Le Temple Jedi 6 (page 54)

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    camara

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    [HJ: la belle au bois dormant se réveille enfin ! :D]

    « Bonjour, mon amour ».

    la jeune femme ouvrit lentement les yeux. Il se tenait là devant elle, regardant sa bien-aimée se réveiller. Elle étira doucement ses bras pour les enrouler autour du cou du jeune homme.

    « Bonjour, mon aimé ».

    Ils n'avaient pas raté un seul matin depuis vingt ans pour leur petit rituel. Depuis cette nuit où elle avait failli partir. Cette nuit où il l'avait rattrapé sur ce quai, perdue et déboussolée. Cette nuit où elle s'était rendue compte à quel point elle l'aimait et qu'elle avait failli commettre la plus grande erreur de sa vie.

    Les cauchemars avaient continué pendant un moment mais ensemble ils avaient réussi à cibler les maux qui la rongeaient. Elle avait mûri et n'avait plus peur de ce qu'elle éprouvait. À force de travail et de soutien, malgré les épreuves de la vie, ils en étaient là, ensemble, plus uni et complémentaire qu'ils ne l'avaient jamais été.

    Mara regardait intensément les si jolis yeux de l'homme qu'elle avait épousé quelques années en arrière. Elle mesurait à quel point elle avait de la chance d'être ici avec lui et savourait chaque moment passé dans ses bras.

    -Bien dormi ? Tu étais un peu agité dans ton sommeil.
    -c'est assez bizarre, j'ai rêvé d'une autre vie. Une sans toi. C'était même affreux. Tous les Jedis devaient s'exiler, se cacher de la république, qui avait ordonné une purge de toute personne sensible à la Force. La Force qui elle était déchirée, affaiblie... des bêtes monstrueuses nous traquaient... elles ont même eu ta mère... et je n'avais pas pu sauver une petite fille qui avait la même voix que...

    elle se tut un instant avant de se lever en sursaut, affolée.

    -Doc, Où est-elle ?! Où est notre fille ?!

    Il prit son visage dans ses mains et lui caressa les cheveux tout en la rassurant.

    -Ne t'en fais pas, elle va bien. Grand-mère Mirax, Tata Ange et Tata Tyria sont arrivées ce matin. Elles sont parties faire un tour au bord du lac. Ce n'était qu'un rêve. Ce ne sont que des rêves. Cette autre vie n'existe pas. Tu n'as pas à t'inquiéter.

    Il l'embrassa sur le front avant de se lever et de quitter la pièce. La Jedi fit de même et se prépara pour la journée. Elle termina sa toilette en accrochant autour de son cou ce fameux Damruax qui ne l'avait jamais quitté et qu'elle portait désormais en guise de pendentif.

    C'était une journée magnifique dans la Contrée des lacs. Ces quelques jours de repos avec sa famille au bord de l'eau, après des mois de missions, allaient lui faire un bien fou. Sur la terrasse, elle ferma un instant les yeux pour écouter l'essence de la vie s'animer autour d'elle.

    « Maman ! »

    Pour la seconde fois de la journée, l'une des deux personnes qu'elle aimait le plus dans toutes cette galaxie lui fit ouvrir les yeux. Mara se retourna et attrapa au vol la petite fille qui courait vers elle. La serrant fort dans ses bras et rejoint par l'homme de sa vie, elle murmura son nom, les larmes aux yeux.

    « River... »



    Les larmes aux yeux, tenant dans ma main le crystal accroché à mon cou, je me réveillais péniblement de ce rêve, ma vue n'était pas complètement revenue mais je commençais à distinguer des lumières et des ombres et sentant la larme coulait sur ma joue, mon sens du touché était de nouveau opérationnel.
    Cela faisait plusieurs jours que j'étais sorti de mon hibernation et je n'avais pas prononcé le moindre mot. Pendant ces vingt années dans ce coma artificiel, j'avais rêvé de cette autre vie que j'avais lâchement abandonnée sans me soucier des conséquences. M'asseyant sur la couchette, j'écoutais autour de moi, mon ouïe servant pour me repérer en attendant de retrouver intégralement ma vue. M'habituant à la lumière,des formes se dessinait devant moi.

    « une belle myopie avec un soupçon de daltonisme... je ne sais pas si ça partira un jour en plus... »

    On avait refusé mon aide pour le réveil des autres tant que je n'avais pas retrouvé tous mes sens. Personne ne me surveillant aujourd'hui et après m'être douché, je sortis de la pièce pour déambuler dans les couloirs du vaisseau.

    Plus de ne pas pouvoir aider, ce qui m'inquiétait le plus et me rendait intenable depuis mon réveil, je n'avais aucune nouvelle d'Ange, à part des bruits de couloirs et quand j'ai laissé trainer mes oreilles en entendant parler Maitre Kaarde de son « accident ». Elle n'était pas là à mon réveil et bien que le grade d'Amiral lui soit monté à la tête peut être son genre, le fait qu'elle ne soit pas venue me voir une seule fois n'était pas normal. Ou en tout cas c'était un prétexte pour aller la taquiner un peu si je la trouvais. Il fallait bien que je me l'avoue : elle me manquait, elle et son sarcasme. La guilde me manquait, mon vaisseau et Jijy me manquait, Ganner me manquait...
    C'est alors, à quelques pièces de là, j'entendis une voix féminine. Une voix qui pestait. Un langage très fleuri mais très vulgaire et dans diverses langues. Ça me rappelait quelque chose. Je me dirigeais vers ces paroles et entrais dans la pièce.

    Mara – Ange !

    Ange – Mara ?!

    En se retournant vers moi, elle heurta quelques objets et faillit perdre l'équilibre. Du peu que je voyais, je sentais que quelque chose n'allait pas. Les rumeurs et bruit de couloirs que j'avais entendu était donc vrai. Sans réfléchir à ce que j'allais provoquer, je m'approchais d'elle et la prenait dans les bras. Elle se crispa au contact de mon corps contre le sien.

    Mara « Tata » Ange...

    Ange, en soupirant heu Mara, lâche-moi.

    Je lâchais mon étreinte comme elle me l'avait demandé en me rendant compte de ce que je venais de faire. Mieux valait éviter une guerre civile. Après s'être lissé les vêtements, je la regardais s'activer de nouveau pour préparer son sac.

    Mara – tu t'en vas dans cet état ?

    Ange – c'est pas tes affaires.

    Mara – j'ai bien réfléchi pour la Guilde et... laisse moi t'accompagner.

    Ange- M'accompagner ? T'es une grande fille. Si tu veux y aller, tu y vas. T'as pas besoin de ma permission.

    Mara – je sais mais j'ai réfléchi et il me faudrait un parrain...

    Ange – Et ?

    Mara - On n'a pas toujours été sur la même longueur d'onde, on a chacune notre caractère et ça peut être rapidement devenir explosif entre nous deux.
    Mais je me souviens à l'académie, tu as toujours été un maitre exemplaire, tes techniques étaient parfaites, tes méthodes d'apprentissage... je sais de quoi je parle, j'ai... j'ai été formé par un de tes anciens padawans
    Donc j'ai bien réfléchi, et mettant nos différents de côté, et si tu es d'accord... être mon mentor ?

    Je ne réfléchissais pas aujourd'hui, j'agissais. En dormant je n'avais pas vécu qu'une autre vie, j'avais aussi réfléchi.
    Elle se prit le visage dans ses mains et respira très bruyamment avant de relever la tête, surement vers moi, son regard dans le vide.

    Ange, d'un voix tremblante - Parce que tu crois que je suis capable de quoi ce soit, là, dans mon état ? Je ne suis même pas foutue de sortir de ce ***censuré*** de lit sans m'infliger un nombre de bleus incalculables !

    Mara – Si je te le demande, même dans ton état, c'est que je sais que tu en es capable ! Je ne connais que toi et... je n'ai confiance qu'en toi.

    Ange - Je viens de passer 20 ans sur un fichu vaisseau au milieu de nulle part sans aucun contact avec la civilisation ! Je ne sais même pas ce qu'est devenue la Guilde !

    Mara – et j'imagine que si je te propose mon aide pour palier ton handicap, tu refuseras...

    Ange, pointant un doigt à côté de moi d'un air menaçant - Mon handicap ?! Tu sais où je le fous mon handicap !

    Mara, avec un petit rire – t'as pas changé Solo. Ça fait du bien de te retrouver.

    Ange - Vous m'emmerdez tous ! Fous le camp, Sarkin, avant que je ne perde patience.

    Mara – De toute façon, que tu le veuilles ou non, je serai de voyage avec toi. On se verra, heu non, on se retrouvera sur le quai !

    J'esquivais facilement le premier objet venu lancé dans ma direction, m'approchant d'elle je l'enlaçais une dernière fois en lui disant :

    Mara – ça m'avait manqué, de t'embêter.

    Je me dépêchais de sortir de la pièce avant de recevoir de nouveau quelque chose. Je pouvais l'entendre hurler derrière moi. J'y étais allée un peu fort c'est vrai, je ne sais pas ce qu'il m'avait pris.
    De retour dans ma pièce, je préparais à mon tour mon sac pour Myrkr.

    Ce message a été modifié par camara le lundi 13 mars 2017 - 11:48

    dimanche 12 mars 2017 - 22:49 Modification Admin Permalien

  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    12819 Crédits

    Ainsi, le moment est venu de passer à l'action. Étant une des seules Jedi valides à bord de la flotte Chu'Unthor, j'ai passé les deux semaines qui ont suivi le réveil des Jedi à arpenter la flotte d'un bout à l'autre, aidant à l'occasion les nouveaux sortis d'hibernation. Après son réveil suite à son opération, Ange était d'une humeur aussi charmante qu'un Gundark sorti de son nid et je ne suis très fière de préciser que je suis une des seules personnes sur qui elle ne crie pas en permanence. Il faut dire que sa cécité tombe plutôt mal, et une Ange aveugle, de mauvaise humeur...je ne souhaite à personne dans cette galaxie de vivre ça. J'ai déjà la chance qu'elle m'apprécie assez pour échapper à son courroux !

    Kaarde a convoqué une réunion des Jedi valides – soit moi, Galen, Aynor, Jorus, Ange, Doc, Lyhesh et Eckmül. Il y annonce le programme des prochains temps : une équipe se rendra sur Tython pour de la reconnaissance, une autre entrera en contact avec la Guilde et par la même occasion avec les autres membres de la Coalition, la reste des Jedi s'affairera à remettre la flotte en état. Je me propose comme volontaire pour la deuxième mission. Cette fois, je veux accompagner ceux qui décident. Et puis, aucune envie de rester au milieu de 120 Jedi sortant d'hibernation !

    À la dernière minute, nous sommes rejoints par Mara et par R8 et nous embarquons à quatre dans le vaisseau d'Ange, l'Angel's Fury. J'ai emporté quelques effets personnels, enfilé mon armure au cas où la visite se passerait mal, et également amené de quoi m'occuper durant le trajet. Ange étant d'humeur massacrante, je doute qu'elle soit disposée à la conversation.

    Kaarde : N'oublie pas que sur Myrkr, nous serons coupés de la Force à cause des ysalamiris.

    Je hoche la tête, légèrement intimidée. Je ne suis plus habituée à rester avec d'autres personnes que Ange et Galen, et même si je ne suis pas devenue solitaire au point de m'isoler complètement, je n'aime pas beaucoup être coincée avec trois autres personnes dans le cockpit.

    Moi : Si vous voulez bien m'excuser... Je vais aller méditer un peu.

    Piètre excuse. Je voudrais simplement être seule...mais cela me paraît malpoli de le dire en face. Je m'éclipse discrètement. Je m'installe à même le sol, et plonge dans la Force. Autant en profiter tant que je le peux encore...car sur Myrkr, impossible de méditer !

    Alors comme ça, on y est enfin. Cela fait huit ans que j'attendais cela, sortir de mon isolement pour retrouver la "vraie vie". Je me suis entraînée sans relâche pour être prête le moment venu. Car, je ne me fais pas d'illusions, il viendra une heure où il faudra se battre. Seuls, avec des alliés, ça ne sais pas. Je sais seulement que bientôt des sabres lasers seront dégainés et qu'il faudra se battre.

    ****

    Jaia croisa les bras. Elle savait bien que Cera Ordo n'accordait pas une importance extrême au protocole – cela n'empêchait pas qu'interrompre la communication aussi grossièrement et sans la laisser finir était plutôt impoli. Après avoir lâché un léger soupir, elle se détourna de l'holoprojecteur et s'adressa à ses conseillers : Deanna Ordo, Lemann Toe et Rusaan Fett.

    Jaia : Des Jedi ! Enfin ! Je ne l'espérais plus.
    Lemann : Cette opération est d'une extrême importance, j'espère que la précipitation de Cera Ordo ne fera pas tout échouer.
    Rusaan : C'est un des meilleurs guerriers de toute la galaxie, je lui fais confiance. D'ailleurs, si vous le permettez, Mand'alore, je vais de ce pas avertir l'empereur Horn et le général Gunnar.
    Jaia : Faites.

    La cheftaine du clan Fett hocha la tête et sans dire un mot de plus, s'éclipsa. Une fois qu'elle fut hors de portée d'écoute, Deanna demanda :

    Deanna : Pas de nouvelles de Ryff et Jayla ?
    Jaia : Ils vont participer à l'opération. Allons, Deanna, ne t'en fais pas. Et épargne-moi ton discours au sujet de Cera Ordo.
    Deanna : J'ai toujours trouvé qu'il était dangereux de les laisser grandir auprès de l'assassin de leur père, voilà tout. Je ne remets pas en cause la loyauté de Cera, loin de là. Mais Jayla et Ryff ont perdu quelque chose...quelque chose d'essentiel quand on est encore jeune. La vie ne se résume pas à savoir manier une arme, il faut aussi...
    Jaia : Deanna, cela fait dix-sept ans que nous avons cette conversation. Tu ne te lasses jamais ?
    Deanna : Quand il s'agit de mes enfants, jamais. Mais soit (elle esquissa un sourire amer). Il y a t-il d'autres sujets à traiter ?

    Mand'alore sourit. Deanna était une des personnes les plus douces qu'elle connaisse, mais dés qu'il s'agissait de ses enfants, elle se révélait intraitable. Elle n'avait toujours pas digéré le fait qu'ils lui aient été enlevés, un an après les évènements de Rhommamool, quand Davrel Skirata était encore Mand'alore. Et, fait aggravant, elle était parfaitement au courant de l'identité de l'assassin de son mari...

    Il s'en était passé des choses, en vingt ans... Après l'humiliation que les Néo-Mandaloriens avaient subi de la part de la République, Davrel était devenu de plus en plus extrémiste en préconisant une riposte directe contre la République ; le problème était qu'une telle offensive sonnerait sûrement la fin du peuple Mandalorien. Son impopularité était telle que les chefs de clan réclamaient un nouveau leader.

    Jaia, dés la fin des évènements de Rhommamool, s'était mise en quête du darksaber, un sabre antique dont on disait qu'il était un symbole fort pour l'unité mandalorienne. Après des mois de vagabondage, elle l'avait enfin trouvé. Ça n'avait pas été facile, d'autant plus que ce qui pouvait être lié aux Jedi de près ou de loin était très surveillé.

    Elle était revenue sur Mandalore et avait défié Davrel en combat singulier pour le titre de Mand'alore et à l'issue d'un âpre combat, elle avait finalement pris l'avantage et vaincu son adversaire. Car Jaia avait eu un atout considérable : elle était habituée à combattre des Mandaloriens, expérience acquise au cours de ses années dans la Résistance. Suite à sa victoire, applaudie par les chefs de clan, elle avait revendiqué le titre de Mand'alore.

    Pendant les années suivantes jusqu'à alors, les Néo-Mandaloriens s'étaient renforcés en silence. Dua Juun, assisté de Lemann Toe, avait reconstruit MandalMotors en exploitant les souterrains de Mandalore. Un ingénieux sytème, inspiré des anciennes caches des Résistants. Chaque mois, de nouveaux droïdes Basiliks et de vaisseaux voyaient le jour et la quasi-totalité de la population faisait partie de l'armée néo-mandalorienne.

    Un autre chantier d'envergure avait été la véritable reconstruction de Sundari qui avait à présent perdu son apparence de "ville-caserne" et qui était à présent le joyau de Mandalore. La reconstruction avait été supervisée par Deanna Ordo, qui tenait également un rôle de conseillère auprès de Mand'alore.

    Jaia : D'ailleurs, Lemann, il faudra que tu gères le prochain transfert de fonds vers MandalMotors. J'ai peur que tes réseaux cryptés ne soient pas aussi invisibles qu'ils auraient dû l'être.
    Lemann : Je m'en occupe tout de suite !

    Ce message a été modifié par Kinsa-Talik le mercredi 15 mars 2017 - 17:02

    mardi 14 mars 2017 - 18:04 Modification Admin Permalien

  • Avatar Cole_PrCol

    Cole_PrCol

    2337 Crédits

       Myrkr, une semaine plus tôt environ, juste après l’appel d’Ange Solo.


       Toquant à la porte, Cole annonça sa venue :

       _ Wes ? Je suis là !
       La porte s’ouvrit brusquement. Une poigne solide agrippa sa veste et l’attira dans le bureau avant de refermer le panneau.
       _ Cole ! “Elle” est revenue !
       _ Quoi ? Le clown psychopathe de la planète X ?
       _ Non, abruti ! Ange ! Ange est revenue ! Ou plutôt elle m’a appelé et elle va bientôt revenir. Dans une semaine environ…

       Pr’Col digéra l’information. Il ne s’y était pas attendu. Depuis le temps, il avait pensé… Il ne savait pas au juste. Il n’avait jamais vraiment imaginé que son ancien mentor pût être décédé. Il avait plutôt envisagé qu’elle ait enfin pris une retraite bien méritée dans un coin perdu de la galaxie, loin des traques menées par la République. Mais il n'avait pas escompté la voir refaire surface un jour. Surtout pas maintenant.
       Ce retour prenait le chasseur de primes au dépourvu. Il commençait déjà à réfléchir  aux implications potentielles pour Wes, pour la Guilde et lui-même. Le corellien, fébrile, était quant à lui complètement submergé par ses émotions. Avec circonspection, le Gotal demanda :

       _  Elle va bien ? Qu’a-t-elle fait durant tout ce temps ?
       _ Apparemment elle était terrée quelque part avec les Jedis survivants. Ils sont restés totalement coupés du reste de la galaxie pendant ces vingt dernières années, au point qu’ils ne savent rien des derniers événements. Ils n’ont même jamais entendu parler du Général Gunnar !
       _ Toi, en revanche, tu en parles beaucoup depuis quelques semaines…
       Le corellien ne répondit rien. Cole n’insista pas.
       “ Et Solo ?”
       _ Elle avait l’air d’aller bien…
       _ Tu ne sembles pas convaincu…
       _ Il y avait un je-ne-sais-quoi de bizarre dans sa façon de parler… Comme si elle ne voulait pas évoquer quelque chose. Mais bon, tu la connais, c'est Ange !

       Cole n’osa pas formuler sa pensée comme quoi Solo, après vingt ans, avait peut-être rencontré quelqu’un d’autre… Et qu’elle fut de retour en pleine période de troubles n’augurait peut-être pas du meilleur. Même si la revoir ferait sincèrement plaisir au chasseur de primes, il ne voulait pas que ce fut au prix de la sécurité de la corellienne.

       _ Et bien il va falloir nous assurer qu’elle soit accueillie convenablement fit le Gotal avec une feinte bonhomie.

    ****

       Myrkr, une semaine plus tard.

       Cole, Wes et Hoza attendaient à proximité d'une aire d'atterrissage un peu éloignée du reste de la base. Pour le moment, et tant qu'ils n'en sauraient pas plus, les trois Guildeurs avaient convenu que le retour de Solo et des Jedis devait rester secret.

       Le Falleen, tout comme le Gotal, n'avait guère changé physiquement au cours des vingts années écoulées. Sa couleur actuelle, gris teinté d'un orange joyeux témoignait de l'ambivalence de ses sentiments. Il appréciait d'avoir l'occasion de revoir son ancien Leader mais redoutait les désordres qui risquaient d'accompagner son retour.

       Wes emmena le chasseur de primes à l'écart. Anxieux, il demanda :
       _ Ca va, je n'ai pas l'air d'en faire trop comme ça ?
       Cole détailla son ami de bas en haut. Il portait le même type de vêtements que d'habitude mais... neufs. Les parties en cuir étaient tellement cirées qu'elles reflétaient partiellement la lumière. Il apporta une réponse diplomatique à son ami.
       _ Rassure-toi. Tu es beau comme un droïde de déchetterie tout neuf !
       _ J'ai l'air d'un vieillard, oui ! Et si ça se trouve, elle n'a pas changée. Comme Hoza, comme toi ! Tu n'aurais pas pu me filer la recette de ton fameux cocktail ?
       _ Je peux, si tu tiens tant que ça à vomir tripes et boyaux pendant trois jours sans  amélioration notable de ta physiologie humaine. Sans compter qu'il faudrait que tu te procures de l'huile de foie de cannok, du venin de vornsk et un cœur de veemok. Entre autres...
       _ Berk ! Je crois que je vais en rester au brandy corellien comme conservateur...
       _ Brave garçon !

       Ils rejoignirent Hoza. Le vaisseau était en approche. Ils furent rassurés en constatant qu'il s'agissait bien de l'Angel's Fury.
       Mais après quelques minutes, alors que le cargo corellien s'approchait, Hamera se crispa. Il fallut un moment à Cole pour en comprendre la raison, mais finalement il formula tout haut ce que tous deux avaient remarqué.
       _  Ce n'est pas elle qui pilote.
       _ Cette façon de s'aligner... Ce n'est pas son style, renchérit Wes.
       Ange ne pilotant pas son propre vaisseau ? Il y avait matière à s'inquiéter.

       L'Angel atterrit après une embardée incontrôlée qui arracha une grimace aux deux Guildeurs.
       La passerelle du vaisseau s'ouvrit...  
     


    mardi 14 mars 2017 - 21:22 Modification Admin Permalien

  • Avatar obiwan931

    obiwan931

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    Montross, Capitale de la République de Ver'mer et des planètes libres

    Palais de la présidence

    Cela faisait quelques jours que la nouvelle présidente avait pris ses nouvelles fonctions, que déjà, elle se retrouvait à s'occuper de tous les dossiers qu'exigeait son mandat. Installée sur son bureau ovale, elle signait des tas de papiers sans même y jeter un coup d'œil. Deux droïdes protocolaires et des conseillers de toutes les espèces galactiques lui apportaient en continu une multitude de registres avec des stylos en continu. Des holo-projecteurs de députés et de journalistes étaient connectés sur son bureau et celle-ci sifflait ses réponses à tous ses interlocuteurs. Le bureau donnait sur une grande baie vitrée ou par moments des rayons de soleil remplissaient de lumière la pièce circulaire. Toutefois les rayons du soleil partirent rapidement laissant place à un amas de nuage gris qui se forma pour laisser apparaître, un ***illégal*** de pluie.
    Les portes de son bureau s'ouvrirent et au moment où je rentrais dans la salle, un orage se fit entendre. Jocaste Laïos fit signe à ses conseillers de la laisser seule un moment. Il en fut de même pour les hologrammes qui disparurent en un clin d'œil.

    Je marchais tout doucement, m'aidant de ma canne mais avec un pas assuré. Ces vingt dernières années ne m'avaient pas rajeuni. Je devenais un vieil homme et mes cheveux comme ma barbe grisonnante n'arrangeaient pas les choses. Vingt ans s'étaient écoulée. Vingt ans où j'avais propulsé cette petite république à devenir un État puissant où nous avions consolidé nos frontières, fait progresser la science, développer nos industries avec l'aide des impériaux, avancer notre soif de découverte en explorant de nouveaux mondes, ratifié des alliances avec l'Empire, les Vongs, les Mandaloriens. Il est clair que mon deuxième mandat fut moins glorieux que le premier. Avec l'aide des exilés Jedi,  la plupart s'étaient engagés dans les missions d'exploration à travers les Régions Inconnues. De nombreux mondes étaient encore à découvrir. En l' espace de 20 ans, nous avons pu découvrir et coloniser douze mondes non habités par des formes de vie intelligente. Notre système comporte au total et en l'espace de vingt ans , 25 planètes pour une population totale de 500 millions d'habitants.
    Aussi, j' ai vu d' un mauvais œil, l' arrivée de ce «Général Gunnar» ralliant les peuples à sa cause. Peu de mes concitoyens ne comprenaient pas mon scepticisme. Les médias de l' époque le comparaient à un «deuxième Thore Joépa» quelle euphémisme à la noix, ils font ces journalistes. Avec l' aide de mon ministre de l' industrie, le wookie Torkbal, j' avais crée des accords commerciaux et industriels avec l' Empire car nous avions peu d' industries. Nous avons permis à des firmes trans-galactiques comme Sienar-Horn de venir s' installer sur nos mondes. Ces entreprises faisaient profiter une partie des ressources de la planète à l' empire tout en offrant des infrastructures et de l' emploi aux colons de Ver'mer. Cette mesure a été lourdement critiqué par Jocaste et son parti «La Résignence». Celle-ci avait pensé un moment donné à se détacher de notre système et rejoindre la République «Autoritaire» Galactique-nom donnée par les citoyens de Ver'mer- mais plusieurs parlementaires s' y étaient opposés.

    Arrivé devant sa table de bureau, je m' assis et chassai mes pensées. Celle-ci me tendit sa main en signe de salutations mais je fis semblant de ne pas là voir. Il faut dire que nous avons des relations quoique peu tendus et je n' aurais jamais osé le dire mais je m' entends mieux avec l' Empereur Waren- qui ne partage pas les mêmes convictions politiques que ma personne- mais au moins nous ne sommes pas suicidaires non plus.

    Moi, par un air agacé:_ Madame la présidente, il me semble que nous avons à parlé vous et moi.  Il y a eu un réveil dans la force ces derniers jours!

    Ce message a été modifié par obiwan931 le mercredi 15 mars 2017 - 01:14
    Ce message a été modifié par obiwan931 le mercredi 22 mars 2017 - 23:18

    mercredi 15 mars 2017 - 01:12 Modification Admin Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

    15569 Crédits

    C’est ainsi que je commence à reprendre le cours de ma drôle de vie. Je m’en vais accomplir la première priorité pour l’Ordre Jedi qui est de restaurer le Côté Lumineux de la Force.
    C’est justement la première mission que Kaarde Naberry, encore et toujours Grand Maître de notre Ordre, nous a assigné : une petite équipe quitte la flotte Chu’Unthor pour partir en éclaireur sur Tython. Le but étant de reconnaître les lieux pour nous préparer un rituel ; un rituel en nous aidant du sabre de Mirax Terrik et du Codex dans un endroit lié au Côté Clair. Étant donné que l’endroit est compromis, c’est une mission extrêmement risquée. Il est fort possible que, durant vingt ans d’absence, ce clawdite de Vicious et son maître aient maintenu une surveillance sur place, voir lâché des shaax. Oui, c’est une mission à risque. Et je suis paré à en subir les conséquences.

    Je me trouve actuellement dans le hangar à vaisseaux principal, habillé en combinaison noire improvisée de pilote Impérial (dont les emblèmes ont été retirés). La précaution état pour le trajet de prendre un vaisseau léger, surtout doté des mêmes dispositifs de camouflage que l’Arrow pour cette mission. Je m’attelle à bricoler deux ou trois choses sur un cargo léger VCX-100 aux couleurs grises et blanches délavées ; ce cargo tout à fait normal va nous servir de moyen de transport sûr et pour la sécurité garantie de notre mission, j’ai demandé à R1-P7 de demander à l’ancien ami astromech de Ceno les plans du système de camouflage de l’Arrow. L’échange étant fait par le droïde en personne, je me suis servi de mes compétences de mécanicien pour intégrer un système de champ identique et, après quelques vérifications, boucle tout. Je termine enfin mon bricolage que j’aperçois l’Angel’s Fury en phase d’embarquement. Je vois au loin ceux qui vont se rendre sur Myrkr. Kaarde, Ange, Mara. Kinsa. Voir la jeune twi’lek mando partir me fait un drôle d’effet. Peut-être parce qu’elle me fait penser à…
    Hou là, je me perds dans mes pensées. Ce n’est pas le moment de ressasser de mauvais souvenirs.

    L’Angel’s Fury décolle enfin et quitte le hangar pour s’enfoncer dans l’espace sidéral. Une équipe est partie. Et une autre va en faire de même. Au loin, je vois ce diriger vers moi un petit groupe intéressant.
    Le maître Jorus Beku-N, qui dirige la mission, est accompagné de mon ancien mentor la grande twi’lek azurée avec son autre padawan, mon camarade zabrak. Je découvre que Weedge est presque devenu lui-même mais pas complètement ; il est encore anxieux et regarde autour de lui comme s'il se sentait menacé. Seule la présence d'Aynor semble avoir de l'ascendant sur lui et cela me rassure. Je sens de loin que le lien entre Aynor et Weedge est à nouveau fort. Dans cette équipe d’éclaireurs, je suis celui à qui ce rôle correspond bien. Ma connaissance de la planète s’avérera primordiale. Et puis, je suis l’actuel détenteur du Codex. Ils sont enfin devant moi à proximité, paré à embarquer. Enfin, pas avant que maître Jorus n’est sorti ses remarques du départ…

    Jorus : - Un cargo VCX-100 ? Galen, excuse-moi, je m’attendais à embarquer dans l’Arrow.
    Moi : - Désolé maître Jorus. L’Arrow est le vaisseau personnel de Kinsa maintenant, je n’ai pas pris la peine de lui demander de l’emprunter pour la mission. D’ailleurs, l’Arrow est connu dans tous les recoins de la galaxie et même sous champ de dissimulation on se douterait de quelque chose. Par précaution, j’ai fait installer un système de camouflage dans ce cargo pour éviter plus de soupçons qu’on ne le pense.
    Aynor : - Je pense comprendre pourquoi tu as cela et j’approuve, Galen. Jorus, naviguer dans ce cargo augmenterait nos chances de passer sans souci à travers la galaxie. Le vaisseau de Ceno est trop connu de gens non-recommandés pour que soyons discrets.
    Jorus : - D’accord. Va pour le cargo. Est-ce qu’il est en état de naviguer au moins ?
    Moi : - Avec moi, ce cargo a recouvré presque sa jeunesse. Il est apte à traverser la galaxie toute entière s’il le faut. On pourra faire un aller-retour garanti avec lui. 
    Aynor : - Dans ce cas, on peut y aller.
    Moi : - On n’attendait plus de vous. Nous sommes donc six à partir pour Tython.
    Aynor + Jorus : - Six ?!
    Moi : - Oui, six. En comptant R1-P7 pour le co-pilotage si nécessaire et enfin… (Je regarde de tous les côtés, en quête) Oh ! Dès que j’ai le dos tourné, elle n’est plus là. Reyn ? Reyn !

    La petite humaine en uniforme de cadet sans manches descend en courant de la passerelle du vaisseau et vient se blottir contre ma jambe gauche en s’accrochant. Je saisis Reyn sous les bras et la porte, lui donnant l’occasion de croiser ses bras autour de mon cou. Depuis son réveil de l’hibernation, elle ne veut plus se séparer de moi ; il a été difficile de la calmer durant la période où ses sens étaient encore endormis, elle se débattait avec fureur et panique. Il a fallu que j’intervienne pour la calmer ; ma présence lui avait fait un effet direct et elle s’est blottie contre moi pour que je la protège. De plus, je me doutais qu’un lien nous unissait.

    Jorus : - Cette petite ne pourra pas venir avec nous. C’est trop dangereux pour elle.
    Moi : - Parce que vous pensez qu’elle est en sécurité ici, seule parmi 120 Jedi qu’elle ne connaît pas ? Je suis la seule personne en qui elle a le plus confiance et elle ne pourra pas survivre à un calvaire autant dur que celui au Temple Jedi.
    Jorus : - Galen, nous ne pouvons pas nous perm…
    Aynor (levant un bras pour l’interrompre) : - Jorus, s’il-te-plaît ! Il s’agit d’un cas assez tolérable dans ce contexte. La petite Reyn ne serait pas là avec nous si Galen ne s’en était pas occupé. Il est pour elle son seul refuge et elle ne tient pas à s’éloigner de lui. N’est-ce pas Reyn ? (Reyn hoche la tête affirmativement) Sans Galen, elle n’a plus de repère et elle se sent seule. Dois-je évoquer les efforts gâchés à la maîtriser lors de son réveil ?
    Moi : - Sans sa vue et sans ma présence, on s’étonne qu’elle a réagi violemment.

    Le maître Jedi réfléchit longuement et finit par accepter que Reyn soit des nôtres. Ainsi, nous montons tous les six à bord de ce cargo réaménagé, prenant chacun place là où on se sent le mieux. Je monte au cockpit pour m’installer dans le siège de pilote et me mets au travail. Je pianote sur quelques boutons et tourne la clé de contact. Le moteur tourne en grondant et en soufflant, c’est bon signe. Je m’assure une dernière fois que tout est paré puis je commence à faire le décollage.
    Reyn me rejoint dans le cockpit au bout de deux minutes et elle s’installe dans le siège derrière moi en bouclant sa ceinture. Les autres arrivent peu après par la porte et s’installent : Aynor se poste dans le siège arrière droite tandis que Jorus prend le siège du copilote, et Weedge reste debout près de son maître. C’est maintenant ou jamais.

    Moi : - Bon, espérons que la Force ne nous a pas oubliés. On décolle.

    Le cargo VCX-100 quitte enfin le sol du hangar, s’avance vers la sortie et quitte le Tarentule II en laissant une centaine de Jedi à l’intérieur. Je manœuvre le vaisseau à travers l’espace, active le système de camouflage puis entre les coordonnées de Tython. Je retourne enfin chez moi… après vingt années d’absence. D’un geste affirmé, je nous lance dans l’hyperespace et nous voilà pour des années-lumière de traversée de la galaxie.

    Ce message a été modifié par galen-starkyler le jeudi 16 mars 2017 - 06:30

    mercredi 15 mars 2017 - 07:19 Modification Admin Permalien

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    AngeSolo

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    Ce voyage avait été anxiogène.

    Entre cette promiscuité humaine aussi fuyante qu’un lointain souvenir dans cet abîme désertique de ferrobéton, cette masse opaque sans lumière dans laquelle elle se sentait ingérée sans avoir nulle autre mesure que sa perception biaisée et les affres d’un quelque conque devenir dont elle se voyait privée d’avance par ces deux facteurs précédents mais aussi par cette marée de flux et de reflux contradictoires d’émotions incompréhensibles, Ange se sentait dépossédée de sa propre existence. Il lui semblait qu’à mesure où le lendemain s’éloignait d’un possible concept sans consistance, il lui demeurait impossible de se le représenter. Tout était en suspens jusqu’à ce que le présent et ne futur ne se superposassent. Ensuite, il n’y avait plus rien.

    La jouissance de se tenir aux commandes du Fury deux décennies plus tard, cela aussi elle s’en sentait volée. Emmurée dans le silence tout relatif de sa cabine, elle avait essayé de ne pas céder à la panique, bottant en touche à chaque tentative de Mara pour renouer un contact, elle aussi apparemment nerveuse à l’idée de renouer avec Myrkr. Le niveau sonore avait, quant à lui, atteint son paroxysme quand Sarkin avait opté pour le tiercé gagnant sans reprendre tout juste sa respiration en lui demandant si elle avait besoin d’aide pour s’orienter dans son propre vaisseau, de lui donner un coup de main pour se changer et si cela ne lui faisait pas bizarre de revoir des gens dont l’empreinte dans sa mémoire ne correspondait plus avec celle vieille de presque vingt ans.

    Elle avait ainsi juré et hurlé ce qui, en d’autres circonstances, auraient attesté d’un comportement tout à fait sain quant à la stabilité psychologique de la Corellienne mais qui, aujourd’hui, relevait de la normalité comparable à toute personne saine d’esprit justement se voyant acculée par tous les facteurs de stress mentionnés plus haut.

    Et puis, on frappa à la porte.

    Ange, à plein poumons : Mara, si c’est encore toi, je te jure que ma botte passera par-delà cette porte !
    La voix : Non, c'est Kinsa... même si je parie que ta botte doit être magnifique !
    Ange, tâtonnant jusqu’à l’ouverture de la porte : Qu’est-ce que tu veux ?
    Kinsa : Je voulais seulement voir si tu...enfin, y'a des choses que je devrais savoir sur la Guilde avant d'atterrir sur Myrkr…
    Ange, ouvrant la porte dans l'éventualité où Kinsa désirerait entrer : J'en sais rien. Qu'est-ce que tu veux savoir ?

    La Twi’lek ne se fit pas prier et entra.

    Kinsa : S'il y a des gens avec qui il vaut mieux faire attention, par exemple ?
    Ange, sarcastique : Ca fait vingt ans que je n'ai pas remis le pied sur Myrkr...
    Kinsa : Ouais... Je ne sais pas si je remettais les pieds sur Mandalore, je reconnaîtrais tout... Enfin, faudrait déjà que je puisse y retourner.
    Ange, amère : Au moins, t'auras le loisir de pouvoir faire le constat sans intermédiaire. (Elle marqua une pause.) J'vois pas ce qui t'en empêcherait.
    Kinsa : Longue histoire. Aidé mon père à m'enfuir, mon père était ennemi des Néo-Mandies, donc moi aussi je suis une traître logiquement, "dar'manda".
    Ange, pensive : Ne plus pouvoir me rendre sur Corellia me ferait sans doute le même effet... mais on n'a qu'une famille... La question ne se pose pas.
    Moi : Certes, mais quand son maître menace de tuer son père... Enfin, bref. Toi, comment vas-tu ?
    Ange, ricanant : Boîte de Conserve n'a jamais su contrôler sa testostérone. (Et elle ajouta, morose.) A ton avis... Je nage dans le bonheur.
    Kinsa : Hé, ça va aller. Je suis sûre qu'ils vont être fous de joie de te voir !
    Ange : Ouais, ravis de me VOIR !
    Kinsa : Cet état n'est que temporaire, tu retrouveras bientôt la vue. Et je serai là !

    Face au silence, la jeune femme prit soin de dévier de sujet. Ces huit années passées dans un environnement clos avaient su faire naître certains automatismes.

    Kinsa : Parle-moi des Guildeurs. Tu avais un novice ?
    Ange, se retenant de ne pas envoyer promener Kinsa quant à son avant dernière remarque : J'ai eu des novices. La Force seule sait où ils sont à présent.
    Kinsa : Désolée. Je ne voulais pas te heurter.
    Ange, soupirant : C'est bon. T'en fais pas.
    Kinsa : Tu sais pourquoi je suis venue ?
    Ange : Non, ça ne me regarde pas.
    Kinsa : Je suis venue parce que c'est sur Myrkr que beaucoup de choses vont se décider. Et que... Je veux être là quand les décisions seront prises.
    Ange, haussant les épaules : Peut-être. Je ne sais pas. Je ne sais même pas ce que je fais là.
    Kinsa : On a tous eu ces moments d'égarement. On ne sait plus vers quoi on marche. On se sent perdu. Mais dès qu'on retrouve l'action, la sensation de la faire quelque chose d'utile... On se sent mieux.
    Ange, laconique : Ouais, c'est un peu l'idée.
    Kinsa : Écoute, je sens bien que cette conversation ne mène à rien. C'est ton aveuglement ou c'est autre chose ?
    Ange : J'ai pas envie d'en parler. En l’occurrence, ce ne sont pas tes oignons.
    Kinsa : Je comprends. Mais si jamais tu as un jour envie d'en parler, je suis là.

    De nouveau, la Corellienne n’ajouta rien.

    Kinsa, consultant son comlink : Je dois y aller. Désolée.
    Ange, lasse de se contenir : C’est ça, à plus tard.

    ***


    La rentrée dans la stratosphère l’avait contrainte à rendre l’intégralité du repas qu’elle n’avait mangé que difficilement la veille. Elle savait ce qu’elle avait perdu, pas ce qu’elle allait trouver.  La culpabilité d’un pire ou d’un regard de déception dans ses yeux, oui, elle le redoutait. Vingt années à y penser et à fantasmer les plus infâmes scénarios mais jamais ô grand jamais celui qui se jouait aujourd’hui, sous sa vue impuissante. Elle avait l’impression de ne vivre cet instant qu’à distance, cet instant, l’infinité éphémère d’un regard.

    Et puis, Kinsa était revenue frapper à sa cabine, sans rien dire de plus, Ange s’en était extraite, mal, le teint trop blanc et sans rien ajouter.
    Et ils étaient sortis. C’était ce qu’on lui avait dit.
    Et elle sentit une pression se troquer par une autre, ce bras enserré contre le sien par cette étreinte oubliée et cette odeur qui n’avait pas changé. La pression, elle s’en rappelait et ce timbre lui non plus était inaltéré.

    « Vingt ans bordel. »

    Et toi, qu’avais-tu fait pendant vingt ans, Solo ?

    « Ange, qu’est-ce qui ne va pas ? »

    Elle les sentait ces deux miroirs, vides, refléter du néant. Ses deux iris sans vie.
    La panique.
    Elle tâtonna en arrière et rencontra cette main qui lui était familière. Kinsa lui affirma qu’elle était là, comme elle le lui avait dit.
    Et ce fut une autre voix.

    Voix : Ange. Ca fait plaisir de te retrouver.
    Ange, se sentant démasquée par ce choix de mots : Cole ? Qu’est-ce que tu fous là ? J’croyais que tu avais rendu ta veste.
    Cole : Il paraît qu’il n’y a que les abrutis qui ne changent d’avis. C’est ce qu’on m’a appris.

    Elle sourit.
    Tout avait-il vraiment changé ?
    Une seconde main se plaça sur son épaule.

    Voix : Salut Solo. Content de te savoir en vie.
    Ange : Hoza. Toi aussi.

    S'en suivit un silence gênant. Elle ne savait qu'ajouter de plus, craignant la première remarque qu'on lui ferait sur sa désertion et redoutant plus encore la réponse qu'elle devrait y donner et ce que sa voix trahirait.

    Kaarde, mettant fin à son tourment : Bonjour à vous tous et encore merci pour votre invitation.
    Wes, sortant de son mutisme : C'est toujours un plaisir.

    Le Grand Maître de l'Ordre présenta la Twi'lek.
    Mara, jusqu'ici silencieuse, rappela sa présence et tous se saluèrent. Après un raclement de gorge qui n'échappa pas à la Corellienne, le maître des lieux les invita à le suivre. Kinsa lui emboita le pas, modérément, lui évitant les désagréments du sol parfois inégal en ayant la délicatesse de s'abstenir de tous commentaires.
    Les échanges relativement formels jusqu'à présent lui indiquèrent avec désagrément que tout le monde s’était calé sur son rythme.

    Hoza : Mimi n'est pas avec vous ?
    Ange : Divergence d'opinions. Elle devrait revenir d'ici peu, je pense.

    Au fil de leur parcours, des voix la saluèrent, des voix sans visage, fait qui ne faisait qu'augmenter son malaise.
    C’était ainsi comme ça qu'on saluait donc l'ombre d’Ange Solo.

    Kaarde : Comment ça se passe ici ?
    Wes : Plus calme que ce que vous avez pu connaître... Pas ici, mes quartiers. On sera plus tranquille... Disons que depuis la banqueroute que vous avez connue, les effectifs ont été divisés d’un dixième. Ils restent les contrats pour renflouer les caisses mais une partie de notre activité n'est plus la même...
    Kaarde, intrigué : La banqueroute de la Guilde ?  Ange...
    Ange, marmonnant : Je n'ai pas jugé utile de vous mettre au courant...

    Silence.

    Hoza : On s'en remet... La Guilde s'est adaptée et n'a plus exactement la même façade... En bien, en pire, j’en sais rien.
    Wes, ouvrant la porte : Faites comme chez vous.

    Elle déglutit.
    Tout avait-il changé ?
    Wes avait-il changé ? Et à quoi ressemblait-il maintenant ?
    Elle n'y avait pas songé tout de suite, le figement de ses traits, qu'elle ne voyait désormais plus dans un miroir, obscurcissait parfois les marques que laissait le temps sur l'existence.

    Kinsa eut la décence de lui indiquer un canapé sur lequel elles ne pouvaient tenir qu'à deux, lui épargnant des désagréments qu'elle avait évités jusqu'à présent mais elle connaissait - ou elle avait connu - suffisamment bien le Corellien pour savoir que la suspension de son interrogation n'était bien évidemment que momentanée.

    Cole, qu'elle devina désormais à sa gauche : Vous avez besoin de quelque chose ?  Rafraîchissements ? Quelque chose à manger...
    Ange, du tac-o-tac : S'il y a du glit’ et du brandy, ça ne serait pas de refus.
    Mara, hurlant et vraisemblablement à la droite de Kinsa : Nan, mais t'es sérieuse ?

    Elle entendit aussi un claquement de langue, juste à sa droite.

    Ange, revêche : On parle de ces vingt dernières années ?

    Silence.

    Ange : On est d’accord.

    Un bruissement de tissu lui indiqua que quelqu'un se levait, revenant rapidement.
    Il lui effleura la main, elle frissonna.

    Wes, tachant d'être le plus aimable du monde : Tu veux peut être...
    Ange : T’es gentil, j’suis encore capable de me droguer toute seule.

    Il n’insista pas et s’assit vraisemblablement en face d’elle.


    jeudi 16 mars 2017 - 12:48 Modification Admin Permalien

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    galen-starkyler

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    Cela doit faire maintenant ce qui me semble des temps immémoriaux que je n'ai pas revu l’espace bleu sombre et constellé du système stellaire de Tython ; l’astre géant blanchi domine encore et toujours parmi les mondes secrets du Noyau Profond, contrasté par l’amas rocailleux des vestiges de Byss.
    C’est en direction de la planète tempérée et mystique que je dirige le cargo spatial léger tout juste sorti de son couloir hyperspatial. Je pilote le vaisseau avec une vitesse de manœuvre correcte, en surveillant le niveau d’énergie dans la batterie générale et celle du système de camouflage ; nous avions traversé l’hyperespace sous champ de dissimulation et je me demande s’il restera assez d’énergie pour tout le fonctionnement du cargo. Dans le cas de ce problème, j’ai dû prendre des générateurs de secours pour recharger à des moments critiques. Je dirige le cargo dans la stratosphère de la planète puis continue de voler en direction du niveau terrestre ; je dépasse enfin les autres niveaux atmosphériques. J’établis aussitôt une annonce aux autres membres d’équipage dans leurs cabines.

    Moi : - À tous ceux à bord de ce cargo, nous sommes arrivés à destination. Je commence à me poser. (Je ferme le haut-parleur puis m’adresse à mon coéquipier droÏde.) R1, stabilise les senseurs et prépare-toi à activer les boucliers déflecteurs, au cas où.
    R1-P7 : - Bwoup wwouih.

    Le cargo, indétectable, s’approche lentement de l’orée de la grande forêt et se pose lentement sur le sol terreux et herbeux de la planète. Une fois les trépieds stabilisés et le cargo bien atterri, je coupe le moteur et laisse R1 terminer ses actions. Je retire mon baudrier et quitte le cockpit pour aller dans ma cabine. Une cabine de repos standard avec deux lits simples superposés, dont celui du haut est occupé par Reyn. Elle se réveille lentement et descend pour me rejoindre. Elle me fait savoir qu’elle est contente d’être arrivé à la maison et je la comprends. Je me dirige ensuite vers mon lit et sort d’un tiroir mes effets personnels : mes deux sabre-laser, ma vibroépée droite et mon manteau noir aux manches très courtes, que j’enfile à la place de la combinaison de pilote. Une fois paré, je quitte la cabine avec Reyn.

    La passerelle d’entrée s’abaisse pour nous laisser sortir. Je descends lentement jusqu’à la terre ferme, la sensation de fouler à nouveau ce sol me fait un bien fou et Reyn, derrière moi, est elle aussi ravie de retrouver cette sensation. Je regarde de manière panoramique ce paysage de plaines herbeuses, de terre riche et de collines rocheuses. Même respirer l’air me rend heureux.
    Pendant ce temps, les autres descendent un à un la passerelle et observent autour d’eux. Les maîtres, Aynor et Jorus, restent silencieux à la vue de cet environnement préservé et indemne. Le jeune zabrak Jedi, encore craintif et perdu, se tient à son maître et scrute avec anxiété. Je ne peux pas lui reprocher son comportement. J’ai moi-même l’impression que quelque chose à changé.

    Jorus : - Nous voici donc sur Tython. La planète légendaire qui servit de berceau à l’Ordre Jedi. (Il explore des yeux la plaine, la forêt et le ciel légèrement nuageux d’un air pensif.) La représentation physique faite dans la base de données de notre bibliothèque est vraiment trait pour trait. Et je sens la présence du Côté Clair comme s’il n’avait jamais succombé au déchirement.
    Moi : - Eh bien ! Moi qui pensais que vous diriez le contraire. Il est vrai que Tython reste encore et toujours un mystère bien gardé dans sa nature. Savoir que rien de perturbant soit présent sur cette planète me rassure un tantinet. Je me sens revivre et ressourcé rien quand humant l’air. Hum !
    Aynor : - J’espère que tu sais ce que tu dis, Galen. Et je me fis à ton instinct, Jorus. Mais cela fait des siècles que le sol de Tython n’a pas été foulé par des maîtres Jedi et le déchirement a pu altérer notre ressentiment de la Force.
    Jorus : - C’est possible, Aynor. Mais je sens que la planète est elle-même affaiblie, épuisée même. Galen, il est temps de partir vers le Temple Jedi. Es-tu capable de nous y conduire ?
    Moi : - Je connais le chemin comme ma poche, maître Jorus. Le Temple Jedi était mon second chez-moi avant que j’intègre l’Académie de Yavin IV. Il nous faut juste traverser la forêt devant nous. R1, tu as fini ?
    R1-P7 : - Vwwouii bwoui vwouiwoui. (Il dit qu’il a terminé de verrouiller les boucliers et de brancher une batterie de secours au système.)
    Moi : - Parfait, on peut y aller. Suivez-moi.

    Le petit groupe d’éclaireurs Jedi se met en route dans la forêt, me suivant derrière moi qui trace sur des sentiers à peine visible. Je marche avec aisance, portant la petite humaine sur mon dos, et je ne m’arrête pas de marcher, mes pas nous menant tout droit vers le cœur de la forêt. Parfois, un arrêt fut nécessaire pour que Weedge reprenne la marche à cause des bruits dans les buissons et arbres omniprésents autour de nous. Je ne manquais pas durant notre avancée de décrire mon expérience de l’exploration du Temple dans mon enfance Enfin, j’arrive vers la limite de la grande clairière du milieu et la traverse pour voir devant le majestueux Temple Jedi, véritable chef-d’œuvre d’architecture culturelle.

    Moi : - Maître Jorus, Aynor et Weedge, j’ai le grand honneur de vous présenter le grand Temple de…

    Je laisse soudain ma phrase en suspens, pétrifié. Le Temple Jedi est bien dressé devant moi tel que je l’ai revu la dernière fois. Mais cette fois, il est différent. Sur le plan psychique. Je le sens. Les deux maîtres Jedi m’appelle interrogativement, intrigués par son immobilisme soudain, mais je ne leur réponds pas. À la place… je cours vers le vénérable bâtiment. R1 me suit aussitôt. Jorus et Aynor (et Weedge) me suivent à la trace, inquiets. Je traverse le pont de pierre puis m’arrête un instant devant la grande entrée, avec le même regard effrayé. Reyn a de même cette expression de stupeur, bien qu’elle n’est pas connu l’ambiance du Temple. Le reste du groupe nous rejoint, essoufflé et intrigué.

    Jorus : - Galen, par la Force, qu’est-ce que tout ceci ?!
    Aynor : - On dirait que quelque chose ne va pas. Que se passe-t-il Galen ? Galen ?
    Moi (inquiet) : - Le Temple… Il est anormal. Son aura est différente.
    Aynor : - Tu as une certaine connexion avec ce lieu, notamment de par le Codex. Qu’est-ce que tu sens de cette aura ?
    Moi : - Quelque chose de sombre… de dangereux… de l’angoisse et de la crainte.

    Je décide d’entrer dans le Temple et les autres en font de même.
    Nous pénétrons dans le grand hall du bâtiment, dans lequel l’atmosphère mystique est plus obscurcie que d’habitude ; le Temple est connu des autochtones pour inspirer l’effroi mêlé de mystère, mais il s’agit là de peur intense. La peur suprême. Le hall est plongé dans la semi-obscurité, laissant uniquement les quelques végétaux phosphorescents sur les murs et arcades de la salle servir d’éclairage naturel. R1 exprime son angoisse par des bips graves. L’endroit n’a pas changé dans son architecture car seule l’atmosphère ambiante du Temple est différente. Lugubre. Et ça, les maîtres l’ont vite compris en sondant la Force à travers les strates impénétrables de ce sanctuaire.

    Jorus : - Que la Force me garde. Cette présence… cette atmosphère…
    Aynor : - C’est le côté obscur.

    Reyn me demande de la descendre de mes épaules, voulant que je la protège en restant au niveau du sol. Je la repose à côté de moi, où elle vient s’accrocher à ma jambe, et je me redresse pour scruter à nouveau le hall dans son ensemble. Mon regard exprime cette fois de la vigilance et du souci.

    Moi : - Ce n’est pas normal. Le Temple a beau être un aspect de la nature mystérieuse de Tython dans la Force, il ne devrait pas faire aussi peu de luminosité à l’intérieur. Si c’est le côté obscur qui en est la cause, il se peut que le déchirement de la Force ait réussi à pénétrer sur la planète.
    Jorus : - Je crois plutôt que seul le Temple est affecté par la présence de l’Obscur. Je crois que la planète elle-même lutte depuis une décennie de l’impact du déchirement et elle s’affaiblit peu à peu.
    Aynor : - Si le côté obscur a pu venir ici, je parie mes lekkus que ce clawdite de Vicious est venu ici et y a laissé sa trace.
    Jorus : - Peut-être. Peut-être pas. Vicious est un Seigneur Sith puissant, certes, mais pas assez pour affluer de lui-même sur l’aura plurimillénaire et autorégénérative de Tython. Je me dis que ce serait son maître qui aurait… Euh, Weedge ?

    Weedge grelotte de peur et d’anxiété, son regard alerté dans toutes les directions. Aynor tente de le calmer et de l’apaiser mais quelque chose le garde dans cet état. Reyn est aussi angoissée et anxieuse et s’accroche désespérément à ma jambe. R1 s'approche pour la rassurer. Jorus et Aynor ne savent plus quoi faire puis ils me regardent pour voir comment je me porte. Je suis immobile, le regard dans le vide, et je reste dans cette posture pendant un long moment. Quelque chose est là, quelque chose guette. Des mouvements rapides et fluides, des sifflements à vous faire battre le cœur d’effroi. Aynor et Jorus me regardent.

    Aynor : - Galen ?
    Moi : - Elles sont là. Elles sont là. Je le sens.
    Jorus : - Quoi donc ?

    Je suis toujours debout et bien droit, immobile, lorsque je détache lentement et doucement de ma ceinture mon sabre pour le tenir en main droite.

    Moi : - Les ombres. Je les vois…

    TZZZOOUW !!
    J’allume mon sabre d’un seul mouvement et contre horizontalement par réflexe la lame noire de sabre-laser qui allait s’abattre sur moi. Reyn sursaute et recule de peur. Je force du mieux que je peux et je sens ensuite la lame adverse se retirer. Je me place en garde médiane et dégaine mon autre sabre pour l’allumer. Aynor et Maître Jorus en font de même et la lumière de nos sabres révèle un spectacle terrifiant : des formes noires fantomatiques et anthropomorphiques nous entourent, un visage vicieux et sadique sur leur tête biscornue et un sabre-laser standard à lame noire dans leur main gauche.
    Je connais ces êtres sortis tout droit d’un cauchemar. Les mêmes que j’ai rencontrés lors de mon exil sur la lune blanche Ashla.

    Moi : - Des ombres corrompues de la Force !


    Ce message a été modifié par galen-starkyler le jeudi 16 mars 2017 - 21:13

    jeudi 16 mars 2017 - 20:53 Modification Admin Permalien

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    ProjetT

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    Weedge restait très craintif, et se tenait à distance des autres membres du groupe, sauf de son Maitre Aynor. Aynor lui avait longuement parle pendant le voyage, pour raviver ses souvenirs. Le clone ne répondait pas verbalement, mais semblait se souvenir. Il réagissait à certains éléments. Aynor savait qu’il faudrait beaucoup de temps, et qu’il restait probable que le jeune clone garde des séquelles de cette épreuve toute sa vie.

    On arrivait alors sur Tython, le berceau de la Force.

    Galen nous conduisit vers un Temple qu’il semblait connaître, mais qui pourtant avait changé.

    Galen : Maître Jorus, Aynor et Weedge, j’ai le grand honneur de vous présenter le grand Temple de…

    Galen se précipite vers le bâtiment. Jorus et Aynor vont à sa suite. Je reste derrière Aynor. Elle transpire l’inquiétude. Le clone est lui-même très inquiet. Il ressent quelque chose. Son instinct animal, réveillé par la solitude, s’agitait.

    Jorus : Galen, par la Force, qu’est-ce que tout ceci ?!
    Aynor : On dirait que quelque chose ne va pas. Que se passe-t-il Galen ? Galen ?
    Galen : Le Temple… Il est anormal. Son aura est différente.
    Aynor : Tu as une certaine connexion avec ce lieu, notamment de par le Codex. Qu’est-ce que tu sens de cette aura ?
    Galen : Quelque chose de sombre… de dangereux… de l’angoisse et de la crainte.
    Le groupe rentre dans le Temple.
    Jorus : Que la Force me garde. Cette présence… cette atmosphère…
    Aynor : C’est le côté obscur.

    Le clone n’écouta pas la suite. Il était à l’affût, ressentait quelque chose de terrifiant et de sombre. Il scrutait autour de lui, comme une proie acculée ressentant son prédateur près de lui, mais encore hors de vue. Les ombres s’accumulaient autour du groupe. Galen semblait voir ses ombres, là où le clone ne pouvait que les sentir. Galen activa son sabre et para quelque chose. Aynor et Jorus suivirent.

    Galen : Des ombres corrompues de la Force !

    Elles nous entouraient, menaçantes. Elles approchaient doucement. Attaquent. Par réflexe, le clone sort et active son sabre a lame jaune. Les 4 Jedi sont dos à dos, entourant Reyn et R1. Les attaques fusent de toute part. Les formes fantomatiques se précisent pour tout le monde. Les 5 lames dansent pour se protéger. Toute attaque est vaine, les sabres traversent les ombres sans rencontrer de résistance physique.

    Pour mieux se protéger, le clone imite Galen et sors un second sabre : Celui de Mirax. Il en active sa lame bleue.

    Les ombres reculèrent soudainement.

    La lame bleue semblait briller plus forte que les autres. Elle dégageait une douce lumière emplie du coté clair de la Force. Le clone rompit le rang, et s’avança vers les ombres qui reculèrent. Il agita le sabre devant lui. Les ombres n’insistaient pas. Elles disparurent dans les murs du Temple.
    Le clone fit le tour de la pièce, jusqu’à ce que la dernière ombre disparue.

    Jorus : J’ai comme l’impression que cette mission va être un peu plus compliquée que prévue…


    dimanche 19 mars 2017 - 18:57 Modification Admin Permalien

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    Cole_PrCol

    2337 Crédits

    Myrkr

       Pour Cole, la cécité d’Ange avait été un vrai choc, même s’il n’en avait rien laissé paraître. Il avait tout de même pris soin de choisir ses mots en s’adressant à elle.
       L’instant de stupeur passé, il regarda son ancien Leader s’installer maladroitement pour s’adonner à son vice. Alors que les autres lui jetaient des regards embarrassés et inquiets, Cole eut la satisfaction de constater que le champs électro-magnétique de la jeune femme redevenait harmonieux. Il était toujours aussi surpris par la manière dont fonctionnait le métabolisme unique de la Corellienne, mais les faits étaient là : drogue et alcool avaient sur elle un effet tout à la fois apaisant et revigorant.

       Le Gotal reporta son attention sur les nouveaux venus. Le maître Jedi, Kaarde, dégageait une aura de sagesse que l’ami de Pr’Col, Scy’ar Tal avait été loin d’égaler. Par moments, pourtant, l’homme voûtait les épaules, même s’il se reprenait toujours très vite. L’humain portait un lourd fardeau, mais ce n’étaient pas les nouvelles de Wes qui allaient le soulager...
       Pour le détendre, le Gotal lui proposa un jus de carottes, mais de façon incompréhensible, le maître Jedi lui jeta un regard horrifié pour toute réponse.

       Au fil de ses voyages, Cole avait appris à respecter les Mandaloriens. Très lointaine était l’époque du peuple conquérant sans égard pour les mondes incapables de leur résister. L’ancien Ranger avait également appris qu’être Mandalorien n’était pas tant une question d’espèce qu’un état d’esprit. L’honneur y avait une large part et les rares chasseurs de primes à être demeurés dans la Guilde parlaient presque tous le Mando’a.
       Mais croiser une twi’lek mandalorienne ET jedi, c’était une nouveauté, même pour Cole. En dépit de son casque, le Gotal percevait chez la jeune femme une pointe de nervosité, amplement compensée par une détermination flagrante, la volonté de s’affirmer.

       Une volonté que l’on retrouvait chez la Nabienne, mais différente sans que Pr’Col put préciser. Si Kinsa Talik était nerveuse, cette Mara était carrément fébrile. Le chasseur sut avant elle qu’elle allait prendre la parole. Elle s’adressa à Wes avec une pointe d’assurance témoignant qu’elle connaissait déjà le Corellien.

       _ Ecoutez, je sais que nous sommes ici pour des choses graves. Ce qui est arrivé ces vingts dernières années dans la galaxie et tout ça… Mais avant qu’on commence, quelqu’un pourrait-il me dire ce qu’il est advenu de Jij… de mon droïde et de mon vaisseau, s’il vous plaît ?
       _ Sarkin..., l’avertit Solo d’une voix languissante.
       Mais Wes répondit sans s’offusquer.
       _ Ton vaisseau a été bichonné pendant toutes ces années par notre mécanicienne en chef. Mais tu risques de le retrouver légèrement transformé. Maria comptait simplement le rafistoler de fond en combles au départ, mais quand elle commence quelque chose, elle ne parvient jamais à s’arrêter...
       « Quant à ton unité R4, il a partagé son temps entre le labo et l’atelier. Jamais vu de droïde de son type faire de la médecine, mais Ganner jure qu’il n’a jamais eu de meilleur assistant avant lui ».
    Mara se renfonça dans son siège, rassérénée par les paroles du Corellien qui lui lança un clin d’oeil complice. Elle piqua un fard et se fit toute petite.

       Kaarde se racla la gorge et prit la parole.
       _Wes peux-tu nous dire nous dire où nous en sommes à présent, s’il te plaît ? Quel est l’état de la politique intergalactique ? La République… ?
       _ … Est plus oppressive que jamais, compléta Hoza à la place de son chef. Elle continue à raffermir sa main mise sur tous ses systèmes… Et entretient des visées expansionnistes sur les autres.
       « Officiellement, Sät’sa Cki est toujours chancelière. Elle essaye d’être une force modératrice, de privilégier la négociation à la voie des armes, mais soit elle est toujours mise en minorité par le Sénat, soit elle change brutalement d’avis quelques heures après avoir bloqué une motion. Franchement, c’est un miracle qu’aucun vote de confiance n’ait été émis à son encontre, mais il faut croire que cela arrange quelqu’un qu’elle reste à ce poste. »

       _ Et les Jedis ? Sont-ils toujours traqués ? Demanda Kinsa, la voix étouffée par son casque.
       Cette fois, ce fut Cole qui répondit .
       _ Plus que jamais. J’ai passé la plus grande partie des quinze dernières années à rechercher Ange dans les coins les plus reculés de la galaxie et partout les êtres sensibles à la Force sont stigmatisés, poursuivis et emprisonnés… dans le meilleur des cas.
       « Wes m’avait parlé des bestioles pisteuses de Jedis que tu as combattu, Ange. Je n’en ai trouvé aucune. Et ce n’est pas faute d’avoir cherché. Mais la République a instauré à la place un ordre de mercenaires spécialisés dans la traque des « Forceux ». Ces « Tueurs de Jedis » sont très dangereux… J’en ai fait l’amère expérience. Et la plupart d’entre eux faisaient partie de la Guilde. Avant. »
       Solo jura mais ne dit rien.
       _ Après vingt ans, nous restons des cibles, se désola la twi’lek.

       Un silence de plusieurs secondes accueillit cette triste nouvelle mais Kaarde posa bientôt une nouvelle question.
       _ Vous avez évoqué une « Rébellion » ? Quels membres la constituent ?
       Hoza répondit à nouveau et Cole s’étonna que Wes restât silencieux si longtemps. Mais le regard du Corellien demeurait posé sur Ange et il ne semblait pas vraiment s’intéresser à la réunion en cours.

       _Essentiellement les membres de l’ancienne Coalition Galactique : les Vongs, les Mandaloriens et l’Empire, toujours dirigé par Horn.
       _ Waren Horn ? Ce fils de bantha galeux est devenu Empereur ? s’insurgea Ange, sortant enfin de sa transe.
       _ Ca  date, remarqua le Falleen. D’avant même ta… disparition…
       _ Si tu te rappelles, j’étais un peu occupée à l’époque, riposta l’ancien Leader, acide. Tant pis, ce sera juste un peu plus difficile de le rattraper pour le faire pourrir dans une fosse à purin.

       _ Il y a eu du changement, chez les Mandaloriens ? Demanda Kinsa, soucieuse.
       _ Les premiers temps, avec la destruction de MandalMotors, ils ont dû faire profil bas, même si le Mandalore Davrel voulait poursuivre les hostilités. Il a fini par être renversé. Par une femme avec une lame noire, une dénommée… Jaïa, je crois.
       _ Jaïa ? s’interrogea la twi’lek pour elle même. Elle semblait ravie.
       _ Au final, je ne sais pas comment ils ont fait, mais ils ont l’air d’avoir récupéré leur puissance. Ils sont de plus en plus actifs ces derniers temps...

       « Il y a aussi, poursuivit le Falleen, un archipel de colonies de la Bordure, Vermer, qui a tenté de prendre son indépendance et de se proclamer « Vraie République ». Mais sans le soutien de l’Empire, ils auraient sans doute été annihilés depuis longtemps. Et depuis que Thore Joepa n’en est plus le dirigeant, son allégeance semble vaciller. Bref, cette faction n’est pas considérée comme une menace par la République et sa valeur en tant qu’alliée reste… discutable.
       _ Ils ont quand même le plus gros vaisseau de guerre de la galaxie, souligna Cole.
       _ Un vaisseau ne fait pas une flotte ! Répliqua Hoza. Le Gotal ne trouva rien à lui opposer.

       « Enfin, certains mondes essayent de se rebeller, mais ce sont des initiatives locales qui sont vite et durement réprimées. En fait tous ceux qui s’opposent à la République ou aident la Rébellion d’une manière ou d’une autre subissent des représailles. Parmi les mondes qui résistent, on peut citer sans surprise Ryloth et… Corellia. Ces planètes sont désormais sous loi martiale. »

       Cole coula un regard vers Solo. Ange, comme par un réflexe avait tendu la main vers son cou. Surprenant le geste, Wes eut un sourire doux-amer.

       _ Et ce fameux général Gunnar, qui est-il ? Reprit Kaarde.
    Entendant cette question, Hamera s’anima enfin.

       _ C’est lui le fer de lance de la Rebellion. Personne ne sait vraiment qui il est, on ne le voit jamais en personne. Mais c’est un tacticien et un stratège hors pair. Sans lui, les autres membres de la Coalition seraient tous tombés à un moment ou à un autre.
       « Au début, tout le monde s’en méfiait. Seul Horn semblait plus ou moins enclin à lui faire confiance... »
       _ Pas un gage de fiabilité, maugréa Solo.
       _ ...Mais il a aidé les différentes factions les unes après les autres et toutes ont fini par se rallier à lui. Il a gagné de nombreuses batailles. Une fois, il n’avait que trois vaisseaux et il en a détruit soixante-dix de la République en manoeuvrant dans un champ d’astéroïdes.
       _ C’est tout ce qu’on sait sur lui ? s’étonna Kaarde.
       _ Il est très secret. Mais comme il en sait toujours énormément sur les mouvements de la République, on suppose qu’il a des contacts là-bas… Ah et aussi, il a pris le Main Ecarlate comme vaisseau personnel.
       Un tintamarre de verre cassé l’interrompit.
       Ange venait involontairement de faire tomber la bouteille de brandy. Elle se baissa pour ramasser les plus gros morceaux de verre.
       _  Ca va! Ne m’aidez pas ! Cole, je te sens tout près, ne m’aide pas où je t’en colle une !

       La cambrioleuse se rassit maladroitement et sembla récupérer son flegme des dernières minutes. Mais elle était livide. Elle murmura plus que ne demanda :
       _ Le Main Ecarlate, c’était bien le vaisseau de ce Seigneur Sith, celui qui se fait appeler Baaaaaaal ?
       Wes acquiesça, puis réalisant qu’Ange ne pouvait pas le voir, déclara :
       _ Je crois bien, oui.
       _Baaaaaaal est mort, affirma Kaarde, péremptoire.
       « Mais je m'interroge : pourquoi avoir choisi ce vaisseau ? On ne peut pas dire que ce soit le symbole de ralliement le plus synonyme de liberté qui soit... »

       Ange s’enferma dans le mutisme. Après l’avoir regardée, inquiet, pendant plusieurs secondes, Hamera poursuivit.

       _ Il se trouve que je suis en contact avec le Général Gunnar depuis un certain temps. Des années en fait.
    Hoza ne tiqua pas. Il était dans le secret ! Après réflexion, ce n’était pas si surprenant pour le maître des espions mais...
       Cole était davantage surpris. Il s’était bien dit, depuis plusieurs semaines déjà, qu’il y avait anguille sous roche, mais il n’avait pas soupçonné que ces engagements secrets fussent aussi anciens. D’un autre côté il avait passé les dernières années aux quatre coins de la galaxie.
       _ Il m’a contacté pour un soutien logistique. Des vivres, des produits de première nécessité, du matériel médical. Pas d’armes, rien d’illégal. Bien payé et sans risque pour nos gars. J’ai sauté sur l’occasion, la Guilde en avait vraiment besoin. Et depuis nous sommes restés en relation. Si je puis dire. Je peux laisser un message sur une certaine fréquence et il me rappelle.
       « Souhaitez-vous que je l’avertisse de votre retour ? La nouvelle de la survie des Jedis donnerait un coup de fouet au moral de la Rébellion... »

       Cole remarqua que Hamera semblait bien plus impliqué dans la cause de la résistance qu’il ne le laissait entendre.

       Kaarde, songeur, se caressait le menton, mais laissa finalement tomber :
       _ Pas dans l’immédiat, merci Wes. J’ai d’abord besoin de réfléchir davantage à toutes ces nouvelles. Je ne voudrais pas avoir l’air de nous imposer, mais pourrions-nous rester sur Myrkr au moins jusqu’à demain ?
       _ Pas de problème. Je vous avais déjà fait préparer des chambres à l’écart.
    Le maître jedi se pencha pour serrer la main du Corellien. La réunion était officiellement terminée.

       Cole, ignorant le regard d’avertissement d’Hamera se rapprocha de son ancien Leader. Au lieu de lui demander comment ça allait, ce qui aurait aussitôt attisé l’hostilité de Solo, il choisit une autre approche.
       _ Alors, Ange ? Quelles sont tes intentions? Tu comptes rester sur Myrkr ?
       Mais la Nabienne s’imposa à eux deux et affirma :
       _ Moi, je veux rester, je veux faire partie de la Guilde et agir. Et pour commencer Ange, tu dois me former !

       A ce moment...



    mardi 21 mars 2017 - 21:16 Modification Admin Permalien

  • Avatar Ordo

    Ordo

    20178 Crédits Modo

    Scarif


    Surgissant des quatre coins de la galaxie, des croiseurs disparates de la Coalition Galactique émergent de l'hyperespace. Aussitôt ils attaquent un blocus Républicain de manière frontale, obligeant ce-dernier à déverser ses chasseurs sans attendre. Une nouvelle fois, les X-Wings de la République affrontent les TIE de l'Empire, affrontement devenu ancestral bien que leurs rôles aient été inversés depuis le siècle dernier. La bataille autour de la planète Scarif, ancienne base Impériale, n'est qu'une diversion. Un engin plus petit profite de l'occasion que lui offrent les forces de la CG pour se faufiler à travers le blocus dans le but d'atteindre le sol de la planète. À son bord, le clan Ordo se prépare à un sauvetage mouvementé.

    Keller - Maître, évitez les cabrioles cette fois.
    Cera - On peut s'en passer pour l'aller... mais je ne garantis rien pour ce qui est du retour.
    Keller - Carabaste! Ça s'annonce mal.
    Cera - Comment ça? Je ne suis pas si mauvais pilote. Et on pourra compter sur le Général.
    Keller - Je n'parlais pas de ça, mais de ÇA!

    Nul besoin de radar pour contempler l'immense dépression atmosphérique qui se rapproche inexorablement de la zone d'extraction vers laquelle le vaisseau des rebelles se dirige. Cera reste stoïque et accélère les manœuvres de descente dans l'atmosphère, Keller l'assiste du mieux qu'il peut, il sait que le silence de son vieux mentor ne présage rien de bon quand à la réussite de leur entreprise. Ryff et Jayla sont un peu plus loquaces face à cet imprévu.

    Jayla - Non mais vous avez vu la taille de cet ouragan? On aura jamais le temps de récupérer les Jedi et de repartir avant son arrivée! On devrait annuler la mission!
    Ryff - Alors, on a peur de quelques courants d'air? Ce n'est qu'une petite tempête de rien du tout, ma sœur aurait t-elle perdu son célèbre courage à toute épreuve?
    Jayla - Je suis juste réaliste, les risques calculés par l'ordinateur sont trop importants, si ce ne sont pas les Républicains qui nous abattent, ce sera l'ouragan qui va nous balayer! On ne sait même pas où se trouvent ces Jedi! Et même si on réussissait la mission, on pourra jamais redécoller dans ces conditions! Oncle Cera! Maître Keller!

     Les deux anciens Jedi ne disent mot et restent silencieux face aux inquiétudes de la jeune mandalorienne. Selon leurs propres calculs, Jayla a toutes les raisons de s'alarmer, la mission a de grandes chances de se retrouver compromise par l'ouragan. Pour autant, ils continueront coute que coute. Le pouvoir du côté obscur ne leur a jamais fait défaut depuis qu'ils l'ont embrassé et le jour où ils failliront n'est pas arrivé.

    Jayla - Je suis la seule qui a encore toute sa tête on dirait.
    Ryff - Plus le danger est grand, plus tonton est content... Tu devrais le savoir à force.
    Keller - Restez concentrés vous deux. On s'en est toujours bien sortis jusqu'à maintenant, alors ayez confiance.
    Cera - Cramponnez-vous ça risque de secouer!

    Arrivés dans l'atmosphère basse, le transport léger subit déjà les vents violents qui viennent de la tempête. Tremblant de toutes parts, l'appareil est de plus en plus instable au fur et à mesure qu'ils se rapprochent de leur objectif: la Tour de la Citadelle. Reconstruite par Jaius Fell en 173 suite à la mise à sac de Bastion par Dark Spencer, afin de disposer à nouveau d'une base de donnée centralisée et protégée, elle fut reprise en 191 par la République qui marqua une nouvelle victoire d'envergure à son actif sur le dejarikier galactique.

    Keller - Ce vieux Mynock ne va pas tenir très longtemps!
    Cera - On ne va pas pouvoir atterrir! Préparez-vous à sortir!
    Ryff - On est Déjà prêts!

    Les jumeaux, non désireux de connaitre un sort tragique et connaissant les méthodes de leur oncle, sont sur le point de sauter de l'appareil. Au signal donné par Cera, Keller bondit de son siège et les trois jeunes sautent du vaisseau en vol. Cera reste un cours instant de plus, le temps de diriger l'appareil pour qu'il s'écrase sur la tour puis il saute à leur suite. Le Mando tombe longuement dans l'obscurité, traversant une pluie forte. Des éclairs se reflètent sur son beskar'gam tandis que l'explosion du Mynock illumine l'une des façades de la tour au second plan. Il atterrit au milieu d'une végétation agitée par les vents, aidé par une poussée de Force destinée à ralentir sa chute, et retrouve ses trois disciples, cachés derrière des troncs branlants. Autour d'eux, les fougères et les palmiers sont soufflés dans tous les sens par de violentes bourrasques. La pluie est de plus en plus forte et la noirceur offerte par la nuit, couplée à la tempête, ne s'avère pas être aussi utile qu'ils l'espéraient.

    Ryff - Le Mynock est craché! Comment on va faire pour repartir?
    Cera - On trouvera un autre vaisseau.
    Jayla - Il faudra m'expliquer pourquoi à chaque fois qu'on arrive sur une planète avec un vaisseau, on repars avec un autre!?
    Keller - Maître! On y voit rien avec ce temps!
    Cera - Fiez-vous à la Force, la tour est au bout de la plage! En avant!


    mercredi 22 mars 2017 - 18:09 Modification Admin Permalien

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  • Gulper --- C'était une créature indigène aux marais et aux bayous de Nim Drovis. (Espèces & Civilisations - Animaux)
  • Peko-peko --- Vivant sur la planète Naboo, le Peko-peko est le plus grand spécimen volant de la planète, dont il existe deux espèces : le géant et l’albatross. (Espèces & Civilisations - Animaux)
  • Jesmin --- Cette espèce de varech était indigène à la planète aquatique Calamari. (Espèces & Civilisations - Plantes)
  • Darth Ruyn --- Ce Seigneur Sith Twi’lek faisait partie du nouvel Ordre Sith instauré par Darth Krayt bien des années après la Bataille de Yavin. (Personnages - Sith)

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