute les dernières bestioles s’étaient-elles appliquées à ne laisser aucun reste. Mais l’emplacement exact depuis lequel Mirax Terrik avait entamé son dernier voyage était pourtant évident.
    Hasard ? Ma vieille amie avait rejoint la Force en laissant derrière elle son sabre laser et une tunique vide à l’endroit exact où elle s’était déjà trouvée étendue après la mort de Baaaaaaal. Weedge était à genoux au-dessus de ladite tunique et pleurait à chaudes larmes tandis que Aynor nous tenions respectueusement en retrait.

    Aynor. - Alors Mirax aussi… Avant d’arriver ici je ne voulais pas y croire.
    Moi. - Moi non plus. J’espère que…
    Aynor. - Rassure-toi, je suis sûre que Tyria s’en est sortie. Nous l’aurions senti.
    Moi. - C’est dur de voir tant de nos amis tomber.
    Aynor. - Heureusement la nouvelle génération est là.

    Comme pour appuyer le propos d’Aynor, Kinsa, Galen, Eckmül et Oraclem firent leur entrée dans le hall. Et ils ne sont pas seuls. Un droïde astromech du Temple roule près d’eux, et Galen transporte une petite fille apeurée dans ses bras. D’ailleurs eux-même sont assez nerveux.

    Moi. - Qu’est-ce que ça donne ?
    Kinsa (grave). - Pas le moindre survivant, à part cette gamine. Visiblement le Temple a été envahi par des créatures semblables à celles de Rhommamool.
    Galen. - Beaucoup de créatures.
    Moi (triste). - Je vois…
    Eckmül. - En revanche nous avons trouvé ce droïde, R2-H3. Il porte un message de Maître Sarkin.
    Moi. - Tyria ?! Vite, passe-moi ce message.
    Galen. - Euh, ce peut-être pas le moment...

    Je me mettais à genoux devant l’astromech alors qu’il projetai une petite reproduction holo de Tyria.

    Tyria (holo). - Kaarde, j’espère que ce message finira par te parvenir... et je dis ça en partant du principe que Bloli et Mirax ont vu juste et que tu n’as jamais été un Seigneur Sith, hein !… Mais bref, si ce message parvient à tout autre Jedi, c’est aussi bien. Je… je viens de voir mourir mon amie… Mirax… elle s’est sacrifiée pour nous protéger, Sasha Theron et moi, et a emporté plusieurs de ces bestioles cracheuses d’acide avec elle, dont une qui semble être une reine. La mort de cette reine semble avoir temporairement désorganisé les saletés, je vais en profiter pour m’échapper du Temple. Je crois être la seule survivante avec Sasha… Kaarde, si c’est toi qui écoute… Je suis désolée, mais… je ne prendrai pas part à ce combat… Avec l’attaque du Temple, ce qui se passe sur Rhommamool, tout le complot qui t’entoure depuis la mort de Mahan, j’ai compris qu’aucun forceux dans la galaxie n’était en sécurité. Sitôt sortie d’ici je vais laisser Sasha aux bons soins de Marcus Srent, puis récupérer Sam et Lara et les emmener loin de tout... Je suis navrée… En revanche je vous laisse un petit atout, au cas où. J’ai laissé dans la mémoire de ce droïde des informations qui pourraient vous être utiles et, pour être certaine qu’elles ne parviennent qu’aux Jedi, je me suis arrangée pour que seule Lyhesh Gi puisse les décrypter sur le Chu’Unthor. Voilà… Je… J’espère que ça vous aidera… Que la Force soit avec vous. Et toi, Kaarde… j’espère qu’on se reverra, vraiment. Sarkin, terminé.

    L’image holo s’évanouit. J’étais à la fois rassuré de savoir que Tyria s’en était sortie et désespéré de l’imaginer si loin de nous.

    Eckmül. - Qui est Lynesh Gi ?
    Moi. - Une humaine chevalier Jedi, très fiable. Je lui ai confié le commandement du Chu’Unthor il y a quelques mois.
    Aynor. - Il y a donc de fortes chances qu’elle fasse partie des derniers Jedi encore vivants dans la galaxie.
    Kinsa. - Il faut amener R2-H3 à bord du Chu’Unthor ! D’ailleurs ça me semble la seule chose censée à faire.
    Aynor. - Vous n’avez pas exploré les niveaux inférieurs ?
    Galen. - Ben justement, j’allais vous prévenir que les sous-sol étaient sûrement…
     ???. - SKRRRRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIYYYYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !
    Galen. - … occupés.

    Le même cri que le monstre de Rhommamool ! Venant de sous nos pieds. Trop prêt à mon goût.

    Galen. - Voilà, nous étions venus vous avertir que certaines de ces bêtes se trouvaient sans doute dans le rez-de-chaussée et les niveaux inférieurs du Temple.
    Kinsa. - À ce stade, je crois qu’on a nettement dépassé le stade de la supposition !
    Moi. - Il faut regagner l’Arrow au plus vite ! Galen, tu arriveras à porter la petite en courant ?
    Galen. - Ça ira.
    Aynor. - Weedge, tu es prêt ?

    Le jeune zabrak s’était enfin détourné de la tunique vide de Mirax. Il accrocha à sa ceinture le sabre abandonné de sa défunte mère et essuya ses dernières larmes d’un revers de manche, armé d’une nouvelle détermination.

    Weedge. - Oui. Partons d’ici !


    lundi 29 août 2016 - 22:18 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar camara

    camara

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    [HJ: correction et mise en page en cours ;)]

    Dans l'Angel's Fury, toujours en direction de Myrkr.

    J’attrapais volontiers la bouteille que la corellienne me tendait et bu à mon tour. Cette sensation de chaleur que le liquide procurait, était très agréable. Je m’enfilais une seconde rasade avant de la lui rendre.

    Mara - Je saurai m'endurcir si c'est ma fragilité qui te fait peur

    Ange - C'est pas de ta fragilité dont il est question. Quand on réussit à se sortir indemne de ce qui m'a tout l'air d'être un nouveau génocide et qu'on rampe sans rechigner dans la m*rde des égouts, j'appelle pas ça de la fragilité. Tes motivations. La Guilde. C'est l'Ombre, l'autre côté. Tu passes la ligne et tu ne revois plus la lumière. C'est pas une décision à la légère.

    Mara - Si je décide d'y rentrer, ce ne sera pas sur un coup de tête.

    Ange - Vaut mieux. Sortir est plus difficile et pas sans dommages collatéraux.

    Elle coupa court à la conversation et quitta l’infirmerie. Je restais un moment figée à regarder le sol de la pièce. Dommages collatéraux… j’en avais déjà assez subi, au point où j’en étais, j’avais déjà connu l’Ombre, ça ne me faisait plus peur.

    Je tournais en rond dans le vaisseau, impossible de rester tranquille ou de m’endormir quelques temps, le visage de Shoshana et Mirax passait en boucle dès que je fermais les yeux. Les voix dans ma tête diminuèrent à mesure que la distance qui nous séparait de Myrkr rétrécissait. Les cris s’arrêtèrent complètement quand nous sortîmes de l’hyperespace, la planète en visuel. 

    J’avais rejoint Solo dans le cockpit et m’étais assise sur mon siège habituel. Ma douleur dans la poitrine était toujours présente et quelques nausées l’accompagnèrent à notre traversée de l’atmosphère.

    Ange commença la manœuvre d’atterrissage, nous étions silencieuse toutes les deux. L’édifice était tellement bien enfoui dans la jungle que j’avais l’impression que nous foncions tout droit dans les arbres. La plateforme apparue en même temps qu’un Wes complètement abattu. 

    L’appareil posé et les machines éteintes, nous le rejoignîmes. Les traits tirés, il avait perdu ce sourire charmeur que la vision d’une Ange Solo lui procurait.

    Wes – Ange, je…

    Ange – Je te l’ai déjà dit, ce n’est pas ta faute ! Inutile d’insister.

    Alors qu’il allait protester, des bips furieux se firent entendre et s’intensifièrent. Une unité R4 surgit de nulle part en trombes devant moi.

    Mara – Jijy ! Calme toi je suis là !

    Ange – cet astromech est à toi ? 

    Mara – affirmatif ! Un problème ?

    Ange – il est juste assorti à ta poub… ton vaisseau.

    Wes – oui et il est très curieux. TROP curieux. Bien que serviable il n’a pas arrêté de sillonner les bâtiments à la recherche d’une âme à embêter. (il lança un regard meurtrier en direction du droid) Il connait les couloirs par cœur désormais.

    Ange – parfait, il va pouvoir t’emmener voir Ganner à l’infirmerie.

    Mara – oui mais toi ?

    Ange – ne t’en fais pas pour moi, avec ce que tu m’as fait je vais pouvoir tenir le temps que je règle certaines choses. Wes, ne traînons pas, tu m’expliqueras tout en chemin.

    Mara – mais…

    Ange – c’est un ordre ! Ne t’inquiète pas, tu seras entre de bonnes mains. Fais juste attention à ne pas laisser trainer les tiennes si tu veux les garder.

    Elle partit de son côté avec Wes, tout en faisant attention de ne pas croiser son regard. Apparemment ce que je lui avais dit quelques heures plus tôt dans les égouts la travaillait.

    Mara – bon ben nous, en route pour aller voir ce Ganner !

    J4 fit quelques bip angoissés avant de se mettre à rouler. Surement due à la remarque de ne pas laisser traîner mes mains si je voulais les garder. Dans quel guêpier m’avait-elle envoyé ?

    Arrivée devant l’infirmerie, j’entendais de la pièce du fond quelques bruits qui ne me rassuraient pas du tout et qui n’avaient pas lieu d’être dans ce genre d’endroit.

    Jijy s’annonça assez bruyamment et je le suivie de près.

    Mara – ya quelqu’un ?

    Les bruits mécaniques s’arrêtèrent et un homme surgit devant nous. Sa vision renforça mon idée qu’Ange Solo devait surement faire passer des castings « beauté » aux prétendants masculins bien avant d’évaluer leurs compétences pour leur entrée dans la guilde. Dans tous les cas, elle savait très bien s’entourer car mise à part sa cicatrice sur la joue droite et sa prothèse en guise de bras gauche, il avait réussi à me faire oublier l’envie de réconforter Wes.

    Ganner, avec un sourire charmeurSalut ma jolie. C est donc toi la nouvelle copine de Solo ?

    Il s’avança vers moi et dans une petite révérence sortie d'une autre époque, se pencha pour prendre ma main et l'embrasser. il remonta ensuite jusqu'à mon avant-bras, souleva ma manche et le regarda fixement.

    Ganner – hmmmm… belles veines… un peu profondes mais bien situées et avec un bon potentiel, assez robustes… oui oui…

    J’arrachais délicatement mon bras de son emprise tout en essayant de ne pas paraître mal à l’aise. Surtout, ne pas fermer les yeux si je voulais rester entière.

    Mara – Mara, Mara Sarkin. Nous revenons des bas-fonds de Coruscant. Ange m’a administré une injection de Bacta il y a quelques heures, mais je sens comme si mon épaule droite chauffait et ça me re-démange.

    Ganner – on va examiner ça, installe-toi et enlève ton haut. (Il se tourna vers J4) Toi tu restes dehors, je te boude car tu n’as pas voulu que j’améliore ta carcasse. Et on ne sait jamais ce que tu filmes avec ta lentille rayée !

    Jijy n’eut pas le temps de râler qu’il lui ferma la porte au nez. Je me retrouvais seule avec ce bel homme qui aimait mes veines. 

    J’enlevais la chemise qu’Ange m’avait prêtée, non sans gênes, pour le laisser observer mon bras, même si je voyais bien qu'il n'observait pas que ça de moi. De son côté il avait préparé ses compresses imbibées de produits désinfectants et ses seringues de Sérum. La plaie qui s’était formée n’était vraiment pas belle, comment avais-je fait pour ne pas avoir mal jusqu’à présent ? 

    Ganner – hélas, ce n’est que superficiel, tu ne perdras pas l’usage de ton membre. C’est fort dommage, tu pourrais avoir tellement mieux qu’un simple bras !

    Malgré cette remarque quelque peu flippante, Il fut d’une incroyable douceur avec moi, les injections furent beaucoup moins douloureuse qu’avec « bourrin Solo ». Il se permit de m’ausculter de la tête au pied en nettoyant chaque égratignures qu’elles soient profondes ou non, toujours en continuant à me proposer différentes modifications et améliorations qu’il pourrait effectuer sur mon corps s’il en avait le droit. je surveillais chaque outils qu'il approchait de ma peau.

    Plus les minutes défilaient en sa compagnie et plus je me disais qu’il pourrait faire partie de ses petites raisons "en plus" qui me pousserait à rentrer dans la guilde.

    Ce message a été modifié par camara le mercredi 31 août 2016 - 12:34

    mardi 30 août 2016 - 16:56 Modification Admin Réaction Permalien

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    AngeSolo

    23267 Crédits

    L’avancée vers la salle du Conseil de la Guilde se faisait dans un silence pensant que seule la résonance de leur pas brisait. Solo ne savait, au sujet, quelle attitude adoptée vis-à-vis de Wes. Réconforter. Lui redonner confiance. Le dédouaner. Les relations humaines – et non-humaines – n’avaient jamais été son domaine de prédilection. On pouvait même dire sans trop se mouiller que ses aptitudes en la manière frôlaient l’inexistence.

    Lui dire quelque chose de gentil avec le ton qu’il fallait ? Pas crédible.
    Lui tapoter dans le dos ? Ridicule.
    Le prendre par la taille ? La bonne blague.
    Le prendre dans ses bras ? Encore mieux.


    Elle soupira intérieurement. La seule personne qu’elle était à même de réconforter était sa fille et se comporter avec lui comme avec Mimi lui paraissait aussi inconvenant que risible.

    Wes, démoralisé : Je me sens minable. Y avait un truc important à faire et j’ai même pas été fichu d’y parvenir.
    Ange : Wes…
    Wes, lui jetant un regard en biais : Joue pas la comédie, Solo. Même toi, t’es pas capable de me regarder dans les yeux.

    Touché.

    Cette dernière réplique eut pour effet de générer une bouffée de culpabilité à la Corellienne. Bien sûr, Wes ne pouvait pas se douter de ce qu’avait réveillé chez elle la conversation avec Mara dans le Fury. Le temps manquait pour ce genre de question. Verbaliser. Il fallait verbaliser. Elle n’en avait pas envie – très certainement par peur de ce qu’elle pouvait trouver – et ce manque de temps l’arrangeait bien, en définitif. Toutefois, elle aimait bien Wes et le voir dans cet état la plongeait dans une position indescriptible.

    Elle prit sur elle : elle tourna ses deux iris bleus dans sa direction et mit maladroitement sa main sur son bras.

    Ange, mal à l’aise : On va pas se mentir tous les deux. Tu me donnais assez pour savoir que… Je ne sais même pas comment dire ça… Tu sais… dès que ça touche… (Elle tapota son bras encore plus maladroitement.) Ca...
    Wes, volant au secours de Solo : Je vois.
    Ange : Merci. A par jouer à qui criera le plus fort, je ne sais pas quoi te dire de plus… On peut toujours s’amuser à trouver quelqu’un qui se sentira responsable. Ma fille pourrait s’en vouloir de ne pas avoir eu l’œil sur ce problème ou s’en douter, ton assistante se dire qu’elle aurait dû mieux relire les manips ou effectuer une vingtième analyse dans la journée, nos banquiers qui n’ont pas pris la peine d’avoir un meilleur système face à l’intrusion, celui qui t’a apporté un caf et qui t’a distrait trente secondes, ton voisin qui t’a fait une blague salace à un moment donné, moi qui t’ai envoyé sur les roses pour un motif tout à fait obscur… C’est comme ça. T’as toujours fait ce qu’il fallait et personne ira te blâmer mais la culpabilité… (Elle marqua une pause.) Je sais. C’est toujours plus facile à dire qu’à faire et je suis un très - mais un très - mauvais exemple à ce sujet mais si t’étais un peu plus futé que moi – et franchement, j’en doute – (Il se mit à sourire et elle aussi.) Tu ferais mieux de garder ton énergie pour trouver le vrai coupable. On trouvera toujours un temps pour boire et oublier jusqu’à nos prénoms respectifs quand tout ça sera fini.

    Elle posa sa main sur la sienne en guise de remerciement, fait qui eut pour effet de plonger Ange dans un désarroi plus grand encore. Elle se concentra sur la douleur qu’elle éprouvait toujours dans le dos. Se rassurer, ne pas penser. Sortir Hamera de sa tête.
    Heureusement pour elle, ils arrivaient devant la porte du Conseil. Hoza, sorti fraîchement de l’infirmerie, l’interpella, sauvant Solo d’une situation qu’elle estimait déraper de plus en plus. La vue du malade lui noua l’estomac.
    Culpabilité, c’est pour toi.
    Elle se glissa alors autour de la grande table ronde au côté des différents responsables des professions de la Guilde. Les Trois M couraient en tous sens. Puis, Hoza entra et Wes derrière lui. La porte se ferma et la réunit pu commencer.

    Wes, commençant à parler en adressant un regard tendu à la Corellienne : Bonjour tout le monde. Le Leader n’étant pas encore arrivée sur Myrkr, cette dernière m’a demandé de présider cette séance exceptionnelle voire exceptionnellement dramatique afin de faire face au plus vite. (Il inspira bruyamment.) Comme vous le savez tous, les comptes communs, c’est-à-dire les comptes de réserve, ont tous été… littéralement vidés…

    Quelques murmures fusèrent dans l’assemblée.
    La tension, lourde et pesante, déjà palpable quand la porte s’était refermée, enceint davantage la cage thoracique de la Corellienne comme celle de tous ceux assis à ses côtés.
    Wes agita un bras et des données défilèrent sur l’écran. Il les commenta en précisant pour tous les différents lieux où se trouvait l’argent disséminé à travers la galaxie.

    Wes, ravalant douloureusement sa salive : Depuis ce – très honnêtement, je ne sais pas comment nommer ce qui s’est passé – ce pillage… Nous avons effectué plusieurs recherches afin de tracer l’argent et trouver d’entité physique à l’origine mais nous n’avons rien trouvé. C’est comme si l’argent s’était volatilisé.

    Hoza, horrifié : Qu’est-ce que tu veux dire par volatiliser ? L’argent ne peut pas avoir foutu le camp comme ça, c’est pas possible !
    Wes, ennuyé : J’ai bien peur que si. Je vais tâcher d’être le plus clair possible. (Il afficha un holo vierge et prit un stylet.) Sur chaque compte se trouvait une quantité de crédits – que l’on va appeler C0. C0 ont subitement été transférés vers plusieurs banques simultanément.

    Il traça alors différents traits horizontaux à la suite de C0.

    Wes : On les appellera ainsi C1, C1’, C1’’ etc. Je pense que vous avez compris l’idée. Aussitôt, C1 ont été eux-mêmes transférés vers d’autres comptes bancaires qu’on appellera C12, C12’’… Il en va de même pour C1’ avec C1’2, C1’2’’, C1’’…

    L’homme continua son schéma de manière effrénée.

    Wes : Et ça se répète et ça se répète. On n’en voit toujours pas le bout.

    Le malaise grandissait d’une manière exponentiellement effrayante.
    Une main se leva mais Wes lui signe qu’il n’avait pas fini.

    Wes : A chaque fois qu’une somme C se démultiplie, nous avons également observé qu’une partie de l’argent transféré était retirée en liquide à la seconde même où il arrivait et, juste après, nouveau transfert. Je n’ai jamais vu ça.
    Un Devaronien, se raclant la gorge : Tu veux dire qu’en plus de vaquer de banques en banques, un gang suffisamment organisé retire à des fractions de secondes près l’argent dans des banques situées aux quatre coins de la galaxie…
    Wes : Oui.

    Ange claqua violemment son poing sur la table, choc qui eut pour effet de raviver une douleur dans son épaule.

    Wes : Pas de traçabilité. L’argent se dissémine dans la nature à une vitesse alarmante.

    Un brouhaha envahit ainsi la salle du Conseil de la Guilde, chacun y allant de son timide commentaire.
    L’effarement se lisait sur chaque visage, sur chaque timbre de leur voix.

    Wes : En dehors de nos fortunes personnelles. Nous n’avons plus rien. Plus de fonds communs, plus un seul crédit. Nous subissons un véritable état de crise…
    Ange, après un silence : La Guilde. C’est donc maintenant de ça dont il est question.
    Un humain : Va-t-elle vivre ou mourir ? Je ne suis pas certain que nous tiendrons longtemps sans fonds. Si on ne peut stocker d’argent nulle part… Comment pouvoir continuer à assurer tous les Guildeurs…
    Hoza, en faisant la grimace : Passer l’argent de main en main…
    Wes : Je suis d’accord. Ce n’est pas un moyen sûr et viable, pas à l’échelle galactique.
    Un Devaronien : Le pouvoir. Comment rester crédible quand ça va se savoir ? Que faire des indemnités et des salaires que nous n’allons pas pouvoir payer !
    Une Twi’lek : Je suis d’accord. Panique. Désorganisation. On va droit dans le mur. Si la Guilde ne peut pas payer… Elle va se disloquer à vue d’œil.

    Les discussions recommencèrent de plus belles pendant de très longues minutes. Les mines abattues, la gravité dans les yeux, personne ne savait que faire ou que penser.

    Hoza, se levant brusquement : S’il faut engager nos fortunes personnelles pour continuer à survivre, j’en suis ! Sans votre aide… Je ne sais même pas si je serai encore en vie aujourd’hui !

    Des voix reprirent en chœur la proposition d’Hoza, aussi enthousiastes que désespérées. On pensa à l’avenir. Il fallait penser à l’avenir. L’assistante de Wes fit alors irruption dans la salle et lui chuchota quelque chose à l’oreille. Il se figea. Elle hocha la tête et disparut.

    Wes, se raclant la gorge : S’il vous plaît…

    Les voix se turent.

    Wes, continuant : On vient de me confirmer qu’il y avait bel et bien une sorte d’anomalie… disons une sorte de signature… discrète mais pas suffisamment cachée pour qu’elle ne soit pas repérée… couplée à chaque transfert d’argent vers un autre compte…

    Il afficha en gros sur série de lettres et de chiffres sur le gigantesque hologramme situé au centre de la table.
    Et ils se mirent à changer.
    Changer.
    Changer.
    Tout défilait.
    Se transformait.
    Et ils le virent.
    Lui.
    L’auteur.

    LE COURTIER DE L’OMBRE



    jeudi 01 septembre 2016 - 22:15 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    11391 Crédits

    Quitter Coruscant n'a pas causé de difficultés ; pour une fois, le contrôle aérien s'est tu. Si certains qualifient ça de chance, moi j'appelle ça de la négligeance. De la négligeance qui nous profite... Aussitôt sortis de l'atmosphère, Galen entre les coordonnées du Chu'Unthor indiquées par Kaarde et Aynor, et nous passons en hyperespace. La traînée bleue si familière signale le début du voyage, qui sera plutôt long, d'après l'ex-Grand Maître.

    Ainsi, nous tâchons de nous occuper pour ne pas nous ennuyer, ce qui a tendance à arriver lorsqu'on parcourt de longues distances. Pour ma part, je m'isole dans ma cabine : heureusement que j'en ai une pour moi toute seule ! Eckmül partage la sienne avec Galen, Aynor et Oraclem se sont installées dans celle de Keller, tandis que Kaarde occupe celle de Ceno en compagnie de Weedge. En résumé, je suis la seule dans ce vaisseau à pouvoir avoir un peu de privacité quand il m'en prend l'envie.

    Je fouille dans ma besace et constate que tout y est à sa place, comme si rien ne s'était passé. Assise sur ma couchette, je me rends compte à quel point ce qui se passe est absurde. Le côté lumineux déchiré, la République qui se retourne contre nous, une hécatombe Jedi... J'aurais préféré que cela n'aie pas à se passer de mon temps. Tout cela appartient aux histoires qu'on raconte aux jeunes padawans, pas à la réalité ! Enfin, c'est toutefois ce que je pensais avant ce jour-là.

    Tomber sur mon vieux holocommunicateur me fait tout bizarre. Il faut dire que je l'ai depuis Mandalore, c'est une sorte d'antiquité que je trimballais déjà lorsque j'étais jeune résistante. Avec surprise, je constate que tous mon "carnet d'adresse" est encore complet. En balayant tous les noms, je tombe fatalement sur un des premiers noms de la liste : "Papa". C'est si simple, en fait, et je ne m'étonne même pas de ne pas l'avoir effacé. Sans doute n'y ai-je même pas pensé.

    D'un geste distrait, et doutant que ça marche, je sélectionne : "appeler". Quelques secondes passent avant qu'un hologramme de Twi'lek ne s'affiche. J'avoue que je suis assez surprise.

    Kinsan : Kinsa ? Tu vas bien ?
    Moi : Non, ça va pas, mais ça c'est pas une nouveauté. Pour te donner une idée, je suis encore plus dans la panade que le jour où les Death Watch ont failli découvrir que je bossais pour la Résistance.
    Kinsan : J'imagine que c'est grave.
    Moi : Je n'ai pas envie d'en parler. Où es-tu, toi ? Je ne t'ai pas sauvé la vie pour rien, j'espère.

    Je m'exprime d'un ton sec et légèrement militaire pour ne pas laisser transparaître mes émotions. Je suis une Jedi, censée être au dessus de tout ça. Mon père semble surpris de mon attitude, mais ne fait aucun commentaire, heureusement.

    Kinsan : Je suis sur Mandalore, dans les souterrains que tu connais bien. Pour l'instant, tout va bien. Je vais essayer de faire profil bas pour les temps à venir. Mais toi ? Je m'inquiète pour toi. Il se dit que les Jedi sont à présent des ennemis publics.
    Moi : écoute...je n'ai plus trois ans. Je peux me débrouiller seule sans que tu me couves (j'entends quelqu'un toquer à la porte). Il faut que j'y aille.

    Sans perdre du temps, j'interrompts la communication et range avec précipitation l'holoprojecteur tandis que je crie : "Entrez !". C'est Eckmül.

    Eckmül : Salut Kinsa !
    Moi : Salut Eckmül. Tout va bien ?
    Eckmül : Dans la mesure du possible, oui. Kaarde dit qu'on arrivera dans deux heures.
    Moi : Je me demande combien d'autres Jedi ont survécu...et qu'est-ce qu'on fera une fois arrivés. Je dois avouer que je nage dans l'incertitude en ce qui concerne l'avenir.
    Galen (arrivant) : Comme tous d'entre nous...

    Nous passons les deux heures suivantes à discuter le plus normalement possible lorsqu'on était dans notre situation. Il était vrai que nous n'avons aucune idée de ce qui allait se passer, et c'est assez perturbant d'être dans l'expectative de quelque chose dont on ne sait pas l'issue.

    Enfin, nous sortons de l'hyperespace, juste en vue du Chu'Unthor. Alors que nous sommes tous rassemblés dans le cockpit, nous déclinons notre identité et avons l'autorisation d'atterrir. Sur le pont, l'ambiance est morose. Je comprends que les survivants sont très peu nombreux...

    dimanche 04 septembre 2016 - 12:36 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar waren

    waren

    14603 Crédits

    Lieux : Muunulist

    De loin, le vaisseau semblait être un ancien navire marchand,  stationné en orbite de la planète.  Peu adapté au combat si l'on exceptait son gabarit.  A droite, un cargo Kahol escortait seul ce vaisseau, rien ne laissait présager un quelconque piége. C'était mal connaître l'expérience du capitaine du Vaillant. Il était improbable que les Muuns ai placé un convoi aussi vulnérable sous la protection des Kaholins, mal informé des dernières techniques de combats spatiales, aussi quand le cargo explosa pour libérer des centaines de chasseurs Reapers cachés en son nid les impériaux avaient déjà envoyés leurs escadrons de TIE.

    Konami - Intéressant. Mais l'idée n'est pas innovante, dissimuler des chasseurs dans un cargo as déjà été tenté par le passé, par contre les Reapers sont des chasseurs pirates prévu pour des attaques éclairs et non pour des escortes. L’Officier qui supervise cette opération as fait une erreur. Nous allons perdre des pilotes certes, mais pas autant que nos adversaires, cette escarmouche ne durera pas plus de douze minutes et quand cela sera finit nous aurons une ligne dégagé sur le navire. En attendant, veuillez visez ces astéroïdes,  leurs fragmentation empêcheront les rebelles Muuns de calculer une route de fuite. Il perdront du temps à en dresser une nouvelle. Contacter l'Empereur Horn sur Dubrillon. Dites lui que la victoire est à nous.

    dimanche 04 septembre 2016 - 18:51 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar ProjetT

    ProjetT

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    Fuyant le Temple, Coruscant et ces monstres, nous avons fui à bord de l’Arrow, le vaisseau de Ceno.
    Nous n’avons eu aucun souci pour quitter la planète. En fait, personne ne semblait nous avoir remarquer, même pas le contrôle de vol habituellement si stricte.
    Mon cœur était blessé de la perte de celle qui fut ma mère. Mais elle ne voulait pas que nous soyons triste. Ces derniers mots que nous avons perçus était explicite.  Mais se retrouver en ce lieu, là où elle a failli mourir une fois il y longtemps, ou elle est partie cette fois ci… ce même endroit exact.
    Je décroche son sabre de ma ceinture, le prend dans ma main. L’observe. Le pèse. Le sabre de ma mère. Le sabre d’un maitre guérisseur. Étrangement, je trouvais le sabre « chaud » dans ma main. Comme si quelqu’un l’avait tenu longtemps, un instant avant moi. Comme si la chaleur de la main de Mirax enveloppait encore le sabre. Non... Pas seulement.
    J’allais voir mon Maitre Aynor et lui demander son aide.


    Aynor : que puis-je pour toi ?
    Moi : Je veux tenter quelque chose. Tenter de comprendre ce qu’il s’est passé et comment Mirax est morte... Et pourquoi nous avons tous perçu sa mort et ses mots malgré le déchirement…
    Aynor : comment comptes-tu t’y prendre ?
    Moi : Vision, en m’appuyant sur son sabre. Revoir ces derniers moments.
    Aynor : Tu es sur ? La vision risque d’être douloureuse.
    Moi : Certain. C’est... une intuition. Mirax n’a peut-être pas que sauvé Tyria et les quelques survivants du Temple. Elle a laissé... autre chose.


    Je lui présente le sabre, l’incite à le prendre. Aynor comprend, le prend… son regard exprime qu’elle a compris. Elle a dû le sentir aussi.


    Aynor et moi nous mettons en position pour méditer, face à face. Elle pose le sabre de Mirax entre nous. Je pose le mien à côté, pour utiliser une fois de plus mon cristal pour focaliser autant que possible la Force déchirée. Nous nous concentrons.
    J’imaginais que ce serai bien plus difficile. Mais non. Il fut assez facile de plonger dans la Force et dans le temps, dans les derniers moments de ma mère. Nous revoyons son combat face à la Reine de ces abominations. Nous ressentons comment elle a reconstitué la Force lumineuse en elle, comment elle l’a concentrée.
    Cette concentration de la Force… cette puissance immense qu’elle peut nous donner, et cette douleur à la fin quand le corps, mis à mal par l’incroyable tension d’une telle concentration, lâche prise et disparait… Cette sensation unique fit écho dans mon esprit. Comme si… je l’avais déjà vécu ? Comment ? Est-ce ainsi que Clickman était mort, en concentrant la Force au-delà des limites ?


    Aynor et moi nous réveillons. Nous savons ce qui s’est passé. Et nous comprenons le pourquoi de cette sensation quand nous tenons le sabre de Mirax.
    Ce sabre est devenu un concentré de Force lumineuse. Et possiblement tout ce qu’il en restait dans toute la galaxie.

    Ce n’était pas juste une chance de survie que Mirax nous avait laissé en éliminant cette Reine.
    A travers son sabre, elle nous avait laissé la Force elle-même en héritage. Un espoir de rendre à la Force son équilibre.


    dimanche 04 septembre 2016 - 21:15 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

    23267 Crédits

    Sa signature venait d’apparaître aux yeux de tous et les murmures allèrent de plus belle. Chacun se sentait presque obligé d’y aller de son commentaire. Parler leur permettait de résister, même de lutter. C’était agir et ne pas s’avouer vaincu.

    Ange, elle, se taisait. Des connexions venaient de s’établir. Elle héla discrètement Mireille. Elle hocha la tête et elle disparut. Solo s’enfonça davantage sans son fauteuil, son regard croisant celui de Wes. Elle baissa les yeux, incapable de gérer plusieurs problèmes à la fois.

    Hoza, se raclant la gorge : Wes, tu peux afficher les données en rapport avec la saturation d’holonet ?

    Le Corellien s’exécuta.
    L’idée avait déjà germé.

    La Twi’lek : Je suis du même avis qu’Hoza. Je pense que le problème que nous avons rencontré il y a quelques mois n’a été qu’une diversion, un moyen de détourner notre attention pour pouvoir nous toucher en plein cœur.

    Solo laissa échapper un rictus qui ne manqua de faire converger quelques pupilles dans sa direction mais elle n’ajouta rien. Mireille n’était toujours pas revenue.

    Wes, observant toujours Solo : Oui. On s’est fait avoir comme des bleus.
    Un humain, soupirant : C’est bon, Wes, te rend pas malade avec ça. Tous les gens présentent autour de cette table savent que tu as été plus qu’efficace et que tu vérifies avec une plus grande minutie encore tout ce qui entrait et sortait de nos réseaux.
    Le Dévaronien : Ouais, laisse tomber, mec. On nous a tendu un piège comme les Forceux se sont faits avoir comme des Lépis avec l’assassinat du Chancelier…

    Le reste de la phrase fut engloutie par la porte qui s’ouvrit, dévoilant l’envoyée de Solo, les mains pleines, pleines de cette si macabre fatalité. Elle la déposa juste devant Ange qui, sans rien dire, la fixait, fatalement, entourée d’un silence encore plus pesant que ce poids qui lui croulait déjà sur les épaules.

    Elle ferma les yeux, déglutit péniblement et drapa son esprit de cette insensibilité si salvatrice. Son âme n’était plus là, enfermée à double tour dans le fin fond de son cerveau, comme cette tête prisonnière qui siégeait devant elle.

    Et elle se leva, ouvrit la boîte et la poussa violemment au beau milieu de la tête.

    Des hochets de surprise jaillirent, quelques cris et des regards interrogateurs plus terrifiés encore. Mais, ils ne rencontrèrent que du vide. Solo n’existait plus, il n’y avait en face de ces individus qu’une entité de la Guilde, dénuée de toute humanité, n’incarnant que le professionnalisme.

    Ange, sans la moindre expression : J’ai reçu ça sur Servacos. Un comlink dans la bouche, toujours présent pour analyse. On voulait me faire savoir que ma tête aurait été, je cite, délicieuse si elle avait été entre ses mains. A lui. Je pense qu’il ne s’agit que d’une seule et même personne : le Courtier de l’Ombre puisque c’est ainsi qu’il semble se nommer. L’équipe envoyée sur Borleias a sans doute été trop près du but. Un rescapé, un. Il faut qu’on retourne là-bas.

    Et elle sortit.
    Elle ne voulait pas répondre aux questions, elle ne voulait pas avoir cette discussion. Elle ne voulait pas expliquer, s’expliquer et se justifier. Elle voulait juste sortir, partir et respirer. La page, elle savait qu’elle ne pouvait pas la tourner mais s’absenter quelques instants à soi lui serait salvateur.
    La fuite, elle le savait. Une fois de plus. C’était tellement plus facile.

    Une voix : Ange ! S’il te plaît.

    Elle continua d’avancer quand une main se posa sur son épaule. Elle ferma les yeux, ne bougea pas. La voix lui faisait maintenant face. Ses paupières se levèrent. Elle jura intérieurement.

    Wes, inquiet : Je suis sincèrement désolé pour Tony. Vraiment.
    Ange, bas : Merci.
    Wes, lui tenant l’épaule alors que Solo se retournait : Si t’as besoin de quoi que ce soit…
    Ange : C’est passé.
    Wes : T’es pas toujours obligée de faire semblant d’être comme ça.
    Ange, s’énervant : Commence pas à m’em*erder…
    Wes, lui coupant la parole : T’iras pas sur Borleias. Pas après ça.

    D’une mine sans expression, elle passa à un visage déformé par la colère, repoussant la main du Corellien et pointa un index menaçant dans sa direction.

    Ange : Parce que tu crois peut-être que tu vas faire autorité ici et m’empêcher d’aller sur Borleias, toi, Wes Hamera.
    Wes : Là, tu deviens méprisante.
    Ange : Va te faire voir, Hamera.
    Wes : Si t’es pas foutu de prendre soin de toi…
    Ange, ricanant : Quoi ? Toi ? Me fais pas rire…
    Wes, lui saisissant avec force le poignet : Arrête tes conneries. T’iras pas. Hoza n’ira pas. Que tu le veuilles ou non, ça sera comme ça. Le Leader sera d’accord avec moi. J’peux te jurer, Solo. T’iras pas, pas sur Borleias.

    Un flux de sentiments contradictoires se massa sans son esprit.
    Battre en retraite.

    Wes, se radoucissant : Va à l’infirmerie.
    Ange, à court d’idées : Va te faire voir, Hamera, chez les Hutt ! Fais-toi bouffer par le Sarlacc !
    Wes : Je passerai tout à l’heure.

    Et elle jura bruyamment, tourna les talons et se dirigea vers l’infirmerie.
    Penser à autre chose, il fallait penser à autre chose et évacuer d’une manière ou d’une autre toutes ces pensées qui l’empêchaient de ne pas être. Elle ne pouvait pas y réfléchir. Pas là, pas maintenant. Plus tard, c’était bien plus tard.
    Elle débarqua en trombe, percutant presque littéralement le Dr Rainer qui se stoppa net.

    Ganner, l’air dubitatif : T’as l’air d’une excellente humeur, dis-moi. Cette réunion a dû être du tonnerre.
    Ange, faisant la moue : J’ai pas besoin de ta tête mais de tes mains.

    Elle ôta sa chemise, prit place sur un des lits et lui présenta son dos.


    jeudi 08 septembre 2016 - 22:19 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kaarde

    Kaarde

    16968 Crédits Modo

     Le retour au Chu’Unthor, dernier abri sûr pour les Jedi dans toute la galaxie, aurait dû nous donner une bouffée d’espoir. Au lieu de ça ce fut un retour brutal à la réalité et une terrible confirmation : très peu de Jedi avaient survécu.
    Ce fut l’humaine Lynesh Gi, responsable du Chu’Unthor, qui nous accueillit en bas de la rampe de débarquement de l’Arrow. Elle ne perdit pas de temps à nous féliciter ou essayer de nous rassurer.

    Lynesh. - Comment avez-vous pu quitter Rhommamool ET Coruscant indemnes ?
    Eckmül. - L’Arrow a un excellent système de camouflage et furtivité.
    Galen. - De plus le Temple n’était plus occupé, à part par quelques monstres.
    Kinsa. - Ces quelques bestioles survivantes ont justement investi les niveaux inférieurs du Temple. Nous n’avons pas pu pousser plus loin les investigations.
    Lynesh. - C’est fort dommage. Nous ne pouvons donc pas enquêter dans notre propre Temple.
    Moi. - J’entrevois bien un moyen, mais il n’implique aucun d’entre nous… Lynesh, vous seule pouvez savoir… combien reste-t-il de Jedi ?

    La responsable du Chu’Unthor hésita longuement à me répondre. La pauvre semblait porter un poids immense sur les épaules.

    Lynesh. - Je vais être honnête et directe. Avec vous à bord, et je ne m’attends pas à en voir revenir d’autres après, nous ne sommes pas plus de deux cents Jedi dans le Chu’Unthor. Et encore, pas tous valides.

    La révélation jeta un froid glacial. Deux cent Jedi. A l’échelle de la galaxie, à l’échelle de l’Ordre au faîte de sa puissance, ce n’était… rien.

    Lynesh. - Maître Naberry, Maître Lask… que devons-nous faire ?

    Je fus d’abord étonné d’être encore considéré comme un Maître et une source de conseils, étant donné les récents événements qui m’avaient complètement discrédités. Mais, à bien y réfléchir, le meurtre de Mahan et la révélation de mon secret honteux de la Guerre du SEZ paraissaient tellement lointains en comparaison de ce qui venait d’ébranler tant la Force que les rangs Jedi.
    Je me retournai. Weedge, Kinsa, Galen, Eckmül, Oraclem, la petite fille recueillie au Temple… ils avaient encore besoin de moi. J’étais encore le mentor de deux cents jedi. Je ne pouvais pas baisser les bras maintenant, alors que depuis Coruscant je ne pensais qu’à m’exiler à la recherche de Tyria. Mon ancienne padawan allait devoir attendre, hélas.

    Moi. - Pour commencer... dites-moi quels sont les maîtres déjà à bord.
    Lynesh. - Maître Jorus Beku’n est arrivé peu avant vous, avec Maître Doc Beldom et sa… prisonnière. Il y aussi Maître Sol’As Mordi, mais il est en état de choc.
    Aynor. - Comment est-ce possible ? Lui si calme et maître de ses nerfs, d’habitude.
    Lynesh. - Il est l’unique survivant de l’Académie de Yavin 4.
    Aynor. - Grands dieux…
    Moi. - Bon, pour commencer nous allons instaurer une réunion de crise immédiate. Nous devons partager le plus d’infos possible, et décider rapidement de nos prochaines actions.
    Aynor. - Ça tombe bien, Weedge a fait une découverte intéressante que je souhaiterais partager avec le Conseil.
    Moi. - Lynesh, j’ai une mission spéciale pour vous… Voici R2-H3. Tyria Sarkin a laissé des infos cruciales dans ce droïde, et il semble que vous soyez la seule à pouvoir les décrypter.
    Lynesh. - Je m’y met tout de suite !
    Moi. - Je suis désolé que nous ne prenions pas le temps de pleurer nos morts… mais nous ne pouvons nous offrir ce luxe pour l’instant !

    Et la Force seule savait comme je voulais pleurer les pertes de Mirax et Bloli. Lynesh s’éclipsa avec le droïde astromech en direction d’un atelier de révision.

    Moi. - Kinsa, Weedge, Galen, Eckmül, Oraclem… je veux que vous vous reposiez et que vous preniez soin de notre petite rescapée du Temple. Considérez-vous comme enfin à l’abri. Vous avez tous traversé et surmonté des épreuves terribles que très peu de Jedi ont connu en plusieurs milliers d’années d’histoire. Je ne saurais être plus fier de vous, mais malheureusement je vais sans doute vous en demander davantage à l’avenir. Aussi soyez prêts. Lorsque vous vous estimerez suffisamment frais et dispos je veux que vous aidiez Lynesh Gi à faire fonctionner le Chu’Unthor et assurer sa sécurité. Elle va être très prise par le décryptage des données. Et Aynor, Jorus et moi risquons d’être trop focalisés par nos plans futurs pour veiller sur les deux cents Jedi qu’il nous reste. Je compte sur vous. En fait... tout le monde compte sur vous. Que la Force soit avec vous !

    Les cinq padawans rompirent les rangs et quittèrent le hangar de débarquement.

    Moi. - Ils sont encore si jeunes, je me demande comment ils font pour tenir.
    Aynor. - Ce ne sont plus des enfants, et je pense qu’ils ne tarderont pas à nous le prouver.
    Moi. - Pars devant réunir les maîtres pour la réunion de crise. Je passe un coup d’holo et je vous rejoins.
    Aynor. - Tu veux tenter de joindre Tyria ?
    Moi. - Non, je pense plutôt faire appel aux services d’une connaissance pour finir de fouiller le Temple. A tout de suite.

    Je me rendais alors sur la passerelle principale du Chu’Unthor et établissait une communication ultra cryptée avec Myrkr, QG de la Guilde. Je devais parler à Ange Solo, et par chance elle était disponible. Pas de très bon poil, visiblement, mais disponible.

    Ange. - Tiens, tu es vivant, toi ? Il faut croire que les holonews avaient raison de te prendre pour un complotiste. Ou alors la carotène t’a bien conservé. Comment va Sarkin ? Et mon ancien padawan ?
    Moi. - Je suis malheureusement logé à la même enseigne que tous les Jedi, c’est-à-dire en tant que proie. Quant à Tyria elle est vivante mais hors d’atteinte. Et Jorus est avec moi à l’abri.
    Ange. - Où ça ?
    Moi. - Tu penses bien que je ne peux pas te le dire, mais tu dois certainement avoir ta petite idée.
    Ange. - Que veux-tu ? Tu ne prends sûrement pas le risque de communiquer avec la Guilde pour donner des nouvelles.
    Moi. - Non, j’ai besoin d’une personne de confiance non-Jedi pour explorer les niveaux inférieurs de ce qu’il reste du Temple de Coruscant.
    Ange. - Oh non, et tu as pensé à moi pour retourner là-bas ?
    Moi. - Retourner là-bas, tu dis ?
    Ange. - Euh, oui. Je suis passée en catastrophe sur les lieux peu après la grande attaque. Longue histoire.
    Moi. - Mais c’est parfait, tu as donc déjà fait une reconnaissance !
    Ange. - Ça va, t’emballes pas. Et qu’est-ce que tu veux trouver là-bas, au juste ? Et pourquoi ce doit être fait par une non-Jedi ?
    Moi. - Les Jedi ont été décimés par des créatures hybrides, apparemment, et très dangereuses. Nous avons besoin d’en savoir un maximum sur elles, mais elles flairent très facilement les Jedi et sont irrésistiblement attirées par eux, ce qui rend impossible pour nous de les étudier. Comme quelques une occupent encore le Temple il nous a en outre été impossible d’enquêter longtemps sur place pour trouver d’éventuels survivants ou des indices sur l’attaque. Est-ce que…
    Ange. - Ça va, ça va, j’ai compris ! Écoutes, j’ai d’autres soucis pour l’instant, mais… il est bien possible que j’aie les mains libres, présentement.
    Moi. - Merci, Ange !
    Ange. - Je n’ai pas dit que ça me réjouissait, hein ! Mais tu m’en devras une, et il y a certains trucs dont je devrai justement te parler. Solo, terminé !

    Ange Solo allait vraisemblablement nous aider à tirer au clair l’attaque du Temple et l’existence des monstres chasseurs de Jedi. Mais il restait tant à faire. Je pris une profonde inspiration et allai d’un pas vif rejoindre la réunion de crise.
    Au travail !


    Ce message a été modifié par Kaarde le vendredi 09 septembre 2016 - 23:43

    vendredi 09 septembre 2016 - 23:28 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

    9910 Crédits

    Nous voilà à bord du Chu’Unthor, le célèbre Vaisseau-Académie et le dernier lieu de ralliement pour notre Ordre. Le nombre total de survivants Jedi est d’environ deux cent, d’après le chevalier Lynesh Gi, et ils ne sont pas tous valides. L’autre nouvelle qui fait froid dans le dos est le massacre à l’Académie de Yavin IV, notre foyer à Kinsa, Eckmül et moi. Nos semblables n’ont décidément pas de chance. Une fois la conversation avec le chevalier Gi terminé, Kaarde nous demande d’aller nous reposer et que nous prenions soin de la petite rescapée du Temple. Lorsqu’il ajoute « considérez-vous comme enfin à l’abri », je fais la moue en me disant que c’est vite dit. Nous sommes donc Eckmül, Oraclem, Weedge, Kinsa, la petite fille et moi qui partent vers les dortoirs du Chu’Unthor afin de prendre du repos.

    Nous nous retrouvons chacun dans une chambre et, par désignation, je fus choisi pour veiller sur la petite. Je constate rapidement que la chambre est une pièce de logement assez caractéristique d’un grend vaisseau comme celui-ci : cubique, deux à trois banquettes-lits pour dormir, munie de tiroirs dessous et une table pliante. Je me dis que les autres se reposent confortablement un moment sur leur lit. Moi, je me suis assis sur un petit tabouret de plastacier et je m’occupe de la petite humaine survivante au massacre du Temple. Elle est assise sur le sol devant moi, avec ses bras autour des jambes. Je lance la conversation avec elle.

    Moi : - Alors ! Je vais m’occuper de toi, jeune fille. Tu as de la chance d’être encore en vie et que je t’ai trouvé. (Elle ne répond pas et semble préférer m’écouter avec attention.) Ma pauvre, tu as dû en voir beaucoup des morts et de ces créatures. Tu avais un maître ? (Elle me fait « oui » de la tête.) Des amis ? (Une nouvelle fois « oui » de la tête.) Et… est-ce qu’ils sont… ? (Elle hésite un moment et refait « oui » de la tête.) Je suis navré pour eux. C’est vraiment horrible ce qui leur ait arrivé, tout comme à la mère de Weedge, le jeune zabrak qui est avec nous.

    Je regarde cette petite fille si silencieuse et attentionnée. Elle était terrorisée et sanglotant de peur quand je l’ai trouvée mais je la vois maintenant apaisée sans toutefois rassurée, à rester assise à me regarder comme un enfant à qui on raconte une histoire. Et puis, je me rappelle une chose…

    Moi : - Oh, que je suis bête ! Je m’adresse à toi mais je ne me suis pas présenté. Je m’appelle Galen Arek, padawan du maître Jedi Aynor Alask et natif de Tython. Et toi, comment tu t’appelles ?

    C’est alors que je la vois baisser les yeux et je lis de la dépression sur son visage.

    Moi : - Hé, qui y-a-t-il ? (Elle lève sa main gauche et me montre sa gorge. Je pensais au départ qu’elle avait quelque chose sur la peau mais je compris ce qu’elle voulait me dire par son geste.) Tu ne parles pas ? (Elle confirma par un « non » de la tête.) Ah, d’accord. Ce n’est pas grave. Mais… tu sais écrire ?

    À son expression faciale d’étonnement, je sens qu’elle a comprit où je voulais en venir et cherche de quoi écrire. Je lui tends volontiers une feuille de papier et un crayon puis elle commence à tracer des lignes et des courbes. Elle me tend ensuite la feuille et je vois marquer dessus : « Je m’appelle Reyn. »

    Moi : - « Reyn » ?

    C’est alors que j’entends toquer à la porte. La petite l’a entendu aussi et se lève précipitamment du sol, inquiète, et se cache sur le lit. Je la rassure en lui disant que je gère la situation et je me lève pour m’approcher de la porte. Plaqué contre la porte, je laisse passer cinq secondes de silence avant de demander.

    Moi : - Qui va là ?
    Kinsa : - Galen ! C’est moi, Kinsa. Je peux entrer ?
    Moi : - Oui, vas-y.

    La porte s’ouvre et ma camarade entre. Pendant que je retourne devant le lit auprès de la petite, la jeune twi’lek mandalorienne s’avance lentement et observe.

    Kinsa : - Comment va-t-elle ?
    Moi : - Ça peut aller. À part qu’elle a sursauté quand tu as toqué.
    Kinsa : - Vraiment ? Désolé, je pensais pas.
    Moi : - Ne t’inquiète pas. Elle est juste un peu perdue et je pense être le seul à qui elle fait confiance, pour l’instant. Elle finira par s’habituer à toi aussi.
    Kinsa : - Je l’espère. (Elle se rapproche d’elle.) Salut ! Moi c’est Kinsa Talik, de Mandalore. Je suis une Jedi. Tu t’appelles comment ?

    La petite humaine ne répond pas à la question, elle reste silencieuse et détourne même les yeux. Kinsa se redresse, étonnée.

    Kinsa : - Tu penses qu’elle est encore sous le choc ?
    Moi : - Non, pas du tout. C’est juste que Reyn est muette.
    Kinsa : - Je vois. Attends une minute ! « Reyn » ?
    Moi : - Oui. Reyn. C’est comme ça qu’elle s’appelle.
    Kinsa : - Mais comment peux-tu connaître son nom si elle ne parle pas ?

    Je lui montre alors la feuille de papier où Reyn a marqué son nom et Kinsa le consulte. Après réflexion, elle comprend mieux et me rend la feuille, que je repose sur la table.

    Moi : - Bon ! À part le fait que tu viens prendre des nouvelles de Reyn, tu es venue pour autre chose, non ?
    Kinsa : - Oui, exactement. Pendant ma sieste, je repensais à ce que Lynesh Gi a dit concernant l’Académie de Yavin. Un seul survivant de là-bas, tout comme la petite Reyn au Temple. Ces créatures ont ravagé deux points centraux de l’Ordre Jedi, là où se concentraient le plus de Jedi. Je me rends compte à quel point tout ce qui nous arrive est déstabilisant et terrifiant. Et puis… tu te souviens quand tu parlais de quelqu’un qui était derrière tout ça ?
    Moi : - Évidemment ! Je n’arrête pas d’y penser. Pourquoi ? Tu te dis la même chose ?
    Kinsa : - J’en ai pas parlé dans l’Arrow durant le trajet, jusqu’à la révélation de Lynesh Gi sur les deux cent Jedi survivants, mais je me pose oui la même interrogation que toi.

    Ce qui fait que l’on est deux à se dire que quelqu’un est à l’origine de tous ces évènements. Cependant, à cause du déchirement de la Force, il est impossible de savoir à qui nous avons affaire.
    Mais maintenant, il faut passer à autre chose.

    Moi : - Pour le moment, je pense qu’il faut se concentrer sur notre survie. Kaarde a beau dire que nous devons nous considérer comme à l’abri mais je pense que ça va continuer. Je pense que je vais monter au pont de commandement, pour aider Lynesh Gi à faire fonctionner le Chu’Unthor et assurer sa sécurité. Reyn viendra avec moi pour sa protection. Et toi ?
    Kinsa : - J’ai terminé mon roupillon donc, je te suis !

    Nous quittons la chambre tous les trois et nous dirigeons vers le pont de commandement du vaisseau.
    Une fois arrivé, je m’aperçois que manœuvrer le Chu’Unthor sera une véritable partie de plaisir.

    samedi 10 septembre 2016 - 11:36 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar ProjetT

    ProjetT

    6264 Crédits

    J’avais rejoint la chambre qui nous avait été désignée avec les autres. Mais changea vite d’avis.
    « Considérez-vous comme enfin à l’abri » avait dit Kaarde, mais je ne me sentais pas l’abri du tout. J’avais l’impression que mon pire ennemi était encore là, épiant chacun de mes gestes. Cet ennemi, c’est moi-même. Cet autre moi. L’avais-je vaincu ? Ou juste repousse un temps ? Je l’ignore. Mais son obscurité était encore là.
    J’errais dans les couloirs, tournant aléatoirement, sans but, perdu dans mes pensées. Je ne savais que faire.


    J’avais encore le sabre de Mirax à la ceinture, Aynor me l’ayant laissé pour le moment. « Je te ferai appeler dès que le Conseil voudra l’examiner. Pour le moment, il est mieux avec toi », m’avait dit mon Maitre. D’un côté, il avait un aspect apaisant, mais d’un autre me rappelai douloureusement pourquoi il était venu à moi. Je savais Doc dans les parages, mais je n’étais pas prêt à l’affronter après cela.

    Mes pas me conduisirent dans une salle de repos, avec une grande baie vitrée donnant sur l’infini de l’espace. Je restais fige la, les yeux dans le vague, seul.

    Les Jedi partirent 20 000 de Coruscant pour Rhommamool. De ceux-ci, peu revinrent. L’académie et ses milliers d’apprenti, padawan, avaient été décimés. Le temple aussi. Il ne restait que nous. A peine 200.
    J’ignorais combien de temps j’étais reste là, peut être des heures. Je fus soudain pris d’une faim dévorante, et parti trouver de quoi manger. Quelques Jedi étaient là, dont j’ignorais le nom. J’évitais soigneusement tout contact. J’avais parfois l’impression d’être une bombe à retardement, et pour les protéger je devais les fuir.
    Non. Fuir ne résoudrait rien. Je devais me battre, à ma façon. Je retournais à l’Arrow, récupérer les sacs de matériels médicaux récupérés au Temple avec Aynor. Les sacs mortuaires avaient disparu, mais l’essentiel du reste était là. Nous avions juste rechargé la pharmacie de l’Arrow de quelques éléments manquant, mais sans plus.
    Je me dirigeais vers l’infirmerie du vaisseau, armes de mes sacs.


    Moi : Bonjour.
    De nombreux Jedi, tous blessés, sur des lits, et une jeune humaine au teint clair et au cheveux mauve qui circulent entre eux pour les soigner. Elle se retourne.
    Jedi : Bonjour... Weedge Terrik.
    Moi : Vous me connaissez ?
    Jedi : Oui. Et non. J’ai connu Clickman, étant toute jeune apprentie à l’infirmerie du Temple. Et j’étais au courant de votre arrivée à bord. Je suis Ellia Cadav. Ravie de faire ta connaissance.
    Moi : De même. Voici un peu de matériels récupéré au Temple avant de fuir. J’avais espéré trouver des survivants mais…
    Ellia : Merci bien. Cela servira très vite.
    Moi : J’avais espère aussi pouvoir vous assister et mettre mes maigres capacités à disposition.
    Elle prend mon visage entre ses mains, et m’observe les pupilles…
    Ellia : Certainement pas dans cet état mon jeune ami. Tu connais la règle d’or…
    Moi : Oui. Ne jamais soigner sans être soi-même en pleine forme. Au risque de d’échouer, de perdre le patient, et soi-même au passage.
    Ellia fouille dans une armoire.
    Ellia : Tiens.
    Elle me jette un sachet.
    Ellia : Fait toi une infusion avec ça et va dormir. Ça va t’aider à dormir, et surtout à te relaxer. Tu en as bien besoin. Reviens quand tu seras en pleine forme. Ton aide sera la bienvenue.
    Moi : Merci.
    Je m’exécute, focalisé sur cette nouvelle tâche. De nombreux Jedi avait besoins de soins.


    mardi 13 septembre 2016 - 04:03 Modification Admin Réaction Permalien



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