Le Temple Jedi 6 (page 34)

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  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Nous voilà en route pour Rhommamool, dans le silence le plus complet. J'ai rarement vu l'Arrow aussi calme, depuis près de deux ans. Ceno, enfermé dans le cockpit, a clairement signifié qu'il voulait être au calme. Keller joue aux jeux vidéos sur son datapad, ainsi le silence est régulièrement ponctué de ses cris de victoire. Comment fait-il pour jouer dans un moment pareil ? Bon...c'est sans doute sa manière de se détendre à lui.

    Freyler est assis à côté de moi. Les jambes croisées, il lit un livre – enfin il fait semblant car la page reste toujours la même – sans piper mot. Je le devine troublé, et je préfèrerais qu'il se confie à moi plutôt que de rester enfermé dans son mutisme. Sur Mandalore, nous n'avions pas de secrets l'un pour l'autre. Il faut croire que les temps ont changé... Finalement, je décide de prendre l'intitiative :

    Moi : Freyler. Je sais que ça ne va pas.
    Freyler : Pourquoi dis-tu ça ?
    Moi : Je te connais trop bien pour me tromper. Où est passé le Freyler bavard que je connaissais ?
    Freyler : D'accord...c'est juste que je ne me sens pas à ma place, ici. Je suis le seul à ne pas être Jedi à participer à cette mission. Et ton maître est tellement indéchiffrable...
    Moi : Ceno a toujours été comme ça. Ne doutes pas de ta place dans cette mission, tu es plus utile que tu ne le penses.

    Il a un petit sourire et ajoute :

    Freyler : Je ne comprends pas pourquoi tu as voulu devenir Jedi. Ça a l'air tellement stressant comme vie...Tu es sûre que tu ne veux pas revenir sur Mandalore ?
    Moi : Tu ne comprends pas. En étant Jedi, je me sens utile. J'ai l'impression de vivre mes convictions. Et à présent que je commence à douter un peu des Mandaloriens...
    Freyler : Comment ça ?
    Moi : J'ai découvert l'ordre de mission de Mand'alore. Il a ordonné à Ceno de tuer mon père, puis après protestation, de le lui amener, ce qui revient à peu près au même. Le pire...le pire est que je ne viens que pour faire souffrir mon père ! Est-ce là l'attitude d'un dirigeant juste ?
    Freyler : Nous ne sommes pas des gentils Jedi, nous. Mand'alore veut punir Kinsan. Quel mal il y a t-il à cela ?
    Moi : Le mal, c'est que j'ai l'impression qu'au final, nous ne sommes que des chiens-chiens tout juste bons à exécuter ses ordres ! Il ne tient pas compte de notre appartenance aux Jedi !
    Freyler (laconiquement) : On ne discute pas les ordres de Mand'alore. Tu devrais le savoir. Ou alors ta cohabitation avec les Jedi a effacé ta loyauté de Mandalorienne ?
    Moi (stupéfiée) : Comment oses-tu...?

    A ce moment-là, Ceno débarque, comme pour mettre fin à ce début de dispute. Néanmoins, je suis encore très en colère contre mon ami. Jamais je n'aurais pensé cela de lui !

    Ceno : J'ai eu des nouvelles de Rusaan. Elle va bien, cela n'était qu'une provocation de Shadow pour nous faire craquer, comme tout le reste. Et nous arrivons sur Rhommamool.

    Quelques minutes plus tard, nous foulons le sol de la planète, sur une station minière assez éloignée de la capitale, pour ne pas nous faire remarquer outre mesure. Une autre raison à ce choix : je sens la présence de mon père dans le secteur. C'est donc qu'il est dans une ville proche. Soudain, je m'effondre au sol, prise d'un violent mal de tête. Un voile noir passe devant mes yeux et je m'évanouis.

                                                                                                   ***

    Kinsan Talik, chef de la Death Watch réorganisée, et accessoirement père de la jeune Twi'lek qui venait de s'évanouir, était nerveux, bien qu'aucune de ses émotions ne transparaissent sous son casque. Il avait obtenu une alliance avec les Chevaliers Pourpres Vengeurs, en leur promettant de les aider à se venger des Rhommamooliens. En contrepartie, les Chevaliers devraient leur céder une partie de la gouvernance de Rhommamool. C'était du donnant-donnant, tout ce qu'il y avait de plus simple, mais Kinsan se méfiait de leurs "alliés".

    Ce n'était pas de ce côté-là que venait sa préoccupation, cependant. Voilà deux jours qu'il n'avait pas eu de nouvelles de Shadow, qu'il avait envoyé sur Nal Hutta, et il craignait qu'il n'aie échoué... Si cela se révélait vrai, cela signifiait que les Jedi étaient encore en vie et probablement en route pour Rhommamool...il devrait alors revoir ses plans en tenant compte de la présence des Jedi. Peste soit de ces maudits forceux !

    Death Watch : Seigneur Talik...
    Kinsan : Quelles nouvelles ?
    DW : Nos espions viennent de nous transmettre cette information : les Jedi sont sur Rhommamool.

    jeudi 10 mars 2016 - 17:36 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

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    Ange, après un silence : T’en fais pas, il ne risque pas d’y avoir de prochaine fois avant longtemps.

    La déclaration la fit frissonner.
    Et elle baissa les yeux.
    Entendre ses propres mots s’enfuirent de ses cordes vocales eurent un poids bien plus dur et définitif qu’elle ne l’aurait cru. Elle mesurait, sans doute pour la première fois depuis que la Kuati avait quitté la planète, l’étendue d’une telle décision… non constat… Elle tâcha de ne pas y penser et ravala une nouvelle rasade de brandy et releva les yeux vers la Corellienne en face d’elle.

    Mirax, faisant tourner son brandy d’un mouvement de poignet : C’est vraiment le poids de non-retour ?
    Ange, avalant le sien cul sec et haussant les épaules : J’en sais rien.
    Mirax : Tu es contradictoire dans tes propos Ange, tu dis que tu veux être présente contrairement à il y a 14 ans mais, d'un autre côté, tu dis que vos chemins ne se croiseront plus...

    Solo appréciait de moins en moins la tournure que prenait cet… interrogatoire. Elle eut pendant quelques secondes la désagréable impression que Terrik la jugeait et chassa instantanément cette pensée, plus ridicule encore que toutes celles qui lui traversaient l’esprit en cet instant.

    Ange : Sarkin m'emm*rde profondément. Elle a dépassé les limites, mes limites, et elle les connait. (Elle marque une pause et reprit : ) Je peux toujours savoir sans me faire voir, du moins, dans un premier temps. Quand au reste, je ne me prononcerai pas.
    Mirax : Très bien, je prends bonne note de tout ça. Comme je l'ai dit, je ne prendrai pas parti. Mais si vos chemins se croisent à nouveau, je ne serai pas loin... et je veillerai à ce que vous ne détruisiez pas la Galaxie au passage...
    Ange : Détruire la galaxie ? (Elle ricana.) C'est pas de mon côté que tu peux te faire de soucis... Je ne l'ai jamais fait et je ne le ferai jamais, crois-moi.
    Mirax, entre ses dents : Non, seulement la moitié de Sevacos à coup de Foreuse.... Bref, j'ai bien compris que je tirerai pas mieux de toi... Maintenant tu veux peut-être me parler du pourquoi de ta tête de déterrée ?
    Ange, esquivant : La moitié de Servacos... T'exagères !
    Mirax : A peine... Bon Solo... Je te connais depuis longtemps... T'as toujours une sale tête parce que tu dors pas... Mais là c'est pire que d'habitude...
    Ange, soupirant : Je sais. J'ai pas forcément envie d'en parler.
    Mirax : Et tu vas encore tour garder, tout intérioriser, jusqu'à ce que ça pète ? Que risques-tu à te confier à une vieille Jedi qui ne peut même plus se servir de la Force ?

    Solo se leva.
    Elle détestait être percée à jour et même si elle savait pertinemment que Mirax, sa plus vieille amie, était en mesure de connaître ses mécanismes de défense les plus élémentaires, qu’elle le lui rappelle lui était insupportable, surtout maintenant, aujourd’hui avec tout ce qui s’était passé ces dernières semaines.
    Postée devant la fenêtre, elle laissa son regard se hasarder devant l’immensité verdoyante qui s’étendait à perte de vue et se plut à tenter de cacher sa conscience entre ces multitudes de nuances vertes et brunes qui s’entrelaçaient à l’infini.

    Ange, toujours le dos face à Mirax : Tony est mort.

    Le silence retomba.
    Et son esprit continuait à se perdre dans le dédale où fourmillait la vie, plus libre et bien plus cruelle que tout ce qu’elle pouvait imaginer.

    Mirax : Je suis vraiment désolée.... Je ne sais que trop bien ce que cela fait de perdre un être cher... Comment est-ce arrivé ?
    Ange : J'ai... On m'a envoyé sa tête et un message.

    Elle ne pensait plus à ce qu’elle disait. Les sons semblaient animés par leur indépendance propre tandis que ces images repassaient en boucle devant ses yeux et se figeaient les unes après les autres. Chaque détail, tout, tout.

    Mirax, recrachant sa gorgée de brandy : Ils ont fait quoi ?! Il avait des ennemis ?

    Solo se retourna, affronter le regard de Terrik lui paraissait bien moins douloureux que ce gouffre béant qui s’agitait devant ses yeux.

    Ange, se retournant, complètement fermée : J'ai été appelée en urgence pour Servacos, sans lui, il était sur une autre affaire. On m'a fait comprendre que j'avais fourré mon nez là où je ne le devais pas. (Elle marque une pause.) Pas lui, moi. Le message était clair : c'est ma tête qui aurait dû être dans cette boîte. Mon départ a précipité les choses vraisemblablement.
    Mirax : Tu aurais dû commencer par là... J'aurais mieux compris Servacos... Tyria est au courant ?
    Ange : Oui.

    Ce fut au tour de Mirax de ne rien ajouter.
    Que dire de plus ?
    La Corellienne se contenta de s’approcher lentement de son amie et de la prendre dans ses bras, longuement. Elle ne se débattit pas mais sentir une autre présence que la sienne ne lui était pas d’un grand réconfort, au contraire. Solo sentait son malaise grandir sans sa poitrine et ce simple contact lui faisait d’autant plus mesurer tout ce que cette mort avait de réel.
    Elle déglutit avec peine et sourit faiblement à Mirax en se dégageant.

    Mirax : Quand tu seras prête à parler, tu sauras où me trouver.... Je retourne sur Coruscant, aider Tyria et Jorus à finaliser la mise sous tutelle et je vais me retirer sur ce bon vieil Aventurier Errant.
    Ange : Je sais.
    Mirax : Et si tu veux aussi parler de ce qui s'est passé avec Sarkin.... Mon grand-père a laissé une incroyable collection de bouteilles de brandy à bord de l'Aventurier.
    Ange : Je ne suis pas sûre qu'il y ait grand-chose à ajouter à ce sujet mais l'autre partie de ta proposition est enregistrée.
    Mirax : Je serais quand même curieuse de savoir ce que tu lui as fait en te reconnectant à la Force...
    Ange, à mi-voix : Rien de moins que d'habitude...
    Mirax : C’est-à-dire ?

    Pour toute réponse, Solo lâcha un profond soupir et s’affala dans le canapé.
    Elle était si fatiguée que les forces lui manquaient pour stabiliser cette si épaisse carapace qu’elle s’était forgée au fil de ces nombres années.

    Ange : Tu lâcheras pas le morceau, hein ?
    Mirax : Tu me connais...
    Ange : Et les gènes n’aident pas...

    Elle ferma les paupières et mesura ce qu’elle s’apprêtait une nouvelle fois à faire.

    Ange : Ressers-toi un verre. (Elle marqua une pause.) ou une bouteille. (Elle avala une nouvelle gorgée de brandy, puis deux et ajouta : ) Tu me donnes quel âge ?
    Mirax : Heureusement que le pilote automatique va me ramener jusqu'à Coruscant. (Mirax reprit un verre.) Pas foutrement la moindre idée. Toi, Sarkin et moi, on a été Padawan ensemble et y a que moi qui ait l'air d'une vieille ratatinée...
    Ange : Je devrais avoir 62 ans cette année... (Elle but une nouvelle gorgée.) ou 202 ans... La distinction est même un peu floue, chez moi.

    Son interlocutrice ne dit rien et se contenta de froncer légèrement les sourcils.

    Ange, grimaçant : et... Neeja Halcyon était mon maître.

    Mirax recracha son brandy, encore.

    Mirax : V’là autre chose ! T’es sérieuse ?!
    Ange : Heureusement ou malheureusement, je ne sais pas trop... Il est venu me chercher à l'orphelinat, sur Coronet, et s'est occupée de moi. J'ai donné à Jorus le crédit corellien, qu'il m'avait offert quand on s'est rencontré, comme le veut la tradition, quand il est passé Chevalier.
    Mirax, abasourdie : Non mais attends.... attends, attends, attends.... Neeja Halcyon est un de mes ancêtres.... Mais c'était il y a plus d'une centaine d'années !
    Ange : Ce que je disais, 202 ans...

    Mirax s’était levée et venait de rasseoir, un poids invisible sur ses épaules.

    Mirax :  Je suis trop vieille pour ces conneries... Tu es de la même espèce que Baaaaaaal ?
    Ange : Woh, woh, woh, mélange pas les mynocks et les dewbacks et ne m'insulte pas. Après la mort de l'Empereur, l'Alliance m'a envoyée sur Xagobah pour enquêter sur des rumeurs concernant une énième arme de ce fils de Sith. Ca ne s'est pas passé comme qui dirait comme prévu... quand je me suis réveillée, 140 ans s'étaient écoulés et, la suite, tu la connais.

    Pour toute réponse, la Corellienne avala son verre cul sec et resta longtemps silencieuse.

    Mirax : Voilà qui va pas encore arranger mon état mental.... Pourquoi n'avoir jamais rien dit avant ?
    Ange : Il m'a fallu plus d'un an pour accepter cette idée : te sens pas obligée d'ajouter quelque chose... et pour ce qui est du reste, la chose est loin d'être réglée. (Elle se servit un autre verre.) Cette histoire de Force, il n'y a pas grand-chose à en dire. Je ne sais plus si tu te souviens, mais, quand j'étais encore au Temple, quand il s'agissait d'essayer d'entrer en contact avec les Esprits de Force, on m'envoyait souvent au charbon. C'était rapide et souvent efficace. La raison est simple... Je suis comme qui dirait, toujours connectée aux Esprits de Force et à ceux qui ont juste... passé de l'autre côté... Tyria a juste eu un aperçu.
    Mirax : Pourquoi n'avoir rien dit pendant si longtemps?
    Ange, après une longue pause : Ce n'est pas forcément le genre de chose qu'on aborde entre passe-moi le pain et file-moi le sel. C'est... toujours... aussi compliqué à gérer... tout entendre... ces voix... et mon passé...
    Mirax : J'imagine... Je ne sais pas si je comprends, mais je peux imaginer.... Je sens que tous le stock de mon regretté grand-père va y passer...
    Ange : C'est... (Elle soupira.) ma vie... Concernant Neeja, j'ai peut-être quelques trucs qui peuvent t'intéresser...
    Mirax : Pourquoi pas... Pour quand j'écrirais mes mémoires pour la postérité...
    Ange : Pour le brandy, en revanche, je peux t'aider.
    Mirax, lui adressant un sourire : Tu seras toujours la bienvenue.
    Ange, ricanant : J'en prends note. En attendant, je te raccompagne au spacioport. Après de telles révélations, j'ai le souci de ce que pourrait faire une vieille dame.
    Mirax : C'est pas tant les révélations que tout le Brandy que tu m'as fait ingurgiter !
    Ange, levant les yeux au ciel : C'est l'âge !

    Et les deux femmes se mirent à rire.


    mardi 15 mars 2016 - 17:07 Modification Admin Réaction Permalien

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    waren

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    Lieu : Xelos 

    Après avoir parcouru une partie de la galaxie, le vaisseau de Spencer et Vizla se posa sur la planète où se cachait le nécromancien, impatient de se faire remettre la boîte noire. Le Cathar grogna à sa vue et lui envoya le paquet entre les côtes dès sa descente de la rampe. Cha Naman ne releva pas ce détail et se détourna du Sith, mais la mandalorienne toussa, ce qui provoqua une légère réaction. Le Nécromancien tourna la tête.

    Cha Naman - Oui, j'imagine que vous voulez assister à une résurrection, pour information il s'agit des cendres de Mace Windu. Palpatine avait fait récupérer son corps après l'ordre 66. Mais j'ignore comment ce Fallen as pu se débrouiller pour que ce.. Enfin bon, passons au rituel.


    mardi 15 mars 2016 - 17:54 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    10745 Crédits

    Je me réveille avec trois mines inquiètes penchées sur moi. Enfin...deux mines et un casque. Je cligne les yeux, surprise. Effectivement, je m'étais évanouie peu après être arrivée sur Rhommamool, mais ce n'était pas si grave, non ? À en croire la tête de Freyler, on croirait que je suis à l'article de la mort ! Je me relève sur les coudes et fais :

    Moi : Qu'est-ce qui m'est arrivé ?
    Keller : Tu es tombée dans les pommes. Point.
    Moi : Alors pourquoi vous me dévisagez comme ça !?
    Freyler : Parce que tu as dit "quelles nouvelles ?" alors que tu n'étais même pas consciente. Et c'est bizarre.
    Moi : Attends de voir ce que je vais te dire avant de trouver ça bizarre. J'ai eu une espèce de flash, et j'ai vu mon père. Il sait qu'on est là.
    Ceno : Nous sommes suivis par des espions, donc. Cela n'augure rien de bon...

    Je me remets debout et examine nerveusement mon environnement. Nous sommes dans une espèce de ruelle, derrière un bâtiment plutôt imposant. Ils ont dû me transporter là après que je me sois évanouie. Ça ne sent pas la rose, mais après les marais de Nal Hutta je crois que même un dépotoir va me paraître parfumé. Nous faisons un petit briefing : nous devons trouver où se trouve mon père, éventuellement attraper cet espion qui a l'air de sacrément bien nous pister. Encore faut-il le trouver...

    Ceno me demande tous les détails de ma vision dont je peux me rappeler. Alors que je les lui décris, Keller, que nous avons posté en vigie, approche. Il tient une Death Watch sous la menace. Je me retourne vivement et reconnais la prisonnière improvisée. C'est...c'était ma voisine, qui me baby-sittait quand mes parents partaient travailler. La Force s'acharne t-elle à mettre sur mon chemin des ennemis que j'appréciais auparavant ? Je suis toutefois surprise qu'elle ait rejoint la Death Watch. Je me souviens d'une personne douce, compréhensive, un peu peureuse sur les bords...les gens peuvent-ils changer si vite ? Ces derniers temps semblent me dire que oui.

    Keller : Elle nous pistait. Sacrément douée, d'ailleurs.
    Ceno : Voilà donc l'espionne qui a rapporté à Kinsan notre présence.
    DW : Pitié ! Épargnez-moi !
    Moi : Nous sommes des Jedi. Nous ne tuons pas sans raison (regard appuyé en direction de Ceno).

    Elle a tout de même gardé sa trouillardise caractéristique. Je m'étonne que mon père l'aie acceptée dans ses rangs. Enfin, tant mieux pour nous. Elle a l'air tellement terrifiée qu'elle pourrait tout lâcher pour avoir la vie sauve, j'ai l'impression. Une intuition invisible me pousse à prendre l'initiative de l'interroger moi-même.

    Moi : Sais-tu pourquoi mon père voulait me garder en vie ?
    DW : J'ai entendu dire qu'il vous étais encore attaché...

    Je suis très surprise. Mon père, un Death Watch, encore attaché à moi ? Le monde tourne à l'envers.

    Moi : Où est-il, en ce moment ?
    DW : Non loin d'ici... Aux abords d'une ville nommée Kehalt, nous avons établi notre camp dans un canyon. On ne peut pas le rater.
    Ceno : Voilà une capture bien utile, Keller.
    Keller : Qu'est-ce qu'on fait d'elle, maître ?
    Moi : Il vaut mieux la laisser aller. Elle nous a donné les renseignements qu'on voulait. Il suffit juste qu'elle ne parle pas.
    Freyler : Je peux savoir d'où vient cette soudaine sympathie pour les Death Watch, Kinsa ? C'est sûr, elle va parler.
    Keller : Je suis d'accord avec le petit Nautolan. Maître ?

    Tout d'abord, je pense que Ceno n'a pas entendu, mais il tourne la tête vers nous.

    Ceno : Relâchons la. Et allons à Kehalt.

    jeudi 17 mars 2016 - 20:50 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar camara

    camara

    3135 Crédits

    Un long silence passa avant que mes interlocuteurs ne répondent, ce qui ne présageait rien de bon.

    Contrôleur du spatioport - Enregistrement du Mandragore sur la plate-forme B-38-2, vous avez l’autorisation d’y accéder, Madame Sarkin.

    Mara – bien reçu, merci.

    Je n’aimais pas ça, je n’aimais pas ça du tout de m’arrêter ici, et m’appeler Madame en plus ! Mais j’étais forcé d’admettre que mon vaisseau en avait sacrément besoin. I have a bad feeling about this… pensais-je, comme mes amis répétaient souvent. J’étais soulagée de l’autorisation du contrôleur, mais cela me paraissait suspect ce genre de réponse.

    J’amorçais ma descente vers la planète. Les quelques tremblements de l’appareil, le changement d’atmosphère, avaient toujours été une sensation désagréable pour moi. Et piloter au milieu d’autres vaisseaux, j’en avais horreur. Heureusement que mon petit Jiji était là pour m’aider à manipuler ce vieux tas de ferrailles.

    La plate-forme apparut enfin en visuel. C’était une plate-forme double, et un autre vaisseau s’y trouvait déjà, sur le point de décoller. Ce vaisseau m’était vaguement familier. Deux femmes discutaient en bas de la rampe, j’étais trop loin pour voir à quoi elles ressemblaient.

    Plusieurs personnes en uniforme attendaient du côté où je devais atterrir.

    Mara – pas mal le comité d’accueil Jiji, qu’est-ce que tu en penses ? J’avais l’air si en détresse que ça quand je parlais ? Ça ne me dit rien qui vaille… j’ai un mauvais pressentiment…

    Je me méfiais de plus en plus de cette planète. De plus, je commençais à avoir mal à la tête à la suite de mes vertiges ce qui m’empêchait de réfléchir convenablement.

    Je réussis tout de même à me poser en douceur, non sans mal, sur ma partie réservée. Mes migraines s’étaient intensifiées avec la pression. Je fermais les yeux et respirais un grand coup pour me détendre. Cela faisait longtemps que je ne les avais pas ressentis avec une telle intensité. J’attrapais mon sac à dos posé à côté de moi et fouillais dedans. Je pris mon sabre et l’accrocha à ma ceinture. « On ne sait jamais… ».

    Après avoir vérifié et coupé le contact, je me levais, tapotais le haut de CJ4 en passant à côté de lui et sortis du cockpit. Jiji commença à me suivre.

    Mara – non reste ici pour le moment, je reviendrai te chercher quand j’aurai besoin de toi, ne t’inquiète pas mon petit compagnon.

    CJ4 – beep, buip bip !

    Après ses bipbip d’approbation, il retourna à son poste. J’adressais un sourire à mon astromech, ces dernières semaines il avait été ma seule compagnie et m’avait permis de ne pas devenir folle dans cette poubelle ambulante.

    Je sortis du vaisseau et à peine j’eus mis un pied au sol que les « personnes chargées de l’accueil » se dirigèrent vers moi.

    Monsieur bizarrement vétu – Mara Sarkin, si vous voulez bien nous suivre, vous êtes en état d’arrestation.

    Les yeux grands écarquillés, j’eus un moment d’hésitation.

    Mara- mais, qu’est-ce que…quoi ?! Et pour quelle raison je vous prie ?!

    Monsieur bizarrement vétu – vous êtes en état d’arrestation pour usage de faux et usurpation d’identité, veuillez nous suivre sans faire d’histoire.

    Mais qu’est-ce qu’il leur prend ? Un droide de sécurité s’avança vers moi, visiblement avec des menottes à la main. Je tentais de le faire reculer par la force, mais en vain. Je n’y arrivais pas. Je ne comprenais pas, qu’est ce qui m’arrive ? C’est impossible, j’allais mieux jusqu’à présent… à moins que... mais oui bien sûr, Myrkr ! Je me souvenais maintenant pourquoi ce nom ne m'était pas inconnu et c'est à ce moment précis que je détestais définitivement mon vaisseau et son coup de la panne.

    J’étais désemparais, complètement déboussolée, et ma tête qui me faisait souffrir n’arrangeait rien. Je comprenais mieux maintenant pourquoi j'avais autant mal, ce n'était pas que l'atterrissage mais aussi l'endroit. D’autres personnes s’avancèrent vers moi, je réfléchis peu, attrapa mon sabre et l’activa.

    Mara – Restez où vous êtes ! Plutôt embrasser un wookie que de vous suivre ! Je ne suis pas une menteuse, je suis bien Mara Sarkin et ces accusations sont fausses !

    Ah ben bravo ! Si j’avais su… pourquoi j’ai atterri ici ? J’aurai due ignorer leur appel et me laisser transporter loin, loin… rester en boule dans ma couchette à m’apitoyer sur mon sort… mais oui, sors ton sabre pour bien aggraver ton cas...

    Monsieur bizarrement vétu – bien essayé mais vous auriez dû choisir autre chose que le nom SARKIN.

    Les personnes près de moi reculèrent à la vue de la lame turquoise. Je la brandis un peu plus entre eux et moi. C’était très étrange, j’avais l’impression qu’une éternité c’était passé depuis la dernière fois que je l’avais pris en main. Je serrais un peu plus le manche, et en regardant la lumière qu’il procurait, des souvenirs refirent surface. Je ne sais pas ce qui m’avait pris de le sortir, mon vieux blaster aurait tout aussi bien fait l’affaire, surtout ici. Je m’égarais un court instant en repensant à la première fois où je l’avais pris en main, c’était il y a tellement longtemps…

    Le droide garde me fit sortir de ma rêverie et se jeta tout de même sur moi pour tenter de m’immobiliser. Il n’arriva pas à sa destination et d’un geste net, finit coupé en deux. Je n’avais pas cherché à comprendre. Je n’avais pas envie de réfléchir aux conséquences de mes actes ni de me laisser faire.

    Mara – j’ai dit, n’approchez pas, ou par le slip noir du grand maître de l’ordre, je n’hésiterai pas à vous raccourcir comme lui !

    Je ne sais pas ce qui m’avait pris. Mes vertiges m’empêchaient de réfléchir. J’étais en train de m’attirer des ennuis, et ça ne me plaisait pas vraiment. On ne change pas les vieilles habitudes. De toute façon au point où j’en étais !

    Monsieur bizarrement vétu – Ah. Et usurpation de caractère apparemment… on va avoir besoin de renforts.

    vendredi 18 mars 2016 - 11:18 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kaarde

    Kaarde

    16840 Crédits Modo

    Mon exil incognito commençait bien. Heureusement que je savais Weedge être un fugitif, lui aussi. Mais la coïncidence était troublante.

    Moi. - Tu as dit que ton vaisseau s'appelait le... Contre-Attaque IV ?
    Weedge. - En effet.
    Moi. - … vous n'avez pas osé...
    Weedge. - Constate par toi-même.

    D’apparence, le misérable cargo corellien qu'il me présenta faisait clairement honneur à ses prédécesseurs. Il m'entraîna rapidement à bord.

    Moi. - Laisse-moi deviner... tu es sur Rhommamool parce que tu es tombé en panne ?
    Weedge. - Euh, non... comme je disais, c'est parce qu'il me manque des pièces pour faire fonctionner la tourelle. Mais à part ça le vaisseau fonctionne comme une horloge !

    Après avoir refermé la rampe d'accès à grands coups de poings sur les commandes, Weedge m'entraîna à la salle de vie du vaisseau. Je constatai aussitôt que lui et Polux avaient installé plusieurs holo-jeux modernes sans doute plus sophistiqués que le Contre-Attaque IV lui-même.

    Moi. - Comment va ton épaule ?
    Weedge. - Déjà beaucoup mieux, merci.
    Moi. - Weedge, je suis affreusement désolé.
    Weedge. - Pour le coup de sabre ? Aucun problème, c'est oublié. On a tout de suite compris que tu n'étais pas dans ton état normal. Et la petite enquête clandestine que nous avons mené avec Doc nous a conforté dans cette idée.
    Moi. - Dis m'en plus.

    Il me raconta en détail sa fuite avec ses frères et me montra même les étranges enregistrements d'holo-surveillance qu'ils avaient récupéré. Il resta cependant évasif sur l'identité de la personne qui les avait aidés, en plus de Kiad.

    Weedge. - …. et on a envisagé toutes les hypothèses, y compris que Baaaaaaal pourrait être toujours en vie.
    Moi. - Ridicule !
    Weedge. - En effet, à côté de ça l'idée d'un changeforme maîtrisant la Force est beaucoup plus plausible.
    Moi. - Hum... ta mère, la vraie je veux dire, a émis la même hypothèse lorsqu'elle m'a rendu visite en prison.
    Weedge. - À ce propos.... Drôle d'idée de t'être évadé de prison pour "redorer ton blason". Ça doit être la panique, sur Coruscant.
    Moi. - La personne qui m'a fait évader était apparemment au courant que notre ennemi allait tenter de me supprimer.
    Weedge. - Elle devait être sacrément persuasive, pour te faire bouger avec ça.  Je m'étais figuré que tu ferais tout pour éviter de discréditer l'Ordre davantage, quitte à y laisser ta peau.

    Persuasive, Tyria l'avait été, effectivement. Il n'y avait bien qu'elle pour me faire aller contre mes résolutions. Ce pourquoi Weedge craignait sans doute que je sois encore manipulé.

    Weedge. - Et du coup, quelle est la mission que tu t'es imposée ?
    Moi. - Enquêter sur des terroristes osariens, les Chevaliers Pourpres Vengeurs, et les empêcher de célébrer l'anniversaire de l'attaque rhommamoolienne dans le sang.
    Weedge. - Les Chevaliers Pourpres... Vengeurs ? Ça me rappelle les Chevaliers Pourpres de la Vie fondés par Nom Anor il y a plus de cent cinquante ans. Sans doute un hommage. Et tu penses qu'appréhender ces terroristes te rendra ta place et ton rang ?
    Moi. - Oh non ! Mais au moins ça me permettra de me rendre utile, et ça me donnera aussi l'illusion d'agir toujours en Jedi. Je vais tâcher de trouver un transport qui fait la liaison Rhommamool-Osaria et faire discrètement ma mission.
    Weedge. - Ça va être difficile, tu sais. Avec les tensions actuelles entre les deux planètes je doute qu'il y ait des liaisons régulières. Je ferais mieux de t'emmener avec le Contre-Attaque IV et de te donner un coup de main.
    Moi. - Euh... je te rappelle que je suis officiellement l'assassin en cavale de Gaïus Mahan... je n'ai pas envie de t'impliquer de nouveau dans...

    Soudain la chose me frappa comme la foudre. D'autres Jedi ! Ici, sur Rhommamool ! Juste l'espace d'un instant j'étais parvenu à sentir leurs auras de façon lointaine. L'Ordre était-il déjà sur ma piste ? Plus le temps de réfléchir. Je me fis immédiatement tout petit dans la Force.

    Moi. - Euh, réflexion faite... partons immédiatement !
    Weedge. - Hein ? C'est si urgent ? J'espérais avoir le temps d'installer mes nouvelles pièces.
    Moi. - Il y a des Jedi, ici, sur Rhommamool.
    Weedge. - Ok, j'ai compris. Je préchauffe tout de suite les moteurs. Direction Osaria !
    Moi. - C'est tout de même étrange, de devoir fuir l'Ordre jedi.
    Weedge. - Ah, au fait, la personne qui nous a aidés sur Coruscant, c'est... enfin, tu vas vite le savoir.  Elle m'a chargé de te transmettre un message.

    Il me jeta un comlink dans les mains avant de se précipiter au cockpit. Ma surprise fut grande de découvrir que le message en question venait de ma sœur.



    vendredi 18 mars 2016 - 23:26 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar ProjetT

    ProjetT

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    Alors que le vaisseau chauffe – et il n’était pas rapide pour ça non plus - et profitant que Kaarde écoute le message de Pad, je lance 3 choses :
    En premier, calculer un plan de vol rapide pour m’éloigner de cette planète et rejoindre Osaria, de préférence du côté oppose à Rhommamool.
    En second, lancer un programme de piratage de la balise locale, afin d’identifier le vaisseau Jedi de façon indirecte. Je voulais profiter du fait que chaque vaisseau d’une façon ou d’une autre se connecte à la première balise et s’identifie de façon unique. En piratant la balise et en recoupant l’identification de l’ordinateur a une base de données, je pourrais déterminer qui est là. Sauf si le vaisseau avait un ordinateur neuf, auquel cas il ne serait pas dans la base de données, ou s’ils volent avec l’ordinateur éteint.
    En troisième, je compose un message sur la fréquence Nema. « Sur Rhommamool, tombe sur Kaarde échappé de prison, avec aide exterieure. Je ne le lâche pas. Autre Jedis sur place, on se fait discret. Décollons vers Osaria. W. ». J’utilise l’encryptage standard et l’envoie.


    Le vaisseau est (enfin) prêt et commence à se soulever du sol. Je monte et me dirige vers Osaria.
    Le trafic est léger ici, étant donné les conflits. De ce fait l’ordinateur mit assez peu de temps à pirater le log de la balise. Il n’y avait qu’un demi-millier de vaisseau qui était passé depuis mon arrivée dans le système. Mais une signature retient vite mon attention. L’Arrow, le vaisseau de Bencenovii.
    Ceno… s’il était un Jedi qui pouvait éventuellement mettre à mal Kaarde en combat, c’était bien lui.


    Je suis tire de mes réflexions par l’ordinateur, qui me signale 2 choses. En premier que nous avions quitte l’atmosphère de la planète, et volions en ligne droite vers Osaria pour plonger vers sa face opposée, et que mon message avait reçu une réponse.
    « Merci des nouvelles. Étonnant. Surveille le bien, risque qu'il ai été manipulé. Situation explosive. Transmettra plus d’instructions plus tard. Que la Force soit avec vous. J. »
    Jorus? J’étais content de savoir qu’il écoutait toujours la fréquence. Mais je savais aussi qu’il avait été nommé Maitre du Conseil Jedi en remplacement de Kaarde. Je savais qu’il ne trahirait pas sa source. Lui aussi semblait penser que cette aide dans l’évasion était une nouvelle manipulation. Dans quel m**d**r Kaarde s’était mis...


    Kaarde arrive alors dans le cockpit.


    Kaarde : Alors ?
    Moi : une bonne et une mauvaise nouvelle…
    Kaarde : Déjà ?
    Moi : La bonne, c’est que nous sommes déjà presque arrivés.
    Kaarde : Et la mauvaise ?
    Moi : J’ai pu identifier le vaisseau Jedi. C’est l’Arrow.


    Kaarde ne répondit pas, songeur.  Rhommamool disparaissait derrière Osaria, et je me dirige vers une petite ville ou nous pourrons nous poser…

    Ce message a été modifié par ProjetT le lundi 21 mars 2016 - 02:13

    lundi 21 mars 2016 - 02:05 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Tyria_

    Tyria_

    13547 Crédits

    -- Attention : Message long du fait de sa nature exceptionnelle ! --

    L’air était chargé. Je ne disais pas ça pour le Quarren qui avait certainement oublié de se doucher depuis au moins trois jours. L’ambiance régnant dans la pièce était suffocante, signe de la tension qui régnait. Jorus était venu me trouver afin de me convier à un entretien avec la chancelière.

    « Et dire que je m’étais imaginé être débarrassée de ces corvées avec la nomination de Jorus. »

    Ma morosité s’était transformée en surprise quand nous avions été rejoints par Aynor sur la baie de décollage. Un regard vers la Twi’lek azurée m’avertit qu’elle n’était pas non plus au fait de la raison de cette entrevue.
    Jorus nous prévint que nous devions nous joindre à une réunion de crise et que les nombreuses informations récoltées au cours des dernières heures par les espions bothans allaient imposer à l’Ordre Jedi de jouer carte sur table avec la République. Cette idée réveilla le profond malaise qui m’habitait quand je songeais à la Crise Corellienne. Les Jedi n’avaient jamais éventé les tenants de cette affaire et je restais dans la crainte qu’elle ne finisse un jour sur la place publique. Aynor acquiesça. Elle n’insista pas pour connaître les nouvelles informations : nous allions en prendre connaissance dans suffisamment peu de temps. 

    Le tuteur de l’Ordre Jedi nous conduisit non pas au Sénat Galactique où se trouvait le bureau de la Chancelière mais dans un bâtiment gouvernemental qui se voulait quelconque. 
    Notre trio retrouva la Chancelière Cki dans une salle de conférence bondée. La pièce sans fenêtres était éclairée par des plafonniers diffusant une lumière blanche agressive pour les yeux de n’importe quelle espèce. Rien de tel que pour perdre la notion du temps.
    Parmi les nombreux participants, je notais la présence du Chef Suprême des Forces Armées de la République. L’absence de Thoré Joespa m’indiqua que cette réunion de crise ne concernait pas la Coalition Galactique... Ou la République ne souhaitait pas que cette dernière en ait connaissance.
    Sät’sa Cki, dont les traits marqués laissaient tirés les conclusions qui s’imposaient quant à la pression qui s’exerçait actuellement sur ses épaules, afficha un sourire fugace quand elle nous vit arriver. Dès que tout le monde fut assis autour de la table de conférence, elle prit la parole sans attendre une seconde de plus :

    Sät’sa - La réunion que nous nous apprêtons à tenir est classée. Ce que nous dirons ici ne devra pas sortir de cette pièce.

    Ce rappel fait, la chancelière eut un regard entendu vers un homme portant une moustache aussi criarde et que libidineuse.

    Marcus - Bonjour à toutes et à tous. Je suis Marcus Srent, directeur des Services des Renseignements de la République. Nos agents ont amassé quantités d’informations inquiétantes qui laissent présumer d’un conflit dans le système Osarian.

    Aynor leva une main. Marcus s’interrompit.

    Aynor - Un conflit entre qui et qui ?
    Marcus - A minima entre les osariens et les rhommamooliens.
    Aynor - Les tensions entre ces deux planètes ont toujours été nombreuses depuis les Guerres Yuuzhan Vong sans justifier le début d’un conflit armé…
    Marcus, levant une main - J’y viens, j’y viens. Les tensions ont été exacerbées depuis qu’un groupe de terroristes osariens nommé les Chevaliers Pourpres Vengeurs s’est mis en tête de faire payer la destruction d’Osarian il y a 150 ans.

    Sans entrer dans les détails, Aynor et le directeur du SRR venait de mentionner les terribles événements qui avaient eu lieu peu de temps avant que l’invasion des Yuuzhan Vong ne débutent. Nom Anor, un agent infiltré des Vongs, avait pris la tête du gouvernement de Rhommamool - alors opprimés par Osarian - et créé un groupe de fanatiques nommés les Chevaliers Pourpres de la Vie. Tout en distillant les prémices d’une haine contre tout ce qui n’était pas organique, Anor porta les tensions à leur comble entre les deux mondes voisins (dont les orbites était tellement proche qu’ils étaient à porté de missiles évidemment) jusqu’à ce que le conflit éclate. Rhommamool, sous l’impulsion de Nom Anor, fit feu la première et bombarda Osarian de missiles thermonucléaires. Les villes majeurs osariennes, dont la capitale Osa-prime, furent ravagées.
    Plus d’un siècle plus tard, Osarian ne s’en était toujours pas remis de ces attaques. Rhommamool, quant à elle, fut enfin libérée du joug de sa voisine et connut un essor formidable. La galaxie ayant d’autres nexus à fouetter à cette époque-là et l’attaque ayant été l’oeuvre des manipulations des Vongs, Rhommamool ne fut jamais inquiétée de ses actes.
    Inutile d’être génie en géopolitique pour comprendre que tout ce système stellaire était une poudrière.

    Marcus - Nos meilleurs agents ont cherché à remonter jusqu’à la source de ces “Chevaliers”... (Il marqua une pause. Cette moustache était vraiment indécente.) Death Watch. (Il attendit que le léger brouhaha se calme avant de continuer.) Je vais maintenant céder la parole à l’agent en charge de ce dossier qui vous expliquera mieux que moi le pétrin qui se présente à nous. Sasha Theron.

    Une jeune femme blonde s’avança sans afficher le moindre signe d’intimidation alors qu’elle s’apprêtait à s’adresser aux cols blancs de la République. Ces yeux, ce regard, ce menton, cette expression… Je fis un bond en arrière d’une quinzaine d’années tandis qu’elle commençait à présenter différents éléments recueillis la Force savait comment.
    Je me rendis compte que je songeais bien peu à ceux que j’avais laissés sur le carreau. Le pourquoi était évident.
    Écoutant toujours d’une oreille distraite, je détaillais la jeune femme. Elle ne semblait même pas avoir vingt ans. Elle avait dû se retrouver dans le circuit au plus jeune âge. Certainement trop jeune. Je contemplais la conséquence de mes actes regrettant de ne pas avoir pris la mesure de ce que j’avais pu infliger. Tout en notant qu’il faudrait que j’essaye de lui parler, je constatais que le timbre de sa voix était moins grave.

    Sasha - … C’est ainsi que la présence de la Death Watch laisser à penser qu’une intervention de Mandalore est à craindre. Bien que les Néo-Mandaloriens fassent parti de la Coalition Galactique, la SRR craint toujours qu’ils ne se lancent dans une conquête de Coruscant. Le fait que Mand’alore n’ait pas réussi à prendre possession de la Main Écarlate ne semble pas avoir diminué ses ardeurs.

    Au moins j’avais maintenant l’explication de l’absence de Joespa à cette réunion. La République n’accordait pas une confiance aveugle à la Coalition et encore moins aux mandaloriens. Grosse ambiance en somme…

    Sasha - Ça c’est ce qui concernaient les Mandies à proprement parlé. Il reste encore les Jedi…

    Si cette réunion secrète avait attisée ma curiosité, force était de reconnaître qu’elle avait maintenant toute mon attention. Les projections holographiques de Ceno, Kinsa et Keller furent affichées au centre de la table.

    Sasha - Le Maître Jedi Cera Ordo a débarqué sur Rhommamool accompagné de ses apprentis il y a peu. Ils semblent être sur les traces de la Death Watch mais il n’a pas encore été possible d’établir dans quelle mesure ils sont à la solde de Mand’alore.
    Aynor - Ce n’est pas parce qu’ils sont après la Death Watch qu’ils sont…

    Jorus leva une main pour faire cesser les protestations de la Twi’lek.

    Jorus - J’ai informé la Chancelière du témoignage inquiétant que m’a fait le Chevalier Ka-Tu-Un au sujet de Cera Ordo. Il obéit directement aux ordres de Mand’alore.

    Ainsi quand Jorus évoquait l’idée de jouer cartes sur table avec la République, il savait qu’il avait déjà commencé à le faire. Connaissant le lien qui semblait avoir uni la Twi’lek et le mandalorien, cela pouvait se comprendre.

    Jorus - Ce n’est pas tout. J’ai été averti que Kaarde Naberry avait rejoint Rhommamool peu de temps avant Ordo.

    Si j’avais été autre chose que stupeur à cet instant précis, j’aurais certainement pris la peine de noter l’ironie de la pensée que j’avais eue un instant plus tôt sur le lien Ceno/Aynor.

    Sät’sa prit la parole, la bouche sèche, anxieuse à l’idée d’obtenir une réponse à la question qu’elle allait poser : 

    Sät’sa - Qu’est-ce que nous devons craindre quant à Kaarde Naberry ?

    Jorus prit un air grave.

    Jorus - Je n’ai pas encore les preuves tangibles de ce que je m’apprête à vous présenter et ne se tient qu’au travers des différents événements auxquels j’ai assisté durant les deux dernières décennies. Au cours de la Guerre du SEZ, Baaaaaaal fut aidé par un nouvel apprenti : Dark Hyllyard. Hyllyard aida son maître à manœuvrer les Jedi, République, SEZ et ce jusqu’à sa mort lors de la bataille qui ravagea le Sénat Galactique. Pendant toute cette période, Kaarde Naberry était porté disparu. Il ne réapparu qu’à la mort d’Hyllyard. Nous sommes peu à savoir que Naberry et Hyllyard sont une seule et même personne. Padmée Naberry, ancien Grand Maître de l’Ordre, avait découvert ce fait en affrontant malgré elle son frère. 

    Kaarde, un apprenti de mon père. J’eus envie de rire tant l’idée était absurde. Je dévisageai avec insistance Jorus avant de m’adresser à lui de manière bravache.

    Moi - J’ai jamais entendu quelque chose d’aussi peu crédible. Aynor, dis lui ! Kaarde serait incapable d’être l’apprenti de Baaaaaaal !

    Le silence s’installa. Je me tournai vers la Twi’lek qui gardait le silence. Elle me demanda pardon silencieusement. Aynor n’était ni choquée, ni scandalisée par cette révélation.
    Mon attention se reporta alternativement entre Jorus et Aynor tandis que mon visage sembla se décomposer.

    Le temps se fige.
    Je cherche vainement une explication, quoi que se soit pouvant justifier cette mascarade. Je veux crois que c’est une blague et que l’on va me dire que rien de tout ceci est vrai. Puis je me rends compte de l'aberration de cette pensée même.
    Et le temps reprit son cours.

    Aynor le savait. Jorus le savait. Kaarde… 
    Kaarde ne l’avait pas dit. Ni même évoqué.
    Tandis que j’avais écopé d’une rétrogradation et des regards méprisants de nos pairs, Kaarde était resté Grand Maître de l’Ordre. Alors qu’il avait été un Sith. Un Sith et l’apprenti de mon père qui plus est.
    Et il me l’avait caché.
    J’accusais la révélation de plein fouet.

    Jorus - … A l’époque, il avait prétendu être un agent double afin d’aider les Jedi et surtout pour obtenir des informations sur Tyria Sarkin - qui avait pris ses distances vis à vis de l’Ordre. (Il marqua une nouvelle pause
    « Aujourd’hui, vu les derniers événements en date et tout ce qui fluctue autour de Maître Naberry, j’en suis à me pencher sur une possibilité plus sombre et plus inquiétante. »
    Aynor - Mais après la Guerre du SEZ, il s’est employé à chercher un moyen de vaincre B7al. Il n’a pas hésité à galvaniser les Jedi et la Coalition Galactique pour affronter le Sith.
    Moi - … Comme un apprenti affrontant son Maître…
    Jorus - Cependant l’assassinat de Mahan face à autant de témoins reste “surprenant” et l’enquête menée n’a pas pu déterminer ce qu’il s’est réellement passé. Les padawan présents au moment des faits n’ont pas pu encore être retrouvés et écoutés. 
    Sät’sa - Maître Naberry avait prétendu avoir été influencé par la personne se faisant passer par Mirax Terrik. Cela n’est pas possible ?
    Aynor - Il n’a pas pu être influencé lorsqu’il a tué un gardien de prison au moment de son évasion. Il était coupé de la Force grâce à des ysalamiris.

    Kaarde se trouvait donc réellement être un assassin. Sa réaction que j’avais perçue grâce au lien qui nous unissait me sauta aux yeux. Il s’était montré calme. L’absence d’inquiétude ou de culpabilité ne me m’avait pas alerté alors qu’il avait tué pour s’évader… La pièce commença à tourner tant la trahison était difficile à encaisser. 

    Les échanges fusent au sujet de l’ancien Grand Maître. La consternation est palpable. L’inquiétude aussi. 
    Kaarde jouissait - et jouit encore - d’une telle réputation au sein de l’Ordre que le Commandant Suprême est inquiet de son influence sur les Jedi. Et il a raison. Kaarde serait à même de galvaniser ses troupes une nouvelle fois. Il pourrait les retourner contre la République. Fomenter un coup d’état. 
    La galaxie est plus instable que jamais. Les Mandaloriens se retiennent de partir en conquête avec difficulté depuis des années. L’Empire des Fel n’est plus depuis le coup d'état de Waren Horn. La République se retrouve seule. Et une crise majeure se prépare sur Rhommamool. Il suffirait de cette crise pour embraser la galaxie.

    Je peinais à suivre la conversation. Mes pensées étaient dirigées vers le passé. De nombreuses situations prirent un sens nouveau. 
    Kaarde s’absentant pendant plus un an après la destruction du Temple Jedi afin de pourchasser Baaaaaaal. 
    Kaarde ne se formalisant pas outre mesure que le Sith fut capable de débarquer au cours de sessions du Conseil Jedi. 
    Kaarde et les Jedi sauvés par l’intervention de Baaaaaaal sur Dantooine.
    Kaarde…

    Jorus et Aynor parlèrent d’arrêter Kaarde avant qu’il ne devienne incontrôlable. Sät’sa s'inquiéta de la loyauté des Jedi. Aynor leur répondit que les Jedi seront fidèle à la Force et sauront faire la vérité sur cette affaire. Cette assurance calma les inquiétudes. Le Commandant Suprême des Forces Armées suggéra que les Jedi soient accompagnés d’une ou de plusieurs flottes. L’idée fit son chemin. Le système Osarian doit être mis sous contrôle. Marcus Srent prévint qu’il allait mobiliser tous ses agents sur cette crise. Jorus et Aynor prirent la décision de rendre sur Rhommamool avec le premier contingent de Jedi tandis qu’ils me chargeaient de veiller à la sécurité du Temple et de la République sur Coruscant.
    Rhommamool va être occupée.

    La salle se vida.
    Je restais prostrée. Une main vint se poser sur mon épaule. La Chancelière garda une profonde tristesse malgré le sourire d’encouragement qu’elle m’afficha.

    Sät’sa - Je ne peux me figurer ce que vous traversez, Tyria, mais mes pensées vous accompagnent.
    Moi - J’imagine que c’est aussi dur pour vous, Sät’sa.

    Sät’sa ne répondit pas immédiatement. La politicienne aussi aguerrie et expérimentée qu’elle sembla se retrouver à court de mots. Elle garda son sourire et finit par dire :

    Sât’sa - Je me raccroche à l’idée qu’au moins vous êtes restée libre de son influence.


    Ce message a été modifié par Tyria_ le mardi 22 mars 2016 - 22:41

    mardi 22 mars 2016 - 19:21 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Bencenovii

    Bencenovii

    14850 Crédits

    Depuis sa confrontation avec le dénommé Shadow, une pensée n'a plus quitté l'esprit de Ceno. Plus qu'une pensée, c'est une sensation qui enfle insidieusement et s'empare de lui. Une sensation extrêmement désagréable d'impuissance. Impossible de trouver la paix, pourtant il redouble d'effort pour garder la tête sur les épaules. Il ne veut pas ne pas risquer la vie de ses padawans, conscient que leur avenir peut dépendre de la justesse de son jugement. Il a essayé la méditation, mais elle n'apporte que plus de questions. La Force est toujours muette, rien ni personne ne peut avoir la plus petite idée de ce qu'il va se passer maintenant. C'est le flou total. De ce flou résulte cette fameuse sensation qui l'anime, le sentiment d'avancer à l'aveugle, vers l'inconnu...

    Lorsque l'Arrow s'est posé sur Rhomammool, l'intensité de ce sentiment a encore augmenté. Pour ne pas en être victime, Cenovii doit faire un effort de concentration constant, être le plus alerte et vigilant possible. Heureusement, ses apprentis ont beaucoup gagné en maturité dernièrement, ainsi il n'a pas à assurer systématiquement leurs arrières.

    Le groupe de Jedi s'est justement séparé pour récolter un maximum d'informations sur les Death Watch du canyon. Ceno active sa matrice de changement d'apparence pour prendre celle de l'espionne qui les suivait. Hélas il ne peut pas imiter sa voix, il doit donc ne pas parler, et il semble un peu plus grand qu'elle ne l'était. Tout de même, il pense que cela suffira à berner les Death Watchs. Il s'engage à tâtons dans le canyon et croise quelques soldats. Ils le saluent d'un geste de la main. Le subterfuge fonctionne, c'est parfais pour avancer en toute discrétion au cœur même de la base, tant qu'on ne lui pose pas de question. Malheureusement, cela ne tarde pas.


    DW - Salut Era, tu as fini de pister les jedi?

    Cenovii se fige. Pendant un instant il a cru entendre son propre prénom. Il se détends et fait juste un hochement de tête pour acquiescer.

    DW - Bon, tu ne saurais pas où se trouve Kinsan? Je ne l'ai pas vu depuis un moment.

    Ceno hausse des épaules. Et pourvu que ce maudit garde arrête avec ses questions, sinon il pourrait griller sa couverture et à ce moment là les options quand à sa survie seraient amoindries.

    DW - T'es sûre que ça va? Tu es plus bavarde d'habitude.

    Plus le choix, il faut tenter quelque chose.

    Ceno (voix fluette) - Je... Je suis un peu fatiguée...

    Lorsqu'il s'entend, Cenovii comprends que cette voix n'était absolument pas crédible, il porte déjà la main à sa ceinture, mais le DW n'est pas méfiant.

    DW - On dirait bien... Si tu vois Kinsan, dis-lui qu'Ejar l'attends pour lui faire son rapport.

    Le garde s'en va... Laissant là un être paralysé... Le dernier nom cité a eu l'effet d'une bombe dans le cœur du mando-jedi... Ceno reste immobile, il n'arrive plus à bouger... Désemparé, il comprends... Et en même temps, il ne comprends pas, il s'y refuse... Il a peur de comprendre... Mais les paroles de Shadow... Ne semblaient pas être du bluff.

    Il avance dans ce qui semble être un renfoncement dans la roche, formant comme une grotte à ciel ouvert. Il y a là une tonne d'équipement. Des armes, des appareils sophistiqués qui semblent tout droit sortis du labo de Dua Juun, des moteurs, des terminaux. Chaque pas demande à Ceno un nouvel élan de courage. Car la sensation qu'il éprouve depuis plusieurs heures est à son comble. Il reste un moment au milieu de la grotte, seul, son regard balayant furtivement les écrans sur lesquelles deux planètes collées arborent des lignes, des cibles et des schémas étranges. Son esprit embrumé vogue d'une pensée à l'autre sans jamais vraiment se focaliser, jusqu'à ce qu'enfin un homme en armure fasse son apparition par une autre embouchure de la grotte, fixant une fois pour toute l'attention du Jedi.

    Ce visage, il ressemble à s'y méprendre à celui de Cenovii avant sa transformation. Il n'y a plus aucun doute possible cette fois. La réalité est là: en plus de Kinsan Talik le père de la padawan Kinsa, Ejar Ordo, le frère ainé de Cera disparu il y a plus de vingt ans sur Nar'Shaddaa, est aussi un Death Watch. Cette incroyable association met Cenovii en colère. Une colère immense. Il désactive sa matrice de changement d'apparence avant même qu'Ejar ne lui adresse la parole. Ce-dernier, pris au dépourvu, découvre l'intru et affiche d'abord un grand sourire sincère vers son petit frère. Ceno rétracte son casque, révélant un visage blanc marqué de cicatrices et animé d'un air furieux.

    mercredi 23 mars 2016 - 22:29 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Je déambule plutôt imprudemment dans le canyon quand j'entends un bruit de pas. Vite ! Me cacher. J'avise une faille dans la roche où j'arrive à me faufiler à moitié, juste assez pour me dissimuler aux yeux du nouveau venu. La curiosité me pousse à jeter un bref coup d'oeil pour découvrir l'identité de celui qui approche. En le voyant, mon coeur se met à battre à triple allure : c'est mon père. Le choc me fait rester un peu trop longtemps à découvert et il me remarque.

    Kinsan
    : Kinsa ? C'est toi ?

    Je n'ai plus qu'à descendre lestement de mon perchoir et lui faire façe. Il est exactement pareil que dans ma vision : vieilli et un peu las. Je croise son regard. Quelque chose m'y fait pitié, je ne saurais dire quoi.

    Moi : C'est moi, effectivement. Surpris de me voir ?
    Kinsan : Non...je suis bien informé.
    Moi : Je sais. Moi aussi je suis bien informée.
    Kinsan : Ha ? Dans ce cas, tu devrais savoir que tu ne combats pas les bonnes personnes.
    Moi : Laisse tomber. Shadow nous a tenu le même discours. Il n'a réussi qu'à perdre sa vie.
    Kinsan (choqué) : Vous avez tué Shadow ? Les Jedi sont plus barbares que je le pensais.
    Moi (sur la défensive) : Si ça n'avait tenu qu'à moi...(je m'interrompts). Peu importe. Ce qui est fait est fait. Je me demande...pourquoi fais-tu ce que tu fais ? Après toutes ces années à combattre les Death Watch...tu les rejoins et en prends la tête ?
    Kinsan : Kins'ika...
    Moi : Je t'interdis de m'appeller comme ça !
    Kinsan : Je suis ton père ! Je t'appelle comme je veux. Et pour répondre à ta question...je dirais qu'après toutes ces années, j'ai enfin compris ce qu'être Mandalorien signifiait. Ce n'est pas de ta faute si tu n'en as pas encore pris conscience.
    Moi : Tout ce que je vois, c'est un monstre, pas un Mandalorien honorable.

    Mon père soupire et détourne la tête. Je fais quelques pas vers lui. Il recule. Je continue.

    Moi : Sais-tu ce que j'ai ressenti quand je t'ai vu tuer Jeblan à l'Holonet ? En as-tu seulement une idée ? Sans doute pas. Je...Mon propre père, un Death Watch ! Pour une Jedi, c'est une abomination. Certains me regardent de travers parce que je suis ta fille.
    Kinsan : Je suis désolé. Je tiens à toi, Kinsa, plus que tu l'imagines. En prison, j'ai voulu te haïr. Je n'ai pas réussi. Et je ne réussis pas mieux aujourd'hui.
    Moi : Il est encore temps de te ressaisir...papa.
    Kinsan : Je suis dans le bon chemin.
    Moi : Alors, ton bon chemin est différent du mien. Et ils se sont séparés lorsque tu as pris la voie du meurtre et de la violence.

    J'incline brièvement la tête. Ma dernière conversation avec mon père remontait à quand j'étais encore sur Mandalore, autrement dit une éternité pour moi. J'avais besoin de parler avec lui, histoire de mettre les choses au clair. Il est vrai que j'ai encore de l'affection pour lui...car je me rappelle du père bon qu'il a été pour moi. Je recule d'un pas et pose ma main sur mon coeur. C'est ainsi que nous faisions quand j'étais plus jeune et que je lui disais au revoir.

    Moi : Réfléchis à ce que je t'ai dit. À un moment, tu sauras que c'est vrai. J'espère juste que cela ne sera pas trop tard...

    Tandis que je me retourne, une vague de douleur incontrôlable me traverse. Je mets quelques secondes à me rendre compte qu'elle vient de l'extérieur, et ne tarde pas à comprendre que c'est Ceno qui ressent cela. Qu'est-ce qui a bien pu le bouleverser autant ? Lui, d'habitude si impertubable...

    jeudi 24 mars 2016 - 16:03 Modification Admin Réaction Permalien



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