Le Temple Jedi 6 (page 55)

  Votre navigateur Internet Explorer n'est pas compatible avec Planete-StarWars.com.
Vous n'allez pas voir toutes les sections du site ni même les actualités de la page d'accueil. Merci d'utiliser un autre navigateur comme Safari ou Chrome. Merci pour votre compréhension.
  • Avatar Kaarde

    Kaarde

    17321 Crédits Modo

    Que d’informations à assimiler !
    Une guerre en cours, la Coalition toujours debout, Sät’sa visiblement otage de sa fonction, plus aucun Jedi… Étions-nous revenus trop tard ? Je brûlais d’envie de demander des infos éventuelles sur Tyria Sarkin, mais m’abstenais pour l’instant.
    Les guildeurs Wes, Cole et Hoza profitaient de la fin de réunion pour harceler leur ancienne Leader lorsque le canal d’urgence de mon comlink lança une alarme tonitruante qui attira tous les regards vers moi.

    Galen (comlink). - Maître Kaarde ! Maître Kaarde, mauvaise nouvelle ! Le Temple Jedi de Tython, il est… il est infecté par le Côté Obscur, envahi par des Ombres corrompues.
    Moi. - Mille vornskrs ! Est-ce que cela compromet la future organisation du rituel ?
    Galen (comlink). - Pas si nous pouvons chasser les Ombres, selon moi. Mais la planète s’est affaiblie, d’après Maître Jorus. J’espère que nous n’arrivons pas trop tard. En dehors de ça nous n’avons noté aucune autre présence pour l’instant.
    Moi. - Vous pouvez combattre les Ombres ?
    Galen (comlink). - Oui, j’ai déjà eu l’occasion d’en affronter sur Ashla. Et Weedge semble pouvoir les repousser avec le sabre laser de Maître Mirax.
    Moi. - Essayez de les chasser du Temple, mais ne vous mettez pas en danger. Naberry, terminé.

    J’avais à peine débranché mon comlink qu’une alarme retentit à travers toute la base de la Guilde.  Wes fut le premier à s’informer.

    Moi. - Qu’est-ce que c’est ?
    Wes. - La Main Écarlate est là. On dirait que vous allez pouvoir rencontrer le Général Gunnar plus tôt que prévu.


    La Main Écarlate avait connu des jours meilleurs.
    Notre navette, pilotée par Wes et Cole, survolait le plus grand croiseur de la galaxie. De toute évidence l’ancien vaisseau amiral de Baaaaaaal avait traversé beaucoup de combats ces vingt dernières années et passé trop peu de temps en cale sèche. Il portait nombre de cicatrices sur sa peinture défraîchie, mais n’en demeurait pas moins toujours aussi menaçant.
    J’avais beau savoir qu’elle était de notre côté, la vue de la Main Écarlate me donnait encore des frissons dans le dos, associée qu’elle était à nombre de funestes souvenirs et à l’aura malsaine de feu Baaaaaaal.

    Moi. - Alors le Général a volé la Main Écarlate ?
    Cole. - Oui, au nez et à la barbe de la République ! C’était son premier exploit. Depuis, où qu’il aille, lui et la Main Écarlate remportent toutes les batailles dans lesquelles ils s’engagent. La République paierait cher pour avoir sa peau.
    Moi. - Il ne quitte jamais le vaisseau ?
    Wes. - Il paraît qu’il va parfois sur le terrain. Mais il ne laisse jamais de témoins.
    Ange. - Une idée de ce qu’il fabrique au-dessus de Myrkr maintenant ?
    Wes. - Oui, il a été sollicité en urgence pour appuyer une attaque de la Coalition sur Scarif. Il n’y a qu’ici qu’il pouvait se ravitailler. Il ne restera pas longtemps, donc si vous voulez lui parler, c’est maintenant ou jamais.

    Notre navette était effectivement entourée de plusieurs transports faisant des allez-retours entre Myrkr et le super croiseur. Wes posa la navette dans un des deux gigantesques hangars. Kinsa et Mara guidèrent Ange vers le bas de la rampe de débarquement où un whipid âgé et plutôt imposant nous attendait.

    Wes. - Je vous présente Roujonma Kaarr, l’aide de camp du Général Gunnar.
    Ange (blême). - Roujonma Kaarr, le whipid ?
    Moi. - Tu le connais ?
    Ange. - Euh oui, de nom. C’était un ancien mercenaire devenu contrebandier. Il opérait sur Coruscant, hors de la Guilde, sans faire de vagues.
    Mara. - Comment passe-t-on de contrebandier discret à aide de camp du héros de la Rébellion?
    Kaarr. - Le Général a simplement fait appel à moi et mes hommes, lorsqu’il a voulu prendre la Main Écarlate à l’ennemi et nous a gardé à son service... Hamera, qui sont ces gens ? Vous savez bien que vous ne pouvez pas amener n’importe qui à bord !
    Moi. - Je suis le Grand Maître Kaarde Naberry. Voici Ange Solo, Kinsa Talik et Mara Sarkin.

    Kaarr tiqua à la mention de ces noms, comme je l’espérais.

    Kaarr. - Oooh, je vois ! Laissez vos armes et suivez-moi.

    Le whipid nous entraîna vers les plus hauts niveaux de la proue, là où se trouvait la passerelle de commandement. J’étais étonné qu’il ne nous contrôle pas davantage, avant de nous laisser approcher le Général Gunnar.
    Soudainement au détour d’un couloir je me figeai, pétrifié d’horreur. Ange, déjà passablement hagarde, me rentra dans le dos et constata que Kinsa et Mara s’étaient bloquées aussi.

    Ange. - Eh bien, quoi ? Vous avez vu un fantôme ?
    Moi. - Dark Spencer.
    Ange. - QUOI ?!

    Le terrible Sith cathar était là, auprès d’une femme en armure mandalorienne, debout devant une porte blindée qu’ils semblaient garder. Et étrangement Wes,  et Kaarr semblaient trouver cela parfaitement normal. Cole, quant à lui, était aussi tendu que moi et mes amies. Dark Spencer écarquilla les yeux d’étonnement et se maîtrisa rapidement. Il s’avança vers nous d’un pas pesant et menaçant.

    Dark Spencer. - Tiens, tiens, tiens… si je m’attendais… C’est gentil de m’apporter le casse-croûte, Kaarr…
    Moi. - Tu risques de faire une indigestion, Spencer !
    Wes. - Du calme !

    Wes retint mon bras alors que je m’apprêtais à employer la Force. Dark Spencer se contenta de s’arrêter devant nous, de nous toiser de toute sa hauteur, et de nous renifler avec son odorat de cathar.

    Kaarr. - Alors ?
    Dark Spencer. - Grumpf !… Je ne sais pas comment il a fait pour rester aussi jeune, mais c’est Naberry, aucun doute ! L’aveugle est Ange Solo et la twi’lek l’ancienne apprentie d’Ordo, je reconnais leurs odeurs. Par contre l’autre humaine, je la connais pas… Le Général est en pleine discussion avec le chef des balafrés, mais il sera sûrement intéressé. C’est ton jour de chance, Naberry.

    Et il… nous laissa passer ? Sans faire d’histoire ? Kaarr et Wes nous entraînèrent dans le couloir suivant.

    Kinsa. - J’ai la berlue ou… Dark Spencer serait un subalterne du Général Gunnar ? Lui ?!
    Ange. - Wes ! Cole ! Vous avez intérêt à avoir une bonne explication !
    Wes. - Désolé, on a oublié de préciser ça, mais en générale les gens n’y croient pas. Dans les factions que le Général a réussi à fédérer il y a aussi… les Sith.
    Kaarr. - C’est un de ses plus fameux et inexplicables talents. Le Général a surpris tout le monde en confiant un poste important à Spencer à bord de la Main Écarlate et en exploitant ses talents à bon escient sur plusieurs missions. Étrangement il arrive à comprendre le cathar mieux que personne et à le satisfaire tout en canalisant sa rage.
    Kinsa. - Donc il arrive à faire combattre Dark Spencer pour la Coaltiion ?!
    Moi. - Je suis décidément très curieux de parler à ce Général Gunnar. Étonnant qu’il n’ait pas déjà libéré toute la galaxie, s’il est aussi fort que vous le prétendez.
    Kaarr. - Oh, malheureusement le Général est loin de faire l’unanimité au sein de la Coalition.
    Mara. - Comment ça ?
    Kaarr. - Eh bien, il y en a qui n’approuvent pas l’association avec les Sith, justement, et les Yuuzhan Vong qui lui reprochent de les abandonner…
    Wes. - Surtout le Général soutient depuis des années que le véritable ennemi n’est pas la République mais un forceux du nom de Sovereign, sans preuve de ce qu’il avance. Peu y croient mais il n’en démord pas, et ça divise les opinions sur son compte. Certains le prennent pour un fou.
    Moi. - Sovereign ?
    Kinsa. - Pourquoi abandonnerait-il les Yuuzhan Vong ?
    Kaarr. - Vous pourrez lui demander vous-même, il est justement en réunion avec le Commandeur vong Sakanga.

    En effet les éclats de voix d’une discussion violente nous parvinrent lorsque la dernière porte s’ouvrit sur un luxueux salon. Je reonnus la voix rauque du commandant des forces Yuuzhan Vong, Sakanga.
    Il parlait dans le vide et seule une voix synthétique lui répondait, celle du fameux Général Gunnar.

    Kaarr (souriant de toutes ses dents). - Le Général va être ravi de vous voir.


    Ce message a été modifié par Kaarde le vendredi 24 mars 2017 - 14:45

    mercredi 22 mars 2017 - 23:20 Modification Admin Permalien

  • Avatar baaaaaaal

    baaaaaaal

    8033 Crédits

    Je suis le Général Gunnar.
    Sovereign doit payer.
    C’est le mantra que je dois me répéter tous les matins depuis vingt ans. La lutte a été longue. Tout était tellement plus simple lorsque j’avais des légions de clones et d’apprentis stupides à mon service, et que je ne devais pas me soucier de gagner leur confiance ! Aujourd’hui je me retrouve avec la moitié de la galaxie attendant quelque chose de moi là où je ne suis animé que par le désir de vengeance. Cruelle ironie.
    Comme je l’avais prévu il m’avait été simple de capter l’attention des restes de la Coalition une fois la
    Main Écarlate sous mon contrôle. Gagner la confiance de ses membres et les convaincre de suivre mes ordres sans jamais voir mon visage avait été une autre paire de manche. Heureusement je suis malin, et patient. Aujourd’hui je suis redevenu un conquérant et, sans avoir ma flamboyante aura de Seigneur Noir des Sith, je suis redouté à juste titre par la République. Sovereign a peur de moi, peur de ma puissance, peur de mon influence, et peur du mystère qui entoure le Général Gunnar ! Toutes ses tentatives pour me faire tomber le prouvent et me motivent davantage.
    Mon seul ennemi est le temps. La lutte n’a déjà que trop duré. La République de Ver’mer pourrait abandonner la lutte à cause de sa dirigeante, les Yuuzhan Vong sont sur le point de me lâcher, et toute chance de rendre à la galaxie ses Chevaliers Jedi est devenue nulle à ce stade. Le plus grave : au bout de vingt ans je n’ai toujours pas été fichu de neutraliser Dark Vicious ou de trouver le moindre indice me permettant de prouver l’existence de Sovereign.
    La situation stagne depuis trop longtemps. Bientôt ma réputation de héros de la rébellion ne suffira plus à maintenir la Coalition unie, et elle se délitera. Sovereign le sait et en profitera. À ce stade je dois résister à l’envie de sortir mon sabre laser et d’attaquer le Sénat Galactique seul, ce qui serait un suicide. Un suicide faisant des milliers de victimes non consentantes, mais un suicide tout de même.
    Je suis le Général Gunnar, un jour je redeviendrai le grand Baaaaaaal. Mais aujourd’hui j’ai besoin d’un second souffle.



    Baaaaaaal était dans ses quartiers privés et secrets de la Main Écarlate, assis à une place qu’il ne quittait pratiquement plus depuis des années : sa table tactique.
    En face de lui une reproduction holo miniature du salon d’accueil de ses quartiers lui montrait un Yuuzhan Vong très en colère. Le Commandeur Sakanga, venu une énième fois implorer une aide qu’il était obligé de refuser.

    Sakanga. - … vous pourriez le faire, et pourtant vous ne faites rien !
    Baaaaaaal. - Commandeur, j’ai déjà fait beaucoup pour vous et votre peuple. Je vous ai détaché trois croiseurs de la flotte et…
    Sakanga. - Et ssssa a été inutile ! Ssss’est d’une victoire décisive que nous avons besoin ! Il faut que ce ssssoit la Main Écarlate et son invinsssible commandant ! On dirait que vous avez peur !

    La porte du salon s’ouvrit, contrariant l’ex-maître Sith bien qu’il souhaitait abréger cette gênante discussion.

    Baaaaaaal. - Kaarr ! Depuis quand tu te permet de…

    Il fut incapable de terminer sa phrase. Face à lui, en holo miniature, venait d’apparaître un… non, deux fantômes !
    Kaarde Naberry… À sa vue une vive douleur dans le torse arracha une grimace dégoûtée à Baaaaaaal. D’où sortait-il ? Comment avait-il fait pour le retrouver ? Savait-il pour sa double identité ? Ange Solo était là aussi, et sa vue l’effrayait bien davantage qu’une confrontation avec le Maître Jedi. Il se rappela sur le coup qu’il lui devait grandement l’idée d’être redevenu un rebelle, d’avoir repris le nom de Gunnar.
    Il consulta fébrilement les écrans de surveillance pour avoir une confirmation visuelle supplémentaire et s’assura au moins cinq fois que le brouillage de sa voix était toujours actif. Les deux fantômes était accompagnés de quatre autres personnes, dont Wes Hamera, une twi’lek en armure mandalorienne et la femme qu’il avait surprise naguère dans le Temple Jedi transportant Jorus Beku’n avec Cera Ordo. Wes fit les présentations, que Baaaaaaal n’écouta que d’une oreille discrète. Tous attendaient qu’il démarre la conversation.

    Baaaaaaal. - Kaarr… sont-ce bien les personnes qu’Hamera prétend ?
    Kaarr. - Aucun doute, Spencer a confirmé leurs identités.
    Baaaaaaal. - Eh bien, Maître Naberry, c’est une grande surprise. Bienvenue à bord de la Main Écarlate ! Je suis le Général Gunnar.
    Sakanga (ému). - Maître Naberry ?… Est-ssse… Est-ssse bien vous ? Comment avez-vous… ?
    Kaarde. - Oui, Commandeur, c’est bien moi. Nous sortons tout juste d’une longue hibernation.
    Baaaaaaal. - Si vous avez hiberné ces vingt dernières années, vous devez avoir beaucoup de questions.
    Kaarde. - Oui, à commencer par celle-ci : pourquoi ne vous montrez-vous pas en personne ?
    Baaaaaaal. - Je comprend que vous vous méfiiez. La réponse tient en deux mots : Dark Vicious.
    Kaarde. - Ah… Je comprend.

    C’était la réponse qu’il avait servi pendant vingt ans à tous les membres de la Coalition, et qui leur suffisait amplement. Depuis la bataille du Chu’Unthor et les témoignages de certains Jedi qui y avaient survécu, l’existence du Sith changeforme était avérée et tout le monde avait conscience du danger qu’il représentait.

    Baaaaaaal. - Tant que mon visage et ma voix demeureront un secret, ce gredin de Vicious ne pourra jamais usurper ma place et saboter mon travail.
    Kinsa Talik. - Dark Vicious est-il toujours en vie ?
    Baaaaaaal. - Hélas oui, jeune Maître Talik. En vie et actif. Il ne rate pas une occasion d’utiliser ses talents pour saper nos efforts. Nous avons perdu plus d’un système pas sa faute, et il demeure insaisissable. Tout comme Sovereign.
    Kaarde. - Sovereign… D’après vous il s’agirait du véritable ennemi. Un puissant usager de la Force qui se cache derrière Vicious, le Sénat, les attaques de Shaax et la Chancelière ?
    Baaaaaaal. - Et même derrière l’assassinat de Gaïus Mahan dont vous fûtes, malgré vous, l’instrument. Malheureusement je ne peux vous révéler d’où je tiens le nom de Sovereign.
    Kaarde. - Vous comprendrez alors qu’il me sera difficile de vous faire confiance. Vous aussi vous devez avoir des questions à me poser… Où sont les autres Jedi qui ont fui le Chu’Unthor avec nous ? Comment avons-nous traversé ces deux décennies ? Avons-nous l’intention de reprendre la lutte ? Si oui, allons-nous croire en vos affirmation sur Sovereign et lutter à vos côtés ?
    Baaaaaaal. - Je vois que vous lisez dans mes pensées. Je ne peux pas cacher que j’espère avoir votre soutien, même si vous trois êtes les derniers représentants de l’Ordre. La galaxie espère le retour des Jedi depuis tant de temps. Symboliquement vous pourriez peser.
    Kaarde. - Nous espérons faire davantage que d’être utilisés comme symboles par un parfait inconnu pour fédérer ses alliés.
    Kaarr. - Vous feriez bien de peser vos paroles, Maître Jedi ! Le Général Gunnar a lutté durement pendant vingt ans pendant que vous vous cachiez la Force seule sait où ! Vous…
    Baaaaaaal. - Laisse, Kaarr. La méfiance de Maître Naberry et de ses alliés est légitime.
    Kaarde. - Vous vous nimbez de mystère, Général, ce que je peux comprendre. En revanche vous êtes prêt à vous associer avec une crapule comme Dark Spencer. Pour ça nombre des Jedi dont je suis responsable ne voudront pas vous suivre. J’ai besoin de savoir qui vous êtes vraiment, en tant que personne j’entends, et quelle est votre cause.

    Maudit Kaarde ! Pourquoi fallait-il qu’il rende sans cesse les tâches de Baaaaaaal plus difficiles ?
    L’ex-maître Sith réfléchit longuement en se grattant le menton, à la recherche d’une échappatoire. Il ne pouvait se permettre de laisser les Jedi filer ! Leur retour était peut-être la clé de la victoire contre Sovereign.

    Baaaaaaal. - Et si je me dévoilais à un membre de votre groupe, que je parvenais à le convaincre de ma bonne foi, et qu’il témoignait en ma faveur… seriez-vous convaincu ?
    Kaarr. - QUOI ?!

    Roujonma Kaarr, Wes Hamera, Cole Pr’Col et le Commandeur Sakanga avaient sursauté. Ils connaissaient le Général Gunnar depuis tant de temps qu’ils n’auraient jamais imaginé un instant qu’il se révélerait un jour à quiconque. Kaarr, qui en savait plus que les autres, eut heureusement la présence d’esprit de se reprendre et de ne pas protester davantage.

    Kaarde. - Ma foi… oui. De ce que je constate, cela semble être une énorme concession de votre part.
    Baaaaaaal. - Bien… Ange Solo, voulez-vous me rejoindre dans mes appartements privés ?

    Tous les regards se tournèrent vers la corellienne aveugle.

    Ange. - M… moi ?
    Baaaaaaal. - Oui, vous. Quant aux autres, je vous demanderai à tous de conserver le plus grand secret sur cet événement. Si la nouvelle se répand qu’Ange Solo a approché physiquement ma personne, même aveugle, elle deviendra aussitôt une cible pour nos ennemis.

    La Main Écarlate se mit à vibrer.

    Kaarr. - Nous venons de passer en hyperespace.
    Baaaaaaal. - Dans ce cas vous resterez nos passagers jusqu’à Scarif. Ce sera l’occasion pour vous de revoir Cera Ordo et son apprenti Keller. Je vous ramènerai ensuite sur Myrkr. Mademoiselle Solo, je vous attend.

    Il pressa une touche qui actionna l’ouverture d’une lourde porte blindée dans le salon d’accueil.
    Il avait finement manœuvré jusqu’ici mais rien n’était joué ! Tout dépendait de la conversation qu’il allait avoir avec son amour perdu. Une confrontation qu’il redoutait autant qu’il attendait.


    Salut à tous les fans de décennies !



    samedi 25 mars 2017 - 13:41 Modification Admin Permalien

  • Avatar waren

    waren

    15400 Crédits

    Lieu : Scarif ( Ordo / Waren )

    Sur le croiseur de commandement situé au dessus de la planète où avait lieu la bataille, l’Amiral Thrawkins observait les manoeuvres tactique de la République séparatiste, qui tentait de prendre le dessus sur les Ties. Sur un écran, une représentation du combat spatiale, à droite un chronomètre défilant à l’envers. Une double explosion eu lieu au loin. Un navire républicain en moins, l’officier souria, l’escadron Scorpion savait bien faire son travail. Il restait encore trente minutes. L'homme ordonna au croiseur impérial le plus proche de se replier, afin de dégager la zone au maximum, un invité de marque allait arriver. Dans le même temps, le Vaillant concentra ses tirs sur une frégate, neutralisant ainsi ses moteurs. A son bord, le commandant fulmina, jurant en hutt puis il fut interrompu par un signal. Un opérateur lui déclara qu'un objet massif sortait de l'hyperespace. Quand il vit la masse sombre, au dessus de lui, il écarquilla les yeux. Un vaisseau Eclipse.

    Horn - "Ici l'Empereur Horn, j'accepte votre rédition, désactivez tout vos boucliers."

    Capitaine - "Je m'y refuse, la république galactique ne ced.."

     Il eu un seul tir et toute la structure du vaisseau fut désintégrer. Aussitôt, tout les vaisseaux séparatistes rendirent les armes, terrifié par la puissance de ce navire. Hélas, l'Empire n'en avait que sept à sa disposition les autres défendant Bastion, Waren ne les utilisaient qu'en de rare circonstances. Il allait reprendre la parole quand Musselier chuchota quelque chose.

    Horn - "Ooh intéressant.. Nous allons patienter. En attendant, encercler ces navires, ils sont propriété de la Coalition."

    Ce message a été modifié par waren le samedi 25 mars 2017 - 16:14

    samedi 25 mars 2017 - 16:12 Modification Admin Permalien

  • Avatar galen-starkyler

    galen-starkyler

    15569 Crédits

    Les ombres nous entourent, menaçantes. Elles s’approchent de nous doucement, armées de leur sabre-laser noir. Puis c’est l’attaque. Les quatre Jedi que nous sommes sont dos à dos, entourant Reyn et R1. Les attaques fusent de toute part et je me sers de mes deux sabres pour me défendre. Les formes noires fantomatiques n’ont apparemment aucune vulnérabilité à la lame de nos sabres, qui passent à travers elles, et elles se précipitent à tour de rôle sur nous. Toute attaque est vaine et je me demande comment j’avais fait pour me défaire de ces créatures de cauchemar durant mon exil.
    Puis Weedge eut l’idée du moment car il sort un second sabre en main, celui de sa défunte mère Mirax. Il en active sa lame bleue. Les ombres reculent, effrayées et affectées par la douce lumière emplie du coté clair de la Force. Le clone rompit le rang, et s’avança vers les ombres qui reculèrent. Il agita le sabre devant lui. Les ombres n’insistaient pas. Elles disparurent dans les murs du Temple et plus aucune ne nous attaquent.

    Moi : - Bien joué Weedge ! C’était une bonne idée de sortir le sabre de Mirax.

    Weedge ne répond pas et court se réfugier à nouveau sous les jupes d’Aynor. Je pense qu’il est ravi que je l’ai félicité malgré son esprit encore malade. Aynor le calme tandis Jorus inspecte les environs, inquiet.

    Jorus : - J’ai comme l’impression que cette mission va être un peu plus compliquée que prévue…
    Aynor : - C’est la première fois que je rencontre des ennemis pareils après vingt ans d’hibernation. Ces ombres semblent moues d’intelligence et manie le sabre avec force et précision. Que fait-on, Jorus ?
    Jorus : - Le mieux est d’abord d’informer Kaarde de ce danger. Galen, je te laisse t’en occuper s’il-te-plaît.
    Moi : - Tout de suite.

    Je me mets à quelques pas de l’entrée, avec Reyn accrochée à ma jambe gauche, et je sors mon comlink pour composer la fréquence de Maître Kaarde. Celui-ci répond à mon appel et j’entame une grande discussion avec lui, lui expliquant ce que nous avons affronté dans le Temple et l’issue de notre début d’exploration. Le Grand Maître semble assez perturbé par l’existence des Ombres corrompues et je le rassure en l’informant de ma rencontre antérieure avec ces adversaires et lui parle du fait de Weedge.

    Kaarde (comlink) : - Essayez de les chasser du Temple, mais ne vous mettez pas en danger. Naberry, terminé.

    L’appel est terminé et je raccroche à mon tour, range mon comlink et revient vers les autres. Les deux maîtres sont en pleine discussion et à leur expression je devine qu’ils sont anxieux ; mon camarade zabrak est immobile et inquiet, regardant chaque mur du hall pour vérifier que l’on ne va pas se faire attaquer une nouvelle fois. R1P7 décide d’analyser les lieux avec son laser optique et semble préoccupé. Je fais signe à tous pour les prévenir. Les deux maîtres cessent de murmurer et se concentrent sur moi.

    Moi : - Kaarde est à présent au courant et nous suggère de chasser les Ombres du Temple, sans pour autant se mettre en danger.
    Jorus : - Cela risque d’être un grand problème pour nous. Ces Ombres, qui qu’elles soient, sont invulnérables à nos sabre-laser et très dangereuses.
    Aynor : - Tu as une certaine expérience de ce type d’ennemi, Galen. Dis-nous ce que tu sais à leur sujet.
    Moi : - Les Ombres corrompues sont des spectres utilisateurs du Côté Obscur dont ils sont nés, enfin du moins de ce que j’ai ressenti en les rencontrant sur la lune blanche Ashla. Normalement, avec la Force complète, il aurait été simple de pouvoir les vaincre et de les détruire. Mais le déchirement de la Force semble les avoir rendues plus puissantes.
    Aynor : - Et Weedge nous a donné la solution pour pouvoir les vaincre.
    Jorus : - Sauf que l’on ne sait pas le nombre de ces monstres à l’intérieur du Temple, si elles se régénèrent ou s’il peut en venir de partout. Il est difficile de vaincre un ennemi que l’on ne connaît pas.
    Moi : - À vrai dire, mon intuition me dit que les Ombres sont peu nombreuses dans le Temple et que leur présence dépend d’un lien entre ici et le lieu d’où elles viennent… le « Chaos », je pense.
    Aynor : - Quelque chose les a amenées ici ?!
    Moi : - Ou quelqu’un.

    Un silence plane aussitôt autour de nous, tandis que l’obscurité des lieux devient plus en plus nette. Je prends le réflexe de sortir une lampe frontale, que je passe autour de mon cou et l’allume. Une lumière blanche forte, alimentée par un cristal, éclaire notre zone comme si nous étions à l’aurore.

    Jorus : - Le fait que ces créatures viennent du Chaos est fort probable pour moi. Il reste à savoir pour le lien qui leur permet de venir hors de leur plan ; il n’y a selon ce que je pense que deux liens possibles : le déchirement lui-même et l’action d’un intermédiaire. Cependant, l’état actuel de la Force ne permet pas au côté obscur lui-même de générer un lien dans notre galaxie.
    Aynor : - Il reste donc l’intermédiaire.
    Jorus : - Oui. Il s’agit soit d’un objet imprégné par le côté obscur comme une relique Sith soit d’une personne qui manipule l’énergie obscure. Dans les deux cas, il faut éliminer cet intermédiaire. Mais comme le Temple est grand…

    Je comprends le maître Jedi pour ce souci concernant la taille du bâtiment et le nombre de salles que l’on doit inspecter pour dénicher cet intermédiaire. Pour cela, rester ensemble pour bien s’orienter à travers les étages et les coins est une éventualité à ne pas négliger, surtout avec la majorité d’entre nous qui ne connaissent pas le Temple. Mais cela prendrait plus de temps. Je réfléchis longuement à ce souci tout en sondant la Force à travers le bâtiment. J’ai de très nets souvenirs de mes explorations dans le Temple et seuls deux endroits essentiels me viennent à l’esprit. L’un sous mes pieds, l’autre au dernier étage. Je fais part de ma suggestion aux autres.

    Moi : - Aynor, Maître Jorus, je crois avoir une idée précise d’où les Ombres viennent. L’intermédiaire doit se trouver dans une partie précise du Temple où l’on peut influencer sur le reste du bâtiment. Ce sont soit la chambre du Conseil, au dernier étage, soit l’antichambre sous nos pieds. Suivez-moi.

    Je les conduis en haut des premiers escaliers où la porte qui donne sur la bibliothèque du Temple est ouverte ; c’est ici que des Impériaux escortant un érudit fou ont fait une brèche dans le sol pour révéler un accès au niveau inférieur du Temple. Cet accès est maintenant réaménagé et l’on peut y entrer facilement. Je m’arrête au milieu de la salle et devant les autres pour leur parler.

    Moi : - Voilà. Ce passage réaménagé mène sous le Temple, dans un couloir peu éclairé qui mène à deux salles circulaires. C’est la dernière salle qui sert d’antichambre et c’est celle où se cachait le Codex quand je le cherchais lors de ma mission.
    Aynor : - Je m’en souviens, oui.
    Jorus : - Dans ce cas, nous allons devoir nous séparer en deux groupes. L’un descendra dans l’antichambre tandis que l’autre va au dernier étage. Qui veut aller avec qui ?

    Weedge fait clairement comprendre qu’il ne veut pas quitter son maître tandis que Reyn s’accroche à ma jambe avec acharnement. Cela veut dire que, d’une manière ou d’une autre, les groupes sont faits.

    Moi : - Bon ben, voilà comment on fait. On va se séparer en fonction des deux reliques du Côté Clair. En tant que porteur du Codex, je pense que je prendrais avec Reyn qui ne veut pas me quitter et je pense que R1 en fera de même. N’est-ce pas, poltron ?
    R1 (protestant) : - Bwwoui woui bwuii weeeou.
    Moi : - Comme je connais déjà l’antichambre, je préfère vous laisser y aller. De mon côté, je vais monter au dernier étage pour inspecter la chambre du Conseil.
    Jorus : - C’est d’accord. Une fois que nous aurons inspecté l’antichambre, si nous ne trouvons rien, nous te rejoindrons en haut. Que la Force soit avec toi, jeune Arek.
    Aynor : - Sois prudent, Galen.

    J’acquiesce et je quitte la bibliothèque avec Reyn et R1 avec moi. Je sens les autres s’engager dans l’escalier descendant au niveau inférieur ; je m’engage dans les escaliers qui montent au premier étage, avec en tête un étrange mauvais pressentiment.

    samedi 25 mars 2017 - 17:41 Modification Admin Permalien

  • Avatar Ordo

    Ordo

    20178 Crédits Modo

    Scarif


    La tempête se rapproche dangereusement. Au loin les vents terrassent la surface de la mer, créant des vagues gigantesques qui viennent s'échouer sur l'îlot. Les palmiers sont malmenés, les essaims de grains de sable se mêlant à l'eau forment un écran aux radars. Tout à coup, quatre silhouettes s'élancent sur la plage, traversent le rideau de pluie et bondissent sur une passerelle reliée à la tour de la citadelle. Les tourelles de défense sont aveuglées, et pas un garde à l'horizon. La passerelle elle-même est instable, il ne faut pas traîner dehors plus longtemps. Les quatre intrus foncent jusqu'à l'entrée qui leur fait face. À l'intérieur, plusieurs garnisons de soldats Républicains les attendent.

    Ryff - Et maintenant?! On frappe à la porte et on se fait servir une bière?
    Cera - On se servira nous-même, une fois qu'on aura éliminé tout le monde!
    Keller - Cela m'étonnerait qu'ils aient de la bière ici!
    Jayla - Vous êtes sérieux là?! Ils sont vachement nombreux là-dedans!!
    Cera - L'ouragan empêchera les autres garnisons de rejoindre la tour! C'est maintenant ou jamais!
    Keller - Tenez-vous prêts! On va voir ce que vous avez dans le ventre!!
    Ryff - C'est parti!

    Cera Ordo se décale devant la porte, il active son sabre laser et plante sa lame bleue azur dans le permabéton. L'effet de la lame fend les défenses de la porte qui s'ouvre sur un grand hall lumineux remplis de soldats.

    Les tirs commencent à fuser, le clan Ordo entre en action. Ryff, fusil blaster sonique à l'épaule, frappe un premier grand coup en balayant trois soldats d'un tir bien placé. Jayla dégaine un court sabre laser à lame rouge et commence à parer les tirs tout en s'approchant, à ses côtés Keller fonce comme un beau diable, usant de ses meilleures techniques pour défaire ses ennemis un à un. Cera Ordo dégaine tranquillement son sabre et use de la télékinésie pour déplacer l'arme dans les airs, pourfendant les soldats républicains à distance, une techniques empruntée à un certain Dark Hyllyard. L'un d'eux sort de nulle part et prends l'ex Jedi par surprise! Celui-ci se retourne subitement et attrape l'assaillant à la gorge en refermant son étreinte de Force. Violemment il écrase la nuque du soldat puis le laisse tomber avec dédain. Ryff le dépasse tout en tirant ses salves soniques tandis que Keller et Jayla font un carnage de l'autre côté.

     Très vite, l'escouade du clan Ordo prends possession du hall. L'alarme est donnée et le temps leur est maintenant compté. Le groupe descends jusqu'au quartier de détention après avoir pris le contrôle de l'ascenseur. À cet étage, quelques gardes résistent tant bien que mal, mais Cera n'a même pas besoin d'intervenir, ses trois disciples font le ménage en un clin d’œil. Le Mandalorien passe devant chaque cellule lentement... Il finit par s'arrêter devant l'une d'elle. D'un coup de sabre laser il détruit la porte et pénètre dans une geôle sombre et humide.

    Un vieil homme sort de l'ombre... Longs cheveux et barbe fournie, grisonnant et amaigris. Même dans cet état, Cera reconnaîtrait ce visage entre mille.


    Cera - Vous voilà devenu vieux...



    Ce message a été modifié par Ordo le dimanche 26 mars 2017 - 17:09

    dimanche 26 mars 2017 - 17:06 Modification Admin Permalien

  • PSW
  • Avatar Kinsa-Talik

    Kinsa-Talik

    12819 Crédits

    Notre arrivée sur Myrkr a été plutôt tendue ; mais je ne m'attendais pas au contraire ; en fait je pensais qu'elle le serait encore plus. Nous avons fait connaissance avec des Guildeurs nommés Wes Hamera, qui semble être leur chef, Cole Pr'Col et Hoza. Les trois nous font un rapide cours d'histoire sur la situation galactique que j'écoute attentivement. Ce ne sera jamais que la deuxième fois en une dizaine d'années que je débarque dans une galaxie dont j'ignore tout... Au milieu d'informations accablantes, j'apprends au moins une bonne nouvelle : le Mand'alore a changé, Davrel a été remplacé par Jaia. Je ne cache pas mon contentement. Jaia a été la dernière chef de la Résistance après la mort de son frère Miru, et a été une des personnes m'ayant formée. Autant dire que j'ai plus confiance en elle qu'en Davrel Skirata, en qui je n'étais pas vraiment en très bon termes...

    Juste après la fin de ce cours d'histoire improvisée, on nous annonce une visite particulière. La Main Ecarlarlate, le vaisseau amiral du célèbre Général Gunnar dont on me rebat les oreilles depuis que je suis ici, est en orbite autour de Myrkr pour se ravitailler avant une opération vitale, semble t-il. Aussitôt, notre groupe de Jedi (et non-Jedi aussi) saute sur l'occasion : nous n'aurons sans doute pas aussi vite l'occasion de rencontrer celui qu'on nomme "le héros de la Rébellion".

    Ainsi, dix petites minutes plus tard, nous sommes accueilli par un Whipid, un dénommé Roujonma Kaarr qui se présente comme étant le chef de camp du Général. Mais ce n'est pas la seule surprise qui nous attend à bord de ce vaisseau...quelques couloirs plus tard, nous tombons nez à nez avec...Dark Spencer, accompagné de Shae Vizla. Je la reconnais pour l'avoir vue sur Jakku, alors que nous nous battions contre des morts-vivants. En me remémorant cet épisode, j'ai encore la chair de poule.

    En voyant Spencer, je ne suis pas la seule à sursauter. Kaarde et Mara aussi. Il faut dire que...là, tout de suite, je n'ai aucune envie d'un combat contre le félinoïde. Mais, contre toute attente, il se contente de nous renifler et nous laisse passer.

    Moi : J’ai la berlue ou… Dark Spencer serait un subalterne du Général Gunnar ? Lui ?!

    Légèrement gêné, le Guildeur nous explique qu'en plus des membres de la Coalition, le Général a aussi réussi à fédérer les Sith. Aussitôt, ma méfiance monte d'un cran. Si ce type est en bon terme avec les Sith... De toute manière, il y a quelque chose de louche. Que les gens nous regardent bizarrement, passe encore. De ce que j'ai compris, ça fait vingt ans que personne n'a vu de Jedi, alors c'est normal que si certains d'entre eux réapparaissent d'entre les morts, les gens soient curieux. Mais...je n'aime pas cette atmosphère. Peut-être parce qu'elle me fait penser à celle du QG des Résistants de Mandalore avant la première Bataille de Sundari...

    De plus, sur Myrkr, mes perceptions étaient faussées à cause des ysalamiris. Même si on m'a prévenu, être privé de la Force est très désagréable, j'avais eu l'impression d'être aveugle...mais je me suis abstenue de faire cette comparaison à voix haute, surtout en présence d'Ange.

    Enfin, nous pénétrons dans une salle où un Yuuzhan Vong parle dans le vide, avec pour seul interlocuteur une voix qui semble venir de nulle, et dont il paraît évident qu'elle est brouillée. S'ensuit une conversation des plus énigmatiques, où j'essaie de percer à jour les intentions du Général. Même s'il paraît sympathique et dévoué à sa cause, je reste méfiante. Une des premières leçon qu'on m'ait apprise est que la surface n'est souvent que fard et dissimulation, et qu'il est en général impossible de savoir les véritables intentions de quelqu'un avant qu'il les révèle. Et je m'abstiendrait volontiers d'une énième trahison...

    Je voudrais en parler avec Galen. Au cours des quatre dernières années, nous avons pris l'habitude de confier l'un à l'autre tous les doutes qui nous venaient à l'esprit, et pas un jour se passait sans que nous échangions sur les sujets qui nous tenaient à coeur. Je pense que sans lui et Ange, je serais devenue dingue avec ces cauchemars...

    Finalement, le Général propose à se dévoiler à un des membres de notre groupe et invite Ange à se rendre dans ses quartiers. C'est tellement inattendu que je sursaute.

    Ange : M… moi ?
    Le Général : Oui, vous. Quant aux autres, je vous demanderai à tous de conserver le plus grand secret sur cet événement. Si la nouvelle se répand qu’Ange Solo a approché physiquement ma personne, même aveugle, elle deviendra aussitôt une cible pour nos ennemis.

    La Main Écarlate se met à vibrer.

    Kaarr : Nous venons de passer en hyperespace.
    Le Général : Dans ce cas vous resterez nos passagers jusqu’à Scarif. Ce sera l’occasion pour vous de revoir Cera Ordo et son apprenti Keller. Je vous ramènerai ensuite sur Myrkr. Mademoiselle Solo, je vous attend.

    Cera Ordo. Keller. Ceno. Keller. Ils sont encore vivants ! Mon coeur rate un battement. À ce moment précis, je ne sais pas ce que je ressens. Est-ce que je suis contente ? Je ne sais même plus. À la fois heureuse de les savoir en vie et effrayée de ce que je vais découvrir, je plonge mon visage dans mes mains et essuie quelques larmes dont je ne sais même pas ce qu'elles signifient.

    Cole : Mademoiselle Talik, vous allez bien ?

    Je relève la tête et fais face au Gothal. Puis, d'une voix sans doute plus sèche que je ne l'aurais voulu, je réponds :

    Moi : Je vais parfaitement bien, pourquoi ?
    Cole : Il m'a semblé que...
    Moi : Vous devez avoir halluciné, je n'ai pas pleuré.
    Cole : Je n'ai jamais dit que vous aviez pleuré...

    Mon regard le dissuade d'en dire plus. Pour rompre le silence, Kaarde se tourne vers le commandeur Sakanga, le Yuuzhan Vong, et demande :

    Kaarde : Pourquoi disiez vous que le Général Gunnar vous a abandonné ?
    Sakanga : Ah, maître Naberry... Sss'est une hissstoire qui remonte à longtemps. Notre planète, Zonama Sssekot est prisonnière depuis vingt ans de plusieurs champs d'interdicsssion et d'un blocusss de la République.
    Mara : Depuis vingt ans ?!
    Sakanga. Exactement. Ssssela fait des années que nous demandons au général Gunnar d'intervenir en persssonne, mais il refuse toujoursss. Il trouve des prétextes pour ne pas sss'impliquer dans la bataille et nous ne sssavons toujours pas pourquoi.
    Moi : S'il se dit un si grand général, je ne vois pas pourquoi. À moins qu'il ait peur de perdre.... Mais un ami de mes parents disait toujours : "Si on a peur de perdre, alors on ferait mieux de se cacher sous son lit et attendre que la mort nous prenne".
    Kaarde : Drôle de maxime.
    Moi : C'était un extrémiste dans toutes les facettes de sa vie. Il est mort, maintenant, mais je crois qu'il avait raison.

    Ce message a été modifié par Kinsa-Talik le dimanche 26 mars 2017 - 20:46

    dimanche 26 mars 2017 - 20:44 Modification Admin Permalien

  • Avatar Cole_PrCol

    Cole_PrCol

    2337 Crédits

    Espace de Myrkr - A bord de la Main Ecarlate

       Cette incursion sur la Main Ecarlate apparaissait précipitée à Cole.
       Certes, ce fameux général Gunnar semblait avoir une bonne raison de débarquer sur Myrkr.
       Mais la coïncidence était tout de même extraordinaire.
       D’aucuns auraient invoqué la Force.
       Pr’Col était simplement méfiant de nature.

       Et il n’aimait pas la façon dont tournaient les choses.
       Les cachotteries de Wes n’y étaient pas pour rien.
       Et le malaise persistant de Solo depuis l’évocation du Main Ecarlate ne le rassurait pas davantage.
       Un malaise qui s’était encore accentué quand le Whipid était entré en scène.
       Au moins avait-il emporté ses armes, cette fois. Bon le fusil et l’arbalète étaient sous bonne garde, mais sa vibro-lame restait dissimulée dans la couture de son pantalon.

       Lorsqu’ils arrivèrent devant la porte de la salle de commandement, les Jedis se figèrent. Le Gotal aussi.

       Ange. - Wes ! Cole ! Vous avez intérêt à avoir une bonne explication !

       Le chasseur de primes aurait pu rétorquer qu'il n'avait rien à voir avec ceci, que lui même venait seulement d'apprendre les liens de Hamera avec le Général, mais il était trop stupéfié par ce qu'il voyait pour répliquer.
       Un Cathar se tenait devant eux, la fourrure brun-roux, habillé d’amples vêtements noirs rappelant ceux des Jedis. Ses yeux jaunes brillaient d’un éclat qui n’était pas naturel, même pour cette espèce.
       Le Gotal appréciait les félins de toute sorte. Mais la… créature qu’il avait devant lui n’avait rien d’un gentil minou.
       C’était un Irrécupérable, un Sans Retour. Depuis Singularis, Cole n’avait pas rencontré de champ électro-magnétique aussi… dérangé. Chaotique, c’était le mot.
       Et la femme en armure mandalorienne à ses côtés… Même les droïdes les plus élaborés étaient repérables par ses cornes. Mais de cette guerrière, humaine en apparence, il n’émanait aucune onde. Un blanc dans le paysage sensoriel du Gotal. Si le chasseur de primes ne l’avait pas vue bouger, fixer sur lui un regard résolument hostile, il se serait cru en présence d’un cadavre.

       « Dark Spencer » ! Tel était le nom du monstre cathar. Et il s’agissait d’un Seigneur Sith. En dépit de ses années passées avec les Jedis en tant que Ranger, c’était le premier que Cole rencontrait.
       Etaient-ils tous des Sans Retours comme le félinoïde ? Pr’Col frissonna à cette idée.
       Jusqu’alors Cole avait montré quelques répugnances devant les méthodes des « Tueurs de Jedis ». Mais si le Gotal devait être un jour confronté à des adversaires comme le fauve qu’il avait devant les yeux, il se dit qu’il ferait bien de prendre exemple sur eux.
       Une fois de plus, il regretta de ne pas s’être trouvé de « serres » satisfaisantes. Il devenait urgent d’y remédier.
       La Force fut louée, le monstre félin ne semblait pas avoir d’intention hostile à leur égard… Pour le moment. Mais Cole ne pouvait que s’interroger sur la pertinence de Gunnar quant au choix de ses alliés.
       Et si le chasseur reprenait sa traque des Irrécupérables, il savait qui inscrire d'office en haut de sa liste.

       Un moment  plus tard.

       Kaarde. - Vous vous nimbez de mystère, Général, ce que je peux comprendre. En revanche vous êtes prêt à vous associer avec une crapule comme Dark Spencer. Pour ça nombre des Jedi dont je suis responsable ne voudront pas vous suivre. J’ai besoin de savoir qui vous êtes vraiment, en tant que personne j’entends, et quelle est votre cause.

       Cole n’aurait pu être davantage d’accord avec le Maître Jedi. Le simple fait que ce « Gunnar » put s’acoquiner avec des monstres comme Spencer le rendait éminemment suspect aux yeux du Gotal…
       Le chef non officiel de leur petite congrégation venait par ses paroles de se gagner le respect et le soutien du chasseur de primes.
    Néanmoins, cette estime récemment gagnée fut mise à l'épreuve à peine quelques minutes  plus tard :

       Général Gunnar. - Bien… Ange Solo, voulez-vous me rejoindre dans mes appartements privés ?

       Cole faillit intervenir. Etait-il vraiment judicieux qu’Ange, dans son état de vulnérabilité actuel, prenne le risque de se confronter seule à cet inconnu ?
       Mais Kaarde semblait prêt à le prendre, ce risque. De plus en dépit du camouflage sonore de la voix du Général, il y avait des inflexions laissant à croire qu’il se souciait vraiment de la sécurité de la Corellienne.
       En dépit de tous ses instincts, Pr’Col ne s'interposa pas.

       La Main Écarlate se mit à vibrer.
       Kaarr. - Nous venons de passer en hyperespace.

       Cette fois Cole faillit vraiment sortir de ses gonds.
       On aurait tenté de les enlever qu’on ne s’y serait pas pris autrement !
       Ils étaient désormais seuls, désarmés, sur un vaisseau à la sinistre réputation, à la merci d'un homme qu'ils ne connaissaient que par ses faits d'armes. Les compagnons de Pr'Col ne semblaient pas se rendre compte à quel point ils étaient vulnérables.

       Mais Wes et Kaarde restaient calmes. Désespérément calmes….

       Un mouvement près de Cole calma un peu sa colère intérieure. La jeune mandalorienne venait de se prendre le visage dans les mains.
       Cole - Mademoiselle Talik ? Vous allez bien ?
       La Twi'lek releva la tête et lui fit face, avant de rétorquer un peu sèchement :
       Kinsa - Je vais parfaitement bien, pourquoi ?
       Cole - Il m'a semblé que...
       Kinsa - Vous devez avoir halluciné, je n'ai pas pleuré.
       Cole - Je n'ai jamais dit que vous aviez pleuré...  
       Le regard que lui jeta la Mandalorienne le dissuada de poursuivre. Par le heaume brisé de Vador ! Ce que les humeurs de ces femelles de toute espèce pouvaient être irritantes, parfois ! Un signe que Solo était partie depuis trop longtemps : il n'était plus habitué.

       Il tâcha de canaliser son sentiment d'insécurité et sa frustration en écoutant la discussion entre Kaarde et le commandeur Sakanga. Lui aussi aurait bien aimé connaître les raisons pour lesquelles Gunnar s'était privé du soutien total de guerriers aussi redoutables que les Vongs, en les laissant subir le blocus de la République. Cela représentait presque le tiers de la Rébellion, et quel tiers ! Stratégiquement, c'était une erreur... sauf si Gunnar avait des projets cachés pour les Yuuzhan Vongs.

       Kinsa - S'il se dit un si grand général, je ne vois pas pourquoi. À moins qu'il ait peur de perdre.... Mais un ami de mes parents disait toujours : "Si on a peur de perdre, alors on ferait mieux de se cacher sous son lit et attendre que la mort nous prenne".
       Kaarde - Drôle de maxime.
       Kinsa - C'était un extrémiste dans toutes les facettes de sa vie. Il est mort, maintenant, mais je crois qu'il avait raison.
    Cole décida d'intervenir. En plus, il avait une revanche à prendre.
       Cole - En matière de stratégie, il vaut mieux se garder d'énoncer des jugements trop hâtifs. Nous ne connaissons pas les raisons du Général, mais je doute que ce soit la peur de l'échec qui guide ses décisions, sans quoi il ne serait pas parvenu à tenir la dragée haute à la République pendant vingt ans.
       « Quant à cette maxime,  il est naturel d'avoir peur d'échouer. Il faut juste ne pas se laisser contrôler et paralyser par ce sentiment, qu'il devienne un moteur et non un frein. « Celui qui ne doute jamais pêche par orgueil ». Condamner d'avance celui qui prend le temps de réfléchir à ce qu'il va affronter et aux conséquences, c'est certainement très Mandalorien, mais pas très conforme aux enseignements Jedi ! »

       Et toc !

       La Twi'lek le désintégra du regard, mais le Gotal n'en eut cure.
       Kinsa -  Et qu'est ce qu'un Guildeur peut connaître de la guerre ? Et des Jedis ?
       Cole -  J'ai été Ranger Antarien pendant vingt ans avant d'intégrer la Guilde. J'ai eu une formation militaire, stratégie comprise, même si je n'ai jamais beaucoup aimé les conflits. Et nous étions chargés d'accompagner et protéger les Jedis. Je connais vos préceptes et mon meilleur ami était un chevalier.
       Il adressa un signe de tête à Kaarde qui avait écouté.

    Ce message a été modifié par Cole_PrCol le lundi 27 mars 2017 - 11:59

    lundi 27 mars 2017 - 11:51 Modification Admin Permalien

  • Avatar Dark-Spencer

    Dark-Spencer

    2500 Crédits

    Devant le SAS menant à la salle de conférence de la Main Écarlate, Dark Spencer fait les cents pas... À ses côtés Shae Vizla, sa compagne, le regarde aller et venir, l'air résigné. Impossible de calmer le sith, il fulmine, grogne et bave, souffle, se plaint et maudit les Jedi.
     
    Shae - Tu fais une rechute, qu'est-ce qui ne vas pas chez toi?

    Spencer - Les JEDI! Pourquoi ne veulent-ils pas CREVER!?!

    Shae - Vous êtes tous sur le même bateau désormais, faut que tu t'y fasses.

    Spencer - ... Grumph! Ça m'énerve! Je déteste quand tu as raison! Mais c'est vrai, Frrrrr...! Pour vaincre l'arrogant Sovereign, les forceux et ces tromblons de Guildeurs ne seront pas de trop. Mais quand même... J'ai déjà fait beaucoup de concessions en faisant équipe avec Ordo.

    Shae - Tu as fini par l'apprécier, avoue ; je te connais par coeur Tuefa.

    Spencer - Gnnnrr.. Rien à voir! La tête de seau n'a plus rien d'un jedi, depuis que lui et ses vermisseaux de disciples utilisent le côté obscur! Nous avons guerroyé ensemble, à nombres égales de victimes, sur plus d'un champ de bataille! Rien ne l'empêche de tuer, tout comme moi! ... Gnnné... non, pas vraiment comme moi... mais y a que la manière qui diffère!

    Shae - Il faut continuer à aider le Général, sans lui tu serais trop isolé.

    Spencer - Je sais... ce que j'ai à faire...  J'éliminerai Sovereign avec l'aide de ces clowns, mains dans la mains comme des frères! Après quoi je refondrai l'ORDRE SITH et j'éradiquerai les jedi JUSQU'AU DERNIER!

    Shae - ... c'est vraiment une obsession...


    Ce message a été modifié par Dark-Spencer le lundi 27 mars 2017 - 18:10

    lundi 27 mars 2017 - 18:08 Modification Admin Permalien

  • Avatar AngeSolo

    AngeSolo

    27079 Crédits

    Ses fonctions vitales semblaient fonctionner. Elle respirait. Toujours. Elle s’en étonnait.

    Elle avait entendu le nom du Whipid et l’avait aussitôt reconnu. Là-bas, sur Myrkr, elle s’en souvenait. Tout comme ce nom sortit d’outre-tombe, elle n’y avait pas cru. Elle ne le voulait pas. Et puis, il s’était adressé à elle, personnellement à elle. Alors, le doute s’était dissipé. Il était donc vivant, bien vivant.

    Général Gunnar.
    A la tête de la Rébellion.

    Ses phalanges en tremblaient. Elle pouvait même les sentir blanchir et se rigidifier. Il avait donc survécu et il avait vécu, pendant qu’elle… La salive qu’elle avala lui brûla l’œsophage. Il avait aussi compris dans quel état elle s’était retrouvée plongée. Cela l’angoissait. Sous le choc, ses pensées ne parvenaient pas à se stabiliser. Se réjouir ? S’en effrayer ? Elle n’avait pas oublié ce qui s’était passé, la dernière fois, il y a une éternité. Coupée du temps, elle avait revécu cette scène des centaines de fois, peut-être plus, de loin, comme étrangère à ce qui s’était arrivé. Elle revoyait ces deux grands yeux jaunes qui s’étaient extraits du néant et elle s’était vue, impuissante, faire ce qu’elle savait faire de mieux. Parce que c’était plus facile que de faire un choix. L’air lui avait manqué, lui manquait et…

    … elle sentit un bras se poser sur le sien, sans vraiment comprendre. On l’appelait. Qui. Elle n’en savait rien. La brume ne s’était pas estompée totalement et puis, elle reconnut sa voix.

    Ange, déglutissant : Très bien.
    Kaarde, un peu loin que la voix précédente : Ange, personne t’oblige si tu…
    Ange, se relevant en lui coupant la parole : C’est bon. Si je peux servir à quelque chose…

    Elle n’ajouta rien et se laissa guider par ce qu’elle avait senti comme étant la présence d’Hamera.
    Dans cet abîme opaque, il lui parut ne rien entendre pendant d’interminables instants. Un pas après l’autre, elle avançait. Un seuil, elle allait traverser un seuil et elle ne savait, au juste, ce qu’elle allait trouver de l’autre côté.

    Wes, stoppant son avancée : S’il y a quoique ce soit, on est tous là et si tu ne veux pas…
    Ange, peu rassurée : Je fais faire en sorte de ne pas tout faire foirer, cette fois.
    Wes, après une pause : Tout droit, t’as juste à avancer.

    Elle inspira profondément et délaissa un à un avec une lenteur qui lui sembla surnaturelle les doigts du Corellien. Et elle mit un pied, puis l’autre, devant, les bras ballants, s’agrippant contre une surface qu’elle ne rencontrait pas. Elle n’entendait que sa respiration saccadée, redoutant le moment où le vide laisserait place à de la matière.

    La porte se referma.
    Elle sursauta.
    Une autre s’ouvrit.
    Et des pas.

    Elle percevait le son se répercuter dans la pièce, se rapprocher, devinant et ignorant pourtant la source dont il émanait. Tout près. Encore plus près. A quelques mètres d’elle. Et puis, ils s’étaient arrêtés. Elle-même s’était arrêtée de respirer.

    Il était là.

    Sa voix : Où étais-tu ?

    Il était là.
    Lui.
    Gunnar.
    C’était le Général Gunnar.

    Ange, après un temps : Coupée du monde, occupée à survivre…

    … pendant que tu faisais revivre un souvenir…

    Gunnar, après un silence qui lui parut interminable : Je n’ai pas voulu te mettre mal à l’aise. C’était pas mon intention. (Pause.) J’ai demandé à te voir parce que c’était…
    Ange, dans un soupir : … pratique…
    Gunnar : C’est pas le mot que j’aurais choisi. (Silence). Tu es la seule en qui je peux avoir confiance. Et aussi parce que je suis content de te revoir…

    Elle n’avait pas frémi d’un iota.
    Lui, non plus.
    Son esprit était comme paralysé, incapable de traiter les informations qu’il percevait, aussi impassible que son corps qui s’était jusqu’alors strictement refusé de se mouvoir. Pourtant, il avait agi. Elle n’en connaissait pas la raison mais sa main l’avait cherché. Un mouvement, à peine perceptible, mais il l’avait remarqué. Une invitation, peut-être. Et il s’était approché.

    Elle avait senti l’air se raréfier, lui laisser place à mesure où ce qui les séparait s’amenuisait. Sa respiration. Son torse se soulever. Le linge se froisser. Sa main rencontrer la sienne. Sa poitrine se figer. L’oxygène diminuer. Sa veste se plisser et son bras s’enserrer autour de sa taille.

    Gunnar : On sera un peu plus à l’aise à côté. Un brandy ?
    Ange, s’efforçant de se donner de la contenance : Un brandy ?
    Gunnar, esquissant un sourire : Je te laisse mettre le choix de la contenance derrière.

    Elle se laissa guider sans rien ajouter. Qu'aurait-elle pu dire, de toute façon ?
    Un embryon de conscience commençait à s'éveiller, pourtant. Elle pensait que les circonstances lui avaient fait oublier mais il fallait se rendre à l'évidence : elle s'était trompée. Resté en sommeil, à son contact, il reprenait vie. Elle avait bien évidemment quelque chose à lui dire. A chaque mètre parcouru, il le sentait envahir la majeure partie de son esprit de manière désordonnée.
    Trouver les bons mots, ça y est, elle angoissait.

    Il lui fit alors comprendre qu'ils étaient arrivés. Gunnar lui signala qu'un canapé se trouvait juste derrière elle. Ange étira ainsi sa main en arrière tandis que l'ancien et nouveau rebelle l'aidait à prendre place. C'était infime mais elle eut l'impression ou la certitude que sa main s'était brièvement appesantie un peu plus bas, sur le haut de ses reins, avant de la délivrer. Assise, elle frissonna et entendit ses mains s'éloigner et revenir dans un tintement de verre. Un bouchon. Du liquide. Ses doigts effleurer les siens en lui tendant le verre qu'elle lutta pour ne l'avaler qu'à moitié, nerveuse.

    Ange, obsédée par cette confidence envahissante et baissant les yeux par réflexe :  Je... Je ne voulais pas ce qui s'est passé sur Coruscant. Pas comme ça. (Elle chercha ses mots en vain et abdiqua.) Je crois qu'il y a certaines choses de cette partie de ma vie que je n'ai toujours pas acceptées. (Pause) et... aujourd'hui... je crois que la chose est encore plus difficile à admettre mais... sans doute, moins difficile que de s'accorder le droit de changer.

    Elle avala d'un trait le reste de son verre.

    Ange, avide de changer de sujet maintenant que ce poids l'avait libéré : Avant que tu demandes... C'est un accident. J'ai fait des réparations sur du matériel usagé et ça ne s'est pas très bien passé. Hémorragie cérébrale, coma... Et réveil...
    Gunnar : Et c'est...
    Ange : Définitif ? (Elle haussa les épaules.) J'en sais rien.

    Elle sentit sa main se poser sur la sienne. Lui aussi paraissait hésitant, à la recherche de la bonne formule, sans doute, évitant le fiasco sur la planète-capitale.

    Gunnar, serrant sa main : Je voulais te dire... Tout ça. Si je suis devenu ou redevenu le Général Gunnar, que je combats à nouveau pour la liberté, c'est grâce à toi.
    Ange, gênée : Là, tu me mets franchement mal à l'aise.
    Gunnar : C'est pourtant la vérité.
    Ange : Il y a plus que moi à convaincre. Kaarde, les Jedi... Spencer... Ils l'ont vu.
    Gunnar : Je sais. Je n'ai pas à me justifier à ce sujet. Chaque vie compte. Je pense que tu es suffisamment bien placée pour savoir qu'une vie peut faire la différence.

    Elle ne répondit pas.

    Ange : Et elle a fait la différence ?
    Gunnar : Je ne sais pas... (Elle l'entendit de frotter le menton.) Ça fait vingt ans que je cherche Sovereign... Sans grand succès.
    Ange, spontanément : Tu ne te rases plus ?

    Elle l'entendit rire.
    Cela lui avait manqué, elle s'en rendait compte.

    Gunnar : Y a du laisser-aller... Si j'avais su que tu venais, j'aurais fait un effort.

    Je suis ridicule.

    Ange, retrouvant un semblant de sérieux : Et le Vong ? Pourquoi est-il là ?
    Gunnar : Des revendications... Il veut qu'on libère Zonama Sekot et...
    Ange  : ... Et ?

    Un silence suivit.
    Ange ravala sa salive.

    Ange : Tu ne peux pas perdre ce soutien, ni celui des Jedi.
    Gunnar : Je sais.
    Ange : Une vie peut faire la différence...
    Gunnar, après un temps : Tu ne lâches rien, Fury.
    Ange, souriant en entendant son vieux nom de code et s’assombrissant aussitôt : Mon cockpit en temps de guerre...
    Gunnar : Nous sommes deux. (Il marqua une pause.) J'espère tout du moins que ceci peut aider. (Il lui tendit un databloc.) Une liste non-exhaustive des potentiels Jedi survivants et ceux en devenir... J'espère que Kaarde appréciera... et que toi aussi.
    Ange : Merci.
    Gunnar, soupirant : Je pense qu'il est temps que je te raccompagne. Il serait de mauvais ton que je t'accapare trop longtemps. Ce n'est pas une question d'envie...
    Ange, souriant dans le vide : Je comprends.

    Et elle rit, jaune.

    Ange : C'est pathétique. Je me comporte comme si on pouvait me voir. (Elle se tut et reprit.) Tu as changé ?
    Gunnar, après de très longues secondes :   Je... Ecoute...

    Il s'arrêta et elle ne sut trop comment interpréter ce qui suivait.

    Gunnar, subitement très sûr de lui : Oui et non. J'ai dû prendre une ou deux rides, un peu de barbe (Elle rit.) mais... Je suis resté comme toi.
    Ange : Je vois.
    Gunnar : Vraiment ?
    Ange : Je peux imaginer. (Elle sourit.) C'est... rassurant... Je crois...

    Elle se leva.
    Elle l'entendit aussi.
    Il déplaça sa main tout contre elle et la conduisit par où ils étaient venus.
    Enfin, il s'arrêta.
    Sans bouger.

    Gunnar, lui saisissant les deux mains : Je n'ai pas changé de fréquence. S’il y a quoique ce soit, je viendrai.
    Ange, mal à l’aise : Et moi, je ferai ce que je pourrais.

    Elle hocha la tête.
    Stoïque.
    Comme lui.
    Elle fit alors un pas en arrière, puis en avant, laissa glisser ses doigts tout contre lui et se rapprocha.
    Elle se laissa aller, une dernière étreinte avant un nouvel adieu.


    "A bientôt, mon ange."




    Ce message a été modifié par AngeSolo le mardi 28 mars 2017 - 23:07

    mardi 28 mars 2017 - 19:08 Modification Admin Permalien

  • Avatar Ordo

    Ordo

    20178 Crédits Modo

    Scarif - Tour de la Citadelle - zone de détention


    D'un coup de sabre laser, le Mando détruit la porte et pénètre dans une geôle sombre et humide. Un vieil homme sort de l'ombre... Longs cheveux et barbe fournie, grisonnant et amaigris. Même dans cet état, Cera reconnaîtrait ce visage entre mille.

    Cera - Vous voilà devenu vieux...
    L'homme - Ce qui t'es arrivé est beaucoup plus tragique... Mais je suis encore capable de te botter les fesses alors fais attention quand même.

    Cette façon de répliquer, ce ton caustique, aucun doute n'est permis sur la personne. Cera n'aurait jamais pensé que son premier mentor ait pu survivre à la purge. Son lien avec Maître Yota était pourtant puissant, il aurait dû le sentir avant. Les pouvoirs empathiques dépendent-ils uniquement du côté clair? Cela ne fait que renforcer ses interrogations sur la Force. À moins que ce ne soit les effets du temps passé.

    Voix - Lorsque l'on se noie dans le côté obscur, on ne peut plus voir la lumière.

    Cette voix mystérieuse appartient à une vieille Miraluka qui sort de l'ombre à son tour. Il y avait bien deux Jedi sur Scarif. Maître Oraclem Marr, elle a deviné les questions dans l'esprit du Mandalorien, son don de médium serait-il revenu? Ces questions devront attendre, déjà Keller et les jumeaux doivent faire face aux renforts envoyés dans les cartiers de détention. Des tirs, des bruits de lame de sabre et des cris d'agonis sont audibles hors de la cellule.

    Yota - Si tu es là pour nous sauver, j'espère que t'as un plan de sortie, et un bon!
    Cera se retourne - Nous aviserons.
    Yota - Donc tu n'en as pas... ...En tous cas, je t'ai bien formé!
    Cera - Remuez-vous, nous allons tenter d'atteindre le hangar.
    Yota - Ho bravo! Ça c'est un plan fiston! Allons donc au hangar tout en trucidant quelques dizaines de soldats au passage puis on décollera dans l'ouragan pour aller se cracher sur la tour!
    Oraclem - Tout s'est calmé...
    Yota - Pardon? Encore un de vos délire Oraclem? On y comprends jamais rien!
    Oraclem - Tout s'est calmé, nous sommes dans l’œil.
    Yota - Nous sommes dans l’œil quoi!? Mais qu'est-ce que vous me chantez là?!
    Cera - L’œil! L’œil du cyclone! Nous sommes dans l’œil du cyclone! Les autres garnisons vont en profiter pour rejoindre la tour, on doit se dépêcher! Nous ne sommes pas venus pour rien alors bougez-vous! Vous êtes peut-être les derniers Jedi!
    Oraclem - Non... D'autres sont revenus.
    Cera - Me'ven?!! De quoi vous parlez?
    Yota - Plus tard ! Sinon, avec elle, t'as jamais fini ! Va pour le hangar !

    Face aux soldats de la République, le groupe de six rebelles s'organise. Yota et Oraclem sont relativement amoindris, ils ont dû subir des séances de tortures interminables. Ils se contentent d'assommer les soldats républicains, restant en retrait et apportant leur soutien aux quatres "sauveteurs" qui eux ne font preuve d'aucune pitié. Ils achèvent inexorablement chacun de leurs vis-à-vis pour se frayer un chemin à travers le complexe. Arrivés au hangar, ils doivent à nouveau faire face à une escouade de gardes. Ryff et Jayla, enthousiastes, décident de s'en occuper. Accordant parfaitement leurs mouvements, ils ne sont jamais aussi forts que lorsqu'ils se battent côtes à côtes. Pendant ce temps Cera Ordo, couvert par son apprenti, prends le contrôle d'un appareil de combat léger de classe BT avec l'aide de Yota et Oraclem.

    Oraclem - L’œil se déplace.
    Cera - Je fais ce que je peux, c'est un vieux vaisseau! Via comlink: Ryff, Jayla, Keller! Grimpez!

    Le pilote active tous les senseurs et prends les commandes, il met le BT sur répulseurs et le fait pivoter à 180 degrés, dans le même temps Yota abaisse la rampe d'accès. Les disciples sautent sur la rampe tout en repoussant les ultimes tirs des républicains, Cera mets les gazs et sort du hangar à toute allure. Aussitôt il pique vers le haut, coupe les répulseurs et fait tout son possible pour garder le vaisseau stable. Ryff et Jayla sont aux hublots, le spectacle offert par l'ouragan qui les entoure est époustouflant! Bientôt les rayons du soleil percent au dessus d'eux, à travers les nuages de la stratosphère. Le BT sort de l'oeil et quitte la zone de dépression climatique.

    Ryff - C'était... Génial.
    Jayla - J'ai tué quinze républicains.
    Ryff - Et moi seize haha!
    Keller - Bande d'amateurs.

    Oraclem et Yota sont dubitatifs. Et l'ex Maître de Cera ne se prive pas pour la ramener, il n'a jamais été du genre à garder sa langue dans sa poche et d'aucun dirait que cela se retrouve chez son ancien padawan:

    Yota - C'est ça que tu enseignes à tes padawans? Faire le plus de victime possible?
    Cera gravement - Ce ne sont pas mes padawans... Ce sont les enfants du clan Ordo. Ils honnorent leurs ancêtres en combattant pour une noble cause: la Rébellion.
    Yota - Si tu n'es plus Jedi, alors pourquoi venir nous chercher?
    Cera - Je ne le fais pas pour vous personnellement. C'est ma mission de trouver et récupérer les rares sensitifs à la Force qui ont échappé aux Shaax.

    Des paroles mécaniques et une voix détachée, Yota ne reconnait plus du tout celui qui jadis fut son élève. Le groupe arrive en orbite et découvre alors la bataille qui a lieu autour de Scarif. Le blocus a subit d'énormes dégâts, il semblerait que l'Empire soit à deux doigts de remporter ce combat. La mission de Cera leur a donné une belle occasion de reprendre ce système d'importance stratégique. L'Amiral Thrawkins en personne prends contact avec le BT des Mandaloriens.

    Thrawkins - Identifiez-vous!
    Cera - Amiral, ici Cera Ordo. Les Jedi sont à notre bord. Nous avons déstabilisé les forces en présence dans la Tour de la Citadelle, elle est actuellement vulnérable mais ça ne va pas durer, vous devriez en profiter pour la détruire ainsi que les bunkers alentours.
    Thrawkins - Nos vaisseaux n'ont pas la puissance de feu nécessaire. Il nous faudrait quelque chose comme ...

    Tout à coup, un grand choc dans la Force. La Main Ecarlate émerge de l'hyperespace, et avec elle, un certain nombre de présences qui semblent familières à Keller et Cera. Le majestueux vaisseau-mère passe par dessus les autres bâtiments, les recouvrant de son ombre.

    Oraclem - Baaaaaaal...
    Cera - C'est le Général Gunnar qui commande la Main Ecarlate maintenant.
    Ryff - C'est donc ça!
    Jayla - Elle est gigantesque!

    Maître Oraclem Marr ne semble pas rassurée. L'immense fer de lance de la flotte Rebelle prends position au dessus de l’œil de l'ouragan, au centre duquel se trouve la tour des communications de Scarif. Sur le flanc droit du vaisseau une myriade de canons lourds sont activés. De quoi raser la tour de la citadelle en moins de deux. Mais le vaisseau-mère se contentera de détruire uniquement les bunkers qui l'entourent. Un feu d'artifice a lieu, un déluge de plasma, comme si les tirs lasers reliaient la Main Écarlate à la planète, un spectacle impressionnant démontrant une fois de plus s'il le fallait la toute puissance de l'ancien navire de Baaaaaaal. Il ne faudra pas plus de deux minutes pour que les environs de la Tour soient réduits en cendres. Il n'en faut pas plus pour que les derniers navires de la République fuient à travers l'hyperespace. Puis tout se calme... C'est alors que Kaarr prends contact à son tour avec le BT dans lequel se trouvent les rescapés Jedi.

    Kaarr - La Main Ecarlate à BT-9. Nous avons "négocié" la reddition des survivants Républicains sur Scarif. Le Général vous remercie pour votre apport dans cette opération. Veuillez rejoindre la Main, hangar 2-5.
    Cera - Bien compris Main Ecarlate, on arrive.

    Une fois atterrit dans le dit hangar, notre groupe retrouve Kaar. Une sensation étrange s'empare de Cera et Keller, mais aussi des jumeaux. Tout le monde se met en marche à travers les coursives du vaisseau. Le Whipid arbore un sourire intriguant.

    Cera - Pourquoi ne pas avoir détruit la tour de la citadelle?
    Kaarr - Votre manque de discernement aurait pu causer notre perte. La Tour de Scarif recèle de nombreux secrets dont le Général Gunnar a besoin pour renverser la tendance.
    Cera - Je vois... Peut-on parler au Général?
    Kaarr - Pas pour l'instant, mais je pense que vous serez ravis de revoir nos autres invités héhéhé...
    Keller - Des invités?

    Et alors qu'ils arrivent vers la salle de conférence, devant laquelle le sith Dark Spencer monte la garde -ce qui ne manque pas de choquer Yota et Oraclem- tout s’éclaircit. La porte s'ouvre et révèle Maître Kaarde Naberry, accompagné de Kinsa, de Mara et d'autres Guildeurs. Cera Ordo les fixe longuement, le temps d'encaisser la surprise de leur soudaine réapparition, avant de s'avancer dans la salle d'un pas lourd, avec des intentions floues.



    Ce message a été modifié par Ordo le vendredi 31 mars 2017 - 16:55

    jeudi 30 mars 2017 - 17:18 Modification Admin Permalien

  • PSW


Merci de vous connecter grâce au formulaire ci-dessous ou de vous inscrire afin de participer aux discussions...


Evénements

Star Wars Celebration Europe 2023

07 avril 2023 - 10 avril 2023

Celebration

Encyclopédie

  • TIE/rpt Raptor --- Ce laid appareil basé sur la coque du TIE/ln a été conçu par le Warlord Zsinj après la bataille d’Endor et n’avait, mis à part sa cellule, rien à voir avec les modèles de chez Sienar. (Vaisseaux - Chasseurs)
  • Gulper --- C'était une créature indigène aux marais et aux bayous de Nim Drovis. (Espèces & Civilisations - Animaux)
  • Peko-peko --- Vivant sur la planète Naboo, le Peko-peko est le plus grand spécimen volant de la planète, dont il existe deux espèces : le géant et l’albatross. (Espèces & Civilisations - Animaux)
  • Jesmin --- Cette espèce de varech était indigène à la planète aquatique Calamari. (Espèces & Civilisations - Plantes)
  • Darth Ruyn --- Ce Seigneur Sith Twi’lek faisait partie du nouvel Ordre Sith instauré par Darth Krayt bien des années après la Bataille de Yavin. (Personnages - Sith)

PSW v8 - Mentions Légales - Vos choix de cookies - Contact - Rejoignez-nous !
© 1999-2022 STEREDENN / AW / PSW
© & ™ Lucasfilm Ltd. © Disney


Aide