Le Temple Jedi 6 (page 28)

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  • Avatar Edoras

    Edoras

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    - C'est quoi, la suite ?
    - Une petite séance de méditation. Et ensuite, tu pourras faire la Force sait quoi pendant que je ferai remonter mes conclusions à la Force sait qui... C'est un peu le bazar en ce moment.
    - ... Je dois méditer, maintenant ? Ben tiens, ça aurait tellement moins difficile de le faire avant les autres tests
    , railla Fran-Kyle en s'asseillant en tailleur au centre de la pièce.
    - Peut-être. Peut-être pas. Tyria s'assit en tailleur elle aussi et ferma les yeux. La méditation est une pratique qui requière plus de concentration et de discipline que les précédents tests. Elle modifia peu à peu sa respiration. Faire le vide dans son esprit est une pratique difficile mais c'est un moyen de faire communion avec la Force. Inspire. Expire.

    Fran sourit. Pas la peine de lui dire que méditation et pierre de vide étaient les seules ressources de ses parents pour lui apprendre à maitriser ses pouvoirs... elles s'en rendraient compte toute seule. Fran ferma les yeux et visualisa la mer s'étendant devant la plage de la villa familiale. Son souffle se calqua bientôt sur la marée. "Et puis, les Mandaloriens aussi font ce genre d'exercices à l'occasion." Pensa Kyle, avant de bloquer toute réflexion.


    - Les Mandaloriens font beaucoup de choses. Le but n'est pas ici de projeter ton esprit vers cette jolie maison. Reste ici. Étend tes perceptions. Sens la Force. Ressens les personnes qui sont autour de toi.
    L'adolescent resta une pleine seconde sans savoir si c'était lui qui venait de communiquer par télépathie ou elle qui n'avait aucun mal à lire en lui. Il opta plutôt pour la deuxième solution, puis obéit aux ordres du maitre :
    "Mes cheveux sur mes lekku. Le sol tiède. L'haleine de Tyria Sarkin... Le bruit d'une mouche..."

    Fran fronça les sourcils. Petit, il pouvait déjà ressentir la vie l'entourant. Il restait capable de pressentir les événements potentiellement dangereux, mais les choses étaient devenues difficiles. Et on lui demandait maintenant de ressentir l'univers ? Il repoussa le découragement et essaya de toutes ses forces.

    "Des choses sur le carrelage... rondes... les sphères inactives au sol. A la porte... un chuchotement... un tout petit padawan qui écoute à la porte. Les pattes d'un insecte grimpant le long du mur..."

    - Bien. Continue d'étendre tes perceptions.

    "Un bruit indistinct. Le bruissement de la vie du Temple. Des rires, quelques sanglots, les soupirs dans la bibliothèque. Les vibrations d'un cargo à l'atterrissage, quelque part... Et une sourde angoisse. Un malaise profond, comme un gémissement de douleur. Et la sueur qui me coule dessus. Je pue."

    Fran-Kyle essaya de visualiser plus loin, de visualiser le Temple, mais il eu bien du mal à percevoir autre chose que de vagues ombres mouvantes. Seuls les sentiments les plus forts étaient perceptibles, comme des pleurs entendus dans le brouillard. 

    - Ca ira comme ça. Maintenant recentre petit à petit ta concentration jusqu'à nous. Lentement. Et quand tu sera prêt, tu pourras rouvrir les yeux.

    "La Twi'lek qui a accueillit Fran-Kyle étrangle un sanglot dans la salle commune. Le petit padawan se fait gronder par un chevalier qui l'a surpris à écouter aux portes. La mouche nous observe. Elle décolle. Tyria Sarkin a une tache sur sa robe. Fran a faim. Il ouvre les yeux."

    Tyra chassa l'insecte d'un revers de main.

    - Mouais... ce sera tout pour les épreuves. Je vais faire remonter mes conclusions à Maître Aynor. En attendant l'arrivée de notre nouveau responsable, elle prend encore les décisions. Tu peux aller manger un morceau si tu veux.

    - ... Merci. Ca fait tourner la tête, ce truc. Hum... Je dois attendre quelque part qu'on vienne me chercher ?
    Il marqua un temps d'arrêt. "Pas du Brandy ?"
    - Naaaaan. T'es entouré de Jedi. Et tu viens de fournir un sacré effort. Je vais pas t'empêcher d'aller te restaurer.

    - Très bien. Hum... je peux prendre une douche quelque part ? Après ça, à la soupe... et j'improviserai.

    - Attends une seconde. Elle se tourna pour siffler le padawan lambda non loin, qui sursauta. Tu vas conduire ce jeune homme aux douches.
    - Merci... maître Sarkin.
    - De rien, petit !

    La douche lui remit les idées en place. Il se rhabilla en songeant que demain matin, il enfilerait peut-être une bure. L'idée n'était pas très réjouissante et il se surpris à regretter pour la première fois le contact des vêtements doublés de plombs que ses parents lui faisaient porter, dans l'espoir qu'un jour il puisse porter une armure de beskar. Il se rendit soudain compte qu'il n'avait pas prévenu sa mère. Il se retint de l'appeler : s'il n'était pas reçu parmi les Jedi, rappeler sa mère une seconde fois pour lui annoncer son échec serait trop dur. Autant attendre d'abord les résultats.

    Il retourna à la cantine, histoire de trouver quelque chose à mettre dans son estomac grondant. Après un repas plutôt copieux (il avait sauté un repas et proposa à une apprentie complexée par son régime de finir son assiette pour elle), il déambula dans les couloirs, découvrant le Temple. La taille de la bibliothèque l'impressionnait toujours autant. Sa tenue (pantalon à huit poches et veste de cuir "réactive" permettant de limiter les blessures, sous laquelle il dissimulait normalement ses holsters) n'inspira pas confiance aux responsables du hangar qui refusèrent qu'il s'approche trop des vaisseaux. Fran-Kyle n'insista pas : il ne pouvait leur donner tort compte tenu des exactions passées de la Guilde. Cherchant à retrouver Kinsa et les autres, il se rendit à la salle commune... mais à mesure qu'il progressait dans le dédale de couloirs du Temple, il se rendit compte qu'elle ne serait déjà plus là lorsqu'il arriverait.

    De fait, le soir tombait et, lorsqu'il arriva à la salle commune, il n'y avait plus grand monde. Personne de son âge, en tout cas. Un tout jeune padawan le montra du doigt à ses amis et pouffa. Dans un coin, un Humain était occupé à quelque travail d'artisanat. Fran-Kyle se rapprocha pour mieux voir, admirant l'habileté des mains du Jedi avec le laser. Il n'avait aucune idée de ce qu'il pouvait être en train de fabriquer. Des bijoux ? Le convecteur d'un gros blaster ? L'aura qu'il émettait dans la Force était clairement perceptible.


    Ce message a été modifié par Edoras le jeudi 05 novembre 2015 - 10:07

    Ce message a été modifié par Edoras le vendredi 06 novembre 2015 - 17:19

    jeudi 05 novembre 2015 - 09:55 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar DocBeldom

    DocBeldom

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    Un mouvement devant lui fit comprendre à Doc qu'il avait désormais quelqu'un en face de lui. D'un signe de tête, il indique à celui qui s'est approché de s'assoir. Ce dernier se pose devant le Maître, le regardant l'air intrigué. Un dernier coup de laser et le Jedi répond à la question informulée en lançant le cristal terminé au métis qui l'attrape, l'approche de ses yeux puis pousse un sifflement admiratif.
    Doc : Je taille des cristaux, pour des sabres lasers.
    Fran-Kyle : Et vous faites ça à l'oeil nu ? Joli !

    Doc : La Force est plus efficace que des yeux. Mais je dois admettre que l'habitude y est aussi pour quelque chose. J'ai tenu l'atelier de sabre pendant un long moment.

    Le demi-twileck dépose délicatement le cristal sur la table.
    Fran-Kyle : C'est l'équivalent d'un convecteur, c'est ça ?
    Doc : Je vois que tu t'es renseigné. C'est un peu plus compliqué que ça, mais tu as saisi l'idée.
    Fran-Kyle : Je m'appelle Fran-Kyle. Et vous, maître ?

    Pendant que l'autre lui tend une main terminée par des ongles griffus bien taillés, Doc a un sourire. Ainsi il a face à lui son demi-frère. Le fils d'Edoras dont lui a parlé Wroobany... Il serre la main tendue et répond :
    Doc : La plupart me surnomment Doc.
    Fran-Kyle : "Maitre Doc" ?
    Doc : Maître Terrik s'il faut être formel. Mais je ne m'attache pas vraiment à cela. Et puis nous sommes tellement nombreux que cela n'aide pas à s'y retrouver.
    Fran-Kyle : Ah, vous êtes un Terrik...

    Une hésitation dans le regard de celui qui est face à lui fait sourire Doc. Il se doute bien de la question qui va suivre, mais elles sont compliquées à poser. Autant l'anticiper :
    Doc : On dirait que ça t'ennuie ? Je pourrais me faire appeler Maître Kyphor mais je crois que ça me compliquerai la vie plus qu'autre chose.

    Visiblement, il tient bien de leur parent commun car le jeune métis éclate de rire.
    Fran-Kyle : Ca compliquerait surtout la mienne... Je m'appelle Fran-Kyle Xyphor.
    Doc : Pour être honnête, je crois que ça n'aurait pas arrangé notre père non plus. Heureux de te rencontrer mon frère. Intéressé par devenir un Jedi ?
    Fran-Kyle : Oui, j'attends les résultats des tests. Vous êtes Obiwan ou Ace ?
    Doc : Ace. Ace "Doc" Beldom Xyphor-Terrik pour le nom complet.
    Fran-Kyle : Papa m'avait expliqué, pour le nom... Mais ça fait bizarre.
    Doc : Je suis d'accord. Doc est beaucoup plus simple. Et comme j'évite les occasions officielles autant que je peux, ça suffit en général.
    Fran-Kyle : ... Papa est mort, tu sais ? Ma mère l'a tué...

    L'information lui avait été transmise, mais l'entendre dire directement... Pendant une seconde, le regard du Jedi se perd dans ses souvenirs. La tristesse est toujours présente. Mais il est Jedi et pour le moment, ce n'est pas lui qui est important.
    Doc  : J'ai été prévenu par celui qui m'a parlé de toi... Ca fait bizarre de se dire qu'on ne le croisera plus. Mais la mort fait partie de la vie, aussi fou que cela puisse paraitre.

    Comme de bien entendu, la réponse soulève une nouvelle question, mais celle-ci semble être en conflit avec une autre. Décidément les enfants d'Edoras ont toujours du potentiel.
    Fran-Kyle : Celui qui...
    Doc : J'ai vécu une bonne partie de mon enfance sur Kashyyyk avec ma jumelle et j'y passé quasiment toutes mes dernières quinze années. Je te laisse deviner à qui nous avions été confiés et qui me tenait au courant des nouvelles.
    Fran-Kyle : Ah ! Le receleur, d'accord.  -En fronçant les sourcils- C'était sensé être un secret... Si ma mère apprend qu'il a parlé, il risque d'avoir des ennuis.
    Doc : Il m'avait prévenu de sa mort et de ta naissance. Et je n'en ai parlé qu'à toi. Il espérait un peu que ça me tirerait de ma retraite.
    Fran-Kyle, en se pointant du doigt : Tant mieux... Je suis sensé être mot moi aussi. Enfin j'étais... On n'a plus besoin de cette couverture maintenant.
    Doc : Tant mieux. De toute manière, elle n'aurait probablement pas tenu longtemps si tu rejoins les Jedi. En parlant de ça, qui t'a testé ?
    Fran-Kyle : Tyria Sarkin. Dis-moi... Maman m'a dis que papa était devenu fou et que... C'était pour ça qu'elle avait dû... Je n'ai pas bien compris, tu en sais plus ?
    Doc : Je n'ai pas les détails, mais j'ai cru comprendre qu'il avait suivi le chemin inverse de notre arrière grand père. Au lieu de continuer à défendre le bien à sa manière, il aurait puisé dans le Côté Obscur.
    Fran-Kyle : Oh...
    Doc : Oui... On a toujours été sur la bordure dans la famille. Et je ne suis guère mieux que les autres, même si je n'ai jamais sombré.
    Fran-Kyle : J'ai intérêt à être prudent, si je dois devenir Jedi...
    Doc : Tous doivent l'être, mais avec notre éducation en limite de la loi, nous devons l'être encore plus.
    Fran-Kyle soupire.
    Doc : Ce n'est pas si compliqué que ça et ça a parfois son utilité. Mais il faut faire attention et toujours se demander si nos choix sont bons, en se rappelant que la fin ne justifie pas les moyens.

    Fran-Kyle observe attentivement Doc, surtout son visage et ses mains. Il a l'air au bord de l'épuisement, mais se reprend. Le Maître fait comme s'il n'avait rien vu, il ne forcera pas son frère à parler s'il ne le souhaite pas.
    Fran-Kyle : J'espère que je ferais un bon Jedi. Quitte à renier la tradition, autant être bon.
    Doc a un petit sourire : Je ne doute pas que tu le seras.

    vendredi 06 novembre 2015 - 16:33 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Edoras

    Edoras

    7665 Crédits

    - Hum... j'ai été assez mauvais, en fait. Avec les tests. Il parait que la difficulté est générale. Toi aussi, tu navigues dans ce... brouillard ? Fran fit un geste vague de la main, comme pour désigner l'air les entourant.

    - Ici encore plus qu'ailleurs. Coruscant est viciée pour moi. Mais je ne l'utilise que peu par rapport à d'autres.

    - Moi bien. C'est en partie pour ça que j'ai quitté ma mère. J'ai toujours fonctionné à l'intuition... pour piloter, pour tirer, pour décider quel turboélevateur prendre. Mais là... et c'est vrai que c'est encore plus difficile ici que dans l'espace.

    " Ou dans la jungle, bien sûr. Je me suis toujours senti bien, dans la jungle.

    - Tu n'es pas le seul. Plus que l'intuition, c'est la Force qui te guide. Plus tu apprendras à t'y fier, à la parcourir et la comprendre, plus tu seras efficace.

    En évoquant ça, le regard de Doc se fit heureux et rêveur.

    - Elle nous relie tous et elle peut vraiment nous aider. Dans l'espace, il y a peu de chose alors il est plus simple de s'y plonger. Dans une jungle, c'est la nature qui est présente autour de toi. Des choses qui fonctionnent en symbiose, comme la Force. C'est pour ça que j'aime les forêts de Kashyyyk.

    Fran-Kyle hocha la tête doucement, essayant de retenir les leçons.

    - La Force... je comprend que les midichloriens soient présents dans la jungle ou les animaux... mais dans l'espace ? Comment la Force peut-elle être présente dans l'espace ?

    - Tu trouves l'espace vide ? répondit doc avec un petit rire. Quand je sens la Force dans l'espace, la première chose que j'y sens, c'est moi. C'est ensuite ce qui se trouve dans mon vaisseau puis dans les vaisseaux proches. C'est les liens entre moi, les gens dans ces vaisseaux. Et c'est plus tard les planètes autour de moi et les liens qui les relient. Notre espace n'est jamais vide.

    - Mais... l'espace n'est pas vide, ce n'est pas ce que je voulais dire... mais il n'y a pas de vie. Presque pas. Au point où les planètes habitées m'apparaissent comme des lucioles dans la nuit.

    - Tu vois les planètes habitées parce que tu t'attends à ce que la Force ne te montre que ce qui est vivant. Mais elle nous permet aussi de sentir ce qui est minéral. Et surtout, il y a les liens. Sans cela, nous ne pourrions pas communiquer par elle. Et quand ces liens sont assez fort ou assez nombreux, on les voit très bien, surtout dans le vide de l'espace.

    " Ces liens, ils relient tous les êtres vivants, qu'ils ressentent la Force ou pas.

    - Les minéraux ? Les... cailloux ? demanda Fran-Kyle avec un septicisme évident.

    Pour toute réponse, Doc se contenta de désigner les cristaux devant lui et d'en faire léviter un.

    - ... Bon. Tu dois avoir raison, conclu Fran-Kyle. Il va me falloir du temps pour intégrer ça.

    - C'est toujours un peu perturbant au début. Mais une fois passé le premier moment, ça devient de plus en plus facile.

    - Mais... la Force, c'est quoi, alors ?

    - Si tu trouves un jour une réponse dont tu seras sûr, elle m'intéresse.


    Fran resta interdit. Les Jedi eux-mêmes ne savaient pas ce qu'était la Force ? Sous le choc, la langue hutt sortit spontanément :

    - ... Eniki.

    Ce fut au tour de Doc d'éclater de rire.

    - Ouai, j'avais à peu près eu la même réaction. Il y a différents courants de pensée à ce sujet. Force vivante, Force objet, Force ceci ou Force cela. La vérité est que chacun ressent les choses différemment et en tire des conclusions différentes.

    - ... La Force est donc vraiment une... religion ? Je pensais... que c'était une science, puisqu'il y a des tests. Enfin, on m'avait toujours dis que l'Ordre Jedi était une secte, mais...

    - La Force en elle même n'est pas une religion, trancha Doc. Elle est, c'est tout. On sait déterminer si une personne y est sensible ou non. On sait l'utiliser pour certaines choses et on sait qu'elle relie les gens. Mais ce qu'elle permet ou qui y est sensible, ça ne la définit pas pour autant.

    - Bon. Ben je suis bien avancé, avec ça. Le jeune Xyphor se mit à rire pour s'asseoir sur son malaise.

    - Concernant l'Ordre... L'Ordre est un regroupement de personnes qui sont sensibles à la Force et qui partagent un but commun : ne pas utiliser ses pouvoirs pour faire le mal. Pour cela, des règles ont été édictées. Mais l'Ordre n'est pas le seul regroupement de personnes à utiliser la Force. Les Sorcières de Dathomir en sont un également, par exemple.

    - Et comme je ne suis pas une femelle...

    - Certaines personnes ne sont pas forcément d'accord avec les règles de l'Ordre ou les choix qui y sont fait. Certains vont même un peu plus loin et pensent que les pouvoirs du Côté Obscur peuvent être utilisés. Par facilité, on les appelle les Jedi Gris. Les premiers sont souvent bien accueillis ici. Les seconds un peu moins.

    - Ouais, je connais.

    - Tu connais des Gris ?

    - Pas personnellement, non. Je voulais dire que je connais le principe.

    - Je vois. Et bien maintenant tu en connais personnellement un alors. Mais nous en reparlerons probablement à l'occasion.

    - ... Bon, je te laisse continuer. De toute façon, j'ai l'impression qu'on ne va pas tarder à venir me chercher...

    A cet instant, la porte s'ouvrit et Fran-Kyle sourit. Au moins, prévoir les arrivées, il y arrivait encore.

    Ce message a été modifié par Edoras le vendredi 06 novembre 2015 - 17:45

    vendredi 06 novembre 2015 - 17:43 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar waren

    waren

    14531 Crédits

    Lieu : Salle du trône, planéte.. oh vous savez où ! C'est la même que la derniére fois, vous avez pas de GPS Cosmique ?

    La piéce avait été nettoyé et les portraits rappelant la dynastie Fel enlevés, Horn posait pour un artiste rodien qui le peignait de profil, tenant un sabre laser blanc. Bien sur le corelien ne l'avait pas allumé mais le peintre et lui avait convenu que cela rendait bien. Un chevalier impérial arriva du bout de la piéce. Il approcha de Waren et sans le regarder, posa un genou à terre, puis déclina son identité.

    Chevalier : Mon nom est Golan Taris, Chevalier impérial à votre service, votre majesté. Vous m'avez fait mander ?

    Empreur Horn : En effet, c'est bon mon cher, vous pouvez arréter de peindre. Vous continuerez de mémoire.. (Une minute plus tard) Golan, je veut que dirigiez la nouvelle garde impérial, je vais bientôt quitter cette planéte pour rejoindre les territoires impériaux et je souhaite vous avoir à mes cotés. Nous voyagerons à bord du vaisseau de l'Amiral Thrawnkins.

    Chevalier : Oh ce seras un grand honneur, votre éminence, je prévient immédiatement le reste de la Garde. Tennez votre altesse, un cadeau..

    Waren sourcilla, tendant la main vers le coffret en duracier offert par son serviteur, à l'intérieur se trouvait un objet. Un coupe cigare. Le corelien éclata de rire.

    samedi 07 novembre 2015 - 20:16 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kiad

    Kiad

    603 Crédits

    Kiad avait été quelque peu perturbé de voir ainsi deux grands chevaliers de l'époque où il était lui-même padawan, être aujourd'hui encore moins âgés que sa propre fille. Surtout Weedge, en réalité, qui avait été son enseignant dans la forme Ataru...Kiad hésitait à s'adresser à eux comme à des enfants ou comme s'ils étaient encore les mêmes qu'avant. D'après les paroles de Padmée, Weedge est un clone, tandis que Polux....Kiad avait entendu des histoires sur le spectre de Force de ce jedi, resté vivace après son décès face à Baaaaaaal, et le vagabond se demande si le spectre en question avait choisit un nouveau corps pour s'incarner. Kiad était impatient de se voir expliqué tout cela, mais le moment n'était pas des plus adéquats pour ça dans l'immédiat.

    Un recoupement d'information plus tard, Kiad enlace tendrement Pad avant que celle-ci ne rejoigne son mari. Il lui souffle de même un "Rentre bien, et pas de bêtises en chemin !" au moment où ils se quittent, un peu comme s'il allaient se revoir dans peu de temps, même si ce n'était pas prévu.  Puis est venu le moment de décider qui fait quoi. Doc indique aux deux "jeunes" jedi qu'ils peuvent trouver un endroit sûr sur Kashyyyk, tandis que lui rejoindra le temple pour une brève visite. Pendant tout ce temps, Selanna a suivit les conversations dans le silence, avec attention, occupée à observer chaque personne présente avec une curiosité sans précédent. Il faut dire qu'elle n'a jamais quitté sa planète natale, et la visite d'espèces aliennes y est plus que rare. Alors voir plusieurs humains, notamment des zabraks et tous forceux de surcroit, réunis ainsi était un spectacle nouveau pour elle et il absorbait toute sa concentration.

    Puis, finalement, Weedge se tourne vers Kiad et demande:

    Weedge: Peux-tu nous exfiltrer de Coruscant ?

    Kiad: Hm...'faut voir.

    Selanna sort aussitôt de son mutisme pour insister sur la demande du zabrak, voyant par là l'occasion inespérée de rester en contact avec des jedi, et mieux encore, des jedi de son âge. Kiad lui jette alors un regard en biais tout en croisant les bras sur son torse, puis ses yeux se portent un instant sur les deux jeunes hommes, avant qu'il ne déclare sur un ton un peu râleur:

    Kiad: Bon, bon !  Ok, ok...Mais je vous préviens, j'ai des choses à régler dans le noyau, donc je vais pas plus loin que Corellia. Faudra vous débrouiller pour la suite.

    Po: T'inquiète pas, mon vieux, on se trouva un petit vaisseau pour faire le reste du trajet.

    Po fait un clin d’œil à son frère. Le genre de clin d’œil que Kiad ne connaît que trop bien et qui lui laisse un sale pressentiment en arrière goût. Mais la chose est conclue, il les mènerait sur Corellia. Les occupants rassemblent donc ce qu'il reste de leurs affaires, mais avant qu'ils ne franchissent la porte de leur planque, Kiad s'arrête un instant et déclare sur un ton sérieux:

    Kiad: Cachez vos sabres-laser, si vous en avez. Soyez naturels, mais gardez vos sens en alerte. J'ai pas envie d'avoir plus de problèmes avec la CSF que je n'en ai déjà.

    Il retrouve ensuite un air plus jovial et avenant, et ils sortent à découvert. Ils empruntent les chemins de traverse que Padmée a prit pour les mener discrètement du Snack Lou jusqu'à la cachette, puis ils prennent la direction du vaisseau. Le fait qu'ils soient dans les bas quartiers, même à proximité du temple, masque leur présence aux yeux des forces de sécurité.

    Durant le trajet, Pollux et Selanna font plus ample connaissance, Po profitant de ce que Kiad soit devant eux et concentré sur ce qui les entoure pour se rapprocher de la demi-sylphe. Curieux, le "jeune" zabrak s'enquiert de l'espèce à laquelle appartient la demoiselle à la peau verte, et Kiad à un sourire lorsqu'il entend l'étonnement qui vient de derrière lui. Car peu de gens connaissent l'existence des sylphes, et lorsque Selanna explique les particularités de sa race, Pollux s'en trouve quelque peu surprit. Une couleur de peau de Mirialanne mais sans aucun tatouage, des cheveux qui sont en réalité des brins d'herbes et des jeunes pousses boisées parsemés de quelques fleurs dont la teinte varie suivant l'émotion, et une capacité à la télépathie innée renforcée par la présence de la Force en elle. A la grande satisfaction de son père, elle ne révèle ni le nom de sa planète d'origine, ni le fait que sa constitution moléculaire est davantage végétale qu'animale.

    Ils finissent par arriver au vaisseau, sans encombres ni difficulté particulière. La conversation entre Pollux et Selanna avait ajouté un peu de légèreté et de banalité au petit groupe, ce qui avait fait détourner les regards d'eux par manque d'intérêt, et avait ainsi aidé à la tranquillité du trajet. Ils montent donc à bord de l'appareil, et Kiad montre en premier lieu l'infirmerie à Weedge, des fois qu'il ait encore besoin de quelques soins. L'YT se sépare ensuite de la plateforme qui l'a accueillit et reprend scrupuleusement le même chemin pour quitter Coruscant que celui qu'il avait prit pour revenir. Et, enfin, après de longues minutes de suspens pour chacun, Kiad tire la manette d'entrée en hyperespace et...ils disparaissent de Coruscant.

    L'atmosphère se détend. Les passagers quittent la cabine de pilotage pour rejoindre la partie "salon" du vaisseau. Là, le propriétaire sort quatre verres et un joli ballon qui contient un liquide à la couleur azurée.

    Kiad: Et maintenant, les enfants, il est temps de passer un petit test perso....

    Il en verse dans deux verres, mais il est arrêté lorsqu'il arrive devant Weedge:

    Weedge: Il y a de l'alcool dedans ?

    Kiad: Ouaip, c'est l'idée. Alcool de fleur de Félucia, au moins six ans d'âge.

    Po: Ah, quand même !

    Weedge: Alors non merci, je supporte mal. Petit problème génétique....

    Kiad: Hm, ok.

    Le vagabond cherche alors du jus, qu'il sert a Weedge et à Selanna, elle même supportant très mal l'alcool en vertu de sa constitution végétale.

    Kiad: Allez, santé !

    Les trois autres personnes répondent, et chacun boit son verre. Pollux, dont le corps est très jeune pour de telles liqueurs, grimace sous la brulure du liquide qui descend le long de sa gorge. Weedge demande ensuite si il est possible de faire un arrêt tant qu'il ne sont pas trop éloigné de Coruscant, car il a besoin d'une liaison avec le temple. Il reste vague sur ses motivations malgré la méfiance de Kiad, mais il assure qu'il n'y aura pas de conséquences directes pour le vagabond et son vaisseau, si bien que l'YT finit par faire une pause en plein milieu de nulle part le temps que le zabrak fasse ce qu'il a à faire...

    Ce message a été modifié par Kiad le dimanche 08 novembre 2015 - 15:27
    Ce message a été modifié par Kiad le dimanche 08 novembre 2015 - 18:00

    dimanche 08 novembre 2015 - 15:26 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar ProjetT

    ProjetT

    6232 Crédits

    (Message avec du Kiad dedans qui est co a 2h du mat plutot que dormir ^^)



    Kiad nous fit un arrêt au milieu de nulle part, afin que je télécharge les données dont j’avais besoin pour voir prouver ou non le lien avec cette fameuse maladie. L’arrêt effectue, j’utilise notre petit matos de piratage pour me connecter directement sur la balise holonet la plus proche, une balise relai – et mal sécurisée. Elle semblait porter les traces encore du piratage qui a provoqué la chute de l’holonet. La remise sur pied du réseau allait prendre un temps fou, s’il fallait intervenir sur chaque relai.


    Je me connecte sur le réseau, via un système de spoofing qui permet de tromper l’identification ainsi que la route empruntée. Quelqu’un qui regarderai la trace de l’échange verrai une communication venant d’une cantina de Tatooine… Même si je sais qu’une recherche très poussée pourrait remonter au terminal portable que j’utilise. Je me connecte aux archives du Temple via le cylindre de données de Pad – et entre dans les archives restreintes. Je recherche le dossier en question. La maladie qui a failli tuer la capacité des Jedi à ressentir la Force.


    Je télécharge tout ce qui s’y rapporte, le rapport, les analyses, la détection, le processus… Un dossier écrit… par Clickman, qui était alors le responsable de l’infirmerie du Temple. J’ai un instant d’hésitation… et fini par télécharger un autre dossier, bien que je sache que je ne devrais pas. Le dossier de Clickman. Une fois tout récupérer sur quelques datapad, je coupe la liaison et signale sur l’intercom a Kiad de reprendre sa route.


    Une fois en hyperespace, rangeant le matériel, je me rends compte de mon erreur. Je n’aurais pas du télécharger le dossier de Clickman, cela signerai clairement mon passage. Je m’en voulais d’une telle faiblesse. Je mis ce datapad de côté.


    Avec un des datapad contenant les données médicales, je regarde comment la maladie pouvait être perçue. Je traverse le vaisseau pour me diriger vers la baie médicale, et faire un test ou deux sur moi-même. Traversant le salon, je trouve Po et Selanna en pleine discussion. Une musique étrange se repend dans le couloir – un instrument qui semble primitif mais avec des sonorités complexes…


    Moi : Quel est donc cette étrange musique ?
    Selanna : C’est mon père. Il pratique tous les jours depuis des années. Un instrument de ma planète natale…
    Po : Hum.. Dis m’en plus, Selanna…


    Je laisse mon frère – qui semble vouloir draguer la fille de Kiad ! – à leur discussion. J’entre dans la baie médicale, effectue une prise de sang sur moi-même, et cherche différent instruments, pour mesurer l’activité et la présence des midichloriens dans le sang. J’effectue tous les tests, mais rien. Rien ne semble correspondre. Je note tout cela, prépare un rapport que j’envoie sur la fréquence Nema, pour Doc et Pad. La piste semblait incorrecte. Ca de moins.

    Je retourne au salon, la musique s’était arrêtée et Kiad était venu nous prévenir de notre arrivee prochaine dans le système Corellien. Il avait un regard courroucé envers Po…
    Moi : Kiad, tu as une minute avant ?
    Kiad : Oui ?
    Moi : Cela pourra servir. C’est un code pour la fréquence « Nema » - c’est le nom de code de Pad. Une vielle histoire. Mais n’hésite pas à partager tout ce que tu trouves sur la situation, nous en ferons de même.
    Je lui donne un cylindre de données. En touchant sa main, j’ai une étrange sensation, qui me donna deux informations précieuses.
    La première, la Force semble plus accessible ici. Comme si le mal était concentre sur Coruscant. Ici la Force semble plus… lumineuse, plus présente.
    La seconde, l’aura de Kiad. Elle est… teinte d’obscurité. Comme si une partie de lui était lumineux, mais que cette lumière cachait une part sombre.
    Moi : Euh… Et la maladie, c’est inutile. Mauvaise piste. Rien ne colle.
    Kiad : Déjà une piste en moins. Bon, je vais préparer l’arrivée.

    Un instant plus tard, nous sortions de l’hyper-espace en vue du système de Correlia…



    Ce message a été modifié par ProjetT le lundi 09 novembre 2015 - 02:15

    lundi 09 novembre 2015 - 02:14 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Aynor

    Aynor

    9445 Crédits

    Sortant du conclave je saluai tout le monde et me fis conduire en airspeeder au Sénat, non sans retourner continuellement les derniers évènements à en chopper un mal de crâne digne d'une bonne cuite post cotyg. Et notamment me revinrent à l'esprit les mots de Tyria lors de notre première réunion avec la
    Chancelière fraîchement élue.

    Si je complotais pour virer le chancelier de la République, je m'arrangerais pour y coller un « allié » à la place. Ou alors quelqu'un de suffisamment simplet pour pouvoir le manipuler aisément.

     
    La seconde option était bonne à jeter dans un puit de fusion. C'était ma seule certitude au sujet de Sät'sa Cki. Une intelligence singulière. En revanche je réservai mon jugement au sujet de la première hypothèse citée. Aucun de nous ne décela de duplicité chez l'épicanthix mais notre clairvoyance pouvait-elle encore ne faire l'object d'aucun doute ? Evidemment non. Plus maintenant.

    Une demi heure plus tard les deux battants du bureau de la Chancelière s'ouvrirent dans un chuintement et je pénétrai
    dans cet espace cossu. Elle m'invita à m'asseoir et je m'installai dans un fauteuil en face d'elle.

    Aynor - Vous voilà à présent Chancelière d'une République ayant sous sa tutelle l'Ordre Jedi.
    Sät'sa Cki - Nous aurions tous aimé qu'il en fut autrement, mais vous avez fait le bon choix.

    Nos regards ne se quittèrent pas d'une microseconde.

    Aynor - C'est une ascension remarquable Chancelière. Par trop remarquable.

    Les  comissures de ses lèvres s'étirèrent esquissant un sourire éphémère.

    Sät'sa Cki - Je ne peux sans doute pas vous reprocher cette méfiance. Nous devons encore apprendre à nous connaître.
    Je vous assure cependant que toutes mes préoccupations sont tournées vers la République. Et elle a besoin de l'Ordre, auquel je dois beaucoup d'ailleurs.
    Aynor - Ne vous méprenez pas, il ne s'agit pas essentiellement de moi. Notre destin est plus que jamais lié à celui de la République et par voie de conséquent au votre. Une force aussi bien qu'une faiblesse que certains ne manqueront pas de considérer. Si l'un tombe ...
    Sät'sa Cki - Il entraînera l'autre dans sa chute.
    Aynor - Soyez assurée que nous serons vigilants. Et vous seriez sage de l'être également.
    Sät'sa Cki - N'ayez aucune crainte, je pense que vous croyez aussi peu que moi au hasard. Elle laissa passer quelques secondes. Avez-vous fais un choix pour le nouveau responsable de l'Ordre ?
    Aynor - Nous avons désigné Maître Jorus Beku'n, actuellement en poste à la bibliothèque d'Ondéron.
    Sät'sa Cki - Très bien, l'annonce de sa prise de fonction de de la mise sous tutelle seront faites au plus tôt dès son arrivée. Étant donnés les évènements récents votre présence ...
    Aynor - N'est pas souhaitée. Inutile en effet d'agiter le Sénat et l'Holonet davantage.
    Sät'sa Cki - Contente que vous compreniez. Et je ne vous cacherai pas que nombreux seront les Sénateurs pour demander que vous soyez relevée de vos fonctions d'ambassadrice.
    Aynor - Je ne vous cacherai pas non plus que cela n'occupe pas la plus grande place dans la liste de mes préoccupations. Ce sera peut-être pour le mieux. En attendant, vous me permettrez de prendre congé.
    Sät'sa Cki - Certainement.

    Je me levai alors m'apprêtant à sortir avant de me retourner.

    Aynor - Une faveur Chancelière. Pouvez-vous m'obtenir un laissez passé pour rendre visite à Kaarde ?
    Sät'sa Cki - Bien entendu. Pour quand vous le faut-il ?
    Aynor - Je souhaiterais m'y rendre immédiatement afin de l'informer des dernières décisions.
    Sät'sa Cki - Considérez que c'est fait.
    Aynor - Merci et au revoir Chancelière.

    Je m'inclinai respectueusement et quittai son bureau, la capuche de ma bure vissée sur la tête, hâtant le pas dans les couloirs du Sénat.


    Ce message a été modifié par Aynor le lundi 09 novembre 2015 - 13:09

    lundi 09 novembre 2015 - 10:13 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Edoras

    Edoras

    7665 Crédits

    An 171 après la Bataille de Yavin IV – Bordure Intérieure
    Planète Iseno, jour de l’Armistice.


    Cela avait commencé quelques jours plus tôt, par un père excédé. Son fils refusait de porter la pierre de vide sensée l’aider à contrôler ses émotions. Lorsqu’il l’avait vu jouer à la guerre avec son frère, pointant sur lui une arme de chasse tout ce qu’il y avait de plus réel – bien que bloquée sur la puissance minimale – il avait décidé qu’une leçon sévère s’imposait. Son fils de dix ans allait devoir grandir rapidement : les temps n’étaient pas roses.

    Il l’emmena avec lui sur Ileso, planète à forte gravité. Là, une guerre faisait rage depuis quatre ans, opposant des alliances de factions rivales. La guerre avait commencé stupidement, suite à l’assassinat de l’un des chefs par des rebelles défendant leurs traditions locales. Tous s’étaient alors mutuellement accusés de vouloir profiter de la situation, puis s’étaient sautés à la gorge. La Nouvelle République ne pouvait se mêler de politique interne et toutes ses tentatives de conciliation échouèrent. Le gouvernement corellien, qui se remettait à peine d’une succession de crises ayant ruiné son économie, en profita pour vendre des armes aux deux camps, dans le plus grand secret. Avec beaucoup trop d’armes concentrées sur des zones étroites, la ligne de front se figea et les deux alliances principales creusèrent des tranchées pour tenir le coup en attendant de trouver le moyen de pulvériser leur adversaire respectif. La flotte spatiale fut rapidement anéantie, ornant la planète d’une ceinture de débris. Chacun tenta alors de dépasser les règles classiques de la guerre pour obtenir une victoire décisive : on réutilisa des armes interdites depuis longtemps et on en inventa de nouvelles. Il y eut des gaz mortels, des bactéries, des radiations. Finalement, c’est la lassitude des populations qui fit pencher la balance : menacés de révoltes civiles, les deux camps se firent de plus en plus téméraires, jusqu’à l’imprudence, ce qui provoqua des changements d’alliance. Pour ne pas se retrouver pendu par son propre peuple, l’un des dirigeants finit par négocier la paix. Mais en attendant qu’elle soit signée, chacun des camps exhorta ses troupes à poursuivre la guerre avec plus de vigueur encore : il fallait gagner le plus possible de territoires pour pouvoir se permettre d’en perdre, ou pour justifier d’un plus grand gain.


    C’est là que Konix Xyphor atterrit avec son fils Fran-Kyle. Il souhaitait récupérer le plus possible d’armes pour pouvoir les revendre au plus offrant et avait longuement étudié le terrain avant de choisir une zone de calme relatif, les troupes des deux camps s’étant retirées pour se masser ailleurs. Engoncé dans une armure que Maly avait portée avant lui, Franky descendit la rampe du Soleil Bleu avec une excitation mêlée d’appréhension. Son père, les sens en éveil, lui fit signe d’avancer. A cinq kilomètres de là s’étendait un no man’s land d’où provenaient les explosions sporadiques de batteries d’artillerie. Franky suivit son père et sauta dans ce qui avait été une tranchée dans la terre humide, retenue par des plaques de métal rouillées. Il régnait une puanteur atroce de chair en putréfaction, de moisi et d’eau saumâtre, mêlée à l’odeur de la terre humide et du métal chaud. Franky commença à récupérer les armes qui trainaient çà et là, à demi enlisées dans la boue rougeâtre. Après avoir remis le cran de sécurité, il les déposait ensuite dans le traineau antigrav qu’il trainait derrière lui, tout comme son père. Soudain, en grattant la terre collante, son gant s’enfonça. Il le ressortit gluant d’une substance brunâtre visqueuse, qui s’avéra être de al chair humaine en décomposition lorsque le corps apparu. Franky compris pourquoi son père lui avait dit d’accrocher son casque à sa ceinture, lorsqu’il vomit tout ce qu’il pouvait sur ses bottes. À quelques pas de là, un rat womp semblait attendre qu’ils s’éloignent pour profiter d’un repas prédigéré.


    Lorsque les nausées se furent calmées, son père cessa de lui frotter le dos et, le regardant dans les yeux, il déclara : « Maintenant, tu vas ressentir. » Konix retira alors la pierre de vide attachée au cou de son fils. Lui-même s’habituait à ressentir les choses depuis une dizaine d’années maintenant, s’appuyant sur la Force pour aiguiser ses sens. Il savait donc bien ce qu’il infligeait à son fils : dans la tête de Fran-Kyle, des centaines de voix se mirent à hurler leur peur et leur agonie toutes en même temps. Ses yeux s’arrondirent de surprise, son nez lui piqua et il sentit les larmes monter. Elles coulèrent sur ses joues sans qu’il ne puisse rien faire pour les arrêter, ses gants étant toujours souillés.


    Lorsqu’il parvint à reprendre le contrôle et à faire crier les voix moins fort, son père lui fit signe de mettre son casque. Il obéit et, voyant que le bloc d’acier qui lui servait de figure paternelle s’était équipé d’un lance-flammes, il saisit son blaster et le fit passer de la puissance minimale au mode paralysant. Son père avait prudemment bridé l’appareil pour éviter les accidents. Le duo descendit quelques marches et s’enfonça dans un étroit tunnel, si bas de plafond que même Fran-Kyle dut se pencher. Ils parvinrent dans ce qui avait du être une salle de repos. Des bouteilles de bière vides trônaient encore sur la table et les murs étaient décorés de posters déchirés. Un holoprojecteur autonome avait du se trouver au centre de la table, mais les soldats avaient pensé à l’emporter. En revanche, ils avaient oublié l’un des diffuseurs de son, que Konix Xyphor rangea dans son sac. Dans la pièce suivante, Franky découvrit une grenade thermique qui avait roulé sous un lit défoncé.


    Soudain, le blaster de son père détonna, puis son lance-flammes cracha une longue langue de feu vers l’angle du croisement de deux tunnels. Un long cri de douleur y répondit, le lance-flammes ne s’arrêtant que quelques temps après que le cri ne se soit étranglé. Konix retourna le corps carbonisé avec sa botte : c’était une femme, un sniper de l’autre camp d’après son uniforme. Son partenaire gisait juste à côté, tué d’un tir à pleine puissance dans la tête, dont il ne restait rien.


    - Un tunnel d’attaque, souffla Konix par le truchement du communicateur de son casque. Il mène à l’autre camp. Le ménage y a peut-être été moins bien fait…

    Ils explorèrent les tunnels des tranchées durant encore six heures, avançant prudemment et vidant méthodiquement les lieux du matériel militaire qu’ils y trouvèrent. Lorsqu’ils revinrent au vaisseau et décolèrent, Fran fut soulagé de pouvoir porter à nouveau sa pierre de vide.


    mercredi 11 novembre 2015 - 13:49 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Sorrow

    Sorrow

    126 Crédits

    Au petit matin je me lève assez tôt comme d'habitude, je me lave, je me brosse les cheveux pour les rendre bien soyeux avant d'enfiler ma tunique de padawan. Quand je suis aprêtée je m'asssois à mon bureau, bon il n'y a pas plus qu'à attendre. Je regarde longuement mon premier tatoutage de mirialane sur ma main, je le frotte, j'en suis très fière, il prouve que je ne suis plus une aspirante, maintenant je suis une vraie jedi. Par la fenêtre je contemple aussi la grisaille qui s'est abbatue sur la ville comme ils l'avaient dit à la météo. Enfin je ressens la présence de maman, j'ouvre la porte avant qu'elle toque, elle me sourit, moi aussi, on est toujours très heureuses de se retrouver.

    Maman - Tu es prête pour ton entrainement avec Maitre Meyst?

    Moi - Oui, enfin presque.

    Mon ventre fait des gargouillis, alors maman m'emmène en salle commune là où on a vu l'attentat des Death Watch à la télé hier. Quand j'y repense, c'est triste pour Kinsa d'avoir un père qui est un tueur, heureusement elle n'est pas devenue comme lui. Le droïde CJ 3PO nous donne un petit déj' bien équilibré, et me voilà fine prête pour aller au cours de biologie extraterrestre! RDV à la bibliothèque où nous retrouvons Bloli et Shina en train de s'affairer partout entre différents terminaux avec d'autres jedi archivistes.

    Bloli - Ha, maître Seeka, je vous attendais.

    Maman - Pourquoi cette agitation? Que se passe-t-il?

    Nous arrivons vers Bloli, je vais prêt de Shina, je la connais depuis toute petite, elle est comme ma grande soeur. J'essaye de lire les données qu'elle parcoure mais elle va trop vite pour moi, je n'y comprends rien. Bloli aussi est à fond.

    Bloli - C'est là folie ici depuis hier avec le rapport de Jakku et les informations dénichées par les padawans, on essaye de réunir tout ce qu'on peut sur Mortis. Maître Cenovii nous a demandé d'éplucher chaque page, chaque donnée avec une précision chirurgicale et de lui fournir des coordonnées vectorielles avant ce soir. Je suis désolée mais il n'y aura pas classe aujourd'hui.

    Moi - Ho non!

    Maman - Cette enquête requiert-elle vraiment la suspension des cours?

    Moi - En plus c'est qu'une vieille légende... Tout le monde le sait.

    Shina - Je n'en serais pas si sûre si j'étais toi.

    Je me tourne vers Shina avec une moue pas convaincue, maman et Boli ainsi que les archivistes s'arrêtent, elle a l'air d'avoir fait une découverte, tout le monde attend sur elle.

    Shina - Je crois que j'ai trouvé quelque chose, un vieux rapport crypté datant de la guerre des clones, il corrobore les informations trouvées par Kinsa et Eckmül, cela devrait vous intéresser maître.

    Elle glisse les données de son écran sur son propre datapad puis se dirige vers l'holoprojecteur de la grande table centrale auquel elle transmet l'image. La reproduction holographique d'un jedi barbu apparaît.

    "C'était incroyable. La Force émanait de l'astre très puissament, nous étions comme submergée par elle. Les trois êtres qui vivaient à l'intérieur de l'astre pouvaient influencer jusqu'à l'essence même de la Force, leur pouvoir était tel que chacune de leur action pouvait potentiellement entraîner des répercusions à échelle universelle. Ces Maîtres de la Force étaient persuadés qu'Anakin était l'élu, l'un d'entre eux voulu l'utiliser pour fuir la planète, cela engendra un conflit qui aurait pu faire basculer la galaxie entière dans le chaos. Il serait très dangereux de laisser cet endroit connu des Sith, alors pour conserver ce secret bien gardé et empêcher quiconque d'approcher Mortis, Maître Yoda a prit la sage décision de sceller la carte millénaire, dont nous ignorons toujours la provenance. Elle demeurera cachée au coeur du Temple Jedi, personne ne doit l'ouvrir, jamais."

    L'hologramme disparaît, maman et Bloli sont sous le choc de cette confirmation, puis ma mère me regarde avec un air inquiet, je la connais bien et ce n'est pas pour me rassurer, ce doit être super important cette histoire. J'avoue que je n'ai pas tout suivi mais cette fois je ne serai pas mise sur la touche sous prétexte que je suis trop petite.

    Moi - C'est moi qui vais trouver la carte!


    Ce message a été modifié par Sorrow le mercredi 11 novembre 2015 - 23:43

    mercredi 11 novembre 2015 - 23:41 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar camara

    camara

    3135 Crédits

    Quelques semaines auparavant, quelque part dans la cité de Theed sur Naboo.

    Je marchais d’un pas vif dans les rues pavées de la ville. Je devais m’activer si je ne voulais pas arriver en retard au boulot. Cela faisait plusieurs mois que j’avais trouvé ce job, et je ne voulais pas le perdre aujourd’hui.

    J’avais passé une nuit assez particulière au bord de l'eau sur Correllia et depuis, je me sentais revivre. J’avais une idée derrière la tête : acquérir le vieux vaisseau qui croupissait au fin fond du garage.

    Arrivée sur les lieux, je me dirigeais directement vers lui. Il était principalement de couleur mauve, ma couleur préférée. J’avais totalement flashé et j’eu une envie irrésistible de travailler dessus dès que nos regards s’étaient croisés (si si je vous jure, ce vaisseau m’appelait !).

    Mon patron m’avait laissé quartier libre sur ce vieux cargo. Comme il n’avait rien à me reprocher sur mon travail et que les clients partaient satisfaits avec moi, il me laissait le tripatouiller quand je n’avais rien à faire.

    Même si la coque ne paraissait pas très abimer, mise à part de la rouille à droite et à gauche, tout le système aurait fait pleurer n’importe quel passionné. Tout était à refaire, au premier coup d’œil même un novice aurait vu qu’il n’avait pas volé depuis des décennies. 

    « ah CJ4 te voilà ! J’ai besoin de toi justement, va me chercher la pièce que j’avais mis de côté il y a quelques jours pour notre jouet préféré ».

    Le petit astrodroid parti en faisant quelques petites bipbip d’approbation. C’était Greco qui me l’avait offert quand j’ai commencé mon travail ici, il était devenu trop vieux et avait été remplacé par de nouveaux modèles au palais. Destiné à la casse, il l’avait récupéré pour me faire une surprise. Son aide m’est précieuse au garage.

    Il revint avec ce que je lui avais demandé, et m’aida à l’installer sur la vieille carlingue. Bientôt, ce vaisseau pourrait voler, du moins je l’espérais, je prévoyais de faire le test ce soir après le travail. 

    BigBoss – Bonjour Sarkin ! Toujours à espérer un miracle ? Laisse cette chose, il ne sert que de déco désormais !

    Mara – ah Monsieur le Boss ! Justement je voulais vous voir !

    Je sautais à terre non loin de lui, en me relevant je fis le vide en moi, je calmais mon excitation, me détendait, et accompagné d’un geste de la main, je m’adressais à mon employeur.

    Mara – vous souhaitez m’offrir ce Cargo léger YT-1760, pour me récompenser de mon excellent travail à l’atelier.

    J’avais envie de rajouter puisque je suis sous payé pour ce que je fais, mais je préférais m’abstenir. J’étais confiante, sur de moi, et très convaincante. Il répondit tout en répétant ce que je venais de dire.

    BigBoss – je souhaiterai t’offrir ce Cargo léger YT-1760… pour te récompenser de ton excellent travail à l’atelier.

    Il alla dans son bureau et commença à fouiller dans ses tiroirs. Il farfouilla dans toute sa paperasse, et ayant trouvé ce qu’il cherchait, revint vers moi.

    BigBoss – tiens, voilà tous les papiers du véhicule, il est à toi, même si je doute qu’il puisse revoler un jour.

    Je lui pris les papiers des mains. J’avais réussi. C’est vrai que ce petit exercice de télépathie avait été un test pour moi, je voulais vérifier que j’en étais de nouveau capable. J’étais heureuse, j’allais enfin pouvoir reprendre les choses là où je les avais arrêtés.

    Mara – merci. J’en prendrai soin soyez assuré !

    La journée se passa tranquillement sans trop de difficultés mise à part un client machiste qui refusait que je lui touche son vaisseau car j’étais une « femelle ». Depuis mon rêve, je m’étais amélioré. Je n'étais pas une experte en la matière, mais je bidouillais beaucoup, cetes je ne pourrai pas citer tous les modèles de réacteurs existants, mais je me débrouillais pour refaire fonctionner un vaisseau. Après des négociations, son satané engin fut vite réparer et je pus donc rapidement retourner sur mon nouveau bébé. 

    En fin d’après-midi, le moment était arrivé. J’allais enfin savoir si toutes mes journées de dur labeur sur lui n’étaient pas en vain.

    CJ4 pris places à côté de moi. Je commençais à allumer la machine. Après quelques coups et quelques réglages, je sentais une drôle de sensation… l’appareil commençait à bouger ! J’évitais les obstacles dans l’atelier tant bien que mal, et sorti du bâtiment.

    Ça manquait de stabilité, mais le vaisseau volé ! J’étais tellement heureuse et fière de moi, plus rien ne pourrait m’arrêter.

    Le lendemain, je posais ma démission auprès de BigBoss. Il était contrarié que je l’abandonne. Je réussi à le convaincre de me laisser partir à la condition que je forme un nouvel employé. 

    Quelques jours passèrent, l’employé formé, je récupérais mes affaires à l’atelier. J’étais libre. J’avais juste une dernière chose à faire avant de partir. Je passais à l’appartement de Greco, là aussi je récupérais ce qui m’appartenait et qui pouvait me servir. J’ouvris mon vieux sac à dos et tombais né à né avec mon sabre-laser. Il ne m’a très peu servi depuis que je l’avais fabriqué quelques années auparavant. Je le serrais fort contre moi et le replaçais dans le baluchon. Je vérifiais une dernière fois la pièce, et parti.

    J’étais arrivé aux archives, il était là, à somnoler à son bureau.

    Mara – Bonjour Greco !

    Le Gungan se releva et se jeta dans mes bras !

    Greco – oh Mara c’est toi ! Mais pourquoi ce sac ?

    Mara- je m’en vais Greco, j’ai réussi à me procurer un véhicule. Merci encore pour tout, merci pour CJ4. Je te dois beaucoup !

    Greco – oh… tu vas me manquer Mara…

    Mara – tu vas me manquer aussi… je ne te dis pas adieu, mais à la prochaine, je suis sûr que nos chemins se recroiseront ! 


    Je serrais une dernière fois mon ami dans les bras. Un au revoir difficile mais nécessaire. Et je partais sans me retourner. J’étais enfin prête à faire mon retour.

    Ce message a été modifié par camara le vendredi 04 décembre 2015 - 12:01

    jeudi 12 novembre 2015 - 13:51 Modification Admin Réaction Permalien



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