Le Temple Jedi 6 (page 35)

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  • Avatar Kaarde

    Kaarde

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    A bord du Contre-Attaque IV, en pleine phase de décollage.

    Pad (message). - Bonjour petit Frère. Tu dois être en proie aux doutes, à l’inquiétude et à la frustration d’être inactif du fond de ta cellule. Je voulais te rassurer sur la certitude que des Jedi sont décidés à mener l’enquête sur ce qui s’est produit, mais surtout, sur qui tire les ficelles dans les coulisses...

    J'écoutais enfin le message laissé par Pad à mon attention. De toute évidence enregistré pendant que j'étais enfermé en prison. Le reportage sur le meurtre de Mahan avait sans doute fait le tour de la galaxie. Pas étonnant que ma sœur, d'ordinaire si inquiète pour moi et nos frères, se soit précipitée sur Coruscant pour s'assurer de la véracité de la nouvelle. J’espérais que Weedge, Doc et Polux m'avaient bien défendu.

    Pad (message). -  … Je voulais connaître la vérité sur le meurtre de Mahan. Je voulais l’entendre de ta bouche, mais je refusais de laisser les politiciens, les médias et les autres Jedi, se délecter de ma présence. Alors, je suis venue. Oui, je suis Oktra’Wist.
    Moi. - Ok... Oktra'Wist ?!

    J'en tombai le cul sur la banquette. Cette agaçante bothan qui m'avait soumis à interrogatoire était donc ma sœur ? Pad et son goût des déguisements !

    Moi (demi-sourire). - Bien joué, frangine.
    Pad. - Pardonne-moi de cette mascarade. J’aurai tellement voulu te toucher, te parler franchement, mais c’était un luxe que je ne pouvais pas me permettre. J’espérai que tu me dises que ce n’était pas toi. Hélas, ce que tu m’as dit m’a bouleversée. Bouleversée car quelqu’un qui a réussi à te manipuler est un ennemi dangereux.  J’ai même cru au retour de Baaaaaaal, et cette possibilité n’est pas écartée. Surtout ne crois pas que je t'en veuille. Non, je sais que la perception de la Force est aussi faible que les jours où nous avons dû faire face à la maladie qui nous empêchait d’être connectés aux midicloriens. J’ai confiance  en certains Jedi, j’ai confiance en toi. Ensemble vous réussirez à tirer l’Ordre Jedi de ce mauvais pas... Je sais que je dois te décevoir en rentrant sur Phoenix. Mais aujourd’hui, je me suis engagée envers Vyvacy. Je prends ma retraite définitivement. Je me dois de partir et de vivre en tant que madame Brûle. Je t’aime petit frère, mon cœur reste avec toi,... Bon courage pour la suite... Ta grande sœur.
    Moi. - Prends bien soin de toi, Pad.

    Difficile de lui en vouloir. J'étais même plutôt soulagé de savoir qu'elle resterait auprès de Vivacy, loin des troubles actuels. Pour Tyria, en revanche, qui s'était compromise en me faisant évader, je me rongeais d'inquiétude.
    Les grincements et craquements de la coque me tirèrent de mes réflexions. Le Contre-Attaque IV ateignait sa vitesse de croisière. Après un bon moment de réflexion, n'osant pas bouger de peur de disloquer le vaisseau par un mouvement brusque, je me décidai à rejoindre Weedge dans le cokpit. Quitte à mourir d'une dépressurisation de l'appareil, autant que ce soit avec un ami. Le jeune zabrak me fit part de notre arrivée imminente, et de la présence de l'Arrow.
    Le groupe de Ceno, le Sabre des Jedi... Il y avait de quoi s'inquiéter, en effet. S'ils étaient sur ma piste, et que l'affrontement était inévitable, ils pouvaient me causer des difficultés. À contrario, si par miracle ils n'étaient là que par hasard, ils pourraient être d'une aide précieuse si jamais Weedge et moi ne suffisions pas à neutraliser les Chevaliers Pourpres Vengeurs.

    Moi. - Weedge, tu as bien dit qu'en raison des tensions inter-planètaires presque aucun vaisseau ne circulait entre Osarian et Rhommamool ?
    Weedge. - En effet, c'est triste.
    Moi. - Triste qu'aucun vaisseau ne circule ?
    Weedge. - Non, que ton grand âge te fasse perdre l'ouïe et la mémoire.
    Moi. - Grumblblbl...
    Weedge. - Prends une carotte, c'est bon pour...
    Moi. - BREF, ce que je veux dire... sachant que les forces Rhommamooliennes ne peuvent pas venir te surveiller, où est-ce que tu te cacherais si tu étais un terroriste osarien ?
    Weedge. - Eh bien, dans l'espace, en prenant soin de garder la planète Osarian entre moi et Rhommamool. Je vois où tu veux en venir, mais pour aller de l'autre côté d'Osarian il faudra que je simule un crash.
    Moi. - Oh ça passera très bien, je crois que les osariens auront surtout peine à croire que le Contre-Attaque IV ait pu voler jusqu'ici.

    Weedge mit aussitôt son plan à exécution et nous fit descendre en piqué sur Osarian en lançant des messages de détresse affolés.

    Weedge. - Contre-Attaque IV à astroport d'Osa-Prime... sommes en sérieuse difficulté...  avons subi une perte de stabilisateur... l'entrée dans l'atmosphère est... difficile... je... la coque est en feu... nous n'allons pas pouvoir... AAAAAAAh !
    Contrôle d'Osa-Prime. - Contre-Attaque IV, répondez ! Vous allez trop vite ! Corrigez votre trajectoire, vous allghfdkjk... crrrrrrr... clac !
    Moi. - Bien joué, tu étais très covnainquant.
    Weedge. - Ben... parce qu'en fait, nous risquons vraiment de nous crasher !
    Moi. - Oups.

    Après des efforts suprêmes (nous dûmes tirer à deux en même temps sur le manche, et le remplacer), le Contre-Attaque IV se redressa en frôlant la surface d'un océan. Restait à le maintenir en basse altitude.

    Moi. - Parfait. Maintenant tâche de ne survoler que des océans et d'atteindre la face opposée de la planète.
    Weedge. - On pourrait couper par les terres.
    Moi. - Surtout pas. Ils risqueraient de retrouver des pièces du vaisseau.

    Parcourir la moitié d'Osarian s'avéra long, et nous dûmes nous relayer au poste de pilote. Mais finalement l'effort s'avéra payant.

    Moi. - Bon, nous devons être de l'autre côté de la planète. Nous allons pouvoir regagner l'espace.
    Weedge. - Euh, je préfère pas... enfin pas tout de suite.
    Moi. - Pourquoi ça ?
    Weedge. - Parce que je crois que les Chevaliers Pourpre Vengeurs sont loin d'être un petit groupe. Regarde les relevés de détection.

    Mes yeux faillirent sortir de leurs orbites à la vue de l'écran. Là-haut, au-dessus de nos tête, hors de vue des rhommamooliens, croisait une immense flotte de guerre. Une flotte d'invasion, à en juger par le nombre.

    Moi. - Mille vornskrs... mais comment ?


    jeudi 24 mars 2016 - 23:54 Modification Admin Réaction Permalien

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    galen-starkyler

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    La crise de Rhommamool - Le premier contingent

    Suite à un rassemblement des membres représentants de la République, dans une salle de conférence, le débat étant lancé sur une éventuelle crise sur la planète Rhommamool commanditée par une alliance des Chevaliers Pourpres Vengeurs et des Death Watch, une impérative décision fut prise à cause de l'état d'urgence : l'Ordre Jedi enverra quelques membres, accompagnés de forces armées, sur la planète afin d'empêcher que la crise n'aboutisse ou n'éclate. Les maîtres Jedi Jorus Beku-N et Aynor Alask prient le commandement d'un premier contingent qui se met aussitôt en chemin pour commencer l'intervention. Et toutefois, cette croisade pourrait prendre une tournure décisive sur l'avenir de la galaxie.

    An 175 - En direction du système Osaria.

    Je ne sais pas si je dois être ravi ou inquiet de pouvoir participer à une intervention de ce genre, mais une chose m'est sûre et certaine, j'ai pour la première fois un "très" mauvais pressentiment. Je me retrouve là, sur le pont de manœuvre d'un Cuirassé stellaire de la République, aux côtés de deux maîtres Jedi et parmi des officiers chargés du pilote et de la navigation. Ce croiseur navigue à toute allure dans le long couloir de l'hyperespace, vers une destination qui m'est inconnue ; de plus, ceux qui ont embarquer à son bord sont en grande majorité des soldats des Forces Armées tandis que la minorité restante sont des chevaliers Jedi venus tout droit du Temple de Coruscant.

    Alors que les trois centaines de membres de notre Ordre étaient installés dans des locaux collectifs d'attente dans le croiseur, j'ai de mon côté la rare chance d'être présent sur le pont principal, où tous ces officiers manoeuvrent le vaisseau à plusieurs et dans des rôles différents, bien que ça soit pour de trouver à côté de mon mentor, la Twi'lek Aynor Alask. Maître Jorus et elle regardent attentivement l'horizon du couloir hyperspatial à travers les vitres de transpacier, ne revélant dans leur comportement que du calme et de l'assurance, montrant la parfaite attitude d'un Jedi. Mais je ressens derrière la sérénité d'Aynor une anxiété cachée ; parce que moi, bien que je sois calme aussi, je suis nerveux et faché. Je suis sûr qu'elle n'est pas calme intérieurement... pas après la conversation que nous avons eu tous deux avant le départ.

    ***

    Cela fait maintenant une heure que les membres du Conseil et les dignitaires de la République sont partis en conférence, secrète ou non, et je patiente longtemps jusqu'au retour d'Aynor. Même trop longtemps. Bien que je sois ravi de découvrir Coruscant ainsi que le Temple Jedi, je commence à me demander combien de temps je vais encore rester là à attendre. Alors que je suis assis sur une des marches du Temple, j'aperçois enfin la silhouette de la grande twi'lek bleue qui vient à ma rencontre. Je me lève et la rejoins sur une petite place en bas de l'escalier, je devine à son visage que quelque chose se prépare.

    Moi : - Alors ? Cette "conférence" s'est bien passée ?

    Aynor : - Elle s'est bien déroulée. Le Conseil Jedi dont j'étais l'ambassadrice s'est entendu avec la Chancelière et le chef des F.A.R. pour conclure une décision : une intervention d'urgence est lancée pour aller pacifier la planète Rhommamool.

    Moi : - Une intervention pour pacifier ? J'ai l'impression que ça concerne les Death Watch.

    Aynor : - C'est cela. Et c'est bien pire. Les Death Watch ont conclu une alliance secrète, mais récemment découverte, avec les Chevaliers Pourpres Vengeurs, une organisation venue d'Osaria dont le but est d'annexer Rhommamool et sa population à leur planète. Cette alliance est un grand problème pour la République parce que cette invasion peut déclencher une crise aux conséquences désastreuses. C'est pourquoi il a été décidé que l'Ordre Jedi envoit un détachement de plusieurs Jedi et de centaines de soldats pour empêcher cette crise et d'arrêter les Chevaliers Pourpres Vengeurs ainsi que les Death Watch. Aussi, comme je suis chargé avec Jorus de mener un premier détachement sur la planète pour commencer l'intervention, je souhaiterais que tu m'accompagnes afin de participer. Et Eckmül sera aussi avec nous. Qu'en dis-tu ?

    Je reste silencieux un long moment, analysant et comprenant chaque information donnée. Face au regard calme mais grave de mon maître Jedi, je reste éternellement dans une expression de neutralité. Au fond de moi, je sens que ce n'est pas tout.

    Moi : - Aynor... (Je pris l'habitude de la tutoyer car j'étais son pada depuis maintenant plusieurs mois ou années.) Participer à une intervention ordonnée par la République est une aubaine pour moi. Mais je crois qu'il y a autre chose que cette alliance des Death Watch. Tu ne m'as pas tout dit, n'est-ce pas ?

    Aynor me regarda avec un visage exprimé par le doute et du regret. Elle me répondit sèchement.

    Aynor : - Je pense que c'est tout ce que tu as à savoir sur notre nouvelle mission. (Elle tourna les talons pour faire demi-tour.) Nous devons y aller maintenant.

    Moi (surpris puis la rattrapant) : - Quoi ? Tout ce que j'ai à savoir ? Je demande de connaître l'autre raison de cette mission s'il y en a une mais je dois me limiter aux seules informations que tu m'as fournies.

    Aynor : - Exactement. Galen, il faut que tu comprennes que certaines choses doivent rester secrètes pour tous, te les révéler ne ferait que briser l'équilibre social que construit notre gouvernement.

    Moi (presque sur le ton de la colère) : - Alors c'est ça la conclusion de votre conférence ? Fragmenter la vérité ? Kaarde a mystérieusement disparu de son échappée de prison sans laisser de trace, je n'ai plus de nouvelles de Kinsa depuis qu'elle est partie retrouver Ceno, et je dois me contenter uniquement de ça ? Si il y a une chose que je ne supporte plus au cours de ma formation, c'est de vouloir cacher la vérité aux gens en ne disant qu'un morceau. Quel mal y a-t-il à me confier l'autre part de la vérité ?

    Aynor : - Galen ! Arrête... ça suffit. Je t'en prie. Nous devons y aller.

    Et elle reprit la route vers le lieu convenu, sans ajouter un mot. Pour moi, son étrange attitude me parait juste mais elle aurait pu me confier de quoi laver mes doutes. Kaarde disparu, Kinsa aussi, je ne me reposerais pas avant d'avoir la vérité entière.

    ***

    Cette conversation, je la garde en tête depuis un bon moment. Plus j'y pense et plus je me demande ce qui a poussé Aynor à garder le reste de la vérité dans le secret. Ressentant le stress et la colère en moi, je ferme les yeux et me détends lentement pour évacuer mes idées noires. L'intervention, je dois me concentrer sur l'intervention. Je fais le vide en moi et reporte mes précédentes pensées sur l'objectif de notre mission. Et sans le vouloir, je reçois dans ma tête à ce qui pourrait être une vision. Une image se forme, montrant un paysage désertique de terre, de roche et de sable où une espèce de crevasse se trouve ; je sens aussitôt une aura de danger planer dans cette crevasse, et un murmure lugubre s'élevant en prononçant "Kinsa !" Je me réveille en sursaut. Je constate que je suis toujours dans le croiseur et que nous n'avons pas quitté l'hyperespace. Soudain, je ressens la présence du jeune padawan Bith derrière moi.

    Eckmül : - Galen... Est-ce que tout va bien ?

    Moi : - Oui, oui tout va bien Eckmül. J'ai juste cru avoir une vision à l'instant.

    Eckmül : - Une vision ? Qu'est-ce que tu as vu ?

    Je n'eus pas le temps de parler que je sentis que nous quittions l'hyperespace. Le croiseur prit une allure plus lente que dans son hyperpropulsion et avança progressivement vers une planète couleur sable. Rhommamool sans doute. Un officier s'adressa à Jorus et Aynor pendant deux minutes puis repartit. Aynor se tourna vers nous ensuite.

    Aynor : Eckmül, Galen, nous sommes arrivés en orbite de Rhommamool. On vient de nous informer que les navettes de combat et de transport sont prêtes à décoller et que nous devons nous dépêcher de rejoindre le hangar 1 du croiseur en vitesse. Vous êtes prêts ?

    Nous approbions tous deux de la tête et Eckmül se précipita en courant pour rejoindre Jorus déjà en route. Au moment où je m'élançais, je sentis une main retenir mon bras. Aynor a l'intention de me parler. Je croise son regard et y voit une marque de confiance et de sérénité.

    Aynor : - Est-ce que tu me fais toujours confiance ?

    Je souris devant son visage de nouveau irradié de joie.

    Moi : - Comme toujours, maître !

    vendredi 25 mars 2016 - 22:46 Modification Admin Réaction Permalien

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    DocBeldom

    5633 Crédits

    Doc avait pu parler à Jorus et évoquer le bon vieux temps avec son ami quelques jours plus tôt, mais ce dernier semblait préoccupé par tout ce qui était en train de se passer. Et la nouvelle qu'on lui avait apporté pendant qu'ils discutaient ensemble n'avait pas eu l'air de le rassurer. Kaarde s'était évadé ? Il ne manquait plus que ça. Mais qu'est-ce qui avait bien pu passer dans la tête du Nabery ?

    Jorus : Doc... Donne moi au moins une bonne nouvelle.
    Doc : Mes deux frangins vont bien ?
    Jorus : Tu sais où ils sont ?
    Doc : Tu connais les Terrik.
    Jorus : Tu sais que je devrais te faire enfermer pour ça ?
    Doc : Nous savons tous les deux qu'ils ne pouvaient pas se rendre sans savoir ce qu'il en est. Ils vont bien et ont recueilli quelques informations qui confirment que ce n'était pas notre mère. Mais elles ne seront pas exploitables devant des tribunaux en l'état. Quand à me faire arrêter... Mon ami, j'ai quitté l'Ordre il y a des années et je ne l'ai jamais rejoint. Tu n'as donc pas d'autorité sur moi.
    Jorus : C'est parfaitement discutable et tu le sais très bien. Rien que parce que tu n'es pas membre de l'Ordre...
    Doc : Tu ne fais pas arrêter les sorcières de Dathomir, tu n'as donc pas de raison de me faire arrêter moi aussi.
    Jorus : Tu n'as pas aidé tes frangins peut être ?
    Doc : Il faudrait le prouver. Ne nous battons pas là dessus Jorus. Je vais essayer de me renseigner pour Kaarde. J'ai du mal à croire qu'il se soit échappé comme ça.
    Jorus : Je commence à me poser des questions sur lui. Enfin essaie de te renseigner.
    Doc : Tu veux en parler ?
    Jorus : Pas maintenant. Et pas avec toi alors que tu viens de me rappeler que tu étais un Gris.
    Doc : Je présume que c'est mérité... Soit. Je vais aller me renseigner. Que la Force soit avec toi mon ami.
    Jorus : J'espère qu'elle sera avec nous tous...

    Pendant les jours qui avaient suivi, Doc avait contacté des vieux amis et n'avait pas réussi à savoir grand chose. Les caméras confirmaient ce qui avait dis à Jorus : Kaarde semblait avoir tué un garde pour s'évader. La seule  information qu'il avait eu lui avait indiqué qu'il était possible que le Maître Jedi soit parti sur un vaisseau pour Rhommamool. Doc avait prévenu Jorus mais ce dernier lui avait demandé de ne pas bouger. Parce que c'était un vieil ami, Doc avait accepté. Et il était maintenant en train de tourner en rond dans le Temple, évitant la compagnie de tous plus que jamais. Il avait vu quelques heures plus tôt Tyria, Aynor et Jorus partir. A leur retour, Tyria tirait une drôle de tête et Jorus et Aynor avait annoncé que les Jedi allaient partir avec un contingent sur Rhommamool. Doc ne s'était pas montré. Les Jedi qui repartaient en guerre ? Cela n'avait jamais rien donné de bon et même si ses talents de combattants pouvaient être utiles sur le front, il n'était pas sur de savoir comment réagir. Il avait vu Aynor et Jorus se préparer avec leurs padawan. C'est un message sur une fréquence codée qui l'avait décidé à se bouger. Mais ce n'est pas vers le Grand Maître de l'Ordre qu'il avait dirigé ses pas. A la place, il avait été voir Tyria qui s'était enfermée dans sa chambre.

    Doc : Tyria ? Je peux te parler ?
    Tyria : Qui.. Doc ? Tu n'es pas en train de te préparer à aller te battre ?
    Doc : Il semblerait que non. Dis, je sais que j'ai une tête qui fait peur, mais parler à travers une porte n'est pas vraiment agréable.
    Tyria : Je ne sais pas qui a le plus une tête à faire peur en ce moment... Entre.

    Doc se glissa dans la chambre et s'installa sur une chaise. Vu la tête de Tyria, il s'était bien passé quelque chose. L'amie de sa mère avait visiblement passé un mauvais moment.

    Doc : Pour l'instant, je ne pars pas. Je ne suis pas sûr que Jorus me fasse vraiment confiance actuellement.
    Tyria : Qu'est-ce que tu as encore inventé ?
    Doc : Aide à la famille. Je ne pensais pas qu'il le prendrait mal, mais... Et puis le rappel que je suis un Gris ne lui a pas plût non plus.
    Tyria : Ca, ça ne m'étonne pas vraiment. Tu as besoin de quelque chose ? Je te préviens, ne compte pas sur moi pour t'aider dans un plan foireux pour te barrer en douce.
    Doc : Je crois que la question devrait être posée dans l'autre sens. J'ai des nouvelles de Kaarde. Il a croisé Wedge sur Rhommamool et ils sont en train de se diriger vers Osarian. Mais ce qui m'ennuie n'est pas là. Mon frangin affirme que Kaarde a été aidé pour s'échapper. Or à part toi, sa soeur ou son frère, je ne vois pas qui a pu l'aider.
    Tyria : Il était seul sur les holocam. Tu es sûr qu'il n'a pas manipulé ton frère ?
    Doc : On parle bien du même Kaarde là ?
    Tyria : Est-ce qu'on est vraiment surs de lui au final ? Tu devrais dire à ton frère de se méfier.

    Doc, un peu étonné : Soit. Je ferais passer le message. Mais le doute est une chose qui doit fonctionner dans les deux sens, non ? Peut être est-ce encore une manipulation ?
    Tyria : Il y avait des Ysmalaris dans cette prison. Il n'aurait pas pu se faire influencer cette fois.
    Doc : Pas par la Force en tout cas. Mais on est quasiment certain que quelqu'un s'est fait passer pour maman lors de l'attaque. Quelqu'un capable de changer de forme, physiquement. Sans la Force, Kaarde n'aurait peut être pas vu qu'il se faisait avoir, non ?

    samedi 26 mars 2016 - 01:05 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Tyria_

    Tyria_

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    Le retour au Temple Jedi s’était fait dans un silence lourd silence. Seuls le ronronnement du speeder et de la pluie venant frapper le pare-brise étaient audible dans l’habitacle. A crois que le WeatherNet, le réseau en charge du contrôle météorologique de Coruscant , avait bien choisi son jour pour déclencher une averse sur ce secteur de Galactic City. Le cliché n’aurait été plus parfait que si nous nous étions retrouvés au beau milieu d’un orage ou d’une tempête.

    « Oui, une tempête aurait été parfaite. »

    Peu avant d’arriver au temple, Jorus prit finalement la parole :
    Jorus – Nous sommes bien d’accord qu’il faut nous gardions le silence sur les points qui ont été abordé au cours de la réunion.
    Moi, amère – Tu as un passage particulier en tête, Jorus ?
    Aynor – Le choc doit être grand mais nous avons besoin de rester unis et fort. Tiendras-tu le coup ?
    Moi, soupirant – Aucun craquage n’est prévu pour le moment. Je veillerai sur notre temple et notre ordre… A vrai dire, je suis même contenter de rester en retrait : j’aurais le temps de prendre du recul.

    Aynor eut un sourire d’encouragement.

    Aynor – Nos ennemis ne le savent pas encore mais ils ont déjà perdus. Maître Tyria Sarkin fait preuve de sagesse et de retenue.
    Jorus – C’est un jour qui restera dans les annales de l’Ordre !
    Moi – Vous savez… Le temps où je vous bottais l’arrière-train à bord du Chu’Unthor n’est pas si éloigné que ça. Et ce n’est pas vos statuts de Maître qui vont m’empêcher de recommencer.

    Le rire mélodieux de la Twi’lek acheva de parvenir à détendre (un peu) l’atmosphère.

    Une fois au Temple, je laissais les deux Jedi organisé le départ du contingent. Un appel général allait être envoyé à l’ensemble des membres de l’Ordre (à l’exception de nos vilains petits Sipsk’uds). Tous les Jedi – padawan, chevaliers, maîtres – présents dans le Temple feraient parti de la première vague. Soit environ 800 Jedi.
    Différents points de rassemblement seraient définis à travers la galaxie afin de permettre aux Jedi en mission de rejoindre les forces de la République et de rallier ensuite Rhommamool. Ce qui amènerait environ 3000 Jedi à se retrouver dans le même système. Du jamais vu pour ce siècle.
    Au final, seuls les novices (et les Jedi trop grabataires pour aller au combat) resteraient en retrait. La majeure partie d’entre eux se trouvaient sur Yavin IV sous la direction de Sol’As Mordi. Le reste des effectifs était partagé entre le Chu’Unthor commandé par Lyhesh Gi – Chevalier Jedi fiable et sérieuse connu pour son esprit tactique proche du statut de Maître – et le Temple Jedi placé sous ma responsabilité.

    Toutefois, quelques heures nous séparant du départ du contingent, je choisis d’aller m’isoler un peu. Autant pour essayer de prendre ce fameux recul que pour me rafraichir.
    « On pourra dire ce qu’on voudra. Le vrai désastre en ce moment, c’est ma tête. »
    Vous pouviez être Jedi, approcher de la quarantaine et rester un être vivant tributaire de ses émotions. 
    Je me sentais idiote. Idiote de ne rien avoir vu. Idiote d’avoir laissé mon sabre laser. J’avais tout bonnement invité un Sith à venir me retrouver.
    « Sith présumé », corrigeai-je mentalement.
    Je fus sortie de cette torture mentale par l’arrivée impromptue (et salutaire) de Doc qui vint me faire de sa disponibilité.

    Doc – Pas par la Force en tout cas. Mais on est quasiment certain que quelqu’un s’est fait passer pour maman lors de l’attaque. Quelqu’un capable de changer de forme, physiquement. Sans la Force, Kaarde n’aurait peut-être pas vu qu’il se faisait avoir, non ?

    Je pris mon temps avant de répondre au fils de mon amie. Ses arguments me donnaient l’espoir d’une toute autre réalité que celle qui se dessinait actuellement. Cependant…

    Moi – Ce que je m’apprête à te dire est une information confidentielle. Jorus lui-même m’a demandé de la taire. Pendant la Guerre du SEZ, Kaarde a été l’apprenti de mon père.

    Doc demeura silencieux et accueillit la nouvelle sans ciller.

    Doc – C’est avéré ?
    Moi – Oui. Voilà le secret honteux de l’Ordre Jedi : son Grand Maître a été l’élève du pire fléau de la galaxie.
    Doc – Ça reste difficile à croire. On parle de Kaarde.
    Moi – Aussi difficile à croire que ce soit… B7al et ses apprentis nous ont donné de mauvaises habitudes. Cette manie de clamer à tort et à travers qu’ils étaient Sith était une singularité dans l’histoire galactique. Normalement, on ne découvre qu’un Sith l’est…
    Doc – ... Que lorsqu'il est trop tard.
    Moi – Exactement. Je n’aurais jamais cru de devoir envisager un jour qu’il serait un Sith mais…
    Doc – Tu tires des conclusions hâtives. Nous devrions écouter sa version des faits.
    Moi – Parce que tu crois qu’il avouerait tout si on lui posait la question ?
    Doc – Tant qu’on ne sait pas pourquoi il s’est enfui, nous faisons le jeu de notre ennemi.

    Touché.
    « Facile à dire. On parle d’un fugitif caché sur une planète au bord de la guerre civile… Sans parler de la flotte qui ne va pas tarder à se lancer à ses trousses. »
    J’observai Doc. Il se doutait de ce que j’allais lui demander. Il devait même l’avoir compris à partir du moment où j’avais dévoilé le passé de Kaarde.

    Moi – Retrouve le.
    Doc – On a pas un contingent prévu pour ça ?
    Moi – Avant le contingent. Avant la République. Trouve-le. Assure-toi que c’est lui. Essaye d’en savoir plus. Si tu as le moindre doute, toi et ton frère, vous vous mettez à l’abri.
    Doc – Donc si je comprends bien, je vais devoir agir en marge de l’Ordre.
    Moi – Ca tombe bien pour un gris. Par contre… Quand ta mère apprendras ça (parce qu’elle l’apprendra forcément), je nierais que c’était mon idée.

    Doc me laissa pour aller se préparer à son futur départ. Il devait tout même prendre de vitesse un contingent de 800 Jedi mais je ne me faisais pas de soucis pour lui. Il était débrouillard et le digne fils de sa mère.
    Après un instant de réflexion, je décidais de quitter mes appartements. Il était nécessaire que je m’entretienne avec une autre personne qui avait été proche de Kaarde : Bloli Meyst. La guérisseuse pourrait peut-être m’aider à y voir plus clair.


    Ce message a été modifié par Tyria_ le dimanche 27 mars 2016 - 18:22

    dimanche 27 mars 2016 - 16:45 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Bencenovii

    Bencenovii

    14850 Crédits

    Au sein même du quartier général de Kinsan Talik, deux frères fêtent leurs retrouvailles. Les sentiments de Cenovii se bousculent, créant un tumulte dans la Force. Tiraillé entre le bonheur de savoir son frère ainé en vie et la fureur de le retrouver là, sur Rhomammool, parmi les Death Watch. Plus de vingt ans se sont écoulés depuis la mystérieuse disparition d'Ejar Ordo dans le secteur des réfugiés nord-est de Nar'Shaddaa, Ceno n'était encore qu'un gamin... Comment a-t-il disparu? Pourquoi n'a-il jamais cherché à retrouver sa famille? Mais surtout, que fait-il avec les Death Watch? Que fait-il aux côtés des responsables du massacre du clan Ordo? Trop de questions brûlent les lèvres du mando-jedi. Face à Ejar, qui lui offre son plus beau sourire, il ne sait comment réagir. Malgré ses enseignements, son pragmatisme impose la méfiance et sa colère en est renforcée, elle s'insinue déjà en lui. Ejar écarte les bras et s'approche de Ceno.

    Ejar - Allons, c'est quoi cette tête? Tu n'es pas heureux de revoir ton grand frère?
    Ceno - Ne fais pas un pas de plus.

    L'ainé des deux frères ne s'arrête pas sèchement, il ralentit la marche tout en baissant les bras et en prenant un air désappointé, jusqu'à s'immobiliser à quelques mètres du Jedi.

    Ejar - Hmff... Je suis déçu. Après toutes ces années...
    Ceno - . . .

    Le regard de Cenovii est presque meurtrier. Il reste silencieux en attendant les explications de son frère. Celui-ci pose la main sur une caisse de plastacier placé près de lui, il la caresse et reporte son visage vers Ceno.

    Ejar - Tu dois te demander quels sont nos plans, n'est-ce pas? Tu le sauras bien assez tôt, ne t'inquiète pas. Nos hommes sont en ce moment-même en train de s'occuper des préparatifs.
    Ceno - . . . Je ne sais pas ce que vous comptiez faire mais vous pouvez considéré que cela a d'ores et déjà échoué.
    Ejar - Ha, les Jedi... Si sûrs d'eux, si confiants... Mais tu ne sais pas à qui tu as affaire, petit frère.
    Ceno - J'ai affaire à un père indigne et à l'ombre de mon frère, accompagnés d'une bande de rigolos qui se prennent pour des mandaloriens.
    Ejar - Ho je vois, tu es très mal renseigné on dirait... C'est Davrel qui t'envoie, n'est-ce pas? Ce cancre maladroit. Il est tellement obsédé par Kinsan qu'il en devient aveugle à tout le reste. Sa vision est trop étroite, trop étriquée. Le recrutement massif de soldats et la production effrénée de basilisks, c'est couteux et ça ne passe pas inaperçus. Il épuisera toutes les ressources de notre chère Mandalore avant que tu n'ait le temps de dire ouf, puis il déclarera la guerre à ses créanciers de la République.
    Ceno - Mandal'ore est sage et fort, il est entouré des meilleurs spécialistes en technologie, c'est un allié précieux de la République.

    Le frère ainé époussette la cuirasse pectorale de son beskar'gam noir, l'air de rien. Il affiche ensuite un visage sceptique et narquois à la fois.

    Ejar - Je ne pensais pas que tu serais aussi naïf... Mais les Jedi sont comme ça hein? Ils ne se posent jamais de question j'imagine.

    Puis il regarde Ceno de la tête au pieds, l'examinant un long moment. Cela met notre mando-jedi très mal à l'aise, si bien que cette fois c'est lui qui prends la parole.

    Ceno - Vous êtes tous en état d'arrestation. Le Conseil Néo-Mandalorien décidera de votre sort.
    Ejar - Vraiment? Tu m'enverrais à l'échafaud? Ton propre frère?
    Ceno - Si tu veux faire appel à mes sentiments fraternels, tu peux oublier tout de suite. J'avais accepté l'idée de ta mort depuis longtemps déjà... Je sais qui tu étais, pas qui tu es. En tous cas, la personne qui se trouve en face de moi n'a rien à voir avec celle de mes souvenirs.
    Ejar - Pourtant c'est bien moi... Si tu connaissais mieux Kinsan...
    Ceno - Kinsan? Ce traître de Death Watch? Ce Twi'lek qui déshonore sa propre fille? Ce Kinsan là?

    On sent que le ton monte légèrement dans la voix de Ceno. Il semble prêt à exploser à tout moment, mais il poursuit son effort, et se contient du mieux possible. Ejar se met à tourner autour des caisses de plasatacier tout en discourant sur son allié.

    Ejar - Nous sommes différents des Death Watch que tu as combattu sur Mandalore. Nous ne sommes pas comme le maléfique Seigneur des Death Watch qui a jadis éliminé notre clan. Nous avons divergé d'eux en suivant Kinsan, il y a longtemps de cela...

    Le grand guerrier stoppe alors son mouvement et se fige à nouveau en face de Cenovii, statique et fébrile, mais déterminé à tenir tête à son frère. Ils sont un peu plus proches que tout à l'heure.

    Ejar - Tu pensais vraiment que je pourrais travailler avec les assassins de notre père?
    Ceno - . . . C'est du pareil au même. Tu es un foutu Death Watch, vos actes sont répréhensibles et passibles de peine de mort dans tous les systèmes de la Coalition, ça me suffit pour vous coffrer et vous remettre à Mandal'ore.

    Ejar regarde intensément le Jedi dans les yeux, son visage semble triste. Pour seule réaction, Ceno réactive son casque, qui se rétracte depuis sa nuque et vient épouser son sinistre visage. La situation est simple, il faut arrêter Ejar, Kinsan et les Death Watch. Son frère aura tout le temps de lui révéler comment il en est arrivé là derrière les barreaux. Le Mando-Jedi allait porter la main à son blaster quand Ejar a une dernière réaction. Il regarde le sol puis se met à sourire bêtement. Cenovii est sur le qui-vive.

    Ejar - Je suis navré, Cera...

    Il lève une main en l'air et claque des doigts. Aussitôt, des tas de soldats débarquent des quatres coins de la grotte! Ils entourent Ceno et le mettent en joue. Ejar l'a prit au piège. Le Jedi cherche immédiatement du regard une échappatoire, mais la configuration de la grotte ne lui permet pas de s'enfuir facilement, pas sans éliminer au moins trois gardes, ce qui laisserait le temps aux autres d'intervenir.

    Ejar - L'assaut est imminent maintenant, je ne peux pas te laisser défendre Kehalt. Je sens que Kinsan arrive, j'essaierai de le convaincre de ne pas t'exécuter... Vous trois, transportez la dernière charge jusqu'au secteur mv-25.

    Sa capture mettant ses padawans en danger, Ceno se décide maintenant. Pas le choix, il peut potentiellement y avoir du sang. Il calcule la position des gardes, les faiblesses de leurs armures, et profite d'un léger instant d’inattention pour activer son camouflage optique depuis son gantelet. Il disparaît à la vue de tous en une seconde et se fond dans le décors, créant la panique. Son frère réagit immédiatement.

    Ejar - Activez vos visions thermiques!!!

    Trop tard cependant, un garde tombe déjà à la renverse en lâchant un râle de douleur, un autre vole à travers la grotte en renversant deux de ses camarades. Les autres activent leur vision thermique et cherchent le fugitif, braquant leurs fusils blasters dans tous les sens.

    DW1 - Rien ici!
    DW2 - Je ne le vois pas!
    Ejar - Laissez tomber. Il est déjà loin...

    Tout en courant à travers la crevasse, Ceno est submergé d'une vague de sentiments contradictoires très forts qui mettent son esprit à mal. Il esquive de justesse une moto-jet qui se trouvait sur son chemin, avant de se focaliser à nouveau. Il active son jet-pack, ce qui a pour effet de le faire réapparaitre, puis il s'envole promptement vers les hauteurs du canyon, échappant à une dernière salve de tir. Keller est resté derrière avec Freyler, Ceno les rejoint à l'ombre d'un rocher. Pas la peine de leur faire un dessin, il faut déguerpir en vitesse. Le Maître Jedi envoie aussitôt une onde dans la Force vers sa padawan pour qu'elle les rejoigne aussi vite que possible.

    *Kinsa!*


    Ce message a été modifié par Bencenovii le dimanche 27 mars 2016 - 22:51

    dimanche 27 mars 2016 - 22:39 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

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    Je rejoins immédiatement les autres au point de rendez-vous. J'espère qu'ils ont eu une exploration plus productive que moi, parce que j'ai pas découvert grand-chose, à part sur les sentiments de mon père. Mais ça, je doute que ça les intéresse. Instinctivement, je décide de taire notre rencontre. C'est personnel, ça ne les regarde pas et j'ai rien appris. Je retrouve Ceno, Keller et Freyler essouflés. Apparemment, ça a été le "sauve-qui-peut", et je soupçonne que je n'ai pas été la seule à parler avec quelqu'un... Les émotions de Ceno sont si fortes – colère, douleur, indignation – qu'on doit pouvoir les sentir à des kilomètres. Mais je n'ai pas le temps de poser de questions auxquelles je n'aurai sans doute pas eu la réponse, car nous devons rejoindre Kehalt.

    Là-bas, nous retrouvons R8, qui semble très agité, dans l'Arrow. Pour ma part, je ne comprends pas le langage droïde, mais Freyler a la gentillesse de me traduire.

    Freyler : Il dit que..la flotte arrive ! Quelle flotte ?
    R8 : Bip bwii !
    Freyler : La flotte de la République ?

    Génial...je ne sais pas pourquoi mais j'ai un mauvais pressentiment depuis que j'ai mis le pied sur cette planète, et l'arrivée de la flotte de la République ne semble que confirmer mes soupçons. Je secoue la tête. J'ai la sale impression qu'on s'est fourrés dans un sac à ennuis, parce que si la République daigne se déplacer, ça doit être grave. Bon, rien ne sert de faire des grandes suppositions, on a une mission.

    Ceno : J'ai découvert que les Death Watch projettent une attaque sur Kehalt. Nous devons nous tenir sur nos gardes. Keller, sors du vaisseau, balade-toi dans Kehalt et avertis-moi au moindre signe suspect, compris ?
    Keller (en sortant) : C'est toujours sur moi que ça tombe...

    Il n'a pas tort...pour une fois. Mais c'est le plus âgé des padawans, aussi. Dès que Keller est sorti, Ceno déclare :

    Ceno : Je dois contacter Mand'alore pour le tenir au courant. Vous pouvez rester, hors-champ, mais n'intervenez dans aucun cas.

    Il allume alors l'holoprojecteur central. Au bout d'une ou deux minutes où je me tourne les pouces, l'image de Mand'alore apparaît.

    Mand'alore : J'attendais ton appel depuis longtemps. Es-tu venu m'annoncer que la mission a été un succès ?
    Ceno : ... Pas exactement. Nous avons suivi la piste des Death Watch depuis Nar Shadaa, et sommes à présent sur Rhommamool. Nous avons découvert l'emplacement de leur base. Ils ont conclu une alliance avec des terroristes locaux. Et même seuls, les Death Watch sont plus nombreux que prévu. Nous avons affaire à plus forte partie que nous n'y attendions.
    Mand'alore : Voilà qui est fâcheux. Tu n'y arriveras sans doute pas avec juste l'aide de la jeune Talik...
    Ceno : En réalité, nous sommes quatre. Mon premier padawan et un ami de Kinsa nous ont rejoint. Mais il y a plus. La flotte de la République est là, pour une raison que j'ignore, et j'ai senti la présence de Jedi. Si je peux me permettre, il vaut peut-être mieux que vous veniez pour coordonner avec la République la défense de Rhommamool.

    Mand'alore reste un instant pensif. Il doit peser pour le pour et pour le contre. Perso, je ne dirais pas non à du renfort, qui plus est sachant combattre les Death Watch. Finalement, il annonce que les forces Néo-Mandaloriennes iront se joindre à la République. Ceno semble soulagé et paraît prêt à terminer la conversation, mais Mand'alore ajoute :

    Mand'alore : Qu'en est-il de la jeune Kinsa ?
    Ceno (déstabilisé) : Comment ça ?
    Mand'alore : A t-elle le courage d'une vraie Mandalorienne ou a t-elle du mal à combattre son père ? Je me dois de m'assurer de l'entière loyauté de tous mes soldats.

    Tout le ressentiment que j'ai accumulé envers Mand'alore, la redoutable impression qu'il se sert de moi, de nous, pour servir une vengance envers mon père, son manque de compassion que j'avais constaté presque deux ans plus tôt, mais pas retenu, tout cela enfle au point où j'entre dans le champ et crie :

    Moi : Je ne suis pas une des vos soldats ! Je suis avant tout une Jedi.
    Mand'alore : Tu as une apprentie pleine de fougue, Cenovii. Un peu trop.
    Moi : Ce n'est pas de la fougue, Mand'alore. C'est le sentiment de quelqu'un qui se sent utilisé. Pourquoi avoir insisté pour que je me joigne à ce mission ?
    Mand'alore : Tu es la faiblesse de ton père.
    Moi : Vous voulez le faire souffrir, oui !
    Mand'alore : Adresse-toi à moi d'un ton plus respectueux, jeune Talik. N'oublie pas à qui tu t'adresses.
    Moi : Le respect, ça se mérite.

    Silence. Freyler fait une tête affolée, Ceno a décroisé les bras et me fixe, dans une posture sévère. En d'autres circonstances, j'aurais peur d'être allée trop loin. Pas maintenant. Maintenant, je suis vraiment en colère, d'autant plus que le puzzle se reconstitue dans ma tête. Il veut s'assurer de notre loyauté juste parce qu'il veut se servir de nos pouvoirs. Hé bien pour moi, c'est raté. L'Ordre Jedi a la priorité pour moi.

    Mand'alore : Sans aucun doute, la désobéissance doit être héréditaire chez les Talik. Il me semble qu'aucun de tes ancêtres n'a jamais su obéir correctement...
    Moi : Je ne serais jamais un de vos pantins, Mand'alore !
    Mand'alore : Cenovii. Fais sortir ta padawan.
    Ceno : Kinsa. Sors.

    Je fais volte-face, les poings serrés et sors de la pièce. Je traverse l'Arrow jusqu'aux cabines pour arriver à celle où j'ai l'habitude de me réfugier. Des larmes de rage coulent sur mes joues. Je m'oblige à calmer ma respiration haletante. Au bout de la deuxième minute, je sens que je commence à me sentir de nouveau sereine. Ce que j'ai dit, je le pense.

    Je médite. Soudain, l'image d'un être cher, mais perdu, m'apparaît. Ma mère. Mon coeur bat plus fort.

    Sya : Je ne peux pas rester longtemps, Kinsa. J'ai juste le droit de te donner trois conseils.
    Moi : Lesquels ?
    Sya : Quoi qu'il arrive, reste toi-même et n'oublie pas ce pourquoi tu te bats depuis toute jeune. Et surtout : ne perds jamais espoir. Enfin...si tu te retrouves face à un choix, prends le temps de réfléchir et prends le chemin où tu auras le moins de regrets.
    Moi : Pourquoi est-ce que tu me dis ça ? J'aurai un choix à faire ?
    Sya : Oui, ma chérie, tu auras un choix à faire. Au revoir, Mésange Bleue. Je suis fière de toi.

    J'ouvre les yeux et me rends compte qu'on frappe à la porte. La voix de Ceno retentit.

    Ceno : Kinsa. Je dois te parler.

    Ce message a été modifié par Kinsa-Talik le jeudi 31 mars 2016 - 15:37

    lundi 28 mars 2016 - 18:10 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Bencenovii

    Bencenovii

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    Ceno - Kinsa. Je dois te parler.

    Le grand Mandalorien entre dans la cabine et referme soigneusement le sas derrière lui avant de se retourner vers sa padawan en soupirant. La jeune Twi'lek croise les bras. Elle a encore l'air assez énervée, toutefois Ceno perçoit une nouvelle angoisse en elle.


    Kinsa - Je pensais ce que je disais.

    Ceno s'avance en face d'elle et s'appuie contre le mur derrière lui, croisant les bras lui aussi. Il parle d'un ton serein malgré le malaise certain qui l'anime.

    Ceno - Je sais que les méthodes de Mandal'ore te déplaisent mais tu dois avoir confiance en notre chef. Dois-je te rappeler qu'il a libéré notre peuple opprimé par les Death Watch?
    Kinsa - Je me méfie de ses intentions, voilà tout, et de l'influence qu'il pourrait avoir sur nous.
    Ceno - Tu ne devrais pas... Il a toujours prit les bonnes décisions. Toutefois...

    Le Maître se décolle légèrement du mur et fais quelques pas jusqu'au fond de la cabine, il se retrouve devant le hublot laissant voir le paysage désertique de la planète.

    Ceno - Je crois que ton père et Davrel se sont connus il y a longtemps...
    Kinsa - Quand ça ?

    La même sensation de désordre anime l'esprit du Mando-Jedi à ce moment précis, si bien qu'il entends à peine la question de sa padawan. Puis il se reprends, se retourne et s'approche de Kinsa jusqu'à arriver juste en face d'elle. Il pose ses mains sur les épaules de la Twi'lek.

    Ceno - Je ne sais pas... Mais il semble que Mandal'ore fasse de Kinsan une affaire très personnelle. Nous devons l'aider, c'est notre mission.

    Il observe longuement Kinsa dans les yeux pour sentir ses émotions. Elle détourne le regard, et finalement lâche un :

    Kinsa - J'ai vu mon père.

    Ceno laisse passer quelques secondes avant d'enlever ses mains des épaules de Kinsa. Il réfléchit, sentant les angoisses de sa protégée s'intensifier. Son désarroi n'a jamais semblé aussi profond. Finalement il brise le silence pesant qui était en train de s'installer.


    Ceno - Tu as parlé avec lui?
    Kinsa - Oui, nous avons parlé. C'était la première fois depuis bien longtemps... Il m'a laissé partir. Mand'alore a raison, je suis sa faiblesse.
    Ceno - Je vois...

    Le Maître hésite un moment. Il a du mal à mettre ses idées en place. Finalement, sa compassion pour sa padawan l'emporte.

    Ceno - Mandal'ore m'a chargé de cette mission, c'est donc moi et moi seul qui décide de comment la mener à bien. Mandal'ore pense peut-être que je vais t'utiliser, mais je ne ferais jamais ça. Je m'occuperai de Kinsan avec Keller.

    Il prends la porte sans un mot de plus.

    Kinsa - Non !

    Ceno s'arrête, se retourne et la regarde, surpris.

    Kinsa - Je ne resterai pas à me terrer parce que j'ai trop peur pour faire face à mon père. Je demande juste à ce qu'il ne soit pas tué.
    Ceno - ... Je m'engage à le capturer vivant. Mais si on le croise, tu devras rester en arrière et ne pas interférer.
    Kinsa - Pourquoi ?
    Ceno - Tu es mêlée de trop près à cette affaire. Ton lien avec Kinsan pourrait bien se retourner contre nous finalement. Laisse-moi m'en occuper et concentre tes efforts sur ses sbires.

    Le Mando-Jedi semble cette fois assez intransigeant dans sa manière d'annoncer ses directives. C'est comme s'il y avait autre chose, une autre raison cachée qui le pousserait à s'occuper de Kinsan lui-même.


    Kinsa - Il y a autre chose, n'est-ce pas ? J'ai ressenti une grande vague de douleur émaner de toi, dans le canyon. Ce n'est pas anodin

    Ceno ne veut pas révéler la présence de son frère. Est-ce encore son frère d'ailleurs? Pourtant toutes ses pensées sont dirigées vers Ejar. Il ne pourrait pas le cacher très longtemps de toutes façons.

    Ceno - Il y a... Une personne que j'ai connu jadis... Parmi les Death Watch.

    Son ton colle avec la tristesse de son cœur, rarement il s'est montré aussi fragile.

    Kinsa avec douceur - Qui ?

    Il allait couper court immédiatement aux questions de Kinsa mais quelqu'un d'autre s'en charge pour lui en tambourinant sur la porte du sas. Ceno ouvre le sas et découvre un Freyler paniqué :

    Freyler - Désolé de vous déranger mais... R8 est très agité, il signale un appel prioritaire venant de la fréquence d'une certaine Aynor.

    Ceno fonce vers la cabine principale et active l'holo central. Ses sens ont vu juste, il y a bien des Jedi sur les vaisseaux de la flotte de la République. Beaucoup de Jedi. Il active l'holoprojecteur révélant successivement les images d'Aynor Alask et Jorus Beku'n, postures droites et visages fermés.


    [Post réalisé en collaboration avec Kinsa-Talik]

    Ce message a été modifié par Bencenovii le mardi 29 mars 2016 - 00:22

    lundi 28 mars 2016 - 20:57 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar ProjetT

    ProjetT

    6232 Crédits

    Kaarde : Mille vornskrs... mais comment ?
    Je consulte les radars au sol… nous étions encore sur un océan, et je trouvais un archipel d’ile déserte et verdoyante ou nous pourrions nous poser discrètement. Je ralenti et manœuvre pour me poser sous couvert de la végétation, sur la plus grande ile.
    L’ordinateur me donna un compte de la flotte au-dessus de nous.
    Kaarde : Alors ?
    Moi : Assez pour débarquer une à deux centaines de milliers d’hommes, et quelques milliers de chasseurs.
    Kaarde : On doit absolument comprendre comment ils ont pu se constituer un tel groupe…
    Moi : Je ne vois pas comment. On ne va pas monter là-haut et leur demander poliment qui les emploie.
    Kaarde : Ce n’est pas idiot…
    Moi : Kaarde !
    Kaarde : Oui, oui, je rigole…
    Moi : Avant ça, Kaarde, je dois te demander des détails sur ton... évasion. Et surtout sur la personne qui t’a aidé.
    Kaarde : Comment ça ?
    Moi : Tu as pu être manipulé une fois encore. Mais je pense avoir un moyen de le repérer… mais il me faudrait une image de la personne qui t’a aidé.
    Kaarde : Je n’ai pas pris d’holo avec moi désolé…
    Moi : Je pensais autrement. Puis-je tenter une expérience avec toi ?
    Kaarde semble sceptique
    Kaarde : Explique-toi
    Moi : Tu vas plonger dans la Force et te concentrer sur cet évènement précis, et t’ouvrir à moi. De mon côté, je vais faire appel à la Force, a l’empathie de Force, pour me connecter à ta vision. Étant donné la différence de potentiel entre nous. Tu n’auras aucun mal à contrôler ce que je perçois.
    Kaarde : Avec la Force dans cet état, pas sûr qu’on y arrive…
    Moi : Il nous faut un focalisant.
    Je sors mon sabre.
    Moi : Focalise-toi sur mon cristal. Il va t’aider à te concentrer. Rappelle-toi qu’il réagit à la Force vivante et particulièrement aux personnes disposant de talents de guérison. De plus, en focalisant sur ce seul élément, ça évite d’être trop « visible » et me permettra plus facilement d’intégrer ta vision au travers de lui.
    Kaarde : Intéressant… bien pensé. D’accord.


    Je fini de mettre le vaisseau en pause – mais sans le couper complètement, pour pouvoir partir vite si besoin. On quitte le cockpit et allons au salon derrière.
    On s’installe autour d’une table, le sabre au milieu.
    Je plonge dans la Force. Amplifie ma perception jusqu’au cristal, me connecte à lui. A travers lui je perçois Kaarde. J’étends mes perceptions jusqu’à lui. Je sens que Kaarde a son tour plonge dans la Force. Je sens son énergie dans le cristal, se mêlant à la mienne.
    Je perçois sa vision qui s’ouvre, je mêle son énergie a la sienne, plonge dans sa vision. J’ai du mal à tenir la connexion, l’image est trouble. L’énergie de Kaarde s’amplifie autour de moi, me pousse et m’encourage, m’aide à focaliser. Je perçois son lien entre lui et le cristal, entre lui et moi. Il m'aide a synchroniser nos énergies.
    La vision s’éclaircit, je vois…
    Tyria. Je perçois les émotions de Kaarde envers sa padawan. L’image reste un peu troublée car Kaarde à ce moment-là était coupe de la Force, et c’est de sa mémoire que les image viennent, sans l’empreinte de la Force – comme une image vue à travers un filtre coloré. L’image semble… terne. J’observe tout ce que Kaarde accepte de me montrer.
    Et l’image de Tyria et semble confirmer mes soupçons…
    Je sors de la vision, doucement, sépare mon énergie de la sienne et ouvre les yeux, pour revenir au monde normal.
    J’attrape rapidement un datapad pour revérifier les images des caméras captées sur Coruscant.
    Kaarde a son tour est sorti de sa vision.


    Moi : C’est bien ce que je craignais… Kaarde. Ce n’était pas Tyria. Encore notre manipulateur. Les même signes…
    Kaarde : Non. Je refuse de te croire. C’est Tyria, j’en suis sûr.
    Je perçus une pointe de colère contenu dans ses mots…
    Moi : Je t’assure que…
    Kaarde : Et si c’était toi, l’ennemi qui cherche à me manipuler ? Prouve-moi que tu es bien le jeune Terrik…
    Je fus sans voix un instant….
    Moi : Si tu connais quelqu’un capable d’avoir un second esprit, noir de préférence, dormant au fond de lui…
    Kaarde : Et si c’était cet esprit-là qui te manipulait pour me faire douter de mes vrais amis ?
    Je n’eus pas le temps de répondre… nous avions senti une présence dans la Force… non… beaucoup de présences.
    Kaarde : Tu l’as senti ?
    L’ordinateur bipa. Mon traceur dans la balise hyperspatiale s’agita…
    Moi : Une flotte vient d’arriver. République.
    Kaarde : avec de nombreux Jedi a bord…
    Je fonce dans le cockpit….

    lundi 28 mars 2016 - 23:55 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kaarde

    Kaarde

    16840 Crédits Modo

    Bloli Meyst n'avait jamais pesé lourd dans l'échiquier galactique ni brillé par l'étendue de ses pouvoirs, pourtant elle était un membre estimé de l'Ordre Jedi. Chevalier Jedi proche de Mirax Terrik et Kaarde Naberry, elle s'était toujours bien accommodée de demeurer dans leur ombre et avait fait son chemin en tant que Guérisseuse et diplomate.
    Sitôt l'Ordre Jedi mis sur le branle-bas de combat par Jorus, Bloli s'était attelée à la préparation de l'infirmerie du Temple. Avec Sol'As sur Yavin 4 et Mirax la Force seule savait où, elle devenait la guérisseuse la plus expérimentée sur place. Avec ces milliers de Jedi envoyés sur Rhommamool elle allait devoir réorganiser les effectifs de l'infirmerie en très peu de temps et la préparer à recevoir les inévitables blessés qui reviendraient de la mission de pacification. Beaucoup de travail l'attendait.

    ???. - Hum, Bloli ? On peut se parler ?

    La première personne à venir se présenter à l'infirmerie, à son plus grand étonnement, n'était autre que Tyria Sarkin.
    Bloli connaissait Tyria depuis que Kaarde l'avait amenée au Temple et avait commencé à la former. Elle s'était bien entendue avec la kuati, jusqu'à ce que celle-ci disparaisse et laisse Kaarde blessé avec une unique obsession en tête. Depuis la réintégration de Tyria dans l'Ordre les deux femmes s'étaient peu parlé.

    Bloli. - Ah, Tyria. Peut-être un peu plus tard ? J'ai énormément de travail qui m'attend et je...
    Tyria. - C'est à propos de Kaarde.
    Bloli. - ... Allons dans mon cabinet.

    Elle l'entraîna rapidement dans son bureau. En ce moment la moindre bribe d'information sur Kaarde pouvait soit la rassurer soit la mettre sur des charbons ardents. Elle et le Grand Maître de l'Ordre avaient été très proches, même très intimes, autrefois. Cette relation n'avait pas duré, mais il en était resté une profonde affection entre eux deux, et Bloli ne supportait pas de voir son ami déchu, traîné dans la boue et en cavale.

    Bloli. - Dis-moi qu'il a été retrouvé, ou que tu as la preuve qu'il n'a pas tué Mahan !
    Tyria. - Euh, non à la première, et non à la deuxième. Je suis vraiment désolée de ne pas porter de nouvelles rassurantes... En fait... c'est moi qui aurait besoin d'être rassurée.

    La kuati pris une inspiration très profonde. Depuis sa réintégration dans la caste Bloli n'avait jamais vu Tyria si vulnérable, si grave, alors qu'elle avait fait si bonne figure en dirigeant l'Ordre Jedi par intérim jusqu'ici.

    Tyria. - J'ai besoin de l'avis de quelqu'un qui l'a bien connu... Y a-t-il la moindre chance que Kaarde ait pu basculer du Côté Obscur lorsque je n'étais plus dans l'Ordre ?
    Bloli. - Hein ? Non, bien sûr que non ! Il était très affecté par ton absence, mais jamais il n'aurait...
    Tyria. - Où était-il pendant la Guerre du SEZ ?
    Bloli. - Hein, mais...
    Tyria. - Où était-il pendant la Guerre du SEZ ?
    Bloli. - Prisonnier de Baaaaaaal, qui s'est servi de lui comme appât au début de la guerre, tu le sais bien ! Il s'est évadé blessé de la Main Écarlate pendant la reprise de Coruscant et a ensuite pris part aux combats.
    Tyria. - Et si... et si je te disais que pendant cette période Kaarde avait été l'apprenti de Baaaaaaal ? Qu'il avait ensuite manœuvré l'Ordre pour éliminer son maître ? Et qu'il se jouait actuellement de nous ?

    Cette accusation arracha un rire nerveux à Bloli. Elle ne pouvait pas croire sérieusement à de telles affirmations.

    Bloli. - Ridicule ! Enfin voyons, Tyria...
    Tyria. - Dark Hyllyard, ça te dit quelque chose ? Le plus puissant apprenti de Baaaaaaal apparu comme par enchantement au début du conflit et disparu comme par hasard pendant la reprise de Coruscant ! C'était lui, c'était Kaarde ! L'information est classée, mais je viens juste de l'apprendre de Aynor et Jorus !

    La nouvelle frappa Bloli comme une décharge de foudre Sith. Si l'information venait du Conseil on ne pouvait pas en douter, d'autant qu'elle était très plausible si ce n'est qu'elle impliquait que Kaarde avait trompé son monde.
    La guérisseuse s'accouda à son bureau et se passa nerveusement les mains sur les tempes.

    Tyria. - Visiblement toi aussi tu étais hors de la confidence. Kaarde, sous son apparence de bon Maître Jedi, était un SITH ! Et il nous l'a caché !... Dire que je supportais la culpabilité de mes actes sur Dantooine uniquement parce que ce n’était que le témoignage de l’état pitoyable dans lequel je me trouvais... Dire que je me consolais avec la litanie "Au moins je ne suis pas une Sith"... et...

    PAF !
    Le coup était partit tout seul. D'une détente prodigieuse Bloli venait de gifler la tête blonde de Tyria. Trop c'était trop !

    Bloli. - Tais-toi ! Comment oses-tu ? Comment oses-tu douter de celui qui t'a accueillie au Temple et t'a défendue bec et ongles contre les autres maîtres qui doutaient de toi ? Tu n'étais pas là, des années après, lorsqu'il ne rêvait que d'abandonner ses responsabilités de Grand Maître pour partir à la recherche de sa padawan disparue ! Tu n'étais pas là lorsqu'il s'est remis du combat contre Baaaaaaal avec une seule pensée en tête : "Tyria est revenue" ! Lui n'a jamais douté de toi !
    Tyria (en se massant la joue). - Donc tu crois qu'il est manipulé ?

    Bloli toisa Tyria, consciente qu'elle était en train d'être jaugée. Elle était une diplomate, et parfois une enquêtrice. Elle avait l'habitude de forger ses opinions sur des faits, mais là... même si les révélations du Conseils étaient au-dessus de tout soupçon...

    Bloli (ferme). - Connaissant Kaarde, même s'il a pu porter le titre de Dark Hyllyard, et avec tout ce qui se passe en ce moment... je ne croirais qu'il est Sith que si je le vois de mes propres yeux.
    Tyria. - Bon, me voilà rassurée. Tu pars sur Rhommamool !
    Bloli. - Hein ?
    Tyria. - C'est gardé secret par le Conseil, mais Kaarde est là-bas avec Weedge. Une des missions officieuses du contingent Jedi va être de l'intercepter. Comme tu le connais bien, je voudrais que tu te joignes à la mission Jedi et que tu t'arrange pour le trouver la première.
    Bloli. - Mais... l'infirmerie...
    Tyria. - T'inquiète, je trouverai un moyen de faire revenir Mirax. Au pire je trouverai quelqu'un d'autre.
    Bloli. - Bon... c'est d'accord. Je vais tout de suite me joindre au contingent. Je te prouverai que Kaarde est encore des nôtres.
    Tyria. - Merci Bloli. J'ai déjà un autre volontaire pour chercher Kaarde là-bas en toute discrétion, mais étant donné votre lien tu es la mieux placée.
    Bloli. - Non c'est toi, et je t'envie pour ça. Mais il faut que tu restes au Temple. Que la Force soit avec toi !

    Armée d'une détermination qu'elle n'avait plus connue depuis la Bataille du Temple, Bloli alla s'emparer de sa bure et de son sabre laser. Quelques heures plus tard elle était au milieu de nombreux autres Jedi à bord d'un croiseur de la République. Direction : Rhommamool !


    mardi 29 mars 2016 - 18:04 Modification Admin Réaction Permalien

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    baaaaaaal

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    Jamais je ne m'étais senti si tourmenté, si mis à l'épreuve, si... impuissant depuis des siècles.
    Être jeté à bas de mon piédestal et frôler la mort était déjà une chose, mais il fallait bien sûr que la Force remette sur mon chemin les deux femmes que j'avais le plus aimées dans ma longue vie, chacune d'entre elle ravivant de lointains et pénibles souvenirs.
    Avais-je bien fait de révéler à Ange que j'étais Sith ? Avais-je bien fait de laisser la vie sauve à Mirax ? Fut un temps où je n'aurais pas fait preuve d'une telle pitié, où je ne me serais pas laissé aller à de tels sentiments, chose qui m'avait été fatale sur Coruscant. M'étais-je perdu ? Ou étais-je redevenu quelqu'un que j'avais oublié ?
    Aujourd'hui, qu'est-ce que je souhaite le plus ? Retrouver le pouvoir ou l'amour ? Être le Seigneur Noir des Sith ou Gunnar ?
    Il est grand temps d'y mettre bon ordre !


    Depuis son départ de Myrkr, le Javelot de Khaar avait visité plusieurs mondes désignés par l'ex-Maître Sith, déterré bien des trésors qu'il avait enterré en prévision d'un jour funeste. Baaaaaaal n'avait que peu parlé au cours de ces étapes. Chaque voyage avait réveillé des souvenirs de l'époque où il était un Seigneur Sith omnipotent mais inconnu, planifiant avec soin sa future ascension. Des souvenirs toujours moins pénibles que ceux ramenés de Myrkr.
    Le passage sur Dagobah, à Yoda City, aurait dû être le plus délicat, mais la flotte de la République semblait avoir autre chose à faire en ce moment que maintenir un blocus autour d'une base abandonnée. Sur place Baaaaaaal avait pris soin, à regret, de ne toucher à aucune de ses vieilles bouteilles d'alcool. Il ne fallait pas prendre le moindre risque. Mais il avait noté avec une relative indifférence que Tuefa, Dark Spencer, était déjà repassé sur les lieux. Le Sith cathar pouvait-il faire trembler la galaxie comme lui l'avait fait ? Qu'importe. Au moins n'avait-il pas posé ses griffes sur les précieuses amulettes Sith que Baaaaaaal dissimulait derrière ses portraits de famille.
    À peine arrivé sur Dagobah, le Javelot repartait déjà, la cabine de l'ex-Maître Sith remplies d'holocrons et d'amulettes Sith inestimables.

    Khaar. - Et maintenant ?
    Baaaaaaal. - La dernière étape du voyage, mon ami. Korriban.
    Khaar. - Korriban ?... Aux dernières nouvelles, tu as voulu faire exploser cette planète, non ?
    Baaaaaaal. - C'est exact.
    Khaar. - Je ne m'y connais pas en Force et en fantômes, mais... tu risque de ne pas être très bien reçu. Je me trompe ?
    Baaaaaaal. - Je vais certainement mourir. À moins de me montrer digne.
    Khaar. - Digne de quoi ?
    Baaaaaaal. - Dépêches-toi de m'amener là-bas.

    Quelques jours plus tard le Javelot arrivait dans le système Korriban, traversait le champ de débris d'un superlaser familier, et posait son train d'atterrissage sur la mythique planète-tombeau des Sith.

    Khaar. - Et maintenant ?
    Baaaaaaal. - Haru'n reste à bord du Javelot et le garde hermétiquement clôt. Toi et le reste de l'équipage vous allez m'aider à transporter tous mes artefacts. Soyez extrêmement prudents.

    Baaaaaaal débarqua le premier sur le sable de cette planète qu'il méprisait tant et mena la petite procession à travers plusieurs temples antiques. Aucune forme de vie n'était visible, pourtant même Khaar et ses hommes se sentaient observés.
    Enfin, après s'être profondément enfoncés dans d'interminables cavernes, ils débouchèrent dans une salle de cérémonie immensément vaste donc le sol et les murs étaient recouverts de symboles antiques gravés.

    Baaaaaaal. - Allumez les braseros et aidez moi à placer les holocrons.

    Le feu des immenses braseros fut rallumé et projeta des ombres fantomatiques, tandis que tout le monde suivait les instructions de Baaaaaaal et plaçait ses dix petits holocrons pyramidaux sur des symboles précis dans le dallage.
    Enfin tout fut en place.

    Un homme. - Hé ! Où est passé Tauf'r ?
    Baaaaaaal. - Il a dut se faire happer par un chien Sith. Korriban vient de prendre son tribut.
    Khaar. - Et maintenant ?

    L'ex-Seigneur Noir des Sith tendit une petite amulette à son ami whipid.

    Baaaaaaal. - Garde ceci sur toi et restez groupés, sans quoi vous n'atteindrez pas le Javelot vivants. Moi je reste ici, je suis arrivé au bout de mon voyage, ou au début d'un autre.
    Khaar. - On t'attend à bord ?
    Baaaaaaal. - Non. Quittez Korriban et ne revenez que si je vous contacte. Si je ne vous appelle pas au bout d'une semaine, considérez-moi comme mort.
    Khaar. - Tu ne veux pas que je te laisse une arme ?
    Baaaaaaal. - Non, mais merci pour l'aide que tu m'as apportée. Allez.

    Plus anxieux qu'à leur arrivée, Khaar et ses hommes quittèrent les lieux sans demander leur reste. De son côté Baaaaaaal se dévêtit puis se para du restant des amulettes, censée lui apporter un minimum de protection face à ce qui l'attendait. Enfin il s'assit en tailleurs à l'exact centre de la salle, au milieu des holocrons et entra en méditation.
    Au bout d'un moment (Des heures ? Des jours?), certain qu'il était le dernier être civilisé sur Korriban, il se redressa de toute sa taille et écarta les bras. De fins éclairs partirent de ses doigts et vinrent illuminer chaque holocron Sith.

    Baaaaaaal. - Sombres Seigneurs partis depuis longtemps, dont la malveillante sagesse repose scellée en ces holocrons, dont les esprits hantent les tombeaux de cette planète, moi Baaaaaaal je vous invoque ! J'ouvre mon esprit à vos enseignements. À présent livrez-moi vos secrets !

    Les holocrons s'élevèrent du sol.


    Salut à tous les fans de cérémonies païennes !


    Ce message a été modifié par baaaaaaal le mardi 29 mars 2016 - 20:52

    mardi 29 mars 2016 - 20:48 Modification Admin Réaction Permalien



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