Chroniques de la Guerre des Clones

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Voici la version romancée de la série animée Clone Wars passée il y a quelques temps à la TV. Toutes les mini-aventures présentes dans les 8 chapitres qui suivent sont ceux de la première saison. En bonus, les aventures du jeune Boba Fett qui doit apprendre à survivre seul maintenant que son père est mort...

  • Auteur : Master Baboun
  • Nombre de chapitres prévus : 8

Chapitre 1 -

La guerre. En tout cas, une grande bataille. Des tirs de laser partaient dans tous les sens, des explosions retentissaient de partout. Le sol rouge était encombré de débris de droïdes et de cadavres des nouveaux soldats de la République, les fameux Clones. Des vaisseaux atterrissaient partout où il y avait de la place, déposant troupes, blindés et repartant aussitôt chercher de nouveaux renforts. Un vaisseau fut touché par une des multiples fusées que lançait un char droïde sur roues et s’écrasa sur un bataillon de droïdes, soulevant une incommensurable montagne de poussière. Le chaos était total autant dans l’air que sur terre. Le bruit était assourdissant.
« Concentrez vos tirs sur le flanc droit, cria Mace Windu à son bataillon, tentant de se faire entendre tant bien que mal. »
Cette bataille ne finirait donc jamais, pensa-t-il, les troupes ennemies revenaient sans cesse comme s’ils avaient prévu cette attaque. Le Comte Dooku … Où était-il ? Il ne pouvait pas le sentir. Tous ses sens étaient brouillés, ainsi que sa perception de la Force. Le Maître Jedi ne sentait plus le reste des Jedi engagés dans le combat. Il trancha un droïde de combat et, utilisant la Force, envoya valser dans les airs un autre groupe d’ennemis. Cette fois la République ne pourrait éviter la guerre. Quel désastre.
« Maître Windu ! cria un clone. Les Séparatistes battent en retraite !
- Bien ! Continuez l’offensive ! Il ne faut pas laisser les leaders s’échapper ! »
Une bataille de gagnée, pensa le Jedi. Mais la guerre ne faisait que commencer.


Obi Wan Kenobi et Anakin Skywalker gisaient au fond du hangar. Le Maître Jedi laissait échapper des râles de souffrance tandis que son Padawan était évanoui. L’épaule fumait encore. Le vaisseau de Dooku n’était plus qu’un point minuscule dans le ciel et disparaissait déjà de la vue des soldats clones qui venaient de débarquer mais trop tard. Le Seigneur Sith s’envolait déjà dans les méandres de l’hyperespace.
« Anakin ! s’écria Padmé Amidala mais celui-ci ne lui répondit que par un râle. Vite, amenez deux capsules médicales ! ordonna t-elle à un clone.
- Bien madame, répondit ce dernier.
- Maître Yoda, que s’est-il donc passé ?
- Enfui Dooku s’est. De Maître Kenobi et son Padawan il faut avant tout s’occuper.
- Peut-être, mais je crains que les Séparatistes ne se regroupent ailleurs pour repasser à l’offensive, étant donné que le Comte Dooku ait réussi à s'enfuir.
- C’est vrai. Nous préparer il nous faut, déclara le vieux Maître Jedi en se dirigeant vers la sortie du bâtiment. »


Anakin baignait dans une cuve à bacta. Ses yeux étaient fermés et la disparition de son bras rendait son corps étrangement asymétrique. Tout son torse portait encore les marques profondes des foudres de la Force: les cicatrices formaient comme une toile d’araignée sur son torse. Le liquide bleuté qui l’entourait nimbait son corps blessé d’une étrange lueur. Au dehors s’affairaient des droïdes médicaux devant d'innombrables ordinateurs, essayant d'accélérer, au mieux, la guérison du Jedi meurtri. La salle était illuminée par la cuve de soins qui trônait au milieu de la pièce: on aurait pu se croire sous la surface d’un océan. Soudain, la porte du fond coulissa, laissant apparaître une silhouette encapuchonnée. Celle-ci s’approcha du corps quasi sans vie qui flottait dans le bacta. De la robe sortirent deux bras fin qui retirèrent le capuchon laissant apparaître le visage de la Sénatrice Amidala.
« Comment va-t-il ? demanda t-elle au droïde médecin.
- Son état est stable, il se remet doucement. Il sera sur pieds demain ou après demain au plus tard.
- Bien, dit Padmé, puis s’approchant du bain médical, elle murmura tout bas : Anakin, mon amour, ne me laisse toute seule. Je ne veux pas vivre sans toi. »
Puis elle partit, serrant dans sa main un petit bijou en bois taillé grossièrement, cadeau lointain du petit garçon qu’était, il y avait dix ans, Anakin Skywalker.


« C’est impressionnant ! s’exclama le jeune Jedi essayant la prothèse que venait de lui greffer le droïde médical. Je peux bouger chacun de ces doigts comme mes doigts de chair. Elle réagit immédiatement. C’est miraculeux !
- C’est vrai, dit le Maître Obi Wan Kenobi. Les progrès en matière de membres de remplacement sont phénoménaux. Il paraît même qu’en cas d’accident trop grave, on est capable de créer un nouveau corps cybernétique.
- Incroyable. Mais quel est le but de votre visite, Maître ? Je me doute que vous n’êtes pas venu me voir seulement pour parler technique.
- Tu as raison... même si la santé de mon Padawan m’intéresse ! dit Obi Wan en riant. Le Conseil veut que tu raccompagnes la Sénatrice Amidala sur Naboo et que tu assures sa sécurité en attendant que nous repérons la position du Vice Roi Gunray. Apparemment, c’était lui le commanditaire des attentats contre elle.
- Bien, et vous que ferez-vous sans moi pendant ce temps ?
- Je t’attendrais ici. Il paraît que c’est nous les Jedi qui allons commander l’armée de la République. Il faut que j’en ai le cœur net et puis je veux voir comment évoluent les choses.
- Bien Maître. Les Séparatistes seront bientôt vaincus, j’en suis sûr.
- J’aimerais être aussi confiant. En attendant bon voyage vers Naboo.
- Merci. Que la Force soit avec vous Maître !
- Que la Force soit avec toi ! »
Intérieurement, Anakin jubilait. Il allait revoir Padmé ! Rien que de penser à elle, tout son être s’exaltait : il lui tardait de pouvoir à nouveau poser son regard sur celle qu’il aimait depuis des années. Seulement quelques jours le séparait d’elle. Il se dirigea vers la fenêtre d’où il pouvait apercevoir le Sénat. Là où se trouvait Padmé


Pendant ce temps, au Sénat de la République Galactique, les Sénateurs Bail Organa et Amidala conversaient en parcourant les longs couloirs du bâtiment vieux de plusieurs millénaires:
« La République court à sa perte en entrant en guerre, murmura Organa. Attaquer les Séparatistes et la plus grosse erreur que pourrait faire le Chancelier Palpatine.
- Je ne comprends pas pourquoi il a décidé de faire cela, je ne le reconnais plus, soupira la Sénatrice. C’est l’un de mes plus vieux conseillers, auparavant il avait toujours consacré ses efforts à préserver la paix.
- Je crains qu’au stade où en sont les choses l’affrontement soit inévitable. La bataille de Géonosis n’aura fait que précipiter les choses.
- J’espère au moins que cette guerre ne durera pas. »
Tout Coruscant vivait dans un climat de peur : l’annonce d’une guerre, la première depuis des centaines d’années, rendait tous les habitants incroyablement nerveux. Mais les pensées d’Amidala se tournèrent vers Anakin, lui qui était rétabli d’après Obi Wan. Lui qui devait la raccompagner sur Naboo

Chapitre 2 -

Le soleil rayonnait. La douce lumière du printemps de Naboo éclairait le beau visage de Padmé. Sa belle chevelure était recouverte d’un délicat voile blanc. Tout son être respirait la joie. En face d’elle, Anakin Skywalker la dévorait du regard. Il tenait sa petite main de la seule main de chair qu’il lui restait. Le moment semblait suspendu dans le temps, comme si rien ne devait troubler l’instant magique. Même C-3P0, le droïde protocolaire bavard se tenait coi, comme troublé par la magie de l’évènement. La tête du Jedi se pencha doucement vers sa bien aimée. Leurs lèvres se touchèrent. La jeune femme ferma les yeux, se laissant aller toute entière à la passion qui l’habitait. Son cœur battait la chamade. Anakin, quant à lui, était emplein d’une émotion qu’il ne pouvait décrire. Ça y était : ils étaient mariés ! Son cœur était en fête mais une partie de lui soufflait que ce qu’il faisait lui était interdit.
« C’est contraire à la règle Jedi, lui disait la voix. Cela ne peut rien amener de bon. »
Mais son cœur prit le dessus sur cette voix. Padmé était là, il l’aimait et elle l’aimait aussi. Comment cela pourrait-il être mauvais ? Non, rien ne pouvait gâcher ce moment, rien. Tout était parfait …


Anakin se tournait, se retournait dans son sommeil. Le Comte Dooku, Coruscant, Obi Wan étendu par terre. Mort. NOOOOONNN ! Padmé maintenant : sans vie dans un cercueil. Il se réveilla en sursaut. Des gouttes de sueur coulaient le long de sa tempe. A ses côtés Padmé dormait encore. L’avait-elle entendu ? Non, visiblement elle ne se doutait de rien. Tous ces rêves étaient horribles. La mort tout le temps, le Padawan avait peur. Peur de perdre tous ceux qu’il aimait. Mais cela ne se passerait pas comme ça, non ! Personne ne mourrait. Après tout, il avait déjà sauvé Obi Wan plusieurs fois, non ? Et il ferait promettre à sa femme de ne pas se mettre en danger. Tout irait bien. Il ne put cependant se rendormir.


Bail Organa regardait l’armée de clones qui se préparait à partir. Du balcon où il se trouvait avec ses amis du Comité Loyaliste et le Chancelier Suprême Palpatine, il pouvait apercevoir chaque bataillon des deux millions de soldats rassemblés ici. Les croiseurs Kaminoans, également une création des cloneurs, engloutissaient les troupes sans répit. Les mechanoïdes embarquaient dans des transports spéciaux, conçus pour contenir de grosses charges. Le cœur du Sénateur se serra à la vue de tout cet étalage de force. Peut-être qu’ils s’étaient trompés finalement, que rien ne justifiait le don des pleins pouvoirs à Palpatine. Si cela n’était qu’une part d’une machination. Non, le visage du Chancelier ne reflétait aucune expression de triomphe particulière. Rien, il ne fallait rien faire. En tout cas pas maintenant, pas sans preuves. Agir trop tôt pour finalement se tromper ne mènerait à rien. Il fallait avant tout penser à la sécurité de la République. Si les clones pouvaient sauver la démocratie, il fallait les utiliser.


« Une armée Séparatiste se prépare sur Muunilist. Il faut intervenir, dit le Chancelier Suprême Palpatine aux trois Jedi rassemblés devant lui.
- La troisième armée est prête, déclara Obi Wan Kenobi. Je peux m’en occuper.
- Certes, dit Palpatine, mais dans ce cas qui commanderait l’attaque spatiale dans ce cas? Pourquoi pas le jeune Skywalker?
- Au côté de son Maître, la place du Padawan est, prononça Maître Yoda, le Jedi le plus puissant de l’Ordre.
- Je peux m’en charger, protesta Anakin. Ce n’est pas un problème.
- Alors, Maître Yoda , je pense que si le Padawan de Maître Kenobi s’en sent capable, nous pouvons lui faire confiance.
Le vieux Maître ne répondit rien.
« Alors c’est réglé, conclut le dirigeant de la République. »


« Je pars, dit Anakin à sa femme, ce ne seras pas long, je te l’assure.
- Oh Ani, je ne sais quoi penser. J’ai tellement peur de te perdre.
- Tout se passera bien. Mais je ne peux pas rester, Maître Obi Wan m’attend. Si je ne me dépêche pas il va se poser des questions.
- Alors pars. Mais reviens vite, je t’en prie.
- Promis ! déclara le Padawan en quittant la pièce. »
Et s’il était tué, pensa Padmé, que ferais-tu alors? Non, tout se passerait bien, avait-il dit.
" 3-P0, vas dire au Capitaine Typho que je vais bientôt partir pour le Sénat."
- Bien Madame, obéit le droïde protocolaire.
La jeune femme sentit son cœur se serrer en voyant le vaisseau de son mari partir à la suite des chasseurs de la République, eux aussi conduits par des soldats clones. Tous des clones, pensa t-elle, mais des copies d’un chasseur de primes valaient-elles mieux que des droïdes ?


Bobba Fett pleurait, seul dans son vaisseau. Après avoir vu ce Jedi, au sabre laser violet, tuer son père il s’en souviendrait toute sa vie, il avait profité de l’agitation générale pour récupérer l’armure mandallorienne de Jango et s’enfuir. Grâce à son enseignement , il avait pu démarrer et s’envoler de Géonosis. Il ne remettrait plus jamais les pieds sur cette planète, se promit-il. C’était seulement une fois en sécurité dans l’hyperespace que ses nerfs avaient lâché et qu’il avait commencé à pleurer. Depuis il ne s’arrêtait plus, il pleurait toutes les larmes de son corps. Il se sentait abandonné, seul. Il n'avait plus de repères. Jusque là, son seul point d’ancrage avait été son père, même les multiples changements de lieu de vie et les départs précipités n’avaient pu le déboussoler. Mais maintenant, il était perdu. L’ordinateur de bord annonça qu’ils arrivaient aux abords de la planète Kamino. En la voyant, cette planète, Bobba se remémora alors la première chose que lui avait inculqué son père : « En cas de problèmes, ne jamais se réfugier là où l’ennemi pourrait penser à te chercher ». Il ne pouvait pas, par conséquent, se cacher sur la terre des cloneurs. C’était exclu. Il lui fallait trouver une autre destination.
C’est alors qu’il aperçut de grands vaisseaux au loin, en orbite autour de la planète aquatique. L’ennemi était déjà là pour lui. Mais, à y regarder de plus près, il pouvait voir des tirs de lasers et des explosions. Une bataille faisait rage! Ils n’étaient donc pas là pour lui ! Le garçon ignorait qu’en fait, les armées Séparatistes avaient tenté de détruire les installations de clonage de la République et étaient en phase d’être repoussés par celle-ci grâce à l’appui des nouveaux ARC Troopers, les soldats clones d’élites, et des Jedis Kit Fisto et Ayla Seccura. Bobba ne pensait cependant qu’à une seule chose : s’enfuir et trouver un abri. Il lui fallait réfléchir vite ! Soudain, il se souvint que son défunt père lui avait un jour parlé d’amis qu'il avait sur Coruscant, la capitale. Se jeter dans la gueule du loup était souvent le meilleur moyen de tromper l’ennemi. Il entra vite les coordonnées de la planète dans l’ordinateur de bord et passa en vitesse lumière, ne laissant derrière lui que quelques traînées de fumées.

Chapitre 3 -

Obi Wan Kenobi traversa le hangar du vaisseau amiral de la flotte qui faisait route vers la planète Muunilist, fief du Clan Bancaire Intergalactique en direction de son Padawan, Anakin Skywalker, occupé à réparer son chasseur et à améliorer le système d’hyper propulsion qu’il venait d’y ajouter.
« Vous ne me faîtes pas confiance Maître, vous ne pensez pas que je puisse m’en charger, attaqua Skywalker.
- Ce ne sont pas tes capacités que l’on remet en question mais ta maturité, rétorqua Obi Wan.
- Excusez moi, Maître. J’ai été insolent.
- En attendant bonne chance … Commandant.
- Merci Maître Obi Wan. »


La République lança son offensive. Des centaines de vaisseaux d’attaque terrestre se déversèrent alors vers Muunilist tandis que des chasseurs, aidés de croiseurs d’assaut attaquaient les sphères de contrôle des soldats robots Séparatistes. Des droïdes chasseurs sortirent en masse des vaisseaux de la Fédération du Commerce.
« Tous les chasseurs derrière moi, ordonna le Commandant Skywalker. Escadrons au rapport.
- Leader Vert au rapport.
- Leader Rouge au rapport.
- Leader Jaune au rapport.
- Escadron Rouge, attaquez le vaisseau du secteur 3-9-3
- Compris Commandant Skywalker.
- Les autres avec moi
- Compris, répondirent les leaders des autres groupes. »


Sur la planète, les régiments de clones utilisaient un tir de barrage continu contre les défenses de la ville où se trouvait le poste de commandement des forces Séparatistes. Mais tous savaient que même pendant des heures, cette puissance de feu ne pourrait percer les boucliers ennemis. Pendant que le gros des troupes attirait l’attention de l’ennemi, un petit vaisseau de transport filait discrètement en plein cœur de la ville. Il s’arrêta et déposa les troupes qu’il contenait. Les ARC Troopers se déployèrent autour du vaisseau. Ils ne semblaient pas avoir été détectés. Ils allaient commencer à avancer en direction de leur cible, le générateur de bouclier situé au centre de la ville, quand soudain, un tank droïde apparut au coin de la ruelle. Les soldats Républicains se jetèrent derrière leur vaisseau pour protéger leur position. Cependant, le massif engin tira une roquette qui fila droit vers le transport. L’explosion fut terrible. La carcasse s’éleva très haut dans les airs avant de retomber droit vers son emplacement originel, propulsant les clones ARC loin de leur cachette. Mais les soldats d’élite ne furent pas long à réagir, se regroupant derrière l’amas de métal calciné. Le chef du commando s’appliqua à monter un lance roquette pour riposter tandis que le reste de ses hommes le couvrait même si les tirs de leurs blasters ne faisaient que ricocher contre l’épais blindage du monstre de métal. Le commandant tira alors. Le temps semblait tourner au ralenti. Le missile toucha le char juste sous sa tourelle de tir. Il fut projeté en arrière et alla s’écraser contre le bâtiment le plus proche. Les flammes montèrent très haut , attaquant la structure même de l’immeuble. L’incendie se répandait rapidement.


Dans le centre de commande, les dirigeants du Clan Bancaire Intergalactique se rassemblaient autour de la projection holographique qui représentait le champ de bataille.
« Les troupes de la République progressent ! s’affola Kyle Rampar, le chef des forces Séparatistes qui contrôlaient Muunilist. Il nous faut réagir vite !
- Mais que faire, même les super droïdes de combat sont en position de faiblesse contre ces clones !
- Pourquoi le Comte Dooku vous a-t-il envoyé ici si c’est pour que vous ne fassiez rien pour nous aider ! s’exclama un des assistants en direction d’un recoin de la pièce. »
De ce recoin sombre sortit un extraterrestre massif. Il était vêtu d’une armure de combat violette et ses muscles de la même couleur saillaient à travers la protection. De son visage on ne voyait que deux minuscules yeux rouges d’où la méchanceté suintait. C’était un être sans foi ni loi qui ne respectait rien que sa propre volonté. Son nom était Durge et c’était le plus horrible chasseur de primes de la galaxie. Il s’approcha de celui des Séparatistes qui avait osé l’insulter. Il l’empoigna, lui prenant le cou avec sa large main. Les vertèbres craquèrent et le corps sans vie vola à travers la pièce sur un groupe de droïdes qui passait par là.
« Je m’en occupe, dit Durge froidement. »
Il descendit dans un vaste speeder où l’attendait ce qu’il appelait « son armée ». Elle se composait de droïdes juchés sur des motos speeder. Cette variante du droïde de combat de base, il l’avait commandé dans le plus grand secret il y avait maintenant 5 ans à l’entreprise qui fabriquait les fameux chasseur droïdes. C’était un modèle qui n’avait qu’une seule fonction : semer la mort du haut de leurs speeders. Leur corps étaient noirs et ils possédaient deux bras : l’un était terminé par une pince qui servait à tenir le guidon de la moto flottante tandis que l’autre n’était qu’une lance. Mais pas une lance classique : la pointe de celle-ci, en plus de transpercer les chairs en causant d’horribles souffrances, envoyait de puissantes décharges électriques dans le corps des victimes. Si la cible ne mourrait sur le coup, elle décédait le corps couvert des graves brûlures causées par le courant extrêmement fort que produisaient ces armes destructrices.
Le chasseur de primes enfourcha son speeder bike modifié avant de prendre en main sa propre lance. Trente moteurs à répulsion se mirent à rugir en même temps. Durge leva la main et tous démarrèrent, sortant par la porte principale du hangar. Ils filèrent à toute vitesse à travers la cité, vers la porte de la ville, bien à l’abri derrière les boucliers. Ils ne remarquèrent pas les quelques soldats clones en train de livrer bataille à tout un régiment de droïdes de combat. Les funestes cavaliers traversèrent les murs protecteurs avant de plonger dans le chaos des combats.


En orbite, la situation des forces Séparatistes n’était pas brillante. Rien ne semblait pouvoir arrêter la furie d’Anakin Skywalker et de ses escadrons. Les vaisseaux tombaient les uns après les autres devant les assauts répétés des nouveaux chasseurs et croiseurs de la République qui prouvaient une nouvelle fois leur efficacité. Rien ne semblait pouvoir leur donner un coup d’arrêt … Soudain, derrière le chasseur d’Anakin, un escadron entier explosa.
« R4 ! Que se passe t-il ? hurla le jeune Jedi. Le droïde lui répondit par des sifflements hystériques.
- Quoi ! Un seul vaisseau ! Mais qu’est ce qui se passe ?! »

Chapitre 4 -

Le voilier spatial du Comte Dooku repliait sa voile à photons. Il était arrivé. Cette petite planète n’avait pas de nom, pensa le Seigneur Dark Tyranus … Rien qu’un petit caillou isolé ! Mais il pensait y trouver quelque chose d’intéressant. Un extraterrestre au visage de serpent l’attendait.
« Alors vous êtes venu Monseigneur.
- Oui et j’espère pour toi que cela ne sera pour rien.
- Je suis sûr que vous ne serez pas déçu. »
L’étrange créature l’avait entraîné dans une petite pièce où se trouvaient deux sièges. Dooku s’installa dans l’un d’eux sans attendre d’invitation. Le serpent humain ouvrit un rideau qui masquait une ouverture. Le Seigneur Sith se pencha pour apercevoir ce qu’il y avait en contrebas. C’était une vaste arène de pierre, taillé à même la roche. Seulement il n’y avait pas de gradins et aucuns spectateurs autres que le Sith et l’extraterrestre. Des dizaines de sortes d’aliens y étés occupés à se battre, utilisant tous les moyens possibles pour s’entretuer. Le massacre semblait avoir lieu depuis des heures : des dizaines de cadavres s’y entassaient. Le cliquetis des armes retentissait en écho dans les voûtes parsemées de stalactites.
Soudain, l’alien qui se trouvait au côté de Dooku s’affaissa. Une ombre apparut à sa place.
« Ton employeur, s’il était encore vivant, serait fier de tes talents de dissimulation mais ce n’est pas un espion que je cherche. »
La silhouette courut alors vers la fenêtre et sauta par-dessus. Elle atterrit en douceur dix mètres plus bas. L’ombre se débarrassa alors de la cape qu’elle portait laissant apparaître une femme. Elle avait la peau très pâle, presque cadavérique et avait de grands yeux froids cernés de noir. Cette femme portait une étrange tenue noire et blanche qui paraissait usée, comme si elle datait de plusieurs décennies. Elle avait l’air d’un fantôme, ainsi parée, d’un ange de la mort. Elle décrocha de sa ceinture deux sabres laser qu’elle alluma. Une lame verte et une lame bleue en sortirent en produisant un doux vrombissement. Elle se jeta vers les autres gladiateurs en faisant tournoyer ses armes. Le premier qui tenta de l’attaquer eut la main coupée avant de recevoir un coup de sabre laser dans le cœur. Il tomba raide mort. Plusieurs autres connurent le même sort. Comme d’un accord tacite, les combattants restant se ruèrent vers elle tous ensemble. La guerrière mystérieuse s’éleva en l’air au moment où le premier d’entre eux allait l’atteindre avant de tendre la main vers stalactites. Une dizaines d’entre elles se décrochèrent et, sous la direction de, la combattante, allèrent s’écraser sur le groupe des gladiateurs. Une immense flaque de sang coula du massacre. La femme ratterrit en dessous de la fenêtre.
« Je suis Assajj Ventress, déclara t-elle, et je suis une Sith. »
Elle croisa alors ses deux sabres devant elle puis s’agenouilla.
« Bien, tu maîtrises la Force, la félicita le Comte Dooku. Tu portes la tenue traditionnelle des Sith, tu sais manier le pouvoir de la Force mais tu n’est pas une Sith
- Que dis-tu vieil homme ?! Je suis une Sith et si je t’affrontait, je sortirait vainqueur j’en suis sûre. Tu n’es qu’un arrogant et vieux et faible homme. Tu ne peux rien contre moi !
- Et toi tu es trop sûre de toi, lui répondit calmement Dark Tyranus. »
Il s’élança à travers l’ouverture et sembla voler jusque devant Ventress. Sans prononcer un mot, il leva doucement la main.
« Que fais tu vieux fou ? s’énerva la prétendue Sith »
Dooku ne répondit rien, s’enivrant de la colère d’Assajj Ventress. Elle ne savait pas le pouvoir que cette émotion pouvait lui procurer. Elle ne pouvait rien contre lui. De sa main levée jaillirent des éclairs …


Assajj Ventress se réveilla seule dans une grande salle. Que s’était-il passait ? Le vieil homme avait levé la main, un éclair bleu puis plus rien … Machinalement, elle porta la main à son côté. Rien ! Et rien non plus de l’autre côté ! Mais ils étaient là, posés sur une grande table à l’autre bout de la pièce. Après un soupir de soulagement, la jeune femme tendit la main et les précieux manches volèrent jusqu’à elle. A peine les avait-elle pris en main que l’étrange vieil homme apparut de derrière une colonne. Sans prononcer un mot, il pris un objet à sa ceinture. C’était un sabre laser ! Il tendit son bras et l’alluma. Une lame rougeâtre en sortit. Assajj n’en avait jamais vu de pareille. Mais qui était-il donc ? Soudain, une grande colère l’envahit. Colère contre cet homme qui pensait être plus fort qu’elle. Mais il l’avait juste prise par surprise ! Il ne pourrait pas la vaincre, elle en était convaincue. Elle se rua sur lui, de toute la force de sa haine. L’homme para le coup sans broncher. Il se moquait d’elle ! Elle redoubla d’efforts, faisant tournoyer se lames. Ventress enrageait, elle attaquait sans relâche. Les lames s’entrechoquaient, illuminant la pièce de lueurs aux couleurs étranges. Soudain, le vieil homme l’envoya voler de à l’aide du pouvoir de la Force. Un de ses sabres lui échappa et tomba par une des larges fenêtres qui bordait le lieu de leur combat. Se relevant, la jeune femme chargea, tendant son dernier sabre laser en avant. D’un mouvement d’une vitesse inimaginable, son adversaire se décala légèrement et d’un ample moulinet de son bras, trancha net la poignée de l’arme d’Assajj. Elle tomba à genoux.
« Si tu était vraiment une Sith, crois tu que j’aurais eu à ce point le dessus ? déclara l’homme.
- J’ai perdu. Tuez moi. »
Se détournant d’elle, il tourna son regard vers un escalier d’où descendez un sorte d’araignée mécanique. C’était en fait un émetteur d’hologrammes mobile lequel émettait une silhouette encapuchonnée.
« Avait vous tout vu Maître ?
- Oui Seigneur Tyranus. C’est très intéressant.
- Voilà le Seigneur Sidious. Il sera ton Maître maintenant. Grâce à ses leçons, tu pourras être une vraie Sith.
- Je serais votre apprentie, Maître Sidious.
- Bien, ma nouvelle élève. D’abord vous devrez trouver et tuer Anakin Skywalker, c’est un Jedi.
- Il sera fait selon vos désirs.»
Sans prononcer un mot, Dark Tyranus lui tendit une boîte en métal. Elle se demanda ce qu’il pouvait bien y avoir dans un objet aussi banal. Elle l’ouvrit et tomba sous la surprise. Il s’agissait de deux nouveaux sabres laser. A y regarder de près, ils ressemblaient énormément à celui que portait l’homme qui l’avait vaincue quelques minutes plus tôt. Elle les empoigna et les accrocha à sa ceinture. Quelques heures plus tard, elle s’envolait à la recherche de sa cible, un simple Padawan ... C’était presque trop facile, pensa l’apprentie Sith. Il suffisait qu’elle le trouve et en quelques secondes son cadavre serait étendu par terre.


Elle l’avait trouvé ! Après des jours de recherches à quadriller la galaxie elle avait enfin retrouvé sa trace. Le pauvre trafiquant qui l’avait renseigné n’avait pas eu le temps de réaliser ce qu’il se passait. Son corps gisait au fond d’un caniveau, à quelques mètres de sa tête. Elle entendit des pas derrière elle. Les amis de sa victime qui rappliquait sans doute. Elle ralluma ses deux sabres. Un tir de laser jaillit. Il repartit presque aussitôt dans l’autre sens. L’impudent assaillant s’écroula. C’était décidément bien pratique de posséder un sabre laser, jubila la femme. Le reste du groupe n’était apparemment pas décidé à en rester là. Ils passèrent à l’attaque. Assajj trancha un bras, une jambe, transperça un corps. En trois moulinets de sabre tous ses adversaires étaient au tapis. Quelle fragilité ! Les lames disparurent et la Sith partit en direction de l’air d’atterrissage. Cette République était décidément bien faite ! On pouvait procéder à un quadruple meurtre en plein cœur de sa capitale sans que personne ne s’en aperçoive. Coruscant. En apparence une ville bien propre, symbole de la puissance républicaine mais en réalité des centaines de cadavres croupissaient dans ses caniveaux. Elle passa devant une cantina près de laquelle se trouvait la carcasse noirâtre d’un speeder. A en juger par sa forme, il avait sans doute appartenu à un chasseur de primes. Etrange… Des morceaux de métal semblaient avoir été découpés au sabre laser. Ventress ignorait que c’était le speeder qu’Obi Wan Kenobi et Anakin Skywalker, sa cible, avaient poursuivi dans les avenues aériennes de la ville avant que sa propriétaire, Zam Wessel ne finisse par être tuée par une fléchette empoisonnée tirée par son employeur Jango Fett, lui-même avait péri quelques jours plus tard de la lame du Maître Jedi Mace Windu. La Sith embarqua dans son chasseur personnel. Cap sur la planète que le truand lui avait indiqué avant de mourir. Muunilist !


Car c’était bien Assajj Ventress qui tiraillait Anakin autour de la planète Séparatiste. Ce n’était peut-être qu’un Padawan, pensa la poursuivante, mais il savait piloter. Il esquivait tous ses tirs, se jouait de ses torpilles. Soudain, le chasseur Jedi partit en piqué et disparut à travers l’épaisse couche de nuages de l’atmosphère.


Chapitre 5 -

Le chasseur Jedi virevoltait dans le ciel bleu de Muunilist.
« Ce n’est pas possible ! s’exclama Anakin. On dirait presque qu’il maîtrise la Force. »
Il dirigea son vaisseau vers la ville dans laquelle une explosion retentit. Les clones d’élite venaient de réussir à faire exploser le générateur de bouclier ...


« Maître Kenobi, regardez ! s’exclama le général clone. »
- Non d’un Sith ! s’écria le Maître Jedi. »
Les cavaliers motorisés de Durge décimaient les bataillons de la République. Les soldats clones tombaient comme des mouches sous les assauts de la troupe du chasseur de primes. Rien ne semblait pouvoir arrêter la progression de l a vague des droïdes lanciers.
« Avec moi ! cria Obi Wan avant de s’élancer hors du poste de commande.


Sur le champ de bataille, Durge semblait s’amuser. Il embrochait des clones à la chaîne et de tout son être émanait une fureur sadique. Trop facile, pensa t-il. Si c’était ça l’armée de la République, alors il se sentait capable de la renverser à lui tout seul. Le Comte Dooku serait content et il le paierait bien. Rien ne pouvait le stopper, se dit-il avant d’être pris d’un éclat de rire à faire frémir même les droïdes de combat. Mais sa joie fut de courte durée. Devant lui deux de ses « soldats » explosèrent et il sentit un souffle de vent passer à côté de lui. Incroyable ! La République utilisait ses propres armes contre lui ! En effet un escadron de Clone Troopers juchés sur des swoop bikes se jouait de son « armée » grâce à l’effet de surprise. Mais l’habile chasseur de primes ne fut pas long à réagir. Il tapa quelques ordres sur la manette qu’il portait au poignet et tous ses droïdes chevaliers restants se regroupèrent autour de lui. Il ne restait plus que vingt combattants. Il fit vrombir les moteurs et se lança dans la bataille. Ils percutèrent les troupes ennemies. Des membres cybernétiques volèrent en éclats, des bras clonés furent arrachés. Une dizaine de clones furent projetés en arrière pour être ensuite soit écrasés soit percés d’un coup de lance. Le chef des « cavaliers » républicains, quant à lui réagissait très vite. Il esquivait les lances au dernier moment et se jouait des assauts répétés des droïdes. Durge était étonné : il ne connaissait qu’une seule personne qui maniait si bien les motos à répulsions : lui-même. Ses yeux rouges scintillèrent : il prendrait plaisir à le tuer de sa main. Il donna de nouveaux ordres à son groupe. S’occuper d’éliminer ces gênants clones mais lui laisser leur chef. Il était facilement reconnaissable : c’était le seul qui portait une cape !


Obi Wan se réjouissait d’avoir pensé à revêtir une armure de combat clone. Ainsi les droïdes ne pourraient pas savoir qu’il était Jedi. Il avait également décidé de ne pas utiliser son sabre laser. Il combattait avec une lance comme ses troupes. Soudain une silhouette se présenta devant lui. C’était un extraterrestre massif juché sur un speeder bike comme lui. Sûrement le chef du groupe ennemi. Le Jedi leva sa lance et se prépara à attaquer. Mais avant qu’il ait pu tourner la poignée d’accélération son adversaire avait fait rugir son véhicule et fonçait vers lui, tel un funeste cavalier. Kenobi accéléra à son tour. Les lances se percutèrent. Toutes deux furent détruites mais Obi Wan fut projeté par-dessus sa moto pour atterrir au milieu des cadavres et des droïdes détruits. Le sang imprégnait même la terre tellement les combats étaient meurtriers. L’huile et le sang se mélangeaient pour former un étrange liquide, symbole du carnage. Ce qui avait autrefois été une verte plaine n’était plus qu’un paysage lunaire, rongé par les cratères d’explosions, les tirs d’artillerie ainsi que les atterrissages sans fin de vaisseaux. Tous les animaux avaient fui, sentant sans doute le terrible danger qui les menaçait. Et si cette guerre qu’on disait faite pour protéger la vie n’apportait en fait que mort et destruction ? Comment une galaxie en paix avait-elle pu se retrouver enflammée par un conflit meurtrier ? Le Jedi retira son casque et fronça les sourcils. Il n’était plus temps pour la discrétion : il fallait maintenant utiliser tous les atouts qu’il avait en sa possession. Son visage fut illuminé par la lumière bleutée de son sabre. Il sentit la Force couler en lui. Il ne ressentait plus rien sinon ce qui pouvait rester de vie sur cette planète affluer en lui. Le Jedi ferma les yeux et attendit …

« Le cristal est le cœur de la lame. Le cœur est le cristal du Jedi. Le Jedi est le cristal de la Force. La Force est la lame du cœur. Tous sont mêlés : le cristal, la lame, le Jedi. Vous êtes un »
Luminara Unduli se tut et tendit le sabre laser qu’elle venait de forger sous se yeux à sa Padawan. Celle-ci le pris et baissa respectueusement la tête.
« Merci Maître, déclara t-elle.
- Tu n’es plus une apprentie maintenant. Tu es accomplie. La Force coule en toi. Tu es une Jedi. »
Les deux femmes se trouvaient dans un temple Jedi, sur une planète isolée de la Bordure Extérieure. Une forêt de cristaux les entourait. Les premiers membres de l’Ordre l’avait construit, il y a bien longtemps, afin qu’ils puissent y trouver refuge. Maintenant, plus personne n’y habitait. Même Luminara ne s’y trouvait que pour que son apprentie accomplisse les dernières épreuves de passage. Mais maintenant que celle-ci avait s’était montrée digne de devenir un Chevalier à part entière, elles repartiraient bientôt. La République avait besoin d’elles. Soudain une explosion retentit. Un morceau de plafond se détacha et tomba en direction des deux Jedis. D’un même geste, elle allumèrent, firent tournoyer et rangèrent leurs sabres. Du rocher il ne restait plus que des débris fumants.
Elles tournèrent la tête et observèrent. Rien, il n’y avait rien. Mais pourtant la Jedi ressentait une présence. Elle laissa l’énergie du lieu l’envahir. Il y avait bien quelque chose ou quelqu’un qui troublait la paix de ce lieu. C’était … Non, elle ne pouvait le croire ! Des droïdes crabes ! Les Séparatistes avaient osé envoyer de simples machines profaner un temple sacré. Contenant ses émotions, elle marcha en direction du cœur du temple et son ancienne Padawan la suivit calmement. Il y avait des droïdes partout grimpant sur les murs, marchant sur les passerelles, se croyant à l’abri derrière leur camouflage. Les deux Jedis s’arrêtèrent au même moment. Comme en osmose, elles dégainèrent leurs sabres. Sautant sur les murs au même moment, elles évitaient les tirs des droïdes, tranchaient du métal. Elles ne voyaient pas un droïde, bien caché dans les hauteurs du temple qui ajustait la trajectoire la trajectoire d’un missile. Il ne visait pas les Jedis mais une arcade du plafond. Son calculateur intégré avait déterminé que si elle devait être détruite, tout le bâtiment s’effondrerait. Le tir partit alors que les deux combattantes venaient de raterrir sur une passerelle inférieure. Quand le projectile atteignit sa cible, ce fut la montagne dans laquelle l’édifice était construit qui s’écroula. Levant les mains dans un réflexe désespéré, la Padawan tenta de retenir les tonnes de roches qui lui tombaient dessus. Celles-ci furent retenus mais elle ne pourrait pas les retenir bien longtemps, elle le savait. C’est alors qu’elle se rendit compte que sa Maîtresse s’était assise en position de méditation et semblait tenir les pierres à l’écart rien qu’en se tenant là. La Force émanait d’elle mais son esprit était comme déconnecté. Elle ne faisait plus qu’un avec l’énergie universelle. La nouvelle Jedi s’assis et médita. En effet les rochers ne pouvaient traverser la barrière de leurs esprits. De la planète glacière isolée partit un appel silencieux …


A bord du croiseur diplomatique Naboo, Maître Yoda ouvrit les yeux. Il ressentait une perturbation dans la Force, comme si une puissante énergie avait tout d’un coup diminué. Il referma les yeux et se concentra pour trouver la source de ce choc. Son esprit le porta à travers l’espace, au milieu des étoiles et des planètes jusqu’au confins de la galaxie. Ossus ! Le temple Jedi secret avait été profané ! Mais il y avait un autre problème, il le savait. Non ! Maître Unduli et sa Padawan se trouvaient enfouies sous les décombres remplis de cristaux. Il fallait agir. Il se leva et de sa démarche claudicante, se dirigea vers les appartements de la Sénatrice Amidala.
« Sénatrice, une fois encore demander votre aide je viens.
- Que se passe t-il Maître Yoda ? répondit-elle inquiète. Si Maître Yoda sollicitait son aide alors la chose était grave. Ils faisaient route vers Alderaan et au moment de partir, le vieux Jedi avait demandé à les accompagner car il avait cru y détecter un individu réceptif à la Force et voulait en avoir le cœur net.
- Des Jedis des ennuis sur Ossus ont. Les aider je dois. De dévier de votre route afin de me conduire à leur secours je vous demande.
- Sauf votre respect, intervint alors le Capitaine Typho, mais je pense que cela pourrait s’avérer dangereux Sénatrice.
- Si des Jedis ont des problèmes, alors Capitaine, il est de notre devoir de leur porter secours. Avertissez le Sénateur Bail Organa sur Alderaan que nous ne pourront être là au moment prévu.
- Bien Madame. Comme vous voudrez. Mais sachez au moins que je désapprouve. »
Le Maître Jedi eu une moue de satisfaction avant de repartir méditer. Il laissa son esprit dériver mais soudain, une image s’imposa à son esprit. Une silhouette encapuchonnée avec à ses côté une haute armure, toute faite de métal noire. Il entendait une longue respiration sortir par un orifice du casque de l’armure. Le Côté Obscur émanait de ces deux personnes avec une intensité que Yoda avait rarement ressentie. La silhouette éclata d’un grand rire maléfique et soudain, le Maître Jedi aperçut la cause de sa joie : le Temple Jedi était en flammes ! Il entendait des bruits de sabre, des exclamations. Mais soudain une autre image vint à lui : une planète de feu, des torrents de lave, des volcans. Et là-bas en dessous, un corps en flamme. Celui qui souffrait ainsi ressentait une profonde haine. Envers qui, il ne pouvait le dire. Pire encore, il vit soudain des soldats clones tirer sur des Jedis, abattant froidement ce qui les commandaient. Mais que signifiait tout cela ?

Chapitre 6 -

Des années auparavant, sur la planète Kalee, les combats faisaient rage. Des villes entières disparaissaient sous les assauts répétés des deux camps. La planète était ravagée mais pourtant, les forces en présence continuaient de se battre pour son contrôle. Dans se cieux, des vaisseaux s’affrontaient sans fin. Une armée avait un grand Général. C’était un fin tacticien, combattant hors pair mais il possédait avant tout un grand sens de l’honneur. Jamais un de ses soldats ne l’avait vu achever un homme à terre et rien ne pouvait le faire déroger à ses propres règles. Il tenait avant tout à combattre avec ses hommes, dans l’action, laissant le commandement de l’arrière garde à ses subordonnés. Lui s’occupait de l’offensive. Sur le champ de bataille, il était facilement reconnaissable à sa longue cape qui volait au vent derrière lui et dans l’espace, il possédait un chasseur personnel reconnaissable entre tous. Rien que sa vue plongeait les armées ennemies dans une profonde terreur. Mais un jour, alors qu’il évoluait dans les cieux de la planète pour laquelle il se battait, un tir de DCA atteignit son vaisseau. Le réacteur était touché, les commandes ne répondaient plus. La coque prit feu. Les flammes rongèrent le corps du général, lui détruisant les membre et effaçant tous ses traits. Quand le vaisseau s’écrasa au milieu d’une plaine dévastée, il ne restait du valeureux Général qu’un torse et un esprit qui avait sombré dans la folie. Des soldats de son armée le trouvèrent là, infirme, gisant au milieu des décombres car incapable de s’en extirper. Alors que ce qui restait de son corps d’antan croupissait au milieu d’une vieille cuve à bacta, ses anciens associés se rappelèrent à lui. Il lui firent se souvenir d’un accord passé il y a longtemps : il lui avaient fourni du matériel pour faire face à ses ennemis, il leur devait d’être leur soldat jusqu’à sa mort. Quelle importance, se dit le Général, de toute façon, pour lui-même il était déjà mort. Ils lui firent subir de terribles opérations, lui arrachant la peau, lui coupant les chairs. Il ne pouvait crier puisqu’il n’avait plus de bouche mais son esprit resta marqué de ces souffrances infinies. Lorsqu’il se réveilla, il avait un nouveau corps. Il se sentait incroyablement fort. Rien ne pourrait plus l’arrêter maintenant. Il ferait payer ses insolents adversaires qui avait tenté de le tuer. Mais non, lui rappelèrent ce qui l’avaient sauvé. Il était leur soldat maintenant. Il se leva, fit crisser ses nouveaux bras. Il pouvait même les séparer en deux ! Il partit lors sous les ordres de la Confédération des Systèmes Indépendants. Faute de se rappeler son véritable nom, il décida qu’on le craindrait maintenant sous le nom de Général Grievious …


L’ennemi passa à l’attaque en premier. Obi Wan sauta pour esquiver mais l’autre fit demi-tour presque immédiatement et repartit à l’assaut. Au dernier moment, le Jedi se décala et d’un ample coup de sabre, trancha le bout du speeder qui alla s’écraser sur le reste d’un mur d’un hangar détruit par une torpille à protons quelques heures auparavant. Mais son conducteur avait eu le temps de bondir sur le sol qui trembla quand il atterrit. Il tenait toujours sa lance. Le Maître Jedi se jeta en avant et frappa avec force. Le chasseur de primes tendit juste le bras et la lame ricocha. Obi Wan se retrouva par terre. Son adversaire en profita pour tenter de lui donner le coup de grâce mais il roula sur le ventre et se releva promptement. Ça allait être plus difficile que prévu. Le Jedi sauta pour éviter le coup que le massif adversaire portait à ses jambes et frappa. Son coup fut encore contré mais il profita du rebond pour surprendre l’ennemi et trancha la lance d’un coup sec de son sabre. Mais le chef des speeders Séparatistes appuya sur un bouton de son armure et deux griffes laser en sortirent. Ils allaient se battre à armes égales. Il frappa. Les coups pleuvaient sur Obi Wan qui les parait avec difficulté. Il était vraiment très fort, se dit-il. Le Jedi contre-attaqua, attaquant avec toute la vitesse dont-il était capable. Alors que Durge allait parer une de ses attaques avec le bouclier qu’il possédait à son bras gauche, Kenobi en profita pour agripper l’autre et, le tordant, utilisa les griffes de son adversaire pour trancher le bras protégé. Puis il essaya d’arracher le membre qu’il tenait toujours dans sa main mais cette fois, le chasseur de prime résista. Ils restèrent là quelque temps, leurs visages tordus par l’effort, comme dans un bras de fer. Aucun ne se relâchait, ce qui aurait pu permettre à l’autre de l’achever. Soudain, Obi Wan relâcha sa prise et, sous l’effet de la surprise, le bras de Durge partit vers le haut. Le Jedi, d’un mouvement rapide, planta son sabre laser dans la cuirasse de son adversaire. Les chairs brûlèrent et une fumée acre s’éleva dans le ciel. Le chasseur de primes eut un râle de souffrance et s’affaissa. La terre trembla quand il toucha le sol. Obi Wan éteignit son sabre laser et laissa échapper un soupir.
« Une bonne chose de faite, dit-il. Les boucliers sont relâchés, remarqua t-il en regardant vers la ville. Les troupes clones entraient sans cesse dans les rues, détruisant les moindres droïdes Séparatistes qu’ils voyaient. Allons-y, pensa le Jedi en enfourchant un swoop bike. »
Et il démarra en direction du champ de bataille. Alors qu’il allait entrer par la porte principale, le bras du cadavre du Chasseur de Primes remua …

Le croiseur de la Sénatrice Amidala approchait d’Ilum, la planète isolée où se trouvait le sanctuaire Jedi profané par les droïdes de la Fédération du Commerce. Traversant les lourds nuages, il se posa dans une vase plaine glacée. Dégageant de grosses volutes de vapeurs, les réacteurs effleurèrent la neige. Le vaisseau disparut à moitié dans la couche de poudreuse, plus épaisse que prévu. La porte s’ouvrit, creusant une grande trace vide. Un petit pied griffu et vert se posa à l’extérieur. Le Maître Yoda sortit sa canne et commença à partir, se fiant à la Force pour trouver le chemin du Temple.
« Maître Yoda attendez ! cria Padmé, qui sortait du véhicule en enfilant un manteau de fourrure pour se protéger du froid. Je biens avec vous !
- Tout seul de ce problème je peux m’occuper. Restez ici et m’attendre vous devez. Bientôt de retour je serai.
- Mais, s’exclama la jeune femme. Je ne veux pas vous laisser sauver ces Jedis tout seul. Et s’il vous arrivait quelque chose ?
- Confiance faîtes moi. »
Et il disparut dans les vents enneigés de l’hiver éternel d’Ilum. Bientôt il ne fut plus qu’une forme floue au loin.
« Ce n’est pas une bonne idée, dit la Sénatrice
- Je te l’avais bien dit, confirma C-3PO, le droïde protocolaire doré en s’adressant au petit droïde bleu et blanc qui l’accompagnait. Le froid n’est vraiment pas bon pour mes circuits.
- 3PO, toi et R2 vous allez rester là et si dans une heure, Maître Yoda n’est toujours pas rentré, alors prévient moi.
- Mais, et mes circuits …, se désespéra le majordome robotisé. »


Le vieux Jedi marchait dans la neige, affrontant le blizzard. Les flocons tourbillonnaient autour de lui. Une personne normale n’aurait rien pu voir mais le Maître Jedi ne se fiait qu’à la Force pour guider ses pas. Il sentait encore les esprits de Luminara Unduli et son amie Barris Offee mais leurs présences se faisaient de plus en plus faibles. Alors qu’il contournait un amas de rochers, le sage guerrier sentit le signal silencieux s’amplifier : il était tout près. En effet, la montagne se trouvait en face de lui. En regardant plus attentivement, il put s’apercevoir que la minuscule entrée était bouchée par de lourdes pierres. La taille importe peu, pensa le petit être vert. Tendant la main pour déboucher l’entrée à l’aide de la Force, il perçu tout à coup une présence. Non, plusieurs … Mais pas des esprits : c’était sûrement des droïdes. Ils devaient être ceux qui avaient attaqué le Sanctuaire. Mais ils étaient camouflés. Comme si cela allait empêcher le vieux Jedi de les détruire. Se retournant brusquement, il concentra son esprit sur la première présence qu’il avait senti. Il y eut une explosion et des débris retombèrent un peu partout autour. Les robots de combat abandonnèrent alors toute discrétion et des dizaines de tirs lasers partirent en même temps vers Yoda. Le guerrier sauta de son promontoire sur un droïde depuis lequel il leva les mains. Deux autres se percutèrent alors tandis que plusieurs partaient d’écraser contre le flanc de la montagne. Un autre implosa sur place, écrasé par la pression que lui infligeait ses composants qui cognaient contre ses parois. Alors que le sage été occupé à arracher les canons laser de d’autres assaillants, un crabe robotisé s’approchait discrètement derrière lui. Mais le combattant vieux de 900 ans ne se laissa pas prendre : il dégaina son sabre laser et l’insolent droïde fut coupé en deux. Courant entre les flocons, le Maître Jedi se jeta dans le combat. Sautant de tous les côtés, il tranchait, découpait, plantait sans relâche mais de nouveaux adversaires se présentaient sans cesse.


« Non Capitaine, c’est décidé je pars à sa recherche
- Mais c’est trop dangereux Madame.
- 3PO tu viens avec moi. Et toi aussi R2, ordonna Padmé
- Après ça mes circuits vont être horriblement gelés, se lamenta le droïde doré. »
Et la Sénatrice disparut à son tour dans le vent glacé sous les yeux désespérés du chef de la sécurité, le Capitaine Typho.
« Pourquoi est-ce qu’elle ne m’écoute jamais ?! »


« Maître Yoda ! Où êtes vous ?! criait Padmé. Répondez, je vous en prie !
- Il fait horriblement froid ici, gémit C-3PO.
- Biiip touiit, aquiesca R2-D2.
- Taisez-vous ! ordonna Amidala. J’ai cru entendre quelque chose !
- Que se passe t-il ? Des ennemis ? Ils vont nous mettre en pièce et nous envoyer à la casse après nous avoir grillé les circuits un par un, pleura le droïde protocolaire.
- Attention ! avertit la jeune femme en se projetant à terre. »
Un rayon laser passa à l’endroit où se trouvait sa terre quelques instants auparavant.
« Tous derrière le rocher, ordonna t-elle. »
Sortant son blaster, elle jeta un regard à l’extérieur de l’abri mais un autre tir la dissuada de recommencer. Elle ne voyait rien mais ce n’était pas la faute de la neige : le blizzard s’était enfin levé. Les deux assauts semblaient être venus de nulle part. Aucun droïde de combat ou tout autre ennemi à l’horizon. Pourtant, Padmé entendait des bruits de pas. Ils devaient être camouflés. Elle eut soudain une idée. Enlevant manteau, elle le tendit à C-3PO :
« Tu vas tenir ça à l’extérieur de la cachette de façon à attirer les tirs des ennemis.
- M … Moi ! Et s’ils me tirent dessus ? s’affola t-il.
- Fais ce que je te dis ! »
En tremblant, le droïde dirigea sa main vers l’extérieur de sa cachette. Un tir rouge jaillit alors du brouillard, transperçant le vêtement. Dégainant son blaster, Amidala se jeta sur le côté et fit feu en direction de sa source. Le projectile atteint sa cible. Des éclairs apparurent, parcourant un invisible ennemi. Soudain, il y eut une explosion. Des débris fumants atterrirent alors près de la Sénatrice.
« Ouf , cet horrible personnage est enfin détruit, s’exclama le droïde peureux.
- 3PO tais-toi ! »
Elle entendait d’autres pas qui se rapprochaient. Se cachant derrière son rocher, elle attendit. Lorsqu’elle risqua un regard hors de son abri, son cœur bondit. Maître Yoda était revenu, accompagné des deux Jedis rescapées.


Pendant, que les retrouvailles avaient lieu, R2D2 se dirigea vers ce qui restait de la tête du droïde détruit. Branchant son communicateur à la mémoire électronique de l’assaillant, il fit apparaître un hologramme :
« Vous allez vous rendre sur Ilum et détruire le sanctuaire qui s’y trouve, déclara une grande silhouette en noir.
- Dooku ! s’exclama Yoda. »

Chapitre 7 -

Obi Wan arrêta son speeder devant le poste de commandement Séparatiste. Pas de droïdes en vue, très bien : les ARC Troopers avaient fait du bon travail. D’un geste de la main, il ouvrit la porte blindée. Les leaders du Clan Bancaire Intergalactique étaient tenus en respect par des clones tandis que d’autres leur passaient les magnéto-menottes.
« Eh bien messieurs, il va falloir penser à se rendre ! dit le Jedi. »
Mais à cet instant, la grande baie en transparacier qui surplombait la scène explosa en milles morceaux. Durge n’était pas mort ! Au contraire, il semblait avoir muté : sa taille avait doublé et il ressemblait à présent à un énorme amas de tentacules violacés. Des spasmes secouaient son corps, comme s’il menaçait d’exploser à tout moment. Réagissant à toute vitesse, les clones dégainèrent leurs blasters et mitraillèrent l’arrivant. Cependant le monstre semblait ne pas sentir les assauts, il ne bronchait pas. Sans faire attention aux soldats qui lui tiraient dessus, il se dirigea droit sur Obi Wan.
« Laissez le moi ! ordonna le Maître Jedi.
- Bien mon Général ! »
Le vrombissement du sabre laser emplit la salle, plongée dans un silence total. Les adversaires se jaugeaient, face à face. Aucun ne semblait pressé de passer à l’attaque. Durge agit le premier. Son bras s’allongea démesurément pour frapper le Jedi qui esquiva en sautant. L’assaut fracassa la table de commandement holographique dont les débris volèrent a travers la pièce. Un soldat clone tomba, un éclat fiché dans le front. Les coups répétés du chasseur de primes faisaient d’énormes dégâts dans la pièce. Les colonnes gravées de motifs tribaux s’effondraient les unes après les autres. Un morceau de plafond tomba sur Obi Wan qui l’évita au dernier moment. Il sauta et atterrit sur le dos du monstre. Levant haut les bras, il planta sa lame dans la chair violette. Durge eut un soubresaut qui éjecta l’homme. Il s’effondra. Alors que le Jedi éteignait son arme en se passant une main sur le front, dans un ultime mouvement de rage, l’horrible créature se releva et se jeta sur les clones survivants. En courant, il se prit la main dans un fil électrique qui pendait là, vestige de la destruction de la salle. Se débattant, d’autres s’enroulèrent autour de lui, plongeant le courant meurtrier dans sa chair à nu. De grands éclairs parcouraient le corps prisonnier. Le monstre s’effondra dans un dernier râle, le corps noirci pas les décharges continues. Une horrible odeur de brûlé exhalait du charnier. Le bâtiment était presque totalement détruite : des cadavres jonchaient le sol, de membres droïdes étaient étalés par terre de telle façon que même le plus brillant des techniciens n’aurait pu en reconstitue ne serait-ce qu’un seul. Des canalisations avaient explosé, créant de grandes flaques d’eau où, à cause des fils conducteurs, le moindre pas était fatal. Obi Wan, jetait des regards désolés sur les soldats clones aux jambes arrachées où écrasées par l’horrible chose qu’était Durge. Certains avaient perdus un bras, d’autres une jambe, d’autres presque tous leurs membres. Le sang coulait à flot, mer de mort et de tristesse. Même s’il savait que les clones ne pensaient qu’à se battre et n’avaient pas de sentiments il ne pouvait s’empêcher d’être frappé encore une fois par les horreurs que commettait cette guerre. Aucun camp n’était meilleur que l’autre, les massacres avaient lieu partout. Rien ne semblait pouvoir stopper ce charnier, rien ne pouvait sauver la galaxie. Même si la guerre prenait fin maintenant, l’univers serait profondément marqué par la saignée humaine des combats. Il se tourna finalement vers les chefs du CBI :
« Où en étions nous déjà ? Ah oui, à votre reddition. »


Anakin volait adroitement dans les rues de la ville Séparatiste, évitant les murs et slalomant entre les colonnes, toujours le chasseur de celle qu’il ne savait pas être Assajj Ventress à ses trousses. Elle ne lui laissait aucun moment de répit, le mitraillant sans fin. Même si elle avait le dessus, la Jedi Noire savait qu’elle ne pourrait en finir de cette manière. Alors qu’Obi Wan sortait de ce qui restait du centre de commandes, il vit passer au dessus de lui deux ombres. Levant la tête il aperçut deux chasseurs engagés en pleine poursuite. Mais, pensa t-il, c’était le chasseur de …
« Anakin ! cria t-il dans son comlink. Qu’est-ce que tu fais ici ? Ta place est en orbite avec tes troupes et non à faire des acrobaties dans les rues.
- Maître, répondit le Padawan, j’ai une sensation bizarre. On dirait que celui ou celle qui conduit ce vaisseau utilise la Force. Je veux en avoir le cœur net !
- Retourne immédiatement avec tes troupes !
- Excusez moi Maître ! déclara Anakin alors que le chasseur repartait en flèche vers les nuages. »
L’ordre de la poursuite avait été inversé mais Ventress ne s’en souciait guère : si son plan marchait, elle aurait le plaisir d’anéantir ce Jedi de sa propre main. Tapant sur quelques boutons, elle s’assura que Skywalker recevrait bien les coordonnées et passa en hyperespace.
« Quoi ! s’exclama Anakin. Oh non je n’y crois pas ! R4 tu as ses coordonnées ? Le droïde répondit par des bips affirmatifs. Très bien, alors prépare le passage en vitesse lumière.
- Anakin, ordonna Obi Wan à travers le comlink, reste avec tes troupes. Je t’interdis de le poursuivre !
- Désolé, la liaison est mauvaise Maître, je ne vous entends plus, répondit le Padawan.
- Anakin ! cria le Maître Jedi »
Mais trop tard, l’apprenti désobéissant avait déjà disparu dans les profondeurs de l’hyperespace.
« Avez-vous ses coordonnées ? demanda Obi Wan aux clones qui se trouvaient à ses côtés.
- Oui mon Général.
- Très bien. Prenez un transport et suivez le.
- Bien Maître Kenobi. »


Boba Fett atterrit sur le sol dur d’une rue de Coruscant.
« Va t’en de là, sale gosse ! Et si cette ordure de Jango est morte tant mieux ! »
La porte claqua, laissant l’enfant seul dans les ombres des bas-fonds de Coruscant. Il n’y comprenait rien. Pourtant, il s’était rendu à l’adresse que lui avait donnée son défunt père. Mais cet homme l’avait rejeté, l’avait abandonné à son sort. Seul dans les rues mal famées de la capitale, Boba était pratiquement condamné à mort. Il lui fallait encore partir. Où il ne savait pas. Encore une fois il était espoir. Il sentit le poids de son blaster dans sa poche et se sentit comme rassuré. Avant toute chose, pensa le garçon, il allait se venger de cet homme. Il paierait pour l’avoir traité comme un chien. Boba retourna à son vaisseau qu’il avait fait atterrir sur une plate forme non loin de là. Il s’équipa, prenant tout le matériel que son père lui avait appris à utiliser. Avant tout, il lui faudrait des armes de combat rapproché : on ne savait pas ce qu’il pouvait rencontrer chez sa « cible ». Le soir venu, le garçon s’introduisit subrepticement dans la demeure. Crochetant la serrure il entra dans une maison sale et remplie de pièces de machines et d’armes. Apparemment, l’homme faisait du marché noir. Soudain, l’enfant entendit un bruit, comme un crissement sur un plancher. Il se cacha derrière un recoin de mur pour voir apercevoir une énorme bête, ayant sans doute un jour ressemblé à un chien. De sa bouche s’échappaient des litres de bave et elle était aussi garnie de crocs grands comme le majeur de Boba. Son corps était recouvert d’un étrange mélange de pelage et d’écailles. Dégainant son blaster, Boba désenclencha le cran de sécurité. Le tir partit mais la bête ne broncha qu’à peine. Elle se retourna et aperçut l’enfant qui s’était découvert pour tirer. Elle fit grincer ses crocs pour l’impressionner. Mais Boba sortit son couteau et se prépara à l’affrontement. L’énorme chien se précipita et fonça vers le garçon en renversant tout sur son passage. Une table vola et renversa sur le sol les lots de munitions qu’elle supportait. Le clone de Jango Fett roula sur le côté et planta son arme dans le flanc du monstre qui vacilla avant de s’écrouler. Dans un dernier réflexe, elle referma sa bouche sur le bras de l’enfant qui laissa échapper un gémissement de douleur. Les dents s’enfoncèrent profondément dans le bras et le sang s’échappait à gros bouillons. Arrachant sa manche, il entreprit de se faire un bandage de fortune. Le propriétaire du molosse ne semblait avoir rien entendu. Boba monta lors discrètement les escaliers glissants en évitant les multiples armes entreposées à même le sol. Arrivant près de l’unique porte, il s’arrêta en entendant des gémissements. L’homme ne semblait pas être seul. Tans pis, pensa t-il, deux meurtres au lieu d’un seul. Il poussa discrètement la porte, en évitant de la faire grincer. La chambre était à l’image du reste du bâtiment crasseuse. L’homme était en bonne compagnie et Boba ferma les yeux en levant son blaster. Il tira deux coups. Les cadavres gisaient sur le lit. Descendant les escaliers, Boba s’empara du plus de munitions qu’il put et sortit. Il se sentait bizarre. Même s’il s’était vengé, sa colère n’était pas éteinte. La plus grande colère qu’il ressentait était contre ce Jedi. Un jour il le retrouverait et lui ferait payer. Oui, il paierait …

Chapitre 8 -

Le vaisseau d’Anakin Skywalker sortit de l’hyperespace et enclencha les moteurs subluminiques. Devant lui se trouvaient la planète Yavin et ses multiples lunes. Le vaisseau ennemi descendait déjà vers le quatrième satellite.
« Qu’est ce qu’il vient faire sur Yavin ? C’est un système abandonné ! »
Mais Anakin ne se doutait pas que la quatrième lune, vers laquelle il se dirigeait, avait autrefois accueilli les pouvoirs de plusieurs Seigneurs Sith très puissants. Les temples Massassis étaient le repaire d’une gigantesque quantité de pouvoir du Côté Obscur. Le Mal émanait de la planète et une foule de reliques Sith s’y trouvaient cachées. Le chasseur Jedi se posa située près d’une immense pyramide de pierre qui tombait en ruines.
« R4, reste là. Surveille le vaisseau. »
Alors que le jeune Jedi allait partir en direction du monument qu’il apercevait, il entendit un vrombissement. Se retournant, il vit un transport de troupes clone se poser à côté de son chasseur. Aussitôt que le dernier train d’atterrissage eut touché le sol, la porte s’ouvrit et une quinzaine de troopers en sortirent.
« Commandant Skywalker, nous sommes à vos ordres.
- Qui vous envoie ? répondit sèchement le Padawan.
- C’est Maître Kenobi,

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