La Mort en bielles et engrenages.

Quand une espionne industrielle de qualité plus que médiocre pénètre nuitament dans la chambre du contrebandier Édoras Konix Terrik, celui-ci soupconne immédiatement un coup juteux. Après un passage par Kashyyyk pour y récupérer sa fille, le contrebandier nous enmène dans un voyage haut en couleurs à travers la Galaxie afin de récupérer les plans d'une mystérieuse usine de fabrication de droïdes Géonosienne. Mais quand on doit à la fois protéger sa fille, son argent et sa propre vie, comment parvenir à semer tous les tueurs, mercenaires, pirates et autres trafiquants sans scrupules allechés par le profit? Le contrebandier va avoir chaud, très chaud... mais quel danger le ferait reculer quand il y a quelques crédits en jeux?

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CHAPITRE 1: L'intruse

Partie I :
Chapitre 1 : L’intruse

Je me réveillai. Aussitôt mes sens furent en alerte, je en pus m’empêcher d’admirer la rapidité de ma mise en service : on/off, clic-clac, plus vite qu’un droïde. Un interrupteur, que c’est, mon système nerveux !
Je perçus un mouvement à l’entrée de ma chambre. J’entrouvris donc mon œil gauche ; vus que j’étais couché sur ce même côté, nul observateur ne pouvait voir que j’étais éveillé. Ce que je vis tout d’abord fut un pied, puis une cheville et enfin, une jambe humanoïde couleur carotte. Le tout était dénudé, en tout cas jusqu’aux genoux, mais je ne pouvais voir plus sans prendre le risque de bouger. Je pris le risque. Je changeai de mirette. Je constatai alors que l’intrus étais une jeune femelle Humaine, sans doute de type Sevari, qu’elle était en train de terminer de se désaper, que ses vêtements gisaient en tas devant ma porte, que sa peau était riche en carotène, que son bronzage était uniformément répartit sur tout son corps, mais qu’il était toutefois moins magnifique que l’ensemble de son corps.
Tout ça, je le constatai en moins d’un dixième de seconde, ça et aussi le fait qu’elle s’avança directement vers ma penderie, une fois qu’elle eut ôté de son corps le dernier linge, sans se soucier du désordre ambiant. Moi, tu connais mes réflexes, tout ça… et bien je coule ma senestre sous mon oreiller, me saisis du DL-44 qui y sommeille et constate que la demoiselle vient de me chouraver un slibard pour en vêtir sa ronronnante. Puis la voilà qui attrape un pantalon, et pas n’importe lequel siouplait : le corellien à bande jaune, celui de mon mariage avec Mirax. Elle manque pas d’air, la garce ! Je me lève sur un coude en ajustant la Sevari au bout de mon feu et déclare, d’une voix calme et posée :

-Veuillez déposer mon pantalon et rester immobile, mignonne.

Sa tête, ma doué ! Sidérée qu’elle est, la fille. Ne s’attendait pas à ce que le type chez qui elle est entrée ne dorme avec un blaster sous la main. Elle m’obéit, bouche bée.

-Bien, voilà qui est fait. A présent, veuillez vous asseoir lentement sur le bord de ce lit, en gardant les paumes de vos mains bien en vue.

Elle s’assied, le regard froid comme un bout de banquise sur Hoth. C’est à ce moment que je réalise que ce n’est pas le bruit de son entrée qui m’a réveillé, mais son odeur. Une odeur fine et si particulière d’andris et de carsunum Sevaris, entêtante. L’odeur des épices m’a immédiatement tiré de ma léthargie, prêt pour le boulot. C’est beau, à ce point, la conscience professionnelle, tu trouves pas ?

Je sors une paire de menottes hors du tiroir de ma table de nuit (pour l’info, ces entraves me furent données en guise de bracelet par un contingent de stormtroopers, que j’eu beaucoup de mal à éradiquer de mes jambes et pieds, mais que j’arrivai toutefois à faire taire grâce à ma tête solide et bien remplie) et les lui passai. Ainsi, je me sentais déjà moins ne danger, voire même en nette situation de supériorité.
Elle me regarda, avec un air d’effronterie qui présageait que si je baissais trop ma garde, je m’exposais à ne plus jamais pouvoir la relever.

-Maintenant, nous sommes plus à l’aise pour discuter. Première question : pourquoi êtes-vous entrée en douce dans ma chambre de ce charmant hôtel, pourquoi vous y êtes-vous déshabillée puis, enfin, rhabillée avec mes propres vêtements ?

Puis, comme elle ne répondait rien :

-J’admets que cette question est plutôt longue, mais je vous assure que vous pourriez y répondre par une simple phrase comportant une seule proposition… Répondez !

Un mec qui te gueule de répondre à une question dont tu connais forcément la réponse, tout en te poussant le canon d’un blaster face au cœur, l’air pas gentil, t’es plutôt enclin à lui répondre, non ? Ben pas elle, visiblement : elle continue de me regarder comme si j’étais une cuve de bouse de bantha, provenance directe de Tatooïne, tout en pointant fièrement sa poitrine en avant (donc vers missa).

Mets toi à ma place, mon cher lecteur, même si je sais que c’est dur pour toi de devenir subitement intelligent ; tu réagirais comment, toi, si tu te faisais réveiller après seulement trois heures de sommeil par une intruse totalement dénuée de bonnes manières ? Perso, désolé mais c’est mon éducation « sang et tripes » qui veut ça, je cogne, manière de canaliser ma rage, tu comprends ? Bref, je fais sauter mon flingue de la main gauche vers la droite, et lui balance derechef une mandale qui l’envoie valdinguer du côté gauche de la pièce, soit plus face au mur soutenant mon armure que face à la porte. BOM, fait son crâne en heurtant le métal de la Protection Mandalorienne. Je me penche pour la prendre, d’une main, et la replacer sur le lit, au passage je vérifie que sa tête n’est pas fendue par le choc, ce qu’elle n’est pas. Un moment, je me dis que j’ai suffisamment d’épices dans ma table de nuit pour mener un interrogatoire, puis je me ravise, songeant qu’avec une Sevari, une dose d’épice donnée au jugé ne peut donner que deux résultats : rien ou plus rien (c'est-à-dire aucun effet ou mort, au cas où t’aurais pas compris). Je décide donc de jouer les gentils, et de ranger mon blaster pour troquer la force contre la raison.

-Désolé fillette, mais quand on me réveille en pleine nuit, je suis plutôt bougon que bien-bon. Tu veux bien me dire ce que tu es venue faire ici ?

-Et…ta…sœur ? haleta t’elle. (Ce qui lui est aisé vu qu’elle est seins nus… bon, ça va ! Si on peut plus plaisanter…)

-Je n’ai pas eu l’honneur de la connaître, si j’en ai une, je répond. Tu veux boire un coup, pour faire passer l’hémoglobine ? Whisky, vodka, eau, jus de fruits ?

Elle ne répond rien, s’attendait à une autre gifle. Elle se rassied (elle était demeurée dans la position « couchée-sur-le-ventre » dans laquelle je l’avais déposée, après l’avoir relevée du carrelage). Elle se rassied, donc, et me regarde, d’un regard à la fois curieux et étonné d’une écolière découvrant les nouveaux chatons de son félin, dans lequel se mêlent des pensées langoureuses et avides d’un fan découvrant le dernier opus de la saga Star Wars. Je me rend compte alors, grâce au sens du toucher de ma peau, que mon geste pour la soulever du sol a causé la fuite de mes couvertures, et qu’une main brune orangée est en train de remonter le long de ma jambe. Je me saisis aussitôt de la paire de menottes attachant la dite main et la jette contre un mur… évidemment, le reste du corps, étant attaché aux mains, suit le mouvement. Re-BOM de la tête, contre l’armoire me tenant lieu d’armurerie, cette fois. Tu croyais quoi, coco ? Que j’allais écrire une histoire couleur 24ème lettre de l’aurabesh ?

J’ai déjà eu la blague de dormir dans le corps d’une demoiselle chargée (je ne le savais point, dans le sens où je l’ignorais) de me liquider… j’ai faillis me retrouver égorgé d’une oreille à l’autre ! Ce genre de truc, très peu pour moi, merci, je tiens à ma bête vie, mine de rien. (Pourquoi de rien, d’ailleurs ?)

-Désolé, miss, mais ce genre de numéros ne marche pas avec moi, que je lui dis.

Elle crache (je sais, c’est pas élégant, pour une fille encore moins que pour un mec, n’en déplaise aux féministes, mais c’est nécessaire dans son cas) un filet de sang, vu qu’elle a chopé le coin d’une caisse –contenant des grenades— dans les gencives.

Elle me jette un regard de chien battu (j’allais écrire « de chienne » mais on allait encore me faire des misères, alors bon, je fais un peu le lâche, en passant) et soupire, d’un de ces soupirs à vous faire exploser le cœur à la dynamite. Je décide que le moment est venu de faire chanter le peko-peko.

-Pourquoi vouloir vous travestir de mes vêtements ? lui demandai-je gentiment, presque compatissant, et au fond encore plus hypocrite qu’un croque-mort recevant une veuve (je le sais, j’en côtoie).

-Parce que je ne voulais pas être reconnue de mes poursuivants.

-Qui sont-ils ? continuai-je, intéressé.

-Des chasseurs de primes, sans doute, répondit-elle tristement.

-Pourquoi… ? demandai-je évasivement.

-Mon père était un riche comte de l’épice de Sevarcos. Il est mort il y a deux jours (elle sanglota) et je suis la seule héritière. Ces gens veulent ma mort, afin de pouvoir racheter le domaine à faible prix.

Et moi, tu sais ce que je m’entends lui répondre ?

-Et sans mensonges, ça donne quoi ?

Texto. Elle arrête aussitôt de geindre et me lance un regard qui, cette fois, me tuerait sur place si ses yeux étaient des E-Web. Pourtant, elle se sent vaincue, la Sevari, vaincue par ma sagacité de vaurien qui en a vu d’autres. Et de moins sympas ! Elle se met à m’avouer son histoire, à commencer par sa qualité d’espionne industrielle. Puis m’explique que, pour échapper –c’était vrai- des chasseurs de primes, elle eut l’idée de se déguiser en homme. Elle ajouta, non sans nécessiter deux mandales supplémentaires, qu’elle avait dérobé les plans d’une nouvelle usine de fabrication de droïdes, sur Coruscant, à destination de Géonosis.
Je la remerciai en la livrant à de faux policiers de mes amis, afin qu’elle passe la nuit dans un commissariat plus vrai (et en tout cas plus salubre et fréquentable) que nature. Cela me laissait le temps de juger de l’intérêt et de la valeur marchande d’une pareille information. Je finis par m’endormir, dans un confortable fauteuil en cuir vert, face au projecteur holonet de mon vaisseau, le Soleil Bleu.

####################

Le lendemain matin, après un excellent et copieux petit déjeuner fournit par l’hôtel (j’y étais retourné dans le seul but de profiter du repas que j’avais payé), j’entrai dans le faux commissariat, redevenu à cette heure un estimable établissement de jeux, couplé à un débit de boissons ainsi qu’à un illégal dépôt de matériel recelé. Je descendis au dépôt, poussai deux caisses, et pénétrai dans un long couloir bordé de geôles chauffées. Le « gardien » qui m’accompagnait m’ouvrit l’une des cages, j’y entrai.

-Vous êtes venu me narguer ? s’offusqua la Sevari, se relevant sur sa banquette.

Un bol de soupe fumante était posé dans le creux d’une espèce de corniche taillée à même la pierre.

-Non, je suis venu vous dire que vous étiez très jolie, que j’étais désolé d’avoir du mener mon interrogatoire de la sorte, et aussi, je suis venu vous proposer un marché.

-Un marché ? Très bien, moi aussi, je vous propose un marché : vous ressortez de cette cellule immédiatement et vous allez vous faire pratiquer par un Savrip Mantellien. Ca marche ?

-Comme il vous plaira, gamine, mais au passage, j’irai vous dénoncer pour espionnage industriel aux autorités. Ainsi, lorsque vous quitterez cette cellule où vous êtes retenue pour violation de la propriété privée et entrée avec effraction, vous irez devant un tribunal où l’on vous condamnera à une mort officieuse : Ici, vous êtes sur Ord Mantell, ma belle. La loi appartient à ceux qui ont du fric ! Toutefois, si vous acceptez de me livrer les informations concernant ce nouveau type d’usines, je retirerai ma plainte et nous pourrions même être bons amis… et libres, ce qui ne gâche rien.

-Allez… commença t’elle d’abord, puis elle se retint, courba le dos, et reprit :

-C’est d’accord. Mais alors, vous cessez vos grands airs et vous vous présentez.

-Je m’appelle Édoras, répondis-je. Et toi ?

-Depuis quand on se tutoie, sale type ? Moi, c’est Sara.

-Excusez-moi, mademoiselle, c’est un vieux réflexe de chez moi… Et je vous signale que c’est vous, qui êtes sale : je me suis lavé, moi, depuis hier.

C’est sur ces paroles sensées que je la fis sortir par l’arrière du bâtiment, redevenu pour l’occasion un joli commissariat de quartier. En grimpant dans mon speeder, elle demanda soudain :

-Vous m’avez dis vous appeler Édoras. Édoras, c’est un nom ou un prénom ?

-Un prénom, n’est-ce pas aussi un nom comme un autre ?

-Vous n’avez pas répondu à ma question.

-En effet.

-Veuillez y répondre.

-Toute chose a un prix.

-Quel est le vôtre ?

-Que seriez vous prêtes à mettre ?

-Vous me faîtes ch…

-Je sais. Mon nom est Édoras Konix Terrik.

-Terrik ?! Comme le contrebandier ? Galaxie ! Quelle idée j’ai eu d’entrer chez un type pareil !

-J’ajoute que je suis, tout comme le grand-père de mon ex-femme, « homme d’affaires » et des mêmes que lui… J’ai gardé le nom par amour des choses simples, en bon Thyfférien que je suis.

-Thyferra, hmm ? Etrange, j’aurais parié que vous étiez Nabien.

-Et moi, j’aurais parié que vous étiez moins belle que vous ne l’êtes, sous ce rayon matinal. Autre chose : ces plans, où sont-ils ?

-Hmm… bavard, plaisantin, mais vous ne perdez pas Coruscant, hé ? Je les ai planqués dans le chargeur d’un pistolet à projectiles, dans un casier de consignes, à la « Dame Fortune ».

-Pistolet à projectiles… pas de doute, vous êtes Sevari ! Bon, en route pour le casino ! Voilà pourquoi vous êtes venue chez moi : le casino est juste en face de mon hôtel.

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