Le Temple Jedi 6 (page 92)

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    Padme111

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    A bord de La Lame de la Guilde,

    En courant dans les coursives du destroyer, le padawan avait un nœud à l’estomac. Il venait d’éprouver de la peine et de la compassion pour le commandant de ce vaisseau, Wes Hamera, pour cette Mara, pour le dénommé Ganner et pour Alice qui venait d’insister pour le soigné de simple contusion. Ils venaient d’apprendre ou de comprendre que Ange Solo était morte et qu’elle ne reviendrait plus jamais. Si quelqu’un savait la douleur que représentait la disparition d’un être cher, c’était bien lui, Malachite ! Et pourtant, le mal aise qu’il ressentait encore en arrivant au hangar où l’attendait son cargo, était présent à cause d’autre chose. D’un côté, savoir qu’il aurait probablement la chance de retrouver Cole, lui faisait plaisir, mais de l’autre, il devait lui mentir par omission. Lui caché qu’Ange était morte. Le besalisk savait combien cette femme était importante aux yeux du Gotal. Elle l’était tout autant que Kaarde l’était à ses propres yeux à lui, le padawan. 

    En entrant dans son vieux coucou, le reptiloïde secoua la tête. Le moment n’était plus à la pensé mais à l’action ! Il s’installa dans son siège de pilote et sursauta lorsqu’il reconnut Crapéko dans le siège du copilote. 

    Dexter – Bah qu’est-ce que…

    Crapéko – Décolle ! Voudrait pas raté la bataille !

    Sans plus d’explication, le quadrumane sourit, puis pianota sur le tableau de bord du Cargo Hilote. Le MIII01-DMW décolla !

    Dès sa sorti dans l’espace, la Force picota l’échine du padawan. Elle lui attira l’attention sur la gauche et instinctivement, regarda dans cette direction. Un vaisseau entrait dans le hangar de la Lame et ceux qui étaient dedans possédaient de la Force. Crapéko plongeait sur les manettes car le cargo décrivait un arc-de-cercle vers la gauche qui pouvait provoquer une collision. 

    Crapéko – Punaise de crotale de brun ! 

    Ayant redresser le vieux vaisseau, le Aleena donna un coup de poing dans l’épaule inférieur droit du besalisk. Dexter prit conscience que sa distraction avait failli leur coûter la vie. 

    Dexter – Oups. 

    Crapéko – OUPS ! C’est tout ce que tu trouves à dire ! OUPS !

    Dexter – gliploglus. Désolé, mais je suis certain que l’équipe Jedi vient de rentrer avec cette navette et…

    Crapéko – Je m’en fou de ton équipe Jedi ! Nous avons une bataille à livrer !

    Dexter – Ok, je me concentre. Cela n’arrivera plus, promis Crapéko. 

    Reprenant les commandes de pilotage, Malachite dirigea son MIII01-DMW vers la station dans des mouvements précis de ses doigts. Pourtant, le cargo décrivit des vrilles et des tournants serrés afin d’éviter les chasseurs ennemis qui étaient déjà partout autour des gros navires. L’Aleena se crispa sur son siège se demandant si son élève n’allait pas se cracher sur l’un ou l’autre des vaisseaux. 

    Des chasseurs ennemis sortaient de la structure spatiale lorsqu’un tir précis prouvant de la Lame de la Guilde vient la toucher de plein fouet alors qu’elle était déjà bien endommagée par les explosions précédentes. Maintenant, toute la surface de la station était parcourue de déflagrations plus importantes. 

    Dexter comprit qu’il ne pouvait plus se permettre de laisser ses émotions prendre le dessus. Il devait stopper ses pensées à propos d’Ange et Cole, des morts, du deuil ou des Jedi. Le champ de bataille devait devenir son seul univers ! 

    En engageant le tir sur les ennemis, le besalisk rétablit un semblant de stabilité et dégommait plusieurs chasseurs. 

    Dexter – Détends toi, Crapéko. J’ai besoin que tu m’indiques combien de chasseurs nous ont pris en chasse ?

    L’alien pianota sur le tableau de bord avant de répondre. 

    Crapéko – Oh, juste quatre. 

    Dexter – Super ! Je vais les emmener sur le haut de la station !

    Crapéko – Jamais tu n’en auras le temps, ils vont nous pulvériser avant ! En plus, ce Cargo et plus lourd donc moins rapide !

    Dexter – Oublierais-tu les modifs ?

    Crapéko – C’est trop tôt ! Leur montré de quoi ce vautour est capable dès l’entrée de jeu, c’est gâché la surprise !

    Dexter – Mais non ! Eux feront boums et les autres ne verront rien car trop occupé avec les copains !

    Malachite avait son plan bien en tête. Il n’en démordrait pas. C’est ainsi qu’il parvenait à faufiler le Cargo Hilot entre tous les chasseurs qu’il croisait. Les modifications apportées, permettaient un temps de réponse plus rapide et des virages plus court pour ce type de vaisseau. Le but de son pilote était d’atteindre le haut du bâtiment cible et d’y faire se cracher les quatre tueurs volants. L’Aleena étaient bien moins optimiste que le besalisk, il y avait une distance considérable à couvrir et énormément de chasseurs entre eux et la station en feu. Pourtant, le quadrumane savait ce qu’il faisait. En frôlant les chasseurs ennemis qu’il ne parvenait pas à détruire, et en évitant les chasseurs alliés, le MIII01-DMW se frayait un passage vers le haut. Les moteurs hurlaient et les boucliers déflecteurs encaissaient les tirs ennemis. 

    Crapéko sursauta sur son siège lorsqu’un conduit lâcha sous le tableau de bord. La main inférieur droit du besalisk réagit en saisissant l’extincteur et en le donnant au copilote. Celui-ci éteignit l’étincelle. Crapéko n’appréciait pas de voir ce tas de boulon partir en fumé dès qu’il subissait le moindre tir. Dexter lui en revanche, en avait tellement l’habitude, que c’était quand aucun conduit ne lâchait qu’il s’inquiétait. 

    Le MIII01-DMW arriva enfin à quelques mètres de la distance que Malachite avait en tête. C’est là, dans une vue un peu dégagée que le pilote lançait son vaisseau vers le sommet de la station. Les quatre chasseurs ennemis avaient réussi à suivre le cargo et l’avait suffisamment rattrapé pour le verrouiller dans leur ligne de mire. 

    Pendant quelques secondes, le padawan ferma les yeux, laissant couler la Force en lui. Unissant la perception du danger, Dexter pouvait ressentir la menace des armes verrouiller sur sa position. Il sourit et enclencha la marche arrière. Une des autres modifications qu’il avait apporté à son cargo permettait cette manœuvre mais pourtant les moteurs crièrent et un « Bank » s’en suivi. Pourtant, les quatre chasseurs se retrouvèrent devant le Hilote qui leur tirait déjà dessus. Deux explosèrent tandis qu’un se cracha sur la station. Le quatrième réussi à tourner assez vite pour ne pas faire de frontal avec le bâtiment, mais toutes son flanc droit frôla la structure qui fini par sa désintégration. 

    Crapéko – Bravo ! 

    Dexter – Je te l’avais dit, haut les cœurs !

    Crapéko – Mais on a plus de chasseur devant maintenant. Et l’un des tirs nous a arraché l’antenne de communication 

    Dexter – Ah… oué !

    Juste devant le cargo Hilote, six chasseurs ennemis venaient de se positionner comme pour venir venger les autres. Dexter allait tirer mais d’autres vaisseaux alliés se chargèrent de détruire et/ou mettre en chasse les asseyant. Malachite ne pouvaient plus les remercier par comlink mais reparti au cœur de la bataille. C’est en voulant réutilisé la perception du danger, en se connectant à la Force qu’il entendit une voix. 

    - « Le coût d'une guerre ne peut jamais vraiment se justifier. » (1)

    C’était elle !

    Oui, il en était certain ! Même après toutes ses années, elle était là à lui rabattre les oreilles avec des maximes d’un temps révolu. Si ses paroles l’agaçaient, la présence de son maître était un réconfort. Comme pour reprendre de veille habitude, il la taquina avec une réponse dans la Force toutes aussi Padmééne. 

    - « La route sinueuse qui mène à la paix vaut tous les détours qu'elle vous fait emprunter. » (2)

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    (1 ) Citation de TCW S1 E20 
    (2) Citation de TCW S1 E11 



    lundi 25 mars 2019 - 14:07 Modification Admin Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

    17586 Crédits

    La suite de la bataille de Fondor vient tout juste de commencer quand les boucliers déflecteurs de la planète ont définitivement chuté et que nous sommes repartis aussi que nous sommes venus. À bord d’une navette pilotée par Eril « Calamité » Kilivian et en direction illico presto vers le croiseur interstellaire le Lame de la Guilde pour se mettre en sécurité. Dans notre départ, certain(e)s d’entre nous se sont inquiété(e)s du comment Ange allait pouvoir quitter la planète et survivre ; seul Kaarde était confiant à ce sujet et nous n’en reparlions plus pendant le reste du trajet. L’espace orbital de Fondor, que je vois par l’un des hublots de transpacier, est envahi par les flottes communes de la Coalition Galactique dont je note la nôtre, celle des Mandaloriens, celle Impériale, celle de la Guilde bien évidemment ou encore celle de Ver’Mer. La dernière flotte présente me dit quelque chose mais je ne saurais quoi, juste un vague souvenir.

    Notre navette atteint enfin l’intérieur du hangar secondaire du Lame, après avoir évité de peu le Cargo Hilote de notre ami besalisk, et se pose sans souci. Une fois descendus, chacun semblait passer à autre chose de manière significative : il semblerait que Catastrophe et Calamité vont passer un long moment à partir dans des retrouvailles cheloues, Kaarde retrouve à son grand bonheur son chasseur biplace de type Ice que je crois qu’il l'appelait Aurora ; Kinsa et Zadyssa ont l’air de vouloir rester en retrait le temps d’un repos à cette expérience. Quant à moi… un regard sur l’extérieur sidéral me fait cogiter en silence.
    D’un premier côté je me sens partant pour aller défendre les pilotes Jedi et de la Coalition tout en affrontant l’ennemi à tout risque et péril. Mais d’un autre côté, se rendre au combat spatial alors qu’ils sont déjà bien nombreux face aux escadrons et défenses de Fondor.
    Et puis il y a le Main Écarlate. Ce grand croiseur ténébreux pèse dans l’effort de guerre, telle une épée-laser de Damoclès brandie par une main invisible.

    Maintenant que j’y pense… notre dernière bataille spatiale s’est terminée avec de très lourdes conséquences à cause des deux côtés. La Coalition comme la République, des pions manipulés par le jeu sadique de ce Sovereign et sa clique. Une bataille comme celle-ci… Ai-je raison de penser que nous sommes en train d’agir sans penser que nous aurons tôt ou tard des soucis.
    Je ne serais étonné si quand la flotte de la République arrivera… le même scénario pourrait se répéter.
    Qui sera la prochaine cible ? Qui devra faire un choix fatidique pour sauver ?

    Cette guerre est un interminable jeu d’échecs.

    Kinsa : - Galen, tu es de nouveau pensif. Il y a un souci ?
    Moi : - Non ça va. Je pesais le pour et le contre si je me rendais dans la bataille.
    Kinsa : - Quand il s’agit de combattre ou de défendre quelque chose, tu ne mets pas autant de temps à réfléchir. Il doit y avoir quelque chose qui te chiffonne. Tu sais que tu peux tout me raconter.
    Moi, hésitant : - Je ne crois pas que ce soit le bon moment pour…

    Le son du moteur hyperdrive de l’Aurora crache dans un grondement fulgurant avant de prendre aussitôt son envol, soulevant presque tout autour de lui dans le hangar. Kinsa et moi nous protégeons de la secousse puis regardons notre Grand Maître s’envoler dans l’espace et rejoindre la bataille. Quand je vois que même Kaarde s’élance de suite dans le reste du conflit, en première ligne, un tout petit peu de mon tempérament combattif reprend le dessus. Dire à Kinsa mon inquiétude viendra après.

    Moi : - Je pense qu’il vaudrait mieux que j’y aille aussi. On ne sait jamais ce qui peut arriver dans une aussi grosse bataille, même quand le maître de l’Ordre fonce en première ligne.
    Kinsa : - C’est assuré qu’on se doit d’être prudent par ces temps. (Elle laisse un blanc.) Fais gaffe à toi surtout. Au mieux, reviens-moi en vie.
    Moi : - Je te le promets, chef Talik.

    Je lui adresse mon petit salut militaire à deux doigts liés puis je me dirige vers les autres vaisseaux pour en piquer un, sachant que mon propre chasseur est encore sur le Pégase Vengeur. Quoique… je communique rapidement un message crypté à mon ami astromécano et celui-ci arrive au hangar avec mon chasseur Aile-V amélioré. Je me passe ma combinaison perso de pilote, enfile mon casque modèle rebelle puis manœuvre pour franchir le bouclier d’entrée et repartir dans l’espace. Dans ma radio de bord, le message de Kaarde résonne comme un discours de détermination à notre encontre.

    Kaarde (message radio) : - Kaarde Naberry à tous les Jedi en vol. Alignez-vous derrière moi et préparez-vous à recevoir vos instructions. Ignorez le tumulte de la bataille, ouvrez-vous à la Force, laissez-la couler en vous, et montrez au reste de la galaxie pourquoi Sovereign a tant redouté notre retour ! Que la Force soit avec vous !

    Je réponds le « bien reçu » habituel en guise de confirmation puis je m’élance dans le champ spatial.
    Des milliers de chasseurs alliés et ennemis sont en plein immense ballet de guerre, se poursuivant et s’attaquant et s’échappant entre eux pour faire pencher le poids de ce fichu conflit. Je reconnais facilement les chasseurs de notre flotte, ceux de la Guilde, de l’Empire ou des Mandaloriens mais peu pour les autres. Néanmoins, les chasseurs employés par la République ont toujours été du même modèle et gabarit depuis plusieurs dizaines de guerres et pour honorer l’héroïsme des vestiges de la première Nouvelle République. Ce qui me permet de voir qui je dois défendre et qui je dois combattre. Je me plonge instinctivement dans la Force, la laisse couler en moi et dans mes gestes de pilote. Mes sens sont légèrement amplifiés mais pas beaucoup. Mon sens du danger est plus qu’actif et je diminue mes émotions pour ne conserver que la paix, la sérénité, la connaissance de tout ce que j’ai entrepris, l’harmonie dans le pilotage et le tir aux canons.
    La possibilité que tout un jour doit mourir. Même moi. Mais je m’accroche quand même à la vie.
    Mon Aile-V vire et vole de partout, enchaînant les courses-poursuites et les séries de tir opportunistes. Dès le commencement de mon combat, trois chasseurs adverses sont touchés et perdent de la manœuvre. Je continue de soutenir et attaquer, concentré sur un objectif simple qui est de limiter le nombre de pertes vivantes dans notre camp mais aussi dans l’autre. C’est dur à avaler mais je sais que derrière le pilote ou le soldat de la République il y a un homme ou une femme. Qui a un foyer. Une famille.
    Vivre pour survivre, c’est une chance que je charge de laisser à mes adversaires dans cette bataille.
    Ce qui n’est pas le cas pour les autres escadrons de flotte alliée.

    À ma demande, R1 surveille les alentours dans l’espace et me donne un rapport renouvelé de la bataille. Notant et relevant ses indications sur mon écran de contrôle, il me fait savoir que les deux camps sont à égalité pour l’instant mais que la Coalition prend l’avantage. Ou encore que le chasseur de Kaarde est toujours là malgré les déflagrations et salves de tir perdues.

    Moi : - Continue comme ça R1. On pourra peut-être gagner un peu de temps avant que les renforts ennemis n’arrivent. Et ouvre bien l’œil sur le reste de la flotte. Je sens que le pire est encore à venir.

    Mes interventions dans la bataille semblent autant servir aux autres pilotes Jedi qu’à ceux de la Guilde. Moins pour ceux de l’Empire et c’est à peine si je sens une reconnaissance chez les Mandaloriens. Les vaisseaux de Ver’Mer me le font savoir de manière agréable tandis que ceux de la dernière flotte alliée reste dans un salut purement militaire. En tout cas, nous avons la chance d’avoir un nombre stagnant de valeureux pilotes contre la chasse ennemie. Je vois ensuite les grands turbolasers de la Main, du Taris II et du Lame de la Guilde ouvrir un immense déferlement de feu laser sur les stations et chantiers.
    Un déluge qui ne rappelle que trop ce qui s’est passé sur Myrkr.
    C’est… du grand n’importe quoi. Faire la même chose que l’ennemi, comme œil pour œil dent pour dent. On ne sait même pas combien sont les simples innocents qui habitent encore les parages quand une gigantesque pluie de métal fondu et de feu tombera dans l'atmosphère planétaire.
    Je ne peux m’empêcher de penser que c’est entièrement écœurant.

    Je me concentre à nouveau dans la bataille et fait ce que je fais de mieux pour le moment.
    Défendre autrui, envoyer balader mes adversaires…
    Et faire remporter cette ***bip*** de ***bip*** de guerre.


    Ce message a été modifié par galen-starkyler le mardi 26 mars 2019 - 18:39

    lundi 25 mars 2019 - 20:18 Modification Admin Permalien

  • Avatar Ordo

    Ordo

    20519 Crédits Modo

    Un vrombissement de moteur, puis deux, puis dix. Les turbines sont lancées, le métal se meut, les machines se réveillent. Jaxx Vizla allume son Basilisk qui se redresse telle une bête majestueuse, son museau teinté de lumières dessinant une gueule de prédateur. D'autres droïdes d'assaut s'élèvent derrière lui et activent leurs systèmes les uns après les autres. En tout, une vingtaine de Basilisk sont prêts à sauter sur Fondor, de quoi mettre une grande ville à feu et à sang. 

    Jaxx - Contrôle ici le Capitaine Vizla. La légion Basilisk est parée. En attente de coupure du champs d'énergie du hangar principal.

    Contrôle - Bien reçu. Tenez-vous prêts à partir. Coupure du champs d'énergie dans 5... 4...

    Jaxx - C'est parti! Tous avec moi!

    Contrôle - 2... 1... Légion Basilisk, vous pouvez y aller! Mettez-leur une branlée pour nous! 

    Menant le Ramikad en tête du groupe, Jaxx plonge en dehors du vaisseau, suivi aussitôt par tous les autres. Les Basilisk entament leur descente, ils fendent l'espace orbital où des centaines de tirs lasers tracent déjà un tableau chaotique. Le Beskar IV, aux côtés du Fire Drager de Phoenix et du croiseur Eclipse de l'Empire, protègent leur plongée vers la surface. La chasse des forces de sécurité de Fondor se voit purement et simplement annihilée par tant d'escadrons ennemis. Les canons des stations sont visés par le Sparking et le Sulfur, respectivement commandé par le commandant Galirius de la confédération des nouveaux systèmes, allié de Verm'er, et par le Seigneur Davrel Skirata de Mandalore. Eux-mêmes sont protégés par les frégate d'escortes des différentes factions en présence. Tout est parfaitement coordonné.

    Tel un essaim d'abeilles tueuses, les Basilisks pénètrent l'atmosphère de la planète, filant droit vers leur objectifs. Le feu de l'oxygène rougeoyant sur la carlingue de leur mécha d'assaut, les pilotes sentent enfin la chaleur du combat se rapprocher. Un tir de turbolaser anti aérien venu de la surface concrétise cette sensation. Les défenses au sol sont à l'oeuvre et le capitaine Mandalorien doit déjà rompre la formation.

    Jaxx - Groupe Prime, foncez directement sur ces canons lasers et détruisez-les! Groupe Nexu, ne changez pas de trajectoire et occupez-vous des casernes! Groupe Ramikad, avec moi! On se dirige vers les tours de contrôle !!

    Freyler - On te suit capitaine!

    La nuée de dragons poursuit son inexorable chute dans le ciel de Fondor. Les tirs lasers s'accentuent sur le groupe qui va en direction des canons. Un Basilisk est touché et explose en vol. Jaxx le voit disparaître de son radar et serre les dents. Sa détermination à accomplir sa mission s'intensifie au fur et à mesure qu'ils s'approchent de la terre ferme...

    En orbite, l'escadron Fury mené par Cera Ordo décolle du hangar du Beskar IV. A leur suite le Rebel Spire s'élance. Cera découvre l'attaque qui se déroule et les dégâts subis de parts et d'autres. L'opération semble se passer pour le mieux. Le feu nourri sur la station principale, réunissant la puissance des trois plus gros navires de la flotte rebelle, commence à faire craquer toute la structure, déjà fortement entamée par les explosifs posés en amont par l'équipe d'infiltration. Plus que quelques minutes, et elle explosera, mettant à mal la chaine de défense de Fondor.

    Tandis qu'il navigue pour s'approcher des combats en longeant le Beskar III, il ressent rapidement plusieurs présences qu'il reconnait dans le tumulte de la bataille. Kinsa, saine et sauve à bord de la Lame de la Guilde. Kaarde, dans son chasseur. Mais aussi... Son attention est piquée au vif, il regarde vers le vaisseau appelé FireDrager qui est dirigé par Pirolus. Il y a quelqu'un d'autre sur ce vaisseau. Il se rend compte qu'elle est bien là, il n'y a aucun doute là-dessus. Voilà peut-être la raison pour laquelle Phoenix avait rallié la bataille. Il sourit intérieurement l'espace d'un instant en pensant à la vieille Padmée, encore capable de botter des fesses, avant d'à son tour entrer dans l'action.

    Ordo - Chasseurs Fury, laissez les Impériaux se charger des corvettes Républicaines et défendez la Flotte Suprême. Fury 2 à 5, direction le chantier naval au point ML-3.

    Fury 5 - Yeah on va tout faire péter yiiiihaaaa!!!

    Cera sent que cette bataille est comme pliée d'avance, comme si la Force leur ouvrait la voie, il ressent la confiance chez tous ses alliés et dans son propre escadron. Comme lors de la bataille de Muunilinst autrefois, où ils avaient ensemble repoussé la République avec bravoure et pugnacité. Au sol, les Basilisks doivent être en train de tout saccager. Une fois la station principale détruite, les autres suivront rapidement. Les défenses de Fondor sont trop faibles pour s'opposer aux meilleurs escadrons de la Coalition. Et La République ne pourra jamais intervenir à temps. Il en est convaincu, Gunnar a encore frappé et cette fois, avec l'appui de Solo et des Naberry, c'est un coup de Maître. Tandis qu'il se rapproche des chantiers navals dans l'intention de les bombarder sans ménagement, il pense à leur ennemi caché. Celui qui se fracassera toujours sur la dureté du Beskar, celui qui bientôt se tordra de douleur sous ses coups de poing.


    Ce message a été modifié par Ordo le mercredi 27 mars 2019 - 23:39

    mercredi 27 mars 2019 - 23:34 Modification Admin Permalien

  • Avatar Padme111

    Padme111

    27163 Crédits

    En collaboration avec Waren et Ordo, ce post fut réalisé. Essayé de résumée la bataille depuis le début, jusqu’à l'assaut des Basilisk, j'ai essayé. Votre indulgence, j'implore. 

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    Dans l’espace autour de Fondor, il y avait la planète, la station et le chantier en orbite et un peu plus loin, une lune. 

    Soudain, une explosion retentis depuis la station orbitale ! C’était le signal ! La sonnerie de départ pour les forces alliées d’entamée une bataille décisive à l’encontre la république galactique de Sovereign.

    À bord de l'Éclipse

    L’Empereur se tient dans l'ombre, dans ses quartiers sombre, légèrement éclairés par les trois écrans verts qui représente le système Fondor. Une voix résonne dans le haut-parleur.

    “Monseigneur, il y a eu une explosion du côté des chantiers, je subodore que c’est le signal dont vous parliez. Quels sont vos directives ?”

    Horn se redresse et appuie sur le panneau central afin de zoomer sur la lune où ils étaient dissimulés, en différents endroits il eut des échos lumineux. Les autres vaisseaux de Coalition galactique, enfin !

    “Faites-moi un scan rapide, en avant toute, position cinq-six par quinze trois. Poussez les moteurs à 95% de leurs puissances. On rejoint la Lame de la Guilde sur sa droite.”

    Depuis la lune et en ligne droite, La Main Écarlate, la Lame de la Guilde et le Taris II foncèrent vers la station. Dans une panique qui se devenait, les forces défensives du bâtiment victime, se déployèrent ! Depuis la Lame, un tir précis sur l’endroit déjà en flamme, vient augmenter les dégâts avec d’autres déflagrations. Dans le même temps, des chasseurs de toutes les parties de la Coalition attaquèrent les chasseurs essayant de défendre la station ou de s’enfuir. 

    Alors que le plan prévu était que l’Eclipse se positionnerait en parallèle à bâbord du Beskar IV, Waren en avait décidé autrement. Le croiseur impérial se dirigeait vers le destroyer de la Guilde. 

    Le FireDrager était déjà à tribord du navire Mandalorien. Ensemble, ils décrivirent un arc-de-cercle afin d’atteindre plus rapidement leur double objectif : premièrement permettre au Basilisk de descendre sur le sol de Fondor et deuxièmement détruire le chantier spatial de plein fouet. Dans la détermination de combattre, la manœuvre solitaire de l’empereur, ne se fit pas remarquer toute suite. 

    C’est durant cette période qu’à bord du FireDrager, l’amiral Pirolus venait de donner ses instructions et encouragement à ses hommes. Félicity s’était contenté d’un très court discours adressé à ses hommes. Les consignes étaient parfaitement claires pour tous, l’officier savait que ses hommes connaissaient leur rôle et étaient efficace dans l’action. Alors pourquoi était-elle troublée ? Probablement à cause de la phrase du Mandalorien Ordo. Il avait envisagé de sacrifié des agents, des collaborateurs, p’être même des amis pour le bien de la mission. Son éducation militaire donnait raison à l’homme en armure. Néanmoins, Félicity avait passé vingt ans à sauver des vies sur Phoenix et dans la république de Verm’er. Cette guerre lui avait montré tellement d’horreur et de désespoir qu’elle était ici et maintenant là pour contribuer à y mettre un terme. Elle constata qu’une personne était absente sur la passerelle. Elle se retourna vers son officier des communications. 

    Lieutenant Bril – Oui Amiral, mais elle… elle dit que vous n’avez pas besoin d’elle maintenant. 

    L’amiral Pirolus – Elle n’en fait qu’à sa tête ! Rappelez là !

    Lieutenant Bril – Oui Amiral. 

    Pendant que l’officier des communications tentaient de convaincre maître Padmée de venir sur la passerelle, l’amiral Pirolus se devait de contenir sa contrariété. Madame Brûle n’avait rien de militaire, elle le savait ! Mais là, elle lui manquait de respect ! Du moins, c’est comme cela qu’elle le prenait. 

    Félicity observait la formation qu’ils devaient tenir. Elle constatait alors seulement que l’Eclipse n’était pas là où on l’attendait. Après en avoir informé Mandal'ore la Consacrée, celle-ci lui répondit simplement de ne pas s’en étonner. Tepal semblait confiante de réussir même en changeant le plan. Le FireDrager couvraient désormais seule, le Besak IV. Ils arrivèrent tous les trois à distance orbitale de la planète. 

    Toujours sur son écran, elle pouvait voir la Main Écarlate, la Lame de la Guilde et le TarisII faisant face à la station. L’Eclipse les rejoignait. Les chasseurs de la Coalition venaient de quitter leur vaisseau respectif afin d’entamer une bataille contre les défenses du gigantesque bâtiment spatiale. 

    L’Amiral ordonna les tires sur le chantier et lança les chasseurs A-Wing rouge et blanc, au même moment que l’escadron Fury quittèrent le Besak IV pour foncer au cœur de la bataille. Les Basilisk étaient parachutés sur l’objectif ! L’Eclipse avait déjà réalisée plusieurs tirs destructeurs. 

    Rapidement après, le Sparking et le Sulfur commencèrent unirent leurs canons vers leur cible. En éventail, entre la station et le chantier les deux frégates, le Flaming Bow et le Fiery Eagle, créèrent une protection sur les navires en tête avec la Tarentule. 

    A bord du FireDrager, 

    Félicity voyaient les tirs fuselés de toutes part. Elle donnait les ordres en conséquence afin de rester concentrer sur la mission et essaya de ne plus pensé aux victimes ou aux alliés qui pourraient ou qui ont déjà perdu la vie. Les Basilisk atteignirent l’atmosphère de Fondor même si certains étaient déjà mort, le nombre de ceux en vie restèrent supérieur !

    Sur la passerelle du FireDrager, la tension était à son maximum et pourtant, la voix de Félicity était calme, clair et ses ordres concis. Ses hommes répondaient sans hésitations, des consignes ou des informations tout aussi limpide et utile. Puis, l’amiral se retourna encore sur l’officier des communications. 

     L’amiral Pirolus – Lieutenant Bril, lui avez-vous dit que je l’attends sur la passerelle ?

    Embarrasser, Bril lui fit signe que oui. 

    C’est dans un glissement de porte automatique qu’un bruit bien particulier attira l’attention de Félicity. Un bruit de pas… et d’une canne. 

    L’amiral Pirolus – Maître Pad ! J’ai failli attendre !

    Elle n’était pas contente du tout ! Félicity souhaitait que sa belle-sœur soit sur la passerelle depuis le début, mais elle avait purement refusé, sans autre explication. Et enfin, elle arrivait. 

    Sans un mot, l’octogénaire avançait d’un pas trop lent pour les militaires, vers un siège. Le FireDrager essuya des tirs, et même si les boucliers déflecteurs tenaient et que le champ de force empêcher les brèches, le vaisseau trembla. La Jedi ne sembla pas trop déséquilibrée par la secousse et arriva enfin à s’installer sur le siège à la gauche de l’amiral. 

    Au vu du silence de la nouvelle venue, l’amiral enchaînait les ordres et l’équipage pu apercevoir sur son écran de contrôle les premier Basilisk descendre sur le centre de contrôle et la caserne de Fondor. 

    L’amiral Pirolus – Escadron bleu, allez couvrir l’aile gauche du FireDrager !

    En plongeant dans la Force, la dame en blanc ferma les yeux. Elle étendit sa perception de Force, de vie vers les autres vaisseaux qui faisaient rage dans la bataille. Elle trouva les points lumineux dans la Force qu’elle cherchait. Un endroit où plusieurs être détenteur de Force étaient. Ayant reconnu la Tarentule, elle ne lança pas son pouvoir de perception, elle savait qu’il n’était pas à son bord. Éparpiller dans la cohue des tirs, la vielle dame ressenti la présence de chacun d’entre les Jedi, un par un. Le premier fut celui dont elle n’avait pas ressenti sa présence depuis trop longtemps, Padmée frôla l’aura de son frère un cours instant. Elle refusait consciemment de manifester sa présence à son égard. Padmée n’était pas venu pour lui, ni pour les autres Jedi, ni pour l’Ordre Jedi, ni pour gagner une bataille ou une guerre. Non, elle n’en avait que trop livrée et payé le prix trop cher. Laissant le pouvoir de perception poursuivre sa recherche, elle reconnut celle de Kinsa et d’une autre aura que le vieille dame ne reconnu pas à bord de la Lame. Puis, celle de Galen dans un chasseur pas trop loin de Kaarde. Puis, la dame en blanc fut perturbée, quelqu’un l’avait sentie, elle. Maître Brûle prit un moment pour percevoir cette être, son aura était sombre, mais en direction de l’escadron Fury. Alors elle sut ! C’était Cenovii, ou plutôt Cera Ordo de Mandalor. Sans plus, Padmée retourna mentalement dans le champ de bataille afin de trouver cette aura si faible dans la Force, mais si précieuse à ses yeux. Elle trouva enfin la connexion qu’elle voulait. L’être, le détenteur de Force pour lequel elle s’était retrouvée sur le FireDrager était là tel un point lumineux dans l’obscurité. 

    Plongeant toujours plus dans la Force, maître Brûle usa de télépathie mélangée à l’empathie. Avec une vague d’espoir et de chaleur maternelle, Padmée envoya ses quelques mots à son padawan :

    - « Le coût d'une guerre ne peut jamais vraiment se justifier. » 

    - « La route sinueuse qui mène à la paix vaut tous les détours qu'elle vous fait emprunter. »

    La réponse de son padawan était empreinte de joie et de réconfort. Après toutes ses années, ils étaient enfin réunis. Malgré elle, Padmée s’était résolue à livrer une dernière bataille. Oui, mais seulement pour protéger son dernier Padawan. 

    Ce message a été modifié par Padme111 le vendredi 29 mars 2019 - 05:21

    jeudi 28 mars 2019 - 21:07 Modification Admin Permalien

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    Ordo

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    Ils foncent à travers la plaine en répandant le plasma et la mort sur leur passage. Jaxx et le Ramikad, à bord de leurs droïdes basilisks, commettent un carnage parmi les forces de défense terrestres Fondoriennes. Dua Juun et Lemann Toe ont fait du bon travail avec ces nouveaux modèles, bien supérieurs aux précédents. Arrivés aux tours de contrôle aérien, les monstres de métal courent sur la piste d'asphalte en balançant leurs immenses bras avec une puissance destructrice, les tours sont démolies et s'écroulent les unes après les autres. Les pauvres soldats qui affluent pour affronter les méchas mandaloriens sont écrasés sans pitié, leurs véhicules blindés sont explosés, les quelques chasseurs qui tentent de décoller pour quitter la zone sont visés par des missiles sol air et détruits sans même avoir atteint la stratosphère. Jaxx pilote de main de maître son prototype de dragon basilisk, il lui fait faire une ruade tout en se tournant vers ses frères d'arme. Comme toujours, la bataille est son élément, il s’y sent bien mieux que dans n’importe quelle autre situation. En réalité, c’est plus que cela. Ce n’est que dans le combat qu’il se sent vivant, réellement vivant, ressentant l’adrénaline qui se répand dans son corps à son paroxysme. 

    Jaxx - On a fini ici! Freyler, Jager, vous allez aider les autres aux canons! Vikk, Lynx, avec moi jusqu'aux casernes!

    Le massacre se poursuit. Des missiles sont lâchés sur les habitations alentours, les civils fuient en criant à la mort, se retournant pour voir avec horreur les immenses droïdes marcher sur leur cité. L’éducation de Jaxx n’a jamais laissé la place à la pitié : ça a toujours été tout faire pour écraser ses ennemis. Les canons anti aériens sont finalement brisés, les casernes incendiées, le commun des soldats se voit annihilé par cette attaque surprise démesurée. Au milieu des flammes, Jaxx contacte ses subordonnés.

    Jaxx - Rapport d'objectifs et état des pertes.

    Freyler - On a perdu 3 Basilisks, les cibles sont détruites.

    Jaxx - Bien joué. Mission accomplie.

    Jager - C'était beaucoup trop facile meuaha!

    Il entend Lynx laisser échapper un grognement éloquent par radio : leur tireur d’élite n’est pas à l’aise dans tout ce chaos. Il sait qu’il préfère nettement la précision au profit de la destruction brute qu’engendrent les Basiliks, mais il a au moins l’avantage de garder son opinion pour lui, la plupart du temps. Alors, Jaxx lève le nez de sa bête, analyse les combats qui ont lieu en orbite. Il constate que plusieurs stations sont sur le point de sauter, dont la station principale. La ligne de chantiers est brisée. La victoire leur tends les bras. Pourtant...

    Quelque chose ne se passe pas comme prévu... La Main Ecarlate se rapproche lentement de la station principale, obligeant les autres navires à retenir leur feu. Les dragons se rassemblent, le basilisk de Freyler s'approche jusqu'à son capitaine, à son tour élève le museau vers le ciel, et Jaxx Vizla entend la voix interloquée du Nautolan exprimer tout haut la pensée du commando :

    Freyler - Mais... Qu'est-ce qui se passe là-haut?


    -----------------------------------------------------------


    Sur la passerelle du Beskar IV, Jaia s'énerve, le Général Gunnar a subitement décidé d'effectuer un mouvement imprévu. C’était bien le moment ! rage-t-elle intérieurement. Depuis quand s’écarter du plan était-il une bonne idée ? A chaque fois, cela ne résultait qu’en un désastre. Elle ordonne de contacter la Main.

    Mandal'ore fulminant - Général! Que faites-vous?! Nous devons nous en tenir au plan! Écartez votre vaisseau!

    Au sein de la bataille, Cera Ordo descend ses ennemis les uns après les autres à bord de son chasseur Fury. La Force est claire, la Force est nette, il sent chacune des attaques le ciblant, les anticipe et les contre, suivi par son escadron qui se cale sur son rythme. Face aux Fury, aux chasseurs Jedi et aux Cobras impériaux, la chasse de Fondor n'a pas la moindre chance. Puis il voit le mouvement non calculé de la Main Ecarlate et les voix des différents pontes de la Coalition s'élèvent dans son casque.

    Cera - À tous les chasseurs, protégez la Main Ecarlate!

    vendredi 12 avril 2019 - 16:57 Modification Admin Permalien

  • PSW
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    Kaarde

    17431 Crédits Modo

    (post rédigé par baaaaaaal)

    Du sang, du fracas, des morts… je baigne dans mon élément.
    Et pourtant, pour une fois, je n’ai pas la tête à ça. Maudit caractère suicidaire de corellienne ! Maudits sentiments !
    Le plan s’est pourtant accompli sans accrocs. Les chantiers de Fondor étant à présent privés de boucliers, les forces de la coalition peuvent enfin décharger vingt ans de colère et de frustration avec violence. Je n’avais pas vu un tel front uni depuis des siècles.
    Après ce coup, Sovereign descendra enfin de son piédestal, Sovereign commettra enfin des erreurs, et je poserai enfin ma main sur sa gorge.
    Bientôt !



    Mains croisées dans le dos, Baaaaaaal jetait un regard grave sur la table tactique de ses quartiers secrets. Chaque décharge de turbolaser lâchée par la Main Écarlate, la Lame de la Guilde ou le Taris II grignotait un peu plus la superstructure des chantiers navals et le faisait davantage ruminer.

    Baaaaaaal. - Bon Dieu, Ange… sors de là !

    Le reste du tableau des opérations était plus réjouissant. L’Empereur Horn avait prudemment fait stationner son croiseur Éclipse derrière une lune de Fondor. Prudence étonnante, par ailleurs, quand on savait que Waren avait sans doute la flotte la plus fournie de toute la coalition.  Mais le super croiseur finit par ajouter sa force à celle des trois principaux.
    Le Beskar IV, à l’inverse, s’était positionné en orbite proche et déversait ses troupes. Les Mandaloriens et leurs basilisks faisaient ce qu’ils savaient faire de mieux : des ravages. Les défenses au sol ne seraient pas un problème longtemps.
    Les Jedi, bien que peu nombreux, faisaient des merveilles en combat chasseurs contre chasseurs. Leurs escadrons apportaient un réel avantage à la chasse de la coalition.
    Quant à la maigre flotte de défense de Fondor, elle se faisait tailler en pièces par la flotte de Phoenix, celle de la République, les Vongs. Certains bâtiments de la flotte Chu’Unthor
    Ce n’est qu’en faisant cet inventaire des troupes que l’ancien Seigneur Noir des Sith eut enfin l’esprit distrait par autre chose que Ange Solo. Une présence faible mais discrète et familière, à bord d’un vaisseau phoenicien.

    Baaaaaaal (sourire narquois). - Oh, la rusée petite Naberry... toujours aussi joueuse.

    Elle ne faisait pas partie du groupe ayant hiberné avec Kaarde et ne s’était pas manifestée ces vingts dernières années. Baaaaaaal l’avait donc cru morte. Qui sait quelles autres surprises cette guerre lui réservait ?
    L’image de Mirax était sur le point de se matérialiser dans son esprit lorsqu’il la sentit enfin : Ange ! Blessée, agonisante, présente faiblement et sporadiquement dans la Force, mais vivante !
    Baaaaaaal fit une rapide estimation de la bataille. Apparemment tout était joué, les défenses du chantier étaient presque toutes neutralisées, les défenses spatiales et au sol contenues, la République ne pourrait pas gagner.

    Baaaaaaal (com). - Ici le Général Gunnar, ordre à tous les vaisseaux de cesser le feu sur les chantiers. Lame de la Guilde, Taris II et Éclipse, couvrez la Main Écarlate.

    Il bascula sur son canal privé avec Roujonma Kaarr.

    Baaaaaaal (com). - Je veux que tu ailles nous amarrer à cette station. Vite.
    Kaarr (com). - C’est de la folie ! La Main sera très vulnérable, tout le temps qu’elle sera amarrée aux chantiers, nous ne pourrons...
    Baaaaaaal (com). - Fais ce que je te dis !

    Une pensée. Une simple pensée et un des officiers présents avec Kaarr sur la passerelle de commandement s’effondra, mort. La future autopsie conclurait à un AVC foudroyant, mais le vieux whipid savait qu’il n’en était rien.
    Kaarr garda ses protestations pour lui, fit appliquer les ordres et la Main Écarlate se mit en mouvement.

    Mandal’ore (com). - Général ! Que faites-vous ?! Nous devons nous en tenir au plan ! Écartez votre vaisseau !
    Baaaaaaal (com). - Ne vous inquiétez pas, Mandal’ore, je sais ce que je fais. Poursuivez vos objectifs.

    Cinq interminables minutes plus tard le plus puissant croiseur de la galaxie avait baissé ses boucliers et s’était amarré à l’agonisante station. L'ex-maître Sith s’était déjà précipité dans son sas privé. À peine avait-il posé le pied sur le sol métallique des chantiers que la voix paniquée de Kaarr résonna dans son comlink. Et Ronjonma Kaarr était quelqu’un que même Baaaaaaal avait du mal à impressionner.

    Kaarr (com). - Tu ne vas pas aimer… plusieurs flottes de la République viennent de sortir de l’hyperespace et entourent Fondor. Nous sommes piégés !
    Baaaaaaal (broyant le comlink dans son poing). - … Ils savaient.



    Salut à tous les fans de limaces !

    mardi 16 avril 2019 - 21:52 Modification Admin Permalien

  • Avatar Cole_PrCol

    Cole_PrCol

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    Fondor

       Cole faisait les cent pas sur le tarmac de l’astroport, à quelques mètres du Silent Dreamer. Ihroki, comme à son habitude, bricolait l’appareil. Ganner, suite à la soirée arrosée de la veille, avait tout d’abord préféré rester dans leur planque puis avait pris en milieu de matinée une navette retournant sur la Lame, avec une boîte sous le bras

       Le médecin avait fait preuve d’une morosité qui avait intrigué le Gotal, mais il avait été impossible de lui tirer les vers du nez
       L’explorateur partageant un peu de cette mauvaise humeur, il n’avait pas insisté.

       Des exclamations autour de lui, des doigts et des pseudopodes tournés vers le ciel l’informèrent que cela avait commencé.
       En levant les yeux, il aperçut les nues constellées d’éclats lumineux qui apparaissaient puis disparaissaient aussitôt.
       Les premiers affrontements venaient de débuter.

       Le Gotal se disait qu’il aurait dû être là-haut, aux côtés des membres de la Coalition, à supporter ses camarades Guildeurs.
       Mais il avait été mis sur la réserve.
       C’était un gâchis qu’un appareil aussi sophistiqué que son ARC ne participât au conflit. Mais il n’était pas assez bon pilote pour une bataille spatiale. Ihroki n’aurait pas accepté qu’il prêtât le Dreamer à un autre combattant, et elle-même semblait tout à fait satisfaite de rester à l’écart des hostilités.
       Pourtant, même Dexter combattait là-haut à bord de son MIII…, Broken Bat, ou quel que fut le nom qu’il lui avait finalement donné.
       Pr’Col se sentait impuissant. Et il détestait cela. Pire : il avait un mauvais pressentiment.

       Le spectacle était presque beau. D’ici, il était difficile d’imaginer que chaque lumière était synonyme de vies qui s’éteignaient dans l’abîme.
       Le « feu d’artifice », se prolongea et Cole consulta sa montre. Selon le programme que tous les Guildeurs avaient reçu, l’opération devait approcher de son terme.
       Mais ce sentiment de malaise se faisait de plus en plus pressant.

       Des holos sur les murs de l’astroport se mirent à diffuser les images des Chantiers attaqués, devant les yeux horrifiés des spectateurs, mais Cole n’y prêta pas attention. Un escadron de basilisks mandaloriens les survola comme l’éclair, crachant feu et flammes en direction des défenses terrestres, pourtant situées à des kilomètres de leur position.

       Son comlink en main, il patienta une pleine minute avant de se décider à appeler la fréquence voulue.
       Il y avait plus intelligent qu’interrompre un Commandant en pleine bataille. Mais il devait en avoir le cœur net. Au pire, on l‘eng*erait et lui raccrocherait au nez.

       Cole- Wes ? Cole. Comment ça se passe, là-haut ?
       Wes, avec une voix bizarre Cole ? Je n’ai pas trop le temps. Ca chauffe, ici. Ils sont bien plus nombreux qu’attendu. Que se passe-t-il ? Vous avez aussi des ennuis en bas ?
       Cole – Non, non tout se passe bien. Je m’inquiétais, c’est tout. Je n’aime pas être sur la touche. Des problèmes tu dis ? Rassure-moi, tout le monde est bien rentré ?
       Wes, hésitant un moment avant de répondre Oui, oui… Les deux équipes sont bien revenues. Ca ne s’est pas déroulé comme prévu, mais ils s’en sont sortis. Sauf… Non, c’était bel et bien le plan…
       Le Gotal sut aussitôt que le Leader lui mentait. Ou du moins qu’il ne disait pas toute la vérité. Il risqua :
       Cole – Et… Ange ?
       Wes, soudain sinistre Ange… Pas d’option de rechange, gars….
       Et la ligne fut brutalement coupée. La phrase du Leader s’était terminée sur un sanglot, et l’explorateur devina qu’il avait mis délibérément fin à la conversation.

       Un frisson glacé parcourut l’échine du Gotal et sa fourrure se hérissa.
       L’Ange joyeuse de la veille. Ganner, aussi découragé que s’il avait… enterré un proche. Et impossible de se méprendre sur les paroles de Wes…
       Ils avaient su.
       Ange, piégée. Ils avaient su et n’avaient trouvé aucun moyen de la tirer de là. Wes ne se serait jamais résigné à la laisser s’il y avait eu la moindre chance de la sauver. Le Gotal se rappelait encore comment le hacker avait tout abandonné pour aller à la rescousse de celle qu’il aimait lors de la bataille de Myrkr. Pourtant...

       Cole – Bon sang, Solo… Faut toujours que tu ailles te suicider sans moi…
       Il regarda l’espace trois secondes. Puis aboya :

       Cole- Ihroki. Solo sans vaisseau dans une station spatiale qui va exploser.
       L’Ewok n’eut pas besoin d’interprète. Elle termina en un tour de main son bricolage, referma le compartiment sur lequel elle travaillait et partit en hâte dans le cockpit pour démarrer les moteurs du Dreamer.

       Il n’était pas question de ne pas au moins tenter un sauvetage, aussi désespéré fut-il. Et s’il avait été laissé en arrière, peut-être est-ce que ça avait été justement dans cette optique. Pensée inconsciente de Solo, ou influence de la Force, Cole ne pensait pas que c’ait été un hasard. Peut-être fallait-il être fou ou suicidaire pour cette mission de secours. Il n’était pas fou mais...

       Quelques minutes plus tard ils filaient dans l’espace.

       Un appareil ordinaire, même plus rapide de base, n’aurait jamais pu rejoindre les chantiers et la station Astéria – 765 à temps. Mais le Dreamer bénéficiait de la poussée supplémentaire de son moteur d’accélération sub-luminique.

       Ce fut avec la fulgurance d’un éclair que l’ARC pénétra au cœur du champ de bataille. Une fois dans l’espace, il était toujours difficile de prendre conscience de sa propre allure. Sauf lorsque d’autres appareils se trouvaient à portée de regard. Et des vaisseaux, il y en avait beaucoup. Wes avait beau l’avoir prévenu, l’explorateur avait davantage l’impression de se trouver au cœur d’un marché des neiges Nabien qu’au milieu du vide sidéral. Les explosions, les rayons lumineux autour d’eux se succédaient à une telle vitesse qu’ils apportaient un effet stroboscopique à l’habitacle, donnant la nausée au Gotal.

       Ihroki ne semblait pas en être affectée. Elle affichait une concentration sans faille, surveillant tout autant ce que lui révélaient les senseurs, la verrière du cockpit et les indicateurs du vaisseau. Le système SLAM n’était pas conçu pour être utilisé en continu et il fallait absolument éviter la surchauffe. Mais la survie de Solo était peut-être une question de secondes.
       Le front de l’Ewok était couvert de sueur.

       La Force était avec eux. Ou peut-être juste avec Ihroki, mais c’était suffisant. Aucun appareil ennemi ne les prit en chasse. Ils allaient trop vite et, par miracle, la pilote parvenait à éviter toute collision importante, les boucliers avant fonctionnant à pleine puissance épongeant le reste.

       La tension des deux passagers franchit un nouveau cap lorsque Ihroki dut désactiver le SLAM. Les chantiers étaient immenses et remplissaient presque l’horizon à présent, en dépit de la distance encore lointaine qui les en séparait, mais ils devaient à tout prix ralentir s’ils voulaient pouvoir s’amarrer sans s’incruster dans la structure.
       Mais ils en devenaient vulnérables. Cette fois, ce fut Cole qui réagit avec la prestesse d’un serpent en repérant un chasseur se précipitant vers eux. Il écrasa le bouton enclenchant les systèmes furtifs du vaisseau.

       Même ainsi, c’aurait dû être trop tard. S’ils avaient été repéré par les senseurs ennemis, il était peu probable que le pilote Républicain pensât avoir eu des hallucinations... Ihroki avait les flux de lumière de ses gants suspendus et tremblotants au-dessus des commandes d’attaque du Dreamer.
       Pourtant, l’appareil adverse les dépassa sans manifestation d’hostilité. Le Gotal s’attendait à ce qu’il revienne à l’assaut, mais il n’en fit rien et exécuta au contraire un demi-tour pour retourner au cœur de la mêlée, derrière eux.

       Cole put le détailler. Il s’agissait d’un Z-95. Chromé, parcouru des peintures bleues Républicaines, flambant neuf. L’équivalent du Silent Dreamer, un excellent appareil ancien, remis au goût du jour.
       Pour l’explorateur, la seule explication à l’attitude de l’adversaire, c’était que le pilote pensât que l’ARC était un vaisseau allié. Après tout, seuls les Républicains étaient censés détenir ce type d’appareil reconditionné.

       Ce danger-là était peut-être passé, mais l’explorateur s’avisa alors avec stupeur que pas moins d’une dizaine d’escadrons d’appareils Républicains plus conventionnels formaient un cordon serré à quelques millièmes d’unité astronomique d’Astéria-765. Tout vaisseau de la Coalition qui s’approchait était impitoyablement abattu.
       Celui qui avait ordonné à ce qu’ils patrouillent cette zone ne tenait visiblement pas à ce que quiconque pût atteindre les chantiers… Ou en sortir.
       Le Gotal comprenait mieux pourquoi personne n’avait pu venir en aide à Solo.

       Il en eut la confirmation lorsqu’il vit au loin la silhouette reconnaissable entre toutes de la Main Ecarlate tenter de s’approcher de la station Astéria selon un angle audacieux mais stratégiquement discutable. La manoeuve de Gunnar coupait la ligne de mire de ses alliés de la Coalition qui durent interrompre le feu nourri qu’ils faisaient pleuvoir sur cette partie des chantiers. Le gigantesque vaisseau put même s’amarrer à la station quelques instants et le Gotal se demanda un moment si son intervention allait finalement être nécessaire.
       Mais plus de la moitié des chasseurs formant le filet protecteur se détacha du groupe et tel un essaim de guêpes en furie se mit à harceler le vaisseau amiral. Et les senseurs indiquèrent soudain un afflux massif d’astronefs ennemis semblant venus de nulle part et qui ouvrirent aussitôt le feu sur la Main en position de vulnérabilité. Malgré la puissance de ses boucliers, en dépit de ses défenses anti-aériennes impitoyables, le vaisseau du défunt Seigneur Sith fut finalement contraint de se dégager de la station et de reculer sous le barrage de lumière qu’il subissait.
       Si l’un des vaisseaux majeurs de la Coalition, mandalorien apparemment, se porta aussitôt au secours de la Main afin de l’appuyer dans sa manœuvre de retrait, Cole remarqua qu’il fallut plusieurs secondes à la Lame de la Guilde pour se mettre en branle et offrir à son tour son soutien.
       Nonobstant l’erreur stratégique flagrante du chef déclaré de la résistance et cette arrivée subite et inopportune de renforts, pour l’explorateur, le cordon desserré de chasseurs autour de la station offrait l’opportunité dont il avait besoin.

       Le Silent Dreamer resta en mode furtif, et Cole demanda à Ihroki de couper les moteurs et tous les systèmes non vitaux, les plongeant dans la semi-obscurité.
       Emportés par la vitesse acquise grâce au SLAM, ils atteignirent le blocus formé par les chasseurs, retenant leur souffle et craignant à tout moment qu’ils ne se fassent repérer ou qu’une collision inopportune vienne mettre fin à leur équipée. L’angoisse était d’autant plus grande que les secondes s’égrenaient interminablement. Autant de temps de moins pour sauver Ange.

       Le silence, oppressant.
       L’obscurité contenue difficilement par les veilleuses orange.
       Le froid, les systèmes de survie ayant été réduit au minimum.
       Tout cela affectait négativement les nerfs des deux occupants, à la fourrure hérissée d’appréhension.

       Enfin ils franchirent la barrière de vaisseaux et prirent suffisamment de champ pour que l’Ewok put rallumer les propulseurs. Astéria était désormais toute proche .
       Pr’Col reporta son regard sur la station spatiale et fit la grimace. Elle était parcourue d’explosions et l’une des ailes commençait déjà à se désagréger et à se désolidariser de l’ensemble. De temps à autres, les tirs d’une batterie de turbolaser venait à nouveau percer sa surface en une gerbe d’étincelles.
       Ihroki laissa échapper une exclamation incrédule. Cole partageait son pessimisme : considérant le degré de désintégration des chantiers, il ignorait s’il parviendrait à sauver Solo. Si elle était seulement encore vivante…

       Mais répondant à la détermination de son ami, Ihroki aventura le Dreamer dans la baie d’amarrage, dont l’ouverture était pourtant aux trois-quarts encombrée par des débris. Néanmoins l’Ewok s’y enfila sans rayer la carrosserie. Cole lui adressa un pouce levé. Sans elle, effectivement, rien n’eut été possible. Elle répondit par le même geste.

       Dix secondes plus tard, Cole courait dans les couloirs…

    mercredi 17 avril 2019 - 11:18 Modification Admin Permalien

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    waren

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    Orbite de Fondor, Station douze, hangar principal..

    Soudain, alors que le Myke marchait vers le vaisseau en ruminant contre les hautes instances et les passes droits, il eu une explosion pas loin. Il sourcilla puis sortit son comlink au moment ou la station trembla, Billey répondit paniqué en disant que la barrière énergétique du hangar venait de lâcher tout d'un coup, mais que des vaisseaux inconnus se rapprochaient dangereusement. Il pensa alors à sa garde du corps, partit chercher un officier républicain un peu éméché ou un marchand nigaud à plumer, en quête d'un laissez passer. Il changea de fréquence afin de la prévenir de revenir sur ses pas tout en courant comme un dératé.  Quand on as un dragon Krayt aux fesses, ou un même rancor, vaut mieux ne pas s'attarder à un stand de frites. En percutant un Trandoshan, il vit la Mystril sur une des passerelle supérieur, qui lui faisait des signes. Elle sortit un petit pistolet de son ceinturon, auquel elle attacha un petit grappin, un tir au plafond et la voici qui s’élance comme sur une liane métallique en direction de son patron qui la reçoit de plein fouet. Elle avait peut être pris du poids ?

    Mazzic - Plus besoin de passe droits, j'ai l'impression que tout le monde va vouloir filer, le blocus républicain est levé malgré leurs saletés de consignes de sécurités. Tiens, regarde ces deux officiers qui fuient leurs postes comme des pétaures, ce type à droite à refuser de signer une autorisation trois fois. Allez, on retourne aussi à la maison ma belle, les gars faites chauffer les moteurs ! On pli bagages, direction Druckenwell, au diable Fondor et tant pis pour la livraison.

    Billey - C'est le borgne qui va pas être content, mais je préfère avoir une prime sur la tête et être recherché dans cinq système
    qu'être mort. Propulseurs auxiliaire paré, rampe d’accès ouvert patron, boucliers latéraux.. Ah mince, Redford, tu as oublié la
    maintenance !! ( Grésillement dans le casque ) Manque de pièces ? Si on explose, je viendrais te hanter, espèce de fausse Verpine !

    Shadda - Hey les amoureux, on est à bord, vous vous disputerez plus tard. Fermez la rampe..
    Attendez, ce vaisseau au loin il me semble le connaître,  ce n'est la Lame de la Guilde ? Nos anciens partenaires..

    Mazzic - Ouais, peut être, les papillons de ma jeunesse reviennent et je revoit mes belles années de trafiquants.. sauf qu'on
    est encore dans ce hangar ! Billey ! Nom d'un hutt !! Fais décoller mon navire et on dégage ce secteur ! Regarde ces cargos civils
    qui partent en catastrophe..  Druckenwell les enfants !!

    Et tandis que certains navires se faisaient exploser par les tourelles automatiques de la station, car n'ayant pas d'identifiant, mais trop affolés pour s'en préoccuper.. le Dragon vert quittait la station en découvrant les autres stations prises pour cibles, tandis qu'à droite, gisait la carcasse de la station Treize ou était amarré un énorme vaisseau républicain à présent coupé en deux. Fondor devenait à présent un champ de Bataille et Mazzic ne voulait pas y participer.

    vendredi 19 avril 2019 - 21:37 Modification Admin Permalien

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    galen-starkyler

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    La bataille astro-spatiale au-dessus de Fondor est en train de prendre un tournant large pour les forces unifiées de la Coalition Galactique, dont la plupart des chasseurs réduisent à grande allure les quelques vaisseaux défenseurs de la station et des chantiers navals de la planète. Je vole et fuse de toutes parts pour épauler les pilotes Jedi, guildeurs, mandaloriens et de Ver’Mer ou encore de Phoenix (car je me suis souvenu), abattre les chasseurs ennemis les plus coriaces et surtout garder un œil sur le Grand Maître Jedi qui est lui aussi au cœur du combat ; ce serait vraiment dommage de le perdre dans une situation aussi prometteuse pour tout l’Ordre. Une chose nouvelle m’inquiète dans le cours de la bataille : le Main Écarlate a décidé de venir s’amarrer à la station orbitale en plein pilon, alors que les autres croiseurs principaux faisaient feu dessus. Le simple fait de voir ce mastodonte noir se mettre dans le brasier m’intrigue.

    Moi : - On dirait que le Général Gunnar a changé un point dans le plan ou bien il y a carrément pété les plombs. Quelle idée de faire amarrer le Main Écarlate à la station alors qu’elle brûle entièrement.

    Une vague idée me vient alors sur cette étrange décision : et s’il y avait un lien avec Ange et que son sacrifice n’était pas concevable ? Dans ce cas, soit un des membres de la Guilde a forcé à l’équipage de faire descendre le vaisseau, soit c’est vraiment le… Bizarrement, cette possibilité me déroute.

    Moi : - J’ai un très mauvais pressentiment.

    Mes pensées sur cette situation sont de courte durée. Car non seulement j'aperçois une présence gigantesque arriver de loin et R1 me le confirme par son analyse de l’immense vague de vaisseaux. Pour moi, le peu de panique possible me prend et je me branche immédiatement sur le canal inter-pilote de l’Ordre.

    Moi : - Message à tous les pilotes Jedi ! Priorité à Kaarde Naberry ! La très lourde cavalerie navale de la République vient de nous arriver dessus !

    Le simple fait de formuler cette dernière phrase énonce clairement ce qui est sorti de l’hyperespace en quelques secondes standard. Une gigantesque armada de guerre de la République est arrivée, avec plusieurs flottilles de croiseurs interstellaires de classe Médiator et Imperious qui commencent à former un long barrage autour de l’orbite de Fondor. Et encore, il ne s’agit que d’une trentaine de croiseurs interstellaires qui composent les Deuxième et Troisième Flottes de Défense de la République Galactique ; ça fait déjà beaucoup pour espérer conserver notre chance de finir cette guerre aussi vite que possible.
    Avec l’alerte donnée dans toutes les flottes unies de la Coalition, j’entends déjà les directives arriver depuis le Tarentule II et l’Aurora en pleine joute spatiale.

    Jorus (com) : - Kaarde, la Main Écarlate est occupée à rester amarrer à la station des chantiers et les autres flottes sont désorganisées par l’arrivée de la République. Il faut qu’on empêche les forces ennemies de briser l’élan de toute la Coalition unie. Dis-moi que tu as un plan.
    Kaarde (com) : - Il fallait s’attendre à voir débarquer d’un moment à un autre la République mais pas aussi vite. On peut donc en déduire que Sovereign savait que nous attaquerions Fondor. Il a attendu que nous nous rassemblions pour mieux nous avoir. Jorus, Sol’As, Aynor, faites savoir à tout les Jedi non-actifs de se tenir prêt à riposter contre les éventuelles troupes adverses et de rester vigilant à tout prix.
    Aynor (com) : - Tu penses au Courtier et à Vicious, n’est-ce pas ?
    Kaarde (com) : - Ces deux individus sont aussi dangereux que cette flotte elle-même qui arrive. La sécurité de tous ne pourra se faire que si nous restons sur nos gardes et agissons en concertation. Je vous laisse. (On entend qu’il change d’interlocuteur.) À tous les pilotes Jedi, préparez-vous à commencer à défendre les flottes de la Coalition et à contrattaquer les chasseurs de la République. Faites en sorte qu’aucun d’entre eux ne vienne mettre en péril cette chance unique qu’est cette bataille. Montrer donc ce dont l’Ordre Jedi est encore capable et que la Force soit avec nous.
    Doc (com) : - Bien reçu Kaarde.
    Moi : - Bien reçu Kaarde.

    Nous voilà cette fois tout l’escadron de chasseurs de l’Ordre a se rendre face à l’essaim de chasseurs Aile-X de modèle T-70, dont la carrosserie blanche striée de bleu cyan est commune à tous, et je peux constater que leur nombre est bien plus grand que lors de la dernière bataille. Je me fie à la Force et mes capacités, conscient que nous sommes l’avant-garde qui va permettre à la Rébellion de tenir face à la revanche de cette République totalitaire et je me fonds à nouveau dans mon objectif. Les premiers chasseurs adverses arrivent et ouvrent le feu ; R1 anticipe ma première pensée en activant le petit bouclier déflecteur incorporé à la carrosserie de l’Aile-V et je peux éviter de sévères dommages pendant mes acrobaties.
    La rencontre entre notre corps de chasseurs et celui de la grande flotte ennemie est une gigantesque tempête de tirs avant de passer à une très longue partie de chassé-croisé où les uns comme les autres n’ont ni l’avantage ni de perte première. Fort heureusement, les corps de chasse de Ver’Mer, de Phoenix et de la Guilde arrivent à leur tour pour soutenir l’entremêlée astrospatiale et combattre la suite de chasseurs ennemis. L’Empire et les Mandaloriens sont plus occupés à protéger la Main Ecarlate.

    Mon intervention à travers ce méli-mélo de chasseurs et de croiseurs se débrouille plutôt bien, à passer de chasseurs Aile-X en chasseurs pour donner un peu de punch à notre avancée. La plupart des pilotes Jedi manœuvrent leurs vaisseaux avec précision et habilité pour pousser leurs adversaires à prendre de gros risques ; ça se résume souvent par des chocs collatéraux entre Aile-X ou encore à des touches parfaites après quelques galipettes. Les autres chasseurs alliés mettent autant d’énergie à réduire la supériorité numérique de la grande flotte Républicaine, ce qui n’est pas facile, mais il s’avère qu’avoir Kaarde Naberry à bord de son chasseur biplace de type Ice est une aubaine. Il est avec Doc Beldom l’un des plus farouches opposants au corps de chasse Républicain, donnant le change à toute cette bataille.
    On peut aussi dire que j’assure pour nous faciliter la victoire. Et peu oseraient dire qu’ils sont capables de soutenir les autres chasseurs dans leur combat, mitrailler les chasseurs ennemis en esquivant proprement leur salve et aussi garder un œil sur les batteries de canons venant des croiseurs. En fait, c’est R1 qui m’avertit et moi je fais la manœuvre qu’il faut.
    Un moment que ça dure et nous en sommes à un score positif pour nous face à un résultat négatif pour eux ; il y a de quoi se sentir fier mais il faut garder la tête froide.

    Moi, consultant les croiseurs stationnés : - Hum, affaiblir un de ces croiseurs mettrait un désavantage perturbateur à la flotte et ouvrirait une brèche… R1, tu penses que ça peut le faire ?
    R1, nerveux : - Pweeouh bwioup-bwioup tleeoup wwouh. Tleeop tleoup.
    Moi : - R1, on a bien réussi une première fois. C’n’est pas si compliqué, il nous faut juste affaiblir un croiseur.
    R1 : - Twweoup wiiioup, veewoup tlewwoup.
    Moi : - Ha, là je peux compter sur toi. Allez tiens-toi prêt avec les torpilles, je fonce.

    Mon chasseur Aile-V vogue à toute vitesse vers les premiers croiseurs en vue, que je manipule avec précaution pour esquiver les tirs de batteries-canons et les quelques chasseurs qui me collent aux fesses. Je prends un moment pour les semer et les descendre puis je continue de tourner autour d’un croiseur de combat Imperious qui traîne entre deux Mediators d’avant-garde. Un rapide tour du bâtiment interstellaire m’offre l’occasion de faire d’une pierre deux coups. À condition que ça le fasse.

    Moi : - R1, je fonce vers le hangar principal de cet Imperious. À trois, tu déploies les torpilles à protons.

    Je commence à foncer en ligne droite vers le hangar, fixant les prochains Aile-X qui vont décoller, puis commence le compte-à-rebours. « Un. » Il n’y a plus que quelques mètres entre mon chasseur et le hangar. « Deux. » Les Aile-X sont prêts à décoller et le champ énergétique de protection s’est ouvert. « Trois ! »
    R1 enclenche le mécanisme. Deux à trois torpilles plasma fusent de leurs emplacements tirés et viennent foncer vers le hangar à vaisseaux qui leur a ouvert involontairement la porte. J’ai le temps de faire une pirouette de demi-tour et partir… au moment où un premier feu d’artifice explose dans les entrailles du croiseur touché. Le temps que son équipage comprenne, l’Imperious est déjà bien affaibli.

    Moi : - Et voilà une première chose de faite ! Youhou !

    À peine de commence à crier victoire et retourner dans le chassé-croisé de la bataille, un élément inattendu et très gênant me colle impérieusement derrière. Rien qu’à entendre les cris de terreur de mon copilote astromech, ce n’est pas bon du tout… Pas bon du tout…

    Un chasseur stellaire lourd de classe Crossfire CF9, retravaillé visiblement pour être plus rapide et opérant contre d’autres chasseurs, est en train de courser de près tout en me canardant de tous les côtés. Ce chasseur-là ne s’arrêtera pas de me suivre et de me tirer dessus tant que je n’ai pas été explosé. Et quand il faut le semer ou le faire décrocher, c’est encore plus compliqué. Me voilà en pleine confrontation avec un redoutable ennemi. Taillé pour finir les abrutis comme moi.

    Moi (tous canaux Jedi) : - Medday, medday, medday ! J’ai un croisé au cul !

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le samedi 20 avril 2019 - 20:44

    samedi 20 avril 2019 - 08:52 Modification Admin Permalien

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    Cole_PrCol

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    Station spatiale génératrice de boucliers, Astéria-765,-dock n°13,  Chantiers de Fondor, orbite de Fondor


       Chaos et fureur.
       Tout, autour de Cole, semblait prêt à s’effondrer.
       De petites explosions secouaient les couloirs à intervalles réguliers. De parois éventrées et de câbles sectionnés jaillissaient des fontaines d’étincelles et d’arcs électriques. Des nuages de fumée obscurcissaient la visibilité et irritaient la gorge du Gotal. Bien trop souvent à son goût, les coursives s’ouvraient sur des pièces dévorées par les flammes.

       Et il y avait les cadavres. Les couloirs étaient jonchés de corps, parfois déchiquetés. Si Cole avait eu un odorat, il aurait senti une écoeurante odeur de chair brûlée en émaner.  

       Pr’Col avait espéré retrouver rapidement la piste d’Ange grâce à ses cornes, mais c’était peine perdue.
       Les interférences électriques aveuglaient complètement ses sens – en plus de lui flanquer une migraine de tous les diables.
       Où pouvait bien se trouver Solo ? Et question bien plus inquiétante se faisant plus pressante de seconde en seconde : était-il sûr lui-même de savoir où il se trouvait ?
       Il lui fallait une carte. D’habitude, il se lançait dans le danger toujours préparé. Là, le temps avait manqué.
       Cole, maugréant Et bien sûr, il n’y a jamais de droïde astromécano dans les parages quand on en a besoin…

       Il palpa les poches de son blouson et de son pantalon, espérant contre toute attente y découvrir quelque chose d’utile. Il trouva un respirateur et des bâtonnets d’oxygène. Si la fumée se densifiait, ça serait toujours opportun. Il y avait aussi un paquet…
       Les lunettes de hacking de Wes ! L’explorateur se précipita sur la première console à peu près en état de marche qu’il put trouver et activa son comlink

       Cole – Hamera, par le heaume brisé de Vador, réponds !
       Après quelques interminables secondes...
       Wes – Cole ? Encore toi ? Je ne veux pas te parler. Et je suis franchement occupé. On se bat, ici !
       Cole – Wes, je te connecte au réseau de la station. Télécharge-moi la carte, fissa.
       Wes – Qu’est-ce que ça veut dire ? Tu te fiches de moi ? Je viens de te dire que la bataille n’était pas finie ! Et tu es où, put*n ?
       Cole – Sur Astéria 765. Je vais chercher Ange.
       Wes – Com… ? Espèce de taré, elle va exploser dans quelques minutes ! Comment tu as pu arriver là si vite ? Et en passant le barrage ? Je t’ordonne de décaniller tout de suite !
       Cole – Vues les circonstances, je m’autorise à te dire que tu peux te f*… tes ordres où je pense. Et maintenant je veux la carte et je la veux hier ! Ne me dis pas que tu n’en es pas capable. Suite à un pari avec Ganner, tu as pénétré le réseau de la grande banque de Corellia d’une main en jouant –mal- de la mandoviole avec tes pieds et en mangeant du Ryshcate en même temps.
       Wes – C’est de la folie, tu n’y arriveras pas… Je ne veux pas vous perdre tous les deux…
       Mais Cole l’entendait pianoter frénétiquement sur un clavier. Dans le même temps, le hacker vitupérait tout seul.
       Wes, maugréant C*nard de Gunnar… Même pas fichu de suivre son propre plan… Et en plus, il ramène pas Solo… On ne peut compter que sur nous, les Guildeurs…
       Dix-sept secondes plus tard un plan des lieux s’afficha sur les verres des lunettes du Gotal.
       Wes – j’ai aussi libéré tous les accès… Les flammes risquent de se propager plus vite, mais tu ne seras pas bloqué par des parois coupe-feux.
       Cole – Merci. Je te rappelle si… Quand je serai sorti d’ici.
       Wes – Cole… T’es dingue mais si tu le peux… Sauve-là et emmène-là loin…
       Cole – C’est bien pour ça que je suis ici à me cramer les fesses…
       Et la communication fut interrompue.

       Bien, il pouvait se diriger à présent. Restait à savoir où trouver Solo. D’après les détails de mission, Ange avait dû investir le poste de sécurité. Mais y était-elle restée ? Alors qu’elle se savait condamnée ? Non. Elle aurait voulu se sentir au plus près de ses camarades et de la bataille ! Et des étoiles…
       La baie d’observation !
       Cole dérapa à quatre-vingt-dix degrés pour emprunter un couloir qui le rapprocherait de son objectif.
       Il finit par déboucher dans une grande pièce, qui avait dû servir de salle de réception… occupée.
       A la surprise du Gotal, une douzaine d’employés Républicains, qui n’avaient visiblement pas été évacués à temps s’y trouvaient rassemblés, attendant la mort. Parmi eux, Pr’Col reconnut Adriana Oryer.

       Il interrompit sa course, se demandant s’il ne devait pas tenter de passer discrètement, mais c’était déjà trop tard.
        ? - Là un pilote ennemi ! Ca veut dire un vaisseau !
       Et ils commencèrent à converger vers lui. Cole se trouva déchiré. Il aurait voulu pouvoir les sauver. Mais le Silent Dreamer ne pouvait transporter que trois personnes. Il n’y avait de place que pour Ihroki, Solo et lui… Certains des survivants commencèrent à se battre entre eux alors même qu’ils se dirigeaient dans sa direction.
       La mort dans l’âme, Cole enclencha une grenade sonique et la lança vers la petite foule.

       Il n’oublierait jamais le regard désespéré d’Oryer alors qu’elle sombrait dans l’inconscience.
       Les Républicains n’étaient pas des droïdes. Non plus que des clones. Ou des produits d’ingénierie génétique. Il s’agissait d’individualités avec leurs joies, leurs peines, des proches aimés ou détestés.
       L’explorateur fut envahi d’une véritable bouffée de haine à l’égard de Sovereign qui brisait des vies et faisait s’affronter jusqu’à la mort des êtres qui n’auraient eu aucune raison de se battre les uns contre les autres sans lui. Il fut aussi pris d’un profond dégoût de lui-même. Il allait mourir de toutes façons. Il aurait pu céder sa place à l’un de ces pauvres hères… Mais il n’avait pas le temps d’organiser cela. Et, le voulait-il ?

       Il reprit sa course vers la baie d’observation. Deux minutes plus tard sans autre péripétie, il arriva enfin sur la rotonde équipée d’une vitre de transparacier. Il resta subjugué quatre secondes par le mortel ballet se poursuivant au-dehors. Au cœur du conflit, il n’avait pu s’en rendre compte, mais c’était deux gigantesques armadas qui s’affrontaient dans l’obscurité étoilée.
       Mais d’Ange, il n’y avait nulle trace.

       Cole, désespéré Solo, nom d’un Anooba, où es-tu ? ‘Faut qu’on bouge !
       Solo – Je ne peux pas bouger, imbécile !

       Cole sursauta, mais il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour repérer d’où provenait la voix. Il marqua un temps d’’arrêt en avisant la chevelure blonde avant de se rappeler que son amie avait toujours l’apparence d’Elisha Cardwin.
       La Corellienne était en partie enfouie sous les débris du plafond qui s’était effondré à cet endroit, révélant les restes d’un conduit d’aération. Sale, couverte d’égratignures et de bleus, la Guildeuse avait l’air mal en point.

       Ange, faiblementQu’est-ce que tu fous ici ?
       Cole – Question stupide. Tu ne crois pas qu’il y a assez d’un candidat au martyrologue dans la Guilde ?
       Et sans rien rajouter, il s’évertua à dégager la Corelienne… Qui ne put réprimer un hurlement de douleur lorsqu’il commença à la tirer de sous l’amoncellement de gravats.
       Cole, alarmé Quoi, quoi ?! Qu’est-ce qui se passe ?
       Ange , au bord de l'évanouissement Ma jambe… Elle me fait mal…
       L’explorateur palpa délicatement le membre blessé à l’os saillant sous la peau avant d’énoncer son diagnostic.
       Cole – Je ne suis pas médic, mais… Apparemment tu n’as rien de cassé. Ou en tout cas rien d'assez évident pour le repérer sans scanner médical –Ange soupira de soulagement-. Par contre tu as la hanche déboîtée… On devrait pouvoir arranger ça…
       Un soudain craquement leur fit à tous deux tourner la tête. La verrière venait de se fendiller.

       Cole – On s’en occupera plus tard. Il est temps de calter.
       Mais Ange ne parvenait pas à se relever et elle se mordait les lèvres jusqu’au sang pour s’empêcher de crier.
       Ange, la voix chevrotanteJe ne vais pas pouvoir courir. ‘Faut que tu te tires…
       Cole – La Guilde a besoin de toi. Et va y’avoir assez d’un macchabée en son sein.
       Ange, à demi-distraite par sa propredouleurQu’est-ce que tu veux dire par là ?
       Cole -…. Allez, laisse-moi te porter
       Ange, reprenant brièvement de l'énergieEt puis quoi encore ? Ca va me faire un mal de chien…
       Cole, sarcastique Tu as supporté la douleur du remodelage Vong, et tu vas faire toute une histoire pour une malheureuse hanche déboîtée ?
       Si un regard avait pu tuer, Cole se serait retrouvé incinéré sur place.
       Mais un nouveau craquement et une étoile subitement gravée sur la paroi de transparacier fit changer d’avis la Corellienne.

       Le Gotal tira d’une de ses sacoches de ceintures deux sphères végétales grosses comme le bout du pouce.
       Cole – Avale-ça vite. Ca calmera la douleur, mais ça risque de te rendre un peu groggy.
       Ange – C’est quoi ?
       Cole – Bourgeons de Nysillin arrosés de salive d’Alazhi.
       Ange – Je n’aurai pas dû demander.
       Elle goba néanmoins les « gellules ».
       Lui-même absorba une pilule contenant une drogue de combat. D'habitude, il se méfiait des produits de synthèse, mais il avait pu constater leur efficacité avec le soutien chimique de l'armure du chasseur de primes, lors de sa fuite face aux Shaax. Et il aurait bien besoin d'un surplus de force et d'endurance pour porter "la crevette" jusqu'au Dreamer...
       Le Gotal la saisit sous les cuisses et les épaules avant d’entamer une nouvelle course à fond de train.
       Ange, faible et peu convaincante Si tu racontes ça à qui que ce soit…
       Cole, blasé Je sais, je sais… Je peux aller rechercher mes parties au fond de la gueule d’un Sarlaac…

       Mais la jeune femme dans ses bras ahanait de douleur à chaque secousse en dépit des antalgiques. Il fallait que l’explorateur la divertît de sa souffrance.
       Après un moment à courir, il avoua :
       Cole – Je vais mourir, Ange. Très bientôt.
       Elle ouvrit la bouche pour lancer une nouvelle réplique sarcastique, vit à quel point il était sérieux et ouvrit de grands yeux.
       Pr’Col lui conta alors ce qu’il lui était arrivé sur Félucia, les examens et le diagnostic du Dr Donna Kirlandeur, la confirmation implicite par Kallistya.
       Elle resta silencieuse tout ce temps. Et après.

       Les secousses ébranlant la station se faisaient de plus en plus fréquentes et violentes. Cole dut prêter son masque respirateur à Solo pour filtrer la fumée désormais omniprésente tandis que lui-même consommait des bâtonnets d’oxygène.
       Ils traversèrent des pièces en flammes, le Gotal ne s’en sortant pas sans quelques poils brûlés. Des sections entières s’effondraient derrière eux en des monceaux de métal incandescents.
       Ange poussait des cris de douleur à chaque saut ou mouvement un peu brusque de son sauveur.
       Ils craignirent à plusieurs reprises des ruptures de la coque et la dépressurisation qui s’en serait suivie. Par la miséricorde de la Force, cela n’arriva pas.
       Ils dépassèrent la salle de réception. Les Républicains étaient encore évanouis. Ange ne les vit pas. Cole ne dit rien.
       Enfin ils parvinrent à la baie d’amarrage, brûlés de partout, assoiffés d’air pur, la fourrure de l’explorateur couleur de suie, Ange, pâle comme la mort, peinant à réprimer des gémissements de douleur…
       Mais ils étaient vivants.

       Inspirée par la Force, Ihroki avait redémarré les moteurs avant même leur arrivée.
       Cole – Elle pilote. Pas de discussion, elle a l’habitude de cet appareil.
       Ange – Tu te fous de moi ? C’est ma hanche qui est touchée, pas…
       Elle lutta pour se défaire de l’étreinte du Gotal et tenta de se tenir debout sur sa jambe valide. Mais, celle-ci céda et la Corellienne poussa un nouveau hurlement. Elle fut prise de vertige et s’affala sur le tableau de bord.  Pr’Col la rattrapa de justesse  avant qu'elle ne s'effondrât tout à fait.

       La Corellienne leur lança à tous deux un regard venimeux.
       Ange, vidée de son énergie, butant sur chaque mot D’accord, je lui laisse les commandes principales. En espérant qu’elle ne nous encastre pas dans la lune la plus proche. Mais je reste sur le siège du co-pilote.

       Les secondes suivantes la firent mentir. La position assise lui étant insupportable, Cole dut l’allonger dans l’étroit couloir menant aux canons arrières, sa veste enroulée comme oreiller de fortune sous la tête.

       Ange râlant à mi-voix Ca pue…
       Elle perdit conscience – ou s’endormit, le Gotal n’aurait pu le dire.

    Ce message a été modifié par Cole_PrCol le samedi 20 avril 2019 - 10:32

    samedi 20 avril 2019 - 10:06 Modification Admin Permalien

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