Le Temple Jedi 6 (page 40)

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  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

    22717 Crédits

    Une main sur la poitrine, elle plia un genou à terre, la bouche ouverte, le souffle coupé.

    Une larme coula, sa gorge se noua.
    Pour la troisième fois de sa vie, Ange goûtait à cette réalité trop amère que personne ne devait jamais connaître.
    Ses pensées s’embrouillèrent. Elle ne put penser à rien, elle ne pouvait que ressentir, vivre et… mourir, encore et encore, à l’infini.
    Si elle s’en était crue à l’abri, la réalité lui démontra cruellement qu’elle s’était trompée.
    Elle comprenait.
    Elle comprenait ce malaise qui l’avait étreint jusqu’à lui en faire perdre la tête.
    Désormais, tout avait un sens.
    Tout.
    L’utopie d’être enfin délivrée de cette souffrance, se couper de la Force, tout cela n’avait qu’une illusion, un tour de plus. Jusque dans les tréfonds de son âme et, plus encore, jusqu’à la moindre parcelle des atomes qui formaient son frêle enveloppe de mortel, elle pouvait le ressentir.
    Elle les entendait affluer, affluer si vite.
    Instinctivement, elle pressa ses mains contre ses oreilles pour ne plus les entendre et se revit, des décennies plus tôt, dans la même posture, avec toutes ces années en moins.
    Elle revit le Caamasi se figer, se retourner.
    Elle sentit ses poumons se vider de nouveau, un cri strident en sortir.
    Ses paupières s’agitaient et l’étau de ses mains se resserrait mais les voix continuaient d’hurler, ces voix qui étaient dans la tête du padawan qu’elle était.
    L’adulte s’était complètement évaporée, il ne restait qu’une gamine complètement impuissante face à la fatalité qu’elle rencontrait.
    Et elle ne pouvait rien faire, elle ne pouvait qu’endurer.

    Ange ne sut combien de temps qu’elle était restée dans cette position sans rien faire, rien qu’en s’efforçant d’inspirer, d’expirer.
    Elle sut.
    Il fallait agir.
    Maintenant.
    Elle ramassa ce qui se trouvait devant ses yeux.
    Maintenant, il fallait fuir.
    Disparaître.
    Se cacher.
    Partir.
    Oui.


    jeudi 21 avril 2016 - 23:52 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar camara

    camara

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    Après nos courtes mais émouvantes embrassades, Tyria et moi dûmes nous séparer. Je n’aimais pas d’être de nouveau loin d’elle mais avec ses obligations, je n’avais pas le choix.

    Mirax m’avait conduit à un petit appartement. Les lieux étaient très apaisants. Après des années de vagabondage, je me sentais enfin chez moi. C’était un plaisir de la revoir elle aussi. Même si je ne faisais plus partie de la sienne, elle représentait toujours pour moi un petit bout de ma famille, une maman par procuration. A la suite d’une rapide petite douche vivifiante, je m’étais posté devant la fenêtre. J’inspirais un grand coup. J’étais de nouveau parmi les miens, les revoir me rendait heureuse. Pourtant quelque chose n’allait pas. L’air était étouffant à tendance électrique. J’avais due attacher mes cheveux tellement c’était chargé.

    D’ici, la ville avait l’air tranquille. Beaucoup trop tranquille. Comme le calme avant la tempête. Un sentiment de malaise m’envahi, la bouffée de bien-être qu’avait procuré nos retrouvailles avec ma sœur avait vite disparue.

    Je me mis à trembler. Est-ce parce que j’avais froid ? Ou plutôt… peur ?

    Alors que je tentais de contrôler mes mains, je ressentis une forte douleur dans la poitrine. Comme si une main invisible s’amusait à me broyer le cœur. La même et fulgurante sensation se fit ressentir dans ma jambe droite puis tous mes membres commencèrent à me faire souffrir. Prise de vertiges, je me mis à tituber en essayant de me rattraper à la chaise à côté de moi. Ma tête, j’avais tellement mal, ne pouvant tenir debout plus longtemps, je m’étais effondrée par terre. Je fermais les yeux, avec mes mains je frottais fort mon visage, mon crane, mes tempes. Ses voix, ces cris, cette douleur. Des souvenirs refirent surface. La dernière fois que j’avais ressenti cela, c’était le jour de l’incendie… le jour de la mort de mes parents. Leurs visages apparaissaient devant moi, complètement cloqués par les flammes. Une odeur de fumée et de brûlé se fit sentir dans mes narines avec un gout de cendres dans la bouche. Non ! Que se passe-t-il ?! Mon corps se raidissait, j’avais mal. Je ne pouvais contenir plus longtemps mon hypersensibilité et je me mis à hurler. J’étais dans le froid, dans le noir le plus total. Je regrettais à cet instant de m’être réconcilié avec la Force ce qui m’avait permis de me reconnecter à elle. Je ne savais pas comment faire pour que tout cela s’arrête. Je ne pensais jamais ressentir de nouveau une telle souffrance. Quelque chose se passait et j’étais en plein dedans. Je me mis à pleurer, pleurer de douleur. Je me sentais déchirée, comme si cette main qui s’amusait quelques minutes plus tôt avec mon cœur s’attaquait maintenant à ma peau, l’arrachait pour la transformer en lambeau. Cette même main qui me coupait le souffle en compressant sur ma poitrine. Je suffoquais.

    Après ce long moment d’horreur, cette « crise » réussie à se calmer. Je pus ouvrir les yeux, la pièce arrêta quelque peu de tourner devant moi. Toujours allongée sur le sol, je repris petit à petit le contrôle de mon corps, les tremblements ne cessèrent pas mais étaient beaucoup moins intense. J’essuyais mes larmes de façon grossière. Pourquoi ce souvenir avait-il refait surface ? Et de façon si virulente ? Comme ce soir-là, j’avais perdu le contrôle mais heureusement aujourd’hui, je n’avais blessé personne. J’étais toute chamboulée. Je me redressais difficilement en m’aidant avec le mobilier. La ville, quelque chose y avait changé, j’avais froid, très froid. L’atmosphère était devenue horriblement pesante, j’avais du mal à respirer. La pression dans ma poitrine était constante mais supportable. Les voix dans ma tête continuaient de crier sauf que cette fois, ce n’était plus celles de mes parents et de mon frère mais celles d’autres personnes. La main à ma ceinture, je vérifiais que mon sabre était bien présent avec au moins un de mes blasters et à part ses voix, je ne me sentais plus autant en symbiose avec la Force que je ne l’étais jusqu’à présent comme si de nouveau, elle m’abandonnait petit à petit.

    Ces cris, j’aimerais faire cesser ces cris ! Plus je me concentrais et moins j’y arrivais. Ce n’était pas normal, si involontairement j’étais coupé de la Force, pourquoi alors j’entendais toujours ses voix et de plus en plus fort ?

    Il ne me fit pas longtemps pour me rendre compte que ces voix, n’étaient pas seulement dans ma tête, mais aussi à l’extérieur. Des gens hurlaient, les couloirs s’agitaient et plus atroce que ça, d’autres bruits non identifiés se faisaient entendre. Un pas lourd, un souffle rauque. Non, ce n’était pas Georges avec son intoxication alimentaire, je pouvais en être sûr.

    J’étais tétanisée, je compris rapidement que nous étions attaqués. Par qui ? Par quoi ? Ce n’était pas ma priorité. Je réussi à sortir de ma torpeur, tout en continuant de trembler, je bondis dans le couloir. L’heure n’était plus à rester seule, je ne voulais pas de nouveau perdre les êtres qui me sont chères.

    Mara – Tyria !

    J’avais hurlé son nom instinctivement, je voulais la rejoindre avant qu’il ne soit trop tard. Toutes mes pensées étaient tournées vers elle. Mais je ne savais où la trouver, impossible de me fier la Force. Je devais de nouveau me fier qu’à moi-même. Comme à cette douloureuse époque de traverser du désert. Des cris d’horreur se faisaient entendre. Des cris glaçant le sang. Personne ne savait d’où la menace venait, tout le monde courait dans tous les sens. Nous étions piégés, terrorisés. Il fallait que je sorte de là, au plus vite. Ne plus paniquer.

    Mara – Ange…

    Elle aussi était sur Coruscant et même si ma compagnie et la corvée de me ramener ici n’avait pas été une partie de plaisir, je devais l’admettre que je l’appréciais. Ces choses qui attaquaient le temple n’allaient pas en rester là. Toute la planète était surement en danger. je dégainais mon comlink et sur la fréquence qu'elle m'avait donné, j'envoyais un court message de détresse "le temple est plongé dans la terreur et la panique, quelque chose se passe. Rassure-moi que tu vas bien !!". Je ne savais pas quoi lui dire de plus, je voulais simplement savoir si de son côté ça allait. Je courais difficilement, ma jambe me faisant terriblement mal, tout en continuant à appeler Tyria, dans l’espoir que quelqu’un m’emmène jusqu’à elle. On venait à peine de se retrouver, s'il lui arrivait quelque chose, je ne pourrai jamais m'en remettre.

    Ce message a été modifié par camara le vendredi 22 avril 2016 - 14:50

    vendredi 22 avril 2016 - 14:31 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

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    Le combat entre les deux Talik se révèle être davantage un jeu du chat et de la souris qu'un véritable combat, chacun étant peu déterminé à blesser l'autre. Tous deux semblent peut-être le remarquer mais ils approchent petit à petit de l'astroport de la ville. Je poursuis les deux duellistes en action à la course, en laissant Eckmül et mon maître là où ils sont, tentant de veiller à ce que Kinsa s’en sorte. À ce moment-là, la pluie commence à tomber. La jeune twi’lek rutian commence à fatiguer car la bataille semble être sans fin...

    La course-poursuite dans laquelle je me suis lancée est, dans un second temps un combat, que je livre avec un autre adversaire. Ejar Ordo, un mandalorien de la Death Watch et frère disparu de Ceno, se trouve sur le bord de toit opposé au mien, le large espace de la rue nous séparant. J’ai récupéré mes réflexes depuis quelques temps après la déchirure de la Force et je suis de nouveau apte à faire face à cette enflure de Watcher qui suit, comme moi, le duo Talik en duel dans cette rue. Et j’oubliais, nous nous battons l’un contre l’autre aussi.

    Ejar Ordo : - Je vais te faire payer de ta vie la blessure que tu m’as infligée, Jedi !
    Moi : - Vous la méritez, Ejar ! Ce sera la preuve que vous êtes une raclure aux yeux des vôtres.

    Nous sautons de bord de toit en bord de toit, tout en courant, et nous croisons nos lames. Chacun de ses mouvements, chacune de ses attaques, on pourrait croire qu’il manie une des quatre premières formes de combat mais j’arrive malgré mon niveau à les parer et les contrer. Aucune de ses tentatives ne m’atteignent et j’en suis ravi. Ejar termine d’atterrir sur un toit en dérapant puis utilise un des gadgets de son armure de beskar. Un fin câble cherche à s’enrouler autour de moi pour me lier. Je dévie la trajectoire du câble avec un tour rapide de sabre puis m’élance vers lui. Le croisement de fer continue et j’arrive à faire reculer Ejar.

    Nous arrivons sur un dernier toit de bâtiment, l’astroport de Kehalt au loin. J’aperçois Kinsa et Kinsan continuer leur duel de lame en se dirigeant progressivement vers l’endroit. Le Mandalorien et moi sommes dans deux côtés différents du toit, le terrain est assez large pour nous deux et nos regards se croisent avec une dureté de guerrier.

    Ejar : - Tu te crois malin, Jedi, mais te battre contre moi ne t’apportera rien. Contrairement à un padawan dans ton genre, j’ai connu de nombreuses fois des batailles et j’ai l’expérience du combat. Je te conseille donc d’abandonner.
    Moi : - C’est mal me connaître et me sous-estimer. Je ne reculerais pas !
    Ejar : - Tu tiens à vouloir perdre ta précieuse vie ? À défendre l’honneur de ta camarade ? Kinsa est une fille indigne, incapable de sauver son honneur de Mandalorienne.
    Moi : - Vous êtes mal placé pour dire ça. Vous, vous n’avez pas d’honneur !
    Ejar (en colère) : - Argh !!!

    Le Watcher active son jet-pack et fonce vers moi pour me frapper violemment avec sa vibrolame. J’esquive à temps le coup, dévie son arme et roule sur le côté pour me poster derrière lui. Ejar se retourne et brandit vers moi sa lame et je l’attaque à mon tour ; je ne sais pas combien de temps nous croisons le fer mais ses attaques ne m’atteignent que très peu, mes coups de sabre lui sont fatales puisque je tente à chaque fois de le toucher aux points sensibles de son armure. Merci Kinsa pour l’astuce. Finalement, je loupe ma dernière attaque, rate le cou d’Ejar et celui-ci en profite pour me toucher à l’épaule gauche. La blessure est peu profonde, sanguinolente, mais elle ne m’handicape pas. Je fais un saut de Force en arrière, éteint mon sabre et fait face à la remarque suivante du Watcher.

    Ejar : - Je constate que tu me donnes du fil à retordre, avec tes attaques. Mais j’ai réussi à te toucher. Te voilà handicapé maintenant. (Il fait un sourire carnassier.) Tu ne peux plus te battre correctement et tes pouvoirs de Jedi sont H.S. Cette fois, c’est terminé ! Ha ha ha !
    Moi : - Vous êtes un imbécile, Ejar ! Je fais peut-être partie des Jedi, je suis peut-être affaibli sans le Côté Lumineux entier. Mais c'est l'espoir qui alimente en moi la Force.

    Avec la concentration que j’ai accumulée en moi et ma vanne de pouvoir libérée, je tends rapidement le bras droit vers Ejar pour utiliser la télékinésie sur lui. Le Watcher ne comprends que trop tard ce qui se passe et se fait soulever avec son armure. Je plaque aussitôt ma main une demi-minute après vers lui, l’esprit serein, et regarde mon adversaire se cogner vers un lourd poteau métallique. Je n’éprouve aucun plaisir à l'avoir lancé contre un objet lourd mais c’est une nécessité pour ce cas-là. Ejar se relève douloureusement et me regarde de nouveau.

    Ejar : - Co… Comment est-ce possible ?
    Moi : - Je suis un Jedi. L'espoir est quelque chose de tout-puissant pour moi et c'est cela m'a permis de vous battre.

    Ejar Ordo râle de colère et active son jet-pack pour se diriger vers l’astroport de Kehalt, où Kinsa et Kinsan doivent se trouver à présent. Je renonce à le poursuivre de nouveau et le regarde s’éloigner dans les airs. Je tente de regagner le calme et la sérénité puis me dis qu'il vaut mieux pour moi de retourner auprès d'Aynor, au cas où elle aurait besoin de moi. Evidemment, un noir pressentiment me dit que le pire va arriver. Je fais donc marche arrière et arrive enfin devant la grande twi'lek, qui m'interroge du regard.

    Moi : - Ejar est parti. J'arrête de le poursuivre, il n'en vaut plus la peine. Quant à Kinsa, j'espère qu'elleva s'en sortir.

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le samedi 23 avril 2016 - 13:02

    vendredi 22 avril 2016 - 15:11 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar DocBeldom

    DocBeldom

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    [Petit retour en arrière...]

    Doc avait été plus qu'étonné par le comportement de Ceno pendant qu'ils s'étaient battus contre les troupes. Seule l'arrivée des deux lieutenants l'avait empêché de s'arrêter pour engueuler le Mandalorien.  Rapidement, le combat entre Doc et Carmen avait tourné comme on pouvait s'y attendre. L'ancien Maître d'Arme avait contrôlé la jeune femme sans problème et l'avait désarmée. Alors qu'il pointait son sabre vers Carmen, le Gris s'était soudain senti mal et avait fait quelques pas en arrière. Lui qui se laissait bercer par la Force et qui ressentait le côté clair comme une rivière apaisante se retrouvait soudainement au milieu d'un tourbillon d'émotion et de colère. Comme si la rivière calme était soudainement devenue des rapides violents. Doc mit un genoux à terre, haletant. La douleur qu'il ressentait était en train de lui faire perdre le contrôle.

    Carmen : Eh bien ? Est-ce ainsi que se battent les Jedi ? En s'écroulant comme des vieillards ?

    Les mots de Carmen tirèrent le Gris du cercle de folie dans lequel il était plongé et le ramenèrent brusquement à la réalité et au présent. Ses années d'entraînement prirent le relais et il fit claquer sa lame pour parer le coup de fouet que l'autre tentait de lui porter. Une roulade pour s'écarter et le combattant se redressa dans un mouvement souple. Se battre sans la Force avait fait parti de son entraînement, mais il n'avait pas pensé qu'il s'en couperait complètement lui même. La lanière du fouet arriva droit sur son visage mais Doc s'écarta d'un pas de côté et fit deux pas en avant, terminant son mouvement par un coup de coude dans l'estomac de son adversaire, enchaîné par une prise rapide sur la main tenant le fouet pour propulser Carmen sur le sol. Cette dernière se laissa aller et fit suivre sa chute d'une roulade pour se relever et porter une nouvelle attaque. Cette fois, Doc mit une lame en opposition, laissant le fouet s'enrouler autour et tirant brusquement. Carmen se retrouva avancée vers le Jedi qui coupa la lame de son autre sabre et la frappa deux fois, une au visage et une autre sur son poignet armé. La jeune femme lâcha son arme et Doc l'envoya au loin d'un mouvement, rallumant sa deuxième lame et la plaçant sous la gorge de la Chevalière Pourpre.

    Doc : Il va être temps de cesser tout cela, ne croyez vous pas ?

    Soudain, une lame bleue s'abat sur la vaincue. En réflexe, Doc envoie sa lame pour bloquer le coup...

    [Retour au présent...]

    Les deux Jedi se fixaient dans les yeux tandis que Carmen était en train de ramper pour essayer de rejoindre son vaisseau. Les deux ne bougeaient pas. Doc ne voulait pas lancer ce combat, mais il ne laisserait pas Ceno continuer sur sa lancée. D'ailleurs, qu'en était-il de l'autre ? Son regard s'égara une seconde pour chercher le quatrième combattant puisque la Force n'était plus là pour l'aider. Ses yeux avaient à peine quitté ceux du Mandalorien qu'il se sentit s'envoler et heurter violemment une surface dure. Le Gris retomba sur le sol, se redressant aussitôt et commençant à courir. Ceno venait de se jeter sur la jeune femme abattant son sabre. Dans une longue glissade, Doc se retrouva les deux sabres croisés pour immobiliser la lame bleue du Sabre des Jedi. Son pied jaillit et cueillit les jambes du Mandalorien qui chuta lourdement pendant que Doc retenait un chapelet de juron. Par la Force, sans elle, frapper un homme en armure était douloureux !
    Les deux Jedi se redressèrent en même temps et Ceno envoya un coup de sabre vicieux vers Doc. Lui aurait bien esquivé, mais ç’aurait été ouvrir de nouveau le passage sur celle qu'il avait décidé de protéger. Il s'avança donc pour parer, se mettant automatiquement à combattre dans la Forme qui lui était la plus naturelle et qui était la plus adaptée pour le combat sabre contre sabre. Le Makashii était dangereux sans la Force, mais il n'avait pas le choix s'il voulait tenir contre un Ceno décidé à passer. Sa parade au dernier moment lui fit sentir de très près le sabre de Ceno, mais il en profita pour porter une attaque de son deuxième sabre. Le Mandalorien se dégagea en force et se recula pour esquiver. Durant quelques secondes, les deux Jedi échangèrent une série de coups rapides démontrant s'il en était besoin leur maîtrise commune de l'art du combat au sabre laser. Pendant ce temps, Carmen continuait de ramper vers son chasseur.
    Soudain, au milieu d'une passe d'arme où Doc s'était mis particulièrement en risque, Ceno prit un shiak sur son armure. Malheureusement pour le Gris, le mouvement ne put percer cette dernière et le Mandalorien profita du fait que le Gris s'attendait à ce qu'il accuse le coup pour lancer un petit engin explosif vers le chasseur de Carmen. Doc fit deux pas en arrière mais se retrouva soufflé par l'explosion et projeté sur Ceno. Il en profita pour tenter de nouveau de passer la garde de son adversaire mais fut arrêté en plein vol par une poigne du Sabre des Jedi qui le maintint en l'air une seconde avant de le projeter non loin de l'endroit où avait atterrit Carmen.

    Cette fois, le Mandalorien ne voulu pas prendre de risque et ressorti son blaster qu'il pointa sur la tête de Carmen. Sans frémir, il tira deux fois. Le Gris ne pris pas le temps de réfléchir au fait qu'il s'était coupé de la Force et sauta sur la trajectoire, tentant de parer les tirs avec ses lames. L'un d'entre eux fut renvoyé, mais le deuxième le cueilli directement dans l'estomac. Doc se releva aussitôt, laissant un de ses sabres au sol tandis qu'il appuyait de la main sur sa blessure. L'autre se mit à rayonner d'une lumière quasi hypnotique. L'ancien créateur de l'Atelier avait activé son chef d’œuvre.
    De nouveau, les deux Jedi se regardèrent les yeux dans les yeux, complètement immobiles. Finalement, Ceno prit la parole :

    Ceno : Tu n'abandonneras jamais ?
    Doc : Je ne te laisserai pas tuer une personne désarmée tant que je serais capable de le faire.
    Ceno : Soit. Débrouille toi avec elle. Mais je te conseille de faire vite, bientôt cette île ne sera plus qu'un tas de cendre.

    Sur ces paroles, le Mandalorien se détourna et s'engouffra dans le complexe. Au passage, il déposa quelque chose à l'entrée que Doc supposa être des explosifs. Le Gris éteignit son sabre, récupéra celui au sol et s'approcha de Carmen, soutenant la jeune femme jusqu'à son chasseur hapien.

    Doc : Prévenez vos amis d'évacuer et de l'esquiver. Il a complètement perdu le contrôle.
    Carmen : Pourquoi m'avoir sauvé, Jedi ?
    Doc : Parce que c'est ainsi que les Jedi devraient être. Des protecteurs et non des soldats. Maintenant, prévenez vos amis. Je vais vous sortir de là.
    Carmen : Pour me livrer à la République ? Plutôt mourir !
    Doc : C'est ce qui vous serait arrivé si je ne m'étais pas interposé. Quant à ce qui va vous arriver, je ne suis pas un membre de l'Ordre et je ne me suis pas encore décidé. Mais si vous continuez, je pourrais vous laisser ici. Après tout, je ne suis pas un Jedi, moi.

    La jeune femme regarda Doc, choquée. Mais elle attrapa un comlink à sa ceinture et prévint la base. Prudemment, Doc tenta de faire appel à la Force. Elle était toujours agitée mais il n'avait pas besoin de grand chose. Carmen se mit à léviter doucement et il la déposa à la place du droïde. Toujours en se tenant l'estomac, il l'aida à s'attacher puis pris la place du pilote. Quelques minutes plus tard, il s'éloignait de la base, rejoignant les coordonnées où son YT allait l'attendre. Il aurait bien besoin de l'infirmerie de son transport Corellien. Au vu de la douleur qu'il ressentait, il avait probablement plusieurs côtes cassées en plus de la blessure de blaster.

    Ce message a été modifié par DocBeldom le samedi 23 avril 2016 - 01:53

    vendredi 22 avril 2016 - 16:16 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    10745 Crédits

    Je combats toujours mon père, les yeux dans les yeux, et je faiblis de coup en coup. Après celui-ci, je ne pense pas pouvoir tenir un autre combat. Cela fait depuis combien de temps que je me bats sans cesse ? Une heure, peut-être plus ? Mon corps n'est pas habitué à un tel effort physique. Mon père, lui, est en pleine forme. Je me rabats automatiquement en forme III, Soresu, pour me concentrer sur ma défense et ne pas gaspiller d'énergie. Je ne suis plus dans l'optique de gagner ce combat, mais de ne pas le perdre. Par chance, il n'arrive pas à percer ma défense, et c'est plutôt réconfortant.

    Nous arrivons sur une plateforme et faisons une pause, nous écartant l'un de l'autre et décrivant un cercle sans se quitter du regard. Subitement, je désactive mon sabre, néanmoins toujours en alerte, et déclare d'une voix triste :

    Moi : Qui aurait pu le croire ? J'ai le souvenir d'un père aimant...et voilà que je vois un Death Watch !
    Kinsan : Le passé est le passé.
    Moi : Un passé fait partie de nous, même si on fait tout pour le réfuter. Un jour, tu m'as dit que je ferai toujours les bons choix... Est-ce que tu le dis toujours, à présent ?
    Kinsan : Je me souviens de ce jour...

    Une très jeune Twi'lek vient de rentrer de l'école. À huit ans, ses yeux sont déjà sérieux et son pas lourd. Elle est lasse, fatiguée, les Watchers ne ménagent même pas la discipline des plus jeunes. Et aujourd'hui a été une journée particulièrement dure pour elle, certains hauts-gradés ont inspecté les classes pour repérer les futurs Death Watch. Bien évidemment, Kinsa, avec ses réflexions idéalistes qu'elle s'efforce pourtant de limiter, n'a rien d'une recrue modèle. Les instructeurs l'ont même à l'oeil, ce qui lui a valu les remontrances de ses parents : même si elle n'est pas d'accord, elle doit se taire, pour l'instant. Ce "pour l'instant" l'a toujours intrigué, mais elle sait qu'il ne sert à rien de poser plus de questions.

    D'un pas de loup, elle rejoint le perron de sa maison et toque timidement à la porte, sans avoir de réponse immédiate. Elle ne s'en inquiète pas : son père est probablement à la forge, avec tonton Miru et tonton Ejar. Elle sait que tonton Ejar, c'est un secret, parce que les Death Watch ne l'aiment pas – et ça, en plus du fait que ce soit un ami de son père, ça le rend sympathique. Elle entre rapidement dans la maison et entend ses parents parler dans le salon. Car elle n'ose pas les déranger, elle s'approche doucement et écoute discrètement la conversation, quand elle s'aperçoit qu'ils parlent d'elle.

    Sya : Kinsa devrait bientôt rentrer, n'est-ce pas ?
    Kinsan : Tu t'inquiètes toujours trop pour elle. Elle sait se débrouiller, c'est une Mandalorienne. Tu ne lui fais pas confiance ?
    Sya : Elle est différente des autres enfants, tu t'en es rendu compte.
    Kinsan : C'est vrai...elle n'est pas résignée. C'est une idéaliste, comme toi. Alors que les autres acceptent ce qui leur arrive, Kinsa croit qu'il y a un espoir que ça change.
    Sya : Elle deviendra une personne exceptionnelle, j'en suis sûre. Je sais que tous les parents disent ça, mais...
    Kinsan : Non, tu as raison (il s'interrompt). Kinsa ! Je te vois ! Viens nous dire bonjour !

    La petite fille sort de sa cachette et va se jeter dans les bras de ses parents. Chaque journée passée est une victoire, en un sens. Un pas de plus vers une vie meilleure, elle y croit. Kinsa demande :

    Kinsa : C'est vrai que je suis différente des autres ?

    Son père soupire et l'invite à s'asseoir sur un des poufs qui servent d'assises à la petite famille et la fixe droit dans les yeux. Il lui parle comme il le ferait avec un adulte, car il sait que, malgré son jeune âge, Kinsa peut comprendre, comme elle comprend déjà beaucoup de choses.

    Kinsan : Oui, tu es différente. Mais, ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Par exemple, tu es différente de ces Death Watch qui torturent et tuent.
    Kinsa : Comment tu le sais ?
    Kinsan : Parce que je le sens. Parce que nous le sentons, ta mère et moi. Et cette différence peut t'amener, dans le futur, à faire des choix difficiles, mais toujours bons. Des choix qui paraissent absurdes aux yeux des autres. Mais nous comprendrons toujours ce que tu fais. Si on peut, on te soutiendra.
    Kinsa : D'accord. Je ferai les bons choix, je te le promets !
    Kinsan : J'en suis certain. Et c'est à mon tour de te faire une promesse. Celle de ne jamais te faire souffrir par mes actes. Parce que...ça me ferait trop mal, aussi.


    Ce souvenir est vivace dans ma mémoire, il m'a toujours accompagné. Tu es différente. Je n'ai jamais autant compris le sens que ces mots ont qu'aujourd'hui, en combattant celui qui les a prononcés. Mais ce qui m'a marqué plus encore, c'est cette promesse, de mon père.

    Moi : Tu n'as pas tenu ta promesse !
    Kinsan : Tu crois que j'avais le choix ? Si je n'avais pas espionné la Résistance pour les Death Watch, tu ne serais pas là pour me combattre !
    Moi (déstabilisée) : Comment ça ?
    Kinsan : Ils ont menacé de vous tuer, Sya et toi, si je ne leur donnais pas les infos sur la Résistance ! Et puis, j'ai compris pourquoi ils faisaient ça à la population ! Si les Mandaloriens ne se durcissent pas, ils deviennent faibles ! Comment crois-tu que nous avons réchappé de l'assaut du palais du Seigneur Death Watch, selon toi ?
    Moi (furieuse) : Quand ? Quand est-ce que tu as commencé à pourrir de l'intérieur ?

    Non. Je ne me dois pas me mettre en colère. Céder au côté obscur n'est que plus facile maintenant. Je dois rester calme, sereine, et faire abstraction de mes émotions. Il est vain de se laisser guider par elles.

    Kinsan : L'année de tes onze ans.
    Moi : Alors j'ai passé deux ans à côtoyer un traître sans même le savoir.

    Ce message a été modifié par Kinsa-Talik le vendredi 12 avril 2019 - 15:46

    vendredi 22 avril 2016 - 20:53 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kaarde

    Kaarde

    16840 Crédits Modo

    Je ne sais ce qui fut le plus douloureux, entre le déchirement de la Force et le crash du Contre-Attaque IV, mais le pire était encore à venir.
    Weedge avait perdu conscience et Bloli et moi le traînions péniblement hors du vaisseau accidenté. Le choc passé il demeurait un terrible malaise, comme une oppression constante du Côté Obscur. La panique générale qui se propageait au sein des milliers de Jedi présents sur Rhommamool n'aidait pas. Pire, les pouvoirs associés côté lumineux de la Force étaient complètement inefficaces. Ni Bloli ni moi n'avions réussi à employer le moindre pouvoir de guérison sur les blessures que le crash nous avait infligées.

    Weedge. - Je ne vais... pas pouvoir... le retenir... plus... longtemps... empêchez... moi... de ... faire... quoi... que... ce... soit... Viiiite.....
    Bloli. - Qu'est-ce qu'il ... ?
    Moi. - Mille vornskrs, la programmation de Baaaaaaal, j'avais complètement oublié ! Il perd le contrôle !

    Les plaintes de Weedge se changèrent en rire dément alors qu'il nous repoussait violemment, visiblement euphorisé par la montée en puissance du Côté Obscur.

    Weedge. - Muhahahaha, je savais que vous ne pourriez pas me retenir éternellement ! Je suis liiibre !
    Bloli. - Oh, la paix !

    PAF !
    Et, d'une bonne droite, la guérisseuse envoya le zabrak sombrer dans l'inconscience. Visiblement ses nerfs étaient à bout.

    Bloli. - Et voilà, anesthésie générale.
    Moi. - Du calme, Bloli, ne laisse pas tes émotions te submerger. Surtout pas maintenant. Nous sommes sur le fil.
    Bloli. - Mais comment fais-tu pour te maîtriser dans un moment pareil ?
    ???. - Maître Naberry ! Bloli !

    Une petite escouade de trois Jedi et d'une dizaine de soldats de la République fit irruption. Les trois Jedi semblaient aussi éprouvés que nous. L'un d'eux était soutenu par deux soldats. Un autre, celui qui nous avait hélés, était le rodien Reegi Ppork qui avait travaillé plusieurs années avec Bloli au Bureau Jedi de Coruscant.

    Reegi. - Quelle chance de vous trouver ici. Maître Naberry, savez-vous ce qui est en train d'arriver à la Force ? Que devons-nous faire ?

    Chance ? Maître ?
    Les trois Jedi étaient visiblement rassurés de nous voir, en dépit de la réputation d'assassin qui était désormais la mienne. Peut-être que la présence de Bloli à mes côtés me donnait du crédit, mais j'étais tout de même désarçonné de bénéficier encore d’une telle confiance.

    Moi. - Eh bien, euh… De toute évidence nous sommes tombés dans un piège de grande ampleur. Il nous faut à tout prix nous regrouper et reprendre contact avec le Temple de Coruscant. Capitaine, est-ce faisable ?
    Capitaine (levant son fusil). - Je n’ai pas d’ordre à recevoir de vous. Officiellement vous êtes toujours accusé du meurtre de l’ex-Chancelier Mahan.
    Reegi. - Laissez Capitaine, je me porte garant de Maître Naberry. Faites ce qu’il suggère.
    Capitaine. - Humpf ! Si vous y tenez.

    Le soldat s’écarta en portant la main à son casque pour contacter son QG.

    Moi. - Reegi, est-ce que vous savez où sont Aynor et Jorus ?
    Reegi. - Lui est au QG terrestre pour coordonner les forces Jedi. Quant à Maître Lask, aux dernières nouvelles elle était à l’écart en plein combat contre les Death Watch avec les padawans de Maître Ordo.
    Capitaine (à l’écart, parlant au haut commandement). - Que nous… ? Mais pourq… Ah… les salaud. Oui, ce sera fait.
    Moi. - Je suis étonné que vous me fassiez encore confiance, Reegi.
    Reegi. - A vrai dire peu de Jedi pensent que vous ayez pu tuer Gaïus Mahan. Et avec vous dans le coin je suis sûr que nous pourrons nous sortir de cette situation, même si Baaaaaaal se poin…

    PEW !
    Le front de Reegi Ppork fut percé d’un trou fumant. Le corps du rodien s’effondra lourdement en avant, révélant derrière lui les canons levés des soldats de la République.

    Bloli. - REEGI !!!
    Capitaine. - Traîtres.

    Il bondit sur l’équipier de Reegi encore debout et lui asséna un coup de crosse. Le Jedi, déstabilisé, fut aussitôt abattu par les hommes du capitaine. Les deux qui soutenaient le troisième Jedi affaibli laissèrent celui-ci choir et criblèrent son dos de décharges.
    Bloli et moi eûmes tout juste le temps d’allumer nos sabres laser, ce qui incita les soldats à la prudence.

    Moi. - Pourquoi ? Pourquoi faire ça ?
    Capitaine. - Vous nous faciliteriez considérablement la tâche si vous vouliez bien abaisser ces sabres laser. C’est fini pour vous, de toute façon.

    L’effet était presque aussi terrible que le déchirement du Côté Lumineux. Partout autour de nous, dans la capitale rhommamoolienne, les Jedi mourraient par vagues, par centaines. J’eus toutes les peines de la galaxie à garder mon sabre laser dressé. Les Jedi, tous ces Jedi que j’avais personnellement guidés pendant des années, dont je connaissais presque tous les noms, ils étaient en train de mourir les uns après les autres sous le feu des armes de la République.
    Le chagrin m’accablait trop. Je ne parvenais pas à contrôler le débit de mes larmes. Mon sabre s’échappa de ma main et je tombai à genoux, exposé aux tirs. Bloli s’interposa.

    Bloli. - Soyez raisonnables, je ne veux pas avoir à vous tuer !
    Weedge. - Moi par contre JE VOUS TUERAI TOUS !!!

    Bondissant tel un diable, Weedge fondit sur le capitaine et le trancha en deux. Ses hommes tentèrent de réagir mais le zabrak programmé par Baaaaaaal était déjà contre eux. Bloli profita de la confusion pour se joindre à la mêlée. Moi j’étais bien trop occupé à gérer le flux des morts Jedi dans mon esprit pour faire quoi que ce soit. Je ne voyais ni ne ressentais plus rien, comme si j’étais dans le noir.
    Lorsque je repris un peu mes esprits toute l’escouade était abattue et Weedge avait fuit sans demander son reste. Bloli s’effondra à côté de moi.

    Bloli. - Kaarde… qu’est-ce que nous allons faire…
    Moi. - La seule chose... que nous pouvons faire…

    A grand peine je me relevais sur mes jambes. Lentement.

    Moi. - Je n’ai pas l’ombre d’un plan… ni de vue d’ensemble… mais j’ai une terrible responsabilité.
    Bloli. - Sauver l’Ordre Jedi ?
    Moi. - Non, plus dur… garder espoir, et le transmettre.
    Bloli. - Quoi, tout ça par sens du devoir ?
    Moi. - Et... parce qu'il y a des personnes que je veux revoir.

    Tyria. A présent je comprenais que celle qui m’avait tiré de prison était aussi fausse que la Mirax qui m’avait poussé au meurtre, et mon ressentiment face à cette situation n’en était que décuplé. Si la République entière se retournait contre nous, alors elle était en grand danger. Je devais à tout prix la protéger, au moins elle, quitte à y laisser ma peau.

    Moi. - Co… commençons par sauver autant de Jedi que… que possible. Bloli,...  tu vas essayer de regrouper autant de Jedi survivants que tu pourras. Plus… plus nous serons nombreux,... mieux nous… nous résisterons. De mon côté je vais tenter de retrouver Aynor, Jorus... et Weedge.

    Le nombre de Jedi encore debout diminuait toujours de façon dramatique, je peinais à garder les idées claires. L’entité lumineuse que formaient les Jedi était littéralement dévorée à petit feu par les ténèbres. J’avais beau faire bonne contenance en face de Bloli, je n’étais plus sûr de rien. Je devais lutter de toutes mes forces pour ne pas jeter mon sabre laser au loin et abandonner la lutte. Quel que soit cet ennemi, il m’avait frappé plus durement que Baaaaaaal lui-même l’avait jamais fait. Il m’arrachait une part de mon âme à chaque Jedi tué.
    Nous faisions face au plus terrible événement de notre ère.

    Bloli. - Entendu. Que la Force soit avec toi.
    Moi. - Ou ce qu’il en reste...




    Ce message a été modifié par Kaarde le samedi 23 avril 2016 - 09:50

    vendredi 22 avril 2016 - 21:01 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar obiwan87

    obiwan87

    9719 Crédits

    Lieu : Rhomammool, champ de bataille

    Nous venons de rencontrer Ejar et Kinsan, les deux membres éminents des Deaths Watchs, Kinsan espère faire rallier Kinsa à la cause des D.W. C’est pour ça qu’il a empêché Ejar de tuer sa fille. Mais maintenant kinsa et son père s’affronte dans une espèce de duel au sommet, nous sommes restés en arrière avec Aynor et Oraclem.


    Eckmül : (aux deux maitres jedis) Il faut couvrir Kinsa de façon, à ce qu’elle ne se fasse pas attaquer, Maitre Aynor couvrait le flanc nord, Oraclem s’occupe du Sud-est, je m’occupe du sud-ouest, avec ce triangle que nous formerons nous pourrons couvrir de façon optimale Kinsa.


    Aynor : Cela me paraît une bonne idée.


    Des ennemis arrivent en grande vague et c’est une bataille très lourde de toute façon les pertes seront très lourdes. Il y a au sommet d’un building, une tourelle qui pilonne les alliès, il faudrait que je m’en occupe.


    Je grimpe de fenêtre en fenêtre, mais je ne sais pourquoi chaque saut de force me demande de plus en plus d’effort, J’ai l’impression de ne plus que compter sur la force physique. Quand j’arrive enfin en haut, il y a plein de gardes qui siège autour de cette tourelle. Je me concentre de façon à essayer dans éliminer quelques-uns, mais je me rends compte qu’ils ne sont pas tous visible dans la force, j’ai l’impression d’en oublier.


    Je touche un premier watcher à l’abdomen et il tombe par terre, un second, mais d’un coup, je reçois un violent coup de crosse dans la tête. J’ai la tête qui tourne, mes yeux se ferme petit à petit, je vois flou, je tombe, mais j’entends quand même des bribes de paroles de watcher.


    Watcher : C’était facile… aucune opposition… quand même deux hommes… un régiment entier.

    *********************************

    Oraclem n'avait pas encore remarquer l'absence d'Eckmül, mais elle s'en inquiéta quand même un peu lorsqu'elle vu son commandant cessé le combat pour recevoir une transmission, elle voulu se diriger vers le building où Eckmül s'était dirigé mais elle reçu un premier coup de blaster dans le dos, elle se retourna et entendit son capitaine.


    Capitaine : Abattez-là, après nous nous occuperons d'Aynor !


    Elle reçu un deuxième tir de Blaster et tomba du building qu'elle avait réussi à atteindre jusque là.


    Capitaine : Laissez-tomber, personne ne résiste à une chute pareille !

    *********************************



    Je me réveille dans une cellule toute crasseuse, il y a une flaque par terre et des rats cours entre mes jambes, je suis encore en tenue de jedis mais mon comlik et mon sabre m’on était retiré…


    Il faut que je voie si je peux bouger les barreaux avec de la télékinésie. Je me concentre, pas moyen, c’est encore ce problème avec la force, je pose mes mains sur les barreaux mais je suis projeté violemment contre le mur.


    Aïe, il y a un champ de force qui protège tout ça. Alors je commence à Hurler, mais il n’y a aucune réponse, il y a pourtant un escalier qui monte sur la gauche, ça à l’air d’ailleurs d’être la seule issue. Je ne vois absolument pas comment je vais pouvoir m’en sortir.


    Oh Frel !

    Ce message a été modifié par obiwan87 le dimanche 24 avril 2016 - 22:26

    dimanche 24 avril 2016 - 19:36 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar ProjetT

    ProjetT

    6232 Crédits

    Enfin libre ! Après avoir tué le capitaine et son escouade, j’avais filé sans demander mon reste dans les rues de la capitale Rhomammoolienne, armé de mon sabre – dont la puissance de la lame semblait faible en comparaison de ce qu’il devait être, et un blaster de la république pris au capitaine au moment où il s’est rendu compte que sa moitié supérieure n’était plus solidaire de sa moitié inférieure.
    Je me délectais du chaos ambiant, ou la mort sévissait partout, et faisait taire cette minuscule voix au fond de moi, celle de l’autre Weedge, tentant désespérément de s’accrocher…
    Mon maitre m’avait demandé de tuer des Jedi. J’allais profiter de la situation. Une confusion totale planait, entre les Death Watch et les pourpres, les Néo-Mandaloriens qui s’occupait de leurs affaires, les soldats de la république qui se retournait contre les Jedi, et les Jedi privé de leur pouvoir.
    Bref, une situation parfaite.
    J’avais le temps. Tout mon temps. J’allais massacrer le plus de monde ici avant de voler un vaisseau et de fuir et tenter de retrouver mon maitre ou n’importe qui d’autre qui lui était associé, aux coordonnées gravées dans ma mémoire.  
    Une blessure à la tempe, héritée du crash, me faisait souffrir, et je me nourrissais de cette douleur pour amplifier ma puissance dans le côté Obscur de la Force, qu’on pouvait juste appeler la Force, maintenant que le coté lumineux était détruit. J’ignorais qui avait pu réussir un tel exploit – en dehors de mon maitre évidemment, le seul assez puissant pour cela. Ça ne pouvait être que lui, et cette pensée satisfaisante amplifiait encore ma puissance.
    J’arrive dans le dos d’un commando de la République alors aux prises avec un groupe de 4 jeunes chevaliers Jedi.
    Je vis dans les yeux de ces chevaliers, pris au dépourvu, de l’espoir de voir du renfort, tout padawan soit-il. Je leur donnais raison un instant, et a coup de blaster et de sabre, tuait de sang-froid le commando, dans le dos. Alors que les Jedi, sauf, baissait leur garde pour venir me remercier, je prends un malin plaisir à enfoncer la lame de mon sabre dans le cœur du plus âgé, face aux autre Jedi qui furent pris de panique…
    Je bondis alors sur eux, usant du côté obscur pour les rattraper sans difficulté, eux qui, pathétique Jedi, était sans pouvoir et sans défense, tel des moutons affolés devant un loup affamé. Je garde le dernier en vie, voulant l’interroger, lui demander où se trouve le QG et les autres Jedi présent.
    J’use d’éclairs de Force pour le faire souffrir, lui brulant la peau sur tout le corps, sans obtenir de réponses. Imbécile. Il mourut dans la douleur alors que, la main pose sur son cœur, je lui balançais une salve d’éclair qui eurent raison de lui.
    Je repris ma route, écoutant mon instinct et mes sens pour prendre la meilleure direction pour tuer le plus possible de Jedi. Je me dirige vers le Nord de la ville, ou je sentais une zone qui semblait bien gardée…

    Pendant ce temps, au fond de l’esprit de ce clone, dans une pièce sombre emplit de ténèbres obscures, une faible lumière, comme une chandelle dont la flamme est agitée par le vent, et menaçant de s’éteindre à tout moment, était l’âme du jeune Weedge, qui tentait désespérément de ne survivre, l’âme meurtrie par les gestes dont il a été le témoin direct et impuissant….


    Note: Les techniques du Cote obscur utilisée ont été programmée par Baaaaaaal dans mon clone.  Il était censé être un tueur de Jedi, après tout. Mais ces technique font parti de l’âme programmée et seront toujours inaccessible a mon moi lumineux.
    Ce message a été modifié par ProjetT le lundi 25 avril 2016 - 18:04

    dimanche 24 avril 2016 - 21:07 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Bencenovii

    Bencenovii

    14850 Crédits

    Cenovii n'a pas réfléchit lorsqu'il s'en est prit physiquement à Doc Beldom. La Force l'a poussé à agir ainsi. Il avait pourtant toujours admiré ce-dernier. Le récit des padawans de son époque qui ont construit leur sabre sous l'égide de Doc étaient dithyrambiques sur le prédécesseur de Ceno à l'atelier et le Mandalorien avait toujours voulu le rencontrer, apprendre de son savoir. Il ne s'était jamais douté que sa première véritable rencontre avec lui se ferait dans une telle situation. En plusieurs points Doc et Ceno se ressemblent. Mais si l'un a assumé son statut de Jedi Gris, l'autre a toujours été tiraillé entre côté lumineux et côté obscur. Et en cette heure sombre, le destin de Cera Ordo, évoqué plusieurs années plus tôt par Baaaaaaal lui-même, est en marche.

    Le Mando-Jedi décide de ne pas faire perdurer ce combat inutile. Pour lui, si Doc veut protéger les faibles et les criminels de guerre, qu'il en soit ainsi, alors il prends la tangente et se dirige vers l'intérieur du complexe des Vengeurs Pourpres. De sa ceinture s'extirpe plusieurs bombes protoniques, à utiliser avec d'extrême précautions. Il en dépose une à la sortie du spatioport, une autre sur le plus gros vaisseau du garage, puis il éparpille d'autres bombes dans tous les coins de la base. Il croise quelques gardes oubliés. Ne leur laissant aucune chance, il les paralyse avec la Force et les tranche en deux de sa lame bleue.

     Un autre mec habillé de noir et de pourpre et portant un turban lui entourant la tête fait alors son apparition dans le couloir principal. Le Vengeur Pourpre dégaine deux magnifiques vibro-sabres, il commence à faire la démonstration de ses talents, gesticulant dans tous les sens en faisant tournoyer ses lames aussi bien que le feraient les meilleurs maîtres d'arme de la Chevallerie Impériale. Ceno n'est pas impressionné, il dégaine son pistolet blaster plus vite que son ombre et en termine rapidement avec cet ennemi présomptueux d'un tir en plein thorax. Il continue son chemin jusqu'à arriver dans une salle de contrôle. Un grand type se tient devant la baie vitrée de la salle. Dos à lui.


    Artanga - Vous jouez bien votre rôle, Maître Ordo. Je suis là pour m'assurer que vous le jouerez jusqu'au bout.
    Ceno - Ton attaque s'arrête ici.
    Artanga - Non... Non... Vous comprendrez bientôt qu'elle ne fait que commencer.

    Le boss des Chevaliers Pourpres se retourne et fait quelques pas vers Ceno qui le braque avec son pistolet blaster. Il s'arrête à bonne distance et continue de plus belle.

    Artanga - Les Jedi sont affaiblis, ils sont désormais pris entre deux feux. Osaria et les Death Watchs d'un côté, la République de l'autre.
    Ceno - Qu'est-ce que ça veut dire?
    Artanga - La République s'est retournée contre les Jedi. Et pour couronner le tout, Mandal'ore est présent. Tous tes amis vont mourir...

    Artanga a changé de ton. La nouvelle est effarante. Ceno ne sait pas bien s'il doit y croire ou si c'est du bluff, une ruse pour le déstabiliser. Il se focalise sur le présent. La Force continue d'affluer. Elle le submerge.

    Ceno - Je vais en terminer maintenant.

    Il se saisit de la gorge d'Artanga par la Force et lui compresse si fortement que le Général s'étouffe en quelques secondes. Il n'a même pas résisté, il a affronté sa mort en face. Ceno toise son cadavre avant de constater sur les différents écrans le chaos qui règne sur Rhomammool. Pas de temps à perdre, il fonce vers la sortie de la base par laquelle Bloli et lui sont arrivés, grimpe dans l'Arrow et décolle dans la minute qui suit. L'YT-1930 prends de l'altitude, Ceno sort un détonateur et fait sauter la base des Chevaliers Pourpres Vengeurs.

    L'Arrow passe en mode furtif et se dirige vers le point d'orbite commune, au coeur de la bataille. Il esquive les différents vaisseaux, des chasseurs aux croiseurs qui virevoltent dans tous les sens, longe un destroyer républicain et s'aperçoit avec horreur qu'il vise les chasseurs Jedi alentours.


    Ceno - Non! R8!! Contacte le Taris 2 immédiatement!

    La rage du Mandalorien s'intensifie. Il entre dans la stratosphère, aucune réponse ne lui parvient. Il survole Kehalt en proie aux flammes et aux explosions. Il tente une nouvelle communication, cette fois avec l'Impérator. Mandal'ore lui réponds.

    Mandal'ore - Cera, les Jedi ont été ciblés par la République.
    Ceno - Mais pourquoi?!
    Mandal'ore - Ton mentor Jedi est l'ennemi numéro un.
    Ceno - Cela ne justifie pas cet acte de trahison! Raisonnez-les!
    Mandal'ore - Notre position ne peut être neutre. Je me suis donc engager officiellement à les aider à arrêter les Jedi.
    Ceno - Vous avez perdu la tête?! Allez-vous m'arrêter moi aussi?!
    Mandal'ore - Du calme, Cera. Souviens-toi à qui tu t'adresses. Officieusement, mes hommes ne tireront pas sur tes amis sauf s'ils y sont contraints. Notre priorité, c'est Kinsan!

    L'Arrow passe juste au dessus du spatioport de Kehalt, Ceno reconnait Kinsa, aux prises avec Ejar et Kinsan. Il file vers le tarmac.

    Ceno - Je me charge de lui! Vous devriez retirer les troupes du spatioport!
    Mandal'ore - Alors que nous sommes si prêts du but? Nous devons éliminer les Death Watchs une bonne fois pour toute.
    Ceno - J'ai dis que je m'en chargeais! Vos hommes risquent de me gêner! Eloignez-les!
    Mandal'ore - . . . Hmm, dans ce cas, je vais te faire confiance. Qu'il en soit ainsi. Les hommes vont se retirer, mais Rusaan Fett restera et t'aidera si nécessaire.
    Ceno - Bien reçu.

    Le Mandalorien paraît soulagé, rien ne doit se mettre en travers du chemin qui le sépare d'Ejar. Ni la République, ni les Néo-Mandies, ni même les Jedi. Plus rien d'autre ne compte à présent. Il se concentre dans la Force, stimulant ce qui lui reste d'organique, et active le mode "dernier recours" de son Beskar'gam. Au même moment, l'Arrow se pose sur le spatioport de Kehalt. Ceno descend la rampe d'un pas lent, prêt à tout. Kinsa vient immédiatement à sa rencontre avec un sourire sincère.

    Kinsa - Maître ! Où étiez-vous ? Vous avez survécu aux soldats de la République !
    Ceno - Kinsa, écarte-toi.
    Kinsa - ...


    mardi 26 avril 2016 - 16:05 Modification Admin Réaction Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    10745 Crédits

    J'ai encaissé la nouvelle de l'ancienneté de la trahison de mon père un peu mieux que j'aurais pu le penser. Il me dévisage, à présent, comme stupéfait que je l'ai appelé "traître" alors que c'est la pure vérité... Pendant un moment, je reste sans mots en me rendant compte qu'en réalité, il a toujours voulu me protéger, quelles que soient les circonstances, indépendamment du sort des autres. Cette pensée me trouble. Une bonne action envers une seule personne n'efface pas des actes criminels ! Pourtant...je ne sais pas quoi faire. Mon objectif, arrêter mon père, semble s'éloigner peu à peu. Est-ce que Ceno avait raison de vouloir me tenir en dehors de cette affaire ? Est-ce qu'il avait peur que je flanche ? Une masse de questions arrive telle un ouragan, des questions auxquelles je n'ai pas de réponses.

    Kinsan : Ne me juge pas trop hâtivement.

    Avant que j'aie pu répondre quoi que ce soit, j'entends la voix de Freyler derrière moi qui s'exclame :

    Freyler : Kinsa ! Tu es là ! Tu es vivante !

    Je me retourne vivement et découvre un Freyler paniqué et au bord des larmes. Je ne l'ai jamais vu dans cet état, et cela n'est pas pour me rassurer. Mon père semble interloqué. Il s'est placé plus en retrait et n'a pas l'air de vouloir se battre.

    Moi : Pourquoi je ne serais pas vivante ?
    Freyler : C'est...c'est les soldats de la République ! Ils tirent sur les Jedi ! Kinsa, c'est un vrai massacre !
    Moi : Quoi ? La Rép... Freyler, c'est pas le moment de faire des blagues !
    Freyler : Mais c'est vrai ! Ils ne sont pas encore venus ici parce que c'est éloigné du coeur de la bataille, mais...
    Moi : Ok, ok. J'ai compris. Enfin, non, j'ai pas compris ! Pourquoi ils font ça ?
    Kinsan (en s'avançant) : Ahem... La République et les Jedi ne sont plus alliés ?
    Moi (sans faire attention à mon père) : Je hais cette journée...

    La nouvelle m'a plus bouleversée que je veux bien laisser voir. Je la ressens comme un coup de poignard dans le coeur. La République... mais qu'est-ce qui se passe ? D'abord le déchirement du côté clair, ensuite ça... J'ai la désagréable impression de quelque chose qui me dépasse vraiment...

    *********************************

    Kinsan aussi passait une mauvaise journée. Une très mauvaise journée. Tout d'abord, les pertes Death Watch étaient énormes, malgré la vaillance de ses guerriers. Pourquoi Artanga n'envoyait-il pas davantage de troupes sur Rhommamool ? De toute manière, ce qui se passait sur Rhommamool était aux antipodes de ce qu'il imaginait au départ, car bien sûr la République et les Jedi avaient jugé bon de s'incruster dans leurs affaires, et de surplus, les Néo-Mandies, menés par ce Mand'alore arrogant, s'étaient rajoutés.

    Mais bien sûr, le pire ne se situait pas au niveau militaire, mais bien sur le plan personnel. Le hasard avait voulu qu'il surprenne Kinsa en train d'espionner leur camp. Cette rencontre l'avait plus touché qu'il ne l'admettait. Ensuite, dans la bataille, ils s'étaient un peu battus, "pour les formalités", jugeait-il, puis elle avait évoqué ce vieux souvenir. Kinsa ne devait pas se douter de l'effet que chacune de ses paroles avait sur son père. Elle était la seule personne qui pourrait le faire flancher, douter de ses convictions, et elle était sur le point de réussir. Ça le faisait rager. En face d'elle, il se sentait faible, un sentiment qu'il haïssait. Elle avait le don de faire ressortir ce qu'il y avait de compatissant en lui.

    Il reprit contenance quand Ejar arriva, légèrement essouflé, et posa un regard interrogateur sur Kinsa et Freyler. La jeune Twi'lek se prépara à dégainer son blaster et souffla à son ami :

    Kinsa : Va t-en ! Je ne veux pas te mêler à ça !
    Freyler : Mais...
    Kinsa : Il n'y a pas de "mais" qui tienne ! Tu dégages de la zone immédiatement !

    Pour parler à un ami de la sorte, elle doit vraiment être stressée, songea Kinsan. Aussi, il ne fut pas surpris de voir le Nautolan déguerpir en jetant un dernier regard en arrière. Il s'avança vers l'aîné des Ordo et les deux hommes échangèrent une amicale poignée de main sous le regard prudent d'une Kinsa sur le qui-vive.

    Ejar : Je vois. L'arrogance des Jedi, de croire qu'ils peuvent se mesurer au chef et au second de la Death Watch.
    Kinsa :
    Ce n'est pas de l'arrogance. C'est la volonté de protéger les autres.
    Ejar : Comme c'est touchant... Mais ton altruisme ne te protégera pas, toi. En te tuant, je vais rendre un service à la République !
    Kinsan : Je compte m'en occuper moi-même, Ejar.

    À ce moment précis, un vaisseau, un YT, s'approcha d'une plateforme d'atterrisage et se posa. Une silhouette imposante en sortit. Kinsa poussa un cri de joie et s'avança vers la silhouette, un grand sourire aux lèvres. Elle a l'air véritablement heureuse de le voir.

    Kinsa : L'Arrow ! Maître ! Où étiez-vous ? Vous avez survécu aux soldats de la République !
    Ceno : Kinsa, écarte-toi.
    Kinsa : ...

    mardi 26 avril 2016 - 16:11 Modification Admin Réaction Permalien



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