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  • Avatar will-jacen

    will-jacen

    9946 Crédits

    A l’occasion de la sortie outre-Atlantique de The Last Jedi (coécrit avec Maya Kaathryn Bohnhoff), suite des aventures de Jax Pavan et de Tope-La, Eric de notre confrère TheForce.net a réalisé un entretien avec l’auteur de pas moins de neufs romans Star Wars, Michael Reaves. L’auteur y parle de ses inspirations, de son style d’écriture et de la force de ses personnages.

    La rédaction d’AnakinWeb vous propose une traduction de cette interview.

    Attention ! Si vous n’avez pas encore lu la trilogie Les Nuits de Coruscant, parue en français chez Pocket, cette interview dévoile des éléments clé de l’intrigue!



    Aviez-vous toujours conçu l’histoire de Jax Pavan en quatre parties, ou ce livre a-t-il été ajouté parce que vous vouliez revenir sur des éléments inachevés dans la trilogie?

    Nous avions le sentiment d’avoir laissé Jax et son équipe dans une bonne situation, mais c’était un personnage si génial qu’il appelait d’autres histories. Del Rey m’a demandé si j’avais des idées pour le futur de Jax, car un autre auteur recherchait un Jedi existant à utiliser et Jax semblait être un bon candidat, ce qui nous a fait réfléchir encore plus…et The Last Jedi fut le résultat de ces réflexions.

    Jax a eu l’expérience unique d’être ami avec Anakin Skywalker, et parfois dans le livre il fait référence à cette noirceur qu’il a vu grandir en Anakin. Comment avez-vous développé cela ? Comment avez-vous analysé la chute d’Anakin sans aller au-delà de ce qu’un personnage comme Jax est censé savoir ?

    Jax a une connaissance unique. Il était ami avec Anakin lorsqu’ils étaient Padawan au Temple Jedi, et ils y ont forgé un lien. Nous avons essayé de ne voir Anakin qu’à travers les yeux de Jax, sans lui donner d’informations que l’on ne voit que dans les films ! Le point important était que Jax ne soit pas capable de partager ce qu’il sait à propos de Vador avec le reste de la galaxie.

    Jax manque toujours de confiance en lui et est facilement ébranlé. Il y a une sous-intrigue à propos de l’indécision, qui conduit à la perte. Jax vacille et en a déjà payé le prix, et cherche constamment à éviter de commettre à nouveau cette erreur. Comment était-ce de se plonger dans l’esprit d’un Jedi qui pense être le dernier, et qui porte le poids de l’Ordre Jedi entier sur ses épaules ?


    Comment était-ce? Cela impliquait que nous avions le choix. En ce qui me concerne, ses doutes sont la seule chose qui rend Jax intéressant. Voilà la Règle de Base de l’Ecriture numéro 101, les amis : Humanisez votre personnage. Donnez-lui des problèmes à surmonter, des problèmes psychologiques, pas simplement qui a le plus gros sabre-laser. Ce sont les trois conflits basiques que l’on doit retrouver dans toute bonne histoire. L’Homme contre la Nature, l’Homme contre l’Homme et l’Homme contre Lui-même. Les deux premiers sont importants, mais si vous voulez rendre l’histoire inoubliable, vous devez avoir le dernier.


    Il y a de profondes discussions sur le temps, les implications du temps non linéaire, et le désir humain de modifier le passé. Le deuxième livre de la série a introduit une espèce, les Cephalons, qui transcende le temps. Pourquoi souhaitiez-vous faire du temps un thème centrale de ce livre ?

    Ce qui est génial avec la science-fiction, c’est que l’on peut prendre des soucis, des frustrations que l’on a tous eu, dans ce cas être capable de revenir en arrière et de choisir un autre chemin, et laisser son personnage se débrouiller avec, pas juste psychologiquement, mais aussi de manière active, physiquement.

    En ce qui concerne les Cehpalons, ils ont évolué avec une fascination pour l’illusion du libre-arbitre. Nous pensons être maitres de notre destin, mais tout ce que nous savons à propos du cosmos dit tout autre chose. Nous sommes prédestinés, mais parce que nous ne pouvons par voir les particules nous nous fourvoyons en pensant que nous pouvons faire une différence. Je voulais que quelqu’un, ou plusieurs êtres - l’équivalent Star Wars d’un oracle de Delphes-, puisse garder Jax sur sa voie, sans pour autant rendre les choses plus faciles. Les meilleures histoires de détectives –des auteurs comme Hammett, Chandler, MacDonald-, saupoudrent généralement leurs histoires de questions existentielles. Nous avons essayé de donner la même sensibilité à Jax.


    Vous mentionnez brièvement les Silencieux dans ce livre (un groupe de guérisseurs ayant fait vœu de silence dont la simple présence accélère la guérison, ndt). Ils sont apparus dans la duologie Medstar, et étaient mentionnés dans le troisième Les Nuits de Coruscant et dans Shadow Games (non traduit en VF, ndt). Pouvez-vous me dire ce qui vous a attiré dans ce groupe ?

    Les Silencieux sont la création de Steve Perry. Ils sont basés sur des statistiques qu’il a lues sur des gens parcourant les hôpitaux et les maisons de repos pour méditer. Ils ne priaient pas, ne chantaient pas, ne faisaient rien de particulier à part se tenir là et ouvrir leurs esprits. D’après ce que Steve a lu, la santé, la longévité et le bien-être en général des patients s’amélioraient de façon notable lorsque les Silencieux (ils ne s’appelaient pas eux-mêmes comme ça) étaient présents. Je ne sais pas, j’aurai aimé lire ces infos moi aussi. Mais c’étaient des personnages intriguant qui ont aidé à étoffer la planète Drongar, c’était notre seul but. C’est aussi pourquoi nous les avons intégrés aux autres livres. On peut voire ça comme une « continuité d’arrière-plan ».

    Après la mort de Laranth, Jax essaye de la sentir, pour savoir si elle ne fait plus qu’un avec la Force comme le suggère le Code Jedi, mais il s’arrête par peur de découvrir qu’il ne peut pas la sentir. Cette scène, et la perte de foi de Jax qui s’ensuit, ont une connotation très religieuse. Comment avez-vous approché l’écriture de ce Jedi à la limite de la désillusion, avec même un ras-le-bol de la Force et de la spiritualité qui lui a été enseignée ?

    C’est un cliché, d’une certaine façon. Le pieu qui a perdu la foi. Rappelez-vous que Jax a été fait Chevalier très peu de temps avant que l’Ordre 66 n’ait détruit sa vie. Il a du fuir dans les taudis, et ne pouvait pas se servir de la Force par peur d’être détecté. […] Quoi qu’il en soit, on comprend pourquoi le type est un peu amer.


    Aviez-vous toujours voulu faire une série de livres dérivée de l’histoire de Lorn Pavan et parlant de son fils ? Ou était-ce du à la popularité de Lorn Pavan et de Tope-là ?

    En fait, non. J’avais juste signé pour faire le livre sur Maul, et je ne savais pas si je serai amené en écrire un autre. J’ai conçu le personnage de Tope-là pour des raisons purement structurelles. Lorn avait besoin de quelqu’un à qui parler. De plus, j’ai construit le livre comme une histoire de potes. Au départ, le partenaire de Lorn était un alien. Puis je me suis réveillé un jour en pensant à cette scène dans la cantina où Luke doit laisser R2 et Troipéo à l’extérieur. Je me suis demandé ce que ça aurait donné avec un droide provocant, sarcastique et qui refuserait d’obéir. Et j’ai su que j’avais trouvé le partenaire de Lorn.

    Pour les livres qui ont suivi, ça a été un heureux hasard. Je savais que Lorn, Darsha et Tope-là devaient mourir, parce que Maul devait triompher. Je pensais que ça serait un peu déprimant si tout le monde mourrait, alors j’ai fais en sorte que la mémoire de Tope-là soit effacée. Comme ça, j’avais au moins une chance de l’utiliser à nouveau. Quand Steve et moi avons été contactés pour les livres Medstar, je savais que je voulais le faire revenir. De là, j’ai esquissé les Nuits de Coruscant comme une sorte de « Détective Jedi », avec le fils de Lorn.

    Tope-là est un personnage fantastique. Comment l’avez-vous créé ? Quelles ont été les sources de votre inspiration ? A quoi pensiez-vous en lui donnant une infime aura de Force?


    Comme je l’ai dis plus haut, c’est un droide très sarcastique. Je savais que j’avais une perle de comédie en ayant des gens qui seraient incapables de comprendre son aversion à être une « boite de conserve ». Et c’était le meilleur genre de comédie, le genre qui peut tout à coup devenir sérieux en un battement de cil. Quand à sa connexion à la Force, c’était juste un point de l’intrigue pour le rendre encore plus différent. Je dois dire qu’il est très gratifiant qu’il soit devenu aussi populaire.

    Un grand merci à Michael Reaves pour son temps passé à parler de The Last Jedi. Le livre est en vente (en VO, ndt), procurez-le vous !

    lundi 11 mars 2013 - 17:22 Admin Réaction Permalien

  • Avatar boba.fett7

    boba.fett7

    35905 Crédits

    Interview intéressante!
    Merci Will :cli:

    mercredi 13 mars 2013 - 12:20 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Aynor

    Aynor

    9445 Crédits

    Bon je ne peux pas lire car je ne veux pas être spoilé, mais d'avance merci pour la trad' !

    mercredi 13 mars 2013 - 12:24 Modification Admin Réaction Permalien



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