Le Temple Jedi 6 (page 12)

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  • Avatar yanfzoul

    yanfzoul

    680 Crédits

    "Trahi...destitué...humilié...jeté aux oubliettes..."

    Je rumine ma colère autour d'un verre de brandy corrélien que je fais tournoyer dans ma main droite, affalé dans mon LAY-Z-Boy futuriste.
    J'essaye de comprendre pourquoi celà arrive à moi, un chancelier suprême qui a toujours oeuvré pour le bien de la république...

    Heureusement tout n'est pas perdu...

    Ces deux jedis que j'ai rencontrés m'ont assuré qu'il voulait me venir en aide et nettoyé mon honneur bafoué.
    Pendant que j'avalais une gorgée du breuvage ambré, je ne pouvais m'empêcher de penser à toute cette histoire.

    "A qui cela pouvait il profité ?"

    "Pas à Sät'sa Cki... Elle m'a toujours été fidèle et lorsque je n'aurais plus été en possiblité d'assurer le pouvoir, je carressais le rêve de la voir me succéder."

    "La venue des jedis doit être une idée à elle... Sät'sa Cki m'a souvent rappelée l'idée que ces adeptes de la Force étaient un besoin vital quand à l'ordre de la République..."

    Je commence à somnoler sérieusement, c'était mon quatrième verre et mes soucis semblent s'adoucir au fur et à mesure que mon sens du jugement s'obscurcit.

    Ma vue se trouble légèrement mais un grand fracas à l'extérieur de mon appartement me remet un tant soit peu les idées en place.

    Je peine à me lever pour essayer de localiser précisément d'où vient la source de ce tintamarre mais soit mon fauteuil semble me retenir soit mes jambes peinent à me lever...

    "C'est vraiment pas ma veine..."

    J'entends plus clairement les bruits extérieurs, des hurlements de terreurs, silence, des tirs de blasters, hurlements de terreur bis, les gardes postés à l'extérieur sont violemment attaqués.

    Soudain, un son que j'estime impensable à entendre en ce lieu parvient jusqu'à moi.

    "Un sabre Laser ??? Bon dieu que se passe t'il !"

    J'arrive enfin à me lever et je m'approche en chancelant légèrement de la porte d'entrée.

    Et puis là... plus rien...

    Je reprends péniblement conscience et entrevoie un... un jedi ??? Lépi qui plus est en train de massacrer des gardes armés au milieu de mon salon, faisant voler mes meubles taillés dans le bois le plus noble de Naboo.

    L'entrée de mon logement est complètement détruite comme si elle avait été projetée de l'extérieur.

    "Je nage en plein cauchemar ! D'abord la destitution basée sur du flan et ensuite un jedi enragée qui ruine mon appartement et tue MES GARDES !!!"

    Je ne peux malgré tout m'empêcher d'admirer avec quelle grâce le Lépi élimine les soldats privés comme si c'étaient des moucherons.
    Le fait que je suis saoul ne doit pas y être étranger, tout s'enchaine très vite mais dans un flou artistique qui rend la scène presque irréelle.

    Le tumulte de la bataille s'arrête aussi brutalement qu'il a débuté, il n'y a plus que moi et le Jedi de vivants...

    Soudain, mon corps ne m'obéit plus et s'élève légèrement dans les air, j'ai l'impression d'être une marionnette aux mains de ce monstre velu aux grandes oreilles.
    Il se tourne vers moi, l'air parfaitement détendu dans sa bure de Jedi immaculée...

    "Pas une seule tâche de sang sur lui, il savait parfaitement ce qu'il faisait !"

    Je n'ai rien d'autre à faire que d'observer le désastre, les corps des soldats sont étendus par terre dans des positions étranges, et les murs sont lardés de balafres faites au sabre laser.

    Lépi, satisfait de lui-même : "HAAAAA ! J'adore la nouvelle décoration de votre appartement... Une pâtisserie EX-Chancelier Mahan?"

    Il sort de sa poche un financier à la carotte.

    Mahan, sensiblement irrité par la situation : "Sans façon !"

    "Il appuie là ou ça fait mal direct ! Petit con..."

    Le Jedi émiette le financier et jette négligemment les morceaux devant lui, visiblement heureux de la tournure des évènements.

    Lépi, avançant vers Mahan : "Ça vous tente une petit voyage avec Dropa ?"

    Moi (Mahan) - "Vas te faire.."

    Le jedi se poste devant moi à une vitesse hallucinante et passe sa main devant mon visage me coupant la parole.

    Lepi, sussurant à mon oreille : "Bonne nuit :) !"<br /><br /><div class="ForumModif">Ce message a été modifié par: yanfzoul le 13-03-2015 23:22</div><br /><br /><div class="ForumModif">Ce message a été modifié par: yanfzoul le 13-03-2015 23:22</div>

    Ce message a été modifié par: yanfzoul le 13-03-2015 23:23

    vendredi 13 mars 2015 - 23:21 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar waren

    waren

    14531 Crédits

    Lieu : Orbite de Xelos

    La masse sombre du chasseur monoplace sortit de l'Hyperespace avec le seigneur noir des Siths à ses commandes, le guerrier félin observait le panorama de l'innocente planéte par la baie, sa petite lune verdoyante. A sa droite, son alliée sans vie esquissa un large sourire, le Cathar observa Shae de façon hautaine depuis son fauteuil en cuir rouge sang. Il émit un grognememnt intérieur, renforça sa grosse papatte sur le systéme de déviation de poussée puis refixa son attention sur le monde qui apparaissait devant eux, une pression obscur lui traversa le coeur. Comme si on lui avait servit des nouilles corelienne avec des restes de tagliatelles nautolanne au petit déjeuner mais il y avait autre chose.

    Dark Spencer : Tu ne me cacherais rien d'important par hasard ?
    Shae Vizla : Il y a un lac artificiel qui s'ouvre, nous devons entrer un code..
    Oh ! J'ai aussi fait des cookies, tu en veut ?

    samedi 14 mars 2015 - 03:56 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    10745 Crédits

    Résignés, nous jetons nos sabres laser à terre, en espérant que les secours ne tarderont pas. Puis ces vauriens nous passent des menottes et nous encadrent. Faute de pouvoir leur mettre une raclée, je les fusille du regard. On nous emmène dans une des pièces cachées. Ce Temple est un véritable labyrinthe, il faudra mémoriser les trajets au cas où on arriverait à se tirer de là... Eckmül et moi sommes attachés à des poteaux.

    Moi: J'ai un mauvais pressentiment...
    Ceno: Nous sommes aux mains de malfrats à la solde des Sith, sur une planète remplie d'esprits maléfiques. J'espère bien que tu as un mauvais pressentiment.

    Dociles, nous nous laissons faire. Dans un coin de la pièce, j'aperçois Lydia, elle aussi a dû se faire capturer. Je fais signe à mon camarade Bith de se taire. Moins on parlera, mieux ça vaudra.

    Dij: Emmenez la boîte de conserve dans la salle des tortures!
    Moi et Eckmül: QUOI?
    Dij: Et calmez-moi ces gosses.

    Nous ne sommes pas seuls dans la pièce. Un Lasat, un twi'lek et un Weequay nous observent d'un œil goguenard, apparemment dirigés par un Kaleesh, qui semble être le modèle des clones, en plus costaud. Dark Bones... Entre aussi le pilote Kel Dor qui a un bon souvenir de nous sur Grilamen, suivi de Ptraël. Je sens déjà Eckmül grincer des dents. Bon...si la racaille de la galaxie est réunie là, on risque de passer un sale quart d'heure. Ceno, lui, est poussé grossièrement dans la salle voisine. Peu après, nous entendons des cris de douleur. Je me crispe imperceptiblement. Ce ne peut être que notre maître... Nous échangeons un regard paniqué. Disons que j'ai connu bien des situations à hauts risques, mais là on a atteint le sommet. L'apprenti Sith a capté qu'on était pas très à l'aise et décide d'en rajouter.

    Bones: Vous êtes perdus, petits padawans... Bientôt, mon maître Dark Spencer arrivera et vous mourrez.

    Je reste muette, mais jette un regard noir à la tête de mort. Même stressée, je garde la tête haute et une attitude fière. Si je meurs, je mourrai debout. Enfin...je préfère ne pas mourir du tout.

    Ptraël: Crois moi...Eckmül c'est ça?tu rejoindras ton père sous peu.

    Lui aussi a décidé ne pas répondre à la provocation. Les alliés des Sith semblent déconcertés par notre manque de réactivité.

    Bones: C'est étonnant... Nous avons ici deux padawans dont les pères ont rejoint le bon côté. Mais tout est une question de point de vue, bien sûr

    Là, il a tapé où ça fait mal. Forcément. Mais comment peuvent t'ils être au courant de cette vieille histoire? Elle n'était pas censé avoir dépassé mes proches et les...Death Watch. Se pouvait t'il qu'il y en ait encore, et qu'il ait rapporté cette affaire aux personnes qui sont devant nous? Je doute. C'est vrai que je suis très suceptible sur mon passé, et principalement ce qui s'est passé sur Mandalore alors que j'étais à peine entrée dans l'Ordre Jedi. Mais pour l'instant, c'est loin d'être ma priorité. Ils ont un sourire narquois qui n'augure rien de bon. Soudain, un nouveau cri déchire le silence qui s'est installé. Je déteste me sentir impuissante, et c'est exactement ce qui se produit.

    Ceno (voix): Non! A...Arrêtez!

    J'ai vraiment peur sur le coup. Mon cœur rate un battement et s'affole. J'essaie vainement de me calmer et de ne rien laisser transparaître. J'ai horreur de cet air sadique qu'ils ont, ils se délectent de notre souffrance à tous trois, physique ou psychologique. Avec Eckmül, on essaie d'établir un lien, sans succès. La présence dans la Force de Ceno est toujours aussi forte, cela nous rassure. Mais c'est vrai qu'il est la personne qui ait le plus de volonté mentale que je connaisse. À un moment, je pense me débattre pour tenter de m'enfuir, mais je me ravise. Dans l'hypotèse où j'y arriverais, on m'arrêterais à l'instant. Je laisse donc notre sort entre les mains des secours qui devraient arriver.

    -------------------------------------
    L'ombre n'est que l'absence de lumière.



    Ce message a été modifié par: Kinsa-Talik le 14-03-2015 18:53

    samedi 14 mars 2015 - 14:39 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Tyria_

    Tyria_

    13547 Crédits

    Une mission de médiation sur Servacos ! Encore une fois, je ne pus m’empêcher d’avoir une pensée émue pour le si subtil humour de la Force.
    « Tu as été esclave dans des mines d’épices d’une planète lambda alors que tu étais une criminelle de guerre ? Parfait ! Tu vas y retourner en tant que Jedi pour y mener des négociations. »

    Comme cette tâche avait été initiée à la demande de la chancelière, je m’y rendais en compagnie d’un représentant de la République qui possédait toutes les connaissances requises pour m’aider à aboutir à un accord avec les Sevaris. Que ce soit sur la loi anti-esclavage, le dernier décret d’application ou les moyens mis à disposition par la République pour mener une politique du changement, ce Kuati, nommé Vaner Ristel, serait ma référence absolue.

    Vaner – C’est amusant. Vous avez les traits et les manières d’une compatriote. Votre famille fait-elle partie de l’aristocratie ?

    Je levai un sourcil en direction de mon interlocuteur. Nous avions passé la majeur partie du voyage à faire l’état des lieux du contexte socialo-politico-économique (oui, tout ça) et des différents leviers que nous avions à notre disposition pour faire cesser l’esclavage sur Servacos. Autant dire que nous n’avions pas pris la peine de sympathiser. Si bien que sa question sur mes origines me surprit.

    Moi – Vous êtes un homme originaire de Kuat, ça fait de vous un telbun ?
    Vaner – Si c’était le cas, je serais beau, intelligent, sportif… Et en toute logique je devrais être à la maison à éduquer les enfants de ma femme pendant qu’elle se chargerait de mener les affaires familiales.
    Moi – Vous auriez très bien pu être l’assistant de votre femme aussi.

    Le reniflement de dédain que laisser échapper Vaner me fit sourire. Depuis des siècles, l’aristocratie kuati avait à cœur d’éviter tous soucis de consanguinité et de mésalliances entre les plus puissantes familles. Pour cela, certains membres masculins de familles de classes moyennes étaient choisis en fonction de critères bien établis. Ils étaient ensuite rigoureusement entrainés dans divers domaines (la politique, les arts, le sport…) et éventuellement sélectionné pour être uni à la fille d’une famille noble. Par ce mariage, le telbun devenait la propriété de son épouse et devait combler la moindre de ses attentes. Pour la plupart des kuatis, c’était une pratique normale. Mais tout le monde ne partageait pas ce point de vue. Vaner en faisait partie.

    Moi – Au lieu de ça, vous êtes envoyé en mission sur une planète désertique afin d’exaucer tous les souhaits de barons de la drogue jusqu’à ce qu’ils consentent à abandonner l’esclavage.
    Vaner – Et je dois me considérer comme chanceux.

    Il lança un regard désabusé à rendre jalouse Ange Solo avant de revenir à la charge sur sa question :
    Vaner – Alors ?
    Moi, éludant – Je suis Jedi. Ça devrait vous suffire.
    Vaner – Shesh ? Darsk ?Kuhlvult ? Knylenn ?
    Moi – Vous allez recenser tous les familles ?

    Pour toutes réponses, Vaner se mit à réciter une liste de nom avec un sourire goguenard. Je l’observai avec un intérêt soudain et utilisai subtilement la Force pour en apprendre un peu plus sur mon compagnon de voyage. Je fus aussitôt prise de vertige face à cette mise en abîme inopinée. Dès que la sensation fut passée, je décidai d’adorer mon nouveau meilleur ami.

    Moi – Si je vous le dis alors vous devenez mon telbun et vous devrez faire tout ce que je veux. Je suis du genre à avoir des lubies complètement débile à toutes heures du jour et de la nuit, qu’importe l’endroit, la météo ou l’alignement planétaire du système dans lequel nous nous trouvons.

    Vaner se tut aussitôt et m’afficha un sourire radieux.

    Vaner – Je me contenterai d’un vrai mariage et TU élèveras nos enfants pendant que JE m’occuperai des affaires familiales.
    Moi – N’espère pas même pas épouser une Kuat.
    Vaner – Dixit la fille née hors mariage.

    Je portais mes mains à mon cœur pour simuler une blessure mortelle. Evidemment, il savait depuis le départ de quelle famille je portais les traits. C’était à la portée du premier Kuati venu. Mais il avait préféré me poser la question pour en apprendre plus sur mes réactions et briser la glace. Tant d’intelligence, de subtilité et d’esprit m’émerveillèrent. Finalement cette mission serait peut-être plus intéressante que prévue.

    L’arrivée sur Servacos se fit quelques heures plus tard et sans dégâts. Vaner avait eu cette étrange idée de vouloir que je me charge de l’atterrissage. Vu comment ma prestation lui avait vendu du rêve, je savais maintenant qu’il ne me le demanderait plus jamais.

    L’ouverture de la passerelle de débarquement permit à une légère brise de s’engouffrer à bord du vaisseau. Brise évidemment chargée de particules d’épices extraites un peu partout sur cette maudite planète. Particules d’épices que j’allais donc respirer tout au long de mon séjour. Si Kaarde n’avait pas eu autant raison sur le fait que j’étais la Jedi la plus apte à m’occuper de cette affaire, je ne pus néanmoins m’empêcher de penser qu’il m’avait envoyé là sans savoir à quoi je m’exposais.

    Vaner – Si je comprends bien. On va être déf’ pendant toute la mission.
    Moi – Yep.
    Vaner – On peut espérer que les négociations se feront dans une salle avec un recycleur d’air ?
    Moi – Yep.
    Vaner – Mais ça ne sera pas suffisant ?
    Moi – Yep.

    M’accoutumant un peu à la sensation d’euphorie, je soupirai et enfilai les lunettes de protection plus que nécessaires tellement les vents charriaient sable et de particules. A l’instar de Tatooine, Servacos était une planète couverte par de vastes déserts et de régions montagneuses.

    Non loin du vaisseau se trouvait notre comité d’accueil. Je reconnus un Seigneur d’épices qui nous fit tout juste la politesse de se présenter avant de nous faire profiter d’un petit voyage en sur une barge à voiles munie de patins répulseurs afin de nous mener jusqu’à la forteresse où aurait lieu les négociations.
    Dès le lendemain, nous attaquions la première réunion. La totalité des Seigneurs étaient présents. Je fus étonné de constater l’absence de représentant de la Guilde. Au moins, ça me permettrait de rester garder une certaine forme d’anonymat.

    A peine le déjeuner atteint que le débat s’enlisait. Les Seigneurs campant sur leur position. Vaner et moi sur les autres. Heureusement, ma dernière entrevue sur Coruscant donna rapidement d’autres soucis à penser à ces esclavagistes : le cours de l’Andris venait de s’écrouler sur la Capitale galactique. Et dans quelques heures, ce serait aussi le cas du cours du Carsunum. J’en jubilais d’avance.


    Ce message a été modifié par: Tyria_ le 14-03-2015 20:22

    samedi 14 mars 2015 - 20:21 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

    22717 Crédits

    Solo resta quelques instants à fixer cette fréquence qui clignotait en soupirant profondément. Décidément, les affaires – pour rester polie – allaient bon train en ce moment.

    Ange : Solo, j’écoute.
    Wes : Salut, jeune fille. Alors un p…
    Ange, lui coupant la parole et à peine aimable : Bon, qu’est-ce qui se passe cette fois ?
    Wes, l’air las : Je suis absolument ravi que mon appel te fasse autant plaisir…
    Ange : Abrège, tu veux. On est en train d’interroger le Machin que tu as pu localiser.
    Wes : L’Aqualish ?
    Ange : Ouais, l’Abomination.
    Wes, se remémorant : Délit de sale gueule ?
    Ange : Pire.
    Wes : Ouch… Bref, je fais vite… On a un petit souci sur Servacos…

    Ange pesta si fort que ses trois acolytes se retournèrent en cœur en sa direction. D’un petit geste de la main, elle leur indiqua que l’affaire n’était pas aussi importante que ses jurons auraient pu l’indiquer.

    Wes, poursuivant : Laisse-moi finir… J’ai hésité à te contacter directement mais je suis sûr que si je ne le faisais pas…
    Ange : A t’entendre, j’ai l’impression d’être aussi intransigeante qu’un rancor devant son déjeuner…
    Wes, ricanant : Tu veux vraiment que je réponde ?
    Ange : Rappelle-moi, qui s’occupe de ton salaire ?
    Wes : … Marlon a contacté Myrkr il y a quelques minutes. Il semblerait que la Coalition s’intéresse un peu trop près aux conditions de l’extraction de l’épice…. Comme tout le monde là-bas, on a cru à une grosse blague mais quand on a vu que les cours étaient en chute libre sur Coruscant…
    Ange : QUOI ?

    Pour le seconde fois, Tony, Hoza et Raj’ s’inquiétèrent de cette nouvelle réaction de la Corellienne qui, cette fois, ne prit pas la peine de les apaiser.

    Wes : Si tu pouvais arrêter de m’exploser les tympans…
    Ange : C’est bien la première fois que tu me le reproches…

    Raj’, le seul à proximité et donc susceptible d’entendre le contenu de cette conversation, se mit à glousser et à grogner quand Solo lui administra un coup de poing magistral signifiant Ouvre-la encore une fois et je m’occupe de ta vasectomie.

    Wes, soupirant : Un jour, on réussira à avoir une conversation saine et équilibrée…
    Ange : Joue pas les altesses. C’est tout ce que tu avais à me dire ?
    Wes : Nop… Je t’ai gardé le meilleur pour la fin : Devine qui s’occupe des négociations en tant que représentant de la Coalition. Indice : C’est Jedi et ça commence par un T…

    Nouvelle suite de jurons encore plus éloquents valurent à Tony la formulation « Un problème ? » avant se retourner à son occupation.

    Wes, dubitatif : Je ne pensais pas que ça allait te réjouir à ce point.
    Ange, maugréant : On voit que tu n’as jamais côtoyé Sarkin de près…
    Wes : Oh, tu sais… J’suis pas forcément contre… J’suis loin de la trouver désagréable et sur plusieurs angles, en plus…
    Ange, riant : Crois-moi… Garde tes distances : Sarkin serait capable de générer un trou noir rien qu’en éternuant… Si tu tiens à ta virilité, passe ton chemin…
    Wes : Tu sais que je suis un homme courageux…
    Ange : … et brave… et suicidaire… et Corellien… et que tu es bourré de qualités. Oui, je sais, Wes, merci de me le rappeler… (Elle marqua une pause.) Marlon désire un coup de main ?
    Wes, rêveur : Tu as le don de choisir tes mots…
    Ange : Va ch*er…
    Wes : Haha ! Ouais. Un appui de la Guilde ne serait pas contre. Je préfère que tu t’occupes de cette affaire. Tu connais Sarkin, Servacos et je crois surtout que les garçons seront capables de boucler rapidement sur Borleias. Tu marches, que j’informe ta fille des modifications de dernières minutes ?
    Ange : Tu me devras une caisse entière remplie de ton meilleur brandy…
    Wes : Et tout ce que tu veux pour l’accompagner… Hamera, terminé.

    Ange éteignit son comlink et soupira bruyamment.
    Maintenant… Il fallait informer Tony de ce changement de programme… Partir… Sans lui… Elle déglutit péniblement, se préparant psychologiquement à cette entrevue qui s’annonçait aussi percutante qu’un match de shock ball.

    ***

    Comme elle s’y était attendu, le Lorddien fut loin d’apprendre la nouvelle avec enthousiasme – et avec raison, Solo avait bien conscience qu’elle ne pouvait le lui reprocher. Il souligna amèrement et à maintes reprises que la dernière fois où il n’avait pu l’accompagner (et que Sarkin était à proximité), son état post-mission avait failli lui coûter la vie et qu’il était loin de vouloir réitérer une expérience similaire. Ange, qui était loin d’avoir des arguments pouvant rivaliser de pertinence, bottait en touche en insistant sur le fait qu’il ne s’agissait que d’une vulgaire et soporifique réunion étalée sur plusieurs jours dont les seuls avantages se limitaient à pouvoir savourer les vertus narcoleptiques des denrées locales et que, si l’envie lui en prenait, il pouvait toujours la rejoindre une fois sa mission bouclée et vice-versa.

    Après une dispute haute en couleurs et avoir donné largement de sa personne, Solo avait finalement réussi à convaincre le beau Lorrdien à la laisser aller par-delà les étoiles sans lui.

    Ange, rajustant ses bottes : C’est juste l’affaire de quelques jours et on part en vacances…
    Tony, le poing appuyé contre la joue : File, avant que je change d’avis…
    Ange, s’asseyant contre lui et l’embrassant : Yep. Comme la crème… Je t’appelle ce soir, heure locale.
    Tony, maugréant : Tu me promets de faire attention ?
    Ange, la main sur le cœur : Jurée ! Modèle de Prudence et de Vertu.
    Tony, dubitativement : C’est moche le parjure…
    Ange : Ok, retire le dernier mot…

    En passant l’encadrement de la porte, elle lui adressa une série de signes qui le fit aussi rire que rougir et dédalla sans demander son reste sans avoir, préalablement, salué Raj’ et Hoza en quittant leur appartement de fortune. Quelques minutes plus tard, l’Angel’s quitta la stratosphère de Borleias et s’envola pour Servacos.

    ***

    Après près de douze et interminables heures de voyage, l’YT se posa sur Servacos II et un trajet en barge plus tard, le pied de Solo foula le sol du lieu de négociation sous le sourire enjôleur du dénommé Marlon.

    Marlon : Et bien, et bien… Mlle Solo… S’il avait fallu que la Coalition Galaxie fasse son entrée ici pour ramener ton joli minois, crois-moi que j’aurais demandé qu’on abolisse l’esclavage beaucoup plus tôt.
    Ange, saluant son interlocuteur : Ca fait aussi plaisir de te revoir… En d’autres circonstances, également… Quoique la dernière fois, j’ai bien mis une semaine complète à m’en remettre…
    Marlon, souriant : A ce point là ? (Il marqua une pause.) En fait, j’ai presque pas de souvenirs, à bien y réfléchir…
    Ange, lui adressant un clin d’œil : Moi, pas… même si, dans le contexte, je me rappelais à peine de mon nom…

    Une moue éloquente et un bras présenté plus tard, l’homme l’invita la Corellienne à le suivre dans la forteresse de sables… Des anecdotes à propos d’un passé révolu furent échangées et la réalité plus concrète du présent…

    -------------------------------------
    Leader de la Guilde à la retraite
    Ministre de la Perversité et maît... euh... Secrétaire du Président

    "Vous désirez ? Un soda ? Un coca ? Moi ?"

    Ce message a été modifié par: AngeSolo le 15-03-2015 15:30

    dimanche 15 mars 2015 - 12:50 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kaarde

    Kaarde

    16840 Crédits Modo

    Ce Miqaelle Bloumquwist était finalement plus qu'un simple auteur de tabloïd, contrairement à ce que j'avais pu croire. Il n'avait fait que son travail très professionnellement, vu le soin qu'il avait apporté à la vérification des preuves en sa possession, et il en payait à présent un prix amer en étant considéré par certains comme un affabulateur et calomnié en conséquence.
    L'entretien chez le journaliste ne dura que le temps pour Weedge de pirater le terminal de Bloumquwist, après quoi nous quittâmes les locaux tape-à-l'oeil du Gorafi Planet et prîmes place dans un troquet pour échanger nos impressions. Weedge s'était aussitôt attelé sur son databloc au décryptage des données piratées.

    Serveuse (servant). - Alors, voici pour vous... la bière corellienne, le Kubaz Cola, et... le jus de carotte !

    Moi (aux deux zabraks). - Lequel de vous deux s'est chargé de la commande ?

    Polux et Weedge m'offrirent alors les sourires les plus innocents que j'avais pu voir en toute une vie de Jedi.

    Moi (désabusé). - Sales gosses... alors, vos impressions ?

    Polux. - Tu n'auras pas la fréquence de comlink de la serveuse.

    Il eut droit à sa deuxième claque de Force derrière la tête de la journée.

    Moi. - Tu n'aurais pas un truc à faire ? Genre, aller à l'école ou demander des nouvelles de la mission sur Tardisia ?

    Polux. - J'ai déjà essayé, mais Dropi et Dropa ne répondent plus aux appels. Pourtant l'Holonet remarche impec.

    Moi. - Leur dernier com date de quand ?

    Polux. - De lorsque nous sommes rentrés sur Coruscant. Peut-être qu'ils ont eu le malheur de trouver les bestioles qu'ils cherchaient. Attendons un peu avant de nous alarmer.

    Le jeune zabrak allait porter la bouteille de bière corellienne à ses lèvres. Je la lui prenais des mains juste avant qu'il y parvienne.

    Moi (tout haut). - Voyons, Galak ! Tu n'as pas l'âge pour boire de la bière, enfin ! Tiens, prends ton jus de carotte ! Et que je ne t'y reprenne plus !

    Polux (grommelant). - Ouais bin en tout cas c'est pas moi qui ait un problème avec l'alcool.

    Weedge nous ramena fort heureusement au sujet qui était censé nous préoccuper : une enquête.

    Weedge. - Alors, je viens de finir de vérifier les données de Bloumquwist, et c'est du béton ! Je comprend qu'il ait sauté sur l'occasion, moi-même je serais tombé dans le panneau. Tous les indices sur la fraude fiscale de Mahan sont là, À ce stade je me demande si cette fraude n'est pas avérée, si elle n'a pas été effectuée sous le nez de Mahan à son insu.

    Moi. - Voilà qui complique les choses. Si sa société a réellement détourné de l'argent Mahan aura bien du mal à se défendre.

    Polux. - Moi je me demande surtout qui est assez balèze pour contrôler une des sociétés du Chancelier Suprême de la République Galactique à son insu.

    Weedge. - La personne qui a fait ça doit avoir le bras long.

    Moi. - Oui, plus on avance, plus ça pue le complot. Un complot étrangement vaste. Et la source de Bloumquwist ?

    Weedge. - Anonyme, évidemment. De ce côté-là on est tombé dans une impasse. Il faudra enquêter au sein de la société de Mahan directement.

    Moi. - Je suis sûr qu'il se fera une joie de nous y donner accès. Allons lui demander, tout en lui faisant part des progrès de l'enquête. Finis ton jus de carotte, Galak.

    Polux. - :col:

    Peut-être aurais-je dû passer un coup de fil à l'ex-Chancelier avant de débarquer chez lui, cela m'aurait évité une bien mauvaise surprise qui me fit songer que Tyria n'était peut-être pas la plus mal lotie de nous deux avec sa mission sur Servacos.
    La porte du luxueux appartement était éclatée, et son salon dévasté, tâché de sang, encombré de corps formant des angles bizarres, et de marques de... sabre laser ? Quant à Gaïus Mahan, aucune trace.

    Moi. - Les gars, je crois que la mission a changé.


    -------------------------------------
    I've a baaad feeling about this !
    Consultez l'ENCYCLO JDR du site !

    Ce message a été modifié par: Kaarde le 15-03-2015 20:12

    dimanche 15 mars 2015 - 19:48 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar poluxhornterrik

    poluxhornterrik

    3602 Crédits

    En fait, siroter du jus de carottes c’était plutôt cool comme mission !

    Kaarde : Les gars, je crois que la mission a changé.

    Po : Euh ! On ne peut pas retourner se la couler douce et faire comme-ci on n’était pas venu ?

    Kaarde : Si tiens quelle bonne idée ?

    Po : C’est vrai ?

    Kaarde : Non ! Bon vous deux, regardez partout, et relever les indices. Je préviens la chancelière, et je vous rejoins.

    Kaarde n’eu même pas le temps de partir que mon frère se manifesta.

    Weedge : J’ai trouvé qui est le coupable.

    Kaarde (intéressé) : Je t’écoute ?

    Weedge (avec un grand sourire): C’est toi Kaarde ! Regarde un gâteau à la carotte.

    Kaarde (faisant la moue): Ah ah ah très drôle.

    Puis il s’en alla ! Nous continuions à enquêter, quand un raffut du diable se fit entendre. J’allais voir et tombait nez a nez avec une bonne dizaine de journaliste.

    Po (dans un soupir) : Qu’est ce qu’ils font déjà la ?

    Nous n’avions pas encore eu le temps de dresser un périmètre de sécurité. Et toute présence étrangère pouvait compromettre les preuves. Un journaliste essaya de passer le seuil de la porte.

    Po : Hey tu te crois chez mémé la ? C’est une scène de crime ici, on ne rentre pas comme dans un moulin.

    Journaliste 1 : T’es qui toi morbaque ?

    D’un geste de Force, je le repoussais de quelques mètres. Les autres journalistes en voyant leur collègue se faire éjecter, reculèrent d’eux même. Je vis à cet instant que je n’étais pas habiller en Jedi. En effet nous nous étions habillés en civil pour aller voir le journaliste.

    Po : Je suis le padawan Galak de maitre Kaarde. Et nous sommes en mission.

    Journaliste 2 : Pouvez nous dire ce qu’il c’est passer ?

    Po : Non !

    Journaliste 1 : Vous caché des informations c’est ça ?

    Po : Non !

    Journaliste 2 : Alors pourquoi vous ne nous dites rien ?

    Po : Peut être par ce que l’on ne sait rien ?

    Journaliste 2 : Des Jedi qui ne saurait rien ?

    Po : On est arrivé il y a moins de 10 minutes ! Vous croyez que les indices ça pousse dans les Wroshyrs ?

    Journaliste 1 : Ca serais l’œuvre d’un wookie ?

    Po : Vous êtes juste tres cons en fait ? C’est une expression !

    Derrière moi se fit entendre des bruits de pas. Weedge avait il trouver quelque chose ?

    Weedge (précipité) : Polux devine ce que j’ai trouvé ? (Puis il vit les journalistes) Qu’est ce qu’ils foutent la ceux la ?

    Po : J’allais leur demander !

    Journaliste 1 : Il vous a appelé Polux, mais vous nous avez dit vous appeler
    Galak ? Y’a un rapport avec Polux Horn Terrik, le Jedi mort il y a prés de 20 ans ?

    Po : Vous êtes un gland mais vous avez de bonnes oreilles. Je suis un Zabrack, et je viens de la même planète que lui. Donc il me surnomme Polux. Bon qu’est ce que vous foutez la ?

    Journaliste 2 : Nous avons reçu un appel anonyme nous signalant que l’ex chancelier avait été enlevé et qu’il y avait des morts et du sang.

    Weedge : Déjà ? J’appelle Kaarde !

    Kaarde (essoufflé) : Inutile je suis là ! (se tournant vers les journalistes) Messieurs, ce lieu est une scène de crime. Elle vous est actuellement interdite. Merci de bien vouloir sortir de cette propriété.

    Pendant que les journalistes sortaient de la propriété non sans ronchonner, nous suivîmes Weedge qui avait l’air d’avoir trouver un truc.

    Weedge : Bon vous ne trouvez pas qu’il y a un problème ici ?

    Po : Y’a trop de sang. Ici on a des marques de sabre laser, et entre celles-ci, des marques de sang. Quand j’ai pris mes premiers cours y plus de 30 ans on m’a appris qu’un sabre ça cautérisait.

    Weedge : Et c’est pas tout regarder ça …

    -------------------------------------
    -Vous êtes sans doute très doué pour la soupe au lard ou le clafouti. Mais les soins magique, c'est autre chose que de casser deux œufs dans un bol.

    Ce message a été modifié par: poluxhornterrik le 16-03-2015 21:25

    lundi 16 mars 2015 - 18:54 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar ProjetT

    ProjetT

    6232 Crédits

    Le tout quand on est en mission, c'est d’être prêt a tout et a n'importe quoi. Passer d'une enquête en mode journaliste a une autre en mode police scientifique.

    Pendant que Po s'occupait des journalistes, j'avais cherché, prélevé et observé tout ce qui me passait sous la main. Étant désormais guérisseur novice officiel, j'avais avec moi un datapad modifié pouvant servir de laboratoire portable. J'avais ainsi pu analyser les traces de sang au sol. Enfin ce qui paraissait être du sang.

    J'avais aussi branché le matériel de piratage sur le système de sécurité pour télécharger les dernières images. La scène semblait irréaliste.. et non naturelle. Les taches de sang ne colle avec rien. Comme si elle avait été placée la. Les miettes de gâteaux aux carottes, qui n'avait rien a faire ici, …

    Ca semble nous laisser un message. Mais quoi ?

    Mon datapad bippe. Des informations arrivent suite a l'analyse du sang.

    Le sang ne correspond pas ni a Mahan, ni a aucun membre de son personnel. C’était…. Du sang Lepi ?!

    Kaarde était revenu et avait congédié les journalistes.

    Moi : Bon vous ne trouvez pas qu’il y a un problème ici ?

    Po : Y’a trop de sang. Ici on a des marques de sabre laser, et entre celles-ci, des marques de sang. Quand j’ai pris mes premiers cours y plus de 30 ans on m’a appris qu’un sabre ça cautérisait.

    Moi : Et c’est pas tout regardez ça …

    Je montre le datapad médical.

    Kaarde : Du sang Lepi ?
    Moi : Pire… il correspond a celui de Dropi et Dropa. Il y a les deux.
    Po : Hein?!
    Kaarde : 99.5 % d'exactitude, difficile de faire plus clair….
    Moi : Et regardez ça aussi….

    Cette fois, c'est le datapad du piratage que je présente. Une image tirée de la camera de sécurité. On y voit clairement un Lepi faire léviter Mahan, qui semblait endormi, vers la sortie.

    Kaarde : Dropi !
    Po, en meme temps : Dropa !
    Moi : C'est pas gagné….

    Kaarde : Un indice pour la suite ?

    Moi : Je n'ai trouvé que ça…

    Le papier d'emballage du gâteau utilisé sur la scène du crime, dans un sachet plastique. Il semblait y avoir des inscriptions dessus, partiellement masquée par de la crème a la carotte.

    Moi : Tu va a-do-rer, Kaarde. Les pâtisseries Roger Rabbit. Le seul et unique spécialiste en pâtisseries pour Lepi et amateur de carottes de Tout Coruscant...

    lundi 16 mars 2015 - 23:14 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Tyria_

    Tyria_

    13547 Crédits

    Au cours d’un nouvelle après-midi, je sentis comme une partie de moi devenir soudainement malade et se mettre à éprouver une peur panique comme à l’approche du plus terrible des fléaux. Ce malaise s’enracina rapidement au plus profond de mes entrailles. J’eus un mal fou à contenir mon envie de détaler aussi sec. Tous mes sens étaient passés en alerte. La Force semblait me souffler de telles promesses de morts et de souffrances que la fin me parut proche.
    J’étais à deux doigts de vomir mon repas de midi quand Elle passa la porte. La raison de mon mal être. La nuisance infâme et suprême. Celle qui mettait mal à l’aise jusqu’à la plus pure des personnes. Ange Solo La mégère était sur Servacos. Et à la disparition de son visage serein en posant les yeux sur moi, il fut évident qu’elle était de mauvaise humeur.

    « COPINE ! »

    Un réflexe salvateur me permit de retenir un sourire radieux. Au regard mauvais qu’elle m’envoya, je répondis en me levant. Et lorsqu’elle traversa – en trombe – la pièce dans laquelle nous nous trouvions, je fis une légère révérence.
    Ange s’arrêta, circonspecte, à un bon mètre de ma personne. Muni d’un sourire discret, je la rejoignis tout en récitant une tirade bien inspirée :
    Moi – Ange Solo. Leader à la retraite, survivante de la guerre interne de la Guilde, cambrioleuse de renom et ancien Maître Jedi dont la notoriété est encore intacte dans les rangs de l’Ordre. C’est un plaisir de te revoir, mon amie.

    Un silence de plomb tomba dans la salle. La corellienne observa la femme qui se tenait devant elle comme si elle l’a découvrait avant de maugréer :
    Ange – Bordel, Sarkin ! Tu joues à quoi ?

    Je ne lui répondis pas. Je me tournais vers le chef des Seigneurs des Épices.

    Moi – Vous ne nous avez pas averti que la Guilde devait participer à ses négociations.

    Une phrase digne et sensée. Ce fut suffisant pour que Solo explose comme elle savait le faire.

    Ange – Cette chose n’est pas Tyria Sarkin ! Faites-moi plaisir ! Quelqu’un a au moins vérifié son identité en arrivant ?

    Les différents seigneurs échangèrent un regard penaud. Evidemment que personne n’y avait pensé. Quand les deux débiles ont débarqué sur la planète avec le tintouin officiel pour mener des négociations au nom de la Coalition, ils ne leur étaient pas venus à l’esprit de se dire « Tiens mais si ces deux cons étaient des imposteurs ?! » Déboussolé par cette simple idée, aucun ne moufta et un silence de plomb tomba sur la salle.

    Moi – Sam t’embrasse très fort. Elle m’a dit qu’elle avait hâte de te revoir pour jouer au petit nexu.
    Ange, méfiante – Bon ok. C’est bien toi.

    Vaner se décida à prendre le relais. Il se présenta et rappela avec diplomatie la raison de notre présence sur la planète. Solo lui décocha un regard intéressé avant de prendre un siège. De là, elle me toisa d’un regard mauvais. Si elle ne s’était pas coupée de la Force, elle aurait certainement usée de la télépathie pour me prévenir qu’elle savait que je préparais un mauvais coup et qu’elle ne me louperait pas dès qu’elle en aurait la preuve. Sauf qu’elle n’avait pas la Force. Elle se contentait donc de me dévisager avec ce qu’elle appelait communément Le regard.
    Je lui répondis un sourire poli avant de reporte mon attention sur la discussion. Vaner revenait à la charge sur l’abandon de l’esclavage.

    Alaka – A défaut d’abandonner l’esclavage, on pourrait payer les esclaves et ils pourraient acheter leur liberté.

    Cette proposition était évidemment une provocation délibérée. Depuis que les Seigneurs avaient compris que la Coalition était plus que sérieuse sur ce sujet, ils avaient décidé de faire des offres toutes plus insultantes les unes que les autres. Ainsi il avait été suggéré de mettre en place une loterie. Chaque année un esclave aurait sa chance d’être libéré. Tandis qu’un autre avait proposé que le temps de travail soit réduit à 14 heures quotidiennes. La perle revenait au Seigneur qui excédé par notre insistance avait suggéré qu’on nous colle au fond d’une mine parce que là au moins « on ne le ferait plus chier. »

    Pone – Par contre, si on les paye, ils devront acheter leur nourriture, leur boisson et leur vêtement.

    Tandis que Vaner écartait la proposition, j’adressai un regard discret à Ange. Elle leva les yeux au ciel semblant comprendre que ça ne serait pas une partie de plaisir. A l’évidence, les négociations ne pourraient pas aboutir pendant ces réunions. Une discussion officieuse avec l’ex Leader de la Guilde s’imposait. J’espérai juste que d’ici là, elle aurait pu se trouver un peu de chair fraîche sur laquelle passer ses nerfs.


    Ce message a été modifié par: Tyria_ le 17-03-2015 21:41

    mardi 17 mars 2015 - 21:37 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

    22717 Crédits

    Si Solo s’était attendue à ce que les négociations prennent une allure aussi incongrue, croyez bien qu’elle aurait tout simplement pris le soin de consommer davantage de substances hallucinogènes – dans le vain espoir, peut-être, de réduire à néant de la déliquescente réalité – que l’air de Servacos II pouvait lui offrir à cet instant présent. Prenant place aux côtés de Marlon et à une distance respectable de ce qu’elle estimait devoir désormais appeler l’ennemi public n°1 ou, tout du moins, le résidu de ce que fut jadis Tyria Sarkin, elle dévisagea la totalité des membres présents et assis autour de cette magnifique table ronde dont la grandeur respirait toute la puissance des hôtes à qui elle appartenait.

    Ange, loin de connaître personnellement la totalité des membres siégeant à ses côtés, s’attarda, au cours d’une méticuleuse inspection, sur ceux dont les visages ne lui étaient pas inconnus à l’exception du jeune rouquin qui murmurait à l’instant même à l’oreille de cette fichue Kuati et dont la physionomie ne la laissait guère indifférente. Après avoir appesanti son regard sur les jumeaux qui, jusqu’alors, étaient les seuls ayant pris la parole, elle se focalisa sur la seule femme faisant parti des Douze et, à voix basse, se pencha vers son voisin.

    Ange, silencieusement : Comment va ta femme ?
    Marlon, soulevant un sourcil : Ca à l’air d’aller à ce que j’ai entendu dire… Ca fait trois ans qu’on est séparé…
    Ange : Ah… Je pensais que mon dernier séjour ne remontait pas à autant…
    Marlon, haussant les épaules : Je crois que ce divorce a été un véritable soulagement… Et comme on se croise quasi jamais pour le travail, je dirais qu’on ne se côtoie plus que pour les bons moments…

    Tandis qu’il finissait sa phrase, Joan, la jolie brune dont il était question, prit la parole à son tour.

    Joan, s’adressant aux deux représentants de la Coalition : Ecoutez, je comprends bien le problème dont il est question mais mettez-vous aussi un peu à notre place : vous nous demandez de changer en un claquement de doigts ce qui existe depuis des millénaires !
    Vaner, sourcillant : Des millénaires ? Les Seigneurs de l'Epice ont recours à l'esclavagisme depuis la chute de l'Empire lorsque la Nouvelle République a interdit l'utilisation de prisonniers pour exploiter les gisements de manière aussi illégale que clandestine. Ce choix ne remonte à peine une centaine d'année et il est encore largement faisable pour y remédier.
    Joan, calmement : Toujours est-il que le système mis en place n’a jusqu’alors dérangé personne… Personne n’est venu jusqu’ici venu remettre en question les pratiques que mes pères ont…
    Boony, haussant le ton : C’est d’un ridicule ! Franchement, Joan, t’y crois à ce machin chose de libérons les esclaves ? Qu’on bouleverse ceci, qu’on bouleverse cela ! Mais vous n’avez pas autre chose à foutre que de déranger les braves gens qui travaillent et gagnent honnêtement leur vie ! Vous n’avez pas mieux à faire en allant vous occupez de vos petits copains qui font mumuse avec leurs vibrolames améliorées sur Coruscant ?
    Marlon, prenant la parole : Si tu avais pu connaître tous les avantages qu’il y a à fréquenter de très près les jedi, crois-moi que tu ne regarderais pas leurs sabres lasers de cette manière, mon ami.

    Un petit rire flotta quelques instants dans la pièce avant que Joan ne poursuive les négociations.

    Joan, reprenant : Je ne dis pas que c’est une bonne chose mais je ne suis pas contre observer les possibilités – voire les opportunités – que peut offrir la Coalition. Je ne porte pas d’œillère, Bonny, j’essaie juste d’être un peu moins insultante que tu ne l’as été depuis que ces dignitaires ont foulé le sol de notre planète.
    Boony, maugréant : En tout cas, ces satanés esclaves ne recevront pas un crédit de mes mains, ni quoique ce soit d’autres d’ailleurs…
    Ange, ignorant celui qui venait de parler : Je rejoins Joan sur ce dernier point. La Coalition compte mettre un peu la main à la pâte ou seulement compter sur la persuasion de ses deux plus vaillants émissaires pour mettre un terme à ce charmant business ?
    Tyria, du tac-o-tac : Que la Coalition est évidemment prête à accompagner les Sevaris dans ce changement si ces derniers sont prêts à y mettre de la bonne volonté.
    Ange, dubitative : Qui a avancer les millions de crédits qu’il va falloir investir pour donner des habits viables à ces gens ? Par ailleurs, si les conditions de travail de ces gens doivent s’améliorer, il faudra sûrement compter ça en milliards… et embaucher presque le double d’ « ouvriers » dans les mines, sans compter le personnel supplémentaire qu’il faudra pour encadrer…
    Marlon, poursuivant : Ce qui m’interpelle le plus, dans cette proposition d’abolition de l’esclavage et, croyez bien que je ne suis absolument pas contre…
    Pone, amer : Génial, Marl’ ! Poursuis, je t’en conjure !
    Joan : Messieurs… S’il vous plaît…


    Après un bref silence, l’homme qui se trouvait aux côtés de la Corellienne continua de formuler sa pensée.

    Marlon, souriant : Je disais donc… Ce qui me parait si peu viable avec cette perspective que vous nous proposez – et avec toutes ces améliorations de conforts etc… -, c’est que j’imagine très mal comment vous allez pouvoir en si peu de temps recruter cette moitié qui nous fait défaut et, de surcroît, tous ces gens qui s’envoleront de Servacos une fois leur liberté récupérée. Il y a fort à parier que nous allons nous retrouver sans effectif. Pas de personnel, pas d’épices… Tout le monde y perd. Mais question est donc la suivante : comment la Coalition compte-t-elle assurer cet état de transition sans diminuer la production ? Elle ne pourra jamais forcer des populations entières à venir se terrer ici… surtout quand elles apprendront que nous n’avons pour l’instant rien à leur proposer de décemment viable au quotidien aussi bien dans les mines que pour se loger…
    Tyria, sereinement : Disons qu'étant donné que 80% des épices vendues conviennent à un commerce légal, il serait malheureux qu'elles se retrouvent lourdement taxées et que ce soit toute la planète qui sombre dans la pauvreté. Cela deviendrait d'autant plus dramatique le cours de vos ventes illégales s'écroulait aussi...

    Solo se mit à rire ouvertement.

    Ange, observant avec méfiance : Et sinon, Sarkin, si tu répondais véritablement à la question ?


    jeudi 19 mars 2015 - 22:17 Modification Admin Réaction Permalien



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