Quest :le choix (Tome1 )

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Cette histoire se déroule entre les Episodes I et II. Calista Ozora est une jeune fille réceptive à la Force trouvée sur Sélonia à l'âge de 4 ans. Alors qu'elle découvre une nouvelle vie au Temple Jedi, elle se rend vite compte des difficultés qu'elle va rencontrer à renoncer à ses sentiments personnels. Pas d'émotion, pas d'ignorance, pas de passion, et pas de mort...Tels sont les lois que doit respecter celui qui s'engage dans les voies de la Force. L'amitié, la confiance ne sont pas toujours nos meilleurs alliés quand on emprunte ces chemins.

  • Auteur : Calista
  • Nombre de chapitres prévus : 8

Chapitre 0 - Prologue

Prologue


La colère, la peur. Comment une enfant de mon âge pouvait-elle connaître de tels sentiments ? Comment pouvait-on me laisser vivre ainsi ? Sans repère, sans espoir…

J’étais arrivée sur Selonia d’une manière des plus dramatiques qui soient. Le vaisseau spatial de ma famille s’était écrasé un an auparavant sur la planète. Mes parents et mon unique frère étaient morts ; j’étais la seule survivante de ce cauchemar. Et aujourd’hui quand j’y repense je me dis qu’il aurait mieux valu que je les accompagne dans la mort...
J’étais une gosse des rues à présent. Pendant les deux premières semaines qui suivirent l’accident, je vivais de ce que l’on voulait bien me donner. Puis, je fus recueillie par Kaira, une vieille femme qui élevait du bétail en bordure de l’Astroport de Nem-Massou. Elle m’offrait un toit et à manger, moi en échange je travaillais pour elle. Une gamine de cinq ans qui nettoyait les stalles des bêtes, rentrait le fourrage avant la saison des pluies, marchandait le prix des animaux en ville… Mon temps libre, je le passais à voler. Bien que ma mère m’ait toujours appris que cela était mal, mais qu’est ce que cela pouvait changer maintenant. Je volais tout le monde, sans scrupule, même le maigre petit pécule qu’un mendiant avait gagné dans la journée. J’étais devenue une pauvre petite chose, un pauvre petit animal que la colère et la peur avait rendu sauvage. Je ne vivais plus, je me laissais vivre, portée par mon instinct. Les seuls traces d’humanité que je conservais se trouvaient dans le plaisir que j’éprouvais, à admirer les couchers de soleil du haut des Sommets des Terres des Nuages. Petit à petit je m’étais adaptée à cette planète et à ces habitants. Mais ces derniers temps, la pression commençait à monter entre les Séloniens et les Colons humains qui s’étaient établis des centaines d’années auparavant sur cette planète. On frôlait la guerre civile. Les gens se querellaient pour des raisons qu’à mon âge je ne pouvais pas comprendre....Des personnes mourraient en ville, tués durant des attentats, des gens pour la plupart innocents ; des femmes, des enfants. J’avais appris très tôt qu’elle était la dure réalité de la vie.
Un matin, d’une journée qui allait marquer un tournant dans mon existence, la vieille Kaira m’envoya à l’ Astroport chercher une nouvelle livraison de bétails. Et je flânais comme à mon habitude ici et là, vidant les poches des badauds et cherchant des personnes susceptibles d’avoir beaucoup de crédits républicains sur eux. C’est là que j’ai entre aperçu parmi la foule deux hommes habillés étrangement. Tous deux portaient une bure de couleur brune avec une capuche relevée sur leur tête. L’un deux était très grand ! Il paraissait être un géant à côté de ma taille d’insecte. L’autre visiblement beaucoup plus petit le suivait de très près et à un moment j’entendis celui-ci dire à l’autre :
Oui maître…
Sur ces mots, mon esprit ne fit qu’un tour. Cet homme devait être très riche pour posséder un esclave ! Je m’efforçais de m’approcher d’eux en me faufilant parmi la foule. Soudain le plus petit des deux hommes leva le bras pour montrer un bâtiment à son maître. Grâce à ce mouvement je pus apercevoir un objet métallique qui scintillait derrière sa bure. Cet objet que je n’avais jamais vu auparavant avait une forme cylindrique. C’était sûrement un objet de grande valeur…Il me le fallait. J’employais donc ma technique habituelle pour faire les poches des gens en faisant semblant de le bousculer par mégarde. J’en profitais pour faufiler ma petite main discrètement jusqu’à sa ceinture pour y décrocher l’objet. Puis je me retournais tout en m’excusant poliment. Mais au moment où je souhaitais repartir avec mon butin, une main accrocha mon bras et me tira en arrière. Je me retournais, mon visage témoignait de mon effroi devant ce qui allait sûrement m’arriver. Sous sa capuche je vis le visage de celui qui m’avait prit sur le fait. C’est à cette instant que toute ma peur s’évanouit d’un seul coup. Son visage était doux et son regard avait quelque chose d’apaisant. Je sentais que je n’avais rien à craindre de lui. Il posa alors son regard sur ma main qui tenait fermement l’arme que je lui avait volé, et me demanda :
Tu peux me le rendre petite ? Je crois que je pourrais encore en avoir besoin tu sais…
Il me disait cela tout en souriant alors qu’il y a quelques instants je m’attendait minimum a recevoir la plus belle de toutes les claques qui pouvaient exister dans cette galaxie. Soudain la foule tout autour de nous se mit à hurler. Parmi ces cris je pus discerner quelques mots et celui-ci en faisait parti :
…détonateur thermique…
Et là, pendant un moment qui me sembla une éternité ce fut le trou noir…Pourtant je me réveillais quelques instants après, et à part les gémissement et les pleurs il n’y avait plus aucun bruit. Un énorme nuage de poussière s’était installé et moi j’étais étendue sur le sol immobile. Je tenais toujours très serré dans ma petite main cet objet si précieux. Alors que j’entendis un craquement au dessus de moi, je relevais doucement la tête. Je vis alors qu’une poutre en bois allait d’un instant à l’autre s’effondrer sur moi. D’ailleurs, ce moment arrivait plus vite que je ne le souhaitait ! La poutre céda et dans un reflex que je ne pouvais pas m’expliquer, j’allumais je ne sais comment le bâtonnet que j’avais dans mes mains et fit un mouvement de bas en haut avec ce qui s’avérait être un sabre-laser juste avant que la poutre ne me tombe dessus. J’étais encore en vie. Je restais là à regarder avec étonnement la poutre que j’avais coupé en deux et qui s’était écrasée de part et d’autre de mon petit corps. C’est là que je vis deux ombres dans la poussière s’approcher de moi. C’était les deux hommes. Le plus grand avait une barbe et portait les cheveux longs. A cet instant, il ne dit rien. Il me tendit tout simplement la main. Une main que j’accepta sans discuter et une main qui changea le cours de ma destinée…


Chapitre 1 - Une nouvelle vie

CHAPITRE I : Une nouvelle vie.

Maître, nous serons sur Coruscant dans moins de deux heures.
Parfait Obi-Wan. Cela nous laisse le temps de faire un peu plus connaissance avec cette jeune demoiselle.
Je les regardais tous les deux tout en me demandant ce que je faisais là. Celui qui s’appelait Qui-Gon m’avait prélevé du sang, je ne sais pas pourquoi, mais il m’avait dit que c’était important, et là tout ce que je savais c’était qu’il m’emmenait avec eux sur une planète qui se trouvait au centre de la galaxie, afin je rentre dans une école m’avaient-ils expliqué…Et puis après tout, je ne pouvais pas être plus mal que sur Sélonia…C’était juste encore une nouvelle vie qui commençait pour moi. Mais qu’est ce que je pouvais encore espérer de la vie maintenant ? Une chose était sûre, ces hommes ne voulaient pas me laisser tomber, et cela me réconfortait tout en me donnant une étincelle d’espoir.
Alors jeune Calista, tu aimes les voyage spatiaux ? me demanda Qui-Gon .
Non ! répondis- je sèchement.
Il me regarda droit dans les yeux et y vit toute la souffrance que je portais en moi.
Je suis désolé pour tes parents dit-il.
Comment pouvait-il savoir pour mes parents ? Etait-il magicien ou devin ? Après tout je ne connaissais rien de ces personnes mais elles étaient pour le moins étranges…Ils se disaient des Jedi mais moi je les prenait plutôt pour des fous.


Quand nous sommes arrivés a destination, j’étais complètement perdue. La planète grouillait de partout ! Il n’y avait pas un seul endroit où regarder où il n’y avait pas de chose qui bougeait. Obi-Wan riait en me voyant paniquer ainsi, et il ajoutait :
Ne t’inquiètes pas tu t’y feras très vite !
Un taxi volant nous avait déposé sur une passerelle qui menait à un bâtiment immense. Celui-ci se composait de cinq tours pointées vers le ciel comme des flèches. C’est là que les Jedi m’emmenaient. A l’intérieur il y régnait un silence apaisant par rapport au brouhaha de l’extérieur. Nous arrivâmes alors dans une grande pièce circulaire où étaient disposés douze sièges tous occupés. Nous, nous étions au centre de cette pièce. Qui-Gon et Obi-Wan saluèrent très respectueusement ces douze personnes. Moi je restait là, toujours s’en rien comprendre à ce qu’il m’arrivait. Obi-Wan qui était juste à côté de moi me donna un petit coup de coude visiblement pour que je me montre respectueuse a mon tour…Mais ma réaction était plutôt inattendue :
Aïe ! Mais ça va pas la tête ! criais-je au jeune padawan.
Obi-Wan, visiblement très gêné regarda son maître qui lui envoya un sourire, puis il dit à la créature qui se trouvait en face de lui :
Excusez la Maître Yoda, mais nous avons trouvé cette enfant sur Sélonia, et elle semble montrer une certaine réceptivité à la force…Ce test de midi-chloriens en est la preuve.
Qui-Gon tendit un petit objet à Yoda.
- Hum… très intéressant cela est…mais très sauvage elle est pour son âge hum ?
Sauvage ! moi ? Mais moi au moins je sais faire une phrase correctement sans dire mes mots à l’envers !
Obi-Wan poussa une fausse quinte de toux, mais Qui-Gon Jinn enchaîna tout de suite :
Il est certain qu’elle manque de discipline mais je pense qu’elle pourrait être une excellente padawan.

Et les années passèrent… J’avais étudié avec Maître Yoda jusq’à l’âge de 12 ans. A cet âge je m’étais profondément assagie et j’avais atteint le rang de padawan. Depa Billaba récemment promue Maître Jedi avait été chargée de ma formation. Nous étions très souvent envoyées en mission dans les quatre coins de la galaxie. Je ne pouvais donc plus voir mes amis Qui-Gon et Obi-Wan car quand j’étais au temple, c’était eux qui étaient en mission… Ce fut avec une très grande tristesse que j’appris la mort de Maître Jinn durant ma quatorzième année, car c’était lui en quelque sorte qui m’avait sauvé, qui m’avait apporté cette nouvelle vie. Je lui devait tout.
Je ne rencontra donc aucun problème dans ma vie au sein de l’Ordre jusqu’à ce que j’enfreigne une loi du Code. J’avais connu la passion ce qui était interdit pour un Chevalier Jedi. Celle-ci me dévora l’esprit.

Cinq années s’étaient écoulées depuis la bataille de Naboo. On pouvait depuis ce jour sentir que la galaxie basculait chaque jour un peu plus. Même les membres du Conseil commençait vraiment à montrer leur inquiétude. Le plus étrange dans tout cela, c’est que l’on ne pouvait pas vraiment dire d’où venait ce mal que tout le monde sentait. C’était comme si la galaxie se faisait ronger de l’intérieur. Moi, j’étais devenue une jeune femme de 19 ans très assidue. Maître Billaba était très fière de moi. Je n’étais plus très loin de passer les épreuves même si je devais encore beaucoup me perfectionner au sabre. Je n’étais pas vraiment portée sur les prouesses physiques mais j’avais énormément de connaissances scientifiques et philosophiques.
Ce matin là, je me levais comme tous les matins de très bonne heure pour étudier dans les archives de l’Ordre. J’étais partie depuis très longtemps du Temple à cause de toutes ces missions et il me tardait de retrouver un peu de repos dans les méditations des anciens Chevaliers. En effet l’endroit était conçu pour suggérer la paix et la réflexion. Les salles d’études constituaient mon lieu de prédilection car je pouvais y consulter les textes de nombreux livres empruntés à la gigantesque bibliothèque. Chaque petit espace de travail était également doté d’un ordinateur et d’un projecteur holographique, afin d’accéder dans les meilleures conditions aux derniers ouvrages en matière de science, d’histoire ou de philosophie. Mais ce matin je fis une rencontre à laquelle je ne m’attendais pas dans les couloirs du Temple.
C’est pas vrai Anakin, tu veux ma mort ou quoi ? !
Entendis-je de l’autre bout du couloir. Cette voix, je la connaissais bien ! Et mes yeux quand j’arrivais au détour du corridor me montrèrent bel et bien la personne que j’avais envie de revoir depuis de si longues années. Et il n’avait pas changé, si ce n’est les quelques centimètres qu’il avait gagné et cette petit barbe naissante qui lui donnait plus de prestance. Il ne portait plus sa longue tresse de padawan depuis longtemps déjà, et ses cheveux avaient poussé. Je m’avançais vers lui tout en disant :
Bonjour Maître Kenobi.
Obi-Wan quitta son padawan des yeux pour poser son regard sur moi. Mais il ne m’avait pas reconnu…et me répondit simplement :
Bonjour jeune padawan…euh…je suis désolé je ne connais pas ton nom…
Oh si Maître ! Vous le connaissez très bien, dis-je en souriant.
Celui-ci m’observa de plus belle mais je finis par me dévoiler :
Ozora, Calista Ozora…
Cali ? Ce n’est pas possible ce n’est pas toi ?
Et pourtant si c’est bien moi !
Cela fait tellement longtemps. Tu as tellement grandi.
Je voyais son regard s’illuminer et cela me faisait vraiment très chaud au cœur. Puis mon regard se posa sur le garçon qui se trouvait à ses cotés :
Et qui est ce jeune homme ?
Oh ! C’est mon padawan.
Je perçu en lui une certaine marque de fierté mais en même temps une certaine déception. Le jeune padawan s’avança vers moi tout en me saluant respectueusement comme le voulait le protocole :
Anakin Skywalker, enchanté de vous connaître.
Et bien jeune Skywalker, qu’a tu fais pour que ton Maître te cri ainsi dessus ?
Anakin ne répondit pas et baissa simplement la tête. Obi-Wan dit alors tout en regardant son élève :
Mon padawan a beaucoup de mal à faire la différence entre une simple balade en speeder et une course de modules !
Mais maître vous m’aviez dit que vous étiez pressé ?
En effet Anakin ! J’ai dit être pressé mais j’ai jamais dit que je voulais mourir !
Mais Maître je voulais juste…
Obi-Wan lui coupa la parole aussitôt :
Ca suffit Anakin ! Maître Windu t’as déjà prévenu.
Ce comportement ne ressemblait pas à Obi-Wan. Je ne l’avais jamais connu si autoritaire. Je reconnais que dejà à l’époque il avait un sacré caractère, mais aujourd’hui je percevais une certaine forme de souffrance ne lui.
Puis Obi-Wan se tourna a nouveau vers moi en esquissant un léger sourire qui montrait sa gêne envers ce qui venait de se produire, et il me demanda :
Au fait, où allais-tu ?
Oh, j’allais étudier à la bibliothèque…J’espère que Maître Billaba ne me verra pas. Elle préfèrerai que je j’aille travailler ma technique au sabre-laser…
Tu peux nous accompagner alors ? Nous allons à la salle d’entraînement, comme ça je pourrais évaluer ton niveau au sabre qu’en penses-tu ?
Très bien mais c’est vraiment pour toi que je le fais, déclarais-je en souriant.
Tu détestes à ce point là les combats ?
Ce n’est pas que je déteste l’art du maniement au sabre-laser, c’est que je trouve que c’est une perte de temps.
Ah vraiment ?
Oui, je t’assure Obi-Wan. Au lieu d’apprendre à nous battre nous devrions plutôt utiliser ce temps pour apprendre à résoudre les problèmes d’une manière, disons, un peu plus diplomatique..
Je suis d’accord mais que feras tu le jour où ton ennemi contrairement à toi ne sera pas diplomate, il faudra bien que tu saches te défendre non ?
Je remarquais petit à petit qu’en effet, j’avais un peu tort et qu’un jour ou l’autre il faudrait bien que je me batte, j’étais encore très naïve. A cette époque, je croyais que les conflits pouvaient se régler avec des mots. Mais cette époque était bel et bien révolue. Nous arrivâmes donc tous les trois à la salle d’entraînement. Cette vaste pièce avait une forme hexagonale et elle était faiblement éclairé. Obi-Wan s’avança vers le milieu de la pièce et retira sa bure afin d’être tout à fait à l’aise en kimono. Anakin Skywalker s’était posté dans un des coins de la pièce et s’apprêtait à voir un beau spectacle. Kenobi dégaina son sabre et déclara :
Bon voyons ce que tu sais faire.
Je pris place à mon tour au centre de la pièce, mon sabre à la main. Mais celui-ci refusa de fonctionner :
Mince ! Ca doit être le cristal qui s’est encore une fois délogé. Quand je te disais que je n’étais pas douée…
Obi-Wan souri et me lança son propre sabre que j’attrapai au vol.
Tiens, utilise celui là ! Il me semble que tu le connais déjà non ? Anakin prêtes moi ton sabre tu veux ?
Le jeune Skywalker eut un sourire en coin et tendit son arme à son maître tout en ajoutant :
Ne l’abîmez pas maître.
Et c’est toi qui me dit ça ! Après que tu m’en ai désintégré une demi-douzaine !
J’avais entre mes mains l’arme qui m’avait sauvé la vie 14 ans plus tôt. Je n’oublierais jamais ce jour où j’avais réussi pour la première fois à ne faire qu’un avec la Force. Mais ce jour là les choses étaient bien différentes. Je devais faire preuve de mon talent à un Maître que je tenais en admiration depuis toujours. Ce n’était pas comme s’il fallait que je subisse un simple test comme me le faisait régulièrement passer Maître Billaba. Non, ce jour là, je devais me surpasser.
Et le combat commença. J’attendis tout de même qu’Obi-Wan fasse le premier geste. Ce dernier avança d’abord doucement puis chargea soudainement, lançant sa lame bleue de la droite vers la gauche. Je ne puis que faire un bond en arrière pour esquiver cette attaque. Le sabre d’Obi-Wan manqua donc sa cible et alla frapper le vide. Mais ce premier échec n’empêcha pas Kenobi de continuer son offensive. Celui-ci fit sauter la crosse de son sabre d’une main à l’autre et passa de nouveau à l’action dans un déferlement de mouvements, faisant aller sa lame bleue en tous sens, mesurant mieux ses coups cette fois-ci. Dans un mouvement de recul, je ramenais mon sabre devant moi pour parer ses assauts. Nos lames bleues se croisèrent et s’entrechoquèrent. A chacune de ses attaques je fut contrainte est forcée de reculer, si bien qu’après une série de balayages consécutifs je me retrouvais dos au mur. Obi-Wan dans un bond fit un moulinet avec son sabre à l’intérieur du mien et, d’un brusque mouvement vers le haut, il envoya voler mon arme à quelques mètres de là. Dans un dernier assaut, Obi-Wan abattit son sabre-laser en direction de ma gorge et stoppa net son mouvement alors que la lame allait rentrer en contact avec ma peau. A cet instant j’avais fermé les yeux pour attendre ma fin. Quand je les rouvris, Kenobi me tenait toujours en joug. J’entendais alors sa lame siffler et grésiller dans mes oreilles. J’étais dans l’incapacité de faire le moindre geste. Mes yeux se tournèrent alors vers le jeune Skywalker qui était resté en retrait. Celui-ci fixait son Maître d’un air grave dans l’attente de son prochain geste. Mon regard revint donc sur cette lame menaçante qui n’avait toujours pas bougé. Je relevais alors doucement la tête pour rencontrer le regard d'Obi-Wan. Celui-ci eut alors un sourire en coin tout en abaissant son sabre. Je poussais donc un profond soupir en me disant qu’une fois de plus j’avais pu voir la mort de très près. Kenobi me dit alors :
Sais tu que si tu avais eu une casserole entre les mains, le résultat aurait été le même ? Ce n’est pas pour rien que tous les Jedi se construisent une sabre-laser. C’est leur unique possession ! La seule chose qui peut les garder en vie dans de pareilles situations !
Mais je m’en suis servit.
Et tu n’as fais que parer ou esquiver mes coups. Durant ce combat, tu n’as fait que subir alors que l’objectif d’un Jedi est d’agir. Tu dois prendre plus d’initiatives, sois plus offensive.
Obi-Wan continuait à me sermonner à propos de ce combat, mais je n’écoutais plus. Mon regard se perdait ça et là dans la vaste salle et s’arrêta sur le sabre-laser que j’avais perdu quelques instants plus tôt. Je tendis ma main dans sa direction et l’appela grâce à la Force. L’arme vint se loger dans ma main et je la tint fermement. La lame d’un bleu éclatant jaillit soudain de la crosse et éclaira mon visage.
Prêt pour une deuxième manche Maître Kenobi ?
Comme tu voudras.
Répondit le Jedi tout en rallumant son sabre-laser. Mais cette fois-ci, c’est moi qui fit le premier geste et je me lançais alors dans une série de parades mais qui se soldaient toutes par des coups dans le vide car Obi-Wan était très rapide. Pourtant, le Chevalier dût faire à son tour quelques pas en arrière pour reprendre son souffle. Au fur est a mesure que nous combattions je sentais de moins en moins mes mouvements. Je ressentais cette même impression qu’il y a 14 ans. J’avais atteint en quelques instants ce moments que tous les Padawan attendent. Je ne faisais plus qu’un avec la Force. C’était comme si une puissance extérieur guidait ma main, mon bras et tout mon corps qui se mouvaient dans une harmonie parfaite. Mes parades devenaient de plus en plus efficaces. Le monde n’existait plus, il n’y avait qu’Obi-Wan, mon sabre, et moi. La situations s’était peu à peu renversée, j’avais pris le dessus sur ce combat, moi qui avait pourtant un niveau si faible !
Mais soudain, une violente douleur à la tête me fit stopper tout mouvement. Je lâchais alors mon sabre et m’écroula sur le sol dans un hurlement.
Maître vous l’avez touché ? s’écria Anakin qui s’approchait de nous en courant.
Non…Cali que se passe t’il ?
Un milliers d’images défilaient à ce moment même dans ma tête. Des images que je n’avais jamais vu ou bien que j’avais dû oublié depuis longtemps. Une grande salle où pleuraient des bébés couchés dans des couveuses, un visage pâle et ténébreux dont la main s’approchait de mon visage et enfin une voix caverneuse qui disait :
Ils seront nos serviteurs, nos disciples et nous les formeront à Kagan…Reviens vers nous, tu nous appartiens…
Et cette voix cessa soudain ainsi que toutes ces images. Elles se dissipèrent en même temps que cette douleur et je pouvais a nouveau voir le décor de la salle d’entraînement et les visages d’Anakin et d’Obi-Wan qui étaient penchés sur mon corps.
Cali tu m’entends ? demanda Obi-wan.
Je vais chercher un droïde médical, dit Anakin en se redressant.
Ka…Kagan…il faut que je me rende à Kagan.murmurais-je d’une voix presque inaudible.
Oui, et bien pour l’instant l’endroit où tu vas aller c’est à l’infirmerie.
Je m’asseyais alors avec l’aide de Kenobi en essayant de reprendre une respiration normale. Le Chevalier Jedi me regardait visiblement d’une manière très inquiète.
Ne fait pas cette tête là Obi-Wan…Ca va mieux. Lui dis-je avec un sourire discret comme pour le rassurer.
Mais enfin que s’est t’il passé ?
Je ne sais pas…c’était vraiment très bizarre…Tout ce que je sais c’est qu’il se passe des choses très étranges sur Kagan, mais je ne pourrais pas te dire quoi…
Tu as eu une vision de l’avenir ?
Non ce n’était pas une vision, c’était bien plus fort que cela…
Au même moment Anakin était de retour avec un petit droïde à sa suite qui s’empressa de m’examiner.

Quelques heures plus tard on m’avait libérée de l’infirmerie du temple car les droïdes n’avaient trouvé aucune anomalie physique après un nombre infini d’examens. Maître Billaba m’avait déjà rejoint et me questionna longuement sur ce qu’il m’était arrivé. Malheureusement j’étais dans l’incapacité de lui en dire plus que ce que j’avais déjà dis à Maître Kenobi. Dans le temple cette nouvelle se propagea comme une traîné de poudre mais tout le monde finit par conclure que cela n’était qu’une simple vision du futur, une expérience que tous les Padawan découvre un jour où l’autre…Pourtant tout cela avait profondément inquiété Depa qui savait très bien qu’une vision ne pouvait en aucun cas provoquer une telle douleur. J’étais passé devant le Conseil pour tout leur expliquer, et j’insistais pour effectuer une mission de reconnaissance sur Kagan. Après cette audience Maître Yoda voulu s’entretenir avec moi en privé. Sur Coruscant, nous étions en milieu d’après-midi. La salle du Conseil était pratiquement vide parce que seul Yoda et moi étions présents. Contrairement aux autres Padawan du temple, je n’avais jamais été intimidé par ce Maître Jedi. Celui-ci avait d’ailleurs une grande estime pour moi. Son regard se perdait vers les baies vitrées de la pièce et il me dit soudain :
Bien fâcheux cela est jeune Padawan…la Force ne semble pas vouloir laisser tomber le voile sur cette énigme.
Yoda baissa les yeux puis les ferma pour se concentrer de plus belle. Il finit par pousser un profond soupir et déclara :
T’envoyer sur Kagan je ne peux…
Mais pourquoi ? Je dois y aller !Je dois savoir ce qui me lie à cette planète !
Trop sombre en effet ce lien est…Un grand danger tu cours si tu te rends là-bas je ressens. Maître Kenobi et son Padawan de cette tâche s’acquiteront…
Cette dernière phrase me fit ressentir comme un coup de poignard en plein cœur. Cette planète m’attirait irrésistiblement je ne savais pourquoi et je ne pouvais même pas m’y rendre pour le découvrir. Pourtant je finis par me faire une raison en disant :
Bien Maître Yoda.
Je le salua respectueusement et quitta la pièce. Depa m’attendait à la sortie mais ne me demanda rien. La vie aller donc continuer son cour sans que je puisse résoudre ce mystère.

Ce jour là, je ne pu trouver le sommeil et passa une nuit blanche à méditer. Obi-Wan Kenobi avait reçu le soir même son ordre de mission sur Kagan et je ne pouvais admettre que j’étais hors-jeu dans cette histoire. Il fallait que je fasse quelque chose. Durant toute cette nuit je mis un plan au point …


Chapitre 2 - Conflit au sein de l'Ordre



Le lendemain matin, après un copieux petit déjeuner comme savaient nous les préparer les cuisiniers du Temple, je me rendais vers la Salle des Mille Fontaines, le lieu où tous les Jedi, qu’ils soient Maîtres ou Padawan peuvent se détendrent et se ressourcer. Alors que je m’apprêtais à emprunter le turbo-élévateur, j’entendis des voix parler sur un ton assez dur derrière l’une des portes qui donnait sur le couloir. Il s’agissait des appartements privé de Maître Windu. Je m’approchais donc de cette porte et me concentrais sur ce qu’il se disait de l’autre côté.
- Je me demande parfois qu’elles sont les véritables priorités du Conseil. Cela fait cinq ans que Qui-Gon est mort, et nous ne savons toujours rien de plus concernant ces Sith !
- Calme-toi Obi-Wan. La fougue de ton Padawan détint sur toi j’ai l’impression.
- Cela n’a rien à voir…C’est juste que j’ai la profonde impression que mon défunt Maître ne sera jamais en paix. Le Conseil s’obstine à régler de misérables querelles politiques sans se soucier de la menace que pourraient engendrer les Sith.
- Le conseil sait très bien ce qu’il a à faire Obi-Wan.
- J’en doute parfois sérieusement.
- Tu n’es pas en mesure de le juger. Et dorénavant je te prierai de rester à la place qu’est la tienne.
- Comme vous le voulez…Maître Windu.

Les pas de l’un des deux protagonistes s’approchèrent de la porte. Je m’éloignais donc de quelques pas comme si je venais seulement d’arriver dans ce couloir. C’était Obi-Wan qui sortait de la pièce visiblement assez mécontent. Je m’approchais de lui en lui demandant :
- Obi-Wan ! Comment vas-tu aujourd’hui ?
- J’ai déjà connu mieux, et je te prierai de m’appeler par mon titre comme tous les Padawans.

Sans dire un seul mot je le dévisageais. Mais qu’est ce qui pouvait bien lui arriver ? Il n’était plus le Jedi que j’avais connu sur Sélonia. Puis il ajouta :
- Je suis désolé Calista, mais tu dois obéir au règlement du Temple.
Mon regard croisa alors le sien et c’est là que tout devint très clair. A travers ses yeux, je vis toute la souffrance qu’il ressentait. Je voyais à travers lui la mort de Qui-Gon, qui laissait dans son cœur comme une impression d’inachevé… Avec une expression compatissante, je lui dis :
- Maître Jinn me manque aussi…affreusement. Mais je ne pense pas qu’il aurait souhaité que tu ne fasses pas son deuil. On ne peut vivre quand on pense continuellement à la mort…
- Calista, s’il te plait. Je ne souhaite pas en parler.
- Intérioriser tes émotions et tes problèmes n’arrangera rien…au contraire ça ne pourra que faire empirer les choses.
- Depuis quand un Padawan donne des conseils à un Maître ?
- Depuis que ce Maître là n’a plus de Maître pour lui en donner… Pour moi une formation ne doit pas être à sens unique, bien au contraire. Le Padawan et son Maître ont beaucoup à partager.
- Tes paroles sont le reflet d’une grande sagesse. Maître Billaba t’a bien formé.
- En effet je suis très fière d’être son élève.

Il y eut alors un long moment de silence. Un de ces moments qui mettent mal à l’aise parce que l’on ne peut pas savoir ce que pense la personne qui est en face de nous. Mais ce silence fut bientôt rompu par l’arrivée d’un Padawan visiblement très pressé. En arrivant à notre niveau, celui-ci manqua de peu de trébucher.
- Anakin ! dit alors Obi-Wan. Ca se voit que tu es un pilote…Dans l’espace tu fais ton malin, mais sur terre ferme tu as encore besoin de trouver ton équilibre !
Anakin émit un petit ricanement en disant :
- C’est pas de ma faute, et puis de toute façon, mon nom me prédestinait à marcher dans le ciel…
Ce jeune Padawan me plaisait beaucoup ! Il incarnait tout le contraire de moi. Il était intrépide, toujours pressé et avait en lui une certaine joie de vivre. Obi-Wan ne devait pas s’ennuyer avec lui.
- Maître, vous n’avez tout de même pas oublié notre mission ?
- Non mon jeune apprenti, mais si tu me laisses le temps de rassembler quelques affaires peut être que nous pourrons partir.

Je regardais son élève avec un sourire moqueur. On pouvait dire qu’Obi-Wan savait toujours trouver les mots pour déstabiliser la personne en face de lui. Avant qu’ Obi-Wan ne fasse signe de partir, j’ajoutais :
- J’espère que vous allez trouver ce qui se passe sur Kegan. Mais faîtes bien attention.
- Ne t’inquiètes pas Calista. Le plus grand danger que je redoute est le voyage qui nous mènera jusqu’à cette planète ! Et encore plus si c’est Anakin qui pilote le chasseur stellaire
, dit-il pour détendre l’atmosphère.
Mais Anakin ne se laissa pas faire et rajouta :
- Il faut bien que quelqu’un prenne les commandes puisque vous détestez voler…
- Là il marque un poin
t, dis-je en m’adressant à Obi-Wan.
- Et oui que veux tu… Ces Padawan, ils veulent toujours avoir le dernier mot, conclu Obi-Wan tout en s’éloignant dans le couloir.
C’était le moment où jamais. Désormais je devais agir vite si je voulais mettre mon plan a execution. L’envie de savoir ce qui se tramait sur cette planète était irrésistible. La vision d’horreur que j’avais eu dans la salle d’entraînement me faisais peur. Mais cette peur de l’inconnu agissait comme un stimulant. Comme si une partie de mystère qui enveloppait mon existence tombait peu à peu. Pourtant, une voix à l’intérieur de moi me disait que je faisais une grave erreur. Désobéir à un ordre de Maître Yoda était sévèrement puni, cela pouvait même aller jusqu’à l’exclusion définitive de l’Ordre. Et que penserait Maître Billaba ? Elle qui était si fière de moi serait terriblement déçue. Elle se sentirait probablement trahie par une élève en qui elle avait une totale confiance. Un instant, j’étais emplie de doutes. Et je restais paralysée, ne sachant plus que faire. Mais peu à peu, je me remémorais les images que j’avais pu voir dans cette vision. Et les cris, les pleurs de ces nouveaux né, de ces petits être sans défense eurent l’effet d’une gifle violente qui me ramena à la réalité. Cette personne ou cette chose qui s’en prenait à des enfants ne pouvait continuer ainsi. Je fis donc un pas décidé en avant et les pas suivant m’amenèrent jusqu’à l’extérieur du Temple, au cœur même de l’hostilité de Coruscant. Le temps ici par rapport à celui-ci de l’intérieur semblait passer beaucoup plus vite. Les speeders qui passaient à une allure folle devait sûrement êtres responsables de cette impression. Bien que j’habitais sur cette planète désormais, je la connaissais très peu. Mon regard se perdit alors dans cette immensité et un groupe de taxis volants attira mon attention. Je me dirigeais alors vers l’un d’eux tout en vérifiant si j’avais assez de crédits républicains en ma possession pour payer le chauffeur. Arrivée à sa hauteur, celui-ci me demanda :
- C’est pour aller où ?
- A l’Astroport le plus proche s’il vous plait …

Pendant ce temps, le Conseil s’était réuni au Temple. Maître Yoda expliquait aux autres Maîtres la situation actuelle du Sénat ainsi que son inefficacité à agir qui encourageait de plus en plus de systèmes à quitter la République Galactique pour se rallier à des groupes séparatistes.
- Nos ennemis vont très bientôt prendre conscience que nous sommes dépassés par les évenements, et cela ne jouera pas vraiment en notre avantage…déclara Mace.
- Dépassés peut être nous le sommes, mais pas encore perdus. Répondit Yoda.
Les temps étaient durs pour tous le monde, et l’on pouvait voir les marques que laissait la fatigue sur le visages des Maîtres présents au Conseil. Il ne fallait pas oublier également que depuis quelques années, bon nombre de padawan avaient fini par abandonner leur formation, comme si ceux-ci avaient pressenti que leur destiné en tant que Jedi était menacé. Ki-Adi Mundi ajouta :
- Cela fait de nombreuses années que l’Ordre existe. Il n’a jamais faillit. Il ne commencera pas aujourd’hui. Nous feront tous front.
Les autres Maîtres acquiescèrent tous d’un hochement de tête. Mais Mace Windu restait bien sombre.
- Une pensée te préoccupe, Maître Windu ? Demanda Yoda.
- En effet. J’ai eu une discussion assez tendu avec Obi-Wan Kenobi il y a peu et celui-ci m’a montré ses nombreuses inquiétudes envers la possibilité de l’existence d’un nouvel Ordre des Sith.
- Les enquêtes de ces dernières années n’ont rien donné à ce sujet, déclara Plo Koon. Le Sith qui a donné la mort à Maître Jinn était seul.
- Ce qui est certain, c’est que nous ne pourrons pas combattre tout le monde à la fois, ajouta Mace, nous sommes des garants de la paix, pas des soldats.
Le Conseil prit alors fin sur cette dernière énigme et tous les Maîtres rejoignirent leurs appartements pour méditer dans le calme et la sérénité.

Cette journée commençait à prendre fin et j’avais pris place dans un vieux cargo de réfugiés en partance pour Kegan. Je n’avais jamais vu d’engin plus laid. Il était crasseux, poussiéreux et la transpiration mélangée de plusieurs espèces y faisait régner une odeur insoutenable. En traversant l’un des couloirs qui menait à ma cabine, je vis à travers un hublot, Coruscant qui s’éloignait de plus en plus. A cette heure-ci, Maître Billaba avait sûrement dû découvrir mon absence. Tout le Temple devait donc être au courant de ma disparition. Qu’est ce que je venais de faire . Soudain, je réalisais dans quel infâme pétrin je m’étais fourrée. Jamais plus le Temple ne m’accepterait. J’avais trahi mon Maître et elle ne me ferait jamais plus confiance. Elle prendrait donc un autre élève qui deviendrait son padawan. Toutes ces années où je m’étais battue pour être choisie comme apprentie et maintenant que j’étais si proche de passer les épreuves, tout cela avait été fait en vain. Je finirai probablement employée dans un Corps Agricole d’une planète reculée, car tel était le lot des padawan qui échouaient. Cette pensée me fit pourtant sourire. Moi, Calista qui à l’âge de cinq ans avait travaillé dur dans une exploitation agricole sur Sélonia allait redevenir fermière à 19 ans… Si maître Qui-Gon Jinn avait pu prévoir cela il m’aurait carrément laissé sur cette planète étant gosse. Après le doute, ce fut la honte qui envahi peu à peu mon esprit. Mais Coruscant n’était déjà plus qu’un petit point dans le hublot et je devais me préparer à la journée qui m’attendait le lendemain. J’entrai donc dans la cabine 276 et m’allongeais sur la couchette étroite, essayant malgré tout de faire le vide dans ma tête. Ce n’est qu’après deux longues heures que je parvins à trouver le sommeil.
Le jour suivant, je me réveillais à l’aube pour découvrir que le cargo avait quitté l’hyperespace et était désormais entré en phase d’atterrissage sur la planète herbeuse qu’était Kegan. Celle-ci n’avait pas l’air tellement hostile malgré les nuages qui obscurcissaient sa surface. Une fois le vaisseau posé sur une des plates-formes de l’Astroport, j’essayais tant bien que mal de me faufiler dans la foule de réfugiés qui se pressait vers la sortie. L’air de cette planète était humide. La pluie était tombée il y a peu. La plupart des passants que je rencontrais dans les rues étaient des humains et beaucoup se retournaient derrière moi, mais j’étais incapable de l’expliquer. Cette planète était vraiment étrange. Je fouillais dans ma mémoire, essayant de trouver des éléments du décor qui étaient présents dans ma vision, mais en vain. Cela faisait plusieurs heures que je marchais et j’avais l’estomac dans les talons. Il fallait que je trouve un petit quelque chose à me mettre sous la dent. J’allais tourner à l’angle d’une rue quand soudain une main se posa sur mon épaule. Je me retournais au quart de tour et vit avec dégoût le propriétaire de cette main. C’était un humanoïde d’une laideur que jusqu’à présent je n’avais jamais pu observer. Une énorme cicatrice marquait son visage difforme et il empestait l’alcool à cent mètres à la ronde.
- Bonjour belle brune, me dit-il en postillonnant sur mon visage.
Je tentais alors de continuer mon chemin en prenant soin de l’ignorer. Mais celui-ci me retint en agrippant mon bras et en me tirant violemment vers lui.
- Laissez moi tranquille, lui dis-je en m’efforçant de garder mon calme.
- Ca te dirait de travailler pour moi… Les brunes sont très rares sur Kegan, tu me rapporteras une petite fortune à toi toute seule.
- Désolée, c’est tentant mais…NON !
- Comment ça non ! Tu crois que c’est les femelles qui décides-ici ?
Je m’approchais de son visage et le fixait droit dans les yeux :
- Lâchez-moi maintenant !
- Et pourquoi le ferais-je ? Que vas tu me faire femelle ?
Dans une geste d’une rapidité exemplaire, je dégainait mon sabre en l’activant.
- Je te trancherais la gorge sans la moindre hésitation, lui répondis-je.
La lame orangé de mon sabre éclairait le visage apeuré de l’humanoïde qui lentement lâcha prise.
- Et maintenant tu vas me dire où je peux trouver un bâtiment d’information dans ce fichu Astroport, lui demandais-je.
Un petit groupe de badauds s’était massé autour de nous, regardant avec curiosité mon arme.
- De…deux rues plus loin, à…à droite vous trouverez un centre.
- Merci beaucoup l’ami.
Puis je continuais ma route vers l’endroit que cette créature m’avait indiqué. Quelques pas plus loin, je sentis une nouvelle fois une main se poser sur mon épaule. Mais cette fois je ne pris pas le temps de me retourner pour dire :
- Bon ça suffit maintenant, tu commances à me …
Quelle ne fut pas ma surprise quand je me retournais pour voir le propriétaire de cette main. J’en restais bouche bée.
- Je peux savoir ce que tu fais ici ?
C’était Obi-Wan et Anakin. Il répéta alors sa question d’un ton plus sévère.
- Je …Comment m’avez vous retrouvé ?
- Disons qu’en dégainant ton sabre à tout bout de champs tu ne peux pas vraiment passer inaperçue…et maintenant réponds à ma question tu veux !
- C’est, c’était plus fort que moi, je voulais savoir.
- Je suppose que personne est au courant n’est ce pas ?
- Euh…et bien non…lui répondis-je en baissant les yeux.
- Je ne pensais pas que tu pouvais être aussi stupide Calista !Est ce que tu réalises ce que tu viens de faire ? Tu as désobéis à un Ordre du Conseil. Tu as donc par ce geste trahi les Jedi ! et en plus tu n’as aucune excuse…
- Après un court silence je relevais doucement la tête et le fixa dans les yeux :
- C’est là que tu te trompes Obi-Wan.
- Maître ! S’il te plaît ! Ajouta violemment le Jedi.
Mais yeux devenaient rouge comme la braise et je me détournais de lui pour quitter ce lieu. Mais celui-ci me rattrapa et s’interposa sur mon chemin.
- Et où comptes tu aller comme ça ?
- C’est ma mission ! C’est moi qui ais eu cette vision, j’ai vu des choses horribles que jamais je n’aurais pu imaginer, c’est ma mission !
- Tu vas retourner au Temple et tout de suite ! Je contacte Coruscant.
Sur le moment, j’essayais de me faire une idée. Obi-Wan avait raison. Tout cela n’était que folie. Jamais je n’aurais du quitter le Temple. Mais ce moment de lucidité me quitta très vite pour laisser place à la colère. De quel droit ? Pour qui se prenait-il ? Il n’était pas mon Maître. Je resterais sur Kegan.
-Non ! Je reste.


Chapitre 3 - Visions obscures


- Maître Yoda, dois-je là rejoindre ? demanda Depa Billaba. Sa voix trahissait son inquiétude. Jamais elle n'avait eu à faire face à un tel problème avec moi. J'étais l'exemple même de la parfaite padawan et je venais de réagir d'une manière imprévisible, d'une manière que mon maître ne pouvait concevoir.
- Déterminée ta padawan est Depa. Maître Obi-Wan pas en mesure de la convaincre il ne fut.
- Elle court un grand danger, je le ressens. Sous sa sagesse qui m'aveuglait elle est en fait très vulnérable face à ces émotions. Je pense qu'elle ne m'a pas tout dit à propos de ses visions.
- Des épreuves pénibles je vois, de grandes souffrances je perçois, mais demeurer ici tu dois.
- Je dois la laisser tomber ? L'abandonner ?
- Cette fois-ci tu ne pourras pas lui venir en aide. Que tu sois ici ou sur Kegan avec elle, répondit ténèbreusement Yoda. A la croisée des chemins ta padawan va se trouver. C'est à elle seule de faire ce choix pour trouver le chemin qui mène à la Force. Maître Obi-Wan et Anakin veilleront sur elle.
- Bien Maître, répondit doucement Depa.
J'étais sa première padawan. C'était tout à fait normal qu'elle soit très inquiète. Il n'y a rien de plus traumatisant pour un Maître que d'échouer dans la formation d'un élève pour lequel ils se sont investi, dans lequel ils ont placé leur confiance et tous leurs espoirs. Mon maître salua Yoda puis quitta la pièce d'un air songeur.

La nuit était tombée bien plus vite que nous le pensions sur Kegan. Nous avions trouvé refuge dans une petite habitation du centre de l'unique cité de la planète. Depuis notre dispute, Obi-Wan et moi ne nous étions pas adressé le moindre mot. Le jeune Anakin était également mal à l'aise face à cette situation. Voilà que pour une fois ce n'était pas lui qui se faisait réprimander par son Maître.
Mon regard était perdu dans cette petite pièce archaïque où le chauffage se faisait d'une manière naturelle avec un simple feu dans une cheminée. Anakin était déjà allongé sur le sol cherchant le sommeil alors que son sabre laser se trouvait posé délicatement sur son oreiller, à quelques centimètres de sa tête. Sa respiration profonde témoignait de la certaine tranquillité qu'il venait de trouver, alors que cela était loin d'être le cas pour moi...J'entendis alors Obi-Wan pousser un soupir.
- Tu es entrain de commettre la même erreur que moi...
Mon regard trahissait alors ma surprise.
- Oui Calista, je devais avoir 13 ans, je venais juste d'être officiellement choisi par Qui-Gon comme apprenti padawan... Je m'en souviens comme si c'était hier. J'étais tellement heureux et fier que j'aurais pu le suivre n'importe où dans la galaxie sans poser de question. Tout allait pour le mieux entre mon maître et moi jusqu'au jour où nous étions envoyés sur la planète Mélida/Daan afin de retrouver un Chevalier. La guerre régnait depuis tellement longtemps sur cette planète qu'à la fin ses habitants ne savaient même plus pourquoi ils se battaient... Mais dans ce chaos totale, un petit groupe de jeunes s'efforçaient de ramener la paix sur la planète. Cérasi en faisait partie. Elle fut ma première véritable amie. C'est cette profonde amitié qui m'a poussé à lutter à ses côtés, désobéissant de ce fait au Conseil et à mon maître Qui-Gon Jinn...Et la paix avait fini par revenir non sans exiger quelques vies, celle de Cérasi entre autres. C'est alors que je me suis rendu compte que ma contribution pour cette paix avait était infime et pratiquement inexistante. Tout ce qui avait changé c'était que je me retrouvais pour la première fois complètement seul, exclu de l'Ordre et que j'avais perdu dans des circonstances atroces cette jeune fille qui était si chère à mon coeur...
- Et qu'as tu fais ensuite ?
- J'ai dû tout reprendre à partir de zéro pour retrouver la confiance de mon maître. J'ai dû me battre et connaître de grandes déceptions qui chaque jour amenuisaient un peu plus ma réserve d'espoirs...
Obi-Wan baissa la tête et les traits de son front se plissèrent trahissant une certaine forme de souffrance dans les propos qu'il venait d'évoquer.
- Tu me racontes tout cela pour que je change d'avis n'est-ce-pas ?
- Il n'est pas trop tard Calista tu as encore le choix.
- Mais j'ai choisis. C'est la Force qui m'a placé devant ce choix et j'ai décidé de lui faire confiance. N'étais ce pas Qui-Gon qui disait que le destin n'existait pas mais que rien n'arrivait par hasard ?
Le jeune maître poussa alors un petit ricanement et ses traits se détendirent :
- Je ne suis pas certain que mon maître soit l'exemple adéquat...il n'en faisait qu'à sa tête la plupart du temps...
- Et avait-il tort de le faire ? Avait-il tort de se fier d'avantage à la Force Vivante ?
- Pour l'instant non, il ne s'est jamais trompé..."l'entêtement de Qui-Gon je sens en toi, tort cela t'apportera !"
Les paroles du vénérable maître Yoda revenaient dans son esprit.
- Nous ferions bien de dormir à présent, dit-il pour couper court à cette discussion.
D'ailleurs je n'en demandais pas mieux. Toute cette histoire avait mit mon corps et mon esprit à rude épreuves et un peu de repos dans le calme et la sérénité ne me ferait pas de mal !

Peu de temps après donc je m'endormais profondément et sombrais dans un monde de cauchemars, hanté par les démons de mes visions. Les mêmes images revenaient. La même souffrance, les mêmes questions m'assaillaient. Qui ? et surtout Pourquoi ? Je passais donc ainsi une nuit très agitée et me réveillais peu avant l'aube.

Les cendres dans la cheminée étaient encore chaudes. Anakin et Obi-Wan dormaient profondément. Je regardais le visage apaisé de ce dernier et une chose me vint brutalement à l'esprit. Ce Jedi avait dû faire souffrir le coeur de plus d'une fille au temple. C'était amusant de voir comment toute l'autorité qu'il affichait la journée s'évanouissait la nuit quand il dormait pour ne montrer qu'un visage emplit de tendresse. En faisant le moins de bruit que possible, je me dirigeais vers la petite fenêtre. Il faisait encore nuit noire au dehors et les rues étaient complètement désertes. Soudain, alors que je ressentais un certain trouble dans la Force, je vis une ombre mystérieuse tourner au coin d'une ruelle. C'était en toute logique de cette ombre que provenait cette fluctuation de la Force. Ma curiosité avait atteint son paroxysme.
Sans me poser plus de questions, je me dirigeais au dehors laissant derrière moi les deux Jedi encore endormis. Je ne voyais plus cette ombre mais je pouvais aisément sentir sa présence et suivre celle-ci à travers la Force qui émanait d'elle. Si bien qu'à la fin, je finis par atterrir dans la cave d'une vieille bâtisse qui devait au moins avoir l'âge de Maître Yoda. Les murs étaient décrépis et la pièce entière renfermait une odeur de moisi. Mais l'ombre que je suivais n'était plus là, elle avait tout bonnement disparue.
Alors que je me retournais pour sortir de cette impasse une silhouette se dessina dans l'entrée. Je ne pouvais malheureusement pas voir son visage handicapée par l'obscurité. Mais je pus entendre distinctement sa voix:
- Notre père sera enchantée de t'avoir retrouvée...
C'était une voix de femme, une jeune femme probablement mais ce qui était surprenant c'était de voir comment la Force l'enveloppait. Cependant il ne s'agissait pas là de la Force que j'avais l'habitude de côtoyer. C'était une Force brûlante, aveuglante, la même Force qui avait accompagné mes visions. Je voyais devant moi un agent du mal qui servait le côté obscure de la Force dans tout ce qu'elle avait de plus terrible. Alors que je posais ma main sur la crosse de mon sabre, la femme devant moi sortie un fusil blaster et m'envoya une décharge paralysante. L'intensité de celle-ci était si forte que pendant un bref instant je perdis connaissance.
- Anakin ! Anakin réveilles toi !
- C'est déjà le matin ? demanda le jeune padawan d'une voix encore toute endormie.
- Oui et Calista est partie ! J'aurais du m'en douter répondit Obi-Wan avec un soupçon de colère qui eut pour effet d'assombrir son visage un court instant.
- Qu'allons nous faire ?
- Je vais contacter le Conseil. Dans tous les cas nous continuerons notre mission de reconnaissance qui reste notre objectif prioritaire.
- Mais si elle était en danger ?
- On nous a confié un mission Anakin... Je n'entreprendrai rien sans en référer au Conseil, répondit sèchement le Jedi.
- Maître Qui-Gon serait parti à sa recherche ! s'exclama Anakin qui comprit malheureusement trop tard l'erreur qu'il venait de commettre en disant cela.
- Je ne suis pas Qui-Gon, Anakin ! Et crois-moi que s'il était encore en vie je ... Obi-Wan ne pus continuer sa phrase car il prit soudain conscience de ce qu'il était sur le point de dire à son padawan.
Ce n'était plus lui qui parlait mais la rage qui sommeillait en son plus profond intérieur bondissant tel un tigre de sa cage.
Alors le Chevalier se détourna de son apprenti et sorti un Holocom de sa poche. Il composa le code d'accès du Temple et fut mis directement en liaison avec celui-ci. Une image holographique apparut alors devant ses yeux, d'abord brouillée, celle-ci devint ensuite très net.
- Estimé Conseil, ici Obi-Wan Kenobi en provenance de Kegan ...
Dans la salle circulaire du Conseil un hologramme bleuté fit également son apparition montrant aux maîtres jedi un chevalier assez inquiet et surtout très nerveux.
- Nous t'écoutons Obi-Wan répondit Yoda d'un ton neutre.
- Voilà, nous avons commencé depuis hier notre mission de reconnaissance sur la planète. Comme vous le savez dejà nous avons également rencontré la padawan de maître Billaba, Calista Ozora. Et...elle s'est enfuit cette nuit...
Il y eut alors un silence pesant qui en disait long sur l'inquiétude qui régnait dans cette discussion.
- Votre mission interrompue est pour l'instant, Maître Kenobi, finit par dire Yoda. Retrouvez la jeune padawan Ozora votre priorité est maintenant. Que la Force soit avec vous.
- Bien maître Yoda. Que la Force soit avec vous vénérables maîtres...
L'hologramme se brouilla et grésilla pour enfin disparaître quand la communication fut stoppée.
- Viens Anakin, nous partons à sa recherche.

Faisait-il jour ? Faisait-il nuit ? Etait-ce un rêve ? ou un cauchemar....J'ouvrais lentement les yeux et remarquait que j'étais allongée sur le sol. Je ne portais plus ma tunique de padawan et mon sabre-laser avait disparu. Je portais simplement une toge blanche qui était d'ailleurs très bien assortie avec la couleur immaculée de cette pièce. Je promenais alors mais yeux aux alentours et vit que la pièce ne comportait pas de fenêtre. Ma tête me faisait encore souffrir et c'est à cet instant que la mémoire me revint. J'avais étais assomée par un blaster paralysant.

La pièce ne faisait pas plus de quatre mètres carrés de surface. Il y avait une porte juste en face de moi. Bien que j'étais quasiment certaine que celle-ci était verrouillée je me levais non sans peine pour tenter de l'ouvrir, en vain...
Et voilà je m'étais mise dans de beaux draps encore une fois ! Soudain tous le décors se mit à tourner, ma vision se troubla et mes membres commençaient à trembler sans que je puisse y faire quoi que ce soit. J'avais affreusement mal, partout dans mon corps comme si un poison s'était répandu dans mes veines. Mais qu'est ce qui m'arrivait ! Mes jambes faiblirent alors sous le poids de mon corps et je retombait lourdement sur le sol sans avoir la possibilité de me relever.
Soudain des bruits de pas s'approchèrent vers ce qui semblait bien être ma cellule. Plusieurs personnes étaient là et l'une d'elle composa un code qui déverrouilla instantanément la porte.
- Tout juste l'heure de l'administration, regardez là, elle est déjà en manque... dit un homme en uniforme médical.
Ils étaient trois en tout, mais je ne pouvais malheureusement pas bien distinguer les traits de leur visage. Soudain une des silhouette s'approcha de mon corps.
- Injectez lui sa dose ! Notre maître est très impatient de la voir...

C'était elle ! La même voix que la jeune femme qui m'avait fait prisonnière dans cet endroit. Un autre homme s'approchait à son tour tenant un objet à la main, probablement une seringue. Malgré la douleur que je ressentais dans toutes les parties de mon corps je m'efforçais à ramper sur le sol pour échapper à l'emprise de cet homme.
- Regardez là ramper comme un ver ! ricana celui qui restait plus en arrière.
- Bientôt elle nous suppliera de ne pas oublier l'heure de son injection ! dit l'autre en enfonçant l'aiguille dans ma chair.
Alors toute la douleur se dissipa et une sensation de bien être la remplaça rapidement. Ma vision redevenait petit à petit plus net et je pus voir enfin le visage de cette femme. Elle était d'une grande beauté malgré la froideur que laissaient paraître ses traits. De longs cheveux blonds légèrement ondulés descendaient en cascade sur ses épaules et la couleur de ses yeux était aussi pur que celle des galets que l'on trouve dans les rivières.
L'homme qui venait de me faire cette piqûre ajouta :
- Mais c'est qu'on dirait qu'elle aime ça !
Je quittais la jeune fille des yeux pour poser mon regard sur cette homme en demandant :
- Mais qu'est....qu'est ce que c'était ?
- Oh rien d'extraordinaire...un petit cocktail maison ou si tu veux vraiment avoir plus de détails, il s'agit de Ryll, modifié par nos propres soins.
De la drogue ! Ils m'avaient intoxiqué. J'essayais alors d'invoquer la Force pour lutter contre les effets de ce poison...en vain. La jeune femme s'avança alors vers moi :
- Pas la peine de te fatiguer à repousser les effets du Ryll Calista, tu n'y arriveras pas ! Garde plutôt tes forces pour être présentable devant notre père.
- Comment connais-tu mon nom, alors que moi j'ignore tout de toi ?
- Tu trouveras très bientôt des réponses à toutes ces questions, mais pour commencer je vais tout de même te dire mon nom. Je suis Neva. Maintenant je t'ordonne de me suivre.

Les couloirs étaient sinistres et me rappelaient vaguement le décor présent dans mes visions. Nous nous trouvions vraisemblablement dans une ancienne mine ou bien dans une forteresse souterraine. Cet endroit était un véritable labyrinthe. Nous avions marché pendant une bonne dizaine de minutes évitant au passage les puits sans fin qui se cachaient ça et là pour atterrir enfin devant une immense porte à l'aspect assez neutre. Celle-ci pouvait tout aussi bien dissimuler un trésor ou un monstre. Dans tous les cas sa simple présence avait pour effet sur celui qui s'apprêtait de la franchir à le faire réfléchir à deux fois sur cette idée.
- Une fois devant lui, tu te mettras à genoux, me conseilla Neva.
- Je ne me suis jamais agenouillée devant personne et ce n'est pas aujourd'hui que cela va commencer !
- Comme tu voudras, si tu n'as pas peur des conséquences, c'est ton problème.
La porte s'ouvrit alors dans un concert de grincements sur une immense salle aussi lugubre qu'imposante. Une longue allée de pierres plates menait jusqu'à une plate forme où étais assis un homme dont le visage était dissimulé sous une capuche aussi noire que l'eben. L'endroit faisait vraiment froid dans le dos !
- Enfin te voilà ma petite, je t'attends depuis si longtemps que je désespérais de te revoir un jour ! Je te remercie Neva, tu peux disposer...Avance jusque dans la lumière mon enfant que je puisse voir ton visage.
La voie caverneuse de cet homme qui d'après les apparences était sûrement un vieillard me donnait la chair de poule. Toutefois j'exécutais son ordre sans discuter, et il put voir ainsi plus clairement à quoi je ressemblais.
- Oh !...Et dire que tu étais si jeune quand ces brutes t'ont enlevé à moi...Mais maintenant tu es une femme.
- De quoi parlez-vous ? Et pourquoi me dissimulez-vous votre visage ? Montrez-vous vous aussi !
- L'homme émit un long ricanement puis déclara :
- Tu n'as pas besoin de voir mon visage...l'important c'est qu'au fond de toi tu saches qui je suis, que tu saches d'où tu viens.
- Je ne vous connais pas ! Pas plus que je ne connais cet endroit !
- Tu mens mon enfant ! Tes souvenirs t'ont poussé à revenir sur cette planète, à revenir vers tes origines. Tu es ici chez toi Calista ! C'est ici que tu es née et que tu as grandi durant les premières années de ta vie.
- C'est faux ! Ce n'est pas possible ! J'avais une famille ! Mes parents sont morts quand je n'avais que cinq ans mais j'ai toujours vécu avec eux.
- Tes parents ! Comment oses tu leurs donner ce titre après qu'ils t'aient enlevé à ta vrai famille pour mieux t'abandonner par la suite. Ils ne t'ont jamais révélé qu'elle était ta véritable identité ce qui montre à quel point leur lâcheté était grande. J'ai eu beaucoup de mal à retrouver ta trace dans l'immensité galactique. J'avais beau envoyer tous les espions que je possédais, le seul véritable moyen de te retrouver était de faire confiance en ton pouvoir. Et en un instant très cours j'ai pu te localiser et te demander de revenir quand tu t'es abandonné à la colère, je pouvais te voir aussi bien que je te vois à présent !
Mes visions ! Voilà d'où elles provenaient. Mon contact avec la Force avait était si fort durant mon combat contre Obi-Wan que cet homme avait pu me sentir de l'autre bout de la galaxie ! Pour mieux m'attirer ensuite dans ses filets...Tout ce que je savais était maintenant menacé par le doute. Si durant toute ma vie l'on avait fait que de me mentir, si en fait je ne savais même pas qui j'étais réellement ? J'avais la sinistre impression que ces doutes allaient très bientôt se concrétiser et me détruire à petit feu, détruire la Calista que j'avais étais.

Obi-wan Kenobi devenait de plus en plus inquiet. Cela faisait déjà plusieurs heures qu'ils étaient partis à ma recherche en vain lui et son padawan Anakin Skywalker. Mais ce qui effrayait le plus le Chevalier était qu'il ne pouvait même plus me sentir à travers le flux de la Force.
- Anakin, j'ai bien peur qu'il faille nous séparer un moment, nous doublerons nos chances de retrouver Calista.
- Bien maître !
- Cette idée me déplaît mais nous n'avons pas d'autres choix, je te fais confiance Anakin. Ne joue pas les héros et surtout reste en contact !
- Vous pouvez compter sur moi maître, je ne vous décevrez pas.
- Que la Force soit avec toi Anakin.
- Que la Force soit avec vous maître.
C'est à cet instant que le Jedi et son apprenti se séparèrent et partir chacun de leur côté à ma recherche. Alors qu'Anakin se dirigeait vers les quartiers voisins, Obi-Wan avait opté pour continuer ces recherches dans celui-ci sachant au fond de lui-même que je ne pouvais pas me trouver ailleurs. Son regard se promenait de droite à gauche cherchant désespérément le moindre petits indices qui auraient pu lui donner une piste. Soudain un groupe de citadins attira son attention. Ils étaient massés en cercles autour d'un homme qui criait aussi fort qu'il pouvait :
- ...une affaire à saisir Mesdames et Messieurs ! Une objet unique en son genre pour la modique somme de 15 000 crédits ! Admirait son éclat et cette lumière si pure qu'elle dégage...
Obi-Wan s'approchait de cette petite foule et vit avec effarement que l'objet mis en vente n'était autre que mon sabre-laser.
- Monsieur ! Je vous l'achète ! Cria le Jedi.
- Tiens donc un acheteur ! As-tu au moins de quoi payer ?
- Tenez, voilà 15 milles crédits et je vous en donne mille de plus si vous me dîtes où vous avez trouvé cet objet.
- Qu'est ce que cela peut bien te faire !
- 5 milles de plus...c'est à prendre où à laisser...
- Je l

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