Le Temple Jedi 6 (page 13)

  Votre navigateur Internet Explorer n'est pas compatible avec Planete-StarWars.com.
Vous n'allez pas voir toutes les sections du site ni même les actualités de la page d'accueil. Merci d'utiliser un autre navigateur comme Safari ou Chrome. Merci pour votre compréhension.
  • Avatar Kaarde

    Kaarde

    16847 Crédits Modo

    Mahan kidnappé ! Comme si sa destitution ne suffisait pas. Et il fallait par-dessus le marché que le responsable fut un de nos Jedi.
    Les miettes éparpillées de financier à la carotte étaient une provocation particulièrement inquiétante.

    Moi. - Je ne peux pas croire que Dropi ou Dropa soit responsable !

    Polux. - Je veux bien que l'un d'eux soit revenu sur Coruscant s'en prendre à Mahan, quelles que soient leurs raisons. Mais autant que je sache ils ne peuvent pas être impliqués dans sa destitution. Ils étaient avec nous sur Tardisia quand l'Holonet a été saboté !

    Weedge. - Dropa n'est peut-être pas seul dans ce complot. Et puis... qui nous dit que cet enlèvement est lié à la destitution de Mahan ? Il a beaucoup moins bien couvert ses traces que le contact anonyme de Bloumquwist.

    Moi. - Le gâteau à la carotte !

    Polux. - Tu as faim ?

    Moi. - Mais non ! Dropi,... pa... a sciemment laissé ces miettes de gâteau pour me provoquer, et l'emballage avec pour nous dire où le trouver ! C'est comme ces traces de sang Lepi, autant d'indices évidents. On veut clairement nous attirer dans un piège.

    Weedge. - Et qu'est-ce qu'on fait, alors ?

    Polux (tout sourire). - On s'y précipite !

    Moi. - Évidemment, mais pas sans couvrir nos arrières. Je vais d'abord avertir le reste du Conseil Jedi.

    Je saisissais aussitôt mon comlink. Aynor étant dans l'hyperespace en route pour secourir Ceno, je dus me contenter de lui laisser un compte-rendu vocal. Idem avec Mirax, toujours sur Dathomir, qui ne pouvait apparemment pas répondre aux appels. Je décidai d'informer également Tyria, m'en voulant encore de l'avoir envoyée abruptement affronter ses démons sur Servacos (ou voulant arrondir les angles par crainte de ses futures représailles, allez savoir).

    Tyria (comlink). - Ici le Chevalier Tyria Sarkin. J'écoute.

    Elle avait étonnamment répondu de façon neutre, avec le ton le plus officiel qui soit, ce qui n'était pas pour me rassurer.

    Moi. - Euh... Tyria, ça va ? Je t'interromps en pleine réunion diplomatique ?

    Tyria. - Absolument pas.

    Moi. - …

    Tyria. - C'est à quel sujet, Grand Maître ?

    Je décidai de mettre son comportement inquiétant sur le compte de l'atmosphère de Servacos, sans doute saturé d'épices, ce qui n'aida pas à me sentir moins coupable vis-à-vis d'elle.

    Moi. - Euh, disons que la situation sur Coruscant s'est passablement compliquée. Gaïus Mahan s'est fait kidnapper. Le responsable a massacré ses gardes du corps, a laissé des traces de sabre laser au passage, et la presse est arrivée étrangement vite sur les lieux. Le plus grave est que le kidnappeur est l'un des nôtres. Il s'agit de Drop... d'un Lepi ! Mahan a été attaqué par un Lepi !

    Tyria. - Attends, attends ! Kaarde... tu peux répéter ce que tu viens de dire ?

    Moi. - Oui. Mahan a été attaqué par un Lepi !

    Tyria. - Par le slip de Baaaaaaal !... Kaarde... Oh, Kaarde...

    Moi. - Quoi ?

    Tyria. - Tu as repris de l'épice, c'est ça ?

    Moi. - Heiiin ?

    Tyria. - Avoues-le, tu es retombé dans l'épice ! Ce n'est pas grave tu sais, on replonge facilement, mais j'attendais plus de volonté de ta part !

    Au moins avait-elle quitté son masque de bureaucrate sérieuse, mais il me fallut encore du temps et des efforts pour la convaincre que je ne délirais pas. Au terme de la conversation, et après qu'elle m'ait fait le point sur sa propre mission, je coupais le comlink et m'affalais sur un divan en me massant les tempes, pris d'un soudain mal de crâne.

    Polux. - Tyria me provoquais aussi ce genre d'effets secondaires, à l'époque.

    Moi. - Ce n'est pas ça, c'est... Weedge, peux-tu essayer d'apaiser mon mal de crâne avec la Force ?

    Étonné que je ne songe pas à le faire moi-même, le zabrak guérisseur s'exécuta et vint placer ses mains de part et d'autre de ma tête.

    Weedge. - C'est... c'est étrange... je n'y arrive pas ! Ou si, un peu, mais c'est laborieux. Qu'est-ce qui m'arrive ?

    Moi. - Ce n'est pas toi, c'est la Force. Comme nous le craignons depuis des mois, le Côté Lumineux de la Force s'affaiblit. Mais c'est en train d'atteindre des proportions inquiétantes.

    Polux. - Alors ça ne se limite plus à notre vision brouillée du futur ?!

    Moi. - Non, j'en ai peur. Employer la persuasion de Force sur Bloumquwist puis sur les journalistes m'a vidé, c'est là que je m'en suis rendu compte. Soyez extrêmement prudents lorsque nous nous jetterons dans le piège, nous sommes devenus beaucoup plus vulnérables.

    Peu optimistes, nous prîmes le chemin des pâtisseries Roger Rabbit.


    -------------------------------------
    I've a baaad feeling about this !
    Consultez l'ENCYCLO JDR du site !

    Ce message a été modifié par: Kaarde le 20-03-2015 20:02

    vendredi 20 mars 2015 - 20:01 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Aynor

    Aynor

    9445 Crédits

    Secteur Corva, Jandoon.

    - Pas une cantina, pas un speeder, rien. La zone quoi.
    - Très fine analyse de la situation, merci Yota.

    Des vents violents soufflant en rafales balayaient une terre aride et sèche, soulevant le sable qui emplissait l'air doux sous un ciel voilé par ce brouillard minéral au travers duquel l'éclat timide de l'étoile - une naine blanche - peinait à percer.

    - Où est passé votre sens de l'humour ?!
    - Dans ton séant. Concentrons nous. Il faut agir rapidement.

    Nous étions tous allongés sur le sable sous le couvert de la crête d'une petite dune, à quelques centaines de mètres des vestiges d'un vieux temple en grande partie enfouis sous le sable.
    Yota ajusta ses macrobinoculaires et balança sa tête de gauche à droite puis de droite à gauche.

    - Pas de signes de vie à bord de l'Arrow. Onze individus visibles entre nous et ce qui doit être la porte d'entrée.

    Le Chevalier se repositionnant à couvert je plongeai mon regard dans le sien avant de m'adresser à tous. J'avais rassemblé le maximum de forces disponibles - pas autant que je l'aurais souhaité mais nous ne pouvions faire mieux – pour une intervention rapide et musclée. Nous étions douze, des Jedi exclusivement. Il avait été décidé de n'impliquer aucune force de la Coalition Galactique ce qui nous éviterait d'avoir à fournir des rapports plus détaillés que nécessaire.

    - Se lancer à l'assaut sans connaître les forces en présence … je n'aime pas ça.
    - Ces quelques mercenaires vous effraient, Maître Syl'Ans ?

    Le rire stridulé de celui qu'on surnommait le colosse de Rhodia, car il est vrai que la stature de Moram Chak était imposante surtout pour un membre de son espèce, contrastait beaucoup avec sa carrure et en tout cas il n'amusa pas beaucoup le Maître Jedi taciturne et austère qui se détourna de lui.

    - Il n'y a pas d'autre issue pour pénétrer dans ce temple, notre voie est toute tracée, fis-je remarquer.

    Maître Ka-Tu-Un, un céréen sage et avisé, acquiesça et ajouta que le plus important résidait dans l'effet de surprise et qu'il ne fallait pas laisser le temps à ceux de l'extérieur de communiquer notre présence à ceux de l'intérieur. Il ne faisait nul doute qu'il n'y aurait aucune négociation possible.

    Chacun de nous avait défait sa bure et c'est ainsi, vêtus de nos tuniques aux couleurs qui se fondaient à merveille dans ce paysage de roche et de sable, que nous nous approchâmes avec la plus grande discrétion du temple, formant un arc de cercle se refermant petit à petit sur le groupe de mercenaires. Les talents téléphatiques de Maître Ka-Tu-Un s'avérèrent un atout précieux dans notre coordination. Pas un mot, pas un geste, ne fut nécessaire pour lancer l'offensive. Jusqu'aux sens hyper aiguisés, héritage de générations de chasseurs impitoyables, du mercenaire trandoshan furent pris de court lorsque l'énorme silhouette de Moram Chak s'abattit sur lui et que la lame de son sabre laser vint lui taillader mortellement le thorax.

    Yota, le plus jeune d'entre nous, avait surgit promptement en l'air assénant un coup de pieds à la tête de son vis-à-vis qui chancela et ne pu ajuster correctement son tir. L'instant d'après le canon de son blaster était sectionné et il était maintenu en respect par le Chevalier.

    Quatre des onze mercenaires perdirent la vie. Nous regroupâmes les survivants avant de leur administrer un puissant sédatif. Je m'avançai légèrement en tête du groupe. Nous faisions face à une porte massive en bois que les siècles avaient bien marqué.


    - Le côté obscure imprègne ces lieux, de façon diffuse et profonde, lâcha le Maître Jedi céréen presque pour lui-même.
    - Tant que c'est vivant et que ça peut goûter de mon sabre, ça me va !

    Je poussai la lourde porte avec l'aide de Moram Chak, l'air frais remontant des profondeurs du temple nous caressa le visage et nous nous engageâmes dans l'obscurité. Nous avancions à la lumière de la faible lueur diffusée par des appliques murales. Ces ruines avaient bien été converties en base opérationnelle. Bien vite le couloir déboucha sur un espace plus grand à partir duquel partaient trois autres couloirs. Maître Syl'Ans alla d'une entrée à l'autre visiblement à la recherche de quelque chose.

    - Il remonte de l'air plus chaud de ces deux couloirs – il désigna les couloirs les plus à gauche.

    Il fut décidé de nous séparer en deux groupes afin de retrouver nos compagnons plus rapidement. Yota et Maître Syl'Ans m'accompagnèrent ainsi que 3 autres Jedi. Dès ce moment à chaque embranchement nous laissions un transpondeur derrière nous. Pas de fantômes à l'horizon, et nous étions tous pleinement concentrés afin d'effacer au mieux notre présence dans la Force ce qui, en retour, nous privait de ses sens. Quelques minutes plus tard les premiers échos de paroles que l'on ne pouvait discerner nous parvinrent. Entre chaque bribe de phrases perçaient des cris de douleurs ne laissant que peu de doutes sur leur nature. Nous hâtâmes le pas jusqu'à finir par courir en direction des hurlements. Au bout du couloir une salle se profilait. Il n'était plus temps de se cacher, je m'ouvrai complètement à la Force et avec son aide, au moment de pénétrer dans la pièce – une salle dont le pourtour était formée d'une passerelle sur laquelle nous débouchions – je sautai en avant avec la lame verte de mon sabre prête à fendre en deux le droïde affairée à torturer le Sabre des Jedi.


    VIIIIIIIIIM

    ---

    Au même moment, le groupe menée par Maître Ka-Tu-Un et Moram Chak se retrouva confronté, non loin de là, à une armée de malfrats et à l'apprenti Sith Dark Bones ...
    -------------------------------------
    Maître Jedi.
    Twi'lek mordante.

    Ce message a été modifié par: Aynor le 27-03-2015 18:25

    vendredi 27 mars 2015 - 14:31 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar ProjetT

    ProjetT

    6239 Crédits

    Cette mission sentait.. la carotte. Avec la Force qui nous faisait défaut, cette affaire pour discréditer Kaarde, nos amis Lepi qui deviennent dingue… c'est la meilleure définition que je pouvais donner. Ca sentait la carotte.

    Et a plein nez. Les Pâtisseries Roger Rabbit. Tout ici sentait la carotte, si bien que Kaarde en était malade.

    En quittant le temple avec mes affaires, j'avais croise Sol'As et l'avait notifié de mon départ en mission, et donc de mon absence prolongée de l'infirmerie. Quant il su que je partais avec Kaarde. Il m'avait confié alors un médicament pour lui – en cas de contact avec des carottes, il pourrait redevenir orange et retomber malade.

    Je le sorti et le donna a Kaarde qui remercia Sol'As pour son initiative et pris un médicament immédiatement. Nous n'avions pas pu faire autrement que de rester nous même, utiliser la Force étant tellement difficile. Donc tenter d 'entrer discrètement ou de se faire passer pour des livreurs était exclu. Alors on avait pris la méthode directe : Enquête officielle. Ayant été filmé sous tout les angles par les journalistes dans le bureau de Mahan, notre implication dans l’enquête était déjà connu dans un bon quart de la galaxie.

    Nous attendions, dans une salle de « test » libre, un responsable que l’hôtesse d’accueil avait (difficilement) accepté d'appeler. Un Lepi albinos, avec une tenue rouge et des gants jaunes nous rejoint.

    Lepi : Bonjour bonjour messieurs, que puis-je faire pour des hôtes importants comme vous ?
    Kaarde : Nous sommes ici pour une enquête.
    Lepi : Une enquête… sur la qualité de nos produits ? Vous voulez goûter ?
    Kaarde : Non merci.

    Kaarde eu comme un haut-le-cœur a cette seule idée.

    Po : Non une enquête sur un enlèvement.
    Lepi : Un enlèvement ? Mon dieu mais comment notre humble entreprise peut être mêlée a une telle horreur ?
    Moi : Le… coupable a laissé ceci derrière lui.

    Je lui montre le papier du financier au carotte.

    Lepi : Oui, oui, ça ressemble bien a un de nos emballages… le financier a la carotte, un grand succès..
    Kaarde : Vous en vendez beaucoup ?
    Lepi : Oh oui oh oui, nous en vendons un quart de million d'unité par semaine.
    Po : Ça fait un peu beaucoup pour trouver notre coupable…
    Lepi : Nous n'avons pas de registre de vente précis, nous avons 45000 points de vente juste sur Coruscant, et nous vendons beaucoup a la dégustation…
    Kaarde : Je m'en doutais un peu…

    Po et moi observions autour de nous, mal a l'aise. Kaarde aussi nous indiquait par un geste cette même impression. Quelque chose clochait, mais la Force ne nous était d'aucun secours pour identifier ce malaise qui nous tenait. Comme si nous étions observé...

    Ce message a été modifié par: ProjetT le 29-03-2015 03:20

    dimanche 29 mars 2015 - 03:20 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Tyria_

    Tyria_

    13547 Crédits

    J’adorais observer l’immensité spatiale lorsque je me trouvais à bord d’un vaisseau. Il y avait ce je-ne-sais-quoi qui m’apaisait presque systématiquement. Même lors de mes moments les plus sombres, j’avais toujours gardé l’automatisme de venir me poster devant une baie d’observation.

    Il me fallut cependant un instant de réflexion pour me rendre compte que je ne devrais pas me trouver là. Aux dernières nouvelles, je menais la plus ennuyeuse des missions de médiation sur Servacos. Pourtant, je me trouvais là, sur le pont d’un vaisseau que je reconnus sans peine tant mes souvenirs y restaient attachés.
    Je fermais les yeux. Il fallait que je décroche mes pensées du ballet qui se jouait devant moi.
    Tout me paraissait familier à bord : le sifflement léger de la ventilation, les vibrations sourdes provenant des moteurs traversant doucement mes bottes, les pas précipités de quelques officiers.

    Il s’agissait clairement d’une vision de Force. Cette dernière possédait cette qualité lumineuse presque scintillante dont Kaarde m’avait rabâché les oreilles pendant des années. Sauf que je n’avais jamais eu l’occasion d’en faire l’expérience. Enfin jusqu’à aujourd’hui.
    Je soupirais. Pourquoi n’avais-je pas été plus assidue pendant les leçons de mon Maître ? Et pourquoi la Force choisissait ce moyen précisément pour me transmettre un message ?

    Je rouvris les yeux, essayant de faire abstraction de l’agitation qui régnait autour de moi. La bataille n’avait hélas pas disparue. Je me mordis la lèvre et une lourde angoisse se réveilla au fond de moi. Je ne suis plus cette femme. Je n’ai plus cette flotte. J’ai abandonné cet équipage à lui-même. Le Chu’Unthor était en proie aux flammes. Une voix m’interpella derrière moi.

    « Madame, quels sont vos ordres ? »

    Reconnaissant le timbre, je fus prise d’un vertige. Je détournais un instant pour faire face à mon interlocutrice. Elle resta impassible son regard bleu glacé regardant par-dessus mon épaule. Une lueur éclaira son visage. Mon regard se reporta sur la bataille. Impuissante, j’assistai à la disparition du vaisseau Jedi dans une explosion gigantesque.

    « Tyria ? Ça ne va pas ? »

    Une main se posa sur mon épaule et me ramena instantanément à la réalité. Vaner. Servacos. La mission de médiation.

    Vaner – Tyria ? On dirait que tu as vu un fantôme.
    Moi – On peut dire ça.

    Vaner fronça les sourcils. Je déglutis péniblement.

    Vaner – Tu veux en pa…
    Moi – Non.

    D’un bras, j’attrapais quelques-unes de mes affaires qui s’étaient retrouvées à terre.

    Vaner – Je peux savoir ce que tu fais ?
    Moi – Solo m’a proposé une petite entrevue toute à fait officieuse. Vu la séance d’aujourd’hui, je pense que c’est notre seule chance…
    Vaner – De faire avancer les négociations. Je sais. Tu me l’as déjà dit. Mais elle ne doit avoir lieu que dans une heure.
    Moi – Solo ne supporte pas qu’on soit en retard.

    Je finis de mettre un peu d’ordre dans ma tenue. Vaner eut tout juste le temps de me rattraper par le bras et de poser ses mains sur mes hanches.

    Vaner – Mais quel hutt te pique ? C’est à cause de ce qu’on…

    Je posai un doigt sur sa bouche et lui lançai un regard entendu.

    Moi – Non. C’est juste que… Je dois aller prendre l’air.
    Vaner – Mais l’air est chargé d’épice dehors !

    Je tournai aussi sec les talons et eus tout juste la possibilité d’entendre bougonner quelque chose sur l’imprévisibilité des femmes.

    La réunion avec les Seigneurs de l’Epice s’était achevée environ trois heures auparavant sur un bide complet. Dépitée, Ange m’avait proposé qu’on en parle de manière civilisée – ce qui dans le jargon de la Corellienne signifiait autour d’une bonne bouteille. Et après ma vision, l’idée me paraissait plus que bienvenue.

    Cette vision. N’ayant jamais attaqué le Chu’Unthor avec ma flotte par le passé, j’en déduisais que j’avais assisté à un avenir possible. Par la Force ! Il y avait donc un avenir où je me retrouvais à la tête de ma flotte et avec laquelle je détruisais le vaisseau académie. Cette simple évocation me fit frissonner. Et l’idée qu’elle sous-entendait me terrifia : Black Baccara allait revenir.

    Ne pouvant rien y faire, je décidais de terrer cette angoisse bien au fond de moi et de rejoindre Ange. Toute distraction serait la bienvenue.

    J’étais encore en train de digérer la nouvelle et de questionner la Force sur ce qui n’allait pas dans ma vie quand j’arrivais dans les quartiers de l’ex Leader. La porte s’ouvrit et me laissa découvrir une zeltronne assise à califourchon sur Ange tandis qu'une Twil'eck dansait pour Marlon. Sur une table basse se trouvait du Brandy et de l'épice pour une dizaine de personnes.
    Je décochais un regard vers le ciel à l’intention de la Force lourd de sens avant de reporter mon attention sur la guildeuse qui m’offrit son plus beau sourire.

    Moi – Je crois que je suis un peu en avance.

    dimanche 29 mars 2015 - 23:05 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

    22734 Crédits

    Ce retour sur Servacos avait réveillé chez Solo des souvenirs qu’elle jugeait appartenir désormais à un passé trop lointain et qu’il convenait, selon elle, de replacer dans une actualité toute contemporaine. Cet éclat dans les beaux yeux du Sevari s’était ravivé au moment où elle avait accepté de redonner vie à ces impérissables instants d’autrefois qui la tireraient pendant quelques heures de cette rengaine monotone de situations toujours plus fâcheuses et assommantes.

    Confortablement installés sur coussins et sofas dans la suite allouée à la Corellienne, Ange et Marlon profitaient de l’ondulation des corps voluptueux des deux charmantes créatures qui les avaient rejoints pour jouir de cette agréable soirée loin des diurnes et laborieuses négociations. La Zeltronne à la peau de feu qui s’agitait au gré des sourires manifestes que lui adressait la Corellienne s’accommodait parfaitement des fines particules cristallines qui passaient de ses reins au visage de sa camarade nocturne. Solo se sentait étonnamment détendue et ravie de la tournure que prenait son petit séjour au-delà de la Bordure médiane.

    Adressant un regard langoureux au jeune homme qui se trouvait à portée de mains, elle dut pourtant s’interrompre et détourner son attention vers cette porte qui venait de s’ouvrir, dévoilant une Sarkin en avance d’une bonne heure sur l’horaire qu’elles s’étaient fixées.

    Tyria : Je crois que je suis un peu en avance.
    Ange, lui offrant son plus beau sourire sans prendre la peine de se relever : Légèrement… Tu m’excuses de ne pas aller te tenir la porte, je suis comme qui dirait captivée par mon environnement immédiat. Mais, entre, je t’en prie.

    Sans être le moins du monde perturbée par cette vision plutôt banale des activités extra-professionnelles de son amie, la Kuati s’engagea dans le salon aux vapeurs enivrantes et s’assit non loin de la Twi’lek qui remplissait généreusement le verre du Sevari tout aussi vêtu que l’étaient jusqu’alors les autres membres de cette pièce.

    Ange, tendant un verre à la nouvelle venue : Tu désires quelque chose en particulier ?
    Tyria, prenant la bouteille de brandy : Je me contenterai de ça…
    Marlon : Tu es sûre ? Ces deux demoiselles sont absolument ravissantes… De mémoire, une de leurs amies étaient quelque peu vexée de n’avoir pu être conviée…

    Pour toute réponse, Sarkin adressa un regard interrogateur à Solo qui, avec un sourire toute aussi éloquent que le premier qu’elle lui avait adressé, se contenta de lui répondre négligemment cette réponse sibylline :

    Ange : En théorie, oui en pratique, je te rassurerai peut-être en te disant que je n’ai jamais eu à payer pour ce genre de service…
    Tyria : Dans ce cas, Madame l’ancienne Leader de la Guilde, je serai plus qu’enchantée de profiter moi aussi de quelqu’un pouvant égailler ma soirée.
    Ange, se redressant brusquement : T’es sûre que ça va ?
    Tyria : Parfaitement…
    Ange, prise au dépourvu : Nan parce que si tu veux que tout ce petit monde décampe, que j’enfile un truc et qu’on entame cette discussion qui n’aurait dû démarrer que dans une heure, je peux…
    Tyria, l’ignorant : Je t’ai déjà répondu, ma chère.
    Ange, renchérissant : D’ailleurs, si tu préfères une version plus… masculine dirons-nous…
    Tyria : Ca ira, j’ai su trouver ce qui me fallait à ce niveau…
    Ange, lui adressant un regard qui en disait long : Oh… Dans ce cas, Madame, vos désirs sont des ordres…

    Surprise, Solo haussa les épaules, murmura quelque chose à l’oreille de la Zeltronne et la gratifia d’un effleurement affectueux quand cette dernière s’éclipsa son comlink à la main dans la pièce d’à côté.

    Ange, se passant la main sur son épaule dénuée : Dis-moi, Sarkin. Avant de venir foutre la pagaille dans ce charmant coin de la galaxie, tu t’étais un peu renseignée au sujet de la manière dont tournait la maison ?
    Tyria, tendue d’après ce que jugeait son interlocutrice : Relativement…
    Marlon, passant un bras autour du cou de la Corellienne : Mais encore ? Tu sais qu’une décision ne peut être prise pour les Douze que si Sept d’entre eux approuvent, n’est-ce pas ?
    Tyria, rejetant la familiarité de la situation : Pas officiellement non, mais je vous remercie de me le rappeler.
    Ange, blasée : Tu ne veux pas arrêter deux secondes de te comporter comme une frigide politicienne ? (Elle fit un geste éloquent en pointant de haut en bas son anatomie.) On est entre nous, là, je te le rappelle.
    Tyria : Je ne vois absolument pas en quoi mon attitude diffère de l’ordinaire, mon amie.

    Poussant un soupir lourd de sens, Ange avala le reste de sa bouteille de brandy et inhala une nouvelle dose d’épices avant de se laisser un peu plus dans les bras de Marlon qui, malgré tout, prit la parole.

    Marlon, professionnel : Dans ce cas, vous savez qu’il sera difficile de rallier tout le monde à cette cause…
    Tyria : Il est impossible de concevoir l’idée de faire accepter une partie seulement des Seigneurs des épices ? Si une partie des esclaves des mines étaient libérés, les autres seraient forcés de…
    Marlon : Je vous interromps tout de suite. Cela ne fonctionne pas ainsi. Nous n’avons pas nos propres mines, nous ne les gérons pas indépendamment. Chacun d’entre nous a une tâche bien définie dans le système et s’occupe, bien entendu, de mines et de raffineries mais, pour des raisons d’équité, tout est mis en commun avant d’être exporté.
    Ange, buvant une nouvelle rasade : Pour faire simple, Sarkin. Ceux qui sont d’accord ne peuvent pas aller dire aux autres d’aller de faire voir chez les Hutt…
    Tyria, dévisageant Marlon : Pensez-vous qu’il vous serait possible de rallier sept Seigneurs à notre cause ?

    Au moment où Sarkin achevait sa phrase, la beauté aux jambes interminables fit son grand retour, monopolisant de nouveau l’attention et les soins de ses deux interlocuteurs. Tandis que la Twi’lek s’approchait chaleureusement de la Kuati sous le regard bienveillant du Sevari, Solo et Marlon profitaient de la courbe des hanches de Zeltronne pour consommer une nouvelle dose de carsunum.

    Marlon, frissonnant de plaisir : On en était où ?
    Ange, respirant de nouveau l’épice : La majorité absolue, mon chéri…
    Marlon, se mordant la lèvre : Oui… C’est envisageable… Il nous faudra des garanties… Si aucune perte monétaire est à négliger vous aurez vos voix….
    Tyria, de moins en moins indifférente aux charmes de la danseuse : La Coalition pourra sans doute vous garantir un allègement des taxes et… (Elle dut marquer une pause.) sans doute… un regard beaucoup moins regardant quant à vos activités illégales… peut-être aussi quelques crédits pour participer à l’aménagement des locaux…
    Ange, dévoilant les dents : Oh oui… Je visualise tout à fait…

    On frappa alors à la porte. Trop occupés pour détourner leurs esprits et leurs corps de ce qui se jouait devant eux, personne ne daigna accorder la moindre importance à ce son venu du dehors.

    Marlon, percevant le second toc-toc : Sûrement notre invitée. Entrez, je vous en prie…

    A peine eût-il terminée sa phrase qu’une autre Zeltronne se glissa dans l’encadrement de la porte suivie d’une ombre qui n’avait pas été conviée mais dont la vue ne semblait guère déranger la Corellienne à en juger par ses traits qui laissaient entendre au nouvel arrivant qu’elle était plus que ravie qu’un individu de plus se joigne à leurs festivités.

    -------------------------------------
    Leader de la Guilde à la retraite
    Ministre de la Perversité et maît... euh... Secrétaire du Président

    "Vous désirez ? Un soda ? Un coca ? Moi ?"

    Ce message a été modifié par: AngeSolo le 30-03-2015 23:51

    lundi 30 mars 2015 - 20:28 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar waren

    waren

    14531 Crédits

    Lieu : Xelos (Base secréte)

    Shae introduisit le seigneur sith dans une petite salle ou se trouvait un homme, debout devant une console montrant une carte de la galaxie, ou des points scintillant représentait des systémes. A ses cotés se trouvait une autre personne dégageant un fort aura sombre. Une épice de tabac renseigna le Cathar sur l'identité du mystérieux inconnu à présent penché sur le pupitre, tous le pensait mort depuis deux ans, mais il était là. Spencer grogna et avança vers le traitre.


    Waren : Mon cher Spencer, quelle plaisir de vous revoir.
    Spencer : Gnrr.. Ainsi tu n'es pas mort sur Corruscant ?
    Waren : Deux bras, deux jambes, je vérifie ma tête mais je crois être entier.
    Momie : Vous comptez discuter comme deux lycéennes longtemps ?
    Waren : Oh pardon, je te présente mon associé, il se nonme..

    A suivre..

    jeudi 02 avril 2015 - 01:25 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Tyria_

    Tyria_

    13547 Crédits

    A l’évidence, la soirée m’échappait complètement. Mais ça, je ne m’en souciais plus trop. Entre l’alcool et l’atmosphère épicée de la planète, j’avais l’impression d’avoir dix ans de moins. Avec la Twi’lek, j’en avais carrément vingt de moins.
    La porte laissa entrer une zeltronne et… Vaner ? Dont l’air ahuri sembla montrer qu’il ne s’attendait pas à cette scène.

    Vaner – J’avais compris « civilisée » et pas « déshabillée » quand tu avais mentionné cette entrevue.
    Moi – C’est de l’adjectif fourre-tout de Solo. Il faut surtout comprendre qu’elle ne s’énervera pas (trop).

    Ange eut son sourire carnassier en voyant le jeune homme. Ni une ni deux, elle le pria de bien vouloir entrer. De bon cœur, Mon compatriote alla s’installer là où la place était disponible. Passant subrepticement devant la guildeuse, cette dernière me coula un regard.

    Ange, entre ses dents – Tu sais s’il est…

    Je ne saurais dire si ce fut le ton utilisé ou l’éclat lubrique brillant dans ses yeux, mais elle n’eut pas besoin de finir sa phrase. Pour toute réponse, je lui servis un sourire plus qu’éloquent. Elle me fit un clin d’œil.

    Ange – Petite coquine, tu sais qu’on pourrait en partager d’avantage, des choses, toutes les deux.

    Cette phrase me fit rire de bon cœur. Néanmoins, je ne pus m’empêcher de faire le lien avec le précédent message de la Force. Était-ce Ange le problème de ma vie ? Ou simplement que je acceptais de me retrouver dans ce genre de situation ?
    Tandis que mes élucubrations avançaient au rythme de ma levée de coude, Ange se rapprocha du représentant de la Coalition afin de faire connaissance. Je n’entendis pas la teneur des propos de la Corellienne mais la réponse de Vaner fut parfaitement audible.

    Vaner, souriant – Vous marinez chez vos harengs ?

    Ange resta stoïque quelques secondes le temps de digérer l’accroche. Pour toute réponse, elle se leva et retourna auprès de Marlon. Penaud, Vaner me dévisagea comme si j’avais la réponse. Evidemment, je l’avais. Mais je n’avais aucune envie de devoir lui expliquer en quoi l’humour Kuati n’était pas compatible avec celui des Corelliens. Si bien que je me contentais d’hausser les épaules.

    Le reste de cette discussion « civilisée » restera à jamais dans ma mémoire quand un infâme bordel mêlant éclats de rire, musique douteuse et trop forte, senteur d’épices en tout genre et shots d’alcool. J’émergeais néanmoins des quartiers de Solo une quinzaine d’heures plus tard propre comme un sous neuf et portant des vêtements d’Ange.

    La séance de négociation suivante s’entama en toute légèreté. Vaner débarqua avec une tête de qui laissait à penser qu’il était mort trois jours plus tôt et qu’on lui avait roulé dessus. Face à mon visage parfaitement reposé, il ne put s’empêcher de grommeler quelque chose sur ces « foutus trucs de Jedi. » Ange, elle, arriva encore euphorique (ou saoule) de la veille. Elle me glissa un clin d’œil insistant.

    Ange – Ah, Tyria ! On se refait une petite sauterie quand tu veux !
    Moi – Tu sais que c’est déstabilisant de te voir d’aussi bonne humeur.
    Ange, riant – Je peux te coller un pain si ça peut te faire plaisir.

    Elle allait ajouter quelque chose quand elle surprit le regard de Vaner. Elle se fila aussitôt jusqu’à son siège en prenant bien soin de l’ignorer.

    Vaner – Je n’aurais jamais ma chance avec elle.
    Moi – Il fallait mieux choisir ta phrase d’introduction.
    Vaner – Mais ça a parfaitement marché avec toi !
    Moi – Oui mais moi je suis bon public…
    Vaner – Ah.
    Moi – Je suis même surprise qu’elle ne t’ait pas collé une baffe.
    Vaner – Ah.
    Moi – Remarque elle ne t’aurait pas gardé pour ton vocabulaire.

    Vaner me répondit par un savoureux juron kuati.

    dimanche 05 avril 2015 - 12:40 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Bencenovii

    Bencenovii

    14850 Crédits

    Jandoon


    Enfermé dans une salle du temple spécialement dédiée à la torture, pieds et poings liés, Ceno subit des traitements pire que la mort depuis des heures. Un droïde sphérique munis d'un tas d'instruments s'affaire à lui faire ressentir des douleurs atroces, exploitant les failles de son beskargam. Le Chiss nommé Dji dirige l'opération, sa posture et son attitude sont celles d'un militaire, tout le monde lui obéit au doigt et à l'oeil. Si Spencer l'a choisi comme premier lieutenant, c'est qu'il doit avoir de bonnes compétences en tant que chef. Mais le natif de Mandalore n'a pas tellement le temps d'analyser les individus en présence, il résiste tant qu'il peut, mais la souffrance physique est telle que sa dignité seule ne suffit pas à retenir ses hurlements.

    Ceno - Grmmm.... Graah! Haaaaaargh!

    C'est alors que Dark Bones apparaît dans la pièce. A la surprise du prisonnier Jedi, il est accompagné du Prince Ptraël de Grilamen. La présence du pilote Kel'Dor qui leur avait échappé lors de la bataille d'Inferno éclaire sa lanterne, Ptraël serait un allié précieux pour Spencer. Bones s'approche de Ceno, le droïde s'écarte.

    Bones - L'ennemi juré de mon Maître... À ma merci! Tu vas périr avec tes padawans, tu devrais faire plus attention où tu mets les pieds.
    Ceno - ... Je mets les pieds où je veux... Et c'est souvent dans la gueule.
    Bones - Tu as encore l'arrogance de répondre, je vais te calmer!

    Le Kaleesh recule d'un pas et lance une volée d'éclairs de Force. L'armure de Ceno est un conducteur idéal et ce-dernier prends très cher, mais il résiste et redresse la tête fièrement, fixant le sith silencieusement. Ce-dernier renchérit.

    Bones - Ta vie est un long et tortueux chemin vers la mort... Je serai ton raccourci. Que se passerait-il si je retire ton casque?

    Il attrape la tête de fer et s'apprête à enlever l'artifice qui retient Cenovii en vie.

    Ceno - Non! Arrêtez!

    On peut deviner le sourire malsain du Kaleesh derrière son masque en os, tel le digne héritier d'un fou fêlé qu'il est. Contre toute attente, le Chiss s'interpose, il prends le bras de Bones et déclare d'un ton très sérieux:

    Dji - Il n'en est pas question. Le Seigneur Spencer nous a interdit de le tuer, il veut s'en occuper lui-même.
    Bones - Tsss!

    Bones lâche prise, et retire son bras de l'emprise du Chiss avec brutalité. Il est l'apprenti de Spencer, mais apparemment c'est bien Dji qui est responsable de leur base cachée. Les deux sous-fifres du fauve donnent l'impression d'être en concurrence, ils n'ont pas tellement l'air de s'apprécier. Le sith débarrasse le plancher dans un revers de cape magistral, n'omettant pas de donner un dernier ordre.

    Bones - Continuez de le torturer, qu'il souffre comme il n'a jamais souffert!

    Puis il disparaît. Dji programme à nouveau le droïde de torture avant de décamper à son tour par une autre passerelle. Cenovii encaisse la torture pendant encore un long moment, il n'a plus la notion du temps, il se concentre dans la Force pour contrôler la douleur, mais rien n'est plus difficile... Jusqu'à ce qu'enfin, la cavalerie débarque!

    C'est Aynor! Elle fond sur le droïde et le découpe proprement en deux. Elle est suivie de près par nul autre que l'ancien Maître de Cenovii, Yota Gin, ainsi que par Maître Syl'Ans. Yota délivre son ancien padawan, qui tombe lourdement sur ses genoux, rattrapé de justesse par la Twi'lek azurée.

    Aynor - Par la Force, qu'est-ce qu'ils t'ont fait?
    Ceno - ... Ils ne m'ont... Même pas posé de question...
    Yota - Toujours aussi téméraire, ou simplement fou, je ne saurais dire.
    Ceno (remuant) - Les padawans... Il faut aider les padawans...!
    Aynor - Cesse de t'agiter comme un blob, ne t'inquiète pas Ka-Tu-Un et Moram Chak sont sur le coup. Laisse-moi soigner tes blessures maintenant. Yota, Syl, postez-vous en faction près des entrées et empêchez quiconque de s'approcher d'ici.

    Les deux désignés s'exécutent, se mettent en position pour monter la garde, tandis qu'Aynor allonge le Sabre des Jedi et commence à retirer son armure. Le diagnostique est inquiétant, mais quelques minutes devraient lui suffire à prodiguer les premiers soins. Ceno contemple la Twi'lek, elle lui apparaît comme un ange des lunes de Yégo, et il lui semble qu'après ses dernières mésaventures, il n'a jamais été aussi heureux de la voir. L'amour qu'il nourrit secrètement pour elle n'en est que plus fort.

    -------------------------------------
    Cyber-Mando-Jedi

    Ce message a été modifié par: Bencenovii le 05-04-2015 16:14

    dimanche 05 avril 2015 - 16:11 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

    22734 Crédits

    Après s’être adonnée à l’ivresse de ce qu’elle désignait sous la périphrase de la nuit précédente, Solo devait désormais rendre comptes à la réalité de ses responsabilités et du rôle qu’elle jouait – bien malgré elle ! – dans ces vaines négociations. Une fois de plus, et en dépit des déboires de la veille, elle n’avait pu espérer trouver le sommeil. Ces interminables semaines commençaient sérieusement à jouer sur sa santé, la jeune femme en était conscience mais ne sachant vers qui se tourner ou, plus exactement, se refusant à confier ses problèmes et se reposer sur la science ou les épaules d’autrui, elle se contentait de placer sa foi dans les deux seuls médiums qu’elle estimait digne de confiance et exempts de tout jugement éthique : l’épice et l’alcool. Pourtant, Ange éprouvait la terrible sensation que ces deux ressources avaient, elles aussi, atteints une assistance qui, lasse, se défiait d’accomplir le rôle qu’elle lui avait assignée.

    Les échanges s’enchainaient et l’euphorie perdait de son pouvoir que Solo déplorait à mesure où elle sentait les méfaits de sa précédente conduite – méfaits qu’elle n’avait pas ressentis depuis un temps longtemps oublié. Les conversations se faisaient de plus en plus lointaines tandis que, machinalement, elle s’agrippait au bras de Marlon comme pour ne pas perdre pied d’avec son environnement.

    Ange, respirant difficilement : Je crois que je commence à ne pas me sentir très bien…
    Marlon, à peine plus vif : Ange… Tu t’es vidée une… des… bouteilles… dizaines… tout ça de brandy… Je ne sais même pas comment tu fais pour être encore debout…
    Ange, se mordant la lèvre inférieure : D’ordinaire, ça ne me fait pas cet effet. J’te jure… Y a un truc qui tourne pas rond…
    Marlon, essayant d’écouter les propos échangés en dehors des leurs : Princesse, c’est toi qui tourne pas rond… J’ai l’impression qu’un bantha en chaleur exécute une parade nuptiale avec mon cerveau… J’arrive même pas à avoir une pensée cohérente. (Il marqua une pause.) En fait, j’arrive pas à avoir une pensée tout court…

    La nausée lui monta chaleureusement dans l’œsophage avant de se nicher dans sa gorge. Avouons-le, le regard qu’elle venait de croiser – celui de Vaner qui quémandait nous ne savons quelle marque d’affection ou d’attention – n’arrangeait pas les choses, au contraire, il n’avait qu’accroître le dégoût qui s’était immiscé de son esprit jusqu’à son corps.

    La Corellienne plaça instinctivement la main sur son front. Le contact avec les gouttes qui perlaient sur sa peau devenue moite la fit tressaillir. Si sa chair la trahissait, son esprit, quant à lui, demeurait aussi vif que d’ordinaire. Le hiatus généré par ces deux états presque oxymoriques se mit à l’inquiéter. Solo ne pouvait s’empêcher de tracer, avec une sereine fiabilité, linéairement ces symptômes épars dont les éruptions devenaient, à mesure où le temps avançait, de plus en plus rapprochés. Est-elle malade ? Le silence qui suivit cette réflexion la laissa perplexe et ne lui disait rien qui vaille…

    Sans s’en rendre vraiment compte sa tête se mit à tanguer et son champ de vision se restreindre presque miraculeusement. Ses points blancs s’agitaient devant ses yeux tandis qu’une ombre beaucoup plus sombre enveloppait l’ensemble de son champ de vision. En moins de temps qu’il ne lui fallut pour comprendre ce qui se passait, ange perdit connaissance.

    ***
    Quand ses iris se mirent à refléter la lumière artificielle de la pièce, l’ignoble visage de Vaner planait à quelques centimètres du sien, déclenchant un haut-le-cœur réprimé au dernier moment. Ses poumons se remplirent, elle reconnut le plafond maussade de la pièce, son ouïe et ses autres sens se reconnectèrent et Solo se redressa.

    Vaner, visiblement inquiet : Est-ce que ça va ?
    Ange, reprenant ses esprits plus vite qu’elle ne l’eut cru : Par la peste de l’espace, Kuati de mes deux… je te conseille vivement de respecter le périmètre vital de sécurité où je…
    Tyria, éclatant de rire : Je pense pouvoir affirmer que Madame l’ex-Leader de la Guilde et sa bonne humeur sont de nouveau parmi les vivants

    Après une liasse de jurons tous aussi fleuris les uns que les autres, la Corellienne se remit sur pieds après de multiples recommandations, qu’elle défit d’un regard plus qu’éloquent, quant à son fragile état de santé. Etrangement, mais elle se garda bien de verbaliser cet inquiétant constat, le malaise qu’elle avait tout juste eu le temps de contracter s’était volatilisé.

    Ange, fraîche comme une bière sortant d’un frigo : Je suis restée combien de temps… ?
    Marlon, qui se mangea un coup au moment où il l’aida à reprendre sa place : Quelques secondes, tout au plus… Tu ferais mieux de…
    Ange, lui souriant comme si de rien n’était : De mettre cet incident sous silence et de terminer cette nouvelle et fastidieuse journée de négociations… Je suis plutôt d’accord…
    Marlon, toujours épuisé : Princesse…
    Ange, lui coupant la parole : Toutes ces émotions m’ont asséché la gorge… Je ne serai vraiment pas compte une bouteille de Brandy… (A l’oreille de Marlon.) Je ferai tout ce que tu me demandes mais… je t’en prie… (Elle désigna discrètement le Kuati du doigt.) Ne le laisse plus s’approcher de moi… Il me fait le même effet que la potentielle approche d’une maladie vénérienne…

    mercredi 08 avril 2015 - 11:59 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar waren

    waren

    14531 Crédits

    Lieu : Xelos (Base secréte)

    Le Cathar dévora avec apéttit le gros morceau de Nexus farcie qu'il tenait entre ses pattes, sous les yeux amusé du contrebandier corelien, le nécromancien quand à lui était attablé à l'autre bout de la table discourait sur sa vision de la Galaxie. Les Jedis s'étaient relachés depuis quelques temps, la preuve ultime étant le grand assaut sur le temple Jedi, durant lequel le seigneur avait périt selon lui. A ces mots, Spencer grogna, fesant briller une étincelle rouge dans son oeil droit. Le reste de son visage était masqué par le crane de la bête dégoulinant de sauce tomate.

    Spencer : Faites attention, je pourrais vous éventrer..
    La Momie : Cela serais une pure perte de temps, je suis comme Shae Vizla.
    Waren : Oui, nous savons tous comment vous vous régénérer, vous les Undeads.
    Spencer : Comment avez vous découvert ce secret ?
    Waren : Il se trouve que je suis tombé sur des notes d'un magicien Sith que la république avait capturé, un certain Gork.. Goro.. Goku ? Oh, le nom importe peu, il croupit dans un vieux cachot.

    Waren tenta d'allumer un cigare de carubaa mais son briquet semblait éteint, il se leva alors en direction d'un meuble, ou il chercha des allumettes. Le nécromancien joignit ses mains et fixa le sith avec ses yeux morbide.

    La Momie : Il nous faudrais un Général pour commander notre armée de guerriers invincible, accepteriez vous de mener un groupe sur un monde abritant une enclave Jedi ? Cela serait un test.. :cops:

    Waren : Oui !! J'ai trouvé un briquet !! :cli:
    -------------------------------------
    Diplomé en humour et résolveur de tracas.
    Peut lire Issac Assimov et Picsou magasine..

    Ce message a été modifié par: waren le 17-04-2015 05:28

    vendredi 17 avril 2015 - 05:25 Modification Admin Réaction Permalien



Merci de vous connecter grâce au formulaire ci-dessous ou de vous inscrire afin de participer aux discussions...

Evénements

Star Wars Episode IX

18 déc. 2019

Star Wars IX

Encyclopédie

PSW v8 - Mentions Légales - Contact - Rejoignez-nous !
© 1999-2019 STEREDENN / AW / PSW
© & ™ Lucasfilm Ltd. © Disney


Aide